En 2026, en France, le citoyen est torturé pour ses bitcoins et racketté par le fisc

En France, on n’arrête plus le progrès ! Pendant que nos ineffables administrations peinent à numériser leurs trillions de cerfas, les criminels, eux, ont parfaitement réussi leur transition numérique et pour leurs braquages, l’heure est à la modernité : blockchain et décentralisation, bienvenue dans l’ère du « cryptorapt » !

Eh oui, le phénomène qui consiste à kidnapper, séquestrer et torturer quelqu’un pour lui soutirer ses cryptomonnaies n’est plus du tout marginal.

En effet, quand la justice daigne s’y intéresser un peu, on découvre que la situation est totalement hors de contrôle : 18 en 2024, 67 en 2025 et déjà 47 depuis le début de l’année 2026 (cela fera 141 en fin d’année si on conserve ce rythme)…

Ainsi, ce sont pas moins de 88 suspects qui ont été mis en examen dans plusieurs dossiers tentaculaires de séquestrations et d’extorsions, avec (sans surprise) une part importante de mineurs.

Le butin, lui, se compte souvent en millions d’euros, comme le rappelle ce récent coup de filet évoquant 8 millions d’euros extorqués à de malheureux détenteurs d’actifs numériques.

Il ne faut cependant pas s’arrêter aux simples faits divers. Cette explosion des cryptorapts n’est pas un accident de parcours mais bien le symptôme inquiétant de trois effondrements simultanés de la République, que le gouvernement tente de cacher par le déni ou le silence.

La mexicanisation du pays

En premier lieu, il y a bien sûr une véritable mexicanisation du pays.

Ce terme, que nos ministres de l’Intérieur successifs réfutent mollement, traduit une réalité effroyable : les actes subis par les victimes ne relèvent plus du simple vol à la tire ou de la petite délinquance de quartier puisqu’on parle de torture, de mutilations, de violence décomplexée exercée par des gangs de plus en plus jeunes et de plus en plus barbares.

Ces chantres du vivrensemble alternatif importent directement les méthodes des cartels sud-américains : le marché de la drogue étant saturé, le crime organisé en France s’est rajeuni, diversifié et radicalisé dans sa violence. Pourquoi s’embêter à arracher un sac à main à une vieille dame quand quelques coups de perceuse dans les genoux d’un geek imprudent permettent de récupérer la clé privée d’un portefeuille Bitcoin garni de plusieurs centaines de milliers d’euros ?

L’appât du gain, couplé à une impunité judiciaire totale, transforme l’hexagone en un terrain de chasse à ciel ouvert.

Cependant, pour trouver le cryptomillionnaire en question, il faut savoir où il vit et de quel est son patrimoine. Et c’est là qu’intervient le second effondrement.

Une corruption endémique des administration

Tout, en effet, montre que la corruption est devenue endémique dans l’appareil d’État : les criminels, aussi connectés soient-ils, ne devinent pas les adresses de leurs victimes dans le marc de coke café. Pragmatiques, ils achètent leurs informations à la source.

Régulièrement, l’actualité nous rappelle que des réseaux criminels utilisent directement les fichiers de police ou de l’administration en arrosant quelques fonctionnaires véreux.

C’est la conséquence logique et inévitable de deux tendances évidentes : d’un côté, le niveau d’exigence aux concours administratifs et policiers ne cesse de dégringoler pour compenser la pénurie dramatique de candidats et de l’autre, les salaires réels peinent à attirer les meilleurs. Le prestige de la fonction publique est donc en chute libre. Quand on paie des cacahuètes à des individus à la probité morale vérifiée par-dessus la jambe, on obtient invariablement des macaques qui revendent le fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires) ou les données confidentielles du fisc au plus offrant sur Telegram ou le dark web.

Tout ceci pourrait se corriger si ce n’était…

Un gouvernement complètement apathique

Face à ce tableau, le gouvernement affiche une léthargie… suspecte.

Dépassés par l’ampleur du phénomène, nos politiciens démontrent jour après jour leur incompétence crasse à assurer le B-A-BA de la mission régalienne de l’État (protéger les citoyens et leurs données) : intellectuellement bloqués à l’ère du Minitel, nos gouvernants sont infoutus de s’emparer du sujet de la protection de données, s’évertuant à centraliser nos vies dans de gigantesques bases de données gérées avec les pieds, laissant la France devenir une véritable passoire informatique.

Rien que ce mois-ci, c’est l’ANTS (l’Agence chargée de nos titres d’identité) qui s’est fait piller dans la joie et la bonne humeur, venant s’ajouter aux fuites massives de la CAF, de Viamedis, de France Travail, j’en passe et des pires.

Quant à la violence contre les personnes physiques, elle ne les émeut guère. Vivant dans des beaux quartiers barricadés, protégés par des gardes du corps armés et payés par vos impôts, ils ne sont pas directement concernés par les gangs de détrousseurs. La violence, c’est pour les autres.

Dès lors, à bien y réfléchir, cette apathie n’est peut-être pas qu’une simple question d’incompétence. Plus cyniquement, on remarque que ces violences ciblées constituent une excellente campagne de dissuasion contre l’utilisation des cryptomonnaies.

Ne nous y trompons pas : l’État déteste le Bitcoin et la finance décentralisée. Il n’a techniquement ni les moyens d’en interdire l’utilisation, ni la capacité de contrôler efficacement ces flux qui échappent à ses douanes, à ses banques centrales et à ses inspecteurs des impôts. Dès lors, quoi de mieux que la terreur pour décourager le chaland d’échapper à la matrice fiscale ?

Laisser se développer la violence autour de ces actifs numériques présente un avantage inestimable : l’épargnant moyen, terrorisé à l’idée de finir ligoté sur une chaise de jardin dans son propre salon, avec un fer à repasser sur le torse, préférera s’en retourner bien sagement vers les livrets A, les assurances-vie et les comptes bancaires classiques, produits financiers bien régulés, bien traçables, dont le rendement est mangé par l’inflation, mais qui sont surtout bien taxables et facilement saisissables par l’État.

Peut-on réellement écarter l’idée que le gouvernement laisse les criminels faire le sale boulot de dissuasion à sa place ? Le citoyen préférera subir la violence fiscale et sournoise d’un inspecteur des impôts en costume que la violence physique d’un gang encagoulé armé d’un chalumeau.

C’est le nouveau contrat social : alors que la transition numérique de la pègre semble achevée avec 10 ans d’avance sur les services publics, l’État rackettera vos économies mais s’engagera à vous laisser vos rotules.

Sympa non ?

J'accepte les BTC, ETH et BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BTC : 1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
ETH : 0x8e2827A89419Dbdcc88286f64FED21C3B3dEEcd8

Commentaires37

  1. Aristarkke

    Avec un max d’impôts prélevés pour assurer en compte sa sécurité de personne et pour ses biens, du moins paraît-il !

  2. Aristarkke

    la situation est totalement hors de contrôle : 18 en 2024, 67 en 2025 et déjà 47 depuis le début de l’année 2026 (cela fera 141 en fin d’année si on conserve ce rythme)…
    La soluce sera de sécuriser les comptes avec des mots de passe à 18 entrees variables…

        1. Pheldge

          avoir des cryptos, c’est suspect : un honnête citoyen n’a rien a cacher, alors …
          Par contre je comprends que notre Saint Apôtre à tous, détenteur de cryptos et promoteur de leur usage, commence à faire de l’huile … Si brutalement la publication de billets cesse, faudra pas chercher ailleurs ! 😉

        2. P&C

          L’état tient plus que tout à son monopole de la violence légale.

          Imaginez que face à l’incurie de l’etat, un acteur privé propose d’assurer la sécurité des biens et personnes et un minimum de justice dans sa zone d’influence, contre le paiement des impôts à lui et non au dit état ?

          1. Gaston

            C’est déjà le cas dans les zones de ‘non-droit’.
            En revanche on ne devrait pas appeler ça des zones de ‘non-droit’, mais des zone d’alter-droit’, les missions régaliennes y étant assurées selon un autre code de conduite que celui du rrste du pays.

        1. Aristarkke

          Les achats d’or n’étant plus anonymes, ça pourrait lui arriver pour ses lingots…
          Bon, faut cependant aller le chercher dans les cloaques urbains…

          1. P&C

            Bof,c’est juste un calcul bénéfices/coûts.

            S’il faut le lever dans le cloaque où il se terre pour un ou deux Napoléon, ça ne vaut pas ja peine mais s’il planque une dizaine de lingots…

  3. Theo31

    La France n’est pas un coupe gorge : quatre coups de couteau dans la gorge pour un gars a Toulouse il y a quelques jours.

    On rappelle que les bandits du haut utilisent ceux du bas pour piller ceux qui bossent.

    1. Ryan

      De quoi parlez-vous?
      Parce qu’une petite recherche Google ramène au moins quatre occurrences à Toulouse de « sentiments de coups de couteaux » rien que sur quelques semaines…

  4. Aristarkke

    « couplé à une impunité judiciaire totale »
    Comment cela ? Essayez de circuler avec une plaque d’immatriculation un peu abîmée ! La vaillante police municipale parisienne veille soigneusement à réprimer ce délit qui lui permet de ne pas se disperser dans le secteur Rosa Parks…

    1. CPB33

      pour tout amende réglée en cash, ils offrent un livre
      policeetrealites.com/2026/04/28/une-vie-au-service-des-autres-parcours-dun-policier-municipal-un-livre-de-ronan-le-valeureux/

  5. breizh

    18 mois de prison pour un vol de bijoux de 350 000 € : pourquoi se priver ?
    franceinfo.fr/economie/transports/apparemment-ca-se-passe-comme-ca-des-gens-entrent-rapidement-et-partent-rapidement-attention-aux-vols-de-bagages-dans-les-trains_7965962.html?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

  6. Aristarkke

    Monseigneur, vous vous abreuvez bien trop à des sources complotistes Regardez le score du Grand Chef ! Évidemment, ce ne doit résulter que de gens ignorant jusqu’au nom des crypto-monnaies.
    x.com/i/status/2049175647172337883

      1. Habeas Corpus

        j’ai toujours dit que l’impopularité de Macron était complètement bidon
        il coche toutes les cases de la « pensée française »
        pendant la guerre, à propos de Pétain, on disait qui est plus français que lui, on pourrait dire la même chose de Micron

        anti-américanisme, pro-palestinisme, pro Etat-Providence, pro-écologisme mais pas trop, gestion du covid approuvée par l’essentiel des français etc , il représente à la perfection ce que pense 80 % des français

        son impopularité passagère n’a été due qu’à la dissolution ratée je l’ai déjà indiqué

        surtout que maintenant il se contente de voyager et de faire le kéké, de donner des leçons, etc

        1. P&C

          Ah bon ? Mis à part un pote bien thuné, tous ceux que je connais ne peuvent pas le blairer, moi itou.

          La crise du covid à surtout une incompetence crasse dans la gestion des stocks de masques. OK,la Roseline est passée pour une conne en commandant des tonnes de trucs pour le H1N1 qui s’est révélée être un pet de lapin,mais le risque pandémie avait été documenté, au moins dans un livre blanc de la défense. Et mieux vaut un excès de précaution et passer pour un con qu’être fort dépourvu quand la bise fut venue.

          Bon, parmi mes potes, ça vote méluche, sauf quand ça touche à leur porte-feuille.

    1. Gaston

      Taxer les cryptos ne suffit pas pour le fisc. Pour lui, elles doivent disparaitre car elles menacent le monopole de l’état dans l’émission de monnaie.
      Cela dit, j’en ai pas, je ne comprends pas comment ça marche, malgré la pédagogie déployée ici.

  7. Habeas Corpus

    « coups de perceuse dans les genoux »
    merci pour l’info

    *cours acheter une perceuse*

    « avec un fer à repasser sur le torse »
    merci pour l’info

    *cours acheter un fer à repasser*

    « armé d’un chalumeau »
    merci pour l’info

    *cours acheter un chalumeau*

    sinon oui, je serais pas surpris que tout cela soit sciemment orchestré

  8. Minou

    « l’épargnant moyen, terrorisé à l’idée de finir ligoté sur une chaise de jardin dans son propre salon, avec un fer à repasser sur le torse »
    Que nos d’jeunes et moins d’jeunes fassent quand même un recoupement des données disponibles.
    Ce serait con de tomber sur un possesseur de cryptos détenteur d’un permis de chasse ou d’une licence de tir…

  9. Steph

    Pour arroser les fonx, ce n’est pas nouveau

    6500 faux permis plaisance ont par exemple été délivrés sur Marseille jusqu’à fin 2009

    20minutes.fr/societe/840846-20111212-marseille-jusqu-3-ans-prison-trafic-6500-faux-permis-bateau

  10. CPB33

    pas précisé si c’est un plombier !!
    policeetrealites.com/2026/04/29/%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-seine-et-marne-un-individu-controle-sans-permis-sans-assurance-positif-au-cannabis-et-au-volant-dun-camion-vole-en-2005/

Laisser une réponse

(obligatoire)
(facultatif)