Il était une fois une langue parfaite.
Elle était régulière, logique, sans exception, sans verbe irrégulier qui vous tend un piège au détour d’un passé simple. Elle était conçue avec amour par un médecin humaniste et soutenue pendant 140 ans par des idéalistes d’une sincérité à toute épreuve. Il était une fois, aussi, un anglais d’aéroport, rabougri, approximatif, qui confond allègrement “since” et “for”, que personne n’a dessiné, que personne n’a voté, et que personne n’a jamais défendu dans une commission parlementaire.
Mais patatras, ce n’est pas la langue belle & logique, qui est parlée aujourd’hui par un milliard et demi de personnes…
Et voilà un prêtre qui reçoit une langue en rêve, un Premier ministre qui veut réduire l’anglais à 850 mots, un Journal officiel qui invente un dièse qui n’en est pas un, bref, une véritable collection d’anecdotes réjouissantes… derrière laquelle se cache une leçon sérieuse, que Friedrich Hayek avait formulée bien avant la chasse au “hashtag” : la langue est le plus ancien et le plus massif des ordres spontanés, et elle se moque éperdument de ceux qui prétendent la planifier…
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Toufoulkan !
J’ai eu la chance d’apprendre l’anglais dans mon jeune âge et avoir continué à lire de l’anglais toute ma vie.
Je défie un globish speaker de comprendre les commentaire de Burke sur la révolution française (fin XVIIIème siècle) et encore moins Shakespeare (période élisabéthaine) dans l’original.
Il faut avouer qu’un presque contemporain, Montaigne est également fort difficile à lire pour un locuteur natif. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Montaigne est si difficile alors que Corneile, à peine 40 ans plus tard, est si facile?
HS. Quand je vois ces crétins de syndicats réclamer au gouvernement 100 euros de plus par mois, les bras m’en tombent devant une (peut-être simulée) telle incompréhension des phénomènes économiques de base.
Vu l’état de la France, la seule chose d’utile que l’état puisse faire, c’est de se couper un bras.
C’est dire la probabilité que cela arrive…..
D’ailleurs ils réclament 100 « heuros », tandis que le drapeau breton est « tissé » en haut du mât dans les « Cottes » d’Armor…