Racisme positif

Avec les récentes émeutes mal contrôlées par l’état, les politiques ont commencé à prendre mesure de l’ampleur des dégâts provoqués par des années de socialisme galopant créant des « zones de non-droit ». La solution prônée par nos grands commis ? Encore plus de socialisme, de bienpensée, et quelques termes novlangue pour enrober la pillule dans son nappage de caramel-bonne conscience.

Alternativement Chirac et Sarkozy se tirent la bourre à celui qui sera le plus démago, populiste ou banalement étatiquement interventionniste. Avec les dernières saillies du Chi national sur la nécessité de noyer les flammes dans les subventions, le Ministre du Dedans de la France d’En Bas se devait de rattraper le coup en proposant une grande idée comme nos têtes pensantes en ont le secret.

Il avait bien tenté, il y a déjà quelques temps, d’imposer vaguement la Discrimination Positive, mais avec les derniers barbecues de début novembre, l’idée devait absolument refaire surface avec force et vigueur. Notre petit moussaillon de l’intérieur s’est donc fendu d’une belle missive à un organe de presse (que vous pourrez lire, si le courage vous en dit, ici).

En substance, il propose de remplacer la discrimination pas positive, le racisme d’après lui, par la discrimination positive, qui, elle, n’est pas du racisme, parce que c’est positif. Concrêtement, cela revient à « promouvoir aussi l’égalité par la loi ». Car la loi peut tout. Y compris égaliser. Les noir seront blancs, les chats seront des chiens et les riches des pauvres… Ou le contraire. Ou les noirs seront gris, comme les blancs, et les chats et chiens deviendront des chients. Allez savoir.

Non ? La loi ne peut pas tout ? Et pourtant, c’est ce qu’il veut nous faire croire. Pour cela, il utilise un concept (c) Demaerd Inc. : la « discrimination positive à la française ». C’est comme le homard qui serait à l’armoricaine. Une question de sauce, en résumé.

La discrimination positive (le homard), c’est imposer que la société, dans un domaine ou l’autre, soit correctement représenté dans ses différentes composantes. Par exemple à la télé, chez les journalistes, ou dans les administrations, en introduisant plus de diversité (plus de femmes, d’homosexuels, de noirs, de jaunes, de chauves, de boiteux, allez savoir…).

Pour le « à la française » (la sauce armoricaine), ce serait donc l’utilisation de … (roulement de tambours, le suspens grimpe, l’adrénaline atteint des taux rarement observés) … l’état ! Pfuit, la tension retombe.

En pratique, Sarko va faire embaucher des fonctionnaires en piochant en priorité dans les cités défavorisées. Il ne le dit pas aussi explicitement, il explique plutôt, en énarquois, que « L’Etat doit redevenir le vecteur de promotion sociale qu’il a été par le passé, en s’affirmant comme le premier acteur de la grande politique de discrimination positive que j’appelle de mes voeux. » – mais un bilingue français-énarquois vous confirmera la justesse de ma traduction…

Maintenant, une fois ceci exposé, en quoi la discrimination positive ne serait, après tout, pas aussi extraordinairement géniale, voire fashion, trendy, hype et fluo que ce que nous vend notre miniministre ?

Eh bien parce qu’il s’agit de créer une inégalité pour en compenser une autre, plutôt que de résoudre le problème initial. Pour intégrer des immigrants dans une société, une seule solution : le travail. Ne cherchez pas ailleurs, c’est l’unique solution. C’est l’unique méthode, le commerce qui consiste à offrir ses bras ou sa tête contre un salaire, qui permet aux individus de s’intégrer. Le reste (les aides, subventions, les analyses finaudes et surpensées), c’est le slip de nos joueurs de pipeau politique.

La discrimination positive, c’est une forme de racisme à l’envers. Cela revient à dire : vous êtes parvenus non pas uniquement grâce à vos compétences, votre savoir-faire, votre travail, mais bien parce que vous êtes d’une ethnie particulière, d’une localité particulière, d’une religion particulière, d’un sexe particulier (que sais-je encore). Et même si, au final, tout sera fait pour éviter un tel raisonnement, ceux qui ne bénéficieront pas de la « bonne » particularité se sentiront toujours laisés. Car il y en aura, obligatoirement.

Pourquoi ? Parce qu’il va falloir une loi, restreignant les libertés, là ou au contraire des libertés supplémentaires auraient été nécessaires. Introduire une contrainte de plus, c’est introduire un clivage. Introduire un clivage, une barrière, c’est encore une fois frustrer tous les gens qui se trouvent du mauvais côté de la barrière, notamment ceux qui se trouvent exactement à sa limite… Et il y en aura obligatoirement. Par construction.

Au vu de ces propositions, l’avenir semble encore s’assombrir : l’interventionnisme d’état est tant ancré dans les habitudes qu’il semble bien improbable qu’un homme providentiel (ou seulement de bon sens) se découvre dans les prochains mois…


Accessoirement, vous pourrez trouver des arguments solides contre la discrimination positive, à l’armoricaine la française ou non, ici

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