Sarkozy, trois bougies, youpi.

C’est dimanche, et un petit billet de bilan s’impose après une semaine de rebondissements politico-boursiers palpitants dans lesquels on a découvert, marée basse aidant, que Sarkozy et une bonne partie des chefs d’états et de gouvernements de l’Union Européenne se baladaient à poil (et il n’y aura pas de distribution gratuite de calbutes). L’éminent blogueur Juan de Sarkofrance a lancé une chaîne blogosphérique intéressante à l’occasion des trois bougies de la présidence Sarkozy. Il y pose deux questions : quelles sont les trois principales réussites et quels sont les trois principaux échecs de Nicolas Sarkozy ?

Au départ, il m’a convié à ne répondre qu’à la deuxième question (les échecs). Mais la première est au moins aussi intéressante. Je répondrai donc aux deux.

Quelles sont les trois principales réussites de Nicolas Sarkozy ?

Toujours à l'affût d'un coup fourré

1. Tout d’abord et sans grande originalité, on peut clairement distinguer une véritable maestria dans l’art consommé du Président à amener enfin le discours politique au niveau du peuple. Jamais, dans l’histoire de la France, un chef d’Etat n’aura réussi à être aussi proche du peuple au point de permettre à ce dernier d’en savoir plus sur son dirigeant au travers des tabloïds que de la presse traditionnelle.

Mieux : en abaissant le niveau général de la politique au rang des pipolitudes et des pages glacées sur papier recyclé de Gala ou Voici, Sarkozy aura à tel point désacralisé la fonction présidentielle qu’à présent, n’importe quel Français peut décemment s’imaginer à sa place, sans douter une seconde de ses capacités.

Du point de vue libéral, c’est plutôt une bonne chose : Sarkozy aura définitivement fait voler en éclat l’espèce de vernis d’admiration que les Français peuvent avoir pour leur dirigeant. A présent, tous savent que les gens d’Etat sont, avant tout, des gens comme les autres, humains dans tout ce qu’ils font à commencer par leurs erreurs, leurs petites poussées d’adrénaline ou de colère plus ou moins ridicules.

Et à ce titre, faire descendre de son piédestal la fonction présidentielle permet aussi de bien faire comprendre à tous l’aspect ridicule et chimérique d’un espoir que l’État saura transcender l’humain. L’État, ce n’est que des hommes totalement faillibles, quelconques, moyens, et qui peut donc provoquer, dans la plus parfaite incompétence, des catastrophes inouïes.

2. Cette réussite dans la popularisation du discours politique s’est accompagnée d’un effet tout à fait amusant et intéressant : grâce à Sarkozy, les Français ont commencé à prendre conscience qu’ils n’étaient qu’un peuple parmi les autres, qu’une nation parmi les autres, et que toute l’agitation et les ors de la République ne pourraient nous faire occuper la première place.

Avec ce don inimitable du Toucher de Plastique qui permet à Sarkozy de transformer tout ce qu’il touche en plastique bas de gamme, l’État français est devenue cette vieille dame frivole et légèrement incontinente, parée de bijoux plastiques pour imitation chinoise de Barbie, qui s’invite dans les dîners et raconte des histoires plus ou moins salaces ou du temps de sa grandeur passée, quand elle était danseuse de cabaret.

Pourquoi est-ce une réussite ? Probablement parce que cela va permettre à pas mal de ces Français bercés par l’illusion d’une France lumière du monde de comprendre que notre pays n’est plus ce phare de l’Humanité qu’il n’a d’ailleurs jamais vraiment été, et que le modèle qu’il propose – social, politique ou autre – en vaut bien un autre.

Un peu moins d’arrogance, un peu plus d’humilité, c’est toujours bon à prendre et ça évite les déconvenue quand on est touriste.

3. Enfin, Sarkozy aura réussi une vraie rupture : celle du discours compassé et dans un Français taillé au cordeau. A présent dépoussiéré, la parole politique est maintenant joyeusement remplie de tics de prononciation, de négations à moitié bancales ou, inversement, doublées sauvagement au détour de questions mal bigornées.

On dit que Dieu, ou le Diable, est dans les détails. Avec sa façon de parler, Sarkozy nous en fournit tout un pandémonium dans un package coloré, brillant et kitsch.

En ces périodes agitées de crise et de troubles internationaux, nous avons besoin de ces frétillements joyeux d’une langue populaire et gouailleuse.

Bon.

Ok, je l’admets, ce sont des demis-réussites. On doit bien pouvoir trouver un ou deux trucs que notre Président aura fait correctement. Mais malheureusement, ils sont tellement anecdotiques ou sans conséquence pour le Français de tous les jours que je crains que la liste soit sans intérêt…

Quels sont les trois principaux échecs de Nicolas Sarkozy ?

Sarkofrance m’a rapidement classé de droite (ce qui est une erreur, mais passons). A ce titre, il devait probablement considérer que – comme tous les gens de droite dans la petite caricature de vie politique qu’on rencontre dans l’imagier traditionnel – trouver des échecs dans la politique de Sarkozy me serait compliqué.

Les lecteurs réguliers de ce blog savent qu’en réalité, il suffit de prendre une semaine au pif de n’importe quel mois pour y trouver au moins un billet critiquant l’action de son gouvernement ou la sienne propre.

Il m’aurait donc été simple de trouver trois échecs rigolos à pointer, extrêmement facile de s’attarder sur les décharges de Grenelle, les tentatives Hadopi-toyables sur l’internet, ou les mouvements de menton ridicules sur la sécurité kärcherisable mais toujours au point mort.

Plutôt donc qu’une telle critique, je vais prendre un peu de hauteur.

Ensemble, tout devient possible, même le pire.

Les trois années de Sarkozy passées à l’Élysée peuvent, selon moi, se résumer en trois échecs cuisants et manifestes.

Le premier, c’est clairement l’échec politique.

Le candidat Sarkozy nous avait promis une rupture, du changement, un renouvellement dans la politique. Sur la forme, comme on l’a vu ci-dessus, effectivement, il y a eu du changement. On est passé d’une communication Le Monde à une communication Voici.

Sur le fond, en revanche, c’est la consternation : rien. On retrouve les mêmes ficelles, la même langue de bois, la même absence totale de concrétisation des actions volontaires détaillées lors de la campagne. Tout ce qu’on trouve, ce sont des agitations répétées et pénibles pour des choses qui n’ont pas été demandées ou qui n’apportent rien aux Français, mais sur les grands piliers de sa – déjà lointaine – campagne, on ne constate qu’un vaste désert parsemé des feuilles moisies de discours jamais suivis d’effets quantifiables.

Le second, c’est évidemment l’échec stratégique.

Le quinquennat de Sarkozy s’est rapidement inscrit dans le cadre d’une ouverture à gauche, qui officiellement voulait montrer que le président cherchait des compétences dans tous le spectre politique.

Ce dernier étant, de toutes façons, complètement orienté vers le socialisme (avec différents parfums),les compétences se sont vite révélées toujours les mêmes – purement relationnelles et de réseau – et la manoeuvre réelle est apparu pour ce qu’elle est : une tentative amusante de vider le PS de sa capacité de critique. Diviser pour mieux régner.

C’est un échec.

Certes, le PS est, depuis maintenant 2002, incapable de proposer la moindre idée : fossile encroûté dans les strates d’un marxisme ou d’une lutte des classes complètement has-been, le pauvre parti ressasse les recettes qui firent sa gloire en 1981, sans comprendre que le monde avait continué à tourner sans l’attendre.

Mais il est toujours là. Il n’y a pas eu d’implosion du PS. J’avoue que le Nicolas a failli réussir son pari.

Las. Comme je le disais, le stratège n’était pas si fin : en lançant notamment son débat sur l’Identité Nationale, il a sabordé ses vaisseaux et – encore plus drôle – donné au Front National une nouvelle jeunesse.

Stratégiquement, c’est ce qu’on appelle se faire prendre à revers dans un petit bois sombre.

A présent, la vie politique française est composée d’un PS de bric et de broc, inaudible et en pilote automatique, mais toujours vivant, et d’un FN auquel on a ouvert un boulevard.

La stratégie Sarkozy, c’est un ratage total.

Enfin, le troisième échec est le plus important : il s’agit de son échec économique.

C’est aussi, à mon avis, ce qui sera déterminant pour les deux prochaines années du quinquennat, à tel point que rien n’indique de façon certaine que Nicolas Sarkozy puisse le finir proprement. Il n’est pas, en effet, inenvisageable que tout ceci se termine suffisamment mal pour que son quinquennat soit abrégé en même temps que la Vème.

En effet, depuis que Sarkozy est au pouvoir, la France a littéralement explosé tous ses précédents records en matière d’indicateurs économiques catastrophiques : déficits inouïs, fraude généralisée, ponction fiscale démente, nombre de nouvelles taxes en explosion, dette stratosphérique, taux de chômage en croissance violente, croissance pudiquement négative.

Le quinquennat de Sarkozy aura vu apparaître des communes, des départements, des collectivités territoriales dans le tableau des entités surendettées. Certes, le pauvre gars n’est pas directement responsable de tout ceci. Il subit, dans une certaine mesure, tant les conséquences de l’incurie des gouvernants précédents, que la conjoncture mondiale particulièrement tendue.

Mais absolument rien de ce qu’il fait ou de ce qu’il dit actuellement n’aura permis une quelconque amélioration, même à la marge, de la situation. Sans se forcer, on peut même constater que certaines de ses gesticulations inutiles auront aggravé le problème (dernières en date : l’ensemble des discours et autres déclarations pour contrer les méchants spéculateurs, montrant par là qu’il n’a absolument rien compris aux mécanismes qu’il tripatouillait, avec ce qu’on imaginer comme conséquence).

Ces trois types d’échecs sont, à mon avis, fondamentaux pour expliquer à la fois la catastrophe qui attend la France et la marque de médiocrité lamentable que laissera Sarkozy dans son Histoire.

Tout ceci montre clairement que pour des situations exceptionnelles, il faut des êtres exceptionnels. Avec la présidence de Sarkozy, nous avons les unes sans avoir les autres.

Ce pays est foutu.

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Commentaires36

  1. darius

    Quand on est elu sur un programme de droite et qu’on fait une politique de gauche on n’est pas réélu, voir vge
    Sarkozy est un homme de gauche car depuis son election les prelevements obligatoires ont monte, le deficit idem et le nombres de fonks, idem
    on peut rajouter l’immigration idem et l’insecurite (relle c’est a dire en verifiant ce qui est dans les statistiques ) probablement idem
    Donc la vrai question qui représentera la droite en 2012?

  2. ValLeNain

    Ce sont même des quarts de réussite que tu nous cites là 😀 Quoique le fait d’avoir désacraliser la fonction de président n’est pas une mauvaise chose en soi, c’est la manière qui n’était pas là.

        1. Winston the only (other) one

          un gros beauf aimant tout ce qui brille, ce qui est cher, et tout ce qui peut épater les imbéciles. Sûr qu’un mec avec de tels goûts de chiottes se sente chez lui sous les ors de la raie publique.

  3. bibi33

    « Mais il est toujours là. Il n’y a pas eu d’implosion du PS. J’avoue que le Nicolas a failli réussir son pari. »

    Le PS n’avait aucune chance d’imploser pour la simple et bonne raison que ce parti n’a pas de ligne politique, et que pour faire imploser un parti, il faut un clivage sur le fond entre ses membres.
    De plus beaucoup d’élus locaux, n’ont aucun relation avec la rue de Soferino, et appose juste la marque PS sur leur liste parce que ça fait beau (cf Segolene Royal), évitant ainsi tous problèmes avec la direction, et conserve ainsi la marque intacte.

    Donc malgré les tentatives sarkozienne, le PS reste ce qu’il est une marque vieille de 40 ans, qui ne pourra disparaitre que si la « droite » l’attaque sur ses fondamentaux, pour que celui-ci définisse une ligne politique, mais tant que la droite reste socialiste, il n’y a pas le moindre risque pour le PS d’imploser.

  4. argone

    « Enfin, le troisième échec est le plus important : il s’agit de son échec économique. »

    oui enfin la crise est passée par là …

    1. daredevil2009

      Non, ce serait beaucoup trop facile! La crise n’est qu’un révélateur de l’échec des politiques d’endettement massif poursuivies depuis 1974…

      Sinon, très bonne analyse, Hash, à laquelle j’adhère complètement! Toutefois, vous n’avez pas évoqué le fait qui pour moi est déterminant : il n’y a personne pour prendre le relais!
      Donc, que fait-on?

      1. Ça, c’est la question qui vient après la 5ème bougie si on arrive jusque là 😉
        Et pour y répondre balistiquement : je n’en sais rien.

          1. uh uhu uhh uh uh arh arh arh hi hi hi non soyons sérieux deux minutes. On parle de types qui ont une carrure pour affronter la tempête du siècle, pas d’un commis à la cuisine politique, hein.

    2. Comme je le dis, il n’est pas responsable de la crise, mais il est directement responsable des choix politiques actuels qui amplifient son effet.

      1. daredevil2009

        Nous sommes bien d’accord sur le constat… mais cela ne va pas nous tirer d’affaire pour autant pour la raison évoquée ci-dessus et c’est ce qui m’inquiète au premier chef… si l’on met cela en parallèle avec la montée de certains totalitarismes, la barque paraît fort chargée, je trouve… ou pour reprendre une métaphore zodiacale : la conjonction des planètes nous est tout à fait défavorable, voire néfaste!

  5. Winston the only (other) one

    Sarkozy c’est comme Chirac, une super machine à conquérir le pouvoir. Seulement l’un comme l’autre n’ont aucune idée politique, aucune conviction et une fois qu’ils ont le pouvoir ils ne savent pas quoi en faire alors ils glandouillent, bidouillent, babillent, gesticulent et au passage s’en mettent plein le cornet… Mais Chirac avait une certaine idée de l’Etat, de la France, de sa fonction, et malgré qu’il soit une crapule de first category, il avait un minimum de classe, de noblesse, de culture et un peu d’amour et de gratitude. Sarko, lui, sait à peine lire et écrire et n’aime personne.
    Si ces deux là avaient fait carrière dans le « vrai » banditisme, Chirac serait Mesrine et Sarko un simple ziva de banlieue.

    1. Théo31

      « Sarko, lui, sait à peine lire et écrire et n’aime personne. »

      En revanche il connaît bien les techniques pour se faire une jolie place au soleil. Sarkommuniste jong Il Ier de Bisounoursland n’a pas hésité à poignarder au cours de sa « carrière » pas mal de gens de son propre camp : il a profité de ce que Charles Pasqua était hospitalisé pour lui piquer la place de maire de Neuilly en 1983, il a bouffé (et plutôt bien) au ratelier Balladur, etc …

  6. Valuebreak

    excellent bilan de ces trois ans de présidence.

    bien d’accord avec H16 que notre président pourrait bien être contraint par la rue à ne pas terminer son mandat … petite consolation pour lui … d’autres dirigeants Européens l’auront précédé, d’autres encore le suivront …

  7. Démocrate

    Au moins il aura réussi a obtenir un salaire correcte pour sa personne 😀 et nous prouvés que le socialo-keynésianisme à coup de dépenses étatiques monstres et d’interventionnisme forcené sa ne marche toujours pas même chez les bisounours, tout en nous montrant la véritable nature de la droite: le socialisme. Le problème viens surtout de comment les gens interprèterons cela, et là nous sommes en France donc …

  8. gnarf

    A propos du PS:
    fossile encroûté dans les strates d’un marxisme ou d’une lutte des classes complètement has-been, le pauvre parti ressasse les recettes qui firent sa gloire en 1981, sans comprendre que le monde avait continué à tourner sans l’attendre

    A propos de la France:
    fossile encroûté dans les strates d’un marxisme ou d’une lutte des classes complètement has-been, le pauvre pays ressasse les recettes qui firent sa gloire en 1789, sans comprendre que le monde avait continué à tourner sans l’attendre

    Rien ne sied mieux a la France declinante qu’un parti de fossiles declinant…2012 ca sent la victoire ecrasante de DSK.

  9. d’estienne

    H16, plutôt que de passer chaque jour des heures à vous informer, à rédiger des textes hautement pertinents et percutants, plaisamment illustrés, pourquoi diantre ne vous engagez-vous pas dans l’action politique ? Les valeurs que vous défendez méritent d’être promues sur la place publique.
    Dans ce blog votre talent s’égosille.

    1. Merci, mais non merci. Il est trop tard pour l’action politique. Il y a 20 ans, c’était encore envisageable. Plus maintenant. A présent, tout homme sensé, s’il tient à sa tête, se tiendra éloigné de la politique pour les prochaines années.

      1. Théo31

        On m’a posé la même question il y a environ 20 ans et j’ai répondu laconiquement « je suis pas une pute » à mon interlocuteur. Pourtant, je n’étais pas spécialement libéral à cette époque.

        Il est clair que celui qui devra gérer la crise à venir devra annoncer du sang et des larmes et que ce qui s’est passé en Grèce est un petit hors d’oeuvre de ce qui va arriver dans la plupart des pays européens.

  10. Flo

    Juste pour l’échec stratégique vous êtes encore bien magnanime car vous ne parlez pas des écolos.
    La startégie aux Européennes (proportionnelle à un tour avec diffuison de Home gratos la veille du scrutin) pour faire ch..les socialos n’était pas trop mal vu.
    Mais répéter la même tactique en mars dernier avec un scrutin majoritaire à deux tours (tant il était manifesteament évident que les voix écolos se reporteraient sur le PS légèrement à droite de génération écologie. Bah oui les leaders verts sont bien à gauche de la majorité des socialistes non?) ça frise le sabordage.

  11. Théo31

    « tout devient possible, même le pire ».

    Avec les politocards français, c’est plutôt « surtout le pire ».

    1. Winston the only (other) one

      « capable du meilleur comme du pire, mais c’est quand même dans le pire qu’il est le meilleur » (Coluche)

  12. Mr T

    Du lourd ce lundi matin :

    http://fr.news.yahoo.com/4/20100510/tbs-union-euro-bce-7318940.html

    http://fr.news.yahoo.com/4/20100510/tbs-union-euro-stabilisation-7318940.html

    http://fr.news.yahoo.com/80/20100510/tbs-une-semaine-test-sur-les-marchs-3213331.html

    Le dernier m’a fait trop rire, je me suis jamais senti aussi solidaire avec les « spéculateurs » que quand ces guignols de bureaucrates nous jouent le violon socialement comprenant du populisme bien gras et vulgaire 😀

  13. Flo

    Si j’étais un vilain spéculateur bien loin d’être effrayé par cette « démonstration de force » je me dirais « Miam y a bon 750 milliards d’argent tout frais mis à notre disposition et en plus garantis par les moutontribuables de toute l’UE »
    Bien peur que la tondeuse ne passe à la taille XXXL.

  14. FrédéricLN

    D’accord sur presque tout ; pas sur la pression fiscale démente.

    Jusqu’ici, puisque nous parlons de bilan des 3 ans, la pression fiscale a baissé (paquet fiscal + effet indirecte de la crise).

    Ce sont au contraire les coûts payés « au privé » qui ont augmenté (péages autoroutiers, franchises médicales…).

    Et bien sûr, phénoménalement, la dette, qu’il faudra régler plus tard, ou en monnaie dévaluée, ou jamais, parce qu’une bonne vieille faillite serait une conclusion appropriée pour un quinquennat (et osons le dire : un parcours politique) aussi dévastateur.

    1. Non, non, la pression fiscale a augmenté. Sarko, c’est 25 nouvelles taxes, majoritairement payées par le citoyen. Le bête impôt, lui, a baissé, mais tout le reste a augmenté. Le président a fait monter un seul pouvoir d’achat : le sien.

  15. alex6

    Pourquoi te defendre d’etre de droite? Il me semble que tes idees sont justement au coeur de ce que devrait etre une droite que n’est pas la « droite » francaise.
    Quant a se lancer en politique c’est inutile en ce moment, simplement parceque pour l’instant, une majorite de la population trouve son interet dans ce systeme (fonctionnaire, cdi etc…)
    Par contre la roue pourrait bientot tourner et ouvrir un boulevard a un authentique parti conservateur, c’est a dire ouvertement chretien et liberal.

    Bien sur pour en arriver la il faudrait pouvoir eviter la guerre civile, ce que je pense etre de moins en moins probable.

    1. Disons qu’actuellement, le terme de droite est tellement rempli de n’importe quoi que je m’en tiendrai éloigné le plus possible.

      1. Joe

        De tout manière, le conservatisme et le libéralisme sont deux choses bien distinctes, comme expliqué sur le site de Dantou. Il y a trois grandes philosophies politiques:
        – Le socialisme (socialisme, communisme, sociale démocratie),
        – le conservatisme (nationalisme, gaullisme, royalisme),
        – le libéralisme (classique, contemporain).

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