7 Septembre : rentrée de la grève

Dans quelques jours, les écoles vont rouvrir. L’année 2010-2011 va pouvoir débuter, avec, comme il se doit, les douloureux achats de cartable, les manuels scolaires qui ne sont pas prêts et, bien sûr, les débrayage réguliers des enseignants. Si le calendrier officiel des grèves de l’année n’est pas encore arrêté, la date de rentrée des gréviculteurs, en revanche, est déjà fixée au 7 septembre.

Innovation cette année : un des nombreux syndicats crypto-marxistes que compte l’Edulcoration Nationale a décidé d’écrire une lettre aux parents, et de la leur envoyer. Un million d’exemplaires de leur petit pamphlet sera donc distribué aux malheureux irresponsables qui mettent leur progéniture dans les griffes du système, et qui devront encore une fois recourir ce jour-là au système D.

Au passage, on ne saura pas – opacité de la comptabilité des syndicats oblige – d’où vient l’argent qui aura été nécessaire à l’impression d’une telle quantité de petits papiers, mais au final, peu importe : les parents recevront, peu ou prou, ce qui suit.

Rentrée de la Grève
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Commentaires98

    1. Stéphane

      Le collectionneur, dans les années 80, pouvait s’intéresser à toutes les variantes collectivistes foisonnant das les rangs de L’Ed’Nat: socialistes, trotskystes, maoïstes, etc. Et quelques apolitiques dans les matières scientifiques, parfois.

  1. simple citoyen

    Pour une fois je te trouve très partial H, comment veux-tu que les enseignants puissent passer de 5ème en 4ème (et ainsi de suite) s’ils ne débrayent pas…

  2. Le Cri du Contribuable

    Un million de feuilles, d’enveloppes, de timbres, l’encre…

    Heureusement que les syndicats sont financés par les impôts, car je doute que les cotisations de leurs adhérents suffisent à payer une opération de communication d’une telle ampleur.

      1. adnstep

        « Mais faut savoir lire. » : c’est un des grands succès de l’EdNat : ne pas laisser d’empreintes dans le cerveau. Mieux que le rouge à lèvres qui ne tâche pas.

  3. Doro-Top75

    Donc, selon toi, réduire les postes, diminuer les moyens et augmenter le nombre d’élèves par classe améliorent la qualité de l’enseignement ?

    1. Higgins

      De nombreuses études ont montré qu’il n’y a pas de lien probant entre le nombre d’élèves par classe et le niveau d’enseignement dispensé ( http://pygmalioneducation.free.fr/pages/tailleclasse.html , en particulier ce passage: « La conclusion générale est qu’il semble exister un effet positif faible sur les progrès des élèves, un effet observé presqu’uniquement dans les petites classes de l’enseignement primaire, qui semble ne se produire que si l’on procède à une forte réduction de la taille des classes, et qui n’est vraiment visible que pour les enfants de familles défavorisées. Si l’on décide de conduire une politique de réduction de la taille des classes, il faut, pour qu’elle ait une chance d’être efficace, qu’elle soit très ciblée en direction des seules petites classes du primaire des écoles où est concentrée la population la plus défavorisée. « ).

      Quant aux moyens, je n’ai pas le sentiment que l’augmentation démesurée de ceux-ci ait en quelque chose que ce soit amélioré ce même niveau. Qui plus est, il est paradoxal de vouloir augmenter un budget alors que la baisse de la population d’élèves et autre apprentis se fait déjà sentir (15 004 400 entre 2004 et 2005 contre 14 972 847 entre 2006 et 2007, http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_fran%C3%A7ais ) et que nous ne sommes qu’au début de cette évolution ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pyramide_des_%C3%A2ges_France_2007.PNG ). La réduction de poste suit cette pente imposée.

      Les raisons du naufrage actuel de notre système éducatif sont à chercher ailleurs. Jean-Paul Brighelli sur son blog les analyse très bien ( http://bonnetdane.midiblogs.com/ ). Accepter ces raisons serait déjà un premier pas. Ce n’est pas en faisant grève que les enseignants retrouveront l’estime qui normalement leur est due et susciteront le respect chez leurs « apprenants ».

      1. Mathieu L.

        Tiens, c’est marrant. Dans sa dernière analyse des résultats des études PISA, l’OCDE vient de dire le contraire. Les systèmes qui réussissent le mieux sont ceux qui ont le moins d’élèves par classe en primaire.

        Ah, ces marxistes, ils ont même conquis l’OCDE…

    2. Sanksion

      En fait, a chaque fois qu’une organisation bureaucratique se plante et a de mauvaises performances, c’est toujours la faute aux manques de moyens. jamais de remise en question. Donnez nous un milliard, si on y arrive pas, essayez avec deux. Et ainsi de suite… apres voir observe les ameliorations du systeme etatique par cette analyse fine : si ca marche mal ou pas du tout, filer leur plus de thunes.

      On peut en conclure que si ca marchait, les bacheliers sauraient en majorite ecrire leur nom sans faute, ce qui n’est pas le cas. Pas de bol.

    3. fifou

      @Doro-Top, donc si le pneu de ton velo est creve, tu t’acharnes sur la pompe pour regonfler eternellement la chambre a air ou tu essayes d’abord de colmater la fuite pour etre sur que tu ne perd pas ton temps a gonfler une chambre a air trouee?

    4. Je souscris aux remarques précédentes et ajoute ceci : il y a de moins en moins d’élèves et l’EdNat coûte de plus en plus cher. On a déjà eu cette discussion pour un autre billet. Le niveau continue de s’effondrer, le nombre d’élèves par classe ne diminue pas, l’illettrisme fait des ravages. Eh oui, pas de doute, c’est un système collectiviste qui ne marche pas. Un de plus.

      1. Fopo

        Il faudrait faire une réforme d’autonomie pour commencer. Ce n’est pas forcément le collectivisme en lui-même la cause ici, mais les politiciens actuels qui réforment sans cesse l’éducation sans succès.

    5. Higgins

      Dernière remarque: à supposer que le problème soit bien un manque de moyens, où l’état peut-il aller les chercher compte tenu de l’excellence de sa gestion, du plein-emploi qui règne dans ce pays et de la quasi-absence d’autres priorités?

      1. Stéphane

        Il ne peut pas, et le pourrait-il que les moyens supplémentaires seraient largement insuffisants. N’oublions pas que les interlocuteurs sont syndicalistes…

        Comme ces moyens ne viennent pas, et s’ils viennent, ne suffiront pas, les syndicalistes de l’Ed Nat ont l’excuse ultime à tous leurs manquements: on manque de moyens, il manque du monde, si seulement on avait eu plus de moyens, etc.

        Lorsque les robinets seront coupés y’en a à qui ça va faire drôle.

    6. Théo31

      Quand j’étais collégien, des fois on pouvait se retrouver à 250 dans la grande salle d’étude. Quand le surveillant général arrivait, on pouvait alors entendre les mouches voler. Et oui, le premier qui marchait de travers, c’était une tarte dans la gueule et quatre heures de colle.

      On respectait donc également le pion. Ce n’était pas un copain, d’ailleurs rares étaient ceux qui essayer de copiner avec. C’était un membre de l’établissement comme les professeurs ou les personnels des cuisines ou de l’entretien.

      Concernant l’EdNat, le problème principal est celui qui concerne le remplacement de tous ces profs titulaires partis se planquer pour échapper aux obligations de leur métier, pardon, partis faire du syndicalisme. Comme ils sont très nombreux, les rectorats font souvent appel à des personnes qui ont les diplômes requis (minimum bac + 3) mais n’ont jamais enseigné ni eu une formation pour être enseignant. Et bien souvent, c’est une catastrophe.

    7. adnstep

      Augmenter le nombre d’élèves dans les classes des bons enseignants, et le diminuer dans celles des mauvais enseignants serait en effet efficace. Encore faudrait-il pouvoir évaluer les enseignants sur d’autres critères que le respects de la doxa communiste.

  4. Fopo

    On peut pas faire ça, on ose toucher à quelque chose et t’as deux millions de mangeurs de merguez (=journée de grève avec les syndicats) qui répliquent en parlant d’ultralibéralisme néototalitaire et d’heures les plus sombres de notre histoire…

  5. Kiro

    Très marrant 🙂

    J’ai eu UN prof de droite en 3 ans de lycée. Ma prof de philo était marxiste, mon prof d’éco aussi, tous les autres étaient de gauche. (et ça continue à la fac)

    Ce pays est foutu.

  6. Doro-Top75

    @Higgins,
    1/ c’est faux, le lien effectif par classe/apprentissage est très important. Le chercheur Pascal Bressoux, qui dirige le laboratoire en sciences de l’Education de l’Univesité Pierre-Mendès-France de Grenoble précise que « les études montrent que la réduction de la taille des classes a un impact très significatif sur les acquis des élèves, par exemple, en français et en mathématiques, mais aussi sur les facteurs comportementaux: ils travaillent plus en cours ». Comme ton article le précise, ce n’es pas le seul levier, il y a aussi les pratiques pédagogiques….
    (Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris et directeur d’études à l’EHESS, est l’auteur d’une étude publiée en 2006: « Je montrais qu’en primaire, on apprend mieux à lire et à calculer quand on est 20 au lieu de 25. C’est encore plus vrai pour les enfants de milieux défavorisés »)

    2/ c’est faux, il n’y a pas augmentation démesurée des moyens, c’est plûtot une baisse ! Depuis 1995 la dépense intérieure consacrée à l’EducNat est en baisse (en 95 : 7.6% du PIB et en 2008 : 6.8%) (source : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF07301).
    De plus, cette dépense intérieure d’Enseignement comprend : l’enseignement scolaire : primaire, secondaire, universitaire… Mais également l’enseignement extra scolaire : formation continue et autres stages, leçons particulières, cours du soir… MAIS également les pensions de retraite.
    En ce qui concerne la population d’élèves, elle reste trés stable : http://insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF07148.

    Avant de vouloir regarder ailleurs, il ne faudrait pas avoir une interprétation trop rapide des chiffres qui conduirait à avoir un jugement erroné.

    @Sanksion : on pourrait avoir ce raisonnement si les moyens augmentaient, or ils diminuent : pas de bol…

    @fifou : 😉 en l’occurrence, dans le cas qui nous concerne, on à arrêté de gonfler, on dégonfle même, du coup on roule moins bien.

    @h16 : « de moins en moins d’élèves » : ça reste stable et « ça coute de plus en plus cher » : c’est faux (voir remarques à Higgins).
    « un système collectiviste qui ne marche pas » non, ça fonctionne, mais il faut des moyens en face, quand il diminue ça fonctionne moins bien.

    1. Concernant le 1/ , on trouve d’autres études (bizarrement, pas mal dans les pays étrangers) qui disent en gros le contraire. Comme c’est étonnant. En outre, prendre Piketty, ce socialiste/marxiste alcoolique qui bat sa femme pour référence, pardon, mais non merci.
      Pour le 2/, c’est *encore* le coup du « ça baisse en pib » . Déjà discuté ici.

      Bref. On ne dépasse pas les requêtes initiales : encore des moOoyens, plus de mooOyens, et des moOooyens s’il vous plaît à vot’bon’coeur mossieu dame. Dans le même temps, on pourrait étudier le nombre de jours de grèves posés dans l’EdNat, pour rire. Je pense qu’ils ne sont pas en diminution.

      1. Flo

        « Dans le même temps, on pourrait étudier le nombre de jours de grèves posés dans l’EdNat, pour rire. Je pense qu’ils ne sont pas en diminution. »

        Bah oui mais c’est pour demander pluuuus de mooooyens!!!

        Tout le monde voudrait bien plus de moyens pour faire son travail avec moins d’efforts ou rendre un meilleur service (c’est selon) ou encore plus de moyens pour rendre au moins la même qualité de service dans une situation qui devient plus difficile.
        Mais sur ce second point, si ce n’est pas le nombre d’élèves qui reste constant, ni le nombre d’enseignants qui ne diminue pas, d’où viendrait la « situation plus difficile »?

        Peut-être (certainement même) ont-ils besoin de plus de moyens, mais avant de les accorder (à supposer qu’on en dispose) il faudrait d’abord présenter sur la place publique les vraies raisons de ce besoin.
        Il est douteux qu’on en arrive là car ces syndicalistes seraient obligés d’aboutir à la plus flagrante et à la plus « honteuse » des contradictions.

        1. Doro-Top75

          @flo,
          Si, le nombre d’enseignants diminue puisque les postes ne sont pas renouvelés, c’est ce qui dégrade en partie la qualité de l ‘enseignement. Les raisons, ils les présentent : améliorer les conditions de travail (plus de profs, plus de matériel…) pour un enseignement de qualité.

      2. Doro-Top75

        @h16,
        1/ d’autres études, dans d’autres pays qui disent en plus le contraire, c’est vraiment étonnant. ….. Elles sont oû d’ailleurs ?
        Concernant Piketty (« socialiste/marxiste alcoolique qui bat sa femme »), c’est possible et condamnable, mais quel rapport avec son étude ?

        2/ non seulement ça baisse en Pib depuis 95 (donc moins de richesse allouée à l’éducation) mais la part du budget de l’Éducation Nationale sur le budget global de l’État reste constante depuis 2000 et s’est stabilisée à environ 23% de celui-ci. (Source : Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : RERS 2008 p 330). De plus, le quart du budget est utilisé pour les pensions de retraite, qui augmentent. Par conséquent, le budget pour le fonctionnement de l’EducNat diminue.

        Oui des moooOyens, car ils diminuent.

        1. Théo31

          Allez en Afrique, en Asie. Ils n’ont pas les moooyyens, et pourtant ils ont des résultats bien meilleurs. Mais voilà, dans ces pays, les moyens comme vous dites, les élèves ne les balancent pas sur la tête des profs. Ils les respectent.

          Cette histoire de moyens, c’est du pipo en boîte pour que ces messieurs dames qui se disent profs aient encore plus de confort.

          Certes, il y a des profs qui en chient. Ils n’ont qu’à démissionner et faire un autre métier.

          Enfin, les profs ont le sort qu’il méritent. Ils ont encouragé (surtout leurs syndicats) pendant des décennies le système qu’ils dénoncent.

        2. Doro-Top75

          @Théo31,
          Les résultats sont peut-être meilleurs, mais pour quel niveau ? Le niveau est plus faible, donc plus facile à atteindre avec moins de moyens. Je ne suis pas totalement persuadé que les petits Africains ont des ordinateurs ou encore fassent des voyagent linguistique. Allez aux États unis ou en Angleterre, voir leurs universités, les moooyens sont fournis par les inscriptions qui coûtent une fortune.
          « Ils n’ont qu’à démissionner et faire un autre métier » facile à dire… pas facile à faire, surtout avec le taux de chômage actuel. Et puis, ils aiment peut-être leur métier et ont envie de pouvoir le faire correctement.
          « Ils ont encouragé (surtout leurs syndicats) pendant des décennies le système qu’ils dénoncent » non, puisqu’ils le dénoncent, c’est qu’ils ne l’encouragent pas justement.

  7. Flo

    @Doro

    Désolé mais non.

    Entre 2004 et 2007 le nombre d’élèves a baissé de 0.5 % et celui d’enseignants de 0.85 %.
    Accroissemnt des dépenses de 4.5% sur 4 ans.
    Pas significatif et en tout état de cause effort de « productivité » extêmement faible comparé à celui demandé au reste de la société sur la même période à moins d’envisager des effets de seuils considérables.
    Les raisons que vous invoquez sont insuffisantes et ne prouvent en rien qu’on obtiendra un « enseignement de qualité » avce ‘plus de moyens ».
    D’ailleurs je croyais qu’il l’était déjà « de qualité ».

    1. Voilà tout le paradoxe :
      – d’un côté, on entend que les enquêtes (genre PISA) sont méchantes et pas représentatives puisque présentant un bilan catastrophique de l’EdNat en France : tout le monde sait que nous avons un système que le monde nous envie, donc non, l’EdNat, c’est du solide,
      – mais de l’autre, on réclame plus de moOoyens, toujours plus de mOooOoyens, parce que comprenez-vous, sans ces moyens, c’est la merde.

      1. Flo

        C’est un paradoxe car ces syndicalistes refusent pour des raisons idéologiques bien compréhensibles de dire pourquoi à ratio moyens/nombre d’élèves quasi-constant ils n’arrivent pas à maintenir la qualité du service.
        Alors encore une fois que presque tous les autres secteurs doivent rendre un meilleur service avec moins de moyens parfois sous peine de disparition.

        1. Doro-Top75

          @flo,
          Le monde change et les équipements qui peuvent servir à l’enseignement aussi. Ordinateurs, vidéoprojecteurs, laboratoires de langues… tout ça n’est pas gratuit ! Dans les meilleures universités privées du monde, ce qu’ils mettent en avant ce sont les moyens mis à disposition pour l’enseignement, mais encore une fois c’est cher, très cher.
          Tu trouves ça normal que les autres « doivent rendre un meilleur service avec moins de moyens » ?

      2. Mathieu L.

        J’admets, sans rire cette fois, que je ne comprends pas bien.

        Les résultats de PISA vont plutôt dans le sens des idées des syndicats enseignants en fait. Je me demande si vous les avez lus, parce que je crois que vous changeriez de discours sur ce document-là.

        1. Ce sont les idées des syndicats qui changent : les enquêtes (pisa & autres) montrent que le niveau scolaire français dégringole (cf http://www.institutmontaigne.org/desideespourdemain/index.php/2010/03/23/439-deux-acronymes-qui-font-peur-a-leducation-nationale-pisa-et-pirls ) ; et régulièrement, on a droit au discours lénifiant sur la qualité de l’enseignement qui n’est pas si mauvaise, sur les méchants libéraux qui pilotent ces enquêtes et font rien qu’à embêter les enseignants, etc… (tiens, en 2007, ça donnait ça : http://h16free.com/2007/12/07/418-l-enquete-pisa-penche-du-mauvais-cote-pour-la-france ) Mais en revanche, lorsqu’il s’agit de réclamer des moOoyens, pif paf, là, pour le coup, PISA, c’est de la bonne.

      3. Doro-Top75

        @h16,
        « plus de mOooOoyens, parce que comprenez-vous, sans ces moyens, c’est la merde » tout à fait normal quand on veut se développer, progresser.

        1. fifou

          @Doro-Top75
          plus de moyens ca s’obtient aussi en augmentant l’efficacite des systemes en place
          si on veut plus de voitures sur les routes on est pas oblige d’augmenter les puits de forage de petrole jusqu’a epuisement de la bete, on peut aussi faire des moteurs plus efficaces qui donnent autant voire plus en consommant moins…

          Si tout etait gere sur le modele de l’EdNat et avec votre mentalite on serait bien embetes…

        2. Doro-Top75

          @fifou,
          Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais bon, juste un truc quand même : les « moteurs plus efficaces qui donnent autant voire plus en consommant moins… » ils se sont réalisés tout seuls ? ou avez-vous mené des études, réalisé des prototypes, fait des tests, des simulations, corrigé les erreurs … en somme : avez-vous mis des moyens (temps, matériels…) pour y arriver ?
          Si tout fonctionnait comme cela, ce serait vraiment bien et on ne serait pas trop embêté : « YAKA faire un meilleur moteur » et hop le meilleur moteur apparaît, « YAKA faire une route ! » et hop la route apparaît….. YAKA ….
          Etes vous sûr que ce n’est pas avec votre raisonnement hors de la réalité qu’on est bien embêté ?

    2. Doro-Top75

      @flo,
      L’accroissement des dépenses provient de l’accroissement des pensions de retraites qui sont inclues dans le budget de l’EductNat. Ce qui augmente fortement dans ce budget ce sont les dépenses de pension (doublées entre 1990 et 2001 et continuent d’augmenter).
      L’enseignement était de qualité mais il est en train de partir en décomposition pour laisser le champs libre aux privés.

      1. Flo

        @Doro,

        « Tu trouves ça normal que les autres « doivent rendre un meilleur service avec moins de moyens » ? »

        La question n’est pas de savoir ce que je trouve ou pas normal ce dont tout le monde se fout éperduement.
        La question est de savoir POURQUOI tous les moyens que vous décrivez si brillament et qui permettent aux autres secteurs d’augmenter leur productivité ne conduisent pas au même progrès (au moins en tendance) en France dans l’instruction. Il y a forcément une ou des forces non
        nommée(s)qui s’oppose(nt) puissamment au progrès dans ce domaine.
        Votre commentaire sur le poids des pensions est intéressant et particulièrement éclairant sur l’absolue nécessité de faire grève pour empêcher toute réforme du système.
        On aura beau tourner la question en tous sens on échappera pas à l’inconséquence.

        1. Doro-Top75

          @Flo,
          Non, je dis que les moyens ne sont pas suffisants justement. C’est facile de ne pas investir et de dire après « bah, vous voyez ça ne marche plus ».
          Une vraie réforme de l’EducNat serait de la moderniser (pédagogie, équipements…) pour qu’elle colle avec son époque et pas de lui briser les reins pour le bénéfice du privé.
          D’où ma question « Tu trouves ça normal que les autres « doivent rendre un meilleur service avec moins de moyens » ? »

        2. VRP

          @Doro-Top75,
          Je serais curieux de voir cette fameuse réforme, ça peut pas être pire que maintenant… Encore faudrait-il des hommes d’État qui ont des « couilles », ou de la compétence. Et ça, c’est pas gagné.

  8. Mathieu L.

    Je le trouve très marrant, ce billet.

    Cher H16, je crois que je t’ai très mal jugé dans un billet précédent. Je m’en excuse ici publiquement.

    Ce billet demanderait une réponse argumentée mais, comme tu fais tout sur le ton de la rigolade, je n’ai pas envie.

    Bon, je vais aller pendre quelques bourgeois néolibéraux pour me dégourdir un peu, moi…

  9. Mathieu L.

    Tiens, juste une remarque au passage : H16 se trompe un peu.

    Le SNES a lancé un appel à la grève dès le 6 septembre, soit deux jours de grève de suite. On va en bouffer, de la merguez.

  10. christianf

    bonjour

    le texte de h16 m’a bien fait rire. je suis tombé par hasard sur ce texte en cherchant des infos sur la greve du 7.09. En tant qu’enseignant, je prends ceci comme une bonne caricature de nos penchants globaux.
    pourtant le sujet est sérieux. et quand je reçois des familles d’élèves ayant un soucis pour l’avenir scolaire de leur enfant, j’entends rarement parler de la vie de « futur chomeur ». on discute plus d’avenir concret et toutes les familles souhaitent que cela passe par l’école.
    Cette fameuse ecole dont on parle tant pour dire du mal. du mal du gouvernenment, du mal des enseignants, des fonctionnaires, des familles, des jeunes. quand sera-t-il temps d’en dire du bien ? nous avons tous ete a l’ecole et souhaitons TOUS que nos enfants y aillent. (j’affirme mais ai-je tort?.
    alors soyons plus sur la construction que sur la critique. tous les profs ne font pas greve pour leur propre gueule. d’ailleurs s’il y avait autant de prof en greve qu’on le dit, la différence se ferait sentir.
    faire greve le jour de la rentrée pose probleme : dois-je defendre l’école ? les retraites ? les élèves ? comment faire ? en laissant faire ? en ne travaillant pas ?
    bien malin celui qui a LA reponse.

    je ne comprend ni le discours des syndicats (jamais d’accord, contradictoires, …) qui semblent defendre leurs acquis persos, ni le discours du gouvernement (qui veux privatiser l’educ en incitant les parents a choisir le privé) ni votre discours qui semblent nous designer comme des profiteurs et en oubliant que si les profs ne faisaient que de la merde, nous n’en serions pas la, ni vous ni moi.

    oui il y des cons a l’educ, mais où n’y en a -t-il pas ? dans le journalisme ?

    c’est trop facile.

    travaillons ensemble pour l’ecole des enfants, et non pas les uns contre les autres pour nos idées.

    ce n’est pas en disant du mal de l’ecole qu’elle va grandir.

    1. Oh, le problème n’est pas les cons dans tel ou tel domaine. Le problème, c’est quand on leur donne du pouvoir.

      Et accessoirement, quand on n’arrête pas de faire des mouvements sociaux, des journées d'(in)action, la grève et des débrayages, il arrive un moment où les gens qui doivent subir en ont ras-le-bol. Tout simplement. Les revendications ne passent tout simplement plus.

      Comme pour la SNCF, la RATP, les contrôleurs aériens, la Poste ou EDF / GDF, l’accumulation de conflits qui finissent toujours par retomber sur l’usager/client, les grèves de l’EdNat sont maintenant tellement nombreuses et tellement caricaturales dans leur demandes qu’elles exaspèrent de plus en plus de monde. Un jour, dans l’un de ces bastions syndiqués, il y aura une grève de trop, et ce jour là, faudra pas venir pleurer.

      1. christianf

        cela fait 10 ans que je suis prof et je crois n’avoir fait que quelques greves d’une journée et cela fait bien longtemps que je n’en fait plus. une greve qui ne soit pas d’une journée reste une application du droit de greve, a utiliser de temps en temps. pas tous les ans, pas tous les trimestres.

        heureusement que la majorite pense ca sinon cela ferait bien longtemps que les syndicats educnat aurait pris le pouvoir !!

        regarder lundi le peu de profs qui feront greve…

        ne generalisons pas. c’est tellement facile.

        de meme que dans le prive, on entend surtout ceux qui ne pense qu’a eux, de meme dans le public.

        l’ecole va bien. a part dans quelques endroits où ce n’est pas l’ecole qui défaille. elle aurait plutot tendance a subir…

        evidemment les infos ne montrent que le pire. mais si c’etait comme ca partout tout le temps, les profs auraient deja capituler. ils ne sont ni meilleurs ni pire que d’autres.

        quand ces greves egoistes seront trop nombreuses, il ne faudra pas taper sur tous les fonctionnaires sous pretexte que ceertains sont plus ecoutes que d’autres parce qu’ils gueulent plus fort.

        commencons ici a ne plus ecouter ceux la. en n’oubliant pas que dans les transports, il y a beaucoup de profs et d’autres fonctionnaiers qui eux vont trimer aussi mais qui se feront lyncher s’ils l’ouvrent !!

      1. Mathieu L.

        Faut arrêter avec ça.

        Les libéraux sont contre toutes les grèves, y compris dans le privé, parce que cela gène la sacro-sainte « liberté d’entreprendre et de travailler et de m’enrichir et de vous emmerder. »

        Je n’ai jamais vu un blogueur libéral soutenir une quelconque grève.

        Assumez-vous, bordel !

        1. Theo31

          Dans le privé, les jours de grève ne sont pas payés. C’est vrai que c’est facile de faire grève quand on en assume pas les conséquences financières.

        2. Flo

          Faut-il encore rappeler qu’un économiste « libéral » du 19 ème siècle que nous citons souvent ici s’est battu pour que les ouvriers obtiennent le droit de grève contre l’avis des…socialistes?

      2. christianf

        dire JAMAIS c’est renier le droit de greve. un peu extremiste non. prof depuis 10 ans, cela fait bien longtemps que je ne participe plus a ces mouvements egoistes. et nous sommes majoritaires dans ce cas. si les medias ne montrent que les gueulards, libre a chacun de les ecouter mais faut pas generaliser avec ceux qui se font autant penaliser dans les transports car ils vont aussi bosser.

        1. Heureusement qu’il existe des profs non grévistes. Et oui, croyez-moi, je sais qu’ils existent. Mais je tiens à préciser que je dénonce surtout, dans ma caricature, le prof gauchiste syndicaliste qui pond les « lettres aux parents » telles qu’on peut les lire…

      3. christianf

        et quand aux jours de greve payés, cela arrive lorsque les mouvements sont longs. et cela etait deja revendiqué dans germinal, non ? c’est vrai que cela peut etre vu comme un abus car c’est tout le monde qui paye (*) mais toutes les greves perlées ne sont pas payés. c’est un jour de salaire qui sautent comme partout.

        quelles sont ces legendes ?

        et bientot je vais entendre que les profs ne bossent que 18 h par semaine, qu’ils ont 2 mois de vacances payés !!

        c’est pas sérieux, arretons les contines enfantines

        *(meme les fonctionnaires payent des impots pour faire les ponts sur lesquels passent les camions privés. tout le monde payent pour tout le monde …)

    2. Flak

      « mais où n’y en a -t-il pas ? dans le journalisme ? »

      ah non non dans le journalisme il n’y a pas d’etre humains donc on ne peut pas strictement parler de cons

      « bien malin celui qui a LA reponse. »

      la reponse s’appelle liberalisme.C’est pas ‘bien malin’, c’est juste un truc pas enseigné a l’ecole, et diabolisé dans les medias, un détail.

  11. Mathieu L.

    Je réponds ici sur PISA parce qu’il n’y a pas de « répondre » au-dessus.

    PISA dit pourtant que la France est l’un des pays qui investit le moins dans l’éducation en PIB parmi les pays les plus avancés (ce qui ne veut pas dire que des pays dépensant moins ne réussissent pas mieux) ==> ATTENTION, je sais que pour H16, la dépense en PIB ne veut rien dire, mais c’est le moyen qu’utilise l’OCDE pour comparer, parce qu’en euros constants, évidemment, les Etats-Unis, la Finlande et la France ne dépensent pas du tout les mêmes sommes, rien que parce qu’ils n’ont pas le même nombre d’habitants.

    PISA confirme en effet qu’on est dans la moyenne basse des pays avancés, je le reconnais pleinement, et qu’on a l’un des systèmes qui corrige le moins les inégalités de départ (c’est d’ailleurs toujours aussi bizarre que les syndicats défendent notre système sur ce point).

    PISA dit aussi qu’entre les évaluations de 2000 et celles des années suivantes, le niveau des élèves les plus faibles régresse (c’est sur ceux-la que la France est très mauvaise)

    Par contre, PISA indique aussi que les pays qui ont privatisé leurs systèmes éducatifs complètement (RU, Etats-Unis) sont derrière nous et coûtent plus cher (en PIB, je sais, H16, je sais, du calme).

    La Finlande, qui caracole en tête, a un système entièrement public (à peine 2% d’écoles privées, surtout confessionnelles), même s’il est très différent du nôtre.

    Bon, allez lire le texte, c’est sur le site de l’OCDE et c’est très clairement expliqué.

  12. christianf

    PISA et statistiques ne donnent que le classement selon certaines données, dans certaines conditions et sont bien trop generalistes pour apporter une info autre que : les premiers sont bons, les derniers sont mauvais mais on ne peut rien dire de ceux qui sont au milieu.

    c’est comme les evaluations nationales a l’ecole.

    si la france enseignait si mal, comment expliquer les reconnaissances a tres haut niveau, les integrations reussies de tant d’etrangers de 2eme generation.

    evidemment si la question est : sommes nous les meilleurs trop trop forts; la reponse est non. nous ne sommes que des francais et on se debrouuille correctement.

    n’vez vous pas tous ici appris cette liberté d’expression a l’ecole ? malgre les mauvais profs, les classes surchargées, … ?

    1. Eh bien finalement, tout va bien ! La France enseigne des trucs, les gens y sont contents, et les résultats pas trop bons mais pas trop mauvais.

      Un petit bisou ?

    2. Doro-Top75

      @christianf,
      « PISA et statistiques ne donnent que le classement selon certaines données, dans certaines conditions » oui, c’est un peu le principe d’une étude….
      Pourquoi dis-tu que les données prises sont « bien trop généralistes » ? …. Sur quel classement te bases-tu ?

    3. fifou

      @christianf
      je ne suis pas sur de la reconnaissance a tres haut niveau de l’enseignement francais aujourd’hui (il y a 20-30 ans oui), et encore moins sur que la situation s’ameliore d’annees en annees

  13. Mathieu L.

    @ Theo31 : depuis que je travaille, tous mes jours de grève ont été prélevés. Quand on affirme des choses, autant que ce soit étayé sur des faits.

    @ H16 : allons, tu ne vas pas me faire des leçons de caricature. Tu es l’un des maîtres du truc sur la toile.

      1. lepi

        Mathématiquement imparable, je n’y avais jamais pensé…

        bonjour à tous

        J’ai découvert ce blog hier, et moi qui pensais être seul avec mes idées, ça me fait chaud au coeur de savoir que je ne suis pas seul. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais venir ici souvent…

        1. Théo31

          Un trentième sur une base hebdomadaire de 15/18 heures, ça ne donne pas le même résultat que sur une base de 35. Si vous faites grève sur une journée de 8 heures, vous perdez entre 2 et 3 heures sur votre salaire. Evidemment, si vous faites une heure ce jour-là, vous vous faites entuber, mais c’est très loin d’être le cas. Au final, la plupart des profs ne paient pas leur grève.

          On devrait aussi parler des trois premiers jours d’arrêt maladie qui sont remboursés dans le public et pas dans le privé.

        2. christianf

          c’est vrai qu’il y a des inegalités. des deux cotes mais avec un net avantage du cote du public. mais certains privé font bien mieux que nous :

          je rappelle : 10 mois de salaires pour 10 mois de travail dont 7 semaines 1/2 de vacances imposées (!). on est bien mais il y a mieux. dans les medicaments (je crois ?): au prix que ca nous coute !!

          aller dehors ces mecs là.

          si en effet les 3 premiers jours sont payés dans le public sans l’etre (jamais ?) dans le privé, c’est degueulasse. mais dans quel sens faut -il faire evoluer ? ne les voulez vous pas ses 3 jours ? ne sont-ils pas « normaux » ?

          mais je veux bien que les fonctionnaires touchent un 13ème mois, voire un 14ème, ou un 11 ème pour les profs !

          je veux bien aussi pouvoir poser un jour de vacnces par ci par la apres un mariage, ou une competition sportive loin, ou …

          je veux bien aussi avoir des perspectives de carriere autres que ma petite grille sage (et qui m’arrange bien en fait)

          franchement, théo 31, balancer «  »On devrait aussi parler des trois premiers jours d’arrêt maladie qui sont remboursés dans le public et pas dans le privé. » » c’est voir ce qui t’arrange.

          1. « c’est vrai qu’il y a des inegalités. des deux cotes mais avec un net avantage du cote du public. mais certains privé font bien mieux que nous »

            C’est pareil sauf que c’est différent, et tout est dans tout et réciproquement. Allez Cricri, sers-nous en une autre !

    1. christianf

      et oui : «  »Au 31décembre 2008, selon les données du rapport annuel sur la fonction publique publié hier, l’Hexagone comptait pratiquement 5,3millions de fonctionnaires, soit 20,5% de l’emploi total et 656.000 de plus qu’il y a dix ans. » »

      ca fait peur : 1 public pour 4 privés. c’est surement un probleme. mais pour remettre une couche sur l’educnat, dans mon college, on doit etre une soixantaine d’adultes (pas que des profs) pour 10 fois plus d’élèves. est-ce trop d’adultes ? (enseignement, administration, menage, repas, surveillance)

      il y a 100 colleges dans mon departement : 6 000 adultes ?

      5260 college publics en france (plus de 300 000 adultes ?) (et 1177 prives qui touchent des sous aussi, souvent !!)

      et j’ai pas parlé des ecoles, lycées, université, …

      et les hopitaux, les mairies, …

      et oui ca fait du monde, mais qui ici veut que ces services deviennent privés.

      honnetement, si cela vous semble la bonne solution, dites le .

      alors il faut surement degraisser le mamouth et pas que lui.

      c’est sur, de si grandes administrations ont besoin de se remettre au gout du jour.

      mais c’est pareil dans le privé :

      virons les caissieres qui font augmenter les prix a cause de leur salaire alors que les machines feraient ca tres bien.
      virons bon nombre de journalistes qui font de la merde et le journal sera moins cher
      virons les usines en asie
      etc …

      degraissons le mamouth mais ne lui enlevons pas ses organes vitaux. alors il est où le malin qui saura faire ca.

  14. Mathieu L.

    @ Théo31 : les arrêts-maladies, cela n’a rien à voir et n’est pas le sujet.

    Il me semble que vous vous trompez. Les profs sont payés sur une base 43 heures, car le décret statutaire date de 1950 et sur dix mois de paie étalés sur 12 mois. Donc, une heure de cours est considéré comme 2,38 de boulot pour un certifié et 2,86 heures de boulot pour un agrégé (cette différence est très conne car les deux corps font les mêmes boulots, mais enfin…). De plus, on retire aussi un trentième des primes, des heures supps annuelles et des compensations pour charges spécifiques.

    Si on voulait faire au réel, cela demanderait un sacré travail pour une administration de l’EN en état de décomposition. Enfin, peut-être que le gouvernement y viendra.

    En attendant, le trentième, c’est simple.

    1. Joe

      Pouvez vous nous donner le lien vers ce décret statutaire de 1950 ? Directement vers le JO, pas bêtement vers un site qui répète les mêmes inepties que vous.

      Légende urbaine quand tu nous tiens…

  15. christianf

    je ne comprends pas le probleme pour avoir des heures payées alors que l’on nous retire un jour de paye en greve. tu veux dire que l’on devrait nous retirer un vingtieme car on ne travaille que 20 jours ?

    comment ca marche dans vos boulots si vous faites greve ? mais faites vous greve ?

    et notre temps de travail. 18 h pour mon cas. mais vous pensez vraiment que pour faire 18 heures de cours par semaine il faut bosser 18 h en tout.

    sérieusement vous pensez que le reste (corrections, preparations, rdv familles, assistante sociale, educateurs, conseil de classe, reunions, visite d’eleves en stage, recherche pour une orientation,…) ca fait combien ?

    selon nos statuts, ca represente 1 h 30 de plus pour chaque heure de cours.

    donc une base plutot de 45 h par semaine (vu en 1950, etait-ce la realité ?)

    je ne fais pas 45 h par semaine car j’ai un ordinateur qui me permets de sauvegarder et ameliorer mes cours sans tout réécrire. remarquez, d’un autre coté, je gere ce que ne geraient pas les profs d’antan (!) comme orientation, suivi de familles, mails, …)

    sans se plaindre, je pense faire correctement ma part.

    qu’est ce qui vous fait pensez que je tire au flan, qu’il faudrait revoir çà.

    il y a de l’abus bien sur
    la fonction publique coute tres cher (et je rappelle encore, elle me coute autant qu’a vous)

    n’est pas son role de proposer ce que le prive ne pourra pas assumer car non rentable.

    aujourd’hui, je dois aider un oncle de 84 ans a continuer a vivre. il aurait besoin d’aide quotidienne qui bien que legere ne peut etre fournie a domicile, donc par une maion de retraite : 2500 euros par mois !!

    et bien moi, le planqué, le feignant, le profiteur, je les trouve au meme endroits que les travailleurs du privé : nulle part et mon oncle il creve parce qu’il n’y a pas de service public pour ca.

    alors, je lui quoi : c’est parce que y’en a marre de payer des feignants !!

    le feignant c’est le cadre de bureau à 5 000 qui se fatigue a aller se chercher son 4 eme café ce matin !!

    le patron qui a fait defiler 8 secretaires pour choisir la mieux pour lui !

    et ben non, c’est le prof qui se leve, arrive au college, fait son cours, rentre chez lui et a fini sa journée. il est où ce boulot ?

    nous sommes sur la planete :je crois ce qui m’arrange !!

    ce que je constate, c’est plutot des gens qui s’en foutent plein les fouilles avec vos impots, et ce ne sont pas les fonctionnaires de base !!

    1. Monoi

      Pourquoi diable s’occuper de votre oncle ne fait pas partie de vos responsabilites?!?!?

      Voila bien un passage qui montre a quelle point notre societe se deliquesce quand on vient a considerer que s’occuper de sa propre famille releve du ressort des autres.

      Quand aux commentaires sur le cadre ou le patron, outre la parfaite idiotie que cela revele, il y a une difference de taille avec vous. Eux, ils ne nous coutent rien, alors ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec leur temps. D’autant plus que pendant plus de la moitie de ce temps qu’ils passent a boire du cafe ou reluquer des secretaires, ca part en impots.

  16. christianf

    et si chacun donnait un peu honnetement ses avantages, ses inconvenients et ses realités professionnelles :

    prof depuis 10 ans (bac + 3 exigible + 1 année de preparation non payée) : 10 mois de salaire a 2700 en 2009 (comprenant toute prime, toute heure supp, …) ce qui fait 2250 par mois sur 10 mois.

    pour 22 heures par semaine de presence en cours (+ le reste)

    difficilement evaluable sur l’année : mais ca tourne avec les 35 heures, avec des disparités importantes selon les semaines

    mon bilan : je ne me plains pas : salaire tres correct (mais sur 10 mois !!), je gere moi meme la moitie de mon temps de travail et surtout mon boulot me plait

    et je ne suis pas dans les rues !! ni en greve !! et je ne soutiens pas les pleurnicheurs syndicalistes egoistes.

    mais je n’aime pas entendre des denigrements non fondés, issus des medias

    donnez vos conditions de travail

    1. Théo31

      « donnez vos conditions de travail »

      35 heures effectives, pas celles de circulaires imaginaires, c-a-d pointage en arrivant et en partant de son poste. Travail contrôlé par mes supérieurs et les clients quasiment tous les jours. Régulièrement des heures, parfois de nuit et aussi le week end. Pas de 13ème mois, cinq semaines de CP. La moitié du vôtre.

      Ah au fait, dans ma boîte, si on ne bosse pas, il y a un système de sanctions graduelles. Au bout de trois avertissements, c’est la porte. Peut-on en dire autant à l’EdNat ?

      Quand on fait mal le boulot, on le refait gratuitement.

        1. Flo

          Discussion un peu vaine si je peux me permettre.
          Si le niveau de rémunération / reconnaissance se déterminait par la durée ou l’intensité de l’effort ça se saurait.
          Rien qu’entre les enseignants eux-mêmes :
          Certifié : 18 heures de cours / sem + maison : salaire / reconnaissance?
          Agrégé : 15 heures / semaine + maison : salaire reconnaissance?

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