Paris sans voitures : le musée de cire « Delanöe » progresse

Billet du soir, espoir. Ou plutôt non, compte-tenu de mes péripéties du jour qui m’ont, précisément, empêchées de produire un billet, je dirais plutôt « Billet du soir, défouloir ». Et c’est Delanöe et sa fine équipe de crétins écolos qui va prendre. C’était ça ou les lutins du Père Noël, et comme ces derniers sont actuellement à peu près tranquilles à coudre des Nikes, ce sera donc notre Dame de Paris.

Depuis que Paris est aux mains raffinées et virevoltantes des socialistes pur souche et des socialistes verts, une seule catégorie de Parisiens a pu profiter pleinement des innovations et aménagements stupides et dispendieux de l’Embrayage Municipal : le bobo fluffy sans enfant CSP++ travaillant à deux pas de chez lui ou, alternativement, habitant à trois stations de métro de son travail.

Pour rappel, le fluffy est un animal doux au toucher, issu de la culture socialo-hydroponique, et qui a la cohérence de souhaiter de façon relax la mort de son prochain pour assurer, par exemple, une descendance nombreuse aux otaries, baleines et autres crustacés au détriment de sa voisine de palier dont il sait pertinemment qu'elle utilise des lampes à incandescence, cette vieille folle.

Jadis, on imaginait que Paââris restera toujours Paââris, dans une ode presque poignante à une certaine idée, une quasi certitude abstraite et métaphysique de ce que doit être la Ville Lumière, une abstraction parfaite d’un haut lieu de culture, de tourisme, d’intelligence et de bon goût. Mais les traditions les plus solides ou les habitudes les mieux ancrées ne résisteront jamais aux coups de boutoirs vigoureux des crétins emperlousés dès lors qu’ils sont aidés de la puissance calamiteuse de l’Etat.

Il suffit ainsi de lâcher la bride à une équipe de socialistes enragés et suffisamment stupides pour croire dur comme fer à leurs actions délétères pour transformer, en quelques années, une ville de fêtes et de culture en mouroir aseptisé pour adulescents extatiques à l’idée de payer toujours plus d’impôts citoyens.

Au passage, l’explosion de ces impôts ne fait que commencer tant l’incurie et la parfaite et compacte incompétence financière de la brochette d’incapables aux finances de la boutique n’a pas encore donné toute la puissance de sa capacité de destruction : non seulement, la Mairie de Paris est gérée n’importe comment, mais en plus, elle réussit à surperformer dans les conneries abyssales et, pour suivre l’impulsion de toutes les régions, départements et autres lieux de l’étatisme tranquille, chier de la dette comme un gros pachyderme mou.

Delanöe, trop content

Entre les Vélibs qui coûtent un pont, les aménagements urbains fantaisistes qui ne servent à rien ou enquiquinent généreusement les automobilistes, les artisans et les habitants, les voies de bus taillées à coup de burin dans un bon sens qui s’amenuise dans des proportions inquiétantes, et les chatoyantes fêtes culturelles organisées à grand frais pour célébrer d’Authentiques Crottes En Plastique Injecté, les finances de la Ville de Paris sont rapidement passée d’un état bénéficiaire à une triste agonie déficitaire que seule une avoinée fiscale permettra de compenser. Et encore.

Autrement dit : rien que sur le plan strictement financier, les Parisiens n’ont pas fini de pleurer.

En soi, ce serait déjà une bonne raison de hurler. Mais ce serait sans compter sans la phalange la plus active des cornichons chlorophyllés qui, régulièrement, émettent des idées au sein de la majorité municipale, idées qui provoqueraient chez tout homme sensé l’irrésistible envie de tout passer à la Javel, histoire de bien faire disparaître tous ces champignons nuisibles et disgrâcieux.

Dernière fumisterie en date : la brochette de clowns responsable du bordel parisien envisage sans rire d’interdire dans la capitale les 4×4 et les voitures « polluantes », purement et simplement.

J’ai apprécié la réaction normale et sensée de mon confrère Hérétique : il imagine la ville privée des voitures diesel et des 4×4, réduite à l’état de chaos collectiviste où les habitants s’entassent dans des transports en communs surchargés comme des bactéries sur une tartine à la confiture laissée pendant trois semaines dans une boîte à casse-croûte de gamin. Miasmes et épuisement à gogo, en plus des taxes qui explosent : on comprend les réactions furieuses des intéressés.

Tout se passe comme si le frétillant Delanöe tentait systématiquement de bouter les familles et les pauvres hors de la capitale. En effet, ceux qui emploient réellement leur voiture intramuros sont ceux qui n’ont pas réellement le choix de faire autrement. Quant aux voitures qui polluent le plus, ce sont aussi les voitures des gens qui n’ont pas les moyens d’en changer tous les cinq ans : il faut être maire d’une grande ville, disposant d’une voiture avec chauffeur, pour imaginer qu’il est budgétairement facile de changer de guimbarde tous les cinq ans et coller ainsi aux exigences arbitraires de bureaucrates tatillons qui décrètent ce qu’il faut respirer, boire (sans abus car sinon c’est dangereux), manger (à condition d’insérer des fruits et des légumes), ou bouger (plus pour votre santé).

Quand on voit les loyers parisiens, on sent qu’il est d’ailleurs en passe de réussir cette éradication méthodique du pauvre : comme le pauvre pue avec sa voiture qui pollue, on va interdire la voiture. Mieux : six autres villes vont tenter la même stupidité typiquement verdiste.

Il est intéressante de constater que, cependant, l’air de Paris n’a jamais été aussi peu pollué ; bien avant l’avènement des voitures, les rues de la capitale française étaient réputées pour être irrespirables. L’ère industrielle aura elle aussi amené son lot de pollutions lourdes et chargées de suies. Mais depuis les 30 dernières années, la qualité de l’air ne cesse de s’améliorer à tel point que les normes au regard desquelles l’air est testé sont de plus en plus draconiennes : si l’on avait conservé les mêmes depuis 1970, les pollutions aux oxydes d’azote ou à l’ozone seraient de moins en fréquentes (voire n’existeraient plus du tout).

En clair, l’air est de plus en plus propre, mais comme les pauvres sont toujours aussi gênant dans le tableau figé de musée de cire parisien, taillé au cordeau, sans la moindre pétouille qui dépasse, que veut dresser le maire et ses acolytes verdoyants, on va trouver une façon simple de les bouter hors du cadre.

Eh ouais : c’est beau, l’écolo-socialisme de combat.

D’un autre côté, bien fait les gars : il ne fallait pas voter socialiste ! Et pour ceux qui ont voté contre Delanöe, tant pis pour vous : il ne fallait pas croire à la démocratie.

Maintenant, vous aurez le plaisir de tester l’étendue de l’oppression de la petite majorité en vous faisant copieusement rouler marcher sur la gueule pour des causes idiotes. Et il est amusant de constater que ce qui est vrai au niveau de Paris l’est aussi au niveau national.

Délicieux, non ?

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Commentaires50

  1. XAVIER

    Ainsi, les voitures les plus polluantes, type vieux véhicules Diesel ou 4×4, seront interdites de circulation dans une zone délimitée dénommée la Zapa, Zone d’actions prioritaires pour l’air

    terrible cette zapa ..le vide ne se cache meme plus

  2. Boutros

    Entre ceux qui ne veulent plus aller à Paris et ceux qui ne veulent plus y rester, la désertification est en marche. Nous devons de toute urgence implorer l’aide des valeureux éconolos. Et puis, quand il n’y aura plus de voitures, qu’est-ce qu’on pourra bien brûler le 31 décembre ? La mairie ? Les pavés ? Delanoix est-il soluble dans le crottin de cheval ?

  3. Nord

    Bah bannir les chignoles à l’huile, je serais plutôt pour! Nos villes puent que c’en est un plaisir, elles sont bruyantes à souhait. Heureusement que je suis souvent aux USA et au Canada … ah le bonheur d’un air sans nitrites, nitrates, SO2 et hmmm oui oui oui sans ces délicieuses particules fines que les FAP n’arrêteront jamais mais que les écolobobonoboss vendent au bon peuple comme la panacée. Oui parce qu’il faudrait quand même remettre la mosquée au milieu du bled (comme on risque vite de stigmatiser une communauté, je vais faire varier cette belle expression « église au milieu du village ») le diesel ça pollue quand même vachtement plus que l’essence hein! Bon, ok il y a moins de méchant CO2 (houuuuu – le vilain CO2) mais le reste c’est pas joyce non plus hein. Me demande comment elle va faire, la SS (mais non je suis pas nazifacho: la Sécurité Sociale, bande de papistes sous-doués) pour rembourser les soins de tous les jolis petits mésotéliomes qu’on nous prépare avec le diesel … enfin bon bref: bannir le diesel, yess. Pour les autres mesures, comment dire? Ah je ne trouve pas les mots … Puis-je user de termes vulgaires? Je demande, je suis poli (moi!), je n’impose pas mon vocabulaire excessivement grossier, genre « Vélib », « couloir de bus » et l’infâme: « ville sans voitures ». Mais que fait la police « de la pensée »?

    1. Pythéas

      La préférence pour le diesel est un marqueur fort du fluffisme : on organise une préférence étatique pour un sous-produit pétrolier générant une pollution importante (malgré les FAP, eux-mêmes extrêmement polluants à produire et à recharger) au contraire du moteur essence, certes plus gourmand, mais tellement moins polluant. Pour quelques tonnes de CO2 en plus ou en moins, on met sciemment en péril la santé publique.
      Je rebondis sur ce que dit Nord ; quand vous revenez en France après un séjour dans un pays préférant l’essence, ça pue !! Mais vraiment ça pue, à vous empêcher de prendre l’apéro en terrasse – c’est dire !
      Heureusement, les nouvelles conceptions de moteur essence devraient en finir définitivement avec son concurrent … si nos chers gouvernants arrêtent l’incitation fiscale au diesel. http://www.auto-museum.net/actualites/20080409/details-292.html
      Mais à tous les coups, nos chers politiques détesticulisés reculeront devant la hausse des taxes sur le diesel (vous croyez vraiment qu’ils vont baisser celles sur l’essence ?), les constructeurs français ne pourront pas investir dans cette technologie puisque leur marché intérieur ne suivra pas.
      Cette belle technologie nous arrivera donc par d’autres constructeurs, plus chère, et avec quelques années de décalage. Comment on dit déjà ? Vive la Fra heu non, CPEF.

      1. concombre_masqué

        Tout à fait d’accord. Et vous n’avez pas pris en compte la pollution sonore : GRRRRRRRRRRRRR GROARRRRRRRRRRR TACATATCATATAC…
        Quel calme effectivement quand on séjourne dans un pays ignorant l’addiction au mazout.

  4. Philippe Sandron

    « il ne fallait pas croire à la démocratie ».

    J’aurais bien voulu voter plusieurs fois !
    …Pour ce billet, comme pour beaucoup d’autres.

  5. axel

    Eh oui. Et quand on a 3 enfants comme moi à Paris, on a juste envie de le pendre par les couilles avec ses couloirs à la con. Déjà que la plupart des élus sont loin des réalités de leurs administrés… là c’est carrément un hiatus langagier (euh ça se dit ça?).
    Heureusement que je suis à 15 min du boulot en vélo.
    Ma femme, qui elle doit prendre la ligne 13 tous les jours, me parle de partir…

  6. Fabien

    La Ville de Paris ne fait qu’accepter d’être cobaye dans le cadre de cet article du code de l’urbanisme:
    http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000022479712&dateTexte=&categorieLien=cid
    ce que j’ai expliqué ici:
    http://menilmontant.typepad.fr/mon_weblog/2010/12/paris-zapa.html
    en ressortant les archives indiquant que c’était le préfet qui avait invité la mairie à participer.
    Parmi les autres sélectionnés, il y a toutes les couleurs politiques. C’est Sarkozy qui tient à en tirer les bénéfices… houpa!
    Il ne faut pas -comme pour les vélos à double sens- se tromper de cible. Les mairie ne font qu’appliquer, avec plus ou moins de zèle, ce qu’on leur demande d’appliquer.

    1. Avec plus ou ou moins de zèle ? Ici, plutôt plus, clairement. En outre, le gars Baupin veut étendre l’interdiction à toutes les autoroutes d’Île-de-France. Là aussi, c’est juste du zèle ou la démonstration d’une stupidité crasse ? Bref : tututut, les mairies sont aussi coupables que les préfectures ou Sarkozy ; tout le monde veut y aller gaiement. Et si les mairies étaient un tantinet contre, pourquoi ne les entend-on pas gémir ?

    2. Guluxite2

      Attendez. Les autoroutes sont encore gratuites à proximité de Paris.
      Ailleurs les nationales (sale mot ça) disparaissent, soit déclassées en départementales ou « transformées » en autoroutes… payantes.

  7. do

    c’est bien toujours la même chose: ils nous ont fait le coup de la race parfaite il y a 70 ans, maintenant ils recommencent avec la planète parfaite, l’air parfait, les gens parfaits, les légumes parfaits, et toujours le même mécanisme: ce qui n’est pas parfait, on l’élimine tout simplement.
    – et si c’est des gens?
    – ben quoi, qu’est-ce que ça fait? et puis c’est pas des vrais gens, d’abord, c’est des malades, des pauvres, des idiots, des moches, des gros: c’est pas des personnes, ça. un ou deux roms avec une vraie roulotte d’époque à la limite, pour faire style, mais des pauvres, ça va pas, non!

    Et il y a des encore gens qui votent pour ces tarés. (en même temps, quand on voit les tarés qui sont en face et à cause desquels ces genres de personnages peuvent être élus, c’est vrai qu’on se demande où est la sortie.)

  8. GM

    Magnifique. Je dois dire qu’aujourd’hui, c’était particulièrement odieux.

    « …une seule catégorie de Parisiens a pu profiter pleinement des innovations et aménagements stupides et dispendieux de l’Embrayage Municipal : le bobo fluffy sans enfant CSP++ travaillant à deux pas de chez lui ou, alternativement, habitant à trois stations de métro de son travail. »

    Ca, c’est vrai. Merci de le rappeler. ^_^’
    Bon après, c’est aussi le coeur de cible et le vivier du corps de fantassins de la baronnie bobo de l’Hôtel de Ville. Qui n’a pas tout à fait tort, techniquement, d’ailleurs. S’agit de profiter de la soupe tant qu’y en a. Et puis comme tout le monde s’accorde à dire que le déficit c’est bon mangez-en, ils auraient tort de se priver.

    Mais surtout, consciemment ou non, ils préparent le Paris de demain. Un centre-ville musée inabordable qui offrira les dernières lubies festives à la mode à une clientèle de riches touristes du monde entier sous haute sécurité, pendant que le reste de la population s’entassera au-delà du périph’, bien trop occupée à tenter de gérer son rapport loyer/temps de trajet/conditions de vie pour contrarier ce joli programme.

  9. Martin Lothar

    H16 : il y a près de 2000 ans, un écrivain satirique nommé Juvenal écrivit à peu près le même billet que vous sur les embarras de Rome. Le Delanöe de l’époque et de là-bas se nommait « Néron » Comme quoi rien n’arrête ni le progrès, ni la connerie. On avance, on avance ! (en klaxonnant, mais on avance) CPEF.

  10. Nord

    Faudrait quand même qu’on m’explique comment ces gens ont pu enfumer (sans jeu de mots) tant de pékins! C’est quand même effarant, mais même mes gosses se font endoctriner dès l’école (mais bon: papa veille!) … sans parler du coût de ces délires …

  11. Epicier vénéneux

    Il existe encore un endroit en France où les transports en commun sont méprisés, les vélos déconseillés, les bobos houspillés, le tri sélectif une vue de l’esprit parisianiste. Un endroit que d’aucuns considèrent comme un trou à rats où il ne fait pas bon mettre un pied et où les éconolos rasent les murs. Un endroit où les saletés artistiques subventionnées finissent cramées ou au fond de l’eau et où le vivrensemble ne transparait que dans une série télé.

    Cet endroit à la fois très décrié et très recherché, c’est Marseille et sa région, Corse incluse.

  12. jcs92

    Au point où nous en sommes je crois qu’un peu de masochisme ne fait pas de mal. Imaginons ce qui pourrait se passer si l’on donnait de brillantes idées à nos dirigeants pour accélérer le processus de destruction.

    On pourrait par exemple faire en sorte que Paris devienne une ville encore plus importante au niveau national en concentrant encore plus les opportunités d’emplois et les jeunes cerveaux dans sa région. Par des jeux politiques subtiles, on fait en sorte que le projet du campus ParisTech de Saclay (http://bit.ly/guV9H1) aboutisse vite et bien (pour changer) afin que le premier pôle étudiant « à l’américaine » qui émerge soit sur Paris. Et reste le seul pour un moment.

    Puis, par des mesures de restriction du droit des sols, on bride la construction en province de nouveaux ensembles qui permettraient aux artisans et entreprises de toute taille de se développer avantageusement, tout en relâchant les mannes du crédit sur la région parisienne. Il faut bien favoriser l’emploi de tous ces nouveaux jeunes et brillants diplômés !

    Après, on peut rajouter tout plein de détails. Genre, classer arbitrairement monuments historiques tout un tas d’immeubles haussmanniens, tout en proposant aux (riches) propriétaires de les dégager à des conditions très avantageuses. L’état leur rachèterait leur appart’, pas cash bien sûr, mais en leur versant à intervalle régulier du denier public + juteux intérêts (il faut récompenser les vrais gestes citoyens). Puis une solution de relogement leur serait proposée, par exemple dans des quartiers sympas de Boulogne, Meudon ou Vincennes. La plupart acceptent, bien sûr, ce qui permet d’augmenter de façon non négligeable la part de logement vacants de la capitale. Logements que l’on va rénover à grands frais (on ne verra jamais la fin des travaux très probablement) et qui serviront, dès lors qu’un salon sera remis en l’état, à être le théâtre d’événements culturels exclusifs dont on pourra faire des émissions retransmises sur les chaines du service public ou sur le youpiternet Hadopi-compatible. Pendant ce temps, les loyers explosent (encore) ce qui ne manque pas d’alimenter les débats télévisés.

    Si avec ça les rues ne sont pas aussi calmes que celles de Pyongyang (pour Pripyat, il faudra attendre encore un peu)…

  13. Largo Winch

    Coquille/faute à corriger dans cette phrase : « les pollutions au oxydes d’azote ou à l’ozone seraient de moins en fréquentes » 😉

  14. Nord

    Euh … en parlant de coquilles: « Il est intéressante de constater que … » Je sais que tu affectionnes De la Noé, mais il eut fallu écrire « intéressant ».

    Remarque, je préfères ces cocquilles-là aux politiques cher H16!

  15. alcodu

    Je rajouterais bien deux éléments connexes au tableau :
    – le diesel, hyper polluant bien connu pour l’espèce humaine (particules + oxydes d’azote) a été promu (moins taxé) par les hommes de l’Etat. Le diesel tue environ 5000 personnes par an. Heureusement, il y a le Mediator, pour faire diversion.
    – le tramway, moyen de transport des villes du tiers monde a été adopté par nos édiles – plus assez d’argent pour construire des métros – Au moment ou l’Etat-SNCF s’indigne qu’il reste des passages à niveau non protégés, on fait donc circuler des trains en ville au milieu des voitures (qui restent) et des piétons. C’est beau le principe de précaution !

      1. Nord

        C’est tout à fait exact MAIS il n’en demeurent pas moins infiniment plus polluants que les moteurs à essence ET (j’insiste!) le rejet de nano-particules PM2.5 est infiniment plus préoccupant pour la santé que le CO2. Mais bon, faut sauver Gaïa et les nounours blancs, alors nos poumons …

        Autre chose: tu ne trouves pas ça douteux que les gouvernements européens soutiennent le diesel à outrance? A part le coup fumeux de la réduction de CO2 (là le diesel bat l’essence) n’y aurait-il pas là un indice de coup de pouce à l’industrie qui a englouti des millions dans la R&D sur le diesel, industrie qui ne pourrait bien jamais récupérer son investissement sans les politiques pro-diesel? Et pensons aussi aux filières de maintenance et de pièces détachées, car certaines pièces vitales, ou encore les FAP, sont fragiles et bien plus chères que leurs équivalents sur les moteurs à essence … Ca sent quand même la subvention cachée, non?

        1. Ah ça, c’est une évidence. J’avais lu que l’oxygénation de l’essence permettait d’obtenir des pollutions très faibles, une bien meilleure combustion et des rendements meilleurs ; le procédé n’était techniquement pas trop compliqué mais nécessitait quelques investissements de la part des pétroliers… Et puis, plus rien (ou plutôt si, à fond sur le diesel). Bref.

          Ça sent peut-être un scandale type « amiante » dans 25 ans…

        2. Monoi

          La subvention au diesel, c’est du francais. Ce n’est pas moins cher que l’essence en Allemagne ou en Angleterre.

          Le coup de pouce fiscal, c’etait pour PSA et Renault.

        3. douar

          D’après ce que vous dites, le diesel est subventionné en France; c’est une façon de voir. Le gas oil est à peu, près au même prix en Allemagne, en Espagne (ce n’était pas le cas il y a 5 ans).Par contre, l’essence est moins chère dans ces pays. Si je suis votre raisonnement, faudrait baisser les taxes sur l’essence (faut pas rêver, faut bien trouver des sous) ou augmenter celles du GO, ce qui nous plomberait, une fois de plus, les coûts de transport entre autres.

  16. Didier Goux

    Avec tout ça, le nom du branquignol en chef s’écrit tout de même DELANOË, et non Delanöe.

    Pour la peine, je vous mets en lien chez moi, et vous allez passer Noël cerné par de gros réacs, nauséabonds pis que le diesel…

  17. Guluxite2

    « …es aménagements urbains fantaisistes qui ne servent à rien ou enquiquinent généreusement les automobilistes, les artisans et les habitants, les voies de bus taillées à coup de burin dans un bon sens qui s’amenuise dans des proportions inquiétantes,… »

    Oh je vous rassure, Paris n’est pas unique. Al province et toutes ses villes sont touchées par ce fléau, sorte de mauvaise herbe rampante qui se répand en travers des rues et routes : gendarme couché à tout va qui nique les suspensions et les fondations des habitations aux alentours, pastille-rond-point à des croisements minuscules, places de stationnement le long des rues délimités par des excroissances de trottoir absurdes qui forcent au zig-zag et bloquent les semis et bus, feux rouges auto fraîchement posés et qui s’allument même quand il n’y a pas personne à 2h du mat, etc.

    « Tout se passe comme si le frétillant Delanöe tentait systématiquement de bouter les familles et les pauvres hors de la capitale. En effet, ceux qui emploient réellement leur voiture intramuros sont ceux qui n’ont pas réellement le choix de faire autrement.  »

    Dans ce lot, on y trouve aussi des gens qui prennent la voiture pour être dans son cocon et faire l’équivalent de ce qu’ils pourraient faire en transport en commun. Mais bon, c’est un plaisir que le pauvre n’aura bientôt plus le droit de connaitre.

    « Quand on voit les loyers parisiens, on sent qu’il est d’ailleurs en passe de réussir cette éradication méthodique du pauvre… »

    Partout en France, les propriétaires ne peuvent demander qu’un seul mois de loyer en caution au lieu de deux, soi-disant pour favoriser les locations aux plus démunis.
    La réalité ? Les proprios compensent en augmentant les loyers, ou refusent tout simplement de louer les loyers, puisqu’il est de plus en plus difficile de mettre à la rue un mauvais payeur ou de se faire rembourser du mobilier détruit ou endommagé. Puis on trouve des gens pour faire la queue pour payer 400-500 € pour une cage à lapins.
    Pendant ce temps là, le Paris rutilant sans les pauvres se fait racheter par les Russes et Saoudiens. Y’a bon.
    Le problème des socialos c’est qu’ils ont laissé la situation empirer dans le 18e et au delà, avec les quartiers trop prolo et maintenant servant de repaire aux musulmans salafintétrgistowahabisterroristes de la rue Myrha, et ça c’est chiant parce que ça serait bien de pouvoir mettre la main dessus, y aller à coup de baguette magique comme en Seine St Denis.
    En attendant, on a les Buttes Chaumont, sa voie ferroviaire désaffectée, ses junkies, ses tags et murs qui suintent l’urine.
    Notez que l’âpre verdoyance des écolos a ses limites : comment ça il n’y a pas assez de parcs dans Paris ? Voyez vous, on va installer des plantes tombantes sur les toits des nouveaux bâtiments de l’île Seguin. Comment ça « pas assez vert » ?

    « Il est intéressante de constater que, cependant, l’air de Paris n’a jamais été aussi peu pollué. »

    Je voudrais bien pouvoir juger de la véracité des chiffres servant de base à cette déclaration. Les conditions sont effectivement de plus en plus draconiennes, mais certaines particules sont délibérément omises des tests de pollution.
    De plus, lorsqu’il s’agit de considérer les réelles sources de pollution, je ne pense pas qu’orienter notre regard vers le bas, vers les pots d’échappement, soit très productif.

  18. danmaru touvabien

    la voiture, c’est fini.
    la liste est longue je ne vous la fait pas.
    après les voie de circulation sur une file et des trottoirs de 20 mètres de large,
    dans la commune ou j’habite,
    ils viennent d’inventer le double sens
    sur une largeur de 3 mètres.
    pour se croiser, il faut se garer !
    docteur, c’ est plus grave que le clivage gauche-droite
    c’est la connerie qui se répand.

  19. Kaloune

    J’ai de plus en plus de mal avec ce postulat (fait je suppose par des automobilistes) que la gestion des moyens de transports influerait sur le cout de la vie (et particulièrement des loyers).

    Allons. C’est pourtant simple : les transports en commun sont payés par tout le monde (impôts & taxes) ce qui fait d’autant moins en pouvoir d’achat. Ils distordent ainsi le marché en diminuant le coût d’éloignement du lieu de travail tant qu’on reste à proximité d’eux, ce qui permet d’augmenter les loyers à proportion. Il suffit de lire les annonces immo pour le comprendre.

    Ma fois c’est pour moi un déni de réalité assez flagrant, et que je trouve quasi autant déconnecté de la réalite que tout ce que vous pouvez repprochez au maire de Paris (son homosexualité en fait-elle partie? il y a plusieurs mots qui sonnent dans ce sens, enfin si ça a sauvé la vie des lutins du Père Noël).

    Car enfin QUI décide du prix des loyers? Pas Delanoë (qui est toutefois responsble d’enfreoindre le nombre de logements sociaux) mais bien le propriétaire ! Et à ma connaissance il ne demande pas le moyen de transport du locataire candidat, il demande juste un salaire mirobolant, un salaire encore plus mirobolant qui se porte garant, des papiers à n’en plus finir, et s’il en manque un seul bye bye car il y en a 30 à la porte, tellement nombreux qu’on ne les fait pas tous rentrer dans un appart en miniature, et encore ce ne sont ceux qui n’ont pas déjà été filtré par téléphonne.

    cf ci-dessus.

    Il suffit de comprendre le déséquilibre entre l’offre et la demande pour comprendre que le propriétaire et le roi, il peut exiger n’importe quoi du locataire de toute façons il est en position de force. Alors entre autre il exige ce qu’on dit être le nerf de la guerre: de la thune.

    N’importe quoi. Analysez pourquoi il y a un tel déséquilibre au lieu de partir dans votre délire de locataire maltraité.

    ça n’a donc à peu près RIEN à voir avec le moyen de transport.

    Il est facile d’oublier aujourd’hui à quel point les embouteillages étaient déjà légion avant le premier couloir de bus. A entendre ceux qui comme vous, semblent fous de rage contre ce plan de circulation, on croirait que les couloirs de bus ont provoqué ces embouteillageS.

    Mais oui, bien sûr. Et c’est pourquoi tout le monde s’en plaint maintenant. C’est connu, les gens qui habitaient Paris il y a 10 ans (avant ces couloirs) ont tous tort ou ont disparu. Pouf.

    On oublie simplement en passant une réalité pourtant évidente: il y a énormément de gens qui veulent être à Paris, et cela notamment parce-que comparé à certains endroits en France, il y a de l’emploi à Paris, on y gagne plus qu’ailleurs (dommage, la vie est plus chère aussi, alors qu’est ce qu’on gagne à tous s’y entasser au final je ne sais pas). Donc c’est un peu facile d’accuser les couloirs de bus ou quoi que ce soit d’autre comme enquiquinage d’automobilistes. Le principal enquiquineur d’automobilistes c’est l’autre automobiliste, car c’est presqu’uniquement (et tout autre facteur à côté de celui là est d’importance ridicule) la densité du flux qui a provoqué depuis fort longtemps cette circulation inextricable (bouchons aux heures de pointe) à Paris, comme d’ailleurs dans d’autres grandes villes européennes qui ont le même problème.

    Ce serait presque amusant si ce n’était aussi pitoyable. Comparez avec d’autres villes de même importance n’ayant pas autant d’embouteillages.

    Cherchez les coupables autant que vous voulez. Ce n’est pas résoudre le problème que de se concentrer sur une aspérité quelquonque et négligeable et d’en faire le bouc emissaire d’une situation globale.

    Il ne faut pas se concentrer sur une aspérité si c’est la principale cause du bordel ? Ah. Bon.

    Les classes socilaes les moins aisées ne sont plus à Paris car elles ne peuvent plus s’y loger. Point.
    Quand on s’éloigne à plus d’une heure de son lieu de travail (une minorité heureusement, une étude m’avait étonné sur la distance moyenne au lieu de travail qui n’est pas si élevée que ça), c’est qu’on a pas les moyens payer le loyer requis, ou que son salaire ne fait pas le poids aux yeux du propriétaire contre celui de tous les prétendants au logement dans certains endroits.
    Faire abstraction de cette crise du logement à Paris et prétendre malgré tout parler de la fuite des classes populaires de Paris, c’est à mon sens mépriser la réalité.

    Gloubiboulga.

    Mais peut-être, au vu du vocabulaire fleuri, ce message avait-il pour but (annoncé) d’être un message défouloir d’automobiliste énervé, et non pas de parler de réalités. La circulation est génératrice de stress, c’est clair, mais toutefois est-ce une excuse pour s’autoriser à tout affirmer sans jamais justifier, partant du principe que la véhémence suffit à la cédibilité, ce n’est pas la première fois que je le vois et je le déplore (sachez pour autant que je n’ai pas d’affinité particulière avec le maire, que je ne suis pas pour l’éradiction complète de la voiture, ni pour le tout-bagnole. Les questions de circulation m’intéressent, mais pas pour s’aboyer dessus comme c’est trop souvent le cas. Bien souvent cela ressemble à « Je dis la vérité et il serait pitoyable et pathétique de me contredire puisque je détiens la vérité sans avoir à m’en expliquer. », moi c’est cet état d’esprit que je trouve « pathétique »).

    Il est clair qu’en matière d’arguments posés et détaillés, vous vous posez là.

    Gardez en tout cas à l’esprit qu’avant les couloirs de bus, le flux était de facto plus dense et les carrefours encore plus embouteillés.

    Bah non. Y’a des liens dans l’article. Lisez les. Toutes les études & les chiffres montrent que depuis l’arrivée de Delanouille, le nb de km de bouchons a explosé, alors que la circulation à Paris a baissé de 24%.
    http://euscorecard.inrix.com/scorecard_eu/FR/
    http://news.autoplus.fr/news/1432584/statistiques-embouteillage-France-Europe-circulation

    Bref, vous dites gentiment n’importe quoi, avec véhémence, en espérant que ça passera.

    Et qu’on m’explique un jour une fois, en quoi les couloirs de bus chassent les pauvres. ET LES LOYERS?!
    Si vous avez le choix entre habiter la cité ou un beau quartier, qu’allez vous choisir, vous et la majorité des gens? D’après vous sur quel facteur sinon l’argent les propriétatires choisissent leurs locataires? Si vous savez répondre à ces questions, alors avez bien conscience du motif réel qui fait de Paris une ville de riches, inutile d’aller chercher des excuses bidon parce-que ça donne du crédit « social » à ce qu’on souhaite dénnoncer, en l’occurence un paln de circulation et pas autre chose. Hypocrisie toujours.

    Simple : une expulsion d’un locataire qui ne paye pas prend plus de 30 mois en France (la procédure est prohibitivement longue : http://www.village-justice.com/articles/expulsion-locataire-impayes-loyer,8421.html ) temps pendant lequel le proprio doit s’assoir sur le loyer, sans compter que le locataire n’hésitera pas à lui pourrir son bien avant de s’en aller. Bilan : plus on protège le locataire, plus le proprio augmente les demandes de garanties dont le montant du loyer fait partie – en chassant les revenus modestes, on s’épargne des surprises sur les dégradations, p.ex -. Si on ajoute le phénomène décrit plus haut (proximité des transports en commun) qui ajoutent à l’attrait du bien loué, qu’on tient compte des coûts cachés de ces transports en commun et de la distorsion de marché, on obtient le merdier observé.

    Là encore, comparez avec d’autres pays au lieu de crier non non non avec vos petits poings serrés. Au Canada, il faut quelques jours pour virer un locataire indélicat. Incidemment, les loyers sont faibles et les demandes de garanties peu importantes (comparées à la France). Idem dans d’autres pays.

    Bref : vous n’y entendez pas grand-chose, et vous le montrez avec brio.

  20. Kaloune

    Mes petits poingts ne sont pas serrés, je suis juste fatiguée de la mentalité des parisiens, ce sont des italiens qui font la gueule, toujours prêts à mordre.

    Donc pour résumé vous auriez pu me répondre « tout renvoyé sur toi », ça aurait résumé beaucoup.

    Suaf que j’ai donné des liens, des arguments, et des éléments de réponses. Vous n’en faites rien. Vous étalez à la fois votre ignorance du sujet et une absence pathétique d’arguments solides, parfaitement en ligne avec ce qu’on trouve d’habitude dans la bouche des gens qui viennent troller ici.

    Un truc quand même: dire que l’offre et la demande de logements sont totalement déséquilibrés, ce n’est pas dire que le locataire est maltraité, et ce n’est pas un délire, c’est même enfoncer une porte ouverte. Je suis d’accord d’ailleurs que les lois qui protègent les locataires ont l’effet pervers de poussr le propriétaire à exiger d’autant plus de garanties.

    Eh bien on est au moins d’accord sur une chose.

    Mais en l’occruurence, ne vous inquiétez pas pour moi, je vis pas dans un Walt-Disney et je n’ai pas besoin que la vie soit polarisée entre les méchants et les gentils merci. Je jette pas la pierre aux propriétaires, je dis juste qu’ils ont toute la marge de poser leurs conditions, parce-que dans la journée même ou ils posent leurs annonces ils sont saturés d’appels de candidats.

    Mais ne voyez-vous pas que les deux sont parfaitement liés ? Plus les conditions sont drastiques, moins de gens les remplissent, moins il y a d’appartements loués, plus la demande sur les appartements restants est forte, plus les proprios posent des conditions drastiques. C’est l’exemple type d’un système auto-catalytique.

    Alors si vous ne me croyez pas, faites l’expérience vous même, amusez vous à chercher un logement à Paris, et reparlons en. Comparez avec d’autres villes. Alors je suis têtue moi aussi, et je redis que les couloirs de bus sont un détail miniscule par rapport aux prix des loyers pour expliquer Paris est habité des bourgeois, vous voyez.

    Et moi je vous ai apporté des éléments concrets et chiffrés montrant qu’avec une DIMINUTION des véhicules individuels sur Paris, et une AUGMENTATION des voies de bus, on avait observé une AUGMENTATION du nb de km de bouchons, ce qui montre que vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude avec votre raisonnement.

    Les transports en commun transportent même des balieusards (ce sont les bourgeois qui prennent le REER?), ils sont payés par tous (la voirie qui sert aux autos aussi). Mais les gens qui se serrent dans le bus ont moins d’importance que les gens qui se serrent dans les bouchons?

    Ce sont les mêmes. Précisément parce que les bouchons sont de plus en plus nombreux et coagulent autant les taxis, les bus et les trams que les voitures individuelles. Précisément parce que ces populations sont les moins aisées et qu’elles ont un besoin impérieux de tous les modes disponibles, les riches/aisés habitant à proximité de leur lieu de travail. Mais bordel, vous avez lu l’article que vous commentez ou vous dites n’importe quoi juste pour le plaisir de verbiller ?

    « Il ne faut pas se concentrer sur une aspérité si c’est la principale cause du bordel ? Ah. Bon. »
    Si. Non. Si. Non. Si. Non. Voilà ça c’est fait.
    Et c’est comme pour « les gens se plaignaient avant les couloirs de bus », pareil: Non. Si. Non. Si.
    Comme ça pas la peine de me pourir… La discussion, partie comme elle est, aura le brio qu’elle mérite.

    Elle n’ira pas très loin, parce que vous n’avez aucun argument.

  21. Kaloune

    Bon. Je pense qu’on a tous les deux d’autres choses à faire que ce dialogue de sourds.

    Comme vous écrivez des choses en long, en large et de travers, je vais couper et ne conserver que les arguments « de fond ».

    Ce qui ressort de l’article en gros c’est que les couloirs de bus chassent les pauvres de Paris,
    Non. C’est une telle exagération que c’est insignifiant comme présentation.

    Surtout le lien de cause à effet entre le niveau de vie des parisiens et les couloirs de bus. Donc restons dans nos certitudes, et surtout faisons le avec agressivité, ça me parait là l’essentiel. Je veux bien développer un peu, mais je pense qu’on tombera d’accord à la fin parti comme ça.

    «Vous ne voyez pas que…(loyers) ». Oui je suis d’accord. Et ? C’est ça (les loyers, tout ce qui en découle etc) qui oblige un certain niveau de vie du parisien moyen, surtout certains quartiers. Ça, pas les couloirs de bus.
    Focalisé sur le couloir de bus, Kaloune part dans son petit trip en cinémascope sans comprendre le tableau général pourtant brossé trois fois. Il n’y aura pas de 4ème fois. Le peintre se lasse.

    A moins de casser tous les immeubles haussmaniens et faire des tours, il y a espace limité pour loger à Paris,

    Regardez les autres villes, bordel. Paris n’est pas la seule ville d’Europe. C’est pourtant la pire en matière de bouchon. VOUS LISEZ UN PEU CE QUE J’ECRIS OU NON ?

    d’où la raison d’être de la banlieue (parfois bourgeoise et choisie pour avoir plus d’espace, parfois déshéritée et subie). La distance moyenne des trajets dans la petite Couronne (92, 93, 95, hors Paris) est inférieure à 8km (source IAU), les moins aisés sont beaucoup à prendre les transports en commun, et parmi ceux qui prennent la voiture il y a des csp+ et ++ tout aussi bien (les villes aux plus hauts revenus d’Ile de France sont dans les Yvelines et les hauts de Seine, source : http://www.salairemoyen.com/region-13-Ile_de_France.html. On trouvent des villes parmi les plus bas revenus qui sont limitrophes de paris (Saint-Ouen, Aubervilliers, Saint-Denis…). Evidemment que plus on est excentré plus la distance en km est importante, mais selon l’IAU (vous voulez des chiffres…) le durée moyenne d’un trajet est la même entre Paris, la petite couronne, et même la grande couronne (les moyens de transports privilégiés n’étant pas les mêmes, évidemment que c’est en grande couronne qu’on utilise le plus sa voiture, c’est vers Paris que c’est engorgé, et le périf connu pour ses couloirs de bus) : 85min/jour pour Paris, 82 en petite couronne, et 80 en grande couronne. Et rappelons qu’une voiture (entre le permis, la voiture, l’assurance, le parking, l’entretien, etc.), ça coute beaucoup plus cher que les transports (même ok si dans certains cas c’est nécessaire, matériel à transporter ou autre).

    Vous ne lisez même pas les autres commentaires. Les transports en commun coûtent TOUJOURS plus cher que la voiture individuelle. Par construction. Ecrire ce que vous avez écrit relève de la pure pétition de principe.

    «Y’a des liens dans l’article. Lisez les. ». Sur le champ, et mon rapport demain sans faute. Les liens sur les lampes à incandescence, les 4*4, les normes des émissions, les commentateurs en colère, non. Mais les deux liens que vous avez postés sur mon message, qui mènent tous les deux à l’INRIX (pas d’évolution mentionnée), pour dire qu’il y avait des bouchons à Paris, oui, première nouvelle.

    « le nb de km de bouchons a explosé, alors que la circulation à Paris a baissé de 24%. »
    Et la population a augmenté de combien ?

    Sur la RP ? Elle a baissé (au profit de capitales régionales comme Rennes, Nantes, Lyon, notamment).

    J’ai pas parlé de nb de km de bouchons mais du temps passé à traversé les carrefours à certains endroits de Paris. Enfin peu importe je veux bien retirer le « encore plus », mais surement pas le « embouteillé ». L’autre lecture de votre chiffre c’est que la circulation automobile a baissé de presqu’un quart (l’espace qui lui est réservé a-t-il baissé d’autant? ce serait intéressant). Donc si on ré-augmente l’espace alloué à la voiture, on va surtout ré-augmenter le flux des voitures, sans régler le problème des embouteillages (ou en les atténuant un peu mais de combien?).

    Pétition de principe. La comparaison avec le reste du monde devrait donner des pistes de réflexion. Mais surtout, ne la faisons pas.

    Oui, bien sûr qu’il y avait des bouchons avant, et que les gens se plaignaient déjà avant. Pourquoi l’idée même de faire des couloirs de bus, si la circulation avait été si fluide et sans souci… Personne ne veut l’éradication de la voiture à Paris (nécessaire parfois), mais entre zéro et le ‘tout bagnole’, il y a des degrés. Les autres modes de transports sont tous très utilisés aussi, c’est normal qu’ils bénéficient d’infrastrctures. Le système blablabla conneries sans intérêt, homme de paille, patati patata.

    « les bouchons sont de plus en plus nombreux et coagulent autant les taxis, les bus et les trams que les voitures individuelles. »
    Donc les chauffeurs de bus, en toute logique, sont pour la suppression de ces couloirs, c’est bien ça ? Et on a créé des couloirs alors qu’ils roulaient à l’aise avant les couloirs ?

    Homme de paille. Vous ne répondez en rien à la remarque exacte.

    « Précisément parce que ces populations sont les moins aisées et qu’elles ont un besoin impérieux de tous les modes disponibles, les riches/aisés habitant à proximité de leur lieu de travail. »
    Les mouvements pendulaires concernent toutes les classes sociales (ne serai-ce que les concubins qui ne travaillent pas au même endroit).

    Non. Le revenu par habitant sur Paris n’arrête pas d’augmenter, et plus vite que le reste de la France. Hmmh. Ca doit vouloir dire quelque chose, mais quoi ? Mystère et boule de gomme.

    Mais c’est sur que les centraux ont en moyenne moins de distance à parcourir que les périphériques, enfin sauf s’ils bossent à Roissy (premier bassin d’emploi) ou la banlieue Ouest.

    banalité. Dont vous ne vous servez d’ailleurs même pas pour comprendre quelque chose.

    J’arrête là, réfléchissez bien aux vannes que vous allez sortir, et ouvrez le feu.
    C’est juste lassant. J’ai une vie et autre chose à faire que du nursing pour ados mal grandis.

    1. kaloune

      Ya du niveau dans les arguments en effet. Comme on dit nous les adulescents, là je suis « cassée de chez cassée », monsieur l’adulte m’a bien eu, mais c’est normal il a une vie lui, moi pas (c’est donc ça votre petit plus?). Il sait (car il le sait, et il serait bien stupide d’en discuter d’ailleurs) que tous les automobilistes sont au RMI, tous les csp++++ travaillent à deux pas de chez eux, et les csp+++ yen a qu’à Paris (csp+++ est synonome de parisien), par ailleurs il n’existe qu’un type de parisien le célibatants fluffy (et j’en oublie pardon).

      « Quand on voit les loyers parisiens, on sent qu’il est d’ailleurs en passe de réussir cette éradication méthodique du pauvre : comme le pauvre pue avec sa voiture qui pollue, on va interdire la voiture. » C’est bien de vous ça? L’article dit bien que le prix des loyers découle des infrastructures destinées à autre chose qu’une voiture (ce que vous traduisez par interdiction), donc par ex les couloirs de bus? C’est votre trip, pas le mien. Et vos arguments là dessus, on peut toujours les attendre (je veux dire les arguments hors « banalité », « stupidité », « j’ai une vie moi » « pétition de principe »).

      Comparer avec le reste du monde? Avec Londres qui fait payer une taxe aux voitures qui veulent accéder son centre-ville, ou avec Berlin dont la densité de population est 5 fois moindre qu’à Paris?

      Par ailleurs, désolée pour le dérangement dans votre vie, vous qui avez à peine le temps de râler un article par jour, et de répondre à chaque remarque que vous trouvez pourtant stupide.

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