Port d’arme obligatoire !

Chaque jour qui passe montre à qui veut le voir que ne pas pouvoir ou ne pas savoir se défendre, ou défendre les siens, peut coûter fort cher. À soi-même, bien sûr, mais aussi au reste de la communauté. Dès lors, il apparaît parfaitement logique que soit rapidement imposée, à tous, l’obligation de porter une arme à feu sur soi.

Il n’est qu’à lire les actualités pour constater qu’un bon gros calibre des familles s’impose de plus en plus dans la poche du quidam. Combien de Laëtitia sauvées si l’obligation légale de porter une arme était enfin votée ? Combien de jeunes passés à tabac évités si le risque était quasi-certain de se prendre une volée de plomb dans l’arrière train ? Combien d’agressions homophobes empêchées grâce à la présence obligatoire d’un ou deux .44 habilement dégainés ? Combien de consternants ahuris débarrasseraient le plancher sous la pluie de plomb largement méritée qui les accompagnerait systématiquement à chacune de leur sortie sur le terrain délicat de la politique pipeautresse ?

Vraiment, il n’y a aucun doute, il faut absolument obliger les gens à porter une arme à feu sur eux.

Mmmhh ?

Hardballer .45

A ce point de mon billet, je pense que certains sont déjà perdus, et vont hurler rapidement, dans les commentaires, ou depuis d’autres blogs ou forum, que je suis un dangereux fasciste réclamant l’obligation du port d’arme et l’ouverture de la chasse au faible à bout touchant.

Certes, ils n’auront pas totalement tort ; depuis que je me suis mis à la cuisine du bébé communiste, une fois par mois dans le cadre des rencontres des Libéraux Cocophages Francophones (il existe une phalange pour chaque langue, dites-donc), j’ai, régulièrement, des pulsions de meurtres sanglants, de préférence avec de gros calibres qui envoient plein de petits bouts de métal chaud afin d’éparpiller les chairs dans les gerbes les plus cinématographiquement esthétiques.

MAIS … Avec deux sous de bon sens, et une dose de libéralisme authentique aussi chevillée au corps que la foi aveugle dans un destin messianique l’est à celui de Ségolène Royal (c’est dire si c’est du solide !), personne ne peut demander – libéralement parlant – l’obligation pour tout un chacun de porter une arme à feu sur soi.

Une telle obligation est en effet parfaitement contraire à la morale. Et elle est surtout très inefficace puisqu’il suffit que certaine proportion d’individus consentants disposent d’un tel droit (et non d’une obligation) pour que les effets bénéfiques se fassent sentir.

Cependant, si j’ai formulé si ridicule proposition, c’est parce qu’elle est, en réalité, en parfaite application de la logique socialiste (même si ces derniers, lisant cela, feront de gros yeux qu’ils lèveront bien vite vers le ciel en disant « mais non pas du tout mais enfin c’est un scandale argh » et autres simagrées auxquelles ils nous ont habitués).

Eh oui : il existe une autre chose que ces derniers nous ont, bel et bien imposés, pour la même raison d’absolue nécessité de se protéger, soi-même et nos proches. Nous sommes tous absolument contraints, quoique nous fassions, à contracter une assurance maladie même si nous n’en voulons pas. Et si on nous l’a imposée, c’est bien pour nous protéger quoi qu’il arrive, même contre notre gré.

C’est d’ailleurs le même raisonnement que cinq juristes du Dakota du Sud tiennent en ce moment même, au point d’avoir déposé un projet de loi pour cet état imposant aux résidents de 21 ans et plus de se munir d’une arme « suffisante à leur auto-défense ordinaire ».

Ces juristes savent pertinemment que leur proposition de loi sera rejetée, mais ce n’est pas le but poursuivi par la manoeuvre qu’ils ont employé :

« Do I or the other co-sponsors believe that the state of South Dakota can require citizens to buy firearms? Of course not. But at the same time, we do not believe the federal government can order every citizen to buy health insurance. »

« Est-ce que moi ou les autres co-auteurs pensons que l’Etat du Dakota du Sud peut obliger les citoyens à acheter des armes à feu ? Bien sûr que non. Mais en même temps, nous ne pensons pas plus que le gouvernement fédéral peut imposer à chaque citoyen de contracter une assurance santé. »

Cette démarche s’inscrit en fait dans la fronde qu’organisent actuellement les états qui refusent de plus en plus clairement d’instaurer l’Obamacare sur l’ensemble du territoire américain. Lundi dernier en effet, le juge fédéral de Floride, Roger Vinson, a déclaré la loi Obama inconstitutionnelle. Comme on peut le constater, la situation est bien plus complexe que ce que la presse, de ce côté-ci de l’Atlantique, voulait laisser croire, avec son découpage manichéen et les bons (i.e. les démocrates pro-réforme Obama) d’un côté, et les obscurantistes anti-réforme de l’autre (notamment composée de ces abominables partisans des Tea-Parties dont chacun sait, ici, qu’ils sont tous des fêlés de la gachette).

Et tout comme ces juristes, il va évidemment de soi que je ne veux pas, même de loin, une obligation de port d’arme pour tous les adultes jugés responsables ; il me semble absurde d’obliger les individus à s’armer, et il me semble pareillement absurde de les obliger à s’assurer. Si leur sécurité leur appartient, leur santé aussi.

L’appeau à troll est placé. Combien seront-ils ?

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Commentaires100

  1. boutros

    Pas mal, la photo du thermomètre.
    Dépistage de la maladie garanti.
    (« imposée », l’obligation / ils nous ont « habitués » sauf nous royal : sans rancune, c’est à cause de l’urgence, mais la langue c’est tout ce qui nous reste).

  2. Kelevra

    vous n arretez pas de le dire a tout bout de blog que nous sommes a bisounoursland, l etat maman s occupe de tout et on voit avec quelle efficacite!!!
    mais pour le port d arme, hortefeux a eu une idee geniale, ben si ca lui arrive, recruter des policiers reservistes (100 000) pour soutenir la grande efficacite de la police officielle qui passe plus de temps a roupiller dans les commissariats que sur le terrain.
    apres 3 jours de formation, ou 3 heures, enfin c est pas ca l important, vous aurez un bel uniforme et un calibre. moi j ai deja choisi le mien ca sera un desert eagle cal 50. je sens poindre la franche rigolade quand ca va defourailler dans tous les coins de france.
    c est vrai que quand on voit ca, on a envie de sortir la sulfateuse

    1. Neth

      Hum, je ne pense pas que vous soyez passé par la réserve.^^ Car même si il faut reconnaitre qu’un réserviste a parfois une formation très « légère » (en plus de manquer d’expérience), il ne faut pas croire que sorti des heures de boulots le mec remmène chez lui son joujou.

      D’ailleurs la réserve est une très belle formation GRATUITE (car payée par vos impôts) que chaque jeune qui souhaite apprendre à tirer devrait suivre.
      On y mange très bien, et cela fait de très agré »vacances dans une franche camaraderie.

    2. gem

      Et puis le desert eagle, c’est photogénique, mais en pratique les spécialistes préfèrent d’autre engins ; glock 19 ou fiveseven par exemple.

    3. Flak

      no way jose, .45 double stack ou rien.
      le 1911 tient dans la main comme une epee et pointe avec le doigt, le glock est une petite crotte moulee qui pointe au plafond.

      1. Math McFly

        Le 1911 a une bien belle aura, mais est abandonné depuis belle lurette par toutes les forces d’intervention. Et au profit de quoi ?…!
        Après ça fait bonhomme d’avoir ton discours, mais c’est pas ce qui fait mieux tirer !

  3. Aurélien

    C’est clair qu’une assurance maladie obligatoire c’est aussi dangereux pour les individus et la société que le port d’arme obligatoire… C’est d’une évidence confondante.
    Comme quoi le raisonnement par l’absurde est un art difficile.

    On peut débattre du caractère obligatoire. Je crois d’ailleurs me souvenir que lors d’un débat face à McCain, Obama avait assuré qu’il n’y aurait pas d’obligation. Il est donc normal qu’il se fasse allumé là-dessus. La question se pose mais mérite une argumentation plus profonde que celles des fans du 2e amendement de la constitution US.

    La pertinence de cette réforme se jugera surtout aux nombres de personnes qui souscriront à l’assurance du gouvernement américain plutôt qu’aux assurances privées qui, pour la plupart aux USA pour le coup, sont aussi scrupuleux que des marchands d’armes.

    1. « C’est clair qu’une assurance maladie obligatoire c’est aussi dangereux pour les individus et la société que le port d’arme obligatoire… »

      Et pouf, un argument à côté de la plaque.

      1. Aurélien

        M’en fout, ce n’est pas le mien 🙂

        Les juriste du Dakota du Sud et les 2 juges ayant statué, ne comprennent pas – ou font semblant de ne pas comprendre – l’importance de l’obligation pour la réussite de cette réforme dans l’amélioration du « General Welfare » dont le Congress a, constitutionnellement, la responsabilité législative.

        Sans obligation, la pression sur les assurances privées pour qu’elles améliorent leurs prestations serait quasi-nulle.

        1. LudwigVonMisesFan

          « Sans obligation, la pression sur les assurances privées pour qu’elles améliorent leurs prestations serait quasi-nulle. » Je croyais que c’était la compétition qui incitait les entreprises à s’améliorer. Ah ben non en fait c’est Obama autant pour moi.

          D’ailleurs, Obama croit VRAIMENT que le gouvernement et la régulation sont indispensables à l’innovation.
          http://mises.org/daily/5034/Obama-on-AutoDefrosting-Refrigerators

        1. Aurélien

          Ah mais oui mais non, puisque l’obligation est de souscrire une assurance maladie (privée ou publique), pas de souscrire à l’assurance maladie du gouvernement exclusivement.
          Donc la concurrence jouera bel et bien.

        2. Guluxite2

          Comme pour les téléphones portables ! C’est quand même mieux maintenant qu’on puisse payer que 22 € pour une heure de communication ! T’imagines avant, lorsque tout le monde n’était pas chez Bouygues, SFR et Orange !

  4. Winston (l’autre)

    en passant à propos de South Dakota :
    « As of 2005, South Dakota has the lowest per capita total state tax rate in the United States. The state does not levy personal or corporate income taxes, inheritance taxes, or taxes on intangible personal property. » (Wikipedia)

    Totalement attardés ! 😉

    1. Flak

      ca doit vraiment etre horrible de vivre sans taxes, les gens doivent mourir dans les rues et la guerre civile doit etre partout sur les chemins de terre (plus de routes)
      non?

  5. gem

    Méchant égoiste. Forcément, si au lieu de fréquenter tes banquets de cocophages tout pourri, tu participais joyeusement à de festives réjouissances citoyennes avec de véritables potes, tu saurais qu’on te demande seulement de la SO-LI-DA-RI-TE. Avec tes pauvres concitoyens qui ne peuvent pas se payer des soins (et le fait qu’on les a tondu à l’avance n’a évidemment rien à voir avec le fait qu’ils ont maintenant besoin qu’on leur tricote une petite laine). Note au passage qu’on est déjà bien tolérant avec les méchants de ton espèce, parce qu’on leur demande pas de payer pour les soins du lépreux du bengale ou du paludéen du Nigéria, non, on se limite au sidéen héroïnomane du marais parisien (et ça n’a rien à voir avec le fait que le dernier est plus blanc et plus près du pouvoir que les deux autres, non non). Enfin pour l’instant.

    Tu as besoin d’un traitement de choc, toi. Moraline en perfusion, et 5 prières par heure (en se levant la nuit) : 2 mater (notre mère, qui êtes sécu, etc.) et 2 vzavez (je te salue Bercy etc.) ; si tu trouve que 2+2 ça fait pas 5, tu t’es trompé (pas étonnant, ne pas savoir compter ça fait partie des caractéristiques du turbo-libéral dans ton genre), recommence.

  6. Seb

    Je suis partagé sur tout ça…

    Personnellement, l’OBLIGATION de prendre la complémentaire santé de mon boulot (parce que négociée par la branche & que c’est pour mon bien et que si je suis pas d’accord c’est pareil) me fait hurler.

    la Sécu…. un mal nécessaire. Je ne voudrais pas tomber dans l’excès inverse style USA. Pourquoi pas une couverture minimum… mais que c’est mal géré, mal remboursé… C’est en train de « virer »…

    Je suis encore indécis sur ce point

    1. simple citoyen

      C’est une constante des régimes dérogatoires des assurances.
      Il est illégal de se faire rembourser deux fois le même préjudice, mais pas illégal d’encaisser deux assurances pour le même risque…
      Par ailleurs, bien que personne n’en parle, en tous cas dans les grands medias, vous trouverez sur le net de quoi satisfaire votre curiosité quant à la vraie situation de monopole de la SS et notre obligation vis à vis d’elle.
      De mémoire Claude Reichman a mené un long combat en ce sens et wikilibéral a un article assez complet: http://www.wikiberal.org/wiki/Abrogation_du_monopole_de_la_S%C3%A9curit%C3%A9_Sociale

    2. Before

      « Personnellement, l’OBLIGATION de prendre la complémentaire santé de mon boulot  » : pareil, j’ai toujours pas digéré ! D’autant plus que mon épouse a aussi une mutuelle de groupe, et donc on est deux fois assurés obligatoirement !

      Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un contrat de groupe entre deux acteurs PRIVES (ma boite et la mutuelle) comporte des OBLIGATIONS pour d’autres personnes PRIVEES (sous peine de redressement URSSAF, bien sûr).

  7. axtrall

    c’est une position qui peut se défendre, cependant entre l’obligation d’acheter une arme et celle de s’assurer il y a un gouffre. l’obligation de s’assurer n’entraine pas un risque pour le reste de la population, alors que l’obligation d’acheter une arme fait courir le risque à n’importe qui de se retrouver face à un dangereux dépressif ou tout simplement un cow-boy. Dans le cas de l’assurance maladie, tout le monde rechigne à devoir la payer car il n’en voit pas l’utilité directe cependant nous bien heureux d’en avoir une quand il nous arrive un accident de la vie. Or aux états-unis, un accident de la vie vous mène directement à la rue au vue du cout des soins. Ce que personne ne sait c’est qu’une intervention aux urgences coute 150 euros de qui dissuader tous ceux qui n’aurait pas d’assurance dans ce cas il ne resterait plus qu’aux gens n’ayant pas voulu d’assurance qu’a moisir dans leur coin. De plus l’assurance maladie permet aussi de financer les établissement médicaux publics et permettre des soins d’une qualité supérieure par rapport aux états-unis profitant donc à tous. Certes le port d’une arme pourrait sauver des vie mais à combien de « Columbia » faudrait t’il s’exposait, le risque de voir les fais divers parler de plus en plus de règlement de compte serais fort, les agressions n’aurait plus lieu au couteau ou à main nue mais au pistolet. dans ce cas cela représenterait un retour en arrière à l’ère du far-west, dans ce cas c’est le premier qui dégaine qui a raison. Je ne suis pas un grand socialiste, pour tout dire je n’est pas de préférence politique mais je suis conscient que notre système bien que n’étant pas parfait il a ses avantages et ses inconvénients. De plus pour le pays le plus riche du monde il faudrait s’étonner de voir autant d’écart de classe. Pour ces raisons je trouve se post, assez inutile, mais bon chacun est libre de penser comme il veut.

    1. Woh. wall of text, déjà pour commencer. Le Retour Chariot s’impose.

      Tout ceci est bel et bien bon, mais répond à côté de la plaque. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’argument d’obligation de s’assurer est la même atteinte aux liberté que toute autre obligation unilatéralement décidée. Et que l’argument « c’est pour vous protéger » n’est pas solide.

      Pour le reste, l’empilement de poncifs (aux US, les accidents de la vie vous bousculent dans la rue, le droit d’avoir une arme, c’est Columbine assuré, l’assurance maladie permet de financer des trucs chouettes et sympa, etc…) terminant par un magnifique « c’est pas si mal mais peut mieux faire encore que », ça ne constitue pas vraiment un début d’argumentation cohérente.

    2. gem

      Si tout ce qui est raisonnable devient éligible à l’obligation, bienvenu dans le monde où on contrôle que tu respecte chaque jour 8 heures de sommeil, deux mictions, une défécation, et trois prises alimentaire selon le barème de la sécurité sociale (et, tant qu’à faire, avec les rations qu’on va te fournir à cet effet, comme ça, on va faire de belles économies d’échelle, dans le respect des principes écolobio qui s’imposent ça va de soi)… ca va roxxer !

      Ben non. Faut pas mélanger le devoir (moral) et l’obligatoire (juridique), ça donne un bad trip. L’assurance au tiers obligatoire, OK, faut bien que chacun puisse faire face à ces responsabilités à l’égard d’autrui a propos des dommages qu’il peut leur faire. L’assurance personnelle, c’est juste débile. Ou plutôt, non, c’est juste révélateur que le berger aime avoir un troupeau de moutontribuables en bonne santé ET une occasion de les tondre ; en plus c’est encore plus drôle si c’est au motif de leur tricoter un pull 🙂

      1. Hefjee

        « Ben non. Faut pas mélanger le devoir (moral) et l’obligatoire (juridique), ça donne un bad trip. L’assurance au tiers obligatoire, OK, faut bien que chacun puisse faire face à ces responsabilités à l’égard d’autrui a propos des dommages qu’il peut leur faire »

        Oui mais non. Pas d’obligation d’assurance, quelqu’en soit la finalité.
        Qu’une personne soit responsable de ses actes et des violations occasionnées à autrui, nous sommes d’accord.
        Que cette personne veuille s’assurer pour parer à ce genre d’éventualité, c’est entièrement son choix.

        1. gem

          ouais, enfin, ça peut le faire pour un type qui a les moyens (avec un inconvénient : y’en a déjà qui préfère se tirer plutôt que se prendre un malus sur l’assurance, si il doit tout payer de ta poche ça devient carrément pousse-au-crime), mais pour un insolvable ?

          OK, tu l’envoie en tôle, ou même aux travaux forcé pour lui faire payer ; seulement en attendant, ça va lui faire une belle jambe, à la victime qui s’est fait cassé les deux pattes, et qui doit en plus s’assoir sur la réparation civile…

          Et pas la peine de me dire qu’elle aurait pu s’assurer elle-même contre le risque de te faire rouler dessus : c’est quand même pas à elle de payer ce genre d’assurance, ce serait la négation de la notion de responsabilité

    3. Mateo

      Oh la belle collection de clichés sans fondement empilés les uns ur les autres. Et une victime de plus des médias / éd. Nat / discours politiques franchouillards, une!

    4. Flak

      « e que personne ne sait c’est qu’une intervention aux urgences coute 150 euros de qui dissuader tous ceux qui n’aurait pas d’assurance dans ce cas il ne resterait plus qu’aux gens n’ayant pas voulu d’assurance qu’a moisir dans leur coin. »

      ahahahah

    5. Théo31

      « l’obligation de s’assurer n’entraine pas un risque pour le reste de la population »

      Bah si, quand le bordel est géré par des syndicats, ça donne 70 ans de déficits en France. Ca donne de la dette, des impôts qui croissent en permanence et ça crée des couches de pauvreté à mesure que le déficit persiste. Et bien souvent, ça se termine très mal.

      « fait courir le risque à n’importe qui de se retrouver face à un dangereux dépressif ou tout simplement un cow-boy. »

      Et quand ce cowboy dépressif est un flic ?

      « l’assurance maladie permet aussi de financer les établissement médicaux publics et permettre des soins d’une qualité supérieure par rapport aux états-unis profitant donc à tous. »

      Vous expliquerez cela aux 4000 morts annuels de maladies nosocomiales.

      « il ne resterait plus qu’aux gens n’ayant pas voulu d’assurance qu’a moisir dans leur coin. »

      Normal : faut assumer ses choix de temps en temps. Si vous faites le con et que vous n’êtes pas assuré, il est naturel d’avoir à payer l’intégralité de la facture.

      « retour en arrière à l’ère du far-west »

      Faudrait se renseigner un peu plus et regarder beaucoup moins de westerns.

      1. LudwigVonMisesFan

        Faut lire le chapite de Capitalisme et liberté sur l’assurance maladie. Milton Friedman rappelle que le système de santé serait totalement différent si il n’était pas socialisé.

        Aujourd’hui,même aux Etats Unis, il faut un maximum d’autorisations administratives pour ouvrir un hopital. Résultat, pas assez de structures de soins donc pas assez d’offre donc des coûts qui grimpent.

        D’ailleurs, même aux States, les médecins contrôlent le nombre de diplômés chaque année. Encore une fois, peu de médecin=prix en hausse.

        Donc les mecs qui nous disent que les coûts de la santé sont trop hauts ne se rendent pas compte que le système socialisé crée une hausse artificielle des prix.

        De plus, une entreprise d’assurance qui fait faillite c’est grave mais c’est pas la fin des haricots. Par contre, quand la Sécu n’aura plus de sous combien de personnes seront totalement à la rue et incapables de se soigner?

        1. Il faut aussi reconnaître que la plupart des actes médicaux ainsi qu’une bonne partie des actes chirurgicaux peuvent être effectués par de bon techniciens (sans compter qu’en plus, c’est souvent l’assistant bloc qui fait l’opé courante quand le chir s’occupe surtout des opérations moins traditionnelles, même en France). Autrement dit, la surprime payée par des diplômes extrêmement longs, des numerus clausus, des autorisations très complexes dans le monde de la santé ont artificiellement fait gonfler tout le domaine.

  8. Daniel

    C’est vrai ça, pourquoi vouloir rentre certaines choses obligatoires !
    L’assurance maladie obligatoire, c’est ridicule, je suis en bonne santé (jusque la ça va, …), j’en ai pas besoin.
    Des impôts pour payer la police, c’est absurde, je préfère me payer une arme et me défendre moi même.
    Des impôts pour payer l’armée, c’est grotesque, je m’en fiche si on est agressé, de toute façon je collaborerai.
    Etc …

    Le problème n’est pas de savoir si certaines choses doivent être obligatoires et d’autres facultatives, le problème est juste de fixer le curseur au meilleur niveau.

    L’assurance maladie obligatoire devrait par exemple avoir une franchise de 1000 euros par an.
    Le montant des impôts dédiés au financement de la police devrait être voté spécifiquement par le peuple (vous avez un sentiment d’insécurité ? On augmente le taux de base de cet impôt, payé par tout le monde de manière égale car toutes les vies ont la même valeur).
    Etc …

    1. Ah oui, le coup du curseur, très bon ! Et jamais fait avant ! Pour le placer, on va utiliser une méthode facile, ça s’appellera « le vote des gens ». Et puis quand les gens ne votent pas dans la direction qu’on veut pour le curseur, on les fait revoter. Ou alors, on utilise d’autres méthodes. Et ça marche à tous les coups.

      1. Flak

        « L’assurance maladie obligatoire, c’est ridicule, je suis en bonne santé (jusque la ça va, …), j’en ai pas besoin. »

        regarde H16, de l’irresponsabilite apprise…

    2. gem

      Les gens ne sont pas débiles, en général, quand un truc est utile ils l’adoptent sans qu’on ait besoin de le rendre obligatoire. La plupart des gens ont des mutuelles santé, par exemple, alors que ce n’est pas obligatoire et que leur utilité en est limitée puisque les gros risques sont déjà pris en charge par la sécu.

      Inversement si tu as besoin de rendre un truc obligatoire, il y a de sérieuses question à se poser …

      L’existence éventuelle de réfractaires ou d’exclus, pour des raisons bonnes ou mauvaises, de leur choix ou à leur corps défendant, je ne vois pas en quoi ça peut justifier une obligations pour tous. On ne met pas tout le monde en tôle parce qu’il y a des voleurs, et on ne rend pas le l’alimentation obligatoire même si il y a des affamés et des anorexiques.

    3. Mateo

      « L’assurance maladie obligatoire, c’est ridicule, je suis en bonne santé (jusque la ça va, …), j’en ai pas besoin. »

      Oh le beau cliché de pensée franchouillarde et/ou socialiste!
      « Si tu ne veux pas que l’Etat s’occupe de ceci ou cela, c’est que tu es CONTRE ceci ou cela ».

      Appliqué ici, ça donne: « tu es contre le fait que ce soit l’Etat qui fasse office d’assurance santé ou contre l’obligation de s’assurer? C’est donc que tu penses que s’assurer ne sert à rien »

      Bravo pour ce grand moment d’intelligence!

  9. dico

    La couverture maladie publique, et l’obligation d’y adhérer qui va avec, constitue ce qu’on appele un impot, ou plus généralement un tribut : je verse un partie de mes richesses à celui qui possède un pouvoir sur moi (en l’occurence l’état), qui, en retour, est sensé m’offrir protection.

    Ca s’inscrit donc parfaitement bien dans un système féodal (dont socialismes et capitalismes sont des formes modernes, ayant toutes les deux en commun un choix de type « moindre mal »), où ces règles ont une justification interne. Ce n’est pas le cas de l’obligation de porter des chaussures rouges ou des armes à feu. A moins bien sur que celles-ci soient fournies par le détenteur du pouvoir et exclusivement par lui, ET que chaque partie conçoive que leur possession améliore le bien-être de son détenteur.

    Ce qu’on peut légitimement critiquer, c’est la rationnalité du système. Mais à ce moment, il faut faire l’analyse jusqu’au bout; l’irrationnalité des système féodaux ne s’arrêtant pas aux frontières du socialisme.

    Sur un tout autre plan, l’assurance maladie pose, contrairement au port d’armes, un problème de santé publique (mister obvious reporting!), au sens strict du terme. La santé de mes voisins est aussi indirectement ma santé; alors même que je peux être totalement indifférent à leur risque de se faire aggressés au couteau ou d’être écrasés par une voiture, le point de vue consistant à les obliger à un minimum d’hygiène me parait défendable. Tout libéral anarchiste et individualiste que je suis, je ne peux nier qu’une épidémie est un problème de nature collective (ouh, le gros mot), et qu’il n’est pas inconcevable d’essayer d’y apporter des solutions collectives, voire coercitives.

    Bref, j’abonde dans votre sens lorsque vous dites que les choses sont bien plus complexes que ce que la presse veut nous faire croire, et j’ajoute des deux cotés de l’atlantique.

    1. « socialismes et capitalismes sont des formes modernes (de système féodal) » : non.
      « il n’est pas inconcevable d’essayer d’y apporter des solutions collectives, voire coercitives » : collectives, éventuellement, coercitives, certainement pas.
      Exemple type : la vaccination. Elle n’est pas indispensable à 100% de la population (en gros et pour simplifier, au-delà d’un seuil – dépendant de la maladie elle-même – tout nouveau vacciné n’apporte pas de protection supplémentaire aux autres individus). Mais chacun a tout intérêt à éviter la guigne que suppose choper la maladie. Et comme la vaccination a un coût, il s’établit un point d’équilibre entre ceux qui veulent et peuvent se faire vacciner et ceux qui ne le veulent pas. Sans coercition.

    2. gem

      suis d’accord sur un point : les maladies infectieuses sont un problème de santé publique, qui peut justifier une réponse collective obligatoire et coercitive (vaccination par exemple).

      Seulement la sécu, elle ne s’occupe quasiment pas de ça. Elle fait surtout des soins traumatiques (de la bobologie à l’accident de la route en passant par la fracture de ski), de la cancerologie, des accouchement et des avortements, de la propagande anti-tabagique… Des trucs que ne sont pas de la santé publique, mais de la santé privée.

      1. Mateo

        Non, la sécu ne dispense AUCUN soin de santé ou quoique ce soit s’en approchant. La sécu, ce n’est PAS un système de soins, c’est un système d’assurance (santé, retraite, chômage et… allocs).

        Je ne comprends pas trop pourquoi cette confusion entre système de soins (médecins, hôpitaux etc.) et système d’assurance est si répandu en France.

        1. gem

          La confusion est répandu parce qu’elle est légitime : tout ça c’est un vaste bordel plus ou moins intégré, qu’on pourrait aussi bien appelé « système socialiste bordélique de financement, distribution, et gestion des pénuries et privilèges, en matière de soins, calinothérapie sociale, et tout le reste ». Seulement c’est un peu long et finalement pas plus précis que simplement « sécu » (même si, tu as raison, en toute rigueur la sécu stricto sensu – ou sangsue stricto – ne fait que gérer -mal- du pognon).

        2. Epicier vénéneux

          je verse un partie de mes richesses à celui qui possède un pouvoir sur moi (en l’occurence l’état), qui, en retour, est sensé m’offrir protection.

          Ca s’inscrit donc parfaitement bien dans un système féodal (dont socialismes et capitalismes sont des formes modernes, ayant toutes les deux en commun un choix de type « moindre mal »), où ces règles ont une justification interne. Ce n’est pas le cas de l’obligation de porter des chaussures rouges ou des armes à feu. A moins bien sur que celles-ci soient fournies par le détenteur du pouvoir et exclusivement par lui, ET que chaque partie conçoive que leur possession améliore le bien-être de son détenteur.

          Vous vous mettez le doigt dans l’oeil: l’immense majorité des médecins ne sont pas fonctionnaires, le stock des pharmaciens n’est pas le stock de l’Etat, et ces deux professionnels se réservent le droit de se passer de l’Etat, ce que j’appelle personnellement de tout mon coeur. Pour eux, la Sécu n’est qu’un client comme les autres (patients, mutuelles, assurances).

      2. Nicolas B.

        Quelle drôle de conception la santé publique…. La seule santé que je connaisse est la santé d’un individu… La santé publique… On fait la moyenne des malades et des biens portants???????????????? C’est idiot comme principe!

  10. Aurélien

    @Naufrage:

    « En quoi la pression sur les assurances privées serait-elle plus grande? »

    Quelques millions d’assurés en plus sur le marché… ça incite à l’effort commercial et qualitatif. D’autant que l’obligation rendra les assurés encore plus attentifs aux différentes offres. Sans obligation ces millions là seraient bien moins nombreux.

    1. Epicier vénéneux

      Mon expérience au quotidien au contact des enfoirés des caisses primaires et des mutuelles m’a appris exactement l’inverse; le caractère obligatoire transformera le marché libre en marché captif.

      Je prédis en conséquence un alignement sur le tarif le plus élevé pour un service aligné sur le plus médiocre.

      1. Mateo

        Et même, il y a toujours « ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas »: même si ça avait l’effet escompté, c’est-à-dire des économies réalisées dans le domaine de l’assurance santé, ce serait au détriment de tous les autres secteurs, puisque l’argent que l’on serait forcé à dépenser pour l’assurance ne pourrait être dépensé dans d’autres secteurs ou épargné (moins de capital disponible pour l’investissement etc.).

        On voit tout de suite que le même raisonnement appliqué à d’autres domaines est absurde: « obligeons tout le monde à acheter une voiture pour faire baisser le prix des voitures », « obligeons tout le monde à acheter des cannes à pêche pour faire baisser le prix des cannes à pêche » etc.

        Par contre, ce n’est pas parce-que cet argument est fallacieux qu’on ne peut en trouver d’autres qui pourraient justifier une obligation…

    2. Ieremenko

      Ah bon ? J’aurai plutôt dit l’inverse, il est plus difficile de vendre un produit a quelqu’un qui n’est pas obligé d’acheter ce genre de produit qu’à quelqu’un qui est obligé.

      Si je me tourne vers un produit en temps normal c’est que j’éprouve un besoin auquel ce produit est censé répondre. Ses vendeurs feront donc leur possible pour qu’il me corresponde, sinon ils ne me le vendront pas.

      Si je suis obligé et que je dois acheter sans besoin, je me tournerai probablement vers le service au prix minimum. Peu importe ce service. C’est donc moins d’effort.

        1. LudwigVonMisesFan

          « Si je suis obligé et que je dois acheter sans besoin, je me tournerai probablement vers le service au prix minimum. Peu importe ce service. C’est donc moins d’effort. » Pour cela il faut pouvoir choisir le service à acheter.

          Si le gouvernement oblige à acheter il ajoute des dizaines de consignes de sécurité et d’homologations qui fait augmenter le prix artificiellement.

          Et il désignera aussi des vendeurs agrées qui seront les seules habilités à vendre le service. Ce qui fera augmenter encore plus le prix.

  11. Messer

    La protection de ses propres biens ou de sa personne relève de l’initiative de chacun (niveau assurance j’entends).

    Toutefois, la responsabilité civile c’est quelque chose de très différent. Il s’agit juste de s’inscrire dans une optique de protection des victimes face aux dommages subis. Et là ca me parait plus légitime comme obligation.

    Cependant, comment contraindre des gens qui n’auraient pas les moyens à payer ce genre d’assurance ? En les sanctionnant financièrement ? :/

  12. Pedro

    Bonsoir,

    C’est la dernière phrase de votre billet qui me fait intervenir.
    Vous dites à propos des adultes responsables « Si leur sécurité leur appartient, leur santé aussi ».
    Et bien je pense qu’un bon gauchiste comme vous les aimez pourrait vous répondre :
    « Justement non : de même que leur sécurité ne leur appartient pas, leur santé ne leur appartient pas non plus. C’est l’affaire de l’Etat de gérer tout ça. ».
    Et il vous déploiera une argumentation faite de « gens qu’il faut protéger contre eux-mêmes », de » campagnes de vaccination qui doivent toucher tout le monde pour être efficaces », etc.
    Et en vous répondant cela il sera logique (ce qui n’empêche pas qu’il puisse avoir tort).

    1. Théo31

      La vaccination est obligatoire en France.
      Les vaccins contiennent de l’aluminium.
      L’aluminium dans le cerveau provoque la maladie d’Alzheimer.
      Conclusion : c’est l’Etat qui est responsable de cette maladie. CQFD.

  13. will

    Voici un trollus vulgaris. Il va faire caca.

    Assimiler un flingue et une assurance sur la seule base que les deux « protègent » est peut-être une rigolote opération linguistique pour se moquer de la gauche, mais reste complètement crétin, tout comme ces cinq juristes qui croient « marquer un point » alors qu’ils ne font que montrer leur manque de réflexion et leur egoïsme.

    On pourrait croire, ici, qu’il a terminé. C’est déjà une belle grosse crotte fumante. Mais non. Le troll a 23m d’intestin, ce qui lui fournit une bonne capacité de production colombine.

    Quand j’achète un flingue, je me protège, moi. Je me donne ainsi un avantage sur les autres. Si tout le monde achète un flingue, je perd mon avantage et c’est comme si personne n’en avait (sauf pour l’environnement et les finances des vendeurs d’armes).

    Après les crottes fumantes, les crottes lolantes. Quand tout le monde a un flingue, c’est comme si tout le monde n’en avait pas. Essayons avec voiture : quand tout le monde a une voiture, c’est comme si tout le monde n’en avait pas. On peut essayer avec plein d’autres trucs, c’est toujours aussi con. Notre troll raisonne en terme d’avantage, et non en terme d’utilité. Le troll est bête. Il est tellement bête qu’il pense que le troll, c’est les autres.

    Le même raisonnement s’applique pour le dopage, ou bien pour quelqu’un qui voudrait se lever au cinéma pour mieux voir: si tout le monde se lève, tout le monde à l’air d’un con et personne ne voit mieux.

    Et après, on me dit en intro qu’assimiler flingue et assurance, c’est complètement crétin. Notre troll, non content de faire caca et de faire rire, fait aussi une pirouette après s’être pris les pieds dans le tapis rhétorique. Joli soleil.

    Quand je souscrit une assurance, la seule conséquence est-elle de me protéger ? Non, je protège également (avec un peu de CHANCE, exclusivement) les autres.
    Si tout le monde prend une assurance, est-ce que je suis moins bien protégé ? Non.

    Notons que tout ceci marche aussi avec un flingue.

    Les deux ne sont donc pas comparable.

    Bien sûr ici je parle du principe originel de l’assurance, où on ne fait pas payer plus cher ceux qui ont le plus de chances d’en avoir besoin !

    Le cerveau fatigue. Les paupières sont lourdes. On sent qu’il dit un truc drôle, mais on se perd, un peu. On reprend une bière. On rigole. Tout ceci est sans importance. Le troll rote.

    L’obligation de souscrire une assurance n’a rien de paternaliste, et ne peut pas être comparée à l’obligation de mettre sa ceinture, de manger 5 fruits et légumes ou l’interdiction de fumer.
    C’est une histoire de solidarité. On n’oblige pas les gens à se protéger, on les oblige à protéger les autres !

    Oui, voilà, on oblige les gens à être solidaire. Soyez spontanés ! Soyez aimables ! Ne soyez pas si dociles ! Ici, le troll ne fond pas de fusible. Il n’est pas équipé pour comprendre. Il pète. Les paupières se referment.

    1. Ieremenko

      « C’est une histoire de solidarité. On n’oblige pas les gens à se protéger, on les oblige à protéger les autres ! »

      Se protéger de quoi ? On se protège d’abord soi (cancers, accidents), ensuite pour les maladies contagieuses :
      Se vacciner contre des virus contagieux et dangereux ça nécessite une assurance ?

      Pour la grippe et la gastro et autres joyeusetés saisonnières, à ce que je sais l’existence de la sécu n’arrête pas les épidémies. Ceux qui vont chez le médecin quand ils ont ces maladies le font pour se protéger eux même, pour ce qui est des autres c’est déjà trop tard.

      Donc aidez moi à comprendre en quoi on protège les autres quand on a une assurance maladie, à quel degré de criminalité on est.

      Au passage je remercie h16 pour ce moment de fou rire à la lecture de ses commentaires (à tel point que je l’autorise un smileys) 😀

      1. will

        Je parle évidemment d’une protection financière, lorsqu’on a besoin de soins trop onéreux.
        L’assurance protège les autres car dans la plupart des cas (je vous le souhaite) l’argent que vous payez servira à aider ceux qui en ont besoin.

        1. dans la plupart des cas l’argent que vous payez servira à aider ceux qui en ont besoin.

          Ce n’est pas ce qui se passe. Il y a de plus en plus d’argent qui ne sert qu’à rembourser de la dette contractée à cause de déficits répétés (ceux de la Sécu sont colossaux). Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent qui sert à « aider » ceux qui n’en ont pas besoin (et je n’ai même pas besoin d’évoquer les cures en thalasso). Et quant à ceux qui ont besoin de soins, ils sont de plus en plus nombreux à rester sur le carreau.

          C’est en France, c’est maintenant, et c’est avec le système collectiviste.

    2. Pierre

      > Quand j’achète un flingue, je me protège, moi. Je me donne ainsi
      > un avantage sur les autres.

      Si tu descends le type qui voulait te violer, te découper en morceaux, puis tout jeter dans le lac (pas forcément dans cet ordre), tu protèges aussi sa prochaine victime.

      Note que tu peux aussi prendre des photos avec ton téléphone pendant qu’il te viole, te découpe en morceaux, puis jette le tout dans le lac, si tu as confiance dans la justice de ton pays.

      > Si tout le monde achète un flingue, je perd mon avantage
      > et c’est comme si personne n’en avait

      Faux : Au pugilat, une racaille a 100% de chances de victoire contre une mamie ; si les 2 sont armés c’est plutôt 50/50.

      1. Epicier vénéneux

        Note que tu peux aussi prendre des photos avec ton téléphone pendant qu’il te viole, te découpe en morceaux, puis jette le tout dans le lac, si tu as confiance dans la justice de ton pays.

        Si et seulement s’il vous donne sa permission expresse.

  14. kwak chung seok

    sur le site de l’article consacré à l’agression du jeune à Agen : je lis ceci dans les commentaires :

    « offusqué de voir que dans un journal lu par toute une population locale, vous ne prenez meme pas la peine de vérifier vos sources!! Les 10 jours d’ITT sont revus actuellement par la police, car il ne présente qu’une égratignure au front sans aucun autre hématome, et surtout aucune clavicule fracturée!! La « victime » n’a pas été accusé a tort, il a été pris sur le fait, avec le portable I-phone (donc pas n’importe quel portable) de la personne chez qui il était AMICALEMENT convié! Ce ne sont pas des accusations hatives qui lui ont été portées puisqu’il était en possession d’un objet ne lui appartenant pas! Cet article ne représente pas du tout les faits réels, et prouve encore une fois que l’information publiée n’est en aucun cas vérifié… Vous devriez vraiment prendre plus connaissance d’un sujet au lieu de publier des faits diffamatoires. »

    Et l’autorisation du port d’arme signifie que n’importe lequel de vos voisins, camarades, n’importe quel passant peut, sur un coup de tête ,vous brûler la cervelle car il aura à disposition permanente le moyen de le faire.
    La liberté de se défendre avec une arme c’est aussi la liberté d’abattre; Et imaginez des björn avec des armes à feux rôdant dans vos alentours…

    1. Mmmh oui, mais c’est aussi la possibilité de louper sa cible et se prendre une volée de plomb en retour. Le flingue pour tout le monde, ce serait comme … comme… la bombe atomique pour plusieurs états : dès qu’il y en a un qui l’a, poum, c’est sûr, il va faire tout péter.

      Oh, ce n’est pas ce qui s’est passé en vrai. Diable.

      Pourquoi ?

      1. Epicier vénéneux

        Indice: dans certains Etats américains, il est interdit de se ballader avec une arme de poing chargée planquée dans une boîte à gants, alors qu’il est tout à fait légal de marcher dans la rue avec un rutilant Mossberg 590 entre ses mains.

      2. Ieremenko

        Parce que l’Etat c’est le bien.

        D’ailleurs dans les films, c’est toujours des individus qui veulent faire exploser des bombes.
        Les gens sont des bêtes, alors que l’état y fait rien que pleins de choses gentilles.

        Bisous.

      3. kwak chung seok

        Comparer la bombe atomique pour les États à l’arme au titre individuel est pour le moins vaseux… et peu convaincant.

        Ceux qui ont déjà eu l’occasion de lire mes posts sur ce blog (bien installé dans mes favoris) sauront que je n’ai jamais dit que l’État était le bien et l’individu le mal, je n’ai jamais rien affirmé d’aussi grotesquement manichéen. Propos caricatural, haineux, violent, volonté claire de me désigner comme un adversaire, de me mettre dans un camp prédéfini (les honnis bisounours, ces blattes qui ne pensent pas comme nous autres, si intelligents)
        Pourquoi tant de violence ? Je ne fais qu’exprimer un doute, n’en ai je point le droit ? Je vous prierais d’être plus démocrate. Je ne suis pas un bisounours, merci.

        Le mal n’est pas exclusivement concentré dans l’entité abstraite qu’est l’État. Le mal est en chaque HOMME, chaque individu, partout. La vie d’un homme c’est une croissance et un déclin mais c’est aussi une guerre intérieure sans trêve, une guerre contre le mal en soi. Le mal ne disparait pas quand l’État recule ou s’effondre, bizarrement. Croire que le mal disparait quand l’Etat s’immisce et croire que le mal disparait quand l’Etat se retire est d’une égale NAIVETE.

        Ceux qui ont étudié l’Histoire de la Chine savent par exemple à quoi ressemblait ce pays sans État fort (seigneurs de la guerre, années 1915-1935): le règne de la gâchette, milices, misère, chaos,famine, prostitution de masse et même.. Cannibalisme ! Bref, presque aussi pourri que le bond en avant du grand boucher Mao ! La solution politique est au milieu, la solution est grise, de compromis, imparfaite, et ne pourra jamais satisfaire pleinement des gens qui adhèrent passionnément à une pensée politique. Que ceux qui croient sincèrement que le bonheur coïncide parfaitement avec une doctrine politique se préparent à de terribles désillusions.

        Et puis l’État, ça reste la somme d’individus qui le composent, non?

        L’un des pays les plus surs et tranquilles dans lesquels j’ai vécu c’était justement la Chine contemporaine, où il me semble que la possession d’arme à feu est strictement prohibée. en France, me promenant à Roubaix ou certains quartiers de Lille, je n’éprouve pas cette sérénité dans mes déplacements et tribulations en ville, idem pour un séjour à Boston et New York.

        J’ai personnellement déjà été agressé ou victime de tentatives de vol à l’arrachée à plusieurs reprises dans notre bon pays; mais je m’en suis toujours sorti et n’ai jamais eu besoin d’arme à feu en ces circonstances… Peut être justement parce que mes agresseurs n’en avaient pas sur eux… Où avez vous vu des bjorn armés ? Au nord les bjorn sont légions mais je n’en ai jamais vu me pointant avec des 44, vous oui ? Et je parle de bjorns ici, pas de « bandits professionnels » qui braquent des supermarchés.

        Je ne ferme pas la porte au débat, je n’ai pas de conviction définitive sur le sujet difficile et complexe des armes à feu, évidemment un pistolet peut dans certains cas précis se révéler d’une utilité vitale, mais de grâce, n’essentialisez, ne caricaturez pas si facilement les points de vue, on dirait des débats de télé !

        J’ai simplement cette intuition, appuyée par des statistiques au long cours relatives aux crimes à main armée en France et ailleurs qu’il ne serait pas judicieux de légaliser le port d’armes dans notre pays . Les homicides sont très médiatisés mais leur nombre n’a cessé de diminuer au fil des décennies; ce qui augmente en revanche c’est la délinquance facile, gratuite, le vol à l’arrachée, la rapine je dirai.

        D’ailleurs le taux d’homicide rapporté à la population en 2000 était de 6,2% aux Etats Unis et de 0,7% pour la France, parmi l’un des plus bas au monde (voir ça par exemple : http://www.disastercenter.com/crime/uscrime.htm ou http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_intentional_homicide_rate). La différence est considérable et avérée dans les faits.

        Si je ne suis pas d’accord avec vous je ne mérite qu’une volée.. de plomb ?

        Bonne nuit et bonne continuation H16,
        votre blog mérite ses 97 000 visites mensuelles

        1. Pourquoi tant de violence ? Je ne fais qu’exprimer un doute, n’en ai je point le droit ? Je vous prierais d’être plus démocrate. Je ne suis pas un bisounours, merci.

          Allons, du calme. Certains ont effectivement l’invective facile, mais bon, pour le moment, je crois que c’est juste un peu de chahut sans grande conséquence.

          Le mal ne disparait pas quand l’État recule ou s’effondre, bizarrement. Croire que le mal disparait quand l’Etat s’immisce et croire que le mal disparait quand l’Etat se retire est d’une égale NAIVETE

          En fait, c’est le contraire. Il y a peut-être cette guerre intérieure que vous décrivez, mais il y a surtout la constatation que lorsque l’état s’immisce, la guerre devient extérieure d’autant plus vite. Autrement dit, ce n’est pas « moins d’état => mal disparaît », c’est plutôt « plus d’état => mal s’accroît ». Ce que le libéral moyen constate simplement, c’est qu’il faut revenir à l’état de moindre mal.

          Ceux qui ont étudié l’Histoire de la Chine savent par exemple à quoi ressemblait ce pays sans État fort (seigneurs de la guerre, années 1915-1935): le règne de la gâchette, milices, misère, chaos,famine, prostitution de masse et même.. Cannibalisme !

          Là, il y a confusion entre anarchie et anomie. L’un n’est pas synonyme de l’autre. Ce que vise le libéral, c’est la minarchie ou l’anarchie, pas l’anomie.

          l’État, ça reste la somme d’individus qui le composent, non?

          Non, ça, c’est la société. L’Etat est une fiction juridique.

          L’un des pays les plus surs et tranquilles dans lesquels j’ai vécu c’était justement la Chine contemporaine, où il me semble que la possession d’arme à feu est strictement prohibée. en France, me promenant à Roubaix ou certains quartiers de Lille, je n’éprouve pas cette sérénité dans mes déplacements et tribulations en ville, idem pour un séjour à Boston et New York.

          Comme quoi, les impressions personnelles… Pour avoir vécu à NY, je m’y suis toujours senti plus en sécurité qu’à Paris. Notamment dans le métro. Les stats sur les homicides pour la Chine ne sont pas dispo (ou fortement sujettes à caution, dirons-nous). La conclusion est qu’un état fort ne permet certainement pas de garantir la sécurité des citoyens. Et de surcroît, c’est rarement cette « sécurité »-là qui est réclamée…

          je m’en suis toujours sorti et n’ai jamais eu besoin d’arme à feu en ces circonstances

          Et donc ?

          je parle de bjorns ici, pas de « bandits professionnels » qui braquent des supermarchés.

          Il faudra que je retrouve un passionnant article d’un commissaire de la crim qui expliquait que les petits malfrats (björn & sven) étaient de plus en plus souvent impliqués dans le grand banditisme et de plus en plus tôt, pour faire leurs armes. Autrement dit, c’est – malheureux de vous contredire – bel et bien ceux-là qui font les braquages sanglants qu’on connaît actuellement et c’est d’ailleurs parce que ce ne sont plus des types froids et calculateurs comme on en trouvait dans les années 70 qu’on assiste de + en + à des batailles rangées.

          Concernant les stats américaines comparées aux françaises, il y a tant de biais dans les études proposées qu’on ne peut pas tirer de conclusions, et certainement pas celles que vous faites. Ainsi, en 1998, l’ONU a publié une « Enquête internationale sur la réglementation des armes à feu » qui montre qu’il n’y a pas de rapport entre le nombre d’armes disponibles et le taux de mortalité par armes à feu. Le paradoxe américain est que le niveau de délinquance générale est comparable, voire inférieur à la norme des autres pays développés d’une part et d’autre part les taux d’homicides et de viols (rarement perpétrés avec une arme quelconque) sont plus élevés et en outre l’excès de criminalité est à la fois circonscrite géographiquement – des zones déterminées du centre ville des Mégapoles – et socialement au bas de la hiérarchie (familles monoparentales vivant sous le seuil de pauvreté). Toujours dans la partie stats, on découvre que la France compte le plus grand nombre et la plus forte densité de chasseurs de la Communauté Européenne, mais elle est avec l’Allemagne le pays qui compte le plus faible taux d’accidents, et 90% des décès par armes à feu sont … des suicides (et l’arme à feu n’est pas le moyen le plus utilisé pour le suicide). Quant aux homicides, on trouve facilement que leur majorité n’est perpétrée au moyen d’une arme à feu dans aucun pays développé. Ces statistiques mélangent les meurtres et les interventions légales ; au début des années 90, la délinquance générale aux États- Unis était dans la norme des pays développés et au tournant du millénaire, elle est même moindre que dans plusieurs pays de l’Union Européenne. Même les homicides ont diminué bien que leur taux reste plus élevé que dans les autres pays riches. Mais durant la dernière décennie 5 millions d’armes à feu par an ont été achetées par les ménages américains. La plupart des états ont adopté une législation permettant le port d’arme dissimulée. Avec ces mesures pragmatiques la délinquance « banale » qui était, en 1990, au niveau européen, comme l’hyper violence ont diminué aux USA. Dans le même temps, les pays européens qui ont tous durci inutilement leur réglementation des armes ont vu cette délinquance augmenter. Le phénomène est patent au Royaume Uni.

          On peut discuter à perte de vues sur les statistiques, qui, très généralement, sont largement biaisées dans un sens ou dans l’autre (notez toutefois qu’il est bien plus simple d’en trouver, de production étatique, dans le sens du strict contrôle que dans l’autre : eh oui, faire des stats avec nos sous pour montrer qu’on est indispensable, c’est plus facile que faire des stats sur fond privé montrant que le port apporte une amélioration). En général, ces discussions sont stériles.

          Et on s’éloigne : comme mentionné avant, le sujet du billet n’est pas la pertinence du port d’arme à feu. Il porte sur l’absence de nécessité d’obligation de protection.

    2. Alex6

      Bien sur. Savoir que seuls les delinquants ont des armes et que moi je n’en ai pas, c’est tres rassurant! Jamais aucun de ces delinquants ne me tirera dessus, alors qu’un voisin, on ne sait jamais…
      Et une paire de pieds dans le tapis, une!

  15. Epicier vénéneux

    La liberté de se défendre avec une arme c’est aussi la liberté d’abattre; Et imaginez des björn avec des armes à feux rôdant dans vos alentours…

    Des Björn hostiles et armés sur ma propriété?

    1. Théo31

      « La liberté de se défendre avec une arme c’est aussi la liberté d’abattre »

      En 2002, le groupe Pantera se produisait dans une salle quand un cinglé a abattu le guitariste et 3 autres personnes et blessé son frère. Il se trouvait qu’un flic était dans la salle pour le concert et avait gardé son arme de service. Il a flingué le taré et évité que le carnage se poursuive.

      Dans un lycée US (je ne sais plus lequel), un jeune est venu faire un carnage. Il se trouve que quelques jours auparavant, le directeur avait interdit les armes à feu dans l’établissement.

      A Zoug en Suisse, un fou a fait un carnage en abattant des politiciens. Il était illégalement armé. Parmi les politiciens, plusieurs pratiquaient le tir mais étaient légalement désarmés.

      1. flak

        les anti-armes partent d’une approche différente dans laquelle acte criminels, infraction et accidents sont tous mélangés.
        Dans leur approche, tous les territoires et terrains sont aussi melanges, aucune difference n’est faite entre milieu urbain et rural, ni en fonction de la dangerosite habituelle de l’endroit, ni en fonction de rien d’ailleurs: c’est l’approche emotionnelle relative au fait social qui envahit tout, exactement comme pour les reflexions economiques.

        1. Exactement. Et une fois tout mélangé, il ressort que ah mon dieu mais c’est trop horrible, ce serait le far west (des films spaghettis, hein, pas le truc pour de vrai où les crimes étaient très rares), etc…

  16. adnstep

    Mes chiffres ne sont pas récents, mais bon :
    aux Etats-Unis en 2003, on recense 30.242 victimes (soit 83 par jour) répartis comme suit : 17.108 suicides, 11.829 homicides et 762 accidents (pour 300 M d’hab).

    Une stat de 2006 donne 1367 morts par armes à feu en Europe (pour 467 M d’hab).

    Le danger de la disponibilité des armes est réel : elle peut encourager la préméditation de leur usage, qu’il s’agisse d’homicides ou de suicides. Elle permet ainsi de planifier le meurtre de plusieurs personnes suivi tout de suite après du suicide du meurtrier mais également de faciliter l’usage d’une arme sous le coup d’une pulsion. On remarque aussi que la disponibilité des armes est fortement corrélée avec les suicides et les meurtres de femmes (alors qu’une bonne baffe, hein…).
    Deuxièmement, les détenteurs d’armes et leur entourage sont plus enclins à être victimes de crimes violents par armes à feu que les non-détenteurs : en effet, ils ont aussi un mode de vie généralement plus violent que les non-détenteurs. On pourrait appeler ça l’autorégulation de la racaille.

    En France, traditionnellement, les accidents occasionnés par les armes à feu surviennent essentiellement lors de partie de chasse.

    Cependant, les chasseurs français sont, avec les Allemands, les plus sûrs d’Europe. De même, la chasse est, parmi les activités de plein air, une des moins risquées : 40 morts par an.

    Alors que les chutes occasionnent à elles seules près de 10 000 décès par an en France, ce qui relativise grandement les morts par armes à feu.

    Et nous conclurons donc qu’il est urgent d’interdire la marche et la randonnée, ce sont des activités trop dangereuses.

    1. Stéphane

      Ce n’est pas tout à fait vrai puisqu’une chute fatale au cours d’une partie de chasse sera probablement comptabilisée comme décès suite à une chute, et non accident de chasse (qui implique probablement fusil, coup de feu, toussa.)

      Donc chasser est relativement sans risque, pour peu qu’on regarde bien où on marche…

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