Cet été, l’économie est en string topless sous un cagnard de folie

Si le mois de juillet n’avait pas été totalement calme, le mois d’août est à peine entamé qu’il promet déjà des rebondissements dignes de films Hollywoodiens. On croyait que l’épisode « Pas de répit pour la mauvaise Grèce » signait la fin de la saison 2011 : que nenni ! L’épisode suivant, « Il Cavaliere dell’Apocalisse », avec Silvio en guest-star, nous offre une suite renversante et pas du tout prévisible…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, comprenez bien que tout ce qui suit est scripté.

Malheureusement, c’est par les Keynésiens, qui n’y comprennent goutte et, prenant le manuel d’urgence à l’envers, s’échinent à aligner méthodiquement les réponses les plus catastrophiques aux problèmes qu’ils analysent de travers.

Ainsi en va-t-il du feuilleton médiocre de la dette américaine : il fallait avoir deux trains de retard pour ne pas comprendre qu’un accord serait évidemment trouvé, et se vautrer dans la facilité intellectuelle pour imaginer que les marchés allaient gober le bricolage minimaliste.

Et il faut être un peu limité, ou totalement servile, pour oser croire comme le fait S&P, l’agence de notation, que les marchés ont déjà intégré un déclassement de la note américaine (qui n’intervient pas alors qu’il aurait dû depuis un moment). Ici, on joue à se faire du bien : si l’on déclasse, pardon, quand on déclassera, vous verrez, ça ne fera même pas mal.

Tu parles.

Même en utilisant des « peut-être » et des « éventuellement », l’hypothèse d’un bon gros ouragan de merdes n’est maintenant plus écartée. Certains l’annoncent timidement, mais il suffit de regarder les nouvelles économiques s’amonceler du mauvais côté de la balance pour comprendre que la messe est dite :

* Les bons obligataires du trésor allemand sont maintenant achetés même avec un rendement nul corrigé de l’inflation. Retraduit en français normal, cela signifie simplement que les investisseurs fuient les autres bons, à commencer par les italiens. C’est l’affolement.

* Le Japon est obligé de faire intervenir sa banque centrale pour … freiner la hausse de sa monnaie. Là encore, on se demande exactement en quoi ceci montre une vigueur retrouvée de la monnaie européenne, ou une maîtrise du bidule par nos dirigeants. L’adjectif « paniqué » semble bien mieux coller aux réactions des politiciens (qui nous vendent, fort cher, leur prétendue expertise) que celui de « maîtrisé ».

* Berlu l’Italien n’a pas réussi à convaincre. Entre sa voix mal posée, son discours creux et les petites discussions budgétaires repoussant à 2014 toute velléité de remise en ordre des comptes de la nation, on comprend la fébrilité des marchés.

* FébrilitéAngoisse des marchés qui se traduit par … des rachats massifs des dettes irlandaises et espagnoles par la BCE. Non, ça ne pue pas. Les arrêts intempestifs de cotation ne sont que la marque d’une petite panne logicielle sans gravité. C’est la routine. D’ailleurs, Jean-Claude T. a repris deux fois du boudin à la cantine.

* L’Espagne baigne dans le pognon facile. A tel point que ses dirigeants ont décidé d’annuler son émission obligataire du 18 août prochain. Ce serait trop abuser, les piscines d’euros sont pleines, et les « clignotants sont au vert. Vif. »

* Quant au CAC40 en France, quand il est coté, il se porte mieux que bien.

Mais tout ça, c’est de la gnognote. Ce sont les parties émergées d’icebergs joufflus qui flottent dans notre direction. Pour rappel, le Titanic a déjà coulé et les barcasses de sauvetage, dans lesquelles pagaient furieusement de façon parfaitement désordonnée des dirigeants européens en mode panique, font des ronds pathétiques.

Government Demotivator

Car en réalité, tout le monde sent confusément que cette histoire de monnaie unique et, plus largement, cette histoire de monnaie fiat, c’est très mal barré. On ne s’étonnera pas que le mouvement de thésaurisation de piécettes bat son plein.

Certains y verront une bulle sur l’or, c’est évident. D’autres noteront que bulle ou pas, si la zone euro subit un défaut de paiement, l’euro risque bel et bien de dévisser sévèrement et que la possession d’or ou d’argent physiques risque de s’avérer plus qu’utile.

Et c’est là que les choses deviennent croustillantes : sous le prétexte habituel de nous venir en aide, le législateur envisage d’encadrer (pour ne pas dire saboter) la vente d’or en France.

En substance, on utilise une recrudescence réelle ou fantasmée des vols de métaux précieux pour … retirer aux citoyens toute possibilité de fuir (ne serait-ce qu’en partie) le système de fraude légale du papier monnaie.

En fait, tout ceci n’est qu’un film, basé sur une histoire d’horreur, réalisé par des cascadeurs chevronnés de la finance internationale qui n’hésitent pas à commettre des actes inouïs, faisant fi de dangers toujours plus grands, pour épater la galerie et faire croire qu’ils maîtrisent quelque chose. Ne faites jamais ça à la maison ! Vous seriez poursuivi par le fisc, et la Justice vous pendrait par la peau des fesses.

Tous ceux qui ont deux sous de bon sens savent que cela va mal se terminer : les états sont maintenant noyés dans leurs propres dettes. Il n’y a que trois issues :

  1. Faire face et rembourser. Ce qui entraînerait déflation et rigueur telle qu’aucun politicien ne peut l’envisager. Il va de soi que cette solution, la plus honorable, est celle qui ne sera jamais envisagée : trop de têtes tomberaient.
  2. Déclarer des défauts de paiement. Ça revient à imposer aussi de la rigueur, mais le politicien peut continuer à prétendre qu’il a tenu tête aux marchés, à l’instar d’un Chavez ridicule qui prétend augmenter le salaire minimum lorsque le pouvoir d’achat s’effondre dans des proportions terrifiantes.
  3. Faire partir l’inflation. Là encore, les pauvres vont devenir encore plus pauvre, les riches encore plus riches (magie du socialisme), mais le tout, en douceur et sous les applaudissements d’une foule inculte aux principes économiques de base.

Quand on factorise la pleutrerie et la veulerie de notre classe politique, gageons que le 2 et 3 seront panachés.

Décidément, jamais la phrase « Je suis du gouvernement et je viens vous aider » n’aura autant fait peur.

Cette Europe est foutue.

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Commentaires63

  1. David Brabant

    Vous fûtes distrait : « les marchés aller gober » les marchés allaient gober.

  2. stella

    C’est la chute final….
    Au ritme ou sa va, il va etre intéressant d’échanger son cash contre des contre des pièces euro des régions.

  3. sam_00

    Bonjour H16,

    Excellent billet comme toujours.

    Juste une remarque : le lien, sur l’annulation d’émission obligataire du 18août par l’espagne, ne marche pas.

    -> Corrigé

    En tous cas, encore merci pour cette franche rigolade … avant l’apocalypse.

    sam

    ps: tiens, chose étrange, le « cour moyen » du lingôt d’argent sur ebay décole (pas de lien, simple constat personnel).

  4. BA

    Vendredi 5 août 2011 :

    Taux espagnols et italiens au plus haut.

    La prime de risque payée par l’Espagne et l’Italie sur les marchés obligataires a atteint un plus haut historique vendredi matin par rapport à l’Allemagne, pays de référence de la zone euro, sur des craintes de contagion de la crise de la dette en zone euro.

    A 08H58 (06H58 GMT), le « spread », ou prime de risque, était à 417 points de base pour l’Espagne et 416 pour l’Italie.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/08/05/97002-20110805FILWWW00284-taux-espagnols-et-italiens-au-plus-haut.php

    Italie : la Bourse de Milan ouvre sur une chute de 3,5 %.

    La Bourse de Milan a ouvert vendredi sur une chute de 3,5% à 15.563 points après s’être effondrée de 5,16 % jeudi, le marché étant pris de panique en raison des perspectives inquiétantes de l’économie mondiale et des craintes de contagion de la crise de la dette.

    Toutes les valeurs étaient dans le rouge. Parmi les plus fortes baisses, la banque Intesa Sanpaolo lâchait 7,72 %.

  5. Le Gnome

    Si au moins cela pouvait amener les états à plus de modestie, mais même en rêve, je n’y crois pas.

  6. BA

    Vendredi 5 août 2011 :

    Italie : nouveau repli surprise de la production industrielle en juin.

    La production industrielle a accusé un nouveau repli surprise de 0,6 % en Italie en juin sur un mois, alors que les économistes misaient sur une légère hausse, a annoncé vendredi l’Institut national des statistiques Istat dans un communiqué.

    Les économistes s’attendaient en effet à une légère progression de 0,1 %, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

    Sur un an, la production industrielle a augmenté de 0,2 % en juin, un chiffre largement inférieur aux attentes des économistes qui misaient sur une hausse de 1,7 %.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=52108207f961754d216c9e6e9fac95c0

  7. Pere Collateur

    C’est une sythèse pragmatique et hélas totalement exacte que vous nous offrez là.
    J’ai la même depuis deux ans, et cela me conduit par exemple à attendre the « Big One » crash boursier de la mort qui tue pour re rentrer de nouveau en bourse.

    Et comme vous, je pense que les dernieres gammelles des marchés ne sont que de faibles escarmouches comparé à la suite logique qui arrive.

    Par contre sur l’or, j’ai toujours été sceptique. Je pense que posséder des morceaux d’entreprises est une bien meilleur idée que des métaux précieux.
    Enfin ca n’est que mon avis… Que je partage…

    1. C’est un avis que je partage aussi. Mais actuellement, il est encore un peu tôt pour les bouts d’entreprise (ou alors, des entreprises peu connues). Le CAC va continuer à descendre. L’or, lui, va continuer à monter dans l’immédiat.

      1. Pere Collateur

        Et vla ti pas que les US viennent de perdre leur AAA.

        Là ça devient fun. Je vais faire le plein de pop corn, me mettre à la fenêtre et admirer le spectacle.
        Ça va tanguer sévère dans les slips. On a pas finit de rigoler.

  8. kelevra

    a l avenir le bien le plus precieux sera une arme pour defendre sa vie.
    qui peut croire que la grece va rembourser, que les etas unis s enfoncent de plus en plus dans la crise, de l invasion de l europe par l afrique, de la folie des musulmans, de la montee des extremes droites dans toute l europe
    ca sent mauvais tres mauvais

  9. deres

    Les tentatives keynésiennes de relance ne fonctionne que si on a accumulé des réserves pendant les périodes de vaches grasses pour compenser les périodes de vaches maigres. Disons que l’économie étant cyclique, on cherche à aplanir la croissance en minimisant les hausses et les baisses pour avoir une croissance moyenne tout le temps. Mais nos chers gouvernement socialistes/populistes/interventionniste font en fait de la relance keynésienne en permanence. Donc ils amplifient les hausses et la chute quand la baisse se produit. De plus, ils n’ont pas accumulé de réserves, au contraire, ils ont déjà accumulé de la dette. Il est donc impossible de trouver suffisamment d’argent pour relancer l’économie et celui dépensé est simplement gaspillé à repousser de quelques mois l’échéance où on ne peut plus s’endetter pour dépenser à tort et à travers.

    Ce qui se passe actuellement est que les plans de relance s’essoufflent et que les marchés comprennent que la misérable reprise était purement artificielle. Les prévisions de croissance sont donc fausses et avec elles les promesses des entreprises. Pire, les budget des gouvernement sont basés sur le succès de leurs propres plan de relance de l’économie mondiale. En son absence, les mensonges de rétablissement futurs s’effondrent et ont se rend compte que le roi est nu.

    Au final, les plans de relance effectués s’apparentent juste à des mesures comptables douteuses pour obtenir un bilan annuel flatteur au détriment du bilan de l’année suivante. En dépensant plus, on fait augmenter artificiellement la croissance, donc promettre une reprise et des dépenses futurs, qui sert immédiatement de justification à continuer à dépenser.

    Pour le moment, c’est foutu, il faudra d’une façon ou d’une autre faire tourner la planche à billet. On est condamné à cela si on veut éviter une situation à la japonaise durant des années. Le problème, c’est que les politiques continueront comme avant quand on aura éponger l’ardoise de leurs erreurs. De ce point de vue, je pense que la fin de l’euro serait catastrophique. Les politiques retrouveraient illico presto la gomme magique de la « dévaluation compétitive » qui permet de cacher derrière des prétextes fallacieux l’accumulation de leurs lâchetés hypocrite.

    1. Melkion

      Les électeurs ont la mémoire courte. Les bons mots de Keynes ne sont pas tombés dans des oreilles de sourds.

  10. Glam

    le Keynesien c’est le gars qui tient absolument a attacher son hamac a un seul bout, et a tenir l’autre avec sa main pendant qu’il s’allonge dedans.

      1. Glam

        inspiree par l’affiche de ‘salut l’ami, adieu le tresor’ avec Bud Spencer et Terence Hill.Je me suis longtemps demande si ca marchait, avant qu’un Keynesien m’affirme que oui oui, absolument, mais seulement si tu es tres fort.

        1. gem

          non, pas quand tu es très fort, quand tu es très malade au contraire. Quand tout va bien tu peux te faire l’effort d’attacher les deux bouts.

  11. ANT1

    Defaut de paiement, krach boursier, recessions… comment s’y preparer? N’est il pas trop tard pour acheter de l’or?

    1. Si c’est pour du long terme, non : il n’est jamais trop tard pour bien faire. Si c’est pour faire une plus value, tu prends des risques (modérés actuellement, mais sur quelques semaines ou mois, personne ne peut dire ce qui va se passer exactement).

  12. estelle92

    C’est bien gentil, tout ça, mais on oublie un peu vite que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la panade (les marchés et les banques).
    Il serait temps qu’ils prennent leur paume (et ça permettrait peut-être d’écorcher un peu moins le pékin moyen…).
    Ce n’est pas une question d’idéologie mais de morale publique.
    NB : je ne dédouane pas pour autant les États de leurs turpitudes…

    1. Pandora

      Non !! Les financiers ne sont que des intermédiaires. Ils gèrent l’argent pour le faire fructifier au mieux et éventuellement financer les entreprises si elles leur paraissent rentables.
      Les véritables responsables sont les législateurs qui ont édicté des règles et des normes permettant de faire n’importe quoi avec la monnaie et surtout de contourner les mécanismes de marché régit par les lois de l’offre et de la demande

        1. Théo31

          « morale publique »

          Avec des gens comme Tron, Delanoé, Tapie, DSK, Dray, Woerth, Lagarde, elle est terriblement bien représentée. Sans oublier les proxénètes de la classe ouvrière. Vive la république fromagère !

      1. estelle92

        Ah, je vois, tu crois à la responsabilité et à l’autorégulation des marchés ? On en reparlera quand il n’y aura plus personne pour solder les comptes de la crise financière…
        Mais c’est vrai que, depuis trente ans, les politiques ont abdiqué leurs responsabilités…
        Est-il trop tard pour revenir en arrière, quoique le lobbying des financiers, c’est quelque chose, je l’ai vu fonctionner (trente ans de banque et dix ans de société de bourse)…
        Au final, la finance ne tourne plus que pour elle-même, et pas pour les entreprises.
        C’est non seulement immoral mais c’est devenu inefficace.

        1. On en reparlera quand il n’y aura plus personne pour solder les comptes de la crise financière…

          Impossible ! Comme on va tous mourir, il n’y aura plus personne. On ne pourra donc pas en reparler.

          Mais c’est vrai que, depuis trente ans, les politiques ont abdiqué leurs responsabilités…

          Ah non. Ils ont abdiqué leur culpabilité. Responsables, mais jamais coupables. Cependant, c’est tout de même fort gonflé de dire qu’ils ont abdiqué alors que la part des états dans l’économie n’a cessé d’augmenter et que leurs décisions, toujours plus nombreuses, ont des impacts tous les jours de plus en plus fort dans notre vie courante. On ne peut pas à la fois reprocher à l’Europe d’être trop puissante ET en même temps trop libérale (donc de moins en moins interventionniste), c’est juste totalement contradictoire.

          Au final, la finance ne tourne plus que pour elle-même, et pas pour les entreprises

          Justement, quelle est la raison qui a fait qu’en 30 ans, la finance tourne plus pour elle-même que pour les entreprises ? Pourquoi est-il plus rentable d’aller dans la finance que faire du bon vieux capitalisme à papa en investissant dans une entreprise ? Ah bah on dirai que c’est parce que … parce que putain, investir dans une entreprise est devenu un parcours du combattant où, si l’entreprise n’est pas adoubée par l’Etat, on se fait ponctionner de tous les côtés et où le moindre effort est récompensé par des coups de bâton de l’administration et des politocards, pardi.

          Bref : qui sème le vent récolte la tempête. Et qui récolte la tempête pendant qu’il est en train de chier s’en prend plein les naseaux.

        2. poum

          « Ah, je vois, tu crois à la responsabilité et à l’autorégulation des marchés ? On en reparlera quand il n’y aura plus personne pour solder les comptes de la crise financière… »

          cyclic redundancy check fail

  13. Pandora

    H16, l’inflation n’est pas une solution envisageable pour les allemands, quand on connaît leur histoire et la période d’hyperinflation qu’ils ne veulent surtout pas revivre.
    Il n’y a qu’en France (et aux Etats-Unis) qu’on envisage la solution de l’inflation pour réduire la dette publique.

    1. Bien sûr que l’inflation n’est pas envisageable. Et c’est pourquoi je parle de panachage pour ce qui se passera probablement ; la proba que les Allemands quittent l’Euro n’est donc pas nulle.

      1. Pandora

        Comme le disait Clémenceau, l’Allemagne paiera ! Mais ce ne sera pas sans contrepartie : les autres devront mieux gérer leurs finances publiques (la France n’est évidemment pas concernée..). Tous les politiques et les hommes de l’Etat en Europe : Arbeit !!
        Elle ne peut pas quitter l’Euro : ses exportations (qui se font à 60% en zone euro) seraient renchéries d’autant et les autres pays lui achèteraient moins.
        Elle a fait de la compétitivité extérieure une priorité, ce qui suppose une monnaie stable (l’Euro) qui ne perturbe pas le système des prix.
        La population allemande a accepté de laisser le Mark parce que l’Euro serait géré indépendamment des pouvoirs politiques (qui ne se sont pas gênés pour rogner la valeur de leur monnaies nationales avec leurs politiques publiques keynésiennes).
        Nous changeons de monde et les politiques européens n’ont plus d’autre choix que de trouver une solution à la dérive des endettements nationaux.
        Cette Europe n’est pas foutue : le pire n’est jamais sûr.

        1. lmae

          En gros tu penses que les Allemands vont diriger la Grèce, la France etc ?
          Et comment ? Et avec quelle légitimité (à part « la bonne gestion financière ») ???
          En gros l’Europe arrive à son terme: soit elle se transforme en dictature « pour le bien de tous », soit elle explose…

        2. Pandora

          Les Allemands ne vont pas diriger un autre pays que le leur. Ils ont connu un dictateur et sont vaccinés du pouvoir totalitaire. En Allemagne, aucun pouvoir n’est concédé sans un contre-pouvoir équivalent qui peut contrôler les décisions dudit pouvoir.
          Ce qui signifie qu’aucune décision n’est possible sans négociation préalable. Ils n’auront que la seule légitimité que nous accepterons de leur donner.
          Pourquoi les gouvernements accepterons-ils de lui laisser ce pouvoir de contrôler nos finances publiques ? Parce qu’ils n’ont plus le choix : c’est le seul pays qui a fait des réformes sociales dures et qui est considéré comme sérieux financièrement.
          Les députés allemands ne s’amusent pas à voter un principe de précaution dans la constitution (comme les français) : ils votent un principe de retour à l’équilibre des finances publiques. Tout est dit.

      1. gem

        je suis bien sûr que si. Il y a un marché, donc il y a des fournisseurs. Même si évidemment un kit ne fait pas le boulot tout seul (m’enfin je suppose qu’un kit bien fait contient quelques how-to adaptés)

        1. poum

          il te faut un couteau et de quoi le maintenir, un fusil a pompe calibre 12 avec differents types de munitions en fonction de ce que tu chasses,de quoi demarrer un feu dans n’importe quelles conditions, de l’equipement de camping, du materiel de peche a la ligne, de quoi purifier de l’eau (pilules ou filtres), une bonne quantite d’eau de source, de piles, de gaz propane et un rechaud, d’essence, des boites de conserve, des toiles impermeables, un vehicule capable de franchir les obstacles, un barbecue ou au moins une grille du cuisson,un arc de plus de 10 kg de tension, des fleches, eventuellement du cash en dollars canadiens, eventuellement des pieces d’or.
          tout depend si tu veux survivre chez toi ou dehors.il te faut aussi des glowsticks, des bougies, des fumigenes de detresse en mer, une lampe torche de qualite top moumoute (surefire), une petite hache (fiskars), eventuellement des flares et le pistolet qui va avec, des jumelles, du paracord, des bottes de bonne qualite (bates), des vetemens pour le froid, le chaud, la pluie.Du DEET en spray ou creme contre les insectes.
          je conseille un Camelbak, et apprendre a gerer l’habillement et hydratation en fonction de la temperature et de l’effort.il te faut aussi des sacs a dos de differentes tailles (un petit, un gros).
          eviter les couleurs vives, eviter le noir.
          plus: des jumelles de vision nocturne gen1 ou 2 si tu es riche, un projecteur infrarouge.de bonnes lunettes de soleil pas fragiles, du necessaire de toilette, un chapeau a bords (boonie), plusieurs echarpes et foulards.

        2. poum

          j’ai oublie le medikit: bandages de toutes tailles, flexibles et transparents (les nexcare sont top), gaze, du kerlix, des agrafes, des antis douleur, de la morphine, des anti-rhumes, des antibiotiques en masse (bonne chance pour les obtenir), de la poudre de proteines (Weider 90% ), des atelles, des anti chiasse, des deconstipants, plusieurs paires de ciseau, des anti-histaminiques.
          DU SEL.
          DU POTASSIUM.

        3. D.E man

          un simple 12 juxtaposé ou superposé suffit largement, de plus vu le statut administratif du fusil à pompe en France.

        4. D.E man

          Les fusil à pompe (sauf ceux limité à un coup) sont classés en 4ème catégorie et donc relève de l’autorisation préfectorale,mais les préfets ont la consigne de refuser leurs délivrance (les carabines n’étant pas concernées), pour les semi-automatique ceux ayant une capacité inférieure ou égale à 2+1 coup (1 cartouche chambrée + 2 en magasin) peuvent être acheté avec le permit de chasse ou la licence de tir.

        5. Glam

          je viens de me renseigner sur le pompe, illegal depuis 98 apparemment.une des armes les plus efficaces pour la defense…tout ca parce que les cailleras s’en servent.pays de merde.je suis passe sur les forums de chasse et bien sur il y en a pour trouver ca super.Il faut une population de blaireaux pour faire un pays de blaireaux, on n’y echappe pas.Si on rendait le sucage de bites obligatoire pour les fonctionnaires d’etat il y en aurait encore pour applaudir.Je suis content d’etre loin, et triste pour ceux qui sont restes, qui vont devoir assurer avec deux coups ou des armes illegales.Et bien sur, on peut parier que ceux qui ont des ‘plans’ auront l’autorisation, et ne leveront pas le petit doigt pour defendre leurs voisins en cas de coup dur.Pathetique.

  14. BA

    La BCE va acheter des obligations italiennes à partir de lundi.

    La Banque centrale européenne (BCE) est d’accord pour commencer à acheter des obligations d’Etat italiennes à partir de lundi en échange de l’engagement du gouvernement italien à accélérer la réduction des déficits, a annoncé vendredi un ministre italien.

    « Tout le monde craint que nos obligations ne deviennent des bouts de papier sans valeur mais avec le retour à l’équilibre budgétaire un an plus tôt que prévu, la BCE a garanti qu’à partir de lundi elle achèterait nos obligations », a déclaré aux journalistes le ministre des réformes institutionnelles Umberto Bossi.

    « Pour nous, c’est une solution, une garantie », a déclaré M. Bossi, qui est aussi le chef de la Ligue du Nord, principal allié du Premier ministre Silvio Berlusconi au sein de la coalition gouvernementale de centre droit.

    « Nous avons absolument besoin de ces obligations parce que si nous n’arrivons pas à les vendre nous ne pourrons pas payer les retraites ou la santé, c’est donc une obligation pour nous », a-t-il ajouté.

    M. Berlusconi avait indiqué plus tôt dans la journée que l’Italie allait accélérer son programme d’austérité adopté par le parlement le mois dernier afin de faire en sorte que l’équilibre budgétaire soit atteint en 2013 et non plus en 2014 comme prévu initialement.

    Les marchés boursier et obligataire italiens ont été bousculés au cours des dernières semaines en raison des craintes suscitées auprès des investisseurs par l’ampleur de la dette publique, la croissance anémique et les tensions qui affaiblissent le gouvernement.

    La prime de risque, à savoir l’écart entre le taux des obligations allemandes, référence du marché, et les bons du Trésor italiens a atteint des niveaux record au cours des derniers jours.

  15. FrédéricLN

    Excellent billet, comme toujours. Quel été !

    Ceci dit, la solution 3 a déjà été testée de façon répétée depuis 3 ans et a échoué de façon répétée (ni la planche à billets américaine, ni les fonds de sauvetage européen, ni le robinet du « plan de relance » français, n’arrivent à créer de l’inflation).

    J’ai l’impression que dans nos économies très ouvertes, dont le circuit « production et consommation nationales » est principalement constitué par le secteur non-marchand, on a perdu la clé de l’inflation.

    La solution 2 s’impose donc, et au moins depuis le printemps 2010. La retarder ne sert pas à grand chose, sinon à permettre aux gros investisseurs proches des pouvoirs (ou de bon sens) de vendre sur le marché leurs titres de dette publique à de plus naïfs qu’eux.

    Si elle n’a pas été choisie, c’est parce que se passer de 80 ou 100 milliards par an d’emprunts nouveaux (à l’échelle française), c’est l’assurance de très grosses révoltes sociales si on le fait en coupant les dépenses, et c’est l’assurance d’un échec immédiat si on prétend trouver des recettes en taxant les patrimoines ou les revenus — qui fuiront immédiatement ailleurs.

    Face à ces deux chemins peu engageants pour leur avenir personnel, les gouvernants préfèrent faire du sur-place en assurant « les marchés » de leur absolue « volonté ». Leur pouvoir s’enfuit à grande vitesse — mais comment a-t-il tenu jusqu’en 2011 ???!

  16. BA

    Samedi 6 août 2011 :

    La Bourse saoudienne, la première place boursière mondiale à réagir à la dégradation de la note souveraine américaine, a perdu 5,46 % samedi en clôture, dans un marché inquiet de cette décision sur les Etats-Unis et aussi affecté par la situation dans la zone euro.

    Ouverte le samedi alors que les autres places financières sont fermées, la Bourse de Ryad, la plus importante du monde arabe, est la première à réagir à la décision historique, prise vendredi par l’agence de notation financière Standard et Poor’s, d’abaisser la note souveraine des Etats-Unis.

    A la clôture samedi, l’indice vedette Tadawul All-shares (TASI) a terminé à 6.073,44 points et la baisse a concerné toutes les valeurs de l’indice.

    Le marché saoudien a réagi au coup de tonnerre créé par la décision de l’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P) de priver les Etats-Unis de sa notation AAA attribuée à sa dette publique, pour la première fois de leur histoire.

    « La décision de S&P et les problèmes de dette en Europe effrayent les investisseurs », a déclaré un analyste financier Abdulwahab Abou Dahesh.

    Les actions des grandes banques saoudiennes ont perdu 4,7 % (Al-Rajhi a cédé 5,2% et Samba Bank -6,98%).

    Celles des compagnies pétrochimiques ont reculé de 6,7% comme les actions du groupe Sabic (-5,54%). Les valeurs liées aux groupes de construction ont également abandonné 6,4%, tout comme celles du secteur des télécommunications avec les actions de STC, qui ont lâché 2,56% et celles de Zain KSA (-6,15%). Etihad Etisalat a aussi perdu 5,9%.

    « Les actions saoudiennes ont réagi à deux facteurs : les fortes pertes enregistrées sur les marchés financiers ces derniers jours, la baisse des cours pétroliers, et la décision de S&P sur la dette américaine », a indiqué l’économiste Mohammed al-Omran dans un entretien à la chaîne de télévision Al-Arabiya.

  17. BA

    Israël : échanges suspendus à la Bourse de Tel-Aviv après chute de 6 %.

    JERUSALEM – Les échanges de la Bourse de Tel-Aviv ont été suspendus dimanche après une importante baisse enregistrée dans le sillage de la dégradation de la qualité du crédit des Etats-Unis.

    Selon la radio publique israélienne, l’indice TA-100 des cent premières valeurs de la Bourse de Tel-Aviv a plongé de 6% avant la suspension des échanges, au début de la semaine boursière.

    De même source, le TA-25, l’indice qui regroupe les 25 plus importantes capitalisations du marché, a de son côté baissé de 5,2%.

    Vendredi, l’agence Standard and Poor’s a abaissé d’un cran la note attribuée à la dette publique des Etats-Unis, pour la première fois dans l’histoire de ce pays.

    La Bourse de Tel-Aviv est l’une des rares Bourses au monde à être ouverte dimanche.

  18. Intelligence Financière

    A ce point le bourse de Tel-Aviv est fortement dependante
    de la dégradation de la qualité du crédit des Etats-Unis, c »est vraiment hyper grave!

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