L’insoluble problème de la télé

Comme ça faisait longtemps qu’on n’avait pas accusé la télé, les jeux vidéo et les sodas de provoquer l’apathie, la violence, l’obésité et les écrouelles, dans cet ordre ou un autre, Le Monde s’est dévoué il y a quelques jours pour nous proposer un petit article croquignolet. Ne vous emballez pas, ça reste tout de même du shrink-wrapped réchauffé au micro-onde (qui provoque des cancers, bouh), mais comme ça nous est offert par Foucart (de Foucart et Huet, Tripes & Volailles), on ne pouvait pas passer à côté.

Le principe est globalement toujours le même : la société, comme chacun le sait et le ressent au plus profond de ses tripes, part en sucette. C’est évident, et de nombreuses études ont été faites qui permettent d’arriver à cette conclusion, en se basant notamment sur des indicateurs précis de partage en sucette et des méthodologies d’évaluation du volume et de la qualité de ce partage en sucette. C’est scientifique.

Une fois les nombreuses preuves de ce sucettodépart rassemblées, on peut ensuite procéder à la recherche, toute aussi méthodique, du coupable de cette abominable tendance. Lorsque Rome se délitait, ce furent les chrétiens. Lorsque l’euro tomba, ce furent les banquiers, les Chinois et les libéraux et … on me souffle que l’euro n’est pas encore tombé, au temps pour moi, j’ai copié/collé une phrase de mon billet planifié pour dans quelques semaines excusez-moi. Bref. Et lorsqu’on juge, donc, que la société part en gonade, on peut raisonnablement désigner La Télé.

Je vous avais prévenu : ce n’est pas de l’artisanal, c’est de l’industriel surgelé et réchauffé par un journalissientifique, qui est à la science ce que les affichages publicitaires pour abribus sont à la Chapelle Sixtine.

Et cette fois-ci, la garniture qui vient au-dessus de la pizza traditionnelle est résumée dans le titre : « la façon dont la télévision est utilisée est un problème de santé publique », avec extra-champignons et du Professeur Zimmerman aussi, ça rend tout ça plus consistant.

Bon. Quelle est la thèse du brave homme ?

C’est très simple : la télévision est utilisée par les parents pour occuper leurs mouflets de plus en plus jeunes. Ce qui forme des petits débiles mentaux et des moules de canapés qui grossissent bêtement en mangeant des cacahuètes au lieu de repasser leurs leçons et de lire des livres. Et en plus, ça ne relaxe même pas.

bob l'éponge

Pire : quelques minutes de Bob L’Eponge suffisent à transformer un enfant calme et docile en petite peste insupportable et idiote.

Bon. Ok. J’exagère ce que le brave professeur Zimmerman explique dans son interview avec le sémillant journalissientifique, encore que, finalement, pas tant que ça…

Jusque là, en effet, notre docteur se contente finalement de remarquer que les enfants qu’on scotche devant une télé se développent de façon moins brillante que les autres, auxquels on fournit des activités ou qu’on ne laisse tout simplement pas, la lippe pendante, devant l’écran.

De là à déduire que les parents qui ne laissent pas leurs enfants scotchés devant la télé s’en occupent aussi plus et sont donc plus attentifs à leur développement, il n’y a qu’un pas qu’on ne franchira surtout pas. Les parents n’ont qu’un rôle extrêmement mineur dans ces études : ils sont tout au plus très très rapidement évoqués dans l’article pour expliquer qu’ils ont été contrôlés statistiquement, sur le mode « Excusez moi monsieur, vous êtes le père ? Oui ? C’est pour un contrôle statistique. Papier siouplait. »

Mais tout ceci n’est qu’entrée en matière ; pour le moment, le « problème de santé publique » semble se situer plutôt sur le plan de la morale que sur celui de la science. Pas étonnant que le journalissientifique Foucart morde à l’hameçon, gobant la ligne et le bouchon dans la foulée.

De l’aveu même de Zimmy, toutes ces études ont un peu de mal à rassembler la totalité des chercheurs : la télé, c’est très très mauvais, mais …

Ici, il faut bien parler de consensus, et non d’unanimité, car il y toujours ceux qui ne vont jamais reconnaître les effets néfastes de quoi que ce soit.

Eh béhoui, que voulez-vous. C’est de la science, mais de celle qui se fait dans le consensus, pas dans l’unanimité, la même science que celle derrière le réchauffement climatique, avec un vote démocratique et des fonds alloués en fonction des résultats, hem. Au bout de notre ligne à moitié gobée, Foucart continue de se tortiller en souriant bêtement à l’évocation de ce réchauffement climatique.

Et voilà le hors-d’oeuvre :

D’abord, nous savons que regarder beaucoup de scènes de violence à la télévision conduit quasi directement à un comportement agressif. Ceux qui regardent régulièrement la télévision violente son désensibilisés aux effets de la violence et tendent à penser le monde en termes de violence et de danger.

De façon générale, il est évident que ceux qui jouent à Mario Bros ne peuvent s’empêcher de tripoter la plomberie locale, que ceux qui regardent les feux de l’amour ne peuvent s’empêcher de se lancer dans des histoires d’amour scabreuses et multiples avec tout ce qui passe autour, que les spectateurs impavides de Derrick mènent régulièrement l’enquête et assassinent à tour de bras et que, surtout, ceux qui regardent Starsky & Hutch conduisent comme des malades. C’est bien connu. Nous savons.

Ici, il faut noter deux choses : d’une part l’absence (tragique mais prévisible) de toute référence claire et précise des milliers d’études qui prouveraient le lien en question (violence à la télé entraîne comportement agressif). Et d’autre part, l’utilisation du petit mot « quasi », couteau suisse astucieux de la rhétorique qui permet de se dédouaner lorsque le comportement en question se déroule trois heures après la scène de violence télévisuelle.

Moyennant quoi, « la télé conduit quasi-directement à la violence », ça a grosso-modo la même valeur que « prendre le volant, ça conduit quasi-directement à des accidents de voiture » : plus de 90% des accidentés en voiture ont pris le volant dans les heures qui ont précédé. Conclusion ? La façon dont la voiture est utilisée est un problème de santé publique, parbleu !

L’estocade finale est de toute beauté. Zimmy, c’est le Cyrano de l’étude psycho-télévisuelle :

Nous savons aussi que la publicité est réellement efficace, même si la plupart des gens en nient l’effet pour eux-mêmes tout en le reconnaissant pour autrui. Il y a clairement un consensus scientifique des effets de la télévision sur l’épidémie d’obésité – bien que certains aient décidé d’être aveugles à cette réalité.

Ici, c’est l’avalanche. Tout d’abord, si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous êtes aveugle à la réalité. En tant qu’aveugle, on vous pardonnera votre entêtement enfantin, à condition que vous ne fassiez pas trop de bruit. Aveugle et muet, c’est tolérable.

Ensuite, il faut comprendre que, là encore, le suppositoire du consensus aidera à faire passer les petites réticences que vous pourriez avoir à bien comprendre les tenants et les aboutissants de ces études implacables.

Enfin, puisqu’on part d’une évidence (« la publicité est réellement efficace »), il est normal qu’on aboutisse à une vérité. Dès lors, tout apparaît limpide : il est clair que les gens deviennent obèses parce que les photons de la télé les nourrissent trop.

Tout cet article illustre parfaitement le vieil adage qui dit que l’oisiveté est mère de tous les vices, et ce à deux niveaux : oui, effectivement, laisser des enfants oisifs devant une téloche peut avoir des conséquences sur leur avenir. Et oui, laisser des chercheurs comme Zimmy seuls dans leurs labos sans leur donner de vrais sujets d’étude, ça provoque des papiers graves, surtout lorsqu’ils sont repris par des journalissientifiques de la trempe de notre scribouillard de combat.

Non, la télévision n’est pas un problème de santé publique. Les parents qui laissent leurs enfants devant la télé, bêtement, ne sont pas non plus des problèmes de santé publique. Ce sont des individus qui ont fait des choix, conscients ou non, de s’investir ou pas dans l’éducation et l’instruction de leurs enfants.

Ce qui devient un problème de santé publique, c’est qu’ensuite, grâce à d’habiles systèmes collectivistes, ces parents n’auront pas à supporter le coût de leurs choix discutables ; c’est la société dans son ensemble qui devra s’occuper des semi-crétins incultes ainsi produits. Or, plutôt que de résoudre le problème directement issu de cette collectivisation qui mène à cette désinvolture, et renvoyer ainsi les parents à leurs responsabilités, Zimmy, sa clique et les journalissientifiques qui transmettent leur message préfèrent s’attaquer à la télévision, oeuvre ultime du malin, de décadence et de perversion. On devine sans mal que s’ils en avaient l’occasion, ils proposeraient de forcer un changement de comportement individuel (on a vu ça dans d’autres domaines « scientifiques » où le « consensus » fut « établi »).

Et bien évidemment, forcer un tel changement est à la fois facile et peu coûteux : il suffira d’utiliser la pub, par exemple : Zimmy l’a dit, elle est réellement efficace !

Sacré Zimmy.

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Commentaires73

        1. Stéphane

          Les deux possibilités existent désormais, preuves de l’indéniable délitement de la langue française, sans compter que sur ce point notre bon h16 s’obstine à faire le mauvais choix ;)

        2. Ugh

          Puis il y a aussi « au taon »… auquel s’applique egalement la citation « O taon suspend ton vol » (et c’est la qu’on aplatit l’agacant insecte) ;-)

  1. JG2433

    Suggestions de corrections :
    ce fut les banquiers –> furent
    au temps pour moi –> autant (?)
    le sémillante –> sémillant
    sur le plan de la morale que celui de la science –> que sur celui…
    des semis-crétins –> semi

        1. Stéphane

          Je précise par wiktionary:

          « Une deuxième théorie postule que la graphie au temps pour moi serait en réalité une forme pédantesque de autant pour moi. Cette théorie, qu’a défendue entre autres Claude Duneton, postule que la théorie des origines militaires de l’expression serait à l’origine une légende, une sorte de « canular étymologique », comme on en invente souvent pour l’origine de beaucoup d’expressions »

          Rappelons aussi que « autant pour moi » correspond à l’idiome anglais « So much for me », alors que l’alternative ne correspond à rien dans aucune autre langue.

        2. JG2433

          À propos de wikipedia, vous pourriez prendre connaissance de cette page :

          http://www.skyfall.fr/?p=884#comment-71496

          et plus précisemment, les posts #4 et #5

          5. Mihai V | 20/10/2011 @ 19:28
          Bob (#4),
          A noter, en passant, que ce dernier “détail” apparaît dans le Wikipédia anglais mais pas dans le Wiki français. Curieux, non ?
          Pas du tout, même le Wiki anglais est la proie d’un tas d’activistes.
          Je me suis un jour donné la peine de traduire l’article No Wikipedia à l’intention des francophones passant par hasard sur mon site No Wikipedia (traduction)
          La phrase-clé :
          L’essentiel, c’est que vous n’avez pas idée si la dernière personne à avoir modifié la page wiki que vous lisez est un professeur titulaire de deux doctorats ou un raté de 24 ans du Kentucky.

        1. Stéphane

          Autant pour moi. Je m’en remets à l’enseignement de ma professeur de Français qui avait l’insigne médiocrité de n’être qu’agrégée dans cette matière (fallait-il qu’elle aime sa matière pour se sous-employer dans un simple collège.)

          Bizarre quand même qu’il y ait tant de haussements de sourcils sur l’emploi de « au temps… » alors que je n’en ai jamais vu pour l’utilisation « d’autant… »

          Notre cher h16 devrait incidemment tenter la version alternative une fois, juste pour voir si les réactions sont identiques.

          1. Je suis surtout chagriné qu’on s’attarde sur un point de détail et pas sur le sujet du billet.
            Bah. C’est la loi d’internet, quelque part.

        2. Aurélien

          « Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, dans laquelle au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de C’est à reprendre, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur – et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.

          L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie. »

          Source: http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#au_temps

      1. Pythéas

        J’adore les débats étymologiques !
        Ca
        Claude Duneton reconnait son erreur en soutenant la forme ‘au temps’ et son explication militaro-capillotractée dans son bouquin « Au plaisir des mots », que d’ailleurs je ne recommande pas.

  2. Sébastien R.

    J’allais faire exactement la même remarque sur « autant… », mais wikipedia m’a sauvé & appris qqchose aujourd’hui (comme souvent) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Au_temps_pour_moi

    Sinon, excellent billet as usual

    au delà de tout le propos, je tiens à dire que j’ai pouffé sur l’expression « moules de canapés qui grossissent bêtement »

    Merci H16!

    1. Ugh

      « moules de canapés qui grossissent bêtement »

      Oui j’ai aime aussi. Les Americains parlent de « couch potato », qui n’est pas mal non plus :-)

  3. Mendoza

    Il ne faut pas rigoler avec Super Mario : ce jeu est dangereux.
    En effet, Mario passe son temps à tuer des tortues (en voie de disparition), écraser des champignons et bruler des plantes (carnivores, certes, mais ce n’est pas une raison). Bref, il n’est pas franchement « eco-friendly » et devrait être interdit pour cela !

    1. eheime

      bah justement, si les tortues disparaissent tuées par les hommes, si y a plus un chmap’s quand vous allez à la chasse au champ’s, et si la foret amazonienne diminue , c’est bien la preuve que super mario c’est pas bon à regarder et que ça influence les humains

      Super-Sarko vient nous aider !!! Une loi contre le Mechant Mario, vite !!

  4. kelevra

    je ne vois que je ne suis pas le seul qui est tique avec le « au temps », en plus de vous lire j apprend des choses, vous etes parfait Monsieur H16

  5. Calvin

    Bof…
    Un article quasi-libéral qui cherche des quasi-poux à un non-brillant non-journaliste non-scientifique.

    Naaan !!!
    Très bon article qui donne réellement à réfléchir, et à se souvenir que ce procédé, pourtant usé jusqu’à la corde, sert encore et encore.
    Pas que sur le quasi-réchauffement climatique. Ca touche l’éducation nationale, la dette, … bref, cela légitime, in fine, l’intervention du léviathan : l’Etat.

    Un correctif (^_^)
    « Moyennant quoi, « la télé conduit quasi-directement à la violence », ça a grosso-modo la même valeur que « prendre le volant, ça conduit quasi-directement à des accidents de voiture » »
    doit devenir :
    …ça a quasi-modo la même valeur que…

  6. daredevil2007

    Très bon billet comme toujours, Hash, mais vous devriez tout de même voir l’intervention de Desmurget sur Enquêtes et Débats qui n’est pas inintéressante…

    1. Lozar

      Ou bien même son livre, TV LOBOTOMIE, très édifiant, et qui pour le coup ne manque pas de citer ses sources.

      De toute manière je pense qu’il y a un fossé entre prouver d’une chose qu’elle est néfaste pour qui la consomme et s’arroger le droit de « protéger » cette personne en lui interdisant de consommer cette chose, niant ainsi sa liberté de régler sa vie comme bon lui semble.

      Si ne serait-ce qu’un tiers de ce que j’ai pu lire dans ce bouquin est véridique alors oui la télé est bien une saloperie débilitante, ce qui ne justifie pas pour autant l’intrusion d’une force régulatrice.

  7. Pascale

    Accuser la télé c’est proposer indirectement d’interdire certains programmes. Et in fine c’est encore déresponsabiliser les parents et donc les citoyens dans leur ensemble : ils ne sont même pas capables de s’occuper correctement de leurs enfants, Nous (l’État) devons remédier à ce grave manquement.
    Un pas de plus vers la collectivisation. A ce train là dans quelques décennies les enfants seront élevés dans des matrices toutes identiques pour en faire de parfaits petits robots eco-compatibles, machines à voter et à consommer sans questionnement, élevés dans le même moule et tous identiques.

    1. something

      une machine à produire des citoyens solidaires éco-conscients et soucieux des valeurs républicaines au sein d’une société arc-en-ciel… un Lebensborn quoi…

      1. Pat352

        « une machine à produire des citoyens solidaires éco-conscients »

        Je m’arrache les cheveux sur les cours « histoire/Géo/éduc civique » de mon fils au collège. D’abord que vient f… l’éduc civ dans l’histoire/géo on ce demande ? Il y a si peu à dire sur 6000 ans d’histoire et 510 millions de km2 ?

        Ensuite c’est de la bonne sauce éco/bisoux/durable. Un véritable lavage de cerveau et un désastre pour les deux premières matières.

    1. Calvin

      Pas si hors-sujet, en fait.
      C’est une autre façon d’imposer l’interventionisme.
      mais cette fois, on utilise le ressort de la culpabilisation, sans même une once (que dis-je ? même pas 1.25 gramme) de logique ou de justification.
      La taxe des jeux de hasard => cancer ???
      Les premières vignettes auto (temporaire… lol)=> retraite
      La taxe sur les Sodas => dette
      La taxe carbone (temporaire… lol) => déficit
      La taxe sur les carburants => dépense publique

      Ca serait rigolo de faire un schéma de toutes les taxes, montrant où c’est pris, où ça va, et, surtout, quel est le montant et le rendement…
      Sans oublier la TVA qui s’applique sur le produit fini (donc majorant la taxe du produit…).

      Dans le cas de la taxe sur le jeu pour le cancer, je vois bien un jour un ministre dire :
      « ben ouais, on n’a plus beaucoup d’argent pour lutter contre le cancer : les français jouent de moins en moins… »

        1. Sébastien R.

          On commence à toucher le fond, là. Ils sont vraiment aux abois ou quoi? Quand on voit le clown Baroin dire qu’ils sont près à tout pour garder le AAA… en même temps je crois qu’Audiard disait justement que les c.. sont prêts à tout, c’est à ça qu’on les reconnait.

  8. hagakure23

    « C’est pourquoi je propose une solution qui ne va rien coûter aux citoyens, en taxant un système en situation de monopole et qui repose sur le hasard, et non pas sur le travail. » wtf? Je crois rêver là. Maintenant, le monopole justifie la taxe. Et bien sûr, « ça ne coûte rien aux citoyens ».

    1. Calvin

      Ben non, ça ne coûte rien aux citoyens, c’est de « l’agent gratuit ».
      Et puis, il proviendra des riches, des nantis, des entrepreneurs, pas des honnêtes citoyens.
      Tout est dans la définition du mot citoyen !!

  9. Raoul

    Ceux qui regardent régulièrement la télévision violente son désensibilisés…
    Il semblerait que vous avez copié-collé une faute qui aurait valu zéro à la copie au temps (ou autant puisque on a le choix) où la télé n’existait pas.
    Pour ce qui est du sujet, je dirai : je m’en fous, je n’ai plus de télé depuis dix ans. C’est un hasard du calendrier plus qu’un vrai choix, je n’avais plus le temps de la regarder (quatre enfants en bas âge) je me suis fait cambrioler, la redevance est arrivée. J’ai renvoyé le prélavement fiscal avec une déclaration sur l’honneur plutôt qu’un chèque et je n’ai jamais racheté de téléviseur. Et, même si ça n’a pas valeur d’étude, ni de preuve, mes enfants sont de grands lecteurs.

    1. Calvin

      Il faut garder la faute, juste la faire suivre de (sic).

      D’ailleurs, je ne savais pas que les télévisions pouvaient nous attaquer et être violentes.
      J’aurais pensé que c’est le programme diffusé qui le serait.

    2. Mes citations sont effectivement toujours des copier-coller de l’original, fautes incluses.

      Pour ma part, j’ai arrêté assez vite de regarder la télé à l’arrivée du haut débit chez moi. Les enfants ont aussi cette faculté de ramener sur terre, notamment en ce qu’ils enlèvent les soirées à glander devant un écran (pas le temps). Et c’est tant mieux.

    3. Pascale

      Moi non plus je n’ai plus la télé. La qualité a chuté de manière vertigineuse et je refuse de payer une redevance pour recevoir chez moi des programmes vulgaires aux titres souvent racoleurs. C’est le seul impôt que je peux choisir de ne pas payer et qui finance un truc que je déteste. Alors je ne m’en prive pas.

      1. Théo31

        Pareil : pas de TV, pas de radio, pas de journaux. Juste du sport en streaming sur Internet. Et énormément de musique.

        Si j’étais parent, j’écrirais à ce gus pour lui demander d’aller se faire mettre, lui et sa putain de morale socialiste de bas étage. Chacun sa merde.

        1. daredevil2007

          ça fait plaisir de voir que je ne suis pas seul à considérer les choses ainsi ;) Cela fait des années que je ne l’ai plus et je m’en passe très bien ; il faut dire que j’ai beaucoup de livres et de disques… sans parler du net ;)
          Nous devrions former un groupe FB anti-télé ;) avec pour nom les révoltés de la télé (cela me rappelle un bon film)

    4. eheime

      Moi .. plus de télé ..

      J’avais fini par remarquer que j’étais souvent énervé en la regardant. La majeure partie des programmes étant complètement orientée politiquement, profondement stupide ou juste sans intérêt.

      J’ai décidé un jour que je la boycotterai.

      Contre toute attente , le plus difficile c’est d’y revenir. Lorsque je m’y essaie, je parviens rarement à tenir plus de quelques minutes devant un téléviseur.

  10. NeverMore

    Hors sujet

    Récemment, dans les commentaires d’un autre billet, javais suuggéré quelques opérations humanitaires :

    - un mouchoir pour Ségolène
    - Une mimolette pour Martine

    Aujourd’hui je lance l’opération (avant que Séguélé ait l’idée) :

    - une Rolex pour Julia

  11. Aurélien

    « Ce sont des individus qui ont fait des choix, conscients ou non, de s’investir ou pas dans l’éducation et l’instruction de leurs enfants. »

    C’est quoi un « choix inconscient »?

    Si on veut élever le niveau de responsabilité du citoyen lambda, il faut d’abord élever sa conscience, et donc l’informer. Je ne vois pas d’autre but aux études de Zimmerman ou à cet article du monde, malgré leurs qualités scientifiques pour le moins discutables.

    1. Paf

      bof, les lecteurs du monde sont dans la tranche des gens qui savent deja tout ca et qui crachent plus souvent qu’a leur tour sur la vilaine tele.Ce genre de considerations pourraient etre plus utile au lecteurs de Vitrine Magique qui justement, n’en ont rien a foutre.
      Je connais meme des parents eduques normalement qui font n’importe quoi avec leurs enfants et les transforment consciencieusement en infames petits monstres.
      L’impact des articles du Monde sur le monde est precisement, le meme que celui des autre medias; cet article est donc un marronnier du genre re-re-re-re-rechauffe. *baille*

    1. hank rearden

      C’est déjà inventé. Ça s’appelle la CGS non déductible prise en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu. On paye de l’impôt sur un impôt déjà prélevé, unméta impôt du premier degré en quelque sorte. Il leur reste à inventer tous ceux des autres degrés: l’impôt sur l’impôt de l’impôt puis l’impôt de l’impôt de l’impôt sur l’impôt et etc…ad libitum.

      1. Paf

        dans la meme logique que l’argent gratuit: ‘on imprime l’argent nous meme, on le depense, puis on taxe les gens qui le depensent apres qu’on leur ait donne.Ca doit marcher.’

    1. hagakure23

      Citation issue de l’article :
      « si, hypothétiquement, la technologie télévisuelle n’avait jamais été développée, il y aurait aux Etats-Unis chaque année 10 000 homicides de moins, 70 000 viols de moins et 700 000 agressions avec blessures de moins »

      Ils sont hyperactifs ces enfants américains, c’est pas possible autrement.

      1. Paf

        il faut etre un sacre imbecile pour oser ecrire une phrase sur ce qui se serait passe si on n’avait pas invente la tele.
        Je suppose que si internet n’existait pas il y aurait moins de pedophiles.
        c’est amusant cette rengaine par les crevards des canards papiers, qui ont systematiquement descendu tous les autres medias (le cable, internet) au moments de leur invention, inclus le CD et le mp3.
        en cherchant un peu on doit pouvoir trouver les memes petits crottes pseudo-intellectuelles au sujet du telephone (j’en ris d’avance), du minitel, du velo, bien sur de la voiture et aussi probablement des moulinets mecaniques pour la peche.
        Le temps passe, mais a travers les siecles, le gros con reste fidele a lui-meme, immuable.Il ecrit dans libe et le monde.

        1. Paf

          en 2032 le meme gros con (ou son fils) ecrira dans Le Cybermonde ou dans Liberanet que le holo display rend violent et que le Segway rend les gens paresseux.

      2. Théo31

        « si, hypothétiquement, la France n’avait jamais envoyé son champion DSK au FMI, il y aurait aux Etats-Unis, 70 000 viols de moins »

        :D

  12. Jesrad

    Zimmy commet une erreur courante dans les études de santé: il suppose à tort un lien de cause à effet là où il n’y a qu’une simple (et vague) correlation.

    En effet, ce n’est pas parce que les gamins restent devant la télé qu’ils deviennent oisifs / violents / demeurés. C’est plutôt parce qu’ils sont oisifs et dépourvus d’énergie qu’ils préfèrent les activités sédentaires comme la télé et les jeux vidéos. Et c’est parce qu’ils sont vioents et demeurés pour une raison plus profonde et subtile, qu’ils regardent en priorité des programmes violents, plutôt que l’inverse.

  13. Supersociologue

    Bonjour,

    C’est le débat entre catharsis et imitation, et toutes les tendances intermédiaires existent. Pour ma part, je me suis surpris à penser à voler de belles voitures, pendant ma période de jeu intensif à Grand Theft Auto. Universalisant sans scrupules une observation de moi sur moi, je suis partisan de la théorie de l’imitation.

    Ensuite évidemment je sais qu’il n’y a pas une seule cause à certains événements.

  14. adnstep

    Ainsi donc, c’est la faute de la télé si les pays européens se sont amusés à se trucider mutuellement pendant des siècles.

    CQFD.

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