Comment ruiner un pays en 10 étapes

Il apparaît clair que la plupart des pays occidentaux, actuellement, traversent plus qu’une passe difficile et pour certains, il s’agit même d’une véritable remise en question de leur modèle de société. Je vais tenter ici de synthétiser les dix principales étapes qui ont conduit à cet effondrement. Il est certain que je vais en oublier et je vous encourage donc, dans les commentaires, à me donner votre propre classement…

Si la crise dans laquelle nous nous enfonçons a du bon, ce n’est certes pas par les catastrophes (sociales, familiales, humaines) qu’elle va entraîner, mais bien parce qu’elle permet de mettre en exergue certains des problèmes que les authentiques libéraux n’ont cessé de dénoncer depuis des années (des décennies, pour certains).

1-Accumuler de la dette

Ainsi, s’il y a bien une méthode pour ruiner un pays, c’est celle qui consiste à, systématiquement, vider ses caisses. C’est l’essence même de la ruine, quelque part.

Or, lorsqu’on regarde tous les pays qui, actuellement, prennent la crise de plein fouet et n’ont plus de marges de manœuvre pour y faire face, ce sont tous ces pays dans lesquels les états ont accumulé une dette colossale. La dette, au départ, c’était le moyen indolore pour distribuer les sucettes et les systèmes sociaux sans en payer le prix, ni économique (puisqu’on reporte aux générations suivantes le coût de ce qu’on a mis en place), ni politique (puisque chaque politicien qui l’a entérinée savait fort bien qu’il ne serait plus là pour gérer le trou lorsqu’il deviendrait trop gros).

Mais pour arriver à accumuler de la dette, il va falloir un élément essentiel.

2- Dévoyer le langage, les mots

En détournant le sens des mots, on rendra la dette acceptable, joyeuse, respectable et, par la suite, normale voire souhaitable. On a ainsi transformé, de façon répétée, un déficit un peu moindre en « cagnotte« .

On associera systématiquement la liberté avec l’absolue nécessité de l’encadrer, on étendra la notion d’égalité dans le seul but de favoriser ou désavantager des groupes spécifiques, des idées pourtant nécessaires mais qu’on taxera rapidement de nauséabondes, de poussiéreuses ou de rétrogrades.

On donnera carte blanche aux politiciens pour forger de nouveaux mots pour travestir et tordre la réalité. Ainsi, il n’arrive plus rien, seulement des impressions et des sentiments qu’il se passe quelque chose. Tout se vaut alors, tout peut s’échanger, tout peut se mêler dans un grand bain bouillonnant de joie naïve ; les petits heurts sur les angles du réels ne sont qu’un souvenir, une sensation vague.

Une fois les repères estompés, les mots tordus, mâchouillés, rendus mous et utilisables à toutes les sauces ou totalement bannis car porteur de trop de sens, on peut continuer à progresser vers une ruine totale en s’attaquant maintenant à ce qui fait l’essence même d’un pays, ses individus.

3- Rendre les gens ignorants

Je l’ai déjà évoqué il y a quelques jours, mais on comprend qu’il est indispensable, pour ruiner un pays en profondeur, d’inculquer à tous des notions bancales en économie.

C’est d’autant plus facile que les mots auront été préalablement passés en machine programme 90°, lavés plus blanc que blanc. Et en trois générations, les politiciens eux-mêmes finissent par croire dur comme fer aux énormes bêtises qu’ils profèrent, pour les avoir entendues de la bouche de ces « experts » qui proviennent de la même génération qu’eux ou de la précédente, et qui ont de toute façon déjà été confronté à la fuite des repères et du bon sens.

Moyennant quoi, mis à part une poignée de personnes qui passent au mieux pour des originaux, au pire pour de dangereux violeurs de chatons et autres dévoreurs d’enfants, tout le monde trouvera ensuite parfaitement normal de débattre sur des thèmes dont tout montre qu’ils sont anecdotiques, imposés par un agenda politicien ridicule et l’absence compacte de tout bon sens.

Le débat lancé sera d’autant plus excité et emporté qu’on aura appliqué l’étape suivante.

4- déconnecter ceux qui touchent de l’argent de ceux qui en produisent.

Si les étapes précédentes constituent à elles seules les clauses à mon avis nécessaires pour la ruine d’un pays, elles n’en sont pas suffisantes pour autant.

Car on peut encore imaginer que, par différents moyens (dont le hasard n’est pas à écarter), certains finissent par dessiller et, comprenant la situation, tentent de redresser le pays. Afin d’éviter une telle — fâcheuse — occurrence, on aura donc soin de bien séparer dans des classes quasiment hermétiques ceux qui touchent de l’argent distribué généreusement et au prix d’un effort minimal de ceux qui le produisent, généralement avec pas mal plus de travail.

Cette scission peut s’opérer assez naturellement sur l’âge (avec le vieillissement des populations), avec des empilements de législation fiscale et un code du travail foisonnant, avec, bien sûr, des systèmes de redistribution de plus en plus complexe, des taxations incompréhensibles et des maquis impénétrables de passe-droits, de privilèges, aussi petits que nombreux.

Une fois l’agglomération d’usines-à-gaz réalisée, plus personne ne sait exactement qui est débiteur ou créditeur net du système. Et même s’il y a des gagnants très visibles, ils ne seront pas inquiétés parce qu’ils sont au milieu de millions de perdants qui s’ignorent. Chacun croyant sa situation un peu meilleure que celle du voisin ne voudra pas même voir le seul grand gagnant ultime de l’opération, celui qui aura franchi toutes les étapes précédentes…

Les autres étapes confinent ensuite à l’oeuvre d’art. La ruine est maintenant non seulement grandiose, elle devient inéluctable.

5- Décourager l’épargne

Crédit à gogo, envie frénétique de consommer maintenant ce qu’on ne voudra pas ou pourra pas rembourser plus tard, volonté de profiter largement d’un système en misant tout sur sa bonne santé future … Moyennant quelques hypothèses plus qu’hardies, on va faire comprendre qu’économiser avant d’acheter, avant de prendre sa retraite, garder une poire pour la soif, tout ça, c’est du passé.

On s’occupera de vous quoi qu’il arrive. En attendant, donnez maintenant, l’Etat vous le rendra, peut-être au centuple (peut-être pas du tout, mais chut).

Et pour les réfractaires, on va injecter de l’inflation dans l’équation. On peut : on a le monopole de la monnaie.

Dès lors, comme épargner devient un gros mot, hériter est une injure.

6- Honnir l’héritage

Ainsi, même si, lorsqu’on constate objectivement que ce ne sont pas les héritiers qui s’enrichissent le plus, loin s’en faut, on fera attention à bien ancrer dans les esprits de tous que le travailleur qui a épargné (oh, le gros mot) et qui aura légué le fruit de son travail à sa descendance est le dernier des salopards.

On comprend ici que l’étape 2 est indispensable puisque l’héritage est l’essence même de la civilisation humaine et ce qui différencie précisément l’homme de l’animal. Et pour ruiner un pays, quoi de plus efficace que de ramener sa population au rang le plus bestial possible ?

Evidemment, on procédera par étapes, hein.

Ruiner un pays efficacement, ça ne se fait pas à la hussarde. Les soviétiques ont tenté cette approche ouverte, mais même après 70 ans de pillages, de viols, de massacres et de vols, les rescapés se sont remis à accumuler dès qu’ils ont pu et à transmettre leur héritage à leur progéniture.

Tsk tsk. Les cons.

On n’insistera donc jamais assez sur l’étape 2.

Enfin, les quatre dernières étapes permettent de ferrer le poisson et de ne plus le lâcher.

7- Élire des vieux croûtons

Afin de scléroser le pays, on s’assurera d’une dynastie de politiciens qui, eux, n’hésiteront pas à capitaliser sur l’héritage des générations précédentes, et à s’accrocher à tous les postes de pouvoir. C’est vrai dans pas mal de pays occidentaux où le politicien moyen est rarement, très rarement jeune, et c’est particulièrement vrai dans les pays où le travail de sape aura été le plus vigoureux.

Ainsi, en France, l’âge moyen au Sénat est de 65 ans. On ne s’étonnera pas que la retraite à 62 ans ne les concerne pas.

Quant à l’Assemblée Nationale, avec ses 59 ans de moyenne, elle n’en est plus très loin.

8- Être fort avec les faibles et faibles avec les forts

Un Etat juste sera soutenu par sa population. Un état qui vise la ruine du pays qui le supporte a tout intérêt à se montrer aussi injuste que possible. Il n’aura de cesse de cogner sur les petits, les sans-grades, ceux qui ne sont pour lui qu’un porte-monnaie (en voiture, au travail, à la maison). Et il ne s’épargnera aucune obséquiosité avec les puissants, après desquels il s’endette d’ailleurs autant que possible (étape 1 oblige).

Enfin, et puisqu’on s’est lourdement endetté, autant claquer le produit de la dette contractée dans les opérations les plus inutiles.

9- subventionner ce qui ne fonctionne pas

… Parce que ça ne fonctionne pas, on subventionnera, on utilisera l’argent des autres pour continuer le rêve. Et on fera bien comprendre que si on ne le fait pas, c’est la fin pour ceux qui en vivent. On choisit donc ouvertement de créer des trous.

10- subventionner tout ce qui fonctionne

… Parce que ça fonctionne trop bien, on va mettre y de l’argent public, celui qui est gratuit, qui ne coûte à personne (enfin, pas tout de suite). Et lorsque les efforts nécessaires à ce que ça fonctionne se seront évaporés à mesure que la douce gratuité de l’argent des autres arrivait, ce qu’on subventionnait parce que ça marchait … ne marche plus.

Et là, magie de la recette : on subventionnera encore plus (étape 9) précisément parce que ça ne marche plus (Les exemples de marchés, de sociétés, de domaines où cela s’est passé exactement comme ça sont foison, je vous laisse les trouver).

Et lorsque ces 10 étapes sont correctement appliquées, le résultat est aussi parfait qu’inéluctable : une ruine totale.

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Commentaires158

  1. le chafouin

    Si je puis me permettre, le point 5 ne découle pas franchement de l’action gouvernementale. C’est le capitalisme prétendument moderne qui veut ça. Le matraquage de la pub, toussa… Tout est bon pour que le « désir d’achat »é soit toujours plus fort que la raison…

    1. GM

      Là-dessus aussi le privé reste largement tributaire de l’intervention politique qui oriente la demande dans un certain sens. Des taux ridiculement bas sont une sérieuse incitation à l’emprunt et à la consommation, et un frein à l’épargne. Cela afin de générer de la croissance « facile » qui viendra glorifier les bilans des politiciens en vue de les faire réélire…

      1. Voilà. Et ça, c’est bel et bien l’action « démocratique » (l’état favorisant certaines cliques) qui a permis ce genre de retournement de valeur.

    2. Li Po

      Il en découle en partie : PTZ, rémunération de l’épargne ridicule ( en partie à cause des règlementations et taxes ), taxation du peu de gains procurés : csg, IR, plus-values ….
      L’épargne c’est caca, et la kyrielle de pseudos-économistes proches de nos édiles nous l’a pourtant longuement expliqué !
      L’épargne c’est des vilains sous qui ne travaillent pas dans l’économie réelle selon eux ( ha ha ha ), comme si l’épargne était tjs réalisée sous un matelas .

      1. Calvin

        Même le matelas n’est pas un mal en soit.
        Ca veut dire que le foyer met de côté pour acheter plus tard un bien nécessaire (ou futile).
        Lors d’un retournement de tendance de la consommation, ce sont ceux qui ont épargné sous le matelas qui consomment (un peu plus)…
        C’est juste un choix personnel, individuel. On fait ce qu’on veut de son argent.

    3. Naufrage

      @Le Chafouin:

      Non, celà découle du fait que l’argent est « bon » marché. Il est facile d’emprunter, les taux restent très bas. Et si ces taux restent bas c’est parce que nos monnaies fiduciaires n’ont aucune valeur, et leur quantité est définie par les banques centrales, et non par la quantité d’actif réel présent dans l’économie.

      Sans cet argent « bon marché », les taux d’intérêt aurait vite grimpé, incitant les gens à épargner plutôt qu’emprunter.
      Ce qui explique pourquoi un retour à l’étalon or (qui a ces propriétés de regulateur du credit et de l’épargne) est la hantise des politiciens.

      1. eheime

        Ca n’est pas tout a fait exact à mon avis (je vais pas me faire des amis ici).

        Si la BC respecte des criteres stricts pour la monnaie fiduciaire, il n’y a pas d’argent bon marché et on a en plus une monnaie « souple ». Car la monnaie étalon a aussi ses défauts : quand l’Espagne a découvert de l’or, cela a inondé l’europe par exemple. A contrario, si la population s’accroit fortement, l’or se raréfie et c’est la déflation .

        Non , l’important c’est le non respect des criteres. Car c’est ce qui définit la confiance dans la monnaie. Point barre.

        C’est pour ça que l’allemagne insiste dessus.

        Pour moi l’UK suit la bonne voie (compte tenu de ses mauvaises décisions avant – comme nous l’avons fait nous aussi). En effet elle a choisi de réduire ses dépenses pour maintenir la confiance et ainsi ne pas couler sa monnaie. Elle bénéficie cependant de la souplesse de la monétisation qui consiste à faire payer aux autres le déficit, mais cela fonctionne car ils se fixent leurs propres limites.

        1. eheime

          « car ils se fixent leurs propres limites »

          j’entends pas là qu’ils limitent la monétisation au maximum et qu’ils s’attaquent drastiquement à la réduction du déficit. Ce qui remettra les dépenses en phase avec les rentrées d’argent. Donc à terme ça rentrera dans l’ordre car pas de d’accroissement de l’endettement. Donc les créanciers d’ british pounds ne sont pas inquiets et acceptent facilement une monétisation partielle.

          On pourrait et on devrait faire pareil. C’est la meilleure solution, pour moi.

  2. David Brabant

    « Tout se vaut »

    Cet argument là est facile à combattre. Démonstration par l’absurde : supposons que tout se vaut. Mon opinion selon laquelle tout ne se vaut pas, vaut la vôtre selon laquelle tout se vaut. Ce qui est manifestement absurde. CQFD.

    1. deres

      Votre argumentation est invalide et rétrograde. Raisonner par l’absurde comme les penseurs antique est un signe de conservatisme notoire. Elle ne respecte pas le seul commandement écrit sur le mur : « Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres ».

      Donc « Tout se vaut » vaut plus que « Tout ne se vaut pas ».
      C’est pourtant simple.
      CQFD.

      1. adnstep

        Ah ben si, quand j’étais à l’école, j’avais su que mes raisonnements par l’absurde, en math, étaient signes de conservatisme notoire…

  3. Nicolas B.

    Point 11 – Détruire le droit, la notion de propriété (privée s’entend)????

    Je vous laisse développer, vu votre talent épistolaire!

  4. T-Buster

    Perso je ne suis pas trop d’accord avec le point 6.
    L’héritage est quand même une plaie, car elle ne favorise pas le mérite personnel. Elle ne crée que des empires qui se sclérose rapidement, et ne vivent plus que pour conserver leurs acquis.
    Pour le reste c’est malheureusement tellement vrai….

    1. Nicolas B.

      Oui mais l’héritage sans travail c’est la ruine! Lisez la Grève d’Ayn Rand et vous verrez… Et puis dans une société un peu plus libre que la nôtre comme les USA, les plus grandes fortunes sont régulièrement chamboulés : les empires changent rapidement.

    2. Nicolas

      « L’héritage est quand même une plaie, car elle ne favorise pas le mérite personnel »

      C’est bien pour ca qu’il faut supprimer tout les service public : par quel mérite sinon d’être né au bon endroit un gosse français aurait il le droit de se faire des études ?

    3. Stéphane

      Ceux qui estiment que l’héritage est une plaie n’ont qu’à faire don de leur patrimoine à l’Etat.

      Oh attendez – c’est vrai, c’est l’héritage *des autres* qu’il s’agit d’interdire…

    4. L’héritage est ici à prendre au sens large (culturel, scientifique, etc). L’héritage financier, capitaliste est aussi important, mais pas que. Du reste, certains héritiers s’en sont très bien sortis, et d’autres n’en ont rien fait. Comme tous les cas existent, on ne peut pas directement imputer les échecs à celui-ci.

      1. Nicolas

        Cela précède : depuis deux siècles les français ont foutu à la poubelle leur religion, la morale, la culture, l’histoire, la nation… et d’une maniérés générale leurs traditions.

        Lorsqu’il n’y a plus de colonne vertébrale, tout devient possible (c’est même pour cela que « on » à détruit tout ca !)

        1. Glam

          ah mais pas du tout, d’autres conformismes ont remplace les anciens.
          La morale est tres presente en fRance puisqu’il y est interdit d’exprimer des vues non bisoucompatibles: l’ecologie, le rechauffement, l’egalitarisme et la haine du liberalisme et du capital sont les nouveaux carcans moraux dont il ne fait pas bon s’ecarter sous peine d’exclusion sociale.Dans ce systeme, l’histoire, la culture et la nation sont toujours presents mais on a change la facon de les aborder.
          Le conformisme est toujours la colle de la societe, ca ne risque pas de changer.

        2. Nicolas

          Nan : la morale c’est la perfection de l’INDIVIDU, une perfection intérieur du reste (« Par action, en pensée et par omission ») et qui n’a pas forcément de conséquence légale ou sociale (et même, pas les temps qui courent, ca tant à être l’inverse.. ) à moins d’en faire des tonnes (genre Sade)

          Toutes les conneries de gauche se fiches complètement de la morale, faut juste obéir aux ordres, Sieg Heil !

          Certes, si l’on menace de peine, les gens finissent par « croire » sincèrement toutes ces conneries…

  5. Aurélien

    « après desquels il s’endette… », auprès.
    « on va mettre y de l’argent public.. », y mettre.

    A mon sens il manque deux étapes:
    1 – domestiquer les médias, encore que c’est plus ou moins inclus dans l’étape 3.
    2 – bâtir un stock de coupables idéaux pour le jour où le peuple commence à se poser des questions: le libéralisme, les chinois, les roms, etc…

    1. Théo31

      Le libéral de 2011 tient lieu de Juif des années 30 : vénérant le veau d’or, détraqué sexuel comme DSK, apatride sauf pour son porte feuille.

    2. Jeanpierre

      Le stock de coupable n’est pas une conséquence. C’est un ressort. Le socialisme est une idéologie qui procède des idées des lumières. Et toutes ces idéologies (de la constituante à l’URSS en passant par toutes les révolutions à théologie libertaire) survivent grâce à la peur. Elle se sont toutes battues contre un ennemi, de préférence invisible : la monarchie, les complots en tout genre (la grande peur, les monarchiste, les aristo, action française, collabo, nazisme, fascisme, juif, antisémite… la peur du moment quoi) etc. Cela justifie un état d’urgence et la nécessité de l’état. Le stock de coupable fait donc partie de l’étape 2.
      N.B : soyons clair. Quand je donne des exemples de complots, je ne défends pas les idées associées aux exemples donnés. Je dis juste qu’on exagère leur influence pour provoquer une chasse au sorcière à leur endroit.

  6. BucheronAuvergnat

    Bonjour. Je partage encore une fois votre point de vue. Je rajouterai par ailleurs:
    - destruction de la souverainneté du pays,
    - stigmatiser le nationalisme (identité, protectionisme, etc.),
    - ne rien faire (voir encourager) la fuite des cerveaux à l’étranger.

    A chaud, comme ça.

  7. Yrreiht

    Il me semble de plus en plus évident que la ruine de notre pays est un fait exprès, et non pas le résultat d’erreurs, de négligences et de faiblesses accumulées depuis des années.

    Non, notre ruine (et notre future éradication) a été planifiée et méticuleusement executée point par point selon un shéma tel que celui-là.

    J’aimerai tellement que mon comentaire retienne l’attention !

    H16 je vous en prie, faites un billet sur ce thème je vous en serait reconnaissant !!

    1. Nicolas

      Evidement. Vous vous imaginez tout de même pas que les cocos sont resté à boire de la camomille depuis 1945, non !

      Et c’est la que c’est tragique : nous poursuivons un plan qui doit nous conduire pacifiquement dans les bras de l’URSS -QUI N’EXISTE PLUS !

      Les gens de gauche se battent pour quelque chose qu’ils ne comprennent même pas, un but secret, décidé il y a des décennies par des intellos et apparatchik cocos..

      1. adnstep

        L’URSS n’a rien à voir là-dedans. Déjà au XIXè, le socialisme commençait à avoir de l’influence. L’URSS n’en est qu’un aboutissement dans des circonstances particulières.

        Lire Gustave Le Bon, Psychologie du socialisme (1898)

    2. Sigh

      Je me pose parfois la question également, ça me rappelle l’échiquier du mal de Dans Simmons ou une « élite » invisible s’éclate à jouer avec le monde.

    3. GM

      Et par qui? C’est déjà assez difficile de mettre trois personnes d’accord sur un restaurant, mais il existerait un sombre complot de gens patients, déterminés et organisés (vous savez, les mêmes qu’on ne trouve plus nulle part de nos jours) et qui auraient méticuleusement programmé de longue date la destruction des économies les plus développées?

      L’angle adopté par le taulier sur ce billet peut induire en erreur, dans la mesure où la destruction semble si parfaite et inéluctable qu’elle a l’apparence d’une oeuvre consciencieusement exécutée. Mais le complot a ceci de commode qu’il permet de s’imaginer des coupables physiques qu’il suffirait de trouver et d’empêcher de nuire pour que les choses commencent à aller mieux. Or c’est encore pire que cela, car en lieu et place de méchants instigateurs ceux qui traquent le complot ne trouveront aujourd’hui que philanthropes remplis de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé. C’est un peu le onzième point, je dirais, celui que j’ai envie de rajouter au billet, qui est de mettre hors de cause les intentions, assumer que tout cela est exécuté dans la plus parfaite décontraction et avec l’envie de bien faire, simplement en combinant de bonnes intentions naïves, une envie d’utopies sociales et la propension humaine à aller au plus simple sans se donner la peine de réfléchir aux conséquences.

      Il n’y a pas de coupable idéal, seulement tout un tas d’individus qui défendent de leur mieux leur intérêt le plus large, et c’est pour ça que les libéraux se tuent à répéter inlassablement que les structures sociales se doivent de reconnaître cette réalité pour être un minimum viables, en vain.

      1. Yrreiht

        Il n’est pas besoin de comploter pour comprendre qu’il est de son intérêt d’avoir affaire à un état et à un peuple le plus faible possible.

        Alors l’intérêt de qui ? A qui profite le crime, tout simplement, comme toujours.

        Le reste n’est que détails techniques.

      2. Je suis tout à fait d’accord avec ça. Mais il y a tout de même, aussi, des personnes qui ont compris comment fonctionne le monde et en tirent d’incestueux profits. Complot, non, mais manipulations précises, oui.

        1. Alx

          Le crime a profité et profite a une myriades de persoones qui en tirent profit au prix de petites entorses a la morale. Ca devient progressivement communement admis et contribue a un relachement de la morale et des valeurs d’une societe. A la fois consequence et cause du 2. Je ne pense pas que l’on puisse rajouter l’affaiblissement des valeurs morales en tant qu’etape, mais les 10 points de l’article et ceux des commentaires traduisent bien cela…

      3. Franck

        Entièrement d’accord.

        En combinant la célèbre citation « l’état, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépends de tout le monde » (http://bastiat.org/fr/l_Etat.html) et l’état d’esprit socialoïde (les besoins créent des « droits », non compréhension de la subjectivité de la valeur, « solidarité » contrainte, etc.), on aboutit, à mon avis, à ce que le parasitisme d’une partie de la population sur une autre s’accroisse jusqu’à l’effondrement final.

        Cela ne nécessite pas de complot, incluant des milliers de personnes et s’étalant sur plusieurs décennies, mais reste totalement compatible avec les efforts systématiques pour obtenir toujours plus en donnant toujours moins, quitte à « s’appuyer » sur autrui…

      4. Nicolas

        « Et par qui?  »

        ==>Persistance des agrégats (Pareto).

        Les gens éduqués pour le Marxisme poursuivent invariablement leur route, vivant dans le passé. Or les enseignants ont été formé par ces gens là dès 1945..
        Sans le savoir, ils sont programmés, et ne peuvent pas remettre en question leur éducation par manque d’esprit critique. Et bien entendu, ils répandent leur croyance autour d’eux.. et auprès des jeunes..

        Ainsi, nul besoin de complot pour les « idiots utiles » ou même de bénéfices personnel… Le capitalisme c’est mal, ca ne PEUT PAS se discuter.

      5. Jeanpierre

        Je suis d’accord avec GM. Je pense que cette dégradation n’est pas le fait d’une pensée construite (même si certains sont parfaitement au courant et poussent à la roue). Ce pense plutôt qu’il procède d’une mécanique sociale.
        Au risque d’être redondant, tout part de « Liberté, égalité, fraternité » appliqué dans un groupe :
        -liberté : de pouvoir faire ce qu’on veut, y compris de se tirer. Induit un bazar monstre dans le groupe, chacun suivant son intérêt propre.
        -Egalité : toute personne a un avis de poids égal par rapport à un autre, quelque soit le sujet et son domaine de compétence. Induit un nombre astronomique de conneries à la seconde.
        -Fraternité : comme tout le monde a un avis différent et que tous ont le même poids, la logique naturelle voudrait que cette société disparaisse. Donc, on admet qu’on est uni, non parce qu’on croit une même chose ou qu’on poursuit un même but mais parce qu’on est uni. On retrouve l’aspect bisou omniprésent.
        Application : toute question fait l’objet d’un consensus (vote) en vue d’obtenir une décision (qui est l’expression d’une volonté générale). Cette décision ayant le poids du nombre, elle fait office de loi. Toute personne qui se distingue est sommée de revenir à l’égalité. Toute personne qui persiste à se distinguer rompt la fraternité et là c’est l’état de péché mortel. Il a rompu le contrat social. Qu’il soit anathème.

        Voila pourquoi je pense que ce que nous vivons est le résultat d’une mécanique sociale. Inéluctablement, ce pays est foutu.

        1. Jeanpierre

          Au fait : j’ai tiré ces réflexions de « Sociétés de pensée et Démocratie » écrit par Augustin Cochin. Je ne sais plus la date d’édition (fin XIXeme environ).

        1. Pascale

          Et puis en accusant des inconnus de comploter pour notre perte, cela nous déresponsabilise complètement des causes de la situation dans laquelle nous sommes. Nous ne sommes victimes que de nous mêmes, d’avoir cru au Père Noël depuis des décennies.

          Ce qui ne m’empêche pas de croire par ailleurs que notre société (française particulièrement) est gravement atteinte par les métastases du socialisme qui la rongent de l’intérieur.

      1. Nicolas

        Le « complot » socialiste existe. Dés le début Marx parle de CREER le « Prolétariat », simples pions dans un jeu qui les dépasse…

        Non, la grande question, c’est pourquoi, pourquoi, pourquoi aussi peu de résistance en France ? Certes l’élite s’est fait liquidé en 1914 (sans doute volontairement : on ne va pas me dire qu’on à liquider la moitié des étudiant et autre gens instruits pour faire jolie).. Mais tout de même… N’y a t il que si peu de gens un peu intelligents en France ???

  8. Alecton

    Le point 6 avec lequel je suis fondamentalement d’accord se heurte parfois au fait que le capital accumulé peut provenir, pour partie, d’odieux mécanismes tels que la création de patrimoines bidons (bulle immobilière créé par l’état à destination principalement de son éléctorat : les vioques, valorisation de patrimoine par défiscalisations (où l’art de se faire offrir un logement presque passif par de jeunes actifs), scellier, borloo, bulle des dettes par AV…) qui sont autant de rentes créées par l’Etat pour les vieux rentiers.
    Que ce qui est créé par le travail soit transmis sans impôt ne me pose aucun problème, mais que ce qui est né de mécanismes artificiels créés par l’Etat au détriment, du privé et des jeunes actifs le soit aussi, me bloque un tantinet.

  9. Before

    Le coup du « un peu moins de déficit = cagnotte », c’est vraiment un des pires foutage de gueule qu’ils ont sorti ces dernières années !

    1. deres

      Il y en a plein d’autre
      augmentation des impôts => faire des économies
      diminuer les libertés => légiférer
      décision arbitraire => principe de précaution
      réquisition => justice sociale
      conformisme => comportement citoyen
      lobby => haut conseil

      1. Nicolas

        « diminuer les liberté »==>Loi sur la Liberté de ..
        « décision arbitraire »==>Etat de Droit/Droit administratif..
        « lobby  » CGT (pas du tout un lobby, évidement, arf !)
        « réquisition » : expropriation/droit de préemption

  10. juju

    bel article,

    ca se rapproche du 9 et 10:
    privatiser les « services publics » qui fonctionnent et rapportent de l’argent et les rendre public quand ca rapporte plus: edf, france tel, tf1, sncf..

    et la du 2:
    diviser les gens en commençant par les plus facile: riches vs pauvre, vieux vs jeunes, campagnes vs ville
    et en allant de plus en plus vers les plus cyniques: privé vs public, droite vs gauche, om vs paris (ahah), banlieu vs centre ville, cadre vs non cadre, artisans vs non artisans, « assisté » vs travailleurs, chômeurs vs actifs, etc.

  11. Eiria Tem

    Bien résumé.

    Pour le 8- Être fort avec les faibles et faibles avec les forts

    Je pense qu’on peut ajouter, etre faible avec les déviants, et fort avec les obéissants.

    1. Stéphane

      A la base, je répondais à Yrreiht qui demandait: « Il me semble de plus en plus évident que la ruine de notre pays est un fait exprès, et non pas le résultat d’erreurs, de négligences et de faiblesses accumulées depuis des années. »

      Mais le commentaire n’est pas apparu à sa place.

  12. Calvin

    Excellent article : utile et concis. H16 serait-il un néo(ultra)Bastiat ???
    Ma contribution :
    Je diviserai l’étape 3 en deux, en séparant l’aspect économique, d’une autre ignorance, celle-là plus globale et culturelle.

    C’est la grande réforme et faillite de l’Education Nationale, qui, en faisant table rase des méthodes ancestrales et éprouvées a eu pour objectif :
    - la transformation des élèves en éco(lo)-citoyens festifs (alter)apprenants,
    - l’apparition d’une élite (Dieu, que le terme est galvaudé !!) inculte, incompétente et irresponsable.
    C’est presque l’étape 1bis, puisqu’elle explique le pourquoi des décisions de l’élite devenu régnante, de l’absence de contestation des élèves devenus [moutons] adultes; en un sens, elle précède de plusieurs années l’étape 2.
    Mais elle se poursuit, n’en doutons pas !!

  13. jcs92

    Ce qui peut donner un motif d’espoir pour l’avenir proche, c’est que la situation individuelle des employés de la classe supposée protégée des fonctionnaires est aussi peu enviable que celle des salariés du privé, voire pire dans certains cas.

    Cela fait un petit moment que je lis des blogs de profs et c’est encore plus la déprime que dans vos posts cher h16 :

    http://celeblog.over-blog.com/article-on-acheve-bien-les-profs-88868322.html

    D’ailleurs les stagiaires de l’EdNat avec qui j’ai pu discuter récemment sentent un certain décalage avec la génération de « vieux » enseignants (dont certains, je ne sais pas si c’est la majorité, sont très marqués politiquement et idéologiquement), alors qu’entre eux ils se fichent pas mal des étiquettes politiques des uns et des autres et sont juste pragmatiques dans leur façon d’aborder le job et le quotidien.

    1. GrosBen

      Il y a beaucoup d’instits dans ma famille, j’assiste souvent à des discussions entre eux et leurs collègues et c’est vrai que je constate un changement de mentalité. Certes il y a toujours cet arrière gout trotskiste mais tous sont de plus en plus aigris vis à vis de l’éducation nationale. C’est étonnant mais beaucoup ne seraient pas contre l’idée de virer les brebis galeuses de leurs rangs (dans l’educ nat tu peux être fou à lier qu’on te laissera quand même une classe jusqu’à ta retraite), d’autres plaident pour la liberté pédagogique et certains songent sérieusement à créer leur école privée hors contrat quitte à se retrouver au SMIC… mais c’est très compliqué à cause de la réglementation. Jamais je n’aurais entendu de telles choses il n’y a ne serait-ce 5 ans. Il y a aussi ce site http://creer-son-ecole.com qui tournent pas mal dans les boites mail.

      1. adnstep

        Bah, on n’a jamais vu aucun système socialiste durer bien longtemps. Les jeunes profs d’aujourd’hui en sont au même point que les allemands de l’Est à la fin des années 80. Eux aussi avaient subi 45 ans de socialisme.

        Mais leur mur est plus difficile à abattre.

      1. adnstep

        Finalement, il me semble que ce soit très positif, cette critique absolue, sans une once de nuance, du libéralisme. Ça le dédouane de toute compromission avec les classes dirigeantes actuelles.

  14. jcs92

    Note : bien évidemment je ne me réjouis pas de la situation des profs. Je parle de « motif d’espoir » car je sens poindre une forme de consensus tacite entre des gens de toute orientation politique et de toute situation sociale, qui en ont tous marre de l’absurdité des idées et croyances véhiculées par les politiques et les principaux médias.

    C’est quelque chose que j’ai noté en tant qu’auditeur régulier des émissions… de foot sur RMC (eh oui !). Globalement le niveau des interventions des auditeurs est assez bon et à peu près 80% des intervenants prennent (avec les journalistes de la radio) le contre-pied des opinions dominantes dans les autres médias sur le manque d’éducation du milieu du foot français, sa capacité à mettre à la tête d’institutions (clubs, fédérations) des gens sortis de nulle part et sans aucune compétence opérationnelle réelle pour le métier, etc. Des problèmes que l’ont retrouve à l’identique dans la politique française notamment.

  15. Flo

    Merci H16 pour cet excellent billet.
    On se rend compte bien souvent que ceux qui contestent vos observations sont victimes du point 3 et le font avec les outils du point 2.
    Pardonnez ma propre ignorance mais quelqu’un peut-il me dire si la situation Italienne n’est pas tout à fait inédite?
    Connait-on des exemples de pays qui soient passés si vite d’un système politique démocratique à un système technocratique (s’il en a existé en réalité) tout en maintenant les libertés individuelles fondamentales?
    Le rejet des politiciens est si fort que 77 % des Italiens approuvent, se rebaptiseront-ils Icariens?

  16. Lib

    11. ériger les victimes en héros moderne et décréter que la mission essentielle de l’Etat est d’aider les victimes. Etre assez créatif sur la notion de victime et sur la notion d’aider.

    De là découle 4. 5. 6. 8. 9. 10.

      1. Jeanpierre

        J’ai pas lu l’article, mais s’il dénonce des manoeuvres subversives gauchistes, c’est normale qu’il est l’air de tirer vers la droite.

  17. Galuel

    Ce post est très juste.

    Une remarque cependant :

    « ceux qui touchent de l’argent distribué généreusement et au prix d’un effort minimal de ceux qui le produisent, généralement avec pas mal plus de travail »

    Il n’y a pas de « production d’argent » par l’effort. Il ne faudrait pas confondre la valeur issue d’une production (ex ce post, qui est une valeur, issue de la production de connaissance et d’analyse de h16), et l’argent lui même.

    L’argent, la monnaie, est bien créé quelque part, et distribué d’une certaine manière, et d’une façon décidée indépendamment des valeurs dont la teneur est par essence indéfinissable.

    Qu’une valeur se monétise ou pas est encore autre chose, qui dépend de la production de valeur, de la création d’argent et de sa répartition, ainsi que du désir d’acteurs d’effectuer un tel échange ou pas.

    Il y a bien production d’argent, production de valeur par l’effort, mais aucunement production d’argent par l’effort.

    Aucun effort ne garantit en aucune façon qu’il soit monétisable.

    Mais par ailleurs aucun effort n’est nécessaire pour créer de l’argent proprement dit.

    Il faut par contre un effort pour s’accorder sur comment on a le droit de créer de l’argent. Mais une fois que ce doit a été défini il s’applique sans effort particulier.

    1. kelevra

      on ne cree pas de l argent en effet, l argent n est qu un referent. je produis une chose en echange d une autre chose, ce qui est la base du troc. l argent rentre dans le circuit pour simplifier le troc.
      lire bastiat son essai sur « de l argent » clair precis tout y est dit et je crois que bcp de monde devrait le lire

  18. Nicolas B.

    A propos de mot dévoyés, cet article (?) dans le journal (?) les Echos dont le titre est très évocateur : « Au Royaume-Uni, la taxe a déjà fait progresser les entreprises ». Je n’ai jamais vu une taxe faire progresser quoi que ce soit, à part l’impression de me faire sodomiser par l’Etat!

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/croissance-verte/0201734154865-au-royaume-uni-la-taxe-carbone-a-deja-fait-progresser-les-entreprises-249664.php

    1. Pascale

      Il faudrait voir dans quel domaine ça les a fait progresser : vers des pertes, des em…dements, des baisses de marge. Parce que c’est sûr que cette taxe, elle fait progresser. Le tout est de savoir où.

      1. Calvin

        Elle a fait progresser puisqu’il y a eu une nouvelle « cagnotte », donc de l’argent gratuit pour financer de la consommation citoyenne !!!
        Le cercle vicieux parfait…..

  19. Pascale

    Élire des vieux croûtons….

    Là aussi nos gouvernants pourraient s’essayer aux quotas de manière que les assemblées représentent la population. Comme avec les conseils d’administrations pour lesquels ils ont décidé que du pourcentage de femmes qui devait y siéger.

    1. Calvin

      Non aux quotas.
      Remplacer des croûtons incapables par des jeunettes encore plus incapables est inepte et contre-productif.
      Laissons les plus méritantes et les plus compétentes trouver leur place.

  20. Namor

    C’est pas tout à fait une étape supplémentaire, mais je propose aussi :

    - Adhérer à une union monétaire, bien pensée avec les pieds, sans union fiscale.

    C’est un peu le Quad damage (Quake III), et corolaire on se retrouve à plusieurs à se réunir dans des lieux prestigieux afin de claquer encore un peu plus de fric gratuit, pour essayer de faire exploser la bombe monétaire le plus haut et le plus fort possible dans le ciel pour être sur que personne ne soit épargné par les retombées.

    Je vous l’accorde c’est plus du polish que une action nécessaire à la ruine, mais grâce à ça la ruine n’a que plus d’éclat, et quand même avouez que cela serait dommage de s’en passer …

    Sinon excellent billet.

    1. En fait, il n’y aurait pas eu besoin d’union fiscale si
      a/ l’euro avait été étalonné
      b/ les pays appartenant à l’Euro avaient simplement été obligés (sous peine d’exclusion pure et simple) de présenter des budgets systématiquement équilibrés (sans dette).

      L’union fiscale et des pays qui font n’importe quoi aurait abouti au même résultat.

      1. eheime

        Tout à fait H16

        L’union fiscale est encore une invention socialiste pour justifier la création d’impôt chez les autres et justifier pourquoi on est dans le bourbier avec nos impôts élevés.

        Et comme vous le dites bien « L’union fiscale et des pays qui font n’importe quoi aurait abouti au même résultat. »

        Il ne faut et il ne fallait pas d’union fiscale.

        En revanche, l’étalonnage n’est pas pour moi une necessité absolue. Ce qui compte c’est le respect d’un certain serieux dans les finances en evitant d’accroitre la base monétaire d’une part et la masse monétaire en second lieu et en sanctionnant par l’exclusion (ce qui me parait être la meilleure sanction) les pays recalcitrants.

        Ce sont biens les sanctions qui manquaient au traité sur l’union monétaire.

        Par ailleurs faire entrer un pays endetté comme l’était la Grèce ou l’Italie était sur le papier déjà un échec programmé. Cela aurait du être évité tant que l’endettement n’était pas assaini (disons 50 % du PIB grand max )

        1. eheime

          on aurait pu prévoire par exemple qu’en cas de deficit plus de 3 années de suite et/ou au delà de 50% du PIB le budget aurait du être approuvé par tous les autres Etats membres sans quoi l’Etat déficitaire n’a plus l’autorisation d’emprunter et s’il le fait tout de meme l’exclusion est immédiate (ce qui dans les faits l’empecherait d’emprunter car les marchés n’auraient plus confiance).

        2. L’étalonnage, dans mon esprit, peut être remplacé par un free banking complet, mais permet dans le cadre d’une monnaie unique de kicker les pays qui ne jouent pas le jeu en leur rendant leur monnaie locale, l’étalon permettant de calculer la parité sans trop de dégât pour les citoyens des pays concernés… Mais j’admets qu’on peut trouver d’autres méthodes pour obtenir le même résultat :)

  21. infraniouzes

    Le plus fort (ou le plus triste) ce que tout politicien à qui vous présenteriez ce billet, vous dirait la main sur le cœur et des larmes dans les yeux: « Je n’ai pas voulu cela ! ».

    Je crois que c’est à peu près les dernières paroles d’Hitler devant les ruines fumantes de Berlin.
    Mais chez nous, ils sont tous bien vivants, ni responsables et ni coupables.

  22. Lawyer666

    Aucun rapport avec l’article (quoique !), mais j’aimerais vraiment savoir ce que vous, libéraux, pensez de ce qui est affirmé dans ce doucmentaire : http://www.dailymotion.com/video/xlfdw1_comprendre-la-dette-publique_webcam

    Ca ne dure que 10 minutes.

    Je retiens surtout de cette vidéo, qu’à l’heure actuelle, la dette de la France s’élève a 1600Mds d’€, et que les intérêts de la Dette payés depuis sa création s’élèvent justement à … 1600Mds d’€. Donc, on peut raisonnablement penser qu’il n’y aurait pas de dettes si l’argent crée à partir des emprunts (et donc du magnifique sytème de réserves fractionnaires) avait été crée par les banques centrales et donné aux états, non ?

    1. Ca montre simplement que tu ne sais pas comment la dette de la France est construite. Un mot : rollover.
      A part ça, cette vidéo est juste du n’importe quoi en barre. A quelques éléments factuels et vrais, on mélange une dose d’idéologie, plusieurs dose de confusion et oualaletravail : la dette n’existe plus.

      1. Lawyer666

        Rollover, c’est à dire ? Quand la France rembourse une partie de sa dette à une banque, la banque doit reprêter cet argent ?

        Du n’importe quoi, pourquoi ? C’est super facile de cracher sur les arguments et théories des autres, se complaire, dans le « j’suis le seul à être intelligent et à comprendre, les autres sont trop cons et c’est à cause d’eux qu’on est dans la merde ».
        C’est un peu plus dur d’étayer sa théorie avec des arguments sérieux et solides en évitant de sortir à tout bout de champs « tu comprends rien ».

        En quoi c’est du n’importe quoi, donc ?

        Je peux aussi sortir un truc du style : la théorie libérale est à chier. C’est la loi du plus fort qui va profiter à une minorité qui possède déjà la plus grosse partie des richesses. Coupons la tête de tous ces connards de capitalistes, ça va aider les pauvres :)
        On a vachement fait avancer le débat, ouahhh

        1. a/ je suis chez moi, c’est toi qui doit argumenter, ne renverse pas les rôles.
          b/ cette vidéo a déjà été commentée ici.

          Bref. Faisons court : comme tu fais de la finance, m’as-tu dit, tu dois savoir comment l’état emprunte et rembourse. C’est pas tout à fait comme un prêt immo, hein. Pour une partie des emprunts, il ne va que rembourser les intérêts pendant la durée de l’emprunt. Et arrivée l’échéance, pouf, il rembourse le principal. Et c’est là que ça devient rigolo. Pour pouvoir le faire, et pour des raisons de trésorerie, l’état se trouve un peu short, en général. Que fait-il ? Il ré-émet direct de la dette, pouf. C’est du crédit-revolving, mais version Platinum, en quelque sorte. On ne rembourse pour ainsi dire jamais le principal, ou, pour le dire autrement, on passe d’intérêts en intérêts d’intérêts, puis intérêts d’intérêts d’intérêts, etc…

          C’est de la pure cavalerie, bien sûr. Et c’est évidemment destiné à échouer misérablement si la croissance n’arrive pas à éponger le taux d’emprunt contracté. Ce qui s’est passé de plus en plus ces dernières années.

          Autrement dit, la dette existe, bel et bien. Les petits jeux de passe passe expliqués dans la vidéos, mélangés avec les principes de réserve fractionnaire et le reste ajoutent de la confusion, mais non, l’argent a bien été prêté, par des gens qui avaient produit des richesses au départ, et qui attendent le remboursement.

          Le plus drôle, c’est qu’une grosse partie de ces gens, ce sont les mêmes que ceux qui font ces vidéos toupourrites (via les assurances vies, les livrets, les obligations dans certaines entreprises dont l’état est actionnaire, etc…) ; autrement dit, ces imbéciles (il n’y a pas d’autres mots) se disent « Mais la dette, en fait, c’est du pipeau » et ne comprennent pas que le jour où ils disent « On fait défaut, zou », … zou, ils se retrouvent spoliés.

          Parfois, on devrait encourager ces nigauds. Mais le pire, c’est qu’une fois ruinés, ils viendront chouiner chez ceux qui ont mis leurs billes de côté en les accusant de méchants riches. La suite, on la connaît.

        2. deres

          Petit exemple, le livret A dont les dépôt ont fortement augmentés ces dernières années (Chiffre 2007 cf. Wikipedia)
          88 Md€ pour des prêts à l’habitat
          114 Md€ pour des placements divers dont 67 Md€ de dette d’Etat et assimilés.

          Donc si l’Etat français fait défaut, un tiers du contenu des seuls livret A s’évapore en fumée. C’est je pense la même chose pour les autres livrets réglementés.

        3. Lawyer666

          a/ Oui tout à fait, mais tu as choisi d’ouvrir tes articles aux commentaires, alors il ne faut pas prendre la mouche si qqun n’abonde pas dans ton sens. J’ai posté un lien et demandé ce que vous en pensiez, à toi et/ou aux les lecteurs du blog.

          Je préfère que tu dises, « ca ne m’intéresse pas », « j’ai pas le temps », « ca a déjà été débattu », plutot que « y’a beaucoup de n’importe quoi » sans en expliquer la raison.

          Après c’est effectivement ton blog, libre à toi de supprimer les commentaires qui te saoulent après tout !

          b/ Si la vidéo a déjà été commenté, un lien m’eut suffi (ou j’aurais même pu cherché, suffisait de me le dire dans ta 1ère réponse).

          En tout cas, merci d’avoir fait l’effort de me répondre.

          Je bosse dans le milieu financier, plus précisément je bosse sur un logiciel de pricing, donc je connais quelques trucs mais je suis loin d’être un expert.
          Ceci dit, j’ai fait maths sup/ spé, donc un peu de maths ne me fait pas peur, je pense être capable de comprendre ce qu’on m’explique correctement.

          Tu dis « l’argent a bien été prêté, par des gens qui avaient produit des richesses au départ, et qui attendent le remboursement. » Mais avec le système de réserves fractionnaires, quand la banque prête, disons 6000€, en fait il a fallu produire seulement 1000€ de richesses non ? (c’est juste un exemple).

          Et OK pour ton explication, je comprends le principe (l’état doit réemprunter à chaque échéance pour rembourser la somme qu’il avait jadis emprunter, donc du credit revolving en gros). Mais, donc, au lieu d’emprunter, si la banque centrale créait la monnaie, cela ne résoudrait-il pas le problème ? (au prix d’une inflation maitrisée)

          1. N’oublie pas que l’argent prêté correspond à une création de richesse. Soit au début (sur la partie couverte par le fractionnaire, 8% de mémoire) soit à la fin (on échange l’argent prêté contre un travail ou une richesse). A la fin, si la monnaie est bien détruite, la richesse correspondante, elle, doit bien s’équilibrer. Autrement dit, les petits Chinois doivent y trouver leur compte, les travailleurs aussi, les retraités, etc…

            Et la, aujourd’hui, c’est l’heure de remettre la balance au milieu. Et elle n’y viendra pas tout doucement.

        4. Nicolas

          « la théorie libérale est à chier. C’est la loi du plus fort qui va profiter à une minorité qui possède déjà la plus grosse partie des richesses. Coupons la tête de tous ces connards de capitalistes, ça va aider les pauvres  »

          Mais non : ta théorie est tout a fait exact : ce sont bien les plus intelligents (Mozart, Einstein, Jobs) qui créer. Et si ont les zigouille, rien ne les remplace (Tu as vu un shakespeare français, toi ??). Et ce sont ces gens là qui enrichissent considérablement les « pauvres »…..

    2. Lib

      Les intérêts sont le prix à payer pour pouvoir emprunter. Si on ne veut pas payer d’intérêt on n’emprunte pas.

      Dire que si l’Etat n’avait pas payé d’intérêt il n’aurait pas de dette c’est un peu comme dire que si l’Etat avait réquisitionné sans les payer les ressources qu’il utilise (fonctionnaires, fournisseurs…) il n’aurait pas de dette.

      Si on permet à l’Etat de se servir sur la société sans payer, il n’aura jamais de dette.

      1. Lawyer666

        Je suis tout à fait d’accord, voilà pourquoi il ne faudrait pas emprunter et ne pas vivre au dessus de ses moyens AMHA. En tout cas pas dans les proportions délirantes actuelles.

        Voilà pourquoi il y en pas mal qui se demandent pourquoi les banques centrales ne pourraient pas directement prêter aux états, c’est ce qui se faisait il y a 30 ans.
        Concrètement ce n’est pas un emprunt, mais de la création d’argent, donc pas d’intérêts à payer.

        La création monétaire, c’est bien ce qui existe aujourd’hui avec le système des réserves fractionnaires ? Donc finalement ça ne changerait pas grand chose, sauf qu’on ne paierai plus les intérêts :)

    3. Nicolas

      « Je retiens surtout de cette vidéo, qu’à l’heure actuelle, la dette de la France s’élève a 1600Mds d’€, et que les intérêts de la Dette payés depuis sa création s’élèvent justement à … 1600Mds d’€. Donc, on peut raisonnablement penser qu’il n’y aurait pas de dettes si l’argent crée à partir des emprunts (et donc du magnifique sytème de réserves fractionnaires) avait été crée par les banques centrales et donné aux états, non ? »

      Et même que si les poules pondaient des oeufs en or, il n’y aurait pas de dette.
      CQFD.

      Au passage, la dette de la France est LARGEMENT PLUS ELEVE, évidement, au moins 120% de dette envers.. les futurs retraités….

      1. Théo31

        C’est pire : entre 4500 et 10 000 milliards non provisionnés rien qu’en France. Une bombe thermonucléaire niveau Tsar Bomba. Quand les caisses seront vides, ça va chouiner sévère dans les maisons de retraite et dans pas mal de sphincters.

        1. Ceux qui sont dans les hospices et maisons de retraites ne chouineront pas longtemps. Ce sont tous les autres qui vont souffrir beaucoup plus longtemps.

  23. NP

    Facile pour le point 10 :
    - La presse écrite, subventionnée au début pour corriger quelques déficits, aujourd’hui ultra subventionnée car totalement déficitaire sans (à l’exception notable du Canard Enchainé, qui n’a au demeurant jamais nécessité de subventions).
    - Les sites internet dans lesquels l’état est rentré au Capital, directement ou via Orange. Fort à parier que ces sites voient leur santé financière se dégrader depuis …

    1. Il y a aussi les jeux vidéos, la musique en ligne (le succès retentissant de la carte jeune, par exemple), les subventions monstrueuses dans le transport, etc…

    2. Nicolas

      Oui : Presse 1,5 milliards de subvention (sans parler de la niche fiscale des journalistes parce qu’ils « défendent la démocratie », arf !).

    3. adnstep

      « (à l’exception notable du Canard Enchainé, qui n’a au demeurant jamais nécessité de subventions) » : le canard aurait disparu depuis longtemps si les filiales de l’état, comme Air France, n’achetaient pas 1/3 des journaux en vente.

      1. Toni

        Et les autres aéroports asiatiques ,Canadiens, Dubai ou abu dhabi continueront de décrocher des médailles et des récompenses. Comme dans d’autres domaines (éducation, industrie …) …

        Certains commentaires du fig sont très instructifs: « tout le monde fait la gueule … » … c’est tellement criant de vérité.

  24. Tonton Jack

    Cher H16,

    Ce billet est tout simplement le meilleur que vous avez produit depuis que je vous lis !

    Comment résumer en 10 points, avec un style à nul autre pareille, le cheminement qui nous conduit dans les désordres et le désarroi qui sont nôtres aujourd’hui.

    Bravo.

    1. Nicolas

      On a « changer » la taille de Louis XIV au XIXéme siècle pour en faire un petit (sous entendu aigris), on peut bien changer la date de cette article ;-)

  25. BA

    Jeudi 17 novembre 2011 :

    L’Espagne s’endette à 7 %, du jamais vu depuis 1997.

    L’Espagne, où se tiennent des élections législatives ce dimanche, a dû concéder un taux d’intérêt proche de 7 % pour placer ses obligations à 10 ans, dans un contexte de contagion généralisée de la zone euro.

    « C’est une tragédie nationale. Plus personne ne nous prête », a réagi sur Twitter le directeur du quotidien « El Mundo », Pedro José Ramírez, dans les minutes qui ont suivi la clôture de l’adjudication espagnole.

    Le Trésor a dû payer, jeudi 17 novembre, un taux d’intérêt moyen de 6,975 % pour émettre 3,563 milliards d’euros d’obligations à 10 ans, soit le taux le plus élevé depuis la création de l’euro. L’Espagne n’a pas placé le maximum prévu (4 milliards d’euros), certainement dans le souci de ne pas vouloir dépasser la barre psychologique des 7 %. C’est à partir de ce seuil que la Grèce, l’Irlande et le Portugal ont accédé à une aide financière internationale.

    « Le Trésor a payé 6,975 %, c’est une atrocité, le taux le plus élevé depuis 1997 ! », s’exclame Daniel Pingarrón, stratégiste chez IG Markets. Les derniers titres émis avec une maturité similaire l’ont été à un taux maximum de 5,453 %, le 20 octobre dernier.

    Juste avant l’opération, la prime de risque de l’Espagne, c’est-à-dire l’écart de taux entre les titres espagnols et allemands à 10 ans, grimpait inexorablement jusqu’à frôler les 500 points de base. Un seuil qu’elle a dépassé dans la foulée de l’émission, malgré les achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201749339423-l-espagne-s-endette-a-7-du-jamais-vu-depuis-1997-250523.php

  26. Tabilore

    Voici L’Article qu’inconsciemment, tout lecteur régulier du blog attendait. Chapeau H.

    Le point 2 me parait très important.

    Je me permets de proposer une autre idée. Nous en sommes là car depuis des lustres, tout le monde (et moi y compris)a fléchi et a abdiqué devant la paresse intellectuelle, la confiance aux gourous, la non-remise en question des paraètres sociaux, politiques, économiques, sociétaux tenus pour acquis par tout le monde. L’absence de curiosité.

    Et par dessus tout, la volonté de vivre sa vie sans « se prendre la tête ». Et je le comprends. La vie est trop courte. Pourquoi la ternir avec une remise en question globale?
    Je suis pessimiste; c’est cette absence de remise en question compréhensible, car il y a bien d’autres choses dans la vie que la politique (et ses à-côtés économiques et sociétaux) et, en fait (détrompez-moi)la NATURE HUMAINE qui nous fait arriver là où nous en sommes.

  27. Franck Boizard

    On rappellera la définition du socialisme de Ronald Reagan : «Si ça bouge, taxe. Si ça bouge encore, règlemente. Si ça ne bouge plus, subventionne».

    Les points 2 et 3 sont de loin les plus importants car ils permettent de transformer un écart de gestion temporaire en mode de vie permanent.

    On peut faire un inventaire sans fin de la perversion des mots :

    > solidarité : prendre, par la force de l’Etat, aux uns qui travaillent silencieusement pour donner aux autres qui glandouillent bruyamment.

    > rigueur : dépenser toujours plus, mais moins que si c’était pire.

    > journée d’action : journée de grève où on glande.

    > mouvement citoyen : agitation illégale de casseurs décébrés ultraminoritaires qui passe à la télé.

    > investissement d’avenir : dépense à fonds perdus en vue des prochaines élections.

    > régulation : mise de la loi au service des intérêts particuliers.

    > déficit X % du PIB : l’Etat n’est pas propriétaire du PIB. Présentation fallacieuse.

    > combattre les inégalités : prendre aux adversaires pour donner aux copains en se servant au passage.

    etc.

    Je vous rappelle Bezmenov en video (ou Volkoff en livre) : ce sont des classiques, mais toujours d’actualité.

  28. chabenj

    Bonne remarque. Ce billet est un réquisitoire est à ce point implacable que son auteur peut s’offrir le luxe de se passer de conclusion.

  29. Alex6

    Il manque a mon sens une composante importante au point 3, celle du nivellement intellectuel par le bas d’une grande majorite du peuple qui ne se limite pas qu’a l’economie. Cette majorite ne veut pas bosser, tirer au flan au maximum mais n’accepte pas d’en subir les consequences cad vivre plus modestement.
    Ce parasitage est grandement responsable de l’election d’hommes politiques tres moyen et sans grandes ambitions, mais je pense que c’est une caracteristique de certains individus qui s’est developpee et non pas que ca a ete force par les politiques. Une sorte de decadence intellectuel qui touche au paroxisme en ce moment avec l’accusation des agences de notation ou de la mondialisation.

  30. Emma

    Encore un excellent billet cher H16. Il me fait penser à l’excellent petit livre de Dominique Noguez ‘Comment rater complètement sa vie en onze leçons’.

    C’est en effet un travail de sape à plein temps que d’amener un pays à la ruine.

  31. douar

    Bravo, on pourrait rajouter pour ruiner son pays, de refuser par principe, les nouvelles technologies: nano, OGM, nucléaire… Inclure le principe de précaution dans la Constitution.

    1. Exact. Il y a un petit côté n°2 dans cela : le « principe de précaution » qui est en réalité un « principe de fossilisation ».

    2. adnstep

      Pour le nuc, c’est plus vraiment une nouvelle technologie.
      Quand à la filière mox, au-delà l’aspect politique amené les crétins rosiverdiens, c’est pas vraiment ni l’avenir, ni une amélioration. C’est surtout un pur produit d’autres crétins, ceux du lobby EDF.

  32. DominiqueD.

    11) faire croire à la fin des Etats-nation
    faire croire que seule l’Europe compte, et que la France, c’est has-been
    pas la peine de s’inquiéter pour l’avenir, de toute façon, on se fondra bientôt dans un grand tout salvateur

    12) encourager la victimite, et l’excuse (pour avoir fait tel ou tel acte)
    laisser faire/vivre la dérive, ne pas penser qu’elle soit significative

    13) décourager le patriotisme (en lien avec 11)
    mais laisser cracher sur ce qui nous réunit et nous dépasse

    14) gouverner à courte vue, en se contentant de répondre aux groupes de pression, histoire de gagner du temps

    15) casser les thermomètres
    cela me rappelle cette commissaire (?) mise sur la touche (sous Jospin, je crois) pour avoir compté (entre autres) le nombre de quartiers où la police avait des pbs
    autre exemple : l’Etat ne connait même pas ce que lui coute l’électricité de son informatique, il n’y a qu’un poste de dépense global poru l’électricité pour un ministère et l’on ne fait pas dans le détail.
    bref, pas de mesure, pas de retour d’expérience : autant de façons de se tenir éloigné de la réalité

    16) ne pas contrôler l’économie
    les communistes ont raison de se plaindre de l’économie sauvage : de fait, les entreprises sont peu contrôlées, et on a l’impression souvent que les entreprises sont en roue libre : Servier, et au delà de Servier, tous les labos pharmaceutiques, qui se payent sur la bête (les citoyens) en noyautant l’Afssaps, le scandale de l’Amiante (en laissant les industriels de l’amiante regroupés au sein du Comité Permanent Amiante faire la loi), Auchan, Cora, Carrefour, Leclerc, Casino et Système U, des enseignes assignées pour pratiques abusives avec des fournisseurs, etc.
    les capitalistes ont raison de se plaindre que l’on n’est pas dans un régime capitaliste, la preuve, il n’y a pas de vraie concurrence: le cartel des ascenseurs, entente sur les prix de sociétés liées aux parfums et cosmétiques de luxe, entente sur les prix de sociétés de distribution, entente des opérateurs télécom, etc.
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/bruxelles-sans-pitie-pour-le-cartel-des-ascenseurs_119467.html
    http://www.bladi.net/forum/62219-plusieurs-grandes-marques-condamnes-entente-prix/
    http://www.boursier.com/actions/actualites/news/ppr-la-fnac-epinglee-pour-entente-sur-les-prix-37602.html
    http://www.zdnet.fr/actualites/orange-sfr-et-bouygues-telecom-condamnes-a-une-amende-record-de-534-millions-d-euros-39291618.htm

    bref, communistes et capitalistes ont raison. c’est le bordel, mais les forces s’équilibrent, on continue à peu près comme avant, et bonne chance, hein, aux nouveaux entrants qui vont bien suer pour faire changer/évoluer les choses.

    17) flatter l’égo des citoyens
    en prophétisant que le pays garde la matière grise, la plus valorisante, alors que les usines seront dans les pays à bas cout; comme si ces pays n’accédaient pas eux-mêmes à l’instruction.
    répéter à tout va que le pays est la terre des droits de l’homme, même si 200 ans plus tard, il faudrait moduler ce discours, mais cela n’empêche pas de se draper dans des postures politiciennes.

    18) dénigrer l’autre camp
    un bloc politique, contre un autre, l’un a toujours raison, et l’autre a toujours tort.

    19) au pied du mur, on continue de bricoler

    20) ne pas reconnaitre ses erreurs

    21) confisquer la parole des citoyens, et le contrôle par les citoyens
    par exemple, surtout ne pas faire de référendum (national ou local), ou en cas de refus, refaire voter ou contourner le résutat du vote par le parlement. ne pas laisser les citoyens accéder aux données, derrière le rideau du discours politique.

    22) bloquer le renouvellement et la diversité de la classe politique
    les députés, c’est à peu près 75% de fonctionnaires ou de médecins.
    y aller mollo sur le cumul des mandats et sur les peines en cas de politiciens ayant été condamnés par la justice

    23) …

      1. DominiqueD.

        Certes, nombre d’entreprises sont de plus en plus contrôlées.
        Mais j’utilisais le verbe « contrôler » pas tout à fait dans ce sens-là. Quand j’écrivais à propos des « entreprises qui échappent au contrôle », je parlais des entreprises qui échappaient au contrôle du sens critique lié à l’exercice démocratique.

        Il existe, je crois, tout un ensemble d’entreprises qui semblent échapper aux contrôles communs, et qui ont l’air en roue libre : ces entreprises semblent avoir réussi ce tour de passe-passe en colonisant l’appareil d’Etat et/ou en se rapprochant de certains politiques influents. Ce faisant, ces entreprises ont ainsi réussi à faire croire que leur intérêt et l’intérêt de l’Etat sont identiques ou convergent, et que ce qui est bien pour l’un et bien pour l’autre.
        L’exemple type de ces derniers mois est Servier (« ce qui est bon pour Servier est bon pour l’emploi en France »), bien que Servier fabrique des médocs de très faible valeur, voire, inutiles, idem la plupart des acteurs de l’industrie pharmaceutique français.
        Si Sarkozy fait preuve d’un culot sans borne sur le nucléaire – http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/11/25/nucleaire-le-culot-du-fauve-sarkozy.html – il demandait pourtant « voilà quelques mois, un audit sur le coût réel du nucléaire à la Cour des Comptes, et qui, se faisant, reconnaissait que personne n’était en mesure d’y voir clair ». La filière nucléaire a étouffé toute initiative non-nucléaire et les acteurs pro-nucléaires ont tellement de contrôle sur les choix étatiques que l’on s’est lancé vers Iter, qui, non content d’engloutir une très large partie des crédits de recherche, est une machine dangereusement instable http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/iter-une-machine-dangereusement-instable_a-32-6716.html
        D’autre part, je ne connais pas les dessous de la politique « drone » en France, mais j’ai tendance à penser que Dassault, pourtant une entreprise prompte à innover, a trainé les pieds sur ce dossier pour favoriser, au niveau étatique, les avions plutôt que les drones. Début 2010, les USA faisaient état de près de 7 000 drones (tous types confondus), alors qu’en France, on a environ une centaine, et sur les théâtres d’opération, ils se comptent sur les doigts d’une main, s’ils sortent de leur packaging… Dernièrement, le Sénat a annulé des crédits alloués à un drone Dassault, jugé trop cher et pas assez performant http://www.liberation.fr/politiques/01012374474-le-senat-annule-des-credits-alloues-a-un-drone-dassault
        Etc.

  33. Crise Financière

    L’analyste financier Adrian Salbuchi vous propose de revenir sur les mécanismes du système financier international. En se basant sur l’exemple très précis de l’Argentine, il démontre les limites du système actuel. Vous y découvrirez pour quelles raisons ça ne pas fonctionner. Sa perspective pour l’avenir est très simple, l’effondrement complet. La seule solution de sauvegarder votre capital est de changer dès aujourd’hui vos monnaies papier en bien tangible ayant une réelle valeur. Car selon lui c’est bien toute l’économie mondiale qui va très rapidement s’effondrer.
    Explication Crise Financière

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