La parenthèse malheureuse de la zone euro

Il n’y a pas besoin de chercher beaucoup pour trouver des articles qui expliquent qu’actuellement, la situation de la zone euro est extrêmement délicate et « du jamais vu » . Je ne peux, malgré l’optimisme inoxydable qui caractérise ce blog, m’inscrire en faux dans ces opinions : oui, la crise est sévère et promet d’empirer. Cependant, lorsqu’on prend du recul, on se rend compte que la situation n’a rien d’imprévue, et qu’elle ressemble même fort à d’autres épisodes historiques…

À regarder les graphiques fournis par certains articles qui passent en revue les principaux indicateurs courants, notamment ceux de la zone euro, l’effondrement financier et économique n’est plus pour dans très longtemps. Le bain de sang devrait suivre un peu après, avec mort du petit cheval, veuves et orphelins jetés sur les routes et, très certainement, une guerre mondiale, une fin du monde (prévue pour décembre 2012) et une rupture de stock dans les pommes d’apis et le café équitable.

L’horreur, quoi.

Par exemple, si on épluche des articles comme celui-là (du Washington Post, pour rire), on découvre des graphiques alarmants :

eurographs - debt discrimination

En gros, depuis quelques mois, les taux que les marchés accordent aux emprunts des Etats de la zone euro sont de plus en plus disparates d’un Etat à l’autre, et ne cessent de monter, avec de grandes différences entre les pays réputés solides (Allemagne en tête) et les autres (Grèce en lanterne rouge). Notez la belle courbe quasi unique jusqu’en 2008 et l’écartement progressif des taux pratiqués depuis « l’événement Lehman »  : on dirait que les pays européens ont décidé, gentiment, de refaire leur vie chacun de leur côté.

Mais à ce point de la discussion, on veut en savoir plus.

Effectivement, si l’on est normalement curieux, on comprend bien que l’explosion des taux des Etats à risque doit se traduire ainsi sur un joli graphique, mais on ne peut s’empêcher de demander « Et avant ? »

En effet, la parfaite unanimité des taux avant 2008 ne laisse d’étonner : justement, c’est unanime. Avant l’explosion en vol de Lehman, et la suite logique que l’on connaît tous à présent, que valaient donc ces taux ?

Après tout, l’euro existe depuis 10 ans, maintenant…

Eh bien justement, on trouve ce magnifique graphique qui illustre parfaitement la situation (cliquez dessus pour le voir en taille réelle).

Taux d'intérêts des dettes souveraines 1995 - 2011
(C’est un graphique du Spiegel Online)

Et ce graphique est diablement intéressant, car il nous apprend, en l’espace d’un rapide coup d’oeil, plusieurs choses que tout un paquet de soi-disant économistes ne veulent pas admettre.

Ainsi, il est absolument manifeste qu’avant la période d’introduction de l’euro, les taux auxquels les Etats européens empruntaient étaient … parfaitement en ligne avec les taux que nous observons actuellement. La Grèce négociait ainsi ses bons du trésor aux alentours de 16% en 1995, ce qui est supérieur aux taux pratiqués actuellement. De la même façon, les taux des autres pays ont tous suivis la même pente depuis 1995, c’est-à-dire un écrasement vers le bas, vers le taux allemand.

Autrement dit, l’avènement de l’Euro aura simplement aplati les taux pratiqués pour les amener tous à ceux dont disposait l’Allemagne. Voilà qui en dit déjà fort long sur la façon dont les pays concernés ont pu se financer à peu de frais pendant la période dorée où l’Euro s’est implanté dans la zone.

De l’autre côté, on note que l’écartement des taux intervient dans la foulée directe de la faillite de Lehman Brothers, ce qui indique de façon absolument limpide que les marchés ont, dès cet instant, rapidement intégré les conséquences sur la monnaie unique. La parenthèse de dix ans correspondante à l’introduction de la monnaie unique a pris fin lorsque le marché a du incorporer le coût des faillites et des difficultés bancaires dans les emprunts étatiques.

Ce graphique montre de façon claire ce qui s’est produit et ce qui a conduit à la situation que nous connaissons à présent.

À l’introduction de l’euro, l’écrasement des taux pour les pays les plus risqués a nettement favorisé ceux-ci qui en ont profité pour se lancer dans une politique d’emprunt laxiste. Les dettes souveraines ont continué de croître sans retenue : des taux aussi bas, c’était la fête du slip à tous les étages. Notons au passage que ces taux ont non seulement profité du camouflage offert par la monnaie unique mais aussi des pratiques monétaristes idiotes de Greenspan et de Trichet qui ont absolument tout fait pour reflater la bulle des télécoms qui avait éclaté en 2001.

Ensuite, l’accumulation de ces dettes à pas cher (et pour la plupart parfaitement maquillées dans une pluie de billets gratuits) est devenue un véritable problème saillant lorsqu’il s’est agi de remettre de l’ordre : les milliers de cadavres sont brusquement sortis des centaines de placards dans lesquels on les avait placés, d’une échéance électorale à l’autre.

Et la conclusion est sans appel : on assiste, en fait, à un simple retour à la normale.

Les taux que nous observons actuellement sont, en réalité, dans la droite ligne de ceux qui étaient pratiqués en 1995 en Europe. Ils représentent en définitive le risque intrinsèque des pays, beaucoup plus fidèlement que ce que laissait croire la période écoulée. Et l’implication logique de ces différentes remarques est, elle aussi, parfaitement claire : les marchés ne sont pas responsables de cette explosion des taux, mais, a contrario, c’est bel et bien la monnaie unique qui a servi de cache-misère artificiel.

Comme les libéraux le disent assez souvent : le principe de réalité finit toujours par rattraper les planistes, les collectivistes et les socialistes.

D’autre part, comme Mike Shedlock dans cet article, on peut à partir de ce graphique dresser un parallèle assez intéressant entre l’actuelle situation de l’Allemagne et celle de l’Angleterre en 1995.

Ainsi, avant 1995, les pays européens avaient mis en place le MCE (ou ERM en anglais). En substance, il s’agissait d’assurer un taux de change entre les différentes monnaies du Vieux Continent dont la variabilité était conservée aussi basse que possible.

Sous ce mécanisme, les pays les plus solides financièrement étaient de facto responsables des plus faibles. À la chute du Mur de Berlin, les pays de l’Est s’effondrèrent et, grosso-modo, l’Angleterre se retrouva à devoir aider. John Major, Premier Ministre de l’époque, eut beau faire de vibrants discours sur l’unité européenne, la livre anglaise dut subir de fortes pressions du marché, et les Britanniques quittèrent le MCE en septembre 1995 ; la livre passa de 1,95 USD à 1,50 en trois mois.

La ressemblance avec ce qui se passe actuellement au sein de la zone euro et qui touche l’Allemagne est notable  ; on retrouve les mêmes postures politiciennes, la même inattention aux problèmes de fond (les dettes galopantes) et la question de base : les pays européens du Nord vont-ils devoir supporter à bout de bras les pays européens du Sud ?

De la même façon qu’à l’époque, l’Angleterre avait finalement dû quitter le MCE pour éviter une trop grosse casse, l’histoire nous apprend donc que l’Allemagne quittera la zone euro.

La question qui domine, maintenant, est : quand ?

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Commentaires78

  1. Tremendo

    Excellent article.
    L’euro a maquillé pendant plusieurs années les différences entre les économies de l’Union européenne, permettant aux laxistes de pouvoir s’endetter. On assiste à un retour à la normale, l’euro n’aura pas tenu plus de 6 ans en réalité à tromper tout le monde sur une unité de l’économie européenne.

    1. Tremendo

      Et en réalité, non seulement elle a maquillé ces différences, mais sans s’en rendre compte elle les a agrandi.

  2. Joblagadluch

    Ha dis donc! C’est chouette ca! Si on revient aux Francs, non seulement De Villier et Marine seront ravis, mais en plus, nous petits moutontribuables nous feront tondre gratis une fois de plus! Parce que bon, les gentils commercants (et leurs fournisseurs et distributeurs, que je ne voudrais pas oublier dans l’affaire!) vont se faire un plaisir de nous gruger sur la conversion, comme ce fut le cas lors du passage franc => euro! 🙂 Chouette! 🙂

      1. Higgins

        Ai acheté hier, pour la cuisine, une carotte de taille moyenne (une dz de cm). Coût: 24 centimes d’euros soit, à 6,57 FrF l’euro, une carotte à 1,57 FrF!!! Qui a parlé d’inflation?

        1. Joblagadluch

          Moi ce qui m’a toujours scandalisé, ce sont les boulangers! Qui vendaient les bonbons à 10 centimes de francs l’unité, et qui sont passés ni vu ni connus à 10 centimes d’euros! c’est l’arnaque du siècle mes amis! Combien de milliards d’euro ont bien pu détourner ainsi le gang des boulangers????? Elle est là la dette moi je vous le dit!!!

        2. Joblagadluch

          Et le tout au détriment de pauvres petits êtres innocents et naifs : les enfants! C’est un crime contre l’enfance de l’humanité ça! Que fait la cour pénale internationale???? Que fait Monsieur Moreno????

        3. Pascale

          Pour affranchir une lettre normale c’est 0,58 €, soit 3,80 F. Ça me semble énorme car il a peu on ne payait même pas 1franc. Ceci dit je fonctionne toujours en francs, cad que je convertis SYSTÉMATIQUEMENT en franc pour chaque achat que je fais même dix ans après. Je me fais moins avoir. Je me souviens que, lors du passage à l’euro, je m’étais dit :  » 300 millions de personnes traumatisées ! « 

        4. jubal

          Des timbres a 1 franc il y a peu ? L’euro ca a 10 ans quand meme, et je me souvient plutot de timbres a 2,30F pour les lettres ca doit faire 20 ans.
          Passer de 2,30F a 3,80F en 20 ans c’est a mon avis une des plus petite hausse de prix.

      2. Théo31

        « l’augmentation des prix, c’est à dire l’inflation »

        Erreur : l’inflation, c’est la hausse de la masse monétaire, pas celle des prix.

  3. Dex

    Un différence de taille, c’est le niveau d’intégration entre l’Angleterre de l’époque, et les autres pays, et le niveau d’intégration actuel des pays de l’UE (sissi quand même…).

    Il semble qu’on se dirige vers un noyau « germanique » de pays qui acceptent les conditions de l’Allemagne et une zone tampon, sorte d’antichambre, entre ce noyau dur et l’union européenne hors zone euro.

    En grand fan de Nigel Farage, ça me hérisse le poil de voir tout cela arriver sans la moindre consultation du peuple, mais on va dire que la présidentielle va faire office de référendum en France.

    Mais il y a un truc qui met mon envie de contestation en berne, c’est que je commence à me demander quelle entité sera la plus efficace contre ce que Charles Gave appelle le « secteur communiste français ».
    Je veux dire, qui souhaiter aux manettes pour faire maigrir notre état obèse ?
    Mélanchon ? (ha ha)
    Flamby..?
    La Marine ? (fermez les frontières, l’état s’occupe de tout)
    Sarko ? (qui est un turbo libéral, c’est bien connu)

    Allez, on peut laisser le bénéfice d’un soupçon de doute à Bayrou, vu qu’il n’a ni le discourt des autres prétendants ni le bilan de talonnette, mais je n’arrive pas encore à rêver…

    Le problème, c’est que même si le peuple veut voter (on peut toujours rêver) pour un candidat qui promet de la sueur du sang et des larmes, histoire de remettre le pays dans le bon sens, il ne peut pas pour la simple raison, qu’il n’y a pas un seul candidat sur ce créneau.

    Et quand bien même il y en aurait un, je doute de sa marge de manoeuvre, vu le nombre de petits barons qui lui mettraient des batons dans les roues.

    Après tout, peut-être qu’on en serait pas là si Juppé avait pu aller au bout de son plan en 95. Pourtant il représentait le pouvoir élu. Donc l’ennemi à abattre va au-delà d’un choix politique. L’ennemi c’est… nous.

    Bref, est-ce qu’une bonne vielle tutelle teutonne n’est pas encore ce qui peut nous arriver de mieux (même si ça ne m’emballe pas à la base) ?

    Je veux dire, le moteur, l’impératif, viendra de la dette, il ne faut pas se leurrer. Sans cet impératif, notre pays restera la forteresse clientéliste qu’il est aujourd’hui, mais quand les taux d’intérêts vont nous contraindre à bouger, il est possible qu’on s’en sorte mieux, dirigés par la rigueur Allemande, qu’avec nos cocos habituels au (pleins) pouvoir, qui risquent de nous couter de précieux mois, en essayant de pousser notre (fameux) modèle social jusqu’au bout du bout, avant que le FMI (la misère et la faim) ne viennent nous parler de l’Argentine.

    1. deres

      Personnellement, je constate que je ne suis en complet désaccord avec 65 millions d’électeurs français. Chacun défend sa paroisse, ses fiefs et ses privilèges personnels au dépend de l’intérêt général. L’hérédité commence même à jouer (cf. les quadragénaires du gouvernement). On se croirait de retour dans l’ancien régime par moment.

      Donc je me dis que de toute façon cela ne pourrait pas être pire même si j’étais en désaccord avec 350 millions d’européens. En plus, de toute évidence, il y aurait suffisamment de monde pour trouver un parti libéral …

      1. Nicolas

        « On se croirait de retour dans l’ancien régime par moment. »

        Que croyez vous donc qu’est le socialisme ? Un refus de 89 !

  4. deres

    Graphique très intéressant. Typique ce ceux que l’on ne voit jamais dans la presse française car ne correspondant pas à la pensée unique.

    planiste ==> planificateur sauf si c’était de l’ironie par invention de terme

  5. infraniouzes

    L’Allemagne a réussi un tour de force, qu’on oublie facilement, c’est la réintégration de la RDA moribonde dans la République fédérale: coût: 1 500 mds €. Ce fut fait en moins de 10 ans.
    Mais la France a, elle aussi, une excuse de taille: elle s’efforce de réintégrer, depuis 30 ans, le Maghreb dans la République française et ce sera beaucoup plus long, beaucoup plus difficile, beaucoup plus cher. Donc il faut tout pardonner à nos Bisounours de compétition, leurs erreurs, atermoiements et autres foucades. Ils ont entrepris un travail de Titan et cela explique bien des choses.

    1. Joblagadluch

      Réussi, réussi… c’est un peu vite dit. Il y a un gouffre abyssal entre les Landers de l’ouest qui sont le moteur de l’économie allemande et les Landers de l’est, qui ne sont pas encore remis sur de bons rails. L’est vit sous perfusion de l’ouest. Donc leur coup de force c’est peut être de réussir à être performant en « trainant » ce boulet économique que sont les landers de l’est.

        1. Ardias

          Pas tout à fait, car le sous développement des landers de l’est est un magnifique levier de croissance pour le reste de l’Allemagne.
          D’ailleurs depuis que l’Allemagne de l’Est commence à refaire surface l’Allemagne a fait de l’Europe de l’est sa base arrière aussi bien en terme de main d’œuvre que de débouchés.

          Et si on reprend le raisonnement au début, si la France n’arrive a rien avec l’Europe méditerranéenne, l’Allemagne arrive à tout avec l’Europe de l’Est.

        2. Pandora

          Ils ont une langue commune (même si en Autriche on nous regardait d’un sale oeil quand on parlait Allemand ; ils nous toléraient grâce à notre accent français).

          Vingt ans après la chute du mur, les paysages et les villes sont encore misérables. La population ne cesse de diminuer (elle va là où est le travail, à l’ouest).

          Le travail de remise à niveau prendra encore beaucoup de temps : il faut beaucoup détruire. Effectivement, c’est un levier de croissance dans ce cas-là mais la lenteur de la transformation est désolante.

      1. Théo31

        Comme le signalait souvent J.F. Revel, il est très facile de sortir du communisme, mais pas de ses conséquences.

        1. Nicolas

          « il est très facile de sortir du communisme, mais pas de ses conséquences. »

          L’abrutissement général ?

  6. gnarf

    Excellent article! J’ajouterais que les Etats ont artificiellement maintenu les taux en convergence a coups de rachats/ventes de leurs propres bons. Ca divergeait deja avant 2008 mais c’est en 2008 que c’est devenu impossible a cacher. Par exemple il est connu que le taux Francais avait une facheuse tendance a diverger du taux Allemand des que les bureaux de la BdF fermaient le vendredi…

    Sinon les taux grecs c’est maintenant plus de 30% pour les 10ans, et quelque-chose comme 200% pour les 1 an!

    1. Nicolas

      Il y a plein de pays dans le monde qui n’ont pas l’Euro et vive de la planche à billet. Surtout en Afrique, certes… (Mugabé refuse le diktat de Merkel).

  7. Olivier

    Interessant en effet et bien documenté … Mais pourquoi débuter cet article par
    « Le bain de sang devrait suivre un peu après » pour poursuivre « Et la conclusion est sans appel : on assiste, en fait, à un simple retour à la normale » ? Si il faut faire de la normalité la fin de toute chose … je m’interroge.

    Mon opinion de puis des lustres est que la configuration actuelle ne fait que traduire la réalité des diverses économies européenne … Ce qui ne veux évidemment pas dire effondrement, guerre et bain de sang.

    La situation est difficile, certes, grave, éminemment grave. Mais annoncer la catastrophe lorsque on lit dans le même article que l’Allemagne a su ingérer l’ex-RDA sur une courte période. Se rappelle t-on aujourd’hui ce qu’était la RDA au plan économique ? …

    Est-il para ailleurs logique ou censé de crier au loup d’une Allemagne « hégémonique » ou sur la position du chef, lorsque 75% de nos concitoyens calque leur mode de vie sur ce qui est … à l’étranger … Existe t-il encore un mode de vie à la française ? Est-il plus grave de voir l’Allemagne dicter la méthode économique et Financière ou assister à une américanisation (ou internationalisation) rampante des mentalités ?

    Que l’Allemagne dicte ce qu’elle veux … quoi que l’on fasse ici, cela ne changera rien aux dernières bribes de gauloiserie : On râle tout le temps, et c’est pas prêt de finir.

      1. Olivier

        Oui, H16, j’avais compris … N’empêche. Entre les appels à vider les banques et ceux qui confient à faire des provisions de patates, je ne suis pas certains que l’ironie ne soit pas ici contre productive…

        Non, le paradoxe, c’est d’arriver à revenir à une normale plus que normale, puis la normale basique est synonyme de crise aigüe (comme le blanc qui lave plus blanc …) tout en virant de notre mémoire Merkozy & Co … 😉

        Qu’on le veuille ou non, la « solution à court terme » viendra du mariage de ces deux là … A se demander en veille d’élection, si c’est pas un peu voulu …

      2. Nicolas

        « Le paragraphe sur le bain de sang est ironique. »

        Trop XVIIIéme. Nous sommes plus à une époque d’esprit. Aujourd’hui, on est sérieux, lourd, on y croit !

        Sans compter que plusieurs générations sont habituer à gueuler pour recevoir du fric..

      3. Jacques

        Si votre remarque sur le bain de sang était ironique, il se peut qu’elle soit très bientôt cataloguée comme prémonitoire, et là, votre humour aura fait… flop, pour ne pas écrire tâche (le mien, d’humour serait vraiment trop noir en l’occurrence ). Merci, et bravo pour tous ces articles !

    1. gruau

      C’est amusant, d’ordinaire je trouve ‘sensé’ là où il faudrait ‘censé’ (par exemple : « ce programme est censé donner un résultat au dixième près »), mais vous, vous employez ‘censé’ au lieu de ‘sensé’ : très joli.

  8. Libéralisateur

    Après la lecture de la démonstration que l’explosion des déficits publics en France serait une manœuvre de l’UMP pour que la France fasse faillite et que ce soit la fin de l’Etat providence et l’avènement du libéralisme dans notre pays comme dans les pays émergents, j’y trouve une certaine convergence.
    Qui vont être les dindons de la farce ?
    Il est temps qu’un parti de gouvernement prône la sortie de l’Europe, qui n’a en définitive rien apporté aux français. Ce maquillage de la valeur de notre monnaie à travers l’euro a donc été propice à faire gonfler la dette sans douleur et empêcher qu’elle puisse faire autre chose que d’éclater.

    1. Higgins

      « …la lecture de la démonstration que l’explosion des déficits publics en France serait une manœuvre de l’UMP… »: depuis quand cet organisme serait-il doté d’une intelligence?
      Ce serait une révolution biologique.

    2. Nicolas

      Les français luttent depuis des décennies contre le capitalisme. Et vous venez nous dire que c’est un complot des libéraux si le résultat prévu inéluctable (effondrement économique) se réalise malgré nos effort pour libérer les consciences ???

      Même encore aujourd’hui, il y a des gens de gauche qui n’ont que mépris pour « le fric » et les « boutiquiers » et autres « exploiteurs »…
      C’est toute une mentalité.

  9. Franck Boizard

    Quand ? est une bonne question.

    Comment ? en est encore une meilleure. En effet, la sortie de l’Euro de l’Allemagne est l’opération de tous les dangers. Suivant qu’elle sera bien faite ou mal faite, dépendra probablement notre situation économique pour plusieurs années.

    1. Nicolas

      Si la RFA veut contrôler l’Europe il lui faut une zone Euro.
      D’un autre coté les pays du sud puent.
      Mais si on les sort, il ne pourront pas rembourser leur dette, d’où faillite des banques du nord.

      Ca risque d’être un accord incompréhensible avant plusieurs jours de lecture !

      1. gem

        solution : c’est la RFA qui sort de l’Euro. Les comptes en Euros sont conservés tels quels, mais la RFA introduit à coté un Nouveau Deutch Mark avec une valeur de référence similaire à l’ancien (=1/2 euro environ) ; les anciens contrat en euros le restent, mais la possibilité est ouverte de les basculer au Mark, la RFA cesse d’émettre des obligations en euros et commence à le faire en marks. L’euro plonge immédiatement par rapport au mark (10 % ? 20 %?), mais personne ne perd rien, seul l’avenir est modifié ; les gens qui choisissent de passer au mark le font en toute connaissance de cause et pour l’avenir seulement (une paye de 2000 euros ne devient pas une paye de 4000 mark, mais de 3600 mark par exemple ; pour les étiquettes … les commercants s’adaptent). les banques allemandes sont amené à gérer deux type de comptes, en euro et en mark; ce qu’elles savent déjà faire ; l’euro reste monnaie commune (mais plus unique !)

  10. Pod

    Comme toujours, au-dela des crises fonctionnelles, il faut revenir aux fondamentaux : de ce point de vue, il n’y a guère que l’Allemagne a pouvoir assurer une réelle continuité « opérationnelle » dans le merdier Euro… en commençant par le quitter, et elle en a largement les moyens. Cependant, on pourrait aussi les penser capa les de procéder en 2 temps :
    1/ kicker les plus faiblards
    2/ prendre la main sur ce qui reste en imposant les règles et latitudes de stabilité que lui offrent sa solidité fonctionnelle (industrielle en autres) et là, la Fraônce et le guignol qui tiendra les manettes à ce moment-là sera mis au pas, talonettes ou pas.

  11. NEV

    La fin est génialissime, l’histoire se répète et il suffit de la consulter pour connaitre l’avenir quoiqu’en disent les astrologues qui nous gouvernent.

  12. Pandora

    L’Allemagne n’a aucun intérêt à quitter la zone euro : elle commerce essentiellement avec l’Europe. Sa monnaie serait réévaluée donc pchitt.. plus d’excédent commercial.

    Par contre, elle peut imposer des conditions pour rester et ne se privera pas de le faire.

    1. bruno

      « L’Allemagne n’a aucun intérêt à quitter la zone euro : elle commerce essentiellement avec l’Europe. Sa monnaie serait réévaluée donc pchitt.. plus d’excédent commercial. »

      Oui, enfin ça c’est la vision mercantiliste, qui voudrait qu’on s’enrichisse en vendant à prix cassés pour engranger des excédents et en mangeant des topinambours à côté.

      Si les pays du sud ne produisent pas assez de richesses pour acheter Allemand, ce n’est pas le maintien d’une monnaie unique qui va y changer quelque chose. Un jour ou l’autre, l’ajustement doit se faire : soit une réévaluation de la monnaie, soit des transferts fiscaux permanents, soit un effacement de dette.

      Dans tous les cas, il y aura transfert net des Allemands vers les autres, la différence en qu’en cas de retour à des monnaies nationales, les équilibres redeviendront sains et les conditions de croissance optimale seront réunies pour tout le monde, alors que dans les autres cas, c’est une situation sub-optimale qui prévaudra, dans laquelle tout le monde s’appauvrit, ou s’enrichit moins vite, c’est selon…

  13. l’hérétique

    Bah, il y a une manière très simple de mettre fin à tous ces désordres, et les dirigeants politiques vont bien devoir l’admettre (pour l’instant, seul Bayrou semble l’avoir avalisé, et ce depuis 2007) : un budget en équilibre.
    Un budget en équilibre = fin des problèmes. C’est pas plus compliqué que ça.
    Une fois ce principe de nécessité et de réalité acté, on peut commencer à débattre sur les moyens d’y parvenir.

    1. Théo31

      « Un budget en équilibre = fin des problèmes »

      Non, c’est un budget avec 50-75 milliards d’excédent qu’il faudrait dès cette année pour commencer à rembourser les dettes qui atteignent bientôt 90 % du PIB. Il faudrait donc diviser toutes les dépenses publiques par deux et rajouter quelques privatisations bien senties. Le gros problème, c’est que ça n’arrivera jamais, même avec Bayrou, y compris en rêve.

      1. Nicolas

        Arf ! La dette est largement plus élevé que 90% !

        En 2004 elle était déjà de 200% !!!!
        (Il n’y a pas que Madoff et ces grandes folles de grecs qui ne respect pas les règles de la comptabilité..).

        Mais bon, je suis d’accord qu’il nous faut +100 milliards et.. Vite !

        « Il faudrait donc diviser toutes les dépenses publiques par deux  »

        Bein non :1000 milliards environ de dépenses publiques.
        Suffit de casser du fonctionnaire & Co (15 point de PIB pour leur salaire).
        Et quoi ?! On peut très bien vivre dans un pays ou les élèves sont 40 par classes : même les meilleurs le font !

        1. Théo31

          Je limitais mes propos à la dette et au budget de l’Etat. Mais c’est vrai qu’il faudrait rajouter les dettes privées (mais qui restent privées), celles de la SS (140 milliards) et les retraites non provisionnées (entre 4500 et 10 000 milliards), et là, ce n’est pas 200 % de PIB, mais 4-5 fois plus.

        2. nitrik

          Certes, ramener un budget à l’équilibre passe nécessairement par une réduction des dépenses.

          Mais cela peut également passer par une augmentation des recettes.

          Quand une société du CAC40 ne paie « que » 10% d’IS, là où ma PME en paie 25%, il y a de quoi s’interroger.

          De l’argent, il y en a, ce n’est pas le souci. En cas de grandes pertes il n’y a pas de petits profits.

          1. Sauf que les grosses entreprises auront toujours la possibilité d’échapper aux augmentations d’impôt (toujours), qu’elles sont peu nombreuses, et qu’en France leurs dirigeants sont culs & chemises avec les politiciens. Bref : réclamer plus d’impôts pour ces sociétés, c’est tendre la perche pour se faire battre puisqu’au final, ce sont les PME qui paieront plus.

        3. nitrik

          « Sauf que les grosses entreprises auront toujours la possibilité d’échapper aux augmentations d’impôt (toujours), qu’elles sont peu nombreuses, et qu’en France leurs dirigeants sont culs & chemises avec les politiciens. Bref : réclamer plus d’impôts pour ces sociétés, c’est tendre la perche pour se faire battre puisqu’au final, ce sont les PME qui paieront plus. »

          Ca fait longtemps que j’ai arrêté de croire en la démocratie à l’américaine et suis bien conscient du fait que nos élus ne gouvernent plus grand chose, effectivement. La collusion entre pouvoir politique et pouvoir économique (en France du moins) est devenue plus qu’insupportable. Nos dirigeants sont consanguins.

          N’empêche, il y a encore quelques politiciens (marginaux, certes) qui n’ont pas des discours très tendres envers « l’actionnariat du CAC40 », suivez mon regard.

          L’Europe est de toute façon en train de devenir une succursale de Goldman Sachs (Monti – Draghi – Papadimos), j’en ai bien peur. Le problème avec ces gens est qu’ils n’obéissent certainement pas à l’intérêt du plus grand nombre, à mon humble avis.

        4. nitrik

          Pour reprendre une phrase toute faite, l’intérêt du plus grand nombre, c’est celui des 99% au détriment des 1% (oui, c’est dans l’air de l’actu).

          En d’autres termes c’est la chasse aux paradis fiscaux plutôt que celle aux bouts de ficelle façon « fat tax » ou 30 000 fonctionnaires / immigrés en moins.

          Pour l’Europe façon GS cela va sans doute passer par un « serrage de vis » (mais pas trop), continuer à abrutir les gens histoire qu’ils s’imaginent que les banques sont pleines de cash et les états, solvables ; agiter le spectre de la menace musulmane et minimiser les manifestations divergentes dans les pays développés, voire les tourner en dérision (cf « les Indignés »). Qui a parlé des centaines de milliers de personnes dans les rues en Israël par exemple ?

          L’intérêt général serait plutôt d’investir les paradis fiscaux, ou les forcer par n’importe quel moyen à lever cette supercherie de « secret bancaire », imposer le capital au même niveau que les revenus (trop de différences K/L…), et pourquoi pas demander l’avis du peuple même si je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas grand chose à ce qui se passe (je m’inclurais volontiers dedans). Et blablabla et je pense qu’on peut toujours rêver.

          1. …. Au fait, s’il y a des paradis fiscaux, les autres pays, ce sont quoi ? Des enfers fiscaux, n’est-ce pas… Et dans ce cas, vous êtes de quel côté ? Du paradis pour tous, ou de l’enfer pour tous ?

  14. eheime

    meme cause memes effets.
    gestion saine : taux faibles
    gestion risquées : taux elevés pour couvrir le risque

    pour rentrer dans l’euro les pays européens ont du avoir une gestion rigoureuse (meme l’Italie était serieuse , souvenez vous ! Et nous aussi , c’est dire !! Avec un gvt socialiste en plus , sous Delore ) donc les taux ont baissé.

    comme l’europe n’a pas sanctionné les etats laxistes, les etats laxistes sont redevenus .. laxistes
    .. et donc les taux remontent

    pas plus compliqué selon moi

    la seule chose inexpliquée pour moi, c’est le délai de reaction du marché.

  15. BA

    Zone euro : la bombe à retardement des dettes arrivant à maturité.

    Décembre 2011 :
    La France va devoir emprunter 37,1 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 22,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 12,2 milliards d’euros.

    Janvier 2012 :
    La France va devoir emprunter 52,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 15,6 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 9,2 milliards d’euros.

    Février 2012 :
    La France va devoir emprunter 35,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 53,1 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 14,5 milliards d’euros.

    Mars 2012 :
    La France va devoir emprunter 17,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,2 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 8,8 milliards d’euros.

    Avril 2012 :
    La France va devoir emprunter 34,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 22,7 milliards d’euros.

    Le journal « Der Spiegel » a publié le dessin de toutes ces bombes à retardement : sur ce dessin, les bombes les plus énormes sont les bombes italiennes.

    http://www.spiegel.de/international/europe/bild-800351-287703.html

  16. pod

    @ la Tribune

    Une opération d’urgence permet à l’assureur d’affronter la fin d’année. Mais cela ne résoudra pas, loin de là, ses problèmes de fond. Son amaigrissement, voire son démantèlement, ne sont toujours pas écartés.
    L’opération interne de transfert de 500 millions d’euros entre les caisses régionales vers Groupama SA n’aura pas suffit. C’est bien de milliards d’argent frais, comme l’avait affirmé La Tribune, dont avait besoin l’assureur français qui voyait arriver la fin d’année avec inquiétude, alors que sa marge de solvabilité était tombée en-deç des 100% requis par les autorités prudentielles. En juin dernier, elle était encore de 130%, et de 150% il y a un an. Une situation d’urgence dictée aussi par la période de renouvellement des contrats, alors que le système repose sur la confiance des assurés.

    Ce qui a conduit l’Etat, via son bras armé la Caisse des dépôts, à intervenir dare dare. Sachant que l’opération révélée par le Figaro n’a pas encore été réellement validée -un CE extraordinaire est prévu jeudi-, et qu’il était temps de l’engager pour qu’elle puisse être intégrée à l’arrêté des comptes de 2011. Une intervention publique donc qui repose sur deux piliers. D’abord en rapprochant la foncière de Groupama, Silic, de celle de la Caisse des dépôts, Icade, deux fois plus grosse qu’elle. Un rapprochement qui permettrait à Groupama de déconsolider Silic, dotée de 3,5 milliards d’actifs, et ainsi d’alléger son bilan. Ensuite, en injectant près de 300 millions d’euros d’argent frais chez Gan Eurocourtage, sous la forme d’actions de préférence, sans droit de vote, mais générant une forte rentabilité. Une deuxième opération qui a sans doute été la contrepartie de la première, la CDC s’étant spontanément mise sur les rangs pour reprendre la foncière de Groupama.

    L’assureur n’avait donc pu mettre en oeuvre un renflouement alternatif, qui lui aurait permis de faire remonter sa marge de solvabilité à 150%.

    (suite sur La Tribune.fr)

  17. fifou

    L’Allemagne a bati sa richesse actuelle (bien compromise au moment de la reunification debut-mi90’s) sur la creation de la zone Euro qui a permis d’eviter un Mark trop fort par rapport aux autres monnaies europeennes et rendu artificiellement solvable l’Europe du Sud.

    La ou le calcul etait fausse c’est que la Grece, l’Italie, l »espagne etc qui se sont gaves de voitures, machines-outils et autres produits allemands ont achete tout ca a credit avec une monnaie artificiellement evaluee, et sans un rond derriere

    C’est ce qui arrive dans les societes ou les commerciaux forcent les ventes sans se preoccuper du recouvrement (qui est gere par un autre service). Et oui le nerf de la guerre ce n;est pas le Chiffre d’affaire c’est le cash!

    Enfin quand je dis erreur de calcul, c’est peut etre un calcul tres conscient de quelque politiciens vereux qui ont organise ca pour profiter un max et s’en mettre plein les poches en laissant l’ardoise aux politiciens suivants…

    Autre reflexion, ca me fait bien marrer tous les programmes et les premieres pages sur le tripla de la France, a faire croire a la menagere que si on le perd ca va merder et si on le garde tout va bien. Simplification extreme pour le prolo mou du cerveau entre 2 emissions de loft story…

  18. BA

    Mardi 6 décembre 2011 :

    Standard and Poor’s place sous surveillance négative le fonds de secours européen.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous surveillance les principaux pays de l’Union monétaire.

    Autrement dit :

    Pour sauver les Etats européens surendettés, l’Union Européenne avait construit un machin vide, le FESF.

    Comme ce machin vide n’avait pas d’argent, il était obligé d’emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, avec cet argent, il prêtait des milliards d’euros aux Etats européens surendettés.

    Problème : la situation en zone euro est de plus en plus catastrophique, donc les agences de notation vont dégrader le machin vide.

    Donc, le machin vide va être obligé d’emprunter sur les marchés internationaux à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    Donc, le machin vide va prêter aux Etats européens surendettés à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    Conclusion : l’Union Européenne va créer un nouveau machin vide, le MES.

  19. BA

    Mercredi 7 décembre 2011 :

    Zone euro : Sarkozy n’exclut pas un risque d’explosion.

    17h25.

    Sarkozy : «Le risque d’explosion est prégnant tant que l’accord avec Merkel n’est pas effectif».

    Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy a déclaré que «l’Europe n’est pas sortie de la crise. Le risque d’explosion est prégnant tant que les décisions prises avec Angela Merkel ne sont pas effectives», rapporte un des participants.

    «L’Europe a besoin de refinancer sa dette et les prêteurs n’ont plus confiance», a-t-il ajouté. «Pour la retrouver, il n’y a qu’une seule stratégie : l’alliance entre la France et l’Allemagne. Il n’y a pas d’autres alternatives». Le chef de l’Etat a aussi estimé que la souveraineté «ne s’exerce pas seul, mais avec les alliés, les amis, les voisins». Il a également déclaré : «On ne peut pas continuer à être le marché le plus ouvert au monde et accepter les produits des pays qui ne respectent aucune règle. Pour cela, il faut refonder les traités».

    http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-zone-euro-sarkozy-n-exclut-pas-un-risque-d-explosion-07-12-2011-1756811.php?google_editors_picks=true

  20. BA

    Crise : Draghi douche les espoirs d’une intervention massive de la BCE.

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d’une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à « faire le maximum ».

    A l’adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau « pacte budgétaire » en zone euro, pour enrayer l’envol de la dette des Etats.

    « La responsabilité ultime d’enrayer la crise appartient aux responsables politiques », a-t-il répété.

    M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d’un « cadre légal crédible », il était « tout aussi important qu’il soit mis en place rapidement », une manière de s’opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.

    Le président de la BCE s’est par ailleurs dit « surpris de l’interprétation de ses propos » après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.

    Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.

    Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu’en matière de soutien aux pays en détresse, sa « préférence allait au FESF et au MES », soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés « parfaitement équipés » pour faire face à la crise de la dette.

    Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d’intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d’obligations publiques qu’effectue déjà la BCE sont « limités » et « temporaires ».

    « Les traités interdisent un financement monétaire des Etats », a dit M. Draghi.

    Il a aussi balayé la possibilité d’un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : « c’est incompatible avec les traités ».

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f

    1. Nicolas

      Ca fou la trouille.

      Je me souviens très bien de son excellent livre « Des lions conduits par des ânes » sur l’état de la France.

  21. BA

    Vendredi 9 décembre 2011 :

    Le maintien de la Grèce, qui négocie désormais un « hair cut » de 80 % sur sa dette, n’est même pas certain.

    http://www.latribune.fr/opinions/editos/20111209trib000670182/super-mario-priez-pour-nous.html

    1- Au début, ils disaient : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce remboursera sa dette. »

    2- Ensuite, ils ont dit : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce ne remboursera pas la totalité de sa dette, mais la Grèce remboursera presque toute sa dette. »

    3- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 21 % de leur mise. »

    4- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 50 % de leur mise. »

    5- Aujourd’hui, ils disent : « Les prêteurs vont perdre 80 % de leur mise. »

    6- Et demain ?

  22. eheime

    6- Et demain ?

    Ils vont se réendetter aussi vite que la lumiere jusqu’au niveau tolérable par les creanciers , donc c’est torché dans les 6 mois du aircut

    Ensuite la diete, la vraie

    On va voir venir des Grecs bosser en France

  23. Franz

    Heu, eheime, des grecs bosser (vraiment) c’est à peu près aussi réaliste que des syndicats français demandant une baisse de salaires pour sauver l’entreprise/l’état en quasi faillite. Ou que des fonctionnaires qui travailleraient efficacement… Bref que des machines à fabriquer de l’or à partir d’air pur!

    Sinon, petite remarque sur les entreprises du CAC40… Si elles sont en moyenne imposées à 8% (chiffre certifié Thomas Piketty -sic.-) c’est d’abord et avant tout parce qu’on parle de comptes consolidés et que le résultat dans ces comptes est produit à une large part à l’étranger… Donc imposé « là bas ». Normal qu’après avoir payé de l’impôt sur la richesse qu’elles produisent aux US ou en Chine les entreprises cotés en France ne repayent pas en sus ici… Si on voulait mettre ce genre de truc en place, elles ne payeraient plus rien en France et seraient, dans les dix jours, uniquement « étrangères » (surtout au niveau de l’emploi… ).

  24. BA

    Lundi 12 décembre 2011 :

    Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.

    Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en train de quitter la France à vitesse grand V.

    De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…

    On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.

    Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

    Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

    « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »

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