Que reste-t-il à sauver, au juste ?

J’ai commencé, en 2005, à écrire des chroniques sur la lente décomposition de la France. C’était il y a sept ans et sur ces sept années, j’ai à de nombreuses reprises écrit, de façon claire et sans ambiguïté, que ce pays était foutu. Par « Pays », j’entends bien sûr l’État providence et son système social. Et par « foutu », je veux dire que tout ceci va prochainement finir. Mal.

Je sais déjà que nombreux sont les jeunes qui, lisant ces premières lignes, feront un bond en se disant : « oh, zut, quel pessimiste ! » Mais voilà : les nouveaux citoyens d’aujourd’hui, frétillant à l’idée d’étrenner leurs 18 ans tout neuf dans la première urne à proximité, étaient en fait âgés d’à peine onze ans lorsque j’ai commencé mes chroniques, et il y a peu de chance qu’ils m’aient suivi depuis tout ce temps et aient pu se former une opinion solide étayée par les faits que j’ai rapportés dans cette période. Leur étonnement est donc pardonnable.

Mais pire encore, je sais que pas mal de personnes plus âgées voire mûres, se diront que j’exagère et que j’ai ce biais caractéristique des prêcheurs de catastrophes qui font leur beurre sur le malheur des foules. En réalité, non seulement je ne m’enrichirai pas dans le processus, mais l’observation de cette décrépitude et de son caractère inéluctable m’ont, plus souvent qu’à mon tour, valu des remarques acides.

Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.

Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (avec cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou renieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloche (le leur), la caste politicienne dirigeante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir.

Oui, la France est foutue. Et elle est foutue parce que lorsque je le dis, clairement, on me répond : « eh bien, tu n’as qu’à partir ». Et lorsque je dis que, précisément, c’est ce que j’ai fait, on enchaîne sur « Eh bien tu n’as qu’à te taire », ajoutant ainsi le dernier des douze clous sur le cercueil français.

Car même silencieux, les analyses continuent de tomber juste (dernier exemple en date : l’immobilier, dont la bulle aurait dû éclater il y a déjà trois ou quatre ans, montre les signes évident d’un effondrement à venir), et la lente décomposition du pays continue de plus belle.

Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.

Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige. Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.

Oui, la France est foutue, ayant trouvé la cause de tous ses maux.

Car c’est bien joli d’accuser les banquiers, les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris. Ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire. Trop de risques, trop peu de gloire. Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays (ou empêchent des greffes d’organes, par exemple), si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que c’est mal, voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc-émissaire et que celui-ci s’appelle Banquier ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.

Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :

« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »

Ce Pays Est FoutuMa réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ?

Qu’y a-t-il à sauver ?

Un système d’assurance santé qui vous rembourse de 2€ pour des lunettes ? 100€ sur 1500€ d’implants dentaires ? Qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop petits ? Qui vous prend 25% de votre salaire et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer à clous ?

Un système de retraite qui vous prend 10 à 20% de votre salaire sans assurance de pension future ? Qui laisse une pension misérable à des milliers de vieux travailleurs qui ont cotisé toute leur vie et se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?

Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des millions pour … faire faire son travail au privé ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?

Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées comme ce fromage à pâte molle de Hollande ou ce chihuahua thermophile de Sarkozy de rempiler dans leurs médiocres ambitions, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?

Vous voulez sauver ça ? Et avec encore plus de collectivisme ? Plus de socialisme ? Plus de gentille redistribution des richesses qu’on ne crée plus ? Mais, vous voulez sauver quoi, au fait ? Vous voulez sauver un tel merdier ?

Concentrez-vous plutôt sur ce que vous voulez et pouvez vraiment sauver.

Ce pays est foutu, prenez en acte.

J'accepte les Bitcoins !

17HNJN9AzZyRmfsXmhSaVMSttQoHH8KYSD

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires165

  1. Higgins

    Et bien, le dimanche commence sur les chapeaux de roues. Jamais le mot de Bossuet n’a été aussi juste:  » Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes « .
    Sinon, tous les gens à qui j’ai fait découvrir « Atlas Shrugged » n’ont pu que constater la justesse de l’analyse d’Ayn Rand. Et oui, ce pays est foutu.

    Bon dimanche quand même.

    1. Raynote

      C’est marrant, en lisant ce très bon texte, très réaliste, de h16, en particulier le passage: « Car c’est bien joli d’accuser les banquiers, les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris. Ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. », j’ai tout de suite pensé à « Atlas Shrugged » que les temps actuels m’incitent à relire une 3è fois. On est en plein dedans!

  2. Claude

    Dur mais ô combien vrai ! En attendant, Mélenchon emballe les foules qui apparemment n’ont encore rien compris. En son temps, J. Lesourne avait dit que la France était une Union soviétique qui avait réussi. Je crois maintenant qu’elle va finir comme elle.

    1. estienne

      Vu de l’étranger, ce qui se passe en France est une honte et un vrai scandale. Quand on sait l’horreur économique et humaine que furent et que sont encore les systèmes socialo-communistes, il faut être con ou maso pour en redemander.
      La liberté, quoi qu’ils disent, est un concept trop compliqué pour les Français, ils préfèrent un bon centralisme. Eh bien qu’ils tirent leur boulet jusqu’en enfer !
      PS. Dans un pays normal, se prétendre aujourd’hui communiste, trotskiste – et même socialiste, vous fait passer pour un dangereux débile révisionniste voué aux gémonies. En France au contraire, c’est honorable.

  3. Pierre

    h16, il faut que tu fasses un dossier « où s’expatrier », et je pense qu’il y a pas mal de lecteurs ici qui pourraient apporter des infos intéressantes sur le sujet…

    1. Pour avoir vu d’autres pays (mêmes proches, mêmes européens), n’importe lequel autre est actuellement mieux que la France qui se dirige droit vers un bon petit totalitarisme remplit de gauchistes en mal de goulags. Je suis effaré de constater que même des pays comme la Belgique (pas franchement libérale, loin s’en faut) ont des habitants un tout petit peu plus critiques sur le système démocratique ou sur les politiciens. La France est, très effectivement, la seule « démocratie » populaire encore à flot, juste avant les étapes cubaines et nord coréennes.

    2. Li Po

      ça tombe bien, la liste des paradis fiscaux vient d’être purgée récemment . Ont été enlevés des pays comme le Belize ou le Panama,ce qui veut donc dire que maintenant c’est open bar .

    3. Crucol

      +1

      Un problème lié à l’expatriation, c’est les métiers qui sont intimement lié à la législation, à l’image du Bâtiment/SSI, normes franco-française, qu’il est difficile de faire valoir à l’étranger.

    1. Exact. Comme tu le notes, je pêche par optimisme en misant sur une fin rapide. Plus ça va, et plus on se rend compte que la fin sera loooongue et douloureuse. Je ne sais pas si c’est mieux.

      1. gem

        suffit de regarder combien de temps l’Argentine a mis pour tomber du G7 de 1939 à … rien. Et dès qu’elle reprend un peu du poil, il y a toujours un con de politicien local qui se dit que c’est le moment de charger la mule et paf, ça replonge. 3/4 de siècle que ça dure…
        Même cause, mêmes effets : la France ressemble plus à l’Argentine qu’à l’URSS ; on a pas eu de dictature militaire, mais on a peut compter Bruxelles comme un substitut (les bottes en moins).

  4. gnarf

    Et oui c’est tres vrai.

    Depuis Colbert, la nation francaise est consubstantielle a son etat, a la difference de la plupart des autres pays ou la nation precede l’etat (et donc l’etat est un mal necessaire, a surveiller comme le lait sur le feu). Comme le soulignait un intervenant sur la radio BFM cette semaine, les Francais au contraire des Espagnols par ex. ne peuvent jamais refuser un caprice de leur etat car ce serait comme demanteler la nation, et inversement tout gonflement de l’etat est vu d’un oeil bienveillant.

    On peut dire que CPEC Ce pays est condamne. C’est a dire que cette mentalite, cet etatisme galopant sont graves dans la pierre en France depuis au moins 3 siecles.

    Ce schema Francais fonctionnait tres bien du temps des empires et des royaumes, des conquetes et des pillages, mais reste moins efficace que les democraties modernes qui surveillent leur etat. Ca n’est pas tant la France qui s’effondre que les autres pays qui la depassent. Ce pays est condamne a vegeter, a l’effondrement mou et permanent, aux fins de mois difficiles, au systeme D.
    Le temps des colonies, puis les 30 glorieuses ont permis de cacher tout ca, mais un temps seulement.

    1. Laurent

      Je ne sais plus ou j’avais lu ça mais certain économiste ont étudié les soit disant apport des colonies pour en fait trouver que ce n’était pas du tout rentable et que au final l’aventure coloniale française lui avait coté très cher. En gros l’argent « investie » par l’état pour la formation et le maintient des colonie aurait été beaucoup plus profitable si elle avait été investie par le secteur privé en France même. Rien d’étonnant dans ces constatations, chaque fois qu’état crois faire une bonne affaire en dépensant l’argent des autres il se plante

    2. Nicolas

      « Depuis Colbert, la nation francaise est consubstantielle a son etat, a la difference de la plupart des autres pays ou la nation precede l’etat (et donc l’etat est un mal necessaire, a surveiller comme le lait sur le feu).  »

      Délire total : les français existaient évidement avant l’Etat.

      1. nebukanetsar

        L’hexagone français n’était pas constitué depuis la nuit des temps mais il s’est fait par agrégation de territoires et petits peuples au fur et à mesure de l’histoire, des guerres, des mariages entre potentats, etc…
        Les derniers morceaux de métropole, Savoie et Comté de Nice, ne sont avec nous que depuis 150 ans.
        C’est l’enseignement obligatoire du français, depuis Jules Ferry, contre la disparition des idiomes et parlers locaux qui a contribué à l’émergence du Français, élément d’un peuple uni.

  5. infraniouzes

    Comment ne pas rire (jaune) de nos radios. Régulièrement elles lancent de grandes campagnes pour l’emploi et on pleurniche sur le manque: de serveurs dans les métiers de bouche, de maçon pour aligner des parpaings, de chauffeurs routier pour foncer en Anatolie ou en Macédoine, de personnel soignant etc. Et les rémunérations ?
    JAMAIS on ne parle de salaire. C’est le tabou absolu. Pourquoi ?
    Il y a 8 jours un « officiel » déplorait, sur une radio, l’absence de candidats pour des restaurants et cafés à St Malo. A aucun moment on a « osé » parler salaires….
    Ce n’est pas le sidaction et sa grande campagne grotesque avec le show bizz qui se fait sa propre pub, c’est une grande campagne contre l’INACTION qu’il faudrait entreprendre… Y a-t-il des volontaires ?

    1. Paf

      je connais deux choses typiquement francaises dans ces secteurs
      1. bars, restos, et entreprises de maconnerie ont du mal a gagner de l’argent a cause des taxes, et de la conjoncture (un resultat des taxes)
      2. les jeunes n’ont aucune envie de se lancer dans des metiers dans lesquels ont va mal leur parler et les traiter comme des merdes jusqu’a ce qu’ils soient le patron et puissent en faire autant. C’est cette coutume qui fait croire que les salaries des mcdo et autres apprentis sont traites comme des esclaves dans les autres pays (specialement aux Us) alors que c’est en fRance que c’est le PIRE, et que c’est correct presque partout ailleurs. Il n’y a qu’en fRance que le manque de respect est traditionnel.

      1. channy

        pas faux du tout Paf, j’ étais serveur au début des années 2000..oui les clients vous traite comme des merdes, les patrons aussi d ailleurs, des horaires a rallonge, et en coupure, des heures sup non payées car si t es dans ce boulot faut pas compter ses heures qu’on te dit, les salaires ne sont pas gros au regard de la masse de travail a fournir( j ai tout fait en tant que serveur même ramasser les merdes de chiens dans la pelouse ), il y aussi le travail le dimanche, les jours fériés..selon les régions les vacances d’été faut pas y compter.
        Tous les proprios de restos ou bar sont massacrés de taxes ,je confirme mais tous font aussi du black.
        J avais rencontré le patron d’un resto de san josé dans un avion, il avait été serveur puis avait acheté son propre resto ..on comparait nos expériences car lui avait bossé quelques mois en Belgique..il me disait en Belgique c était très dur mais en France vaut mieux rester chez soi que de bosser la dedans.

  6. Deres

    Je pense que quelqu’un devra faire un appel du 23 avril et créer un gouvernement français en exil à Londres (ou à Sydney)…

  7. La maraîchère lubrique

    Je vois poindre une lumière au bout du tunnel: Hollandrémou arrive, et il a plein de nouvelles solutions pour redonner à la France son lustre d’antan.
    Celui de Maurice Thorez.

  8. DominiqueD.

    Ah, ah, la lecture de cet article m’a rappelé des souvenirs.

    Au milieu des années 90, sous le gouvernement Baladur, je me suis dit que l’avalanche des dépenses (de mémoire, ils en ont mis une couche à ce moment-là – augmentant notre déficit -, apparemment pour solder les gouvernements précédents) allait finir par mal se finir (chez moi, le pessimisme-réaliste doit etre de famille). Mes collègues sont restés cois.

    Vu que les choses suivaient leur cour habituel, je me suis dit que le Titanic allait finir par rencontrer un iceberg. Je me suis dit que 2006 était une date-clé, avec le début des départs massifs à la retraite des baby-boomers (1). Bien sur, le bateau n’allait pas couler tout de suite, et je me dis que 10 ans allaient etre nécessaire pour cela. Donc, j’ai dit à quelques rares personnes que la date de 2015 allait etre importante et qu’il y aurait une rupture majeure dans ses eaux-là (sous-entendu : un changement de direction majeur qui allait redistribuer sévèremment les cartes, pour le meilleur ou pour le pire – en tout cas, cela ne serait plus comme avant).

    Il doit y avoir un an, j’ai été surpris qu’une personne acquiesce en me citant une interview d’un sociologue entendu il y a peu (à l’époque) sur France Culture: Louis Chauvel. Si je me souviens bien de ses propos résultant de son étude de la société française, 2010-2015 serait rude, mais à cause (notamment) des dépenses non provisionnées, et de l’accélération prévisible des dépenses non maitrisées, 2015-2020 allait etre bien pire pour la France (=> vous etes prévenus !). Bref, ma date butoir de 2015 était pas si mal choisie.

    (1) on oublie le départ à la retraite des baby-boomers quand on parle des chiffres du chomage. Le fait est qu’ils libèrent bcp de place, mais malgré cela, les chiffres du commage ne sont pas bons. Qu’est-ce que cela aurait été sans ces départs à la retraite !?

    1. gem

      les retraité ne libèrent pas des « places » que dans le public, dans le privé ils arrêtent une production tout en continuant à être payer moitié moins : chaque retraité c’est une 1/2 cerveau + paire de bras en moins dans la production, donc 1/2 chômeur de plus.

  9. Pandora

    Il faut relire Adolf Wagner et sa loi sur l’augmentation des dépenses publiques, écrit en 1876. Il annonce que les dépenses publiques vont croître plus vite que la richesse nationale à cause de la montée de la bureaucratie et que les luttes futures se feront entre les contribuables et les bureaucraties.

    Pour lui, il y a deux modèles :
    – Allemand où la bureaucratie rend des services car Frédéric II de Prusse a déclaré : « Je suis le premier serviteur de l’État »
    – Français où la bureaucratie se sert car Louis XIV a déclaré : « l’État c’est moi ».
    Remarque parfaitement vraie.

    Il prédit que c’est en France que les contribuables reprendront le pouvoir et imposeront à la bureaucratie de véritablement servir l’État.
    On attend toujours, 150 après….

    1. Oui, mais plus on attend, plus la violence s’accumule d’un seul côté, plus le retour sur Terre est violent et le retour de balancier agressif.

    2. DiaSw

      Et surtout bon nombre des contribuables sont atteints du syndrôme de stockholm : à force de leur jouer du pipeau sur le modèle français, ils ont fini par y croire et réclamer des impôts élevés (pas pour eux hein, pour les autres). Sortir du socialisme passera par une désintoxication, un sevrage à ce discours, hélas dominant (quoiqu’en pensent nos politiciens)

    3. Pandora

      Les marchés financiers sont là pour rappeler la triste réalité à nos politiques.

      Quel que soit le vainqueur de la prochaine élection (Tartuffe ou Matamore), ils n’auront pas le choix : Bercy a envoyé la lettre de trajectoire de réduction des déficits publics à Bruxelles et on y découvre que le poids des dépenses publiques va augmenter de 2 points (47% actuellement, ce n’est pas assez apparemment !!!).
      Tous les résidents français vont casquer ! Quelle surprise !

      Sans parler des rumeurs d’attaque sur la dette française qui me font mourir de rire si elles se réalisent (je ne me sens pas concernée mais je le suis forcément, à terme).

      Profite d’aujourd’hui car hier n’est plus et demain ne sera peut-être jamais.

      1. breizh06

        J’ai eu le privilège de dîner il y a deux semaines avec le « N-2″ d’un des Ministère régalien. Que cela soit Flamby ou un autre, les plans de réductions drastique de la fonction publique sont déjà planifiés, au cas ou le « 10 ans » passe à plus de 5% après le deuxième tour.

        1. Nicolas

          « Que cela soit Flamby ou un autre, les plans de réductions drastique de la fonction publique sont déjà planifiés, au cas ou le « 10 ans » passe à plus de 5% après le deuxième tour. »

          Que Holland annonce -30% sur son salaire d’hypothétique président est du reste un signe qu’il se prépare à frapper…

          Le pire serait qu’en fait, bein la crise soit terminée. Alors le déclin lent continuerait, pendant des années et des années…

  10. Pere Collateur

    Et bé, on sent que c’est un cri qui vient du cœur!

    Joli billet de désespoir. J’espère que ça ne sera pas le dernier…

  11. coyote

    Je n »avais pas trop envie de rigoler aujourd’hui. Je comptais sur H16. Pas de bol.

    Très beau billet néanmoins. Triste réalité.

  12. Pierre

    Je fais parti de ces jeunes qui vont voter pour la première fois pour un président…
    Votre constat n’est pas très beau à voir…

    J’aimerais aller vivre dans un pays plus libéral, qui me correspondrait mieux, mais je suis « coincé » ici pour encore de nombreuses années: actuellement en 3e année de médecine il n’existe pas d’équivalences. Je serai donc aux premières loges pour assister à tout ça…

    1. Epicier vénéneux

      Brillez à votre internat, bouffez du Scrubs et du House, MD en VO à tous les repas – littéralement. Une fois interne, battez-vous pour prolonger votre Master par un Doctorat d’université.

      Dans cinq ans, une fois que vous serez bilingue et que votre carte de visite indiquera « Pierre, MD, PhD », barrez-vous et vivez une vie longue et prospère.

      Ou alors restez, mais soyez le meilleur dans votre spécialité et restez aussi loin que possible de toute sorte de conventionnement avec des organismes paritaires.

      Quel que soit le régime politique, les gens paient pour la qualité et la compétence. Et c’est particulièrement vrai en médecine.

  13. Théo31

    L’agonie sera effectivement très longue. On ne sort pas indemne en claquant des doigt des conséquences de 80 ans de communisme. Comme pour l’URSS, le modèle social national franchouille n’a pas changé d’un iota depuis sa création.

  14. Gaston

    MerciH16,
    J’ai trouvé ton site il y à déjà pas mal de temps, en tapant « ce pays est foutu » sur Google !
    Grâce à toi je me sens moins seul dans ce constat qui m’attire des sourires condescendants depuis bientôt une vingtaine d’années! Malheureusement constater ne suffit pas, et selon ma propre estimation, moins de 10% de la population habitant en France semble avoir conservé assez de simple bon sens pour réaliser que ce pays est en train de disparaître, liquéfié dans une bouillie de propagande égalitariste… Y a t’il quelque chose à sauver, et comment?

  15. style

    Des fonctionnaires de la police de Lille font l’objet d’une enquête interne après que la hiérarchie a découvert que ceux ci vendaient à des ferrailleurs, des 2 roues trouvés sur la voie publique et qui étaient destinés à la destruction. Les enquêteurs insistent sur le fait que le produit de ces « ventes » n’ont pas servi à l’enrichissement personnel des policiers incriminés mais était versé dans une « caisse noire » pour l’achat de fournitures de bureaux parce que certains commissariats n’avaient plus les moyens de se les procurer avec les baisses de budgets de l’état de l’ordre de 30 à 40% entre 2009 et 2012. Pour l’instant, le parquet ne compte pas poursuivre les policiers incriminés.
    http://fr.news.yahoo.com/enqu%C3%AAte-%C3%A0-lille-petits-trafics-organis%C3%A9s-policiers-172925960.html

    Vous avez raison la France est vraiment bien foutu la chute risque de faire mal,la preuve des policiers sont obligé de faire du trafic de scellé pour palier les déficiences de l’état.

      1. Joelle

        Eh oui, ces histoires de fournitures, c’est un problème dans toute l’administration. Une fois la collectivité ruinée par les salaires des fonctionnaires dont 50% (litote) sont inutiles, il ne reste même plus de quoi leur donner du matos pour bosser… Du coup, on travaille encore moins. CPEF.

    1. Deres

      A mon avis, cela doit bien s’amuser au niveau des fournitures … J’ai déjà vu la différence entre des armoires de fournitures en accès libre et celles défendues par une secrétaire devant justifiés les dépenses une par une. Le budget est facilement divisé par 20 ou 30, encore plus à l’approche de la rentrée. Mais cela serait revenir sur un avantage acquis, ce qui est impossible en France …

  16. sécu lover

    La sécu, c’est ce qui a payé les 80.000FF de ma grosse opération du dos à une époque où mes parents ne pouvaient pas nous envoyer en vacances. Sans cette opération, à présent je serais bossu, genre Quasimodo. Vous comprendrez donc que j’y tienne beaucoup.

    Son autre nom c’est l’assurance maladie, et une assurance c’est d’abord pour les coups durs, ceux qu’on ne peut pas prévoir ou empêcher. Que ça marche moins bien pour les rhumes, c’est dommage mais ça n’est pas le plus important.

    Et le principe pour la financer, c’est que chacun paye selon ses moyens, et chacun reçoit selon ses besoins. Si le système a perdu en efficacité, le principe reste sain, et il faut se battre pour le conserver.

    1. « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », c’est beau comme du communisme, et les russes ont de tendres souvenirs à vous raconter à ce sujet. Les Cubains et les Nord-Coréens, eux, ne vous en parleront pas : ils n’en ont absolument pas le droit sous peine de mort.

      1. Chardon

        Réponse facile…

        La question posée par cet intervenant est celle du principe de l’assurance maladie, particulièrement pour les coups durs qui ne dépendent pas de votre fait, et ce, indépendamment des vices de fonctionnements actuels.

        Toute solidarité est elle bonne à jeter ?

        PS: pas la peine de me bisser la réplique ci dessus ^^

        1. Théo31

          Sauf que ce n’est pas une assurance :
          – les gens ne paient pas en fonction des risques qu’ils veulent assurer, mais selon un pourcentage pris de force sur leur salaire.
          – beaucoup de bénéficiaires de prestations ne cotisent pas.

          On me prend 50 % de mon salaire et on me rembourse 6 euros sur une paire de lunettes. Cherchez l’erreur.

        1. Ca veut dire que tu n’es pas exceptionnel. Dès lors, si tu n’es pas exceptionnel, acceptes-tu que d’autres font aussi la même chose ?
          Dès lors, si d’autres font la même chose que toi, pourquoi l’Etat doit intervenir ? Mieux : quel est le coût de cet état dans son fonctionnement, qu’apporte-t-il de plus que ce que toi, tu montres faire déjà ?

          Explique-moi.

          Explique-moi la plus-value de l’Etat.
          Explique-moi pourquoi elle doit être obligatoire.
          Explique-moi pourquoi elle doit être imposée à tous.

    2. Paf

      et donc c’est normal de vous obliger a prendre l’assurance publique parce que sinon vous ne prendriez pas une assurance privee parce que vous etes irresponsable? le systeme est malsain a la base parce qu’il deresponsabilise les gens et detruit la concurrence entre assurances qui aurait pu vous fournir une assurance privee moins cher que la secu.
      Vous allez dire que c’est forcement moins cher mais avec tout ce que vous payez autour et ce que ca coute en croissance au final ca vous coute trois fois plus cher qu’une assurance privee.

    3. Chardon

      Je n’ai pas compris ce que tu dis. Ta formulation  » Dès lors, si d’autres font la même chose que toi, pourquoi l’Etat doit intervenir ? Mieux : quel est le coût de cet état dans son fonctionnement, qu’apporte-t-il de plus que ce que toi, tu montres faire déjà ? » n’est pas claire.

      La plus value de l’état serait d’imposer cette solidarité ?
      Obligatoire, parce qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours ?
      Troisième question = doublon de la seconde ? Ou alors entrer dans un système d’exonération qui rendrait caduque le principe de solidarité ?
      Explique moi :
      Devrait on s’en tenir aux assurances privées, avec toutes les inégalités ( pardon pour ce gros mot :) ) que cela induirait ?
      Pour le peu que j’ai réussi à trouver, en moins de 10heures hélas, sur le système de Hong Kong, il est subventionné, et n’est pas abandonné à l’initiative privée.
      ( Si tu as des informations je prends, car je ne trouve que des sites pour expatriés. )

      1. « La plus value de l’état serait d’imposer cette solidarité ? »
        C’est ce que je te demande de prouver. L’affirmer en trépignant n’est pas une preuve. Où est la plus-value ?
        Pourquoi le fait de la rendre obligatoire est une plus-value ? Est-ce la seule ?
        Pourquoi est-ce à l’Etat de le faire ? L’Etat est-il le mieux placé ? Cette imposition doit-elle être étendue à tous ?

        Tout le reste est dilatoire.

        1. Chardon

          Où as tu vu que je trépigne ? Garde ton calme.
          Je pose des questions, car je me pose des questions.

          La seule plus value que je vois est de garantir un système solidaire, au moins pour le principal. Même le système des retraites n’est pas entièrement laissé à l’initiative privée.
          C’est ce qui est fait à Hong Kong, sauf si j’ai mal compris ce que j’ai lu ?

          Alors, puisque je ne peux te répondre autre chose , peut être pourras tu m’expliquer comment maintenir cette solidarité par les seules assurances privées ?

          Et si un état parvient à mieux mettre en oeuvre ce principe de solidarité, reste t-il néfaste pour d’autres raisons (rentabilité , deresponsabilisation … ?

          1. « garantir un système solidaire »
            Mais justement, sabre de bois, comment ? En quoi obliger tout le monde à cotiser garantit un système solidaire ?
            Pour l’instant, tu fais des périphrases autour de la plus-value qu’apporte l’Etat, mais tu n’as toujours pas défini ce que c’est que cette plus-value.

        2. Chardon

          Déjà, si tout le monde ne cotise pas, cela veut dire que certains s’excluent de cette solidarité, et que donc elle devient partielle, remettant en cause le principe même. Théoriquement, l’état, en échange des cotisations de tous, garantit à tous un égal accès aux soins.

          Sophisme typique. Si la solidarité, c’est très bien et souhaitable, pourquoi l’obliger ? Et inversement, si on se rend compte qu’il faut obliger les gens pour qu’ils y participent, en quoi est-ce si souhaitable ?

          Ce qui me gêne, c’est le gâchis de mes cotisations obligatoires, pas le principe de ces cotisations.

          Ce qui évite de se poser les questions de fond.

          Suggères tu que l’assurance maladie, si elle relevait entièrement de l’initiative privée, garantirait une meilleure répartition de l’accès aux soins ?

          Il ne s’agit même pas d’être meilleur ici, mais d’être plus juste. Et, bonus non négligeable, elle serait aussi meilleure.

          Comment ? Y a t-il eu un exemple où, dans ce domaine de la maladie, le système des assurances privées a garanti une solidarité exemplaire ?

          Regarde ce qui se faisait avant l’arrivée de la sécu. Regarde pourquoi les socialistes (et l’Etat) ont tout fait pour rendre les solidarités naturelles des caisses qui existaient du temps du « paternalisme » aussi mal aisées et si décriées que possible…

          Qu’est ce qui vous dérange, sur le plan du principe, dans le fait que l’état intervienne dans un domaine où l’individu n’est pas maitre de ce qui lui arrive ? Et ce pour une partie, le complément restant de l’initiative privée ?

          Si vous arrivez à me dire quelle est la plus-value de l’Etat, on pourra discuter. Pour le moment, vous m’avez dit que l’obligatoire permettait de tenir le système, tout comme la corde tient le pendu, mais vous ne m’avez pas montré quel était le bénéfice direct de cette obligation ou intrinsèque au système (ex : les gens ont le poil plus soyeux, sont plus heureux, ont plus de service pour leur argent, etc…)

          Si j’estime qu’un bon usage est fait de mes cotisations, et que cela permet une meilleure solidarité pour l’accès au soin, je ne prends pas cette imposition comme une agression.

          Vous vous rendez bien compte que c’est bien joli d’avoir cette opinion là pour vous, mais une proportion croissante de Français ne la partage pas. Le fait pour vous de trouver ça super chouki ne justifie pas en lui seul que tout le monde doivent penser la même chose, surtout si les expériences des autres est en contradiction flagrante avec la vôtre. En outre, si le système pisse de la dette comme un gros mammifère, vous vous rendez bien compte que s’il n’y avait pas agression il y a 10 ans, chaque augmentation de la dette va rendre la prochaine ponction plus proche de la définition d’agression, hein…

          Bref, cela ne fait que quelques semaines que je lie ce blog, ainsi que certains liens en marge, et ça coince sans que je comprenne encore pourquoi exactement. Alors, mon intervention n’est pas là pour polémiquer et gagner des points, mais pour comprendre quelle est votre position dans des problèmes concrets comme celui dont on parle ici.

          Il y a un long travail personnel que je ne pourrai pas faire à votre place de recherche, d’information, sur pourquoi et comment les systèmes « de solidarité » fonctionnent en France et dans le monde. Il y a un effort de comparaison avec ce qui existe. Quand je dis que la France a le mm nombre d’IRM que la Turquie, posez-vous la question : est-ce vrai ? Est-ce normal ? Est-ce en rapport avec les déficits constatés, les dépenses publiées, les cotisations payées ? Si oui, est-ce que le service est à la hauteur ? Si non, n’y a-t-il pas un pb ?

          Il ne m’intéresse pas de vous apporter des réponses. Allez les chercher. Si vous êtes honnêtes, vous verrez que le problème n’est pas un problème à la marge, d’ajustement, mais c’est un problème de nature, systémique, intrinsèque. Et lisez Bastiat : http://bastiat.org/fr/secusoc.html

        3. Théo31

          « dans un domaine où l’individu n’est pas maitre de ce qui lui arrive »

          Les hommes n’ont pas attendu 1945 pour s’assurer contre les aléas de la vie.

        4. Raynote

          « Pourquoi est-ce à l’Etat de le faire ? L’Etat est-il le mieux placé ? Cette imposition doit-elle être étendue à tous ? »
          Pourquoi? Parce que la plupart des gens partent d’un postulat faux, archi-faux, à savoir, que l’État est vertueux et souhaite notre bien. Quelle naïveté!

        5. jeanpierre

          @Chardon
          Le problème de ton système est qu’il est solidaire (déresponsabilisant), égalitaire (donc con si tu me passes l’expression), gratuit (donc très cher).
          Solidaire : la charité est d’initiative personnelle. La solidarité est un impôt. Tout le monde paye pour tout le monde, l’état distribue la manne et assure si on a un problème. Plus de problème, l’état assure.

          Egalitaire : essence du système par répartition, l’égalité est un non sens. Il suffit de regarder et de voir : rien est égal, tout est hiérarchisé. C’est comme ça. De plus, le système par répartition est le plus gratuit de tous les systèmes de remboursement : c’est l’état qui paye donc personne ne paye. Pour se recentrer sur des problèmes de sécu, certains possèdent chez eux de quoi ouvrir une pharmacie parce que les médicaments étant gratuits, ils prennent le maximum, juste parce que c’est gratuit.De plus, les médecins ne se restreignent pas sur les ordonnances qui deviennent énormes(GRATUIT) etc… Le gratuit, c’est la gabgie et la médiocrité.

          Néanmoins, on est d’accord qu’un système de prévoyance est nécessaire. Je serai plutôt pour un système privé comme les mutuelles . Encore qu’il faudrait les faire fonctionner par capitalisation, ce qui n’a que des avantages : plus de sensation de pompe à fric, responsabilisation (comportement, prescription, achat).
          Et pour ce qui est de la médecine à deux vitesses : elle est normale. Personne ne pourra empêcher les riches d’avoir de l’argent. Et c’est mieux comme ça. C’est eux qui donne du travail.

          L’ennui des commentaires est que les réaliser en bon français est super long. Et encore, le produit n’est pas certifié. Qu’est ce que vous voulez, c’est gratuit d’écrire sur ce blog.

      2. Lib

        Je crois que c’est Bastiat qui avait dit en substance :

        « La grande force des socialistes, c’est de faire croire que quand nous ne souhaitons pas que l’Etat fasse une chose, cela signifie que nous ne souhaitons pas que cette chose soit faite du tout ».

        Les sociétés de secours mutuel sont apparues naturellement et ont très bien rempli le besoin de solidarité/mutualisation dont vous parlez.

        Je sais que cela peut sembler sacrilège en France. Mais on n’a pas besoin de l’Etat pour ça.

    4. Alex6

      La Secu n’est pas un systeme d’assurance mais de redistribution. C’est pour cela qu’elle est obligatoire, cela n’a strictement rien a voir avec son efficience supposee.
      Accepteriez-vous que l’on vous impose un contrat d’assurance automobile identique a celle de tout le monde? Et pourtant la sante est bien plus complexe qu’une voiture et demande bien plus de personnalisation.

    5. BobbyBob

      Je vais vous donner un exemple, le mien. Certes me direz vous, un exemple ne fait pas une généralité.

      J’ai 26 ans. Je suis atteint d’une maladie génétique orpheline, comprenez par là que les labos pharmaceutiques s’en foutent parce que cela touche une proportion de la population tellement faible, de l’ordre de 1 pour 200 000 dans mon cas, que ce n’est pas rentable d’y chercher un remède. Notez bien que je ne vient pas me faire plaindre et que je n’ai nul besoin de pitié. Je situe juste des faits.

      Ma maladie est du à un « accident génétique ». C’est à dire que ni ma mère ni mon père n’étaient malades, ni personne dans ma famille, et que seul le hasard du brassage génétique à fait que je soit atteint de cette maladie. J’anticipe par là le fait qu’on me dise que mon ou mes parents malades étaient irresponsable de faire des enfants. Dont je suis le seul atteint au passage.

      Cette situation établie, passons aux faits qui ont trait au système d’assurance maladie.

      Depuis mes deux ans, âge où ma maladie à été diagnostiquée, j’ai été bien plus suivi par les médecins que la plupart d’entre nous. Ostéopathes, cardiologues, etc… J’ai subi des opérations assez jeune, au niveau des yeux, puis des poumons à l’adolescence. Et un jour plutôt que l’autre, il faudra s’attaquer au moteur : le cœur. Encore une fois, ces lignes ne sont pas écrites dans le but de me faire plaindre. J’ai depuis longtemps choisi de ne pas m’apitoyer sur mon sort et de prendre ma propre vie en main.

      J’ai fait des études, je suis ingénieur, j’ai toujours travaillé depuis l’obtention de mon diplôme, et je cotise plein pot à travers les cotisations salariales et les impôts, comme tout un chacun ici sans doute.

      Tout cela pour dire que: si je me place d’un point de vue « libéral » tous ces coûts que j’ai engendré au système de soins français pourrait être vu comme un investissement à long terme.

      A priori, et sauf accident, mon espérance de vie est égale à la votre, donc j’ai encore de longues années de cotisation devant moi. Donc, je devrais, à priori, rembourser à terme, plus que ce que j’ai « consommé ». Par curiosité, et afin de mesurer mon propre impact sur le système d’assurance maladie, j’ai fait mes calculs, basé sur toutes les factures que le patient reçoit (même quand c’est l’assurance maladie ou la mutuelle qui casque), et je peux vous dire qu’en 10 ans de cotisation (soit dans 6 ans maintenant) j’aurais remboursé tous les soins reçus en 25 ans de vie. Et ce, en ne prenant pas en compte mes augmentations à venir de salaires (donc de cotisations et d’impôts).

      Bref, encore une fois, je suis un cas, potentiellement isolé, mais pouvez vous dire, in fine, que c’est le système de soin par répartition qui est mauvais? Et que c’est à cause du système par répartition que la sécurité sociale creuse le déficit de la France?

      Pouvez vous affirmer, statistiques à l’appui, que le cout moyen par individu excède les cotisations moyennes par individu?

      Pouvez vous affirmer, chiffres à l’appui, que la gestion de l’état et la multiplication des couches administratives n’est pas une cause majeure de surcout pour le système de santé Français?

      En toute honnêteté, vous distinguerez bien entendu le principe du système par répartition, les fraudes à ce systèmes, et les différents abus qui peuvent en naitre.

      1. « Pouvez vous affirmer, statistiques à l’appui, que le cout moyen par individu excède les cotisations moyennes par individu ? »
        Oui, je peux l’affirmer. C’est la raison même des trous constatés.

        1. BobbyBob

          Vous éludez les questions sur les fraudes et sur la gestion étatique.

          Y a t’il, oui ou non, une étude qui montre qu’un système de répartition ne peut pas marcher, quel que soit le mode de gestion et les contrôles qui y sont apportés?

          En fait, ce que je ne pige pas, c’est si vous êtes idéologiquement contre toute forme de système par répartition ou si vous trouvez juste que le modèle en place actuellement pue sévèrement des pieds.

          1. Heu. A vous de me prouver qu’un système par répartition a un jour marché, mon brave. Comme historiquement, il n’y en a jamais eu aucun, je vous souhaite bien du courage.
            Et un modèle par répartition est par nature voué à l’échec. Pas parce que je le dis, mais par nature.

        2. BobbyBob

          « Et un modèle par répartition est par nature voué à l’échec. Pas parce que je le dis, mais par nature. » => Pourquoi? Je dois être un peu débile pour ne pas le comprendre immédiatement, mais si vous avez des sources là dessus, je suis preneur. Par nature? Mais par nature de qui/quoi?

          Par définition. Un système par répartition ne met pas en face ceux qui abondent et ceux qui consomment. Il n’y a aucun lien entre la dépense et le gain. La dépense est encouragée, le gain est rendu d’autant plus difficile qu’il est imposé. Par nature donc, l’écart entre la dépense et les rentrées est condamné à augmenter, car chaque individu y a intérêt. L’effondrement est dans la nature du système par répartition (comme un Ponzi, comme une vente pyramidale).

          Et par pitié, cessez cette condescendance, « mon brave ». Avec vous, toute personne qui n’est pas de votre avis devient vite un crétin, cela ne sert pas votre point de vue.

          Il n’y avait rien de condescendant, mais la façon dont vous le prenez en dit long sur ce que vous pensez de moi. Éclairant.

          Et j’ai bien envie de vous demander en retour si vous êtes capable de me citer un système libéral qui à marché, mais comme il n’y en a jamais eu non plus, je ne vais pas le faire, surtout que vous en profiteriez pour sauter sur l’occasion de changer de sujet.

          Il y a plein d’exemples de systèmes même partiellement libéraux qui ont fonctionné ou fonctionnent encore. Ex dans différentes mesures : Singapour, Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande médiévale, l’Australie, les Etats-Unis jusqu’en 90 en gros, le Chili, la France d’avant 1920, la Belgique dans ses 50 premières années, l’Allemagne d’après guerre, … Chacun de ces exemples, dans beaucoup de domaines (économique, politique) et sur beaucoup de secteurs sont des exemples de libéralisme qui a fonctionné.

          C’est un truc spécifique du libéralisme : même à petite dose bien appliquée, ça fonctionne et parfois de façon extraordinaire.
          C’est un truc spécifique du collectivisme : même à petite dose, ça foire big time.

        3. fifou

          BobbyBob, quand on confie a un politicien la gestion d’un argent qui n’est pas le sien, generalement il se sert… il y a des exceptions, c’est rare mais il y en a, generalement une exception a un effet benefique sur un Pays sur des decennies, citons Coolidge, Thatcher et dans une certaine mesure De Gaulle
          Les maladies orphelines sont un sujet de societe et je pense que c’est typiquement le genre de sujet qui devrait etre du ressort d’associations dediees (qui seraient mieux couvertes de dons si on n’etait pas massacres d’impots)
          Un example de liberalisme qui marche? dans une certaine mesure Dubai et ses merveilles qui ont pousse au milieu du desert?

        4. BobbyBob

          Et le libéralisme met-il en face ceux qui travaillent et ceux qui récoltent le fruit du travail? Non.

          Parce que BobbyBob l’a décrété. Qu’il en soit ainsi. Amen. Tranquillou, le Bobbybob.

          Si vous ne voyez pas la condescendance dans votre message, vous êtes de mauvaise foi ou d’une grande inculture, comme je vous sait cultivé, mon avis est vite arrêté. Je pense de vous que vous êtes un esprit avisé, mais que je ne vous suit pas dans vos solutions, que vos analyses des causes des dysfonctionnements sont elles très justes, que vous avez le chic pour pointer les incohérences dans le système actuel et que vous avez un réel talent d’écriture. Et je pense également de vous que vous êtes rapidement cassant avec les lecteurs qui émettent un avis qui n’est pas conforme à vos idées. « Charabia », « bla bla bla », et autres « mon brave » à l’appui.

          Je l’ai déjà dit ici et ailleurs : je ne suis pas ici pour vous langer dans vos certitudes ou vous bisouter gentiment. Si ce que vous dites n’a pas de sens, je le dis. Vous avez, comme beaucoup d’autres, été toujours habitué à entendre, en face de vous, des gens qui soit avaient vos opinions, soit, quand ils n’étaient pas d’accord, faisaient passer leur politesse et leur inculture avant la réalité. Soit. Sur ce blog, on n’est pas là pour tailler le bout de gras entre la poire et le fromage. Ca donne, évidemment, des débats vigoureux, qui font mal aux petits êtres chétifs pas habitués à se faire remettre à leur place. Comble du comble, c’est une bataille asymétrique puisqu’à la fin, je peux couper ce que je veux quand je le veux. C’est la règle. Vous l’acceptez, ou pas.

          Du reste, posez vous la question : j’aurais, selon vos propres mots, des analyses très justes, je pointe les incohérences du système actuel, et je me planterai sur mes propositions ? Paradoxal, non ?

          Je note également que parmi les exemple des pays libéraux que vous me citez, il n’y a aucun pays à l’économie comparable à celle de le France qui le soit toujours. L’Australie et la Nouvelle-Zelande sont de dimensions différentes. Hong-Kong et Singapour ont un contexte géopolitique tout à fait différent. D’autant que leurs investissement se font aussi beaucoup en « Chine continentale ».

          Ah oui, l’Exception Française – trémolo de circonstance – et en avant la musique. Ils ont tous des contextes politiques différents les uns avec les autres, mais les points communs permettent de dégager des tendances fortes : moins il y a de collectivisme dans la société, mieux elle se porte. C’est justement parce que tous ces cas sont différents qu’ils sont particulièrement pertinents.

          Or comme vous le dites souvent « le marché, c’est plus fort que toi », si le libéralisme n’a pas perduré aux USA, en Allemagne, en Irlande, c’est qu’il y a bien une raison, non? Ou alors que le système est, au choix :

          1) Pas viable.

          2) Pas applicable par l’être humain, du fait de son égoisme.

          3) N’existe pas.

          Personnellement, je vote pour le 2.

          C’est une opinion, pas un argument. Et les avis, hein, c’est comme une autre chose en « us », tout le monde en a un. Quant à la question « pourquoi ça n’a pas perduré », posez-vous la aussi. Si vous regardez honnêtement ce qui s’est passé, vous verrez, à chaque fois, les mêmes mécanismes.

        5. BobbyBob

          Tranquilou, qui sait? En tout cas, il est sur et certain que le libéralisme ne mets pas en face l’un de l’autre la petite main qui fait le travail et le billet de banque qui le récompense. Il y a un déséquilibre envers celui ou celle qui à investi (initialement ou pas). Et si un juste retour des choses est normal envers celui qui à investi, n’est-ce pas l’intérêt même du libéralisme de récompenser le travail, et par cette récompense de permettre à tout un chacun de se lancer soi même?

          Peut être en effet que je n’ai dans mon entourage personne qui me tiendrait tête comme vous le faite, et encore moins des gens qui défendent vos opinions, ce que je regrette, car j’apprécierais avoir un débat de fond avec vous et que cela serait très instructif. Mais je crois -peut être ai-je une trop haute opinion de moi même?- ne pas être complètement débile, et savoir reconnaitre une évidence quand j’en vois une et peut être même parfois admettre que je me suis planté et que j’ai tort! Mais si je ne suis pas convaincu, je ne puis pas abonder dans votre sens. Or vous basez vos réflexions sur beaucoup d’axiomes libéraux qui ne me convainquent pas, et que je considère plutôt comme des « avis » et non comme des faits établis. Et comme vous l’avez dit, des avis, tout le monde en a. Mais rarement les mêmes!

          Pour ce qui est du paradoxe, je ne vois pas ce qui vous étonne. Quelqu’un peut très bien savoir où est le problème mais ne pas proposer la bonne solution pour le résoudre. Les deux ne sont pas incompatibles il me semble. La politique, comme l’économie, n’est pas une science finie, et il existe des tas de « solutions » à un problème donné.

          Quand à votre régence sur ces lieux, je la respecte totalement. Ceci est votre espace après tout, et je vous sait gré de prendre le temps de répondre à l’empêcheur de tourner en rond que je ne dois manquer de représenter pour vous.

      2. Sanksion

        Si ce cas était général, il n’y aurait plus de dettes. La réalité a toujours raison : il y a des dettes.

        Prenez mon cas, je me contraint à ne rien dépenser, j’épargne, j’économise, comme une fourmi, un écureuil. Pour les coups durs, les jours où je ne pourrai physiquement plus travailler, et pour un jour devenir riche. C’est un effort de tous les jours, une rigueur de tous les jours, une austérité quotidienne.
        Je fais ce qu’on homme est censé faire : subvenir à ses propres besoins.

        Comprennez que je ne supporte pas devoir payer pour la négligence des autres. Je vis de manière responsable, ma récompense est de raquer pour les frivolités des autres. J’ai choisi de devenir riche, les autres ont choisi de devenir pauvres. Très bien, qu’on en reste là. Je n’ai pas à payer pour les autres.

        1. Chardon

          Mais:

          La prudence, la volonté, la prévoyance, la capacité à gérer…et j’en passe, ne sont pas également partagées.

          La nature ne nous dote pas de qualités égales.

          Alors ?

          1. Alors quoi ? Vous voulez égaliser ceux qui ne veulent pas l’être ? Snif, snif, mais, ça ressemble bel et bien à du totalitarisme, ça.

            Des cons et des imbéciles imprévoyants, il y en aura toujours. Et après ? C’est à ceux qui sont prévoyants, intelligents ou les deux de s’occuper de ces derniers, de force ?

        2. BobbyBob

          Rien à voir avec ce que je raconte. Ma situation n’est pas et n’a jamais été le fruit ni de négligence ni de frivolité. Mais encore une fois, ma situation n’est certes pas une généralité.

          Mais je partage dans une certaine mesure votre point de vue sur la responsabilité. A un détail près : on ne choisit pas de naitre autrement qu’en bonne santé.

          1. Peu importe. Bad Cases Make Bad Law : on ne fait pas de lois, ou on ne fait pas reposer un système sur des cas particuliers, et surtout pas s’il repose sur la force.

        3. Sanksion

          La prudence, la volonté, la prévoyance, la capacité à gérer…et j’en passe, ne sont pas également partagées.

          La nature ne nous dote pas de qualités égales.

          Alors ?

          -> D’autres ont décider de vivre en pauvre. Dépenser. Ils seront pauvres.
          D’autres ont décider de devenir riche. Accumuler. ils seront riches.

          Quand on regarde l’Etat français, on voit qu’il se comporte en pauvre. Il sera pauvre. ie : les contribuables.
          Il n’est pas à sauver. On ne sauve pas quelqu’un de ses propres choix.

          End of story.

        4. BobbyBob

          « Peu importe. Bad Cases Make Bad Law : on ne fait pas de lois, ou on ne fait pas reposer un système sur des cas particuliers, et surtout pas s’il repose sur la force. »

          Je ne vois pas en quoi ceci est un « bad case ». Le « case », c’est que tout le monde à besoin de se soigner à divers degrés, et que tout le monde n’a pas les mêmes revenus. C’est même un cas qui couvre toute la population! Donc c’est un excellent « case ».

          1. Si vous ne voyez pas en quoi votre cas est un cas particulier duquel on ne peut rien déduire, la conversation ne mérite pas d’aller plus loin.

            Vous n’avez toujours pas répondu à ma question simple.

          1. « Des cons et des imbéciles imprévoyants, il y en aura toujours. Et après ? C’est à ceux qui sont prévoyants, intelligents ou les deux de s’occuper de ces derniers, de force ? »

      3. BobbyBob

        « Des cons et des imbéciles imprévoyants, il y en aura toujours. Et après ? C’est à ceux qui sont prévoyants, intelligents ou les deux de s’occuper de ces derniers, de force ? » => Non.

      4. Chardon

        @ H16

        « Du reste, posez vous la question : j’aurais, selon vos propres mots, des analyses très justes, je pointe les incohérences du système actuel, et je me planterai sur mes propositions ? Paradoxal, non ? »

        Mais justement, je ne les vois pas clairement vos propositions…

        Système mixte, mais avec une participation moindre de l’état ? dans ce cas, à quoi devrait se limiter l’intervention de l’état ?

        Système complètement privé, avec des assoc caritatives pour combler les manques ?

      5. Mateo

        Je reprends une partie de mon commentaire précédent:

        Bon pour faire simple: le Français moyen gagne environ 1500€ net / mois (salaire médian). La sécu lui coûte environ 15000€/an (pris sur les fruits de son travail, ie la différence entre ce que son employeur paye pour son travail, moins ce que l’employé gagne effectivement, ce qui est versé sur son compte en banque).
        Quasiment la moitié va à la branche maladie, soit en gros 7500€/an.

        Vous vous êtes ingénieur en début de carrière. Vous devez touchez en gros entre 2000 et 2500€ net / mois. En gros, entre 20000 et 25000€ net / an vous sont pris de force pour financer la sécu, dont à peu près 10000-12000€ pour la branche maladie.
        Pensez-vous vraiment qu’une assurance santé à ce prix-là (si tant est que ça existe) rembourse moins que la sécu? Que vous ne pourriez payer les frais induits par votre maladie?

        1. Mateo

          Bien sûr, il fallait lire « En gros, entre 20000 et 25000€ / an vous sont pris de force pour financer la sécu ». h16, si tu peux corriger ;)

        2. Mateo

          Et j’ai envie d’en rajouter une couche pour bien faire prendre conscience de ce que te coûte la sécu: en supposant que tu gagnes pendant toute ta vie d’actif un salaire de 2500€ d’aujourd’hui net / mois (donc quasiment pas de progression dans ta carrière d’ingénieur) en moyenne et que tu cotises pendant 48 ans (il ne faut pas se faire d’illusions, ta génération cotisera plus de 42 ans), tu vas verser à la sécu 1,2 MILLIONS d’euros d’aujourd’hui.

          1,2 MILLIONS d’€ b***el! 600000€ rien que pour la branche maladie!!!

    6. Chardon

      « Il ne m’intéresse pas de vous apporter des réponses. Allez les chercher. »
      Adorable ^^

      Eh oui : c’est à vous de faire un effort personnel. La société du tout cuit dans la bouche n’est pas la mienne.

      La question de fond que je me pose, c’est de savoir une intervention minimale de l’état dans ce domaine peut éviter les effets pervers, tout comme celle de savoir si sa non intervention peut également éviter d’autres effets pervers.

      Et là je vais rester avec mes questions, et chercher les infos qui me manquent pour y voir un peu plus clair.

      Les réponses que vous vous faites seront bien plus solides que les réponses toutes prêtes apportées par d’autres. Un Méluche ou un Sarkozy ont ces réponses. Moi, je ne suis ni l’un ni l’autre et je vous dis de vous les faire vous-même. Comprenez-vous la différence ?

      Et merci pour le lien : je ne connais pas Bastiat, et peut être ne l’aurais je pas croisé sur le chemin de mes recherches…

      … Solidarité .

      1. Chardon

        Certes, je comprends la différence. Il n’empêche que si je n’avais pas pris la peine de poster ici, avec une très nette conscience de mon manque d’information d’une part, du caractère plutôt vif de l’auteur du blog d’autre part, je n’aurais pas avancé de la même manière .

        Mes différentes participations ici sont une partie du chemin que je suis vers la compréhension de ces problèmes.

      2. gem

        Si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ; et Paris serait en bouteille sur ma cheminée : on s’en branle de savoir « SI une intervention minimale de l’état dans ce domaine peut éviter les effets pervers », ce qu’on veut savoir c’est QUELLES interventions de l’état dans QUELLES situations apportent une valeur ajoutée (un plus grand service ou un moindre cout). Par exemple j’imagine que pour gérer une quarantaine, une déclaration obligatoire des maladies contagieuses ou une forme de traitement comme la vaccination l’état peut rendre des services ; OK, mais c’est pas le sujet : sorti de là, quelle service l’état rend-il mieux qu’une série de mutuelle adaptées aux croyances de chacun (celles qui remboursent l’homéopathie et celles qui ne la remboursent pas, par exemple) ?

        grand silence mou …
        Ah non, pas silence, au fond à gauche j’entends des hurlements « on veut plus de bureaucratie, plus de fichage, plus de gaspillage, moins de réactivité, et une médecine XXS avec plus de vitesses, bref on veut de la SOLIDARITE »
        Mais comment donc ; et avec ça ? vous reprends bien un peu de d’bésité, allergies, diabète, scandale à répétitions, polémique et lutte économico-politique sur les remboursements, ce qui est ou pas de la pseudo-médecine, etc. ?

    7. Nicolas

      « La sécu, c’est ce qui a payé les 80.000FF de ma grosse opération du dos à une époque où mes parents ne pouvaient pas nous envoyer en vacances. Sans cette opération, à présent je serais bossu, genre Quasimodo. Vous comprendrez donc que j’y tienne beaucoup. »

      On trouve le même genre de témoignage dans tous les régimes totalitaire..

      Sans Staline, sans Hitler, jamais blablalbla…

      1. Chardon

        Ce n’est qu’un témoignage, et il n’est à la solde d’aucune idéologie particulière.

        Votre réponse, elle, outre d’être discourtoise, très teintée de votre idéologie ;)

        1. Paf

          je vais faire une reponse a chardon parce que moi aussi ca me tarabuste que ca ne soit pas explique :
          deux choses:
          -l’assurance medicale/etc: tres peu de gens ont les moyens de se payer une operation a 80000 euros, et meme moins.L’assurance est donc indispensable pour quiconque, le probleme se posant lorsque les 50 a 350 euros d’assurance sont inabordables pour le menage qui compte ses sous, sans parler du vrai pauvre (pas si courant) et c’est alors qu’on en arrive au concept de ‘solidarite’ qui semble obseder les defenseurs de l’assurance sociale obligatoire.

          Le probleme vient du fait que la ‘solidarite’, c’est un package, on ne peut pas avoir juste les avantages, on doit se taper aussi les inconvenients: ce que les liberaux decrivent, c’est ce qu’une assurance sociale obligatoire implique:
          -la creation d’un systeme pour les demunis.Si ce systeme est separe du systeme pour les autres, ca implique un systeme pour les pauvres et l’egalite theorique n’est pas respectee.Dans l’autre sens (et c’est ce qu’on fait) un systeme pour tous revient a un systeme de pauvres pour tous, avec un systeme prive a la marge reserve aux riches, qui sera toujours la sauf si on l’interdit (systeme communiste coercitif).
          Dans tous les cas le cout du systeme pour les pauvre doit etre deflecte sur d’autres payeurs: dans le cas francais actuel, l’ensemble est si lourd (puisque le principe est applique pas seulement sur l’assurance medicale mais sur plein d’autres trucs) que le cout devient lui meme generateur de precarite et appauvrit la population dans son ensemble.Dans ce cas l’argument de solidarite tient au premier degre, mais plus dans le cadre d’une analyse economique du pays dans son ensemble.
          La reponse est simple: on ne systematise pas la solidarite, c’est tout simplement impossible.Le cout de l’assurance pour les pauvres doit rester au niveau de l’assurance, ce qui signifie qu’un pauvre peut voir son assurance payee par solidarite, mais que tout le reste du processus doit rester hors de cette solidarite: l’assurance (non solidaire) paye une intervention non solidaire au pauvre qui est assure de facon solidaire (par un bienfaiteur).
          Cette logique (qu’on ne peut comprendre que si on se calme et qu’on arrete de reagir emotionnellement a l’image de Cosette qui va mourrir oh non c’est Troporribl) assure que
          -les demunis restent un cas particulier, donc leur nombre reste traitable par l’action solidaire privee et VRAIMENT altruiste puisque non forcee
          -l’ensemble de la population n’est pas appauvrie par un systeme vicieux exploite par l’administration et les syndicats pour leur propre survie.
          -la qualite du service standard n’est pas abaissee au niveau d’un service ‘pour les pauvres’
          -la concurrence permet aux plus modestes un service standard pour pas trop cher.

          Le cas francais est typique d’un pays ou la pulsion de ‘solidarite’ a tout envahit, et ou toute les analyses sont toutes faites au premier degre, celui ou l’on reclame plus de solidarite, plus systematisee, dans un contexte de plus en plus bloque par cette meme systematisation.

          voila j’espere que Chardon et Bobbybob y trouveront matiere a reflexion.

          1. Voilà, merci. Tu as ce courage que je n’ai plus.
            Mais il faut noter que tout ce que tu décris ici est détaillé dans pas mal d’ouvrages, blogs, pamphlets, … qu’on googlise très bien. Évidemment, il faut partir du principe qu’une solution hors du Tout À l’État existe.

        2. Chardon

          Merci Paf pour votre explication.
          Lu également le lien de H16 vers un article plus anciens.

          Il y a en effet matière à réflexion.

          Je laisse reposer :)

    8. Deres

      Personne ne revient sur le besoin d’une assurance santé, y compris les plus libéraux. C’est une mauvaise justification utilisé pour ne rein faire. Par contre, il est nécessaire de se rebeller contre les dérives du système français actuel. Les déremboursements constatés progressivement ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Plutôt que de réformer le système, on préfère diminuer les prestations.

      Les problèmes sont très nombreux :
      – inorganisation complète
      – hôpital publique inefficace
      – acquis sociaux de certains prioritaire face aux patients
      – archaïsme (remboursement des séjours balnéaires et de l’homéopathie)
      – désintérêt de la prévention

      Un autre problème est que le choix du système est fait sans consulter les français. le niveau du solidarité du système est décidé sans nous consulté. Des choses comme la CMU sont très importantes et devraient faire l’objet de plus des lois passées à notre insu vu que ce sont des portes ouvertes aux gabegies et à l’immigration de complaisance. ne pas oublier que certains politiques prônent de faire payer les riches mais que ceux-ci ne bénéficient plus des remboursements par exemple …

      1. Pierre

        Le remboursement de l’homéopathie est une excellente chose.

        Imagine qu’on prescrive des vrais médicaments pour toutes les maladies psychosomatiques… avec des vrais effets secondaires… un placebo c’est beaucoup mieux… En plus les pilules de sucre ne sont pas trop chères.

        D’ailleurs quand on voit les remboursements, la sécu ressemble de plus en plus à un placebo…

        1. Calvin

          Pas vraiment. Rembourser du rien, c’est quand même coûteux.

          Pas sûr que les médicaments homéopathiques soignent par effet placebo (effet qui est assez remis en question ces derniers temps par la recherche médicale).
          Ils « soignent » les contrariétés qui auraient disparues d’elles-mêmes.

          D’un autre côté, je suis d’accord sur le fait que les médicaments réels ajoutent des effets secondaires, peuvent être prescrits à tord, pourraient être parfois éviter, etc…

    9. Mateo

      Bon pour faire simple: le Français moyen gagne environ 1500€ net / mois (salaire médian). La sécu lui coûte environ 15000€/an (pris sur les fruits de son travail, ie la différence entre ce que son employeur paye pour son travail, moins ce que l’employé gagne effectivement, ce qui est versé sur son compte en banque).
      Quasiment la moitié va à la branche maladie, soit en gros 7500€/an.

      Donc des opérations à 80000F (12000€), il pourrait s’en payer plus d’une tous les 2 ans si l’État ne lui prenait pas de force 7500€/an pour alimenter la branche maladie de la sécu.
      Dans la réalité, il se paierait probablement une assurance. Et à 7500€/an c’est une assurance santé 5 étoiles qu’il pourrait se payer, et pour des remboursements bien meilleurs que ceux de la sécu.

      En constatant la réalité, dites-vous toujours que le Français moyen ne pourrait se payer l’opération à 80000F (12000€) que vous avez subie?

  17. dudul

    Foutu en partie à cause de vous !!!

    Ah oui, c’est sur qu’avec ma non-présence sur le territoire, ça doit être de ma faute. Boulet.

    Vous accusez les autres d’avoir une vision fausse des faits ! Mais vous ? Votre libéralisme de pacotille vous aveugle ! Des pays communistes qui ont touchés le fond et se sont redressés ça existe !

    Gros lol. Oui, dès qu’ils sont sortis du communisme, ils ont retrouvé des couleurs :) Vous aimez vous tirer des balles dans le pied.

    Alors le problème n’est pas lié à l’économie. Car oui ce pays est foutu et tout va péter. Et ceux qui ont fabriqués ces problèmes seront les premier à demander la révolution. C’est à dire faire encore plus de collectivisme. Alors là ou je ne suis pas du tout d’accord avec vous H16 c’est que vous êtes obsédés par le côté « économie ».

    L’économie, c’est la gestion de la rareté. Vous allez pouvoir tester cette gestion et cette rareté de plein fouet dans les prochaines années.

    Mais refusez de voir que ce qui se passe est encore plus grave que de la simple économie ! A des communistes un jour ou l’autre on peut leur reprendre le pouvoir et tout rebâtir sur des idées libérales. Mais vous, vous refuser de voir ce qui va vraiment nous priver de nos libertés : l’islam. cessez donc de critiquer les bobos. Finalement vous en êtes un !

    Je vous en prie, un effort : ne parlez que de ce que vous connaissez vraiment. Vos commentaires seront certes très courts, mais nettement moins ridicules.

      1. Paf

        en fait non, ce commentaire est l’exemple meme du cas d’ecole froncais:
        1.inculture economique si dense qu’elle stoppe les neutrinos
        2.propension irrepressible a penser a cote de la plaque de toute ses forces.

        1. Maruška

          +1 et malheureusement j’en connais quelques uns comme ça(qui sont restés en France principalement).
          Qu’est-ce que ça fait du bien de changer d’entourage! :)
          C’est assez triste de voir que certains s’enfoncent et font tout pour rester dans leur cercle fermé bourré d’incohérences et de contradictions.
          De là partent les amalgames à la con etc.
          Rien ne pourra sauver la France, les personnes que je connais dans ce cas ont plus ou moins mon âge (25-30 ans)et commencent à avoir des enfants! CPEF

  18. dudul

    Paf je supposes que

    Comme cela n’a aucun intérêt et, de surcroît, n’est même pas intelligible en français courant, je coupe. Prochain essai : tu fais des phrases simples et courtes où tu exprimes ta position de façon limpide.

  19. Enfin

    Enfin, h16, c’est pas trop tôt, mais certainement trop tard!

    Dès lundi, sans de nouvelles interventions des Banques centrales, la situation dans la zone Euro risque de prendre une sale tournure.

    La crise est derrière nous, bien évidemment, mais la faillite est là, c’est un fait.

    Les responsables non coupables et les coupables non responsables amplifieront la dérive. Bravo.

    Mais comment dire, nous n’avons jamais été si libres, No Respect devient une règle il faut juste éviter la bougnoulecratie et ne jamais utiliser une banque Française.

    Revient H16, tu as ton réseau et plein d’amis pour montrer l’exemple. Et puis bouffer du coco bien rouge donc saignant à point c’est un vrai régal. En plus, ils veulent les augmenter à 1700€ le SMIC, houa la super gavade.

        1. Moi dire à toi que toi pas explicite. Toi parle piposophe, toi aligne trucs de façon pas cohérente. Toi veux dire un truc ? Dis le. Toi veux parler d’un sujet, dis lequel.
          Et si toi dire beaucoup, moi faire plus que toi. Toi pas connaître moi.

        2. Enfin

          http://www.zerohedge.com/news/europe-broken-again-sarkozy-and-lagarde-are-back-begging

          http://www.zerohedge.com/contributed/2012-15-15/pain-spain-too-big-be-contained

          http://www.bloomberg.com/news/2012-04-12/europe-s-capital-flight-betrays-currency-s-fragility.html

          http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/liamhalligan/9204702/Eurozone-crisis-roars-back-to-savage-Spain.html

          http://chevallier.biz/2012/04/bce-la-valse-des-milliards-des-marioles/#comments

          http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/9189398/Europe-and-the-Law-of-Sticky-Wages-technical.html

          Obligé de faire mon BA…

          Aujourd’hui, sauver l’Euro coûte plus cher que l’abandonner.

          Ici, bien sûr, tout le monde attend votre feuille de route. L’abandon, pourquoi pas, mais bien avant ça : comment ?

          Le désordre monétaire mondial prend une sale tournure.

          Le sauve-qui-peut est enclenché officiellement depuis 2007.

          Un pays qui n’investit pas n’a pas d’avenir.

          Un Pays qui ne s’investit pas n’a pas d’horizon.

          Sympathiques truismes.

          L’hyperinflation devient l’ alternative la plus probable des conséquences de cette évolution ouvrant la porte de l’extrême violence.

          Toutes régulations sont illusoires dans notre organisation actuelle.

          Les équilibres en finance ne sont que rapport de force.

          Non.

          Le plus gros tape toujours sur le plus petit.

          Non.

          Un sujet lâchement esquivé par nos pipolitiques.

          Par ces faits, ton piposophe aurait préféré t’entendre sur les cons-séquences bien avant l’heure.

          Tu me lis depuis combien de temps, déjà ?

          Aimer le monde, c’est aussi le châtier gentiment. Ne m’en veux pas, nous sommes tous fautifs de laisser la mafia prospérer.

          Qui se sent morveux se mouche. Moi, ça va.

          Bien sûre que nos fonctionnaires sont plus bougnoules que certaines civilisations dénigrées, que les syndicats sont corrompus jusqu’à la moelle, que le social n’est qu’une belle étiquette pour se donner bonne conscience. Et alors, combien ont démissionné ?

          Très peu. mais j’en fais partie. Libre max, avec la curiosité de comprendre ce que d’autres n’acceptent pas de porter, ce qui ne m’empêche pas de les aimer.

          Qu’il est beau, le preux chevalier. Et comme tu ne me connais pas, je maintiens : tu juges sans savoir.

          Pas besoin de te connaître plus que tes écrits que je trouve suffisamment pertinent pour y répondre, quitte à être incompris.

          Quand on parle charabia, on s’expose effectivement à l’incompréhension.

    1. Paf

      pourquoi toi parler de bougnoulocratie? quelle rapport les immigrés non-blancs avoir avec la situation de la fRance?
      moi trouver ca comique qu’avec la quantité d’immigrés qu’elle se tape, la fRance pas etre capable de se sortir du trou.Ca doit etre parce que quand immigre arriver en fRance, immigré se mettre a se comporter comme un francais: en une seule génération,immigré devenir raciste, feignant et voleur, fils d’immigré rejeter la responsabilité de ses problemes sur les autres.
      Au final, immigrés fRancais etre tres bien intégrés.

  20. Opale

    Ai assisté ce jour à la conférence de Piero San Giorgio à Toulon, avec votre billet par-dessus, c’est une journée comme on les aime. Saignante.

  21. rocardo

    1989-1917=72 ans.
    1945+72=2017.
    Comme cela va être 2013-2014,la fRance socialiste aura finalement duré un peu moins que l’URSS.

  22. zed

    Nous on s’est barrés en 82, et jamais regretté. En NZ puis Australie.
    Déjà en 82 ça commençait à se dégrader !
    Je pourrais donc m’en foutre comme de l’an 40, mais comme j’aime mes compatriotes, et que j’ai de la compassion pour tous ceux qui en bavent, j’avoue que je suis souvent déprimée de voir comment les choses se passent.

    1. pi31416

      Moi dès 1968, et directement en Australie. Jamais regretté non plus, bien qu’il y ait encore des choses qui me manquent. Les crêpes « crases » (c’est mon côté breton), les rillettes (c’est mon côté normand). Pour le reste, on a des échappés de goulag vietnamiens tournés boulangers qui font du pain et des croissants tels qu’on a du mal à en trouver à Paris, et des échappés de Pol Pot cambodgiens, tournés bouchers ( :-) ) qui font des coupes à la française.

      Et je ne désespère pas de trouver un jour un charcutier croate, cambodgien, allemand, ou serbe qui verra son profit à faire des rillettes meilleures encore qu’au Mans ou à Conerré.

      Aujourd’hui ici quand on commande un steak bleu on l’a bleu alors que jadis on n’avait le choix qu’entre bien cuit et archi-cuit.

      Mais, comme vous avez atterri ici ou à côté (NZ) en 1982 vous n’avez pas connu cette époque où l’on ne trouvait de l’huile d’olive que chez le pharmacien, en flacons de 20cl.

  23. Poilagratter

    Putaing 7 ans ! Un septennat complet, c’est fou ce que le temps passe vite, encore plus fou de constater que rien n’a vraiment changé sur le fond, seulement empiré avec une remarquable constance.

    La compagnie Demaerd Inc. a continué son petit bonhomme de chemin, avec une régularité et une croissance à faire pâlir d’envie nombre d’entrepreneurs. Elle s’est même payé le luxe de se diversifier en devenant sponsor officiel de la campagne présidentielle 2012, qui porte décidément bien la griffe Demaerd.

    Les fluffies se sont reproduit comme des lapins, bien qu’il aient un pelage de plus en plus rouge et de moins en moins vert. Ils ont des petites dents aiguisées qui commencent à leur pousser, et des griffes aussi.

    Le constat que tu fais sur la situation française est alarmant, mais beaucoup de français vivent dans le déni de cette réalité. Et ceux qui ne sont pas aveugles et font le bon diagnostic proposent les mauvaises solutions. Un peu comme ces docteurs qui ne connaissaient que la saignée comme seul remède, les français ne connaissent que le plus d’état comme solution à tout.

    Donc à part sauver ses petites miches et celles de ses proches, je ne vois pas trop quoi faire dans les 10 prochaines années. En tous cas sauver le système franchouille, très peu pour moi, ils devront se passer de ma contribution forcée.

  24. Groslol

    Ha ha excellent article tout est dit !

    Je mettrai cependant un bémol sur l’expatriation. J’ai l’impression, hélas, que les français sont contagieux et que la merde monte en occident comme l’eau dans le Titanic. L’amérique d’Obama est en train de virer au même cauchemar que le nôtre.

  25. Emma

    Je vous lis depuis que vous tenez ce blog, cher h16 et vous ai rarement lu aussi pessimiste. La France est en lente décomposition depuis plus de sept ans certes et quand on la voit atteinte de mélenchonite aiguë – et de bien d’autres maux d’ailleurs – on a vraiment mal pour elle.

    Il est évident que le salut ne pourra venir des étatistes, le drame est que nous sommes les seuls à le savoir, nous les libéraux qui n’avons aucune tribune officielle nulle part.

    Le salut ne pourra être que notre salut personnel et celui de notre famille.

    1. Tout d’abord, merci de me lire depuis aussi longtemps. Vous êtes l’une des plus anciennes lectrices, effectivement :)
      Vous avez raison, le billet est pessimiste (il y en aura de moins tristounets cette semaine, rassurez-vous) mais la montée de types comme Mélenchon et l’absolue vacuité de l’actuelle campagne ne peuvent pas donner de l’espoir.

  26. Saint-Surge

    La situation de la France est-elle tellement différente de celle de ses voisins européens ?
    Si CPEF, alors il me semble que CEEF (cette Europe est foutue)!
    Pourtant, certains pays qui n’étaient pas en meilleur état que nous se sont tirés d’affaire : la Suède, le Canada, d’autres sans doute.
    L’obligation d’emprunter de plus en plus cher pour boucler nos fins de mois nous obligera à changer, à ajuster nos dépenses sur nos ressources, c’est inéluctable. N’y a t-il pas là un espoir !

    1. Deres

      Cette élection est caractéristique du problème français. Notre pays est complètement figé sur lui même et phagocyté de l’intérieur pas ses élites fonctionnariales et politiciennes. Le changement est donc impossible car il irait à l’encontre le leurs intérêts propres.

      Par exemple, en vue des élections, Sarkozy s’est rapproché de Juppé. Celui-ci, énarque bien entendu, participe à des gouvernement depuis 1986 et a été premier ministre en 1995. Derrière Hollande (énarque !), se trouve Fabius, énarque aussi, un protégé de Mitterand ayant participé à ses divers gouvernements. Le pays est tenu par la même caste depuis 30 ans. C’est devenu une oligarchie. Le seul moyen de s’en sortir me semble une révolution, mais je craint qu’elle ne soit communiste et ne fasse qu’empirer la situation. Mélenchon n’est qu’un révolutionnaire de façade : c’est un mitterandien pur souche, battu par Hollande pour la direction du PS en 1997 et membre du gouvernement Jospin … je pense que son idole, c’est surement Chavez mais il a oublié qu’il n’y a pas de pétrole en France …

      1. Calvin

        Deres : « mais il a oublié qu’il n’y a pas de pétrole en France »
        Je me demande si une fois Hollande élu, les finances à sec, et ayant des écolos à 1-2%, Méluche ne va pas faire son coming-out énergétique et pousser le président vers l’exploitation du gaz de schiste en vue de l’indépendance énergétique…

  27. Martin

    D’accord avec cet article et ce coup de gueule. Ma seule réserve : mettre dans le même camp (des victimes) les banquiers et les patrons, les riches rentiers et les producteurs de richesses, ce n’est pas du tout pertinent.

    Les banquiers aujourd’hui (et depuis un certain temps) ne produisent rien, ils sont même une grosse partie du problème de la France (et d’ailleurs).

      1. Martin2

        Ah bon les banques ne sont pas un problème ? Mais h16 ouvrez les yeux, que diable ! Taper sur l’Etat-Providence et la gauche stupide, antilibérale et dispendieuse c’est bien, mais le système monétaire et bancaire vous devriez vous y intéresser aussi.

        1. Tu devrais lire plus souvent mon blog. J’ai déjà moult fois dis ce que je pensais du système fractionnaire, par exemple, du monopole monétaire, etc…

  28. Mernovat

    Votre billet m’a déprimé, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas d’accord ;-)
    « Ce pays est foutu », soit. D’après vous, quelle serait la suite ? Une révolution à cause de l’augmentation du prix de l’essence ? Les français me semblent trop passifs et résignés pour ça… Une lente déliquescence ? Mais même là, je ne vois pas comment ça se traduirait matériellement.
    Le fond de ma pensée c’est : dois-je commencer à stocker des vivres, et faire un potager ? Sachant que je ne souhaite pas non plus quitter mon pays, malgré tout…

    1. Il n’y aura pas de révolution. Il n’y a révolution que lorsque le ratio de mesquida y est favorable et que lorsque les gens ont faim. Ni l’une ni l’autre conditions ne sont remplies.
      En revanche, la France s’enfoncera et se tiers-mondisera doucement.
      Pariez sur votre souplesse, votre capacité à accumuler de la connaissance, le savoir-faire. Misez sur votre réseau relationnel, excellez dans ce que vous faites.
      A mesure que la France deviendra plus dure et plus âpre, il y aura de moins en moins de place pour les médiocres.

      Ils veulent un monde plus bisou, plus doux, plus égal : ils auront un monde dur, qui cogne, qui écrabouille et qui méprise.

  29. channy

    EXCELLENT,Excellent H16
    A ceux qui vote encore communiste je conseille d aller vivre quelques mois ou années, (mais je doute qu ils tiennent quelques années) dans les derniers pays encore dirigé par de vieux séniles..j ai testé le Laos, vous savez le pays du Zen dixit les beaufs du guide du routard..ca vous vaccine a vie contre le communisme.
    H16 même si vous êtes parti de ce pays de ploucs, vous avez encore le droit de gueuler car hélas votre nationalité française vous colle à la peau, vous avez le droit de gueuler contre ce gros naze a Londres qui vient faire la morale aux expats, de gueuler sur comment on emmerde les français de l’étranger en leur demandant jusqu’ à 6 mois comme pour un ami en nouvelle Zélande pour renouveler son passeport..
    A moins de changer de nationalité vous êtes toujours français et avez autant le droit qu’un » bon bleu blanc rouge » du cru a l esprit étroit et formaté..
    La plupart des français sont autruches, le jour ou tout partira par terre ca va faire très très mal.;car les autruches françaises ne sont pas du tout préparées a cela.
    Oui ce pays est foutu et archi foutu..va falloir se réveiller et se mettre sérieusement au turbin les autruches.

  30. NP

    Paradoxalement, je pense que c’est la seule promesse de Sarkozy qui peut effectivement déboucher sur du concret :
    il a très certainement raison quand il dit que la France tombera après l’élection présidentielle, sauf que je pense que ce serait pareil avec lui élu.
    On sent venir le drame. Des trous financiers énormes partout, des demandeurs de subventions partout, une économie morose, un immobilier dont on se demande encore pourquoi et comment il ne s’est pas encore effondré, tellement il est décoléré de toute réalité …
    Pour moi, Hollande sera le Papandréou de la France, non pas qu’il sera responsable de sa faillite, mais qu’il sera le président au moment où le sucre, bien qu’en apparence encore entier, s’effondrera d’un coup.

  31. zed

    pi31416
    Salut !

    Non, moi pas avoir connu l’huile d’olive de pharmacie.:-)))))))))
    Si t’es sur un forum quelconque, donne moi ton pseudo et l’adresse de ton forum, et on pourra communiquer.
    Je fais les rillettes, et c’est facile.

  32. Panina

    Les Français ne se réveilleront pas pour une raison simple : vous avez vu qui poste sur des blogs comme celui-ci ? Des gens ayant manifestement une intelligence, une maitrise du français et une culture supérieures à la norme. Des « nerds » quoi.

    Hors, comme la science l’a démontré à maintes reprises, la grande majorité des gens dans un pays donné sont « dumb as bricks ». Disons qu’ils n’ont une forme d’intelligence différente, moins abstraite et plus pratique. C’est cool pour changer un pneu, moins pour penser politique et lire des livres.

      1. Panina

        Je n’en connais pas, hormis Hong Kong et Singapour, qui ne sont pas des démocraties universelles.

        La Suisse et les Etats-Unis, qui étaient les derniers havres libéraux démocrates dans le monde, sont aujourd’hui relativement socialistes.

  33. Ludo

    Je crains que la réalité ne soit plus complexe que vous le suggérez. Ainsi, la France ne valant pas tripette, et donc les français (merci au passage), nous découvririons sur les rives d’un autre continent toutes les solutions à notre décadence crasse du fait de notre refus de la liberté, de l’équité, du partage, de la solidarité, de la libre-entreprise.

    Ce n’est là que le résultat constaté de raisons plus profondes et qui ne concerne pas un pays seulement. La jalousie n’a pas de frontière, la haine non plus que je sache.
    Le problème est humain, uniquement humain, individuel. Tant que l’humain ne se remettra pas radicalement en question, ne mettra pas fin à son individualisme, son besoin de posséder, son ambition, sa cupidité, sa rapacité à l’appât du gain, à la paresse du paraître, au vernis artificiel de la respectabilité, au besoin de reconnaissance, à l’envie, à la dépendance, à la domination, il ne trouvera jamais rien d’autre que sa propre médiocrité, son insignifiance, son esprit étriqué, mesquin, peureux, angoissé, stressé par la peur de perdre, ce qui le conduit à la cruauté, la violence, le sadisme, la criminalité (regardez ce que l’occident a osé faire en Lybie (entre autre), 60 000 morts pour piller les richesses du pays).

    Car c’est nous, en tant qu’individu, qui entretenons ce vaste réseau de prostitution collectif, par nos abus de toutes sortes, nos obscénités et ce n’est pas dans l’exil que cesseront les névroses et la schizophrénie.

    L’être humain doit remettre de l’ordre dans sa vie, là, maintenant, tout de suite car en effet, la situation est d’une extrême gravité.

Laisser une réponse

(obligatoire)
(facultatif)