Comment se passerait une sortie grecque de la zone euro ?

Il semble maintenant acquis que la Grèce va sortir de l’Euro. Et puisque cette hypothèse devient plus crédible à mesure que les borborygmes des politiciens dépassés par les événements deviennent plus incompréhensibles, penchons-nous le temps d’un court billet sur ce qui pourrait arriver dans ce cas là…

Tout d’abord, il faut préciser que cette sortie ne pourra pas avoir lieu dans n’importe quelle condition.

Comme le rappelle à bon escient le Dr. North sur son blog (et lisible en Français sur Contrepoints), la Grèce ne sortira que si elle le veut vraiment : les traités ne permettent pas de bouter un pays fautif hors de la zone euro ; eh oui, que voulez-vous, les habiles rédacteurs du traité européen n’ont absolument pas prévu de possibilité de sortie ni même de sanction. Cette absence en dit long sur la façon dont a été vue la mise en place de la zone euro : c’est un processus continuel, sans retour arrière possible, sans erreurs ni problèmes possibles.

Grèce à vendre

Et surtout, ce fut un traité basé sur la foi inébranlable que chacun des participants se comporterait comme un parfait gentleman (ou gentlestate, dans le cas qui nous occupe). Autrement dit : au moment même où l’encre des signatures séchaient sur le papier du traité, on savait que chacun des signataires aurait tout intérêt à en tirer le maximum de profit. Il ne tint finalement qu’à la morale luthérienne des états du Nord de l’Europe de n’avoir pas cédé à la tentation évidente de monnayer leurs lubies avec l’argent gratuit des autres, ce que les états du Sud, à commencer par la Grèce, rapidement suivie par l’Espagne, l’Italie et la France, pas la dernière à se goinfrer gratis, ne se sont pas gênés pour faire.

Le fait est maintenant que la Grèce devra donc sortir « volontairement » : on comprend dès lors les pressions de tous les pays pour que l’encombrant membre débiteur s’en aille et évite d’entraîner dans sa chute (inévitable, maintenant) le reste des pays qui lui sont arrimés par un traité et une monnaie mal foutus. Une pression possible pourrait être un refus de la BCE à financer phynancer en pure perte les prochaines échéances grecques, et là, paf la faillite…

À ce moment, l’option la plus simple pour le pays est de purement et simplement répudier toute la part de sa dette souveraine détenue par le secteur privé et par la BCE. On peut raisonnablement penser que les dettes contractées auprès du FMI seront, elles, honorées autant que possible : la Grèce aura besoin de cet allié, n’en ayant plus aucun du côté des Européens. La Grèce qui sort de l’Euro veut donc dire, peu ou prou, que 90 à 100% de ses dettes souveraines seraient annulées. De loin, ça peut ressembler à un gros ballon d’oxygène que certains gauchistes s’empresseraient de saisir. Mais c’est de loin, seulement…

Car sortir de l’Euro veut aussi dire, pour la Grèce, introduire une nouvelle monnaie. Le retour de la drachme (préparé ou non par le reste des Européens) pourrait être fait, au départ et pour des raisons de facilités, avec un taux simple genre 1 drachme pour 1 euro. Le joyeux plantage de centaines de milliards de dettes entraînera mécaniquement la dévaluation dans la seconde de cette monnaie. Plusieurs experts l’estiment à au moins 40% (1.66 drachme pour 1 euro). Une dévaluation plus forte est parfaitement envisageable. Parallèlement, tous les contrats et instruments financiers sous loi grecque sont libellés en drachme, toujours avec le taux officiel de 1:1. Et comme ça, c’est parfaitement prévisible, on peut s’attendre à un bank run d’ampleur nationale en Grèce (d’ailleurs, ce bank run a déjà commencé, bien qu’il ne soit pas encore en mode panique).

En clair, si « paf la faillite de l’état grec », l’étape quelques microsecondes après est « paf le système bancaire grec ». Évidemment, tous les autres contrats et instruments financiers, ceux-là en monnaies étrangères, deviennent difficiles voire impossibles à honorer (eh oui : avec une monnaie en carton, cela devient plus compliqué, d’un coup, de rembourser ses dûs). À la panique bancaire succède raisonnablement une panique économique des secteurs commerciaux en relation avec l’étranger.

Autrement dit, la sortie de la Grèce signifie très concrètement que le pays devra passer par une dépression carabinée, avec un gouvernement totalement incapable d’emprunter ensuite en drachme (ou à des taux quasiment rigolos, parce que rigOlO contient deux O, qui font comme des 0 dans 100%)…

When in doubt, inflate !

Soyons clair : l’avenir grec est particulièrement peu plaisant.

Et côté zone euro, regardons à présent les joyeux membres de la Confrérie de la Monnaie Qui Donne La Colique.

Sur le plan politique, le départ de la Grèce signifie qu’à partir de ce point, n’importe quel pays peut, à son tour, partir. Evidemment, il y a toujours la situation douloureuse où les petits copains se rassemblent et désignent un vilain canard pour le kicker hors de la zone (l’Espagne, le Portugal, l’Irlande puis la France et/ou l’Italie pourraient correspondre à la description). Le marché sentira cette possibilité, ce qui se traduira concrètement par une fuite, d’abord ténue, puis visible et enfin massive, des capitaux de ce pays vers d’autres plus solides.

Ici, on peut déjà se poser la question : dans les pays qui sont actuellement en difficultés, lesquels subissent les fuites de capitaux les plus importantes ? Et d’ailleurs, je ne parle pas que des capitaux financiers, ici, le capital humain étant, in fine, la richesse future d’un pays, le raisonnement se tient aussi pour celui-là… À ce propos, on comprendra qu’une solide augmentation des taxes et des impôts est exactement la bonne mesure à mettre en place pour exacerber encore ce mouvement (wink wink nudge nudge mon cher François H).

L’autre possibilité, bien sûr, est que certains prendront cette mesure avant d’y être forcé, voire le feront pour limiter la casse chez eux. Qu’en pense Angela ?

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Commentaires55

  1. Calvin

    Ce qui fait froid dans le dos, c’est de se rendre que les élites sont passé au travers, dans un autisme douillet et dévastateur.
    Ils ont ignoré les précautions élémentaires (celles que les banques nous imposent dès un montant de 1000 euros), balayés les alertes successives (gouverner, ce n’est donc pas prévoir), choisi des solutions qui n’en sont pas (faire plus d’interventionnisme pour lutter contre les méfaits de l’interventionnisme !), et au final, paniquer…

    J’ai utilisé le terme d’élites ?
    Mea Culpa.

  2. Sancelrien

    Votre raisonnement est raisonnable, et c’est à sa faiblesse :-). Pour moi, personne ne peut avoir la moindre idée de ce qui va se passer après le 17 juin, quelle que soit la décision prise par les Grecs.
    D’ailleurs nous sommes désinformés, comme d’habitude. Si je me souviens bien, mercredi dernier ( il y a 48 heures ) la Grèce devait « rembourser » un peu plus de 300 millions d’Euros. Elle ne l’a évidemment pas fait, n’en n’ayant pas le premier cent. Qui cela dérange-t-il ? Personne.

    Sancelrien

    P.S : Ce n’est pas une critique, j’aime beaucoup votre blog.

    1. Théo31

      Un scénario probable est que la Grèce fasse comme l’Argentine : plantage des créanciers et impossibilité d’emprunter. Pendant un temps, la curée a fait mal aux miches mais le pays avait pu repartir mais voilà, la fine équipe de bras cassés qui gouvernait a recommencé à distribuer tout plein d’argent gratuit des autres avec les conséquences que l’on sait.

      Les Grecs feront pareil en reconduisant leur équpe de clowns pas rigolos. En n’oubliant pas qu’il y aura encore probablement des vrais morts. Les manifesants n’ont déjà pas hésité à tuer quatre personnes.

  3. Boum

    Aborder ce sujet devient le Casse (tête) du siècle…

    Solution Socialiste, donc SS :

    Plus d’Europe, plus de dettes, plus de taxes, plus de solidarité nord-sud, avec moins de démocratie.

    Le tout enrobé d’un joli discourt avec plein de bisous et une pointe de pignoufferie comme nous en raffolons tous et qui fera les beaux jours de notre hôte vénéré.

    Ce n’est plus la vitesse supérieure, mais le turbocompressé-supersonique-à-la-sauce-Barozozo (avec plein de fromage dedans… Miam-miam).

    La marche arrière étant une option trop luxueuse à l’époque de la construction de ce véhicule Europe, aucun rétro-pédalage contrôlé ne se fera sans dévaler la pente avec désintégration partielle, voire total du moteur BCE.

    Ah! J’oubliais : avec ou sans la Grèce, la surchauffe des Banques françaises, devient la principale préoccupation d’une réaction en chaîne digne des plus belles explosions hollywoodiennes. (à suivre…)

  4. Pascale

    Il y a longtemps qu’on aurait du arracher le sparadra d’un coup. Là on a laissé la plaie s’infecter dessous, et ça va faire encore plus mal et ça va nous coûter encore plus cher, avec tout ce qu’on a déjà dépensé pour que les Grecs restent dans l’euro.

    Ça fait des mois et des mois que de nombreux économistes clament que la Grèce est en faillite et qu’elle ne peut que s’enfoncer malgré les milliards qui lui sont injectés. À quoi ont donc joué nos clowns à roulettes ?

    1. Calvin

      C’est « sparadrap » !

      Pascale, vous me copierez 1000 fois la phrase :
      « Les gouvernements n’aiment pas retirer le sparadrap et préfèrent s’en remettre aux générations futures, lorsque les sparadrap auront fait d’elles des momies ».

      Copier-coller interdit !!

        1. Calvin

          Au final, l’image du sparadrap est de moins en moins pertinente.
          J’ai de plus en plus l’image de la lèpre qui me vient quand je pense à ce pays.
          La Grèce est en train de sombrer, et de perdre les capacités à se redresser.

      1. Pascale

        Je me demandais pourquoi le correcteur d’orthographe ne voulait pas accepter sparadra … Comme quoi, on apprend en permanence l’orthographe de certains mots. Merci, cher Calvin, d’avoir éclairé ma lanterne !

        1. H.

          J’aime bien la métaphore du sparadraP, en usage dans ces commentaires depuis quelques jours. Si, si, c’est exactement ça, Calvin …avec de vrais morceaux de lèpre dessous !

  5. Tremendo

    En gros, peu importe l’issue ça va faire mal.
    POur ma part, je pense que les grecs feraient mieux de rester dans l’euro et faire des réformes, mais ils en sont incapables, le retour au drachme fera bien plus mal mais c’est la solution de facilité. Pour les européens mieux vaut une Grèce hors de l’euro, mais croire que la gangrène s’arrêtera là c’est illusoire, l’article d’H16 le rappelle bien, les réformes seront encore à faire.
    Mon avis est que les européens jèteront les grecs, les traités ont déjà été violés, un de plus un de moins.
    Quant à nous, or, argent, liberté monétaire et free-banking.

  6. YP

    Salut H16 ! Tu devrais faire bookmaker : Qui parie sur la sortie de la Grèce, qui parie sur une sortie de l’Allemagne !

    Indice : Les médias nous disent que les grecs se font un petit bank run, ce sera donc une sortie de l’Allemagne ! Pourquoi ? Ben ça coutera moins cher à l’Allemagne de sortir de l’€ et de se retrouver avec plein de PQ dans le bilan de ses banques et avoir des banques à recapitaliser, que de transférer des tonnes d’€ aux PIIGS (ou je met le F?)

    En tout cas, c’est ce que doit se dire Angela: Ce sera cher mais politiquement acceptable, alors que d’envoyer des ICE plein de pognon autres peuples (qui brûlent des drapeaux allemands) c’est déjà moins facile…

    1. YP

      (je voulais dire – c’est déjà moins facile de faire admettre une solidarité avec des peuples hostiles à l’électeur allemand.)

      La légende raconte d’aileurs que ce sont les allemands qui ont absolument tenu à ce que les numéros de série figurant sur les billets permettent d’identifier quel pays à émis quel billet…

    2. Alexandrov

      Sauf que c’est un jeu où le premier qui bouge a perdu : la sortie de l’Allemagne seule risque de tuer ses exportations et pour le coup sa compétitivité par rapport à nous notamment.

      Mais politiquement et à plus long terme en effet, vu les velléités de quasiment tous les autres membres de se servir de sa bonne signature pour continuer à régaler les peuples, et les colères qui montent quand l’argent gratuit n’arrive pas assez vite, c’est peut-être la meilleure solution.

    3. Alexandrov

      Au fait, il paraît que maintenant il faut dire GIIPS, c’est moins stigmatisant, et puis ça fait un peu Gipsy Kings, c’est plus festif.

    4. yann

      PIFIGS.
      Ça rappellera aux plus anciens les Piffises, les petites bêtes du journal communiste Pif le chien (et Pif, le chien !).

  7. Alexandrov

    Il est probable qu’au sortir de la Grèce de la zone euro, l’industrie du papier monnaie redémarrera fortement dans ce pays. La BC locale pourra s’en donner à coeur joie en imprimant joyeusement de belles brouettes de GRD (oui, ça s’écrit comme Groland), accentuant ainsi la dévaluation et faisant exploser l’inflation. Conséquence pour les autres pays : les actifs en GRD valent la tête à Toto.

    Mais avant cela, il est clair que la Grèce doit « effacer » sa dette pour ne pas créer un précédent : tous les pays qui sentent que l’euro est surévalué par rapport à leur économie voudraient sinon eux aussi se faire gentiment libeller leur dette dans leur monnaie locale (dévaluée).

    C’est là que les (vrais) ennuis commencent : le FMI ne se laissera pas faire (au risque de créer là aussi un précédent) et les créanciers privés non plus. Les autres, BCE et états européens, étant comme chacun sait bien plus festifs, solidaires et altruistes, l’auront donc très probablement dans l’os. Conséquence pour la France : 50 Mds selon Baroin (comprendre donc « au moins » 50 Mds), pas provisionnés pour un centime bien sûr.

    M’enfin, on n’est pas à 50 Mds près, d’autant qu’à 3% p.a. (optimiste), ça ne fait qu’1.5 Mds d’intérêts supplémentaires, on trouvera bien un impôt à augmenter pour financer cette broutille.

    Conclusion : une telle sortie de la Grèce, qui semble inévitable, reviendra à lui faire un cadeau (sur le dos des générations futures, toujours) pour la récompenser de sa gestion catastrophique.

    Qui a dit qu’on aurait pu y penser avant ?

    1. berdol

      Le FMI ne joue aucun rôle et il est alimenté en large partie par les pitres auquel il prete. Il ne joue, n’a joué et ne jouera qu’un rôle néfaste, mais pas essentiel. Et en cas de bordel généralisé, il sera lui aussi à la rue : Regardez donc d’ou viennent ses fonds, leur montant et comparez au besoin . FMI, mon cul comme dirait Zazie

    2. H.

      Il n’y a pas si longtemps, ça se serait réglé avec des baffes: Je débarque et je me rembourse.
      La solution a été assez essayée pour qu’on sache que ce n’est pas la moins risquée et, même si ça marche, le ROI peut se faire attendre…
      Je suis curieux de voir comment va se faire le reset.

    1. Alexandrov

      Si j’étais une banque, je le lancerais tout de suite. Il y aura de la demande des apprentis-boursiers (donc de la marge, miam !) et pour peu que l’EUR/GRD soit suffisamment liquide, ça se couvre sans problème.

      PS : vous vouliez probablement dire call, mais on aura compris.

  8. Homo-Orcus

    La sortie de la Grèce est une évidence, les problèmes seront pour nous l’effet domino : crise monétaire, financière, immobilière…
    c’est à dire l’effondrement de la zone qui doit inquieter l’Asie et les States car perdre 400 millions de consommateurs au pouvoir d’achat relativement élevé !

    1. LMAE

      quel pouvoir d’achat élevé ?
      Le problème est bien celui là: nous n’avons pas de pouvoir d’achat élevé. Pour en avoir un, il faudrait produire autre chose que de la dette et des services publics.
      Le niveau de vie réel depuis plusieurs décennies est supérieur à celui qu’il aurait du être. On est riche que de ce que l’on produit. Les dettes pour de la consommation c’est la destruction de la richesse future.

      1. berdol

        Voila clairement dit ce qui résume tout le problème et avec le smic à 1700 € on ne va pas s’y mettre maintenant, à travailler…

  9. gem

    Je n’y crois pas.
    Comme tu l’a toi même remarqué ce n’est pas du tout de l’intérêt de la Grèce, et les autres pays ne peuvent pas la kicker. Il pourraient bien sûr cesser de verser leur « obole » (pourquoi est-ce ce mot grec qui désigne la charité ? ) mais ça impliquerait de manger leur chapeau fédéraliste et de découvrir que le roi est nu, et ça, jamais.

    C’est tellement plus simple pour tout le monde de continuer à payer la Grèce …

  10. BA

    Il n’y a pas que la Grèce.

    C’est toute l’Europe du sud qui est en train de s’effondrer.

    Vendredi 18 mai 2012 :

    L’Espagne revoit à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du PIB.

    Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il révisait à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% prévus jusqu’à présent, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions espagnoles.

    Le ministère des Finances estime que les dernières données fournies par les Communes autonomes (régions) ont eu un impact de 0,4 point dans les comptes publics ce qui porte le déficit à 8,9% du PIB, indique un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_revoit_a_la_hausse_son_deficit_public_2011_a_89_du_PIB_42180520122316.asp

  11. nebukanetsar

    La Grèce a été indépendante en 1830. A cette époque, elle disposait d’une économie rurale, auto-centrée, très peu industrielle et sans mondialisation menaçante par des emplois de dumping…
    Moins d’une dizaine d’années après, elle était déjà en faillite (ou quasi-faillite) au grand dam de l’écrivain Edmond About qui était aussi diplomate puisque les Grecs libres ne se sentaient pas plus tenus de payer des impôts à leur état qu’ils ne s’en sentaient tenus vis-à-vis de l’occupant ottoman…
    Avec une pareille expérience, comment s’étonner de l’actualité ?

  12. Homo-Orcus

    Glané sur le Web…

    La monnaie d’un pays est le thermomètre de l’économie de ce pays.
    L’euro monnaie de l’Europe devrait être le thermomètre des pays de l’Union Européenne
    L’euro ne prend que la température de l’Allemagne bien que les autres pays l’aient dans le c…
    L’euro est donc une fausse monnaie.
    Jean-Pierre Canot

      1. Homo-Orcus

        Avant de jouer les moralistes à 2 balles il faudrait apprendre à lire et quand vous reconnaîtrez les mots, essayer de les comprendre !
        Ce monsieur Canot conclut à une fausse monnaie, il me semble que c’est plus un système technocratique foiré. Système extrêmement foiré puisque les résultats attendus de l’alternative ne sont que des catastrophes. Maintenir l’€ et c’est la catastrophe, sortir, idem. Je n’ai rien trouvé de semblable dans les annales historiques… On n’a jamais vu des souverains abandonner un tiers de leurs pouvoirs régaliens ! Par contre, à l’occasion de mes recherches j’ai découvert que 2012 n’est qu’un copier/coller de 36…

        1. gem

          J’ai reconnu les mots slogan et je vous dis et je vous répète que c’est de la purée de m…. Si vous tenez tant que ça à en bouffer c’est votre affaire, mais je vous averti que ça ne fera aucun bien à votre cerveau et qu’il ne faudra pas vous plaindre si ça vous conduit à de fausse conclusions (ou pas : après tout on peut parfaitement aboutir à des conclusions justes par des raisonnement faux) .
          BTW battre monnaie (aka émettre une reconnaissance de dette) n’est pas un pouvoir régalien, c’est une activité de marchand ou même carrément banale.

  13. Mirella

    La sortie de la Grèce ? Moi je ne demande pas mieux, avant que cela ne devienne impossible par rapport au coût du divorce et que nous n’aurions plus le choix que celui de rester mariés-ruinés, de force mais ensemble…(j’en ai la larme à l’oeil)

    Que c’est beau la solidarité ! Que c’était beau la démocratie !

  14. Mirella

    Je suis en colère et j’en perds mon pauvre Français !

    « et que nous n’ayons plus d’autre choix que celui… »

  15. H.

    Il n’y a bien qu’un technocrates et/ou un politicard pour aller s’associer avec un branleur fauché. La société ainsi constituée n’a guère d’espérance de vie.

  16. Général Bol

    Que la Grèce sorte de la zone euro ou pas (où elle n’avait rien à foutre d’abord, de bâbord comme de tribord) on s’en branle comme de notre premier thermomètre dans le cul. De toute façon, elle ne sortira pas de l’Europe. Bref, vous voyez ce que je veux dire : à votre porte-monnaie les billouts et tête haute, bande de branleurs de mes deux.
    Bon sinon : drôle de drachme… Vous avez dit blizzard ?
    Rompez

    1. Théo31

      + 1000
      Tout sera fait pour maintenir le bousin à flot et le pouvoir de ceux qui l’ont mis en place. L’agonie sera longue.

  17. Cournut

    Personne ne s’étonne qu’un pays aussi petit que l’Islande puisse tenir tête aux banquiers !
    Si l’Islande l’a fait, nous pouvons aussi le faire, Grèce comprise !
    De toutes façons, il n’est plus possible de rembourser si on emprunte 3 ou 4%; et de dégradation en dégradation, on y va tous …

    L’Islande, c’est 300K personnes et un risque systémique faible à nul. Alors on peut annuler. La Grèce, c’est plusieurs millions d’individus. Quant à l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, le Portugal puis la France, ça commence à faire beaucoup, non ?

  18. BA

    Vendredi 18 mai 2012 :

    Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

    Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

    Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois.

    Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

    En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/18/vent-de-panique-et-fuite-des-capitaux-en-grece-et-en-espagne_1703794_3208.html

  19. BA

    Lundi 21 mai 2012 :

    Espagne : l’Union Européenne demande de la « clarté » dans les comptes publics.

    La Commission européenne a souligné lundi la nécessité pour les autorités espagnoles de faire preuve de « clarté » dans les comptes publics, après l’annonce d’un déficit 2011 revu à la hausse, et a annoncé la visite cette semaine en Espagne d’experts de son institut de statistiques Eurostat.

    Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, « a toujours souligné l’importance d’avoir de la clarté par rapport aux comptes publics des régions pour pouvoir faire une évaluation précise de la situation budgétaire de l’Espagne », a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles son porte-parole, Amadeu Altafaj.

    Il réagissait à l’annonce vendredi par le gouvernement espagnol d’une révision du déficit public 2011, à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% annoncés jusqu’ici, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions.

    http://www.romandie.com/news/n/Espagne_l_UE_demande_de_la_clarte_dans_les_comptes_publics75210520121930.asp

    Vous avez aimé les comptes publics de la Grèce ?

    Vous adorerez les comptes publics de l’Espagne.

  20. BA

    L’euro baisse : le marché se prépare à une sortie de la Grèce de l’euro.

    L’euro baissait face au dollar mardi, plombé par des commentaires de l’ancien Premier ministre grec selon lequel le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro est réel, alors que les cambistes attendaient nerveusement une rencontre des dirigeants européens mercredi.

    En fin d’échanges new-yorkais, dans un marché faible en volume, les déclarations de l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos déclarant que « le risque que la Grèce quitte l’euro était réel », selon l’agence Dow Jones Newswire, a fait plonger la monnaie unique face au dollar, considéré comme une valeur refuge.

    « On a vu une chute prononcée de l’euro en fin d’après-midi, avec les déclarations assez délétères de M. Papademos », a noté Sébastien Galy, de la Société Générale. Ces propos ont eu selon lui un effet « psychologique » déclencheur sur les cambistes, qui bien qu’ils anticipaient déjà une sortie de la Grèce de l’euro, se préparent désormais plus sérieusement à cette éventualité.

    « Mais cela reste un mouvement de recul modeste en ligne avec l’évolution anticipée de l’euro à la baisse » à court terme par rapport au dollar. « Tout le monde est positionné pour une baisse de l’euro face au dollar », a continué le cambiste.

    De nombreux observateurs craignaient en outre mardi que la crise frappant la Grèce se propage vers d’autres pays membres de la zone euro, particulièrement l’Espagne dont le secteur bancaire était fragilisé par ses actifs immobiliers risqués.

    Preuve de la défiance des investisseurs, si l’Espagne a pu emprunter mardi 2,526 milliards d’euros en bons à 3 et 6 mois, elle a dû une nouvelle fois concéder des taux d’intérêt en hausse.

    De plus, les cambistes restaient sur la défensive à la veille d’une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) pour discuter de la relance de l’économie, ont noté les analystes de Commerzbank.

    Cependant, « il y a peu de marge pour voir une avancée majeure cette semaine car les responsables de la zone euro continuent de n’agir que dans leur intérêt propre », a tempéré David Song, analyste chez DailyFX.

    http://www.romandie.com/news/n/DEVISESL_euro_baisse_le_marche_prre_ne_sortie_de_la_Gr_de_l_euro_RP_230520120914-22-183150.asp?

  21. BA

    L’Eurogroupe est la réunion mensuelle (et informelle) des ministres des Finances des États membres de la zone euro, en vue d’y coordonner leur politique économique.

    Mercredi 23 mai 2012 :

    L’Eurogroupe appelé à étudier un abandon de l’euro en Grèce.

    Le comité de préparation de l’Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d’urgence dans l’éventualité d’un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de deux responsables européens.

    Cette initiative a été approuvée lundi au cours d’une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro. Les membres du groupe de travail constituent aussi le conseil d’administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

    Outre la confirmation de deux responsables européens, Reuters a pu consulter une note de travail rédigée par un Etat membre qui détaille notamment le coût potentiel, pour chaque pays de la zone euro, d’une sortie de la Grèce du bloc.

    Ce document estime que si un tel scénario devait se produire, un « divorce à l’amiable » devrait être recherché, et qu’un soutien de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pourrait accompagner Athènes dans sa sortie de la monnaie unique.

    « Pour l’heure, rien n’a encore été préparé au niveau de la zone euro, de crainte que cela s’ébruite », a précisé l’un des responsables.

    Un deuxième responsable a confirmé l’existence de l’accord conclu lundi.

    Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance, alors qu’une sortie grecque de la monnaie unique n’est plus considéré comme un tabou et que les investisseurs redoutent qu’aucune solution concrète pour stimuler la croissance n’émerge du sommet européen informel prévu dans la soirée.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE84M06820120523

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