Ces bobos qui réclament la liberté de non réflexion

Si la société moderne nous a appris une chose, c’est qu’à chaque problème complexe on peut très bien trouver une solution simple, directe, douce, câline, et parfaitement idiote. Et si l’on veut que cette solution aussi moelleuse que stupide soit relayée par les médias, rien de tel que de la faire germer dans l’esprit imaginatif des bobos.

Prenons par exemple la publicité.

Au départ, il s’agissait de simplement faire connaître l’existence d’un produit qui répondait à un vrai besoin des consommateurs. Puis, petit-à-petit, à mesure que les firmes ont voulu pousser plus de produits vers des consommateurs plus nombreux et pointilleux, la publicité s’est spécialisée dans le déclenchement de comportements d’achats pour le plus grand plaisir des vendeurs. Mais tout le monde sait que le consommateur, en réalité, n’a pas besoin de tout ce fatras ! On l’a forcé, évidemment, à l’acheter en déclenchant chez lui ce besoin compulsif de vider son portefeuille pour le dernier iPad, la dernière voiture de qualitaÿ de chez Renault, ou le dernier 45-tours de Lady Gaga !

pub vintages facebook, youtube, twitter, skype

Une seule solution s’impose alors : combattre la publicité qui agresse les sens ! Et pour cela, rien de telle qu’aller barbouiller de peinture des mobiliers urbains décorés de publicités animées ou non, de casser des écrans de télévision présentant les dernières nouveautés publicitaires honnies, ou d’arracher les laides affiches de réclame polluante !

Évidemment, ces actes seraient qualifiés de vandalisme s’ils étaient le fait d’une bande de jeunes cherchant à effaroucher le bourgeois. Et lorsqu’il s’agit d’un collectif citoyen de conscientisation de la société contre l’invasion publicitaire nocive, évidemment, le qualificatif de « vandalisme » ne tient plus. On utilisera le mot plus idoine pour ces combattants du nettoyage publicitaire de « déboulonneurs ».

C’est pratique, comme expression : on n’est plus dans le vandalisme, puisqu’on déboulonne. On n’est plus dans le saccage d’un McDo, on le démonte. On ne détruit pas quelques hectares de maïs, on les fauche volontairement. Et d’ailleurs, les plus grands piposophes que la France héberge adoubent la démarche, puisque même Edgar Morin, le chantre de la Pensée complexe™, l’a déclaré sans détour :

« Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant d’ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées. »

Eh oui : comme les vendeurs d’armes américains font un profit pornographique en allant bombarder l’Irak, il serait scandaleux que nos gentils barbouilleurs soient condamnés, enfin ! Cette évidence est inférée fort à propos dans une tribune parue récemment dans le Monde, cet organe de presse devenu officiellement l’adoucisseur après-lavage de cerveau de toute une génération de socialistes hydroponiques.

Ainsi, il apparaît absolument clair que la publicité influe sur notre comportement. Comme il est aussi évidemment limpide que certains êtres sont plus fragiles et manipulables que d’autres, et comme les « déboulonneurs » ont pour mission de protéger cette population frêle et trop facilement contrôlable (et qu’on appellera dès lors « à risque »), une bonne dose de régulation de la publicité doit être envisagée.

La lecture de la tribune est édifiante : chaque terme y a été particulièrement bien choisi, comme l’aurait été ceux d’une publicité, en fait. Ainsi, les enfants ne regardent pas des spots publicitaires, ils y sont exposés, comme on pourrait être exposé à des radiations ou des gaz toxiques. L’utilisation de conditionnel à la grosse louche permet en outre de faire passer des potentialités de danger (aussi farfelues soient-elles) comme des risques probables et dont les conséquences sont aussi difficilement calculables que le risque est hypothétique à la base. L’apothéose est atteinte lorsque la tribune entend réclamer un droit de non-réception de la publicité, tout comme on pourrait réclamer le droit de ne pas recevoir l’image des gens qui sont vraiment moches ou mal habillés, ou l’odeur de ceux qui ont une hygiène douteuse.

Et pendant que les bobos « déboulonneurs » sauvent le monde de la terrible menace publicitaire, d’autres bobos, aussi frétillants et actifs que les premiers, se persuadent que consommer local est LA bonne idée pour sauver la planète. Eh oui : pendant que l’humanité subit les assauts des hordes publicistes lourdement armées, la planète Terre est aussi en proie aux affres de la pollution des avions, des bateaux, des camions, des mobylettes et des scooters qui trimballent des tomates et des petits pois du Pérou à la Finlande.

Or, tout le monde sait que les petits pois sont meilleurs quand ils sont cultivés, récoltés et vendus localement !

Et même si tout le monde sait, cela n’a pas empêché deux scientifiques, Pierre Desrochers et Hiroko Shimizu, d’étudier précisément les impacts écologiques des productions locales et de les comparer avec les productions étrangères importées en brûlant des centaines de litres de fioul, kérosène et autres joyeusetés carbonées. Leur conclusion est abominable (et prévisible) : manger localement est écologiquement malsain. Leur ouvrage, The Locavore Dilemna, malencontreusement basé sur des éléments factuels vérifiables, montre que la chaîne d’approvisionnement alimentaire actuelle est le résultat d’une évolution logique soumise aux compétitions multiples du marché, et qu’à ce titre, elle représente une bien meilleure alternative à la chaîne d’alimentation exclusivement locale. Le livre montre aussi que si le marché agro-alimentaire mondial pouvait être débarrassé complètement des subventions (PAC et autres), les prix seraient notoirement plus bas pour des produits plus variés, le tout avec une empreinte économique et écologique bien meilleure.

Bref : la « solution » simple, directe, douce et câline qui consiste à manger local provoque plus de dégâts environnementaux que l’alternative économique traditionnelle.

Mais ces petites dérives boboïdes ne sont rien à côté de ce que la pleine puissance de la Boboïtude Ultime permet d’atteindre lorsqu’elle est complètement lâchée en roue libre, avec des moyens et un beau site web coloré. Là encore, il s’agit de faire passer des idées simples, voire simplistes : pour bien évaluer le degré de bonheur des gens dans différents pays, on va concocter un indice, le Happy Planet Index, qui évaluera ces pays sur leur efficacité à garantir à leurs habitants des vies longues, heureuses et à l’impact environnemental aussi modéré que possible.

Oui, je sais, cela ne veut rien dire, mais c’est pourtant de cette façon que l’indice est présenté. Et après leurs petits calculs, les indécrottables bobos obtiennent la jolie carte suivante :

Happy Planet Index

Eh oui : l’indice est formel, les gens vivent moins heureux et/ou la planète est moins respectée aux Etats-Unis qu’en Irak ! D’ailleurs, les hordes d’Américains qui fuient leur pays pour se rendre en Irak pour y trouver, enfin, un environnement sain et durable, attestent tous les jours de la pertinence frappante de cet indice.

On imagine sans mal que munis de ce genre d’indices, les lobbys écologiques et humanistoïdes de combat n’auront pas de mal à faire plier des hordes de politiciens ravis d’avoir ainsi de jolies infographies anti-capitalistes anti-consommation débridée pour pousser leurs lois destinées à remettre un peu d’ordre dans toutes ces dérives (des abrutis qui suivent bêtement les conseils publicitaires, des idiots qui ne mangent pas localement, et des benêts qui ne savent pas où est leur vrai bonheur).

Je me permets de douter de l’efficacité de ces démarches. Mais en tout cas, une chose est sûre : si l’enfer est pavé de bonne intentions, la décoration équitable des pavés est réalisée à la main par des bobos éco-conscients.

J'accepte les Bitcoins !

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Commentaires190

  1. Roman

    Je lis vos billets régulièrement, et avec plaisir.

    Mais aujourd’hui, vous me semblez un petit peu « partial ».

    Concernant les Locavores, votre lien indique :

    – D’une part, que nombres études démontrant l’inutilité du « manger local » sont réalisées par des équipes de Nouvelle-Zélande, ce pays dont l’économie dépend en partie des exportations agroalimentaires.

    – D’autre part, comparer les émission CO2 sur de la prod’ de tomate en UK et en Espagne, quelle blague ! Seul le politburo pourrait décider une connerie telle que la prod’ de tomates en UK (historiquement, ils ont produit des ananas sous serre dans les républiques baltes).

    Notez que pour la chasse au CO2, je suis très réservé. C’est juste l’idée de cramer de la ressource fossile en transport qui me dérange – cette énergie pourrait être utilisée dans d’autres activitées en donnant une plus grande valeur ajoutée.

      1. Fikmonskov

        Ça reflète qu’il est absurde de faire pousser des tomates en Angleterre.

        Manger local, c’est manger ce que la région produit naturellement, pas forcer la région à produire du café quand elle ne produit d’habitude que de l’artichaut.

        1. Seulement voilà : de l’artichaut, il n’y en a pas toute l’année. Et tout le monde ne veut pas que de l’artichaut. Manger local, c’est rigolo jusqu’au moment où on se rend compte que soit ça coûte plus cher, soit c’est pas éco-conscient du tout.

        2. gem

          c’est même pas un soit/soit, c’est au moins un « ou » (inclusif).
          Pire encore, ça est très malsain. Demandez donc aux « crétins des alpes », because carence alimentaire en iode.

        3. channy

          « Ça reflète qu’il est absurde de faire pousser des tomates en Angleterre »
          Pas d’accord ou bien vous vous exprimez mal, les pays-bas ont une grosse production de tomates, tout est cultivé sous serres, mais grâce à des techniques de pointes leur prix de revient est hyper compétitif et la qualité est très bonne .
          Moralité on ne fait que ce dans quoi on est bon , sinon c’est perdu d’avance si l’on se bat sur un vrai marché de concurrence libre…Hélas dans de nombreux pays on plante d’abord pour avoir la subvention à la plantation(et aussi la prime à l’arrachage)que les tomates se vendent ou pas .

        4. francoise

          Je veux bien que les prix des tomates hollandaises sous serre soient, en effet, très compétitifs mais la qualité… C’est pas vraiment ça !

        5. channy

          « Je veux bien que les prix des tomates hollandaises sous serre soient, en effet, très compétitifs mais la qualité… C’est pas vraiment ça ! »
          Euh désolé on parle de logique industriel , pas d une discussion niveau 60 millions de consommateurs.
          les tomates hollandaises sont d un bel aspect, toujours bien rouge, ronde, calibre impeccable,emballage soigné souvent en carton(très peu de cagette) elles attirent l’oeil du consommateur..
          Si vous travaillez dans la grande distribution vous verrez qu’elles se conservent plus longtemps en rayon(moins de pertes potentielles)
          Maintenant pour celles d’Espagne les tomates à moitié vertes ne sont pas rares,le calibrage souvent catastrophiques( quand on ne transforme pas les tomates marocaines en espagnoles) et elles pourrissent très vite Les espagnols se battent sur les prix,les hollandais ne peuvent pas lutter sur le prix donc ils se battent sur le terrain qualité et offre un meilleur produit.
          Si les Hollandais faisaient la même chose que les espagnols leurs produits se vendraient très difficilement.

      2. Roman

        Je suis d’accord avec Fkmonskov.

        Cela conduit bien entendu à la perte de diversité alimentaire mais rien de mortel, on a bien vécu sans pendant plusieurs millénaires.

        Remarquez, l’URSS a bien réussi à combiner les deux, un choix de nourriture extremement réduit avec pourtant du frêt et des contraintes prod / logistiques monstrueuses.

        Remarquez aussi que penser « diversité alimentaire = confort moderne » c’est un raccourci un peu rentré au burin par la publicité ambiante.*

        Enfin je ne suis jamais contre une salade de fruit, jolie jolie jolie … (surtout avec une louche de williamine/mirabelle/schnaps pour donner du gout)

        1. Calvin

          « on a bien vécu sans pendant plusieurs millénaires »
          Ok, je vois l’argumentaire : c’était mieux avant, à l’époque préhistorique.
          Bon, lorsque vous aurez trente ans, passez-nous voir à l’incinérateur, afin que vous ayez la même espérance de vie qu’à l’époque bénie où les usines n’existaient pas, où la nourriture était frugale, et où il fallait dépecer sa viande à l’aide d’un silex

        2. Qu’on veuille manger local, moi, ça ne me gêne pas. Mais l’idée répandue selon laquelle ce serait meilleur pour l’environnement est une idée fausse. En réalité, heureusement que tout le monde ne mange pas local, sinon, on aurait de gros problèmes d’environnements…

        3. Flo

          « Enfin je ne suis jamais contre une salade de fruit, jolie jolie jolie … (surtout avec une louche de williamine/mirabelle/schnaps pour donner du gout) »

          Voilà. Ce que dit H16 c’est que le marché conduit le plus logiquement à trouver le moins mauvais compromis pour permettre ça au plus grand nombre de gens possible à un moment donné, pas on ne sait quel « plan » sorti de l’imagination de quelque bobo bien-pensant.

        4. simin

          « Ce que dit H16 c’est que le marché conduit… »

          Quoi! Le marché, c’te prétendue main invisible qui conduit et parfois éconduit (singulièrement le bobo bien-pensant qui suinte l’interventionnite puante). Rrho…!

      3. T-Buster

        de toute manière ces trucs rouge sans arôme. vendues pour des tomates, très peu pour moi.
        je ne comprend pas pourquoi l’agro-alimentaire n’arrivent pas à en produire qui ont du goût.
        je m’en tape qu’elles viennent de l’autre côté de la planète, pourvu qu’elles soient bonne!!!!
        Pour cela je suis prêt à en payer le prix!!!

        1. gem

          Tocqueville, Tocqueville… C’est la démocratie : le gout c’est méchamment élitiste et pas égalitaire, la vraie demande ne porte pas sur des produits bons et relativement rares, mais sur des produits qui ressemble à du bon (en rouge) disponible en masse. Le marché répond à cette demande, et comme Coluche le disait : « mais vous êtes cons aussi, c’est de votre faute ; il suffirait que les gens n’en achète pas pour que ça se vende plus, hein ! »

    1. Batilus

      Les énergies fossiles seraient plus utiles ailleurs, c’est pour ça que leur prix est devenu trop élevé, ce qui rend les tomates importées inaccessibles par le commun des mortels. Oh, wait…

    2. egomet

      Souvent ce qui consomme le plus d’énergie, c’est le fait de prendre sa voiture pour aller acheter le produit. Si vous prenez votre véhicule juste pour acheter un kilo de tomates locales, vous avez tout faux. Vous perdez toutes les économies éventuelles.

    3. Deres

      Le transport ne constitue pas toute l’énergie ayant servi à produire vos fruits et légumes, bien au contraire. Les moyens de productions, les engrais et le train de vie des agriculteurs jouent de façon prépondérante dans la consommation énergétique. Vos haricots bio produits au Kenya n’ont jamais vu la couleur d’un sac d’engrais ou d’un tracteur. La douzaine d’agriculteurs impliqué consomme très peu pour vivre, surement moins qu’un agriculteur français.

      Au final, tout cela se traduit dans le prix des produits. D’ailleurs, avec le pétrole très cher, on n’a pas vu le prix des produits importés exploser comparé à celui des locaux, bien au contraire … Cela montre bien que le transport joue finalement peu dans le prix donc la consommation énergétique totale nécessaire à la production.

      1. egomet

        D’ailleurs, on arrive souvent à d’énormes économies d’échelle dans le commerce international. Le transport maritime ne dépense finalement que très peu d’énergie.

      2. gem

        +1
        transporter une tonne depuis l’antipode revient à moins de 100 €/tonne, tout compris, c’est à dire 10 centimes par kilo ; et l’énergie dans tout ça ne représente que quelques centimes.
        Tous ces fantasmes sont basés sur une transposition naturelle pour l’esprit (loin = gros problèmes, gros efforts, grosses dépenses, gaspillage) mais qui se révèle fausse en réalité.

      3. Cultilandes

        « Le transport ne constitue pas toute l’énergie ayant servi à produire vos fruits et légumes, bien au contraire. Les moyens de productions, les engrais et le train de vie des agriculteurs jouent de façon prépondérante dans la consommation énergétique. Vos haricots bio produits au Kenya n’ont jamais vu la couleur d’un sac d’engrais ou d’un tracteur. La douzaine d’agriculteurs impliqué consomme très peu pour vivre, surement moins qu’un agriculteur français.
        Au final, tout cela se traduit dans le prix des produits. »

        La véritable dépense énergétique est représentée par le prix et sa composition dans les différentes marges (coûts + bénéfices). L’agriculteur, même français, n’a pas forcément la plus grande marge.
        Dans les coûts de production, transformation, transport et commerce, il y a de la dépense énergétique.
        Dans les bénéfices aussi: le commerçant brûle sa marge en safari au Kenya…

    4. sarah

      j’adore votre cynisme sur la carte imbécile de cet indice imbécile ! En revanche je rejoins Roman sur l’imbécilité de faire voyager des denrées sur des milliers de km (hors UE)…alors que nous pourrions les produire localement, ou pas, si le climat ne s’y prête pas.

    1. T-Buster

      en meme temps le trio de tête:
      Costa Rica
      Vietnam
      Colombie

      Sont des pays réputé pour être des havre de paix et de liberté…

      autre truc bizarre, la Suisse qui est à 50.3 est quand même est orange foncé, alors que l’Iraq est en bon jaune clair a 49.2.
      comme quoi ce classement est vraiment très très très orienté…

      bref, je suis d’accord avec Sanksion. vivement la taille des seins comme comparatif ultime du World Happy Index.

  2. Calvin

    J’aime bien les blogs, les articles, les livres de la mouvance bobo : ils vomissent sur la pub (qui permet d’accéder à du contenu pour moins cher, voire gratuit), mais utilisent les mêmes ficelles que les vendeurs d’électro-ménager pour nous vendre leurs philosophie à deux balles.
    Si encore, on s’en portait mieux !
    Mais non !
    Ce sont leurs avis, donc ce sont les meilleurs, donc il faut les adopter.

    Au passage, une de ces perles dont je me suis délecté :
    « le Monde, cet organe de presse devenu officiellement l’adoucisseur après-lavage de cerveau de toute une génération de socialistes hydroponiques »

    Et les pubs vintages, ça sort d’où, c’est féérique !?!

    1. Pascale

      et je suis sûre que leurs blogs sont envahis de pub et que, o crime de lèse Terre, il se pourrait même qu’ils se fassent un peu de profit sur le dos de l’internaute naïf qui vient le visiter et qui paye la pub au final !

  3. NeBu

    Les fausses anciennes pubs sont excellentes. On se croirait réellement dans l’univers post apocalyptique à la Fallout 1/2 ou dans l’univers de Bioshock.

    Bel article, as usual.

    1. Token

      D’ailleurs, si quelqu’un sait où se les procurer en high-rés, je suis preneur ;)

      Très bon article. A quand un droit de non-contrariété pour que tous nos soucis soient déclarés hors-la-loi ? -_-

  4. Aurélien

    Honte à vous d’exposer vos lecteurs à de la publicité pour des réseaux sociaux et autres outils de communication publicitogènes!

    Personnellement j’aimerais qu’il y ait systématiquement un moyen d’éviter la pub. Différents moyens existent, comme cocher la bonne case pour ne pas recevoir ni la newsletter ni les offres des partenaires de tel ou tel organisme, comme payer un abonnement pour avoir du contenu sans pub (canal+), comme avoir la possibilité de zapper la pub au bout de 5 secs, etc…

    Ce n’est pas toujours le cas et je me sens en effet, parfois,exposé malgré moi. Entre les panneaux sur le bord des routes, les sponsors derrière un sportif, le placement de produits dans certains films, etc…

    Un dose importante d’information publicitaire nous parvient malgré nous chaque jour et peut influencer notre comportement de consommateur ; si la pub ne marchait pas, les boîtes ne dépenseraient pas des fortunes dessus.

    Les méchants libéraux mangeurs d’enfants qui hantent ce blog n’aimeraient-ils pas avoir plus de choix et de liberté dans ce domaine-là aussi?

    1. Calvin

      Aurais-je en retour le droit de ne pas payer la redevance télé, vu que je ne regarde pas la télé nationale ?
      Aurais-je en retour le droit de ne pas entendre MM. Rocard, Hessel ou Attali à la télé tous les quinez jours ?
      Je me sens, en effet, parfois, exposé malgré moi, alors que je veux savoir ce qui se passe, et que l’on me débite les mêmes sornettes à longueur de temps.

      Attention au glissement : la pub permet effectivement d’influencer le choix entre des offres différentes (et donc un produit connu et médiatisé pouvant devenir dominant), rarement d’imposer un achat inutile.

      1. Aurélien

        Ce serait tout à fait normal de pouvoir se passer des chaînes publiques et de ne pas payer la redevance. C’est même scandaleux que ce ne soit pas le cas.

        Ceci dit, ce n’est pas parce que vous la payez que vous devez regarder France Télé^^.

        Je suis bien d’accord que la pub influence mais n’impose pas. Mon interrogation est sur une possibilité/nécessité de laisser une plus grande maîtrise de cette influence au consommateur.

        1. Calvin

          C’est surtout piégeant dans le cas du service public : on voit de plus en plus de cas où le SP vend nos emails au privé (ex : lors des renouvellements de cartes grises, ID, etc…), et que la case à cocher pour l’éviter est toute petite !

          Pour la télé, on est d’accord.

          Pour le reste, c’est plus dur : le principe de la publicité est d’utiliser un canal, quelque soit la personne en face, qu’il y ait du passage ou pas.
          Avec, la possibilité de d’acheter ou pas tel journal, de prendre telle route…
          En fait, le publicitaire vend un espace, supposé non restreint.
          Si une « dispense » est accordée, alors, la redevance sera d’autant diminuée.
          Pas sûr, alors, que le service rendu puisse être à l’identique.

          1. Enfin bon tout de même, quand vous achetez quelque chose, vous devez bien, à un moment ou un autre, vous demander :
            – en ai-je les moyens ?
            – en ai-je besoin ?
            – en ai-je envie ?

            J’ai l’impression à lire certains commentaire qu’une fois certaines pubs vues, pouf, ça y est, le libre arbitre disparaît et les gens achètent compulsivement. Mais si c’était vrai, il n’y aurait plus d’entreprises en faillite !

        2. nebukadnetsar

          @H16
          Quelle horreur, cette conjugaison !

          En ai-je les … au présent
          En avais-je les … à l’imparfait
          En eus-je les … au passé simple

          Dire qu’on ne peut même plus fesser un tel garnement

      2. Aurélien

        C’est en effet scandaleux de ne pas avoir le choix de se passer des chaînes publiques et de la redevance. Mais ce n’est pas parce qu’on paye qu’on est forcé de regarder non plus ^^.

        Je suis bien d’accord que la pub influence mais n’impose pas. Evidemment. Mon interrogation est simplement sur une possibilité/nécessité de laisser une plus grande maîtrise de cette influence au consommateur.

        1. Aurélien

          @H16:

          « J’ai l’impression à lire certains commentaire qu’une fois certaines pubs vues, pouf, ça y est, le libre arbitre disparaît et les gens achètent compulsivement. »

          Le problème n’est pas au niveau du besoin, des moyens ou de l’envie, mais au niveau du rapport à l’offre lorsqu’on participe à la demande.

          Exemple: J’ai besoin d’un rasoir, j’en ai les moyens, j’en ai envie et je me retrouve dans le rayon de mon Leclerc face aux différentes marques. Avant de faire mon choix définitif, la pub n’a-t-elle pas provoqué une présélection inconsciente fondée sur tout sauf des critères objectifs?
          Mon libre arbitre n’est-il pas déjà entamé par la pub?

          1. WTF ?
            A quel moment te force-t-on sur un produit plutôt qu’un autre ?
            Soyons logique : si ton libre-arbitre est « entamé » par la marque A (qui est fourbe), pourquoi n’a-t-il pas été également entamé par la marque B ?
            Toutes choses égales par ailleurs, les marques se faisant concurrence se le font aussi dans le domaine publicitaire. A moins de considérer qu’une marque écrase complètement l’autre (ce qui n’est jamais vrai longtemps), le marketing et la pub n’ont finalement qu’un effet pour le moins modeste.

            D’ailleurs, si l’effet n’était pas modeste, tout le monde aurait un iPad. On en est très loin.

        2. Aurélien

          @H16:
          Je ne parle pas de forcer, mais d’influencer.

          Ce n’est une question de telle marque qui serait plus fourbe qu’une autre, mais qui occupant plus d’espace publicitaire part avec un a-priori favorable par rapport à la marque inconnue du grand public. C’est le jeu bien sûr, mais il y a bel et bien une perte d’objectivité plus ou moins marquée selon les produits et les individus.

          Si l’effet était si modeste, Apple et Gillette claqueraient moins de thunes dans la pub et Renault de parodierait pas Opel.

          1. Et Opel vend tellement plus que Renault, et Gillette et Apple ? Bof, non.
            Oui, la publicité influence. Non, elle ne retire pas le libre arbitre.

            Quant à savoir si elle pollue, c’est purement subjectif.

      3. Franz

        Ah mais vous avez tout à fait le droit de ne pas payer la redevance, pourvu que vous n’ayez pas de télévision… Regarder la télé sur son PC c’est mieux… on ne subventionne pas les bobos idiots !
        Et puis, encore mieux, ne pas regarder du tout la télévision et utiliser internet et ses vidéos à la place. Mais il semblerait qu’ils envisagent d’étendre la redevance télé à internet… C’est vrai que les gens sans télé et avec internet regardent tout le temps Francetelevisions et c’est tout… Ah et puis ils piratent aussi des tas de trucs, les salauds d’anarcho-capitalistes libertariens mangeurs d’enfants communistes!

        1. Before

          Plus pour longtemps… « On » nous prépare un jouli taxe sur les écrans (pc, tablette, …) qui peuvent éventuellement permettre de visionner les conneries préparées par notre beau sévices public.

    2. Batilus

      Ma liberté de quoi, d’empêcher le propriétaire de mettre une pub chez lui ? De contraindre le sportif à travailler comme postier plutôt que s’entraîner toute la journée, pour le plus grand plaisir des supporters qui pourraient regarder un 100m plus longtemps ?
      Si vous voulez payer des abonnements, allez-y. Mais a priori, si ce n’est pas proposé, soit ce n’est pas rentable, soit cette opportunité n’attend que vous…

      1. Aurélien

        « Ma liberté de quoi, d’empêcher le propriétaire de mettre une pub chez lui ? »

        Lui il est libre de la mettre, j’aimerais être plu libre de la voir. C’est tout. Une pub franche, avec un minimum d’argumentaire, par exemple une pleine page dans un canard que j’achète, ça ne me dérange pas du tout, je peux même l’apprécier.
        Les sponsors sur les vêtements de sportifs ou sur une affiche annonçant un spectacle, je comprends.
        Mais sur un panneau derrière un type qui parle, ça n’associe le produit à rien et se résume à une tentative d’inception (comme dans cet excellent film avec des types qui rêvent dans un minivan Ford^^).

        Les abonnements pour éviter la pub ça existe déjà. Il y a canal+ à la télé, mais de nombreux sites de jeu en ligne le proposent également. Si la qualité de la plus-value sans pub est au rendez-vous, c’est tout à fait rentable.

        1. Batilus

          Si c’est rentable et que vous voulez en faire un modèle, lancez-vous.
          Dans la pratique, comment voulez-vous être plus libre de la voir ? Avec des QR codes sur les panneaux publicitaires et votre smartphone pour décoder ?
          L’objectif de la publicité est de toucher une audience large et qui n’a, a priori, pas demandé à la voir. On peut considérer l’individu touché par la pub comme une victime, mais quel est, au fond le dommage subi ? Avoir envie d’acheter après avoir vu une pub veut simplement dire qu’elle est efficace…
          Quant aux paysages par exemple, je pense que la décision relève de leur propriétaire.
          Sauf pour les objets d’étude des Nobel du monde, qui sont des individus sans libre-arbitre incapables de ne pas acheter un produit dont on fait la publicité et qui devraient avoir un droit de regard sur ce qui peut ou non légitimement se trouver dans leur champ de vision (sans mauvais jeu de mots).

        2. Aurélien

          @Batilus:

          Je ne veux pas en faire un modèle, d’autres l’ont déjà fait et en vivent très bien.

          Comment être plus libre? En ayant le choix avant de consommer un produit médiatique et/ou culturel de subir la pub qui va avec ou non. Par exemple sur youtube certaines vidéos permettent de passer la pub au bout de 5 secs. Ca me va très bien.

          Il n’y a pas de victime, ni de dommage subi, simplement un potentiel manque à gagner ou moins value sur le produit ou le support du produit. Par exemple un bon film sera plus appréciable sans aucune coupure pub qu’interrompu 3 minutes tous les 1/4 d’heure.

    3. Deres

      D’un point de vue libérale, la publicité est indispensable pour garantir une saine concurrence. Elle permet à des outsiders de montrer qu’ils existent des alternatives et aux innovateurs de proposer leurs nouveautés. Contrairement à ce que l’on pense, elle ne sert pas que les sociétés
      qui domine leur marché. De plus, force est de constater que c’est un moyen de financement très puissant de services pour lesquelles nous aurions du mal à payer volontairement. Sans publicité, la radio, la télévision, le cinéma, internet se seraient développés beaucoup plus lentement. Je rappelle que Google vit par exemple presque exclusivement de la publicité.

      1. eheime

        bof, très franchement, je serais souvent pres à payer (pas cher) pour ne pas avoir de pub. Mais après c’est un probleme pratique : si fallait sortir sa carte bleue et faire des micropaiement toutes les 30 secondes, ça deviendrait plus pénible encore que la pub.
        Idem pour la musique mp3 piratée. Le fait que c’est gratuit est sans doute ce qui l’a rendue populaire. Mais en plus c’est dispo tout de suite, sans formulaire ou quelconque demarche.
        Cepedant quand une entreprise arrive a rationaliser tout ça , ça donne des services/produits ou des musiques qui se vendent sans financement par la pub (iTunes / appstore / google play / etc ..).

      2. vengeusemasquée

        Je n’ai rien contre la publicité.
        Néanmoins, personnellement, cela m’agresse. Par conséquent, je ne regarde pas la télé, je n’écoute que très rarement la radio, j’ai des filtres sur la toile, je ne prends pas les transports en commun et dans la rue, je regarde ailleurs. Mais c’est mon choix. Chacun sa vie.
        En revanche, je regrette d’être matraquée de pub par mail sans pouvoir les bloquer.
        Par ailleurs, j’ai vu en Egypte plein de beaux immeubles anciens être sauvés de la destruction parce que rentabilisés par la présence d’un panneau publicitaire. Dans ces cas-là, je dis vive la pub.

    4. Nepenthes

      « Un dose importante d’information publicitaire nous parvient malgré nous chaque jour et peut influencer notre comportement de consommateur »

      Exact. On peut s’opposer aux « bobos » anti-publicité sans fermer les yeux sur l’irresponsabilité de certains publicitaires.

  5. Pythéas

    j’ai beaucoup aimé l’assertion : « On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d’obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique ».
    Parce que quand on va voir l’article référence de cet argument, bah, c’est vachement plus conditionnel, c’est marrant : « Behavioral studies have suggested that exaggerated reactivity to food cues, especially those associated with high-calorie foods, may be a factor underlying obesity.  »
    et ouais, « have suggested (…) may be », c’est que c’est sûr de sûr les gars. Science is settled !

  6. Pascale

    Dernière lubie de nos abrutis d’écolo-bobo : la fonte de la banquise de l’Arctique libere quelques ressources jusqu’a present inaccessibles aux hommes et surtout aux grandes compagnies qui seraient éventuellement chargées de les exploiter. Qu’à cela ne tienne ! Un « collectif » à commence à lobbyer pour que l’Arctique soit aussi place sous une sorte de tutelle qui en interdirait l’exploitation du sous-sol .

    De dangereux fascistes qui veulent construire un monde conforme à leurs lubies sans se soucier aucunement de ce que veut la majorité

      1. nebukadnetsar

        Je suggère aux participants de lire « Un bonheur Insoutenable » d’Ira Levin qui décrit un processus pouvant s’assimiler à ce que veulent obtenir les boboïdes pour les utrees spécimens de l’humanité.
        La chute finale du roman avec la découverte du moteur du Système par le héros COPEAU est plutôt surprenante mais correspondrait bien.
        Dire que nous sommes régentés par des 68tards qui ne supportaient aucune contrainte il y a 44 ans et qui maintenant ne parlent (et imposent) que des restrictions et interdictions de tous calibres…
        Comme le temps passe….

    1. Stéphane

      J’adore. Une autre dépêche sur un site francophone évoque la même étude, pourtant avec un peu plus de pincettes (il faut le faire):

      http://www.romandie.com/news/n/_La_fracturation_hydraulique_poserait_un_risque_pour_les_sources_d_eau_92090720122101.asp

      « L’étude, publiée dans les Annales de l’Académie nationale des sciences (PNAS), a été réalisée sur la base de 426 prélèvements d’eau effectués dans le nord-est de la Pennsylvanie, à proximité d’un gisement schisteux baptisé Marcellus.

      Les chercheurs n’ont constaté aucune contamination provenant directement des activités de fracturation. Mais la présence de hauts niveau de salinité permet de conclure à l’existence de passages naturels potentiellement dangereux, selon les chercheurs.

      Cela pourrait signifier que des réserves d’eau potable du nord-est de la Pennsylvanie risquent d’être contaminées par des gaz s’échappant des puits d’exploitation des gaz de schiste, a déclaré le géochimiste Avner Vengosh, un des auteurs de l’étude.  »

      Bref, ils n’ont rien trouvé du tout, et en sont réduits à jeter tous les conditionnels disponibles pour suggérer qu’il serait possible, éventuellement, qu’il y ait un problème potentiel. Du sel dans l’eau, rendez-vous compte!!

      Et ça, ça devient « Confirmed: Fracking can pollute » sur un site écolo, avec la photo de pauvres péquenos tenant un bidon d’eau potable…
      Les adeptes de la désinfo n’ont vraiment peur de rien.

  7. Le Gnome

    Ce qui a tendance à m’énerver un tantinet, c’est que ces braves gens nient le libre-arbitre de leurs concitoyens, qu’ils les prennent pour des abrutis bas du front incapable de faire des choix, qu’il convient d’encadrer pour qu’ils ne fassent pas de bêtises comme des enfants. Est ce que me mêle de leur façon de vivre, de manger ? S’ils souhaitent bouffer du rutabaga produit localement, c’est très bien à partir du moment où ils ne me l’imposent pas. C’est pareil pour la pub, cela me permet de savoir quels produits sont disponibles sans pour cela que je crame ma CB parce que j’ai vu une réclame. De quel droit ils me l’interdisent ? Parce qu’ils pensent détenir la vérité et que leur combat s’assimile à une religion où celui qui ne croit pas doit être abattu à défaut d’être converti.

    1. Pascale

      Et que du coup ils se positionnent en Zorros qui viennent sauver Gaïa des méchants prédateurs humains. Je vous parie que ces types se croient (et s’affichent) grands humanistes !

  8. Aloux

    Le site d’Happy planet index est magique ! Donc c’est le Costa Rica qui « produit le plus de vie longue et heureuse par consommation d’unité environnementale ». Apparemment c’est un des rares pays du monde à ne pas avoir d’armée, et « pionnier de l’écotourisme », ce qui doit expliquer son gros score. On remarquera aussi les bons scores de Cuba, du Venezuela et du Pakistan (!!!), qui sont des pays où il fait bien évidemment mieux-vivre qu’en Norvège, aux US ou encore au Luxembourg, pays infâme où chaque habitant a une empreinte écologique de 10,7 !

    1. Franz

      Ben c’est sûr… Quand on voit les US avec leur couleur rouge toute minable et le Mexique tout vert… On comprend que les mexicains aient installé une barrière le long du Rio-Grande pour empêcher les hordes d’américains désireux de bien vivre.

      Et pareil entre la France (orangeâtre) et l’Algérie (bien jaune). Les foules de français désireux d’avoir le bonheur et le respect de l’environnement apporté par le FLN doivent être filtrés à l’aéroport d’Alger. Mais bon, c’était sous Sarko, hein… Avec la turbo-mimolette, sûr que le changement c’est bientôt !

    2. nebukadnetsar

      Au Luxembourg, chaque adulte doit avoir au minimum sa voiture personnelle et plutôt de grosse cylindrée, vu le revenu moyen…
      A Cuba, on en est loin, très très loin….

    1. REBEL Olivier

      Vous avez mis le doigt sur ce qui me semble être le point le plus important dans les changements qu’opère notre société : Le sens des mots !
      Ce qui se passe à ce niveau est catastrophique … Bien vu !

  9. Bushi

    Bonjour, plusieurs choses me dérangent :
    Je n’ai pas lu votre bouquin « Locavore Dilemma » mais la PAC et autres subventions ont pour finalité un excédent de production et donc une baisse des prix agricoles, au détriment du contribuable européen certes, mais baisse des prix tout de même
    Ensuite concernant les pubs, vous êtes peut-être trop aveuglé pour vous en rendre compte, mais parler de dictature de choix de société alors que cette pollution de TOUT notre espace vital est ultra récent au regard de l’histoire et n’a rien de « naturel » et il me semble, n’a jamais été débattu / fait l’objet d’une quelconque reglementation est plutôt osé: vu l’omniprésence de ces pubs on peut bien parler d’externalités négatives sur des biens publics & privés donc cela mériterait au moins un véritable débat, je ne voudrai pas passer pour un bobo dictateur

    1. La PAC provoque plein de problèmes, à commencer par des distorsions de prix. Et si le prix du produit X baisse, comme il a fallu subventionner cette baisse, il a fallu ponctionner cet argent. Ce qui fait autant de pouvoir d’achat en moins pour le contribuable. Autrement dit : X est moins cher mais le contribuable a moins d’argent pour se le procurer. Et comme l’infrastructure administrative pour gérer ce bordel n’est pas neutre, il y a des pertes (économiques). Je ne vois pas le gain.

      Quant à l’hypothèse qu’il n’y pas de régulation dans la publicité, c’est juste ridicule. De la régulation, il y en a des pages et des pages (code de la consommation, pour commencer).
      Et de quel débat parlez-vous ?

    2. Calvin

      Mais bon Dieu, arrêtez de parler de pollution dans le cas de la pub !!
      La pollution, c’est une accumulation de substances souvent nocives pour la santé.
      Je veux bien que ça nous vous plaise pas, mais que cela influe sur votre santé, non !

    3. Théo31

      « cette pollution de TOUT notre espace vital est ultra récent »

      N’importe quoi.
      A Athènes, toutes les décisions de l’assemblée étaient publiées à titre temporaire sur des panneaux et gravées sur des marbres pour l’éternité. Le hic, c’est que la majorité de la population était analphabète. Pourtant, personne ne s’est jamais plaint.

    4. Franz

      Et comme pour beaucoup de choses, la pub n’est là que parce que nous la voulons… Si on y était réellement opposés et bien elle aurait un effet négatif et les méchants annonceurs arrêteraient très vite de dépenser leur argent pour rien.

      Le fait est que ça nous plait et que ça marche (au moins en partie). Et si de temps en temps on se dit « ah ben merde, je n’en peut plus qu’on me vende des tampons et des épluche carottes », il y a aussi toutes les fois où grâce à la pub nous avons eu connaissance d’un produit plus adapté à nos besoins, d’un produit moins cher, de quelque chose que nous avons réellement apprécié. Et l’effet net est positif, plus que positif…

  10. Batilus

    Ajoutons aussi que la distorsion des prix provoque une affectation non optimale des ressources.
    Personne ne vous impose la pub chez vous. Les publicités à la télévision ou dans les journaux font partie du deal, à vous de l’accepter ou non.
    Dans « l’espace public », a priori, ce sont vos gentils élus qui décident d’octroyer ou non des concessions à des entreprises. Si vous voulez pouvoir décider plutôt que laisser la décision à d’autres, il va falloir envisager que l’espace public appartienne à quelqu’un.
    En revanche, si vous voulez juste refuser la publicité, mais que tout reste à tout le monde, vous allez devoir renoncer à vos abribus par exemple.
    Soit dit en passant, je connais beaucoup de choses récentes et peu naturelles, comme les médicaments, l’électricité, l’ordinateur, le téléphone… Leur usage n’a pas été débattu comme il se doit, c’est-à-dire d’une façon où on donne raison à la nature, aux ours polaires et aux générations futures avant tout et à ceux qui prennent leur défense.
    Il faut réglementer !

  11. Bushi

    Je rappelle la phrase :
    « si le marché agro-alimentaire mondial pouvait être débarrassé complètement des subventions (PAC et autres), les prix seraient notoirement plus bas »

    Je n’ai jamais parlé de gains pour la PAC, et vous n’apportez rien de nouveau à ce que j’ai dis, à savoir que c’etait le contribuable européen qui payait cette distorsion. Je m’interroge juste sur comment vous en arriver à la conclusion que la PAC amène une hausse des prix agricoles puisqu’ils provoquent une baisse des prix mondiaux.

    Le « débat » faisait référence à la multitude de commentaire sur une soi-disant dictature de la pensée des anti-pubs qui voudrait un assainissement du paysage qui était encore présent « hier » au niveau historique, alors qu’à l’opposé lorsque les pubs sont devenues omniprésentes je n’ai pas entendu parler d’une quelconque demande aux citoyens
    Et personnellement je considere que vivre sans être solliciter constamment à acheter devrait etre un bien public

    1. Calvin

      « Et personnellement je considere que vivre sans être solliciter constamment à acheter devrait etre un bien public. »
      D’abord, ceci est un bel argument pour chasser les SDF d’une ville. Cacher cette misère qui vient quémander et que je ne saurais voir…
      Ensuite, je considère que vivre sans être ponctionné par l’Etat qui dépense mon argent comme il l’entend LUI (ex : acheter des engins militaires responsable de morts, contribuer au financement légal d’un parti politique comme le FN, soutenir la construction automobile qui libère du méchant CO2, …), devrait être un bien public !!!

    2. « …la PAC amène une hausse des prix agricoles puisqu’ils provoquent une baisse des prix mondiaux. »
      Si la PAC fait baisser les prix mondiaux, pourquoi le blé, actuellement, augmente ?
      Si la PAC est efficace pour baisser les prix, pourquoi n’est-elle pas étendue à absolument tous les produits ?
      Si la PAC fonctionne, pourquoi a-t-on régulièrement des problèmes avec des paysans sous-payés, des productions non écoulées qui partent à la poubelle ?

      Et ma question sur le débat est simple : quel débat veux-tu ? Tu veux faire interdire la publicité ? Tu veux l’autoriser à ceci et pas à cela ? Quoi, concrètement ?
      Si ton « débat », c’est dire que c’était mieux avant, ok, opinion notée, mais d’autres ne partagent pas ton point de vue. On n’avance pas d’un cachou.

      1. channy

        « Si la PAC fonctionne, pourquoi a-t-on régulièrement des problèmes avec des paysans sous-payés, des productions non écoulées qui partent à la poubelle ? »
        Entièrement d’accord H16, il me tarde de lire l’explication que l’on vous trouver.

        1. nebukadnetsar

          la PAC fonctionne au moins pour assurer que la population du ministère de l’Agriculture augmente au fur et à mesure de la décroissance du nombre des paysans.

  12. Batilus

    Un bien public, c’est-à-dire que vous pensez que tout le monde est d’accord avec vous ? Ou que l’imposer à tout le monde vous permettrait d’être dispensé de pub ? Vivre sans être sollicité devrait être votre droit, à condition que cela ne contraigne pas les autres. Or, dans l’hypothèse d’un « bien public », vous voulez en fait imposer aux autres votre choix. Je préfère ne pas payer un quotidien financé par la pub parce qu’il n’est pas moins mauvais que les quotidiens payants, et je préfère être abrité quand j’attends les transports en commun quitte à « subir » l’affiche du financeur de l’abribus. Mais j’apprécie que vous essayiez de prendre en considération mon bien-être ; un conseil pour ce faire : laissez-moi décider de ce qui me regarde, et décidez seulement pour vous.

    Pour commencer, je pense qu’il faut distinguer cours mondiaux, coûts et prix agricoles. Quel est le coût d’un kilo de carotte payé 3€ et subventionné à hauteur de 2€ ?
    Ensuite, l’allocation non optimale des ressources amène des prix plus élevés que le prix dans une situation optimale. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain, quand les subventions disparaitront.

    Personnellement, je refuse que mon portefeuille et mon compte en banque soient des biens publics.

    1. douar

      « Quel est le coût d’un kilo de carotte payé 3€ et subventionné à hauteur de 2€ ? » euh, jusqu’à preuve du contraire, les carottes ne sont pas subventionnées et d’une manière générale, les fruits et légumes, on pourrait même dire qu’ils sont taxés à mort étant donné qu’ils sont gourmands en main d’œuvre. Sur le sujet de la PAC, faudrait peut être changer de paradigme, car depuis le début des années 90, les aides tendent à se réduire pour que les produits européens s’alignent sur les prix mondiaux. Le problème avec la PAC est qu’on a incité à produire dans des régions où il n’y avait aucun avantage comparatif (du vin en Allemagne par exemple). Aujourd’hui, les productions ont tendance à se relocaliser là où elles sont les plus rentables (hors subventions bien sûr), ce qui dans la logique de l’économie de marché (quelle horreur).

      1. Le Gnome

        On produit du vin en Allemagne depuis des siècles, et il y en a de très bons dans les blancs, meilleurs que les Alsace souvent trop chaptalisés. Et moins cher qu’en France.

  13. Stéphane

    La pub actuelle est un incommensurable gâchis de ressources. Pas au point de ne pas être rentable, hein, mais tout de même: 99% de la pub qui nous atteint (et je suis gentil) n’a strictement aucun effet. Je suis aveugle aux pubs de voiture parce que je n’ai pas les moyens de me payer une voiture neuve de toutes façons. J’en ai rien à fiche du dernier parfum pour femme parce que je ne porte pas de parfum pour femme, et des derniers concerts de machin-chose, et de tel site internet de vente, et de la dernière promo de telle enseigne de supermarché…

    Le mieux, c’est évidemment une pub ciblée, efficace, appropriée. Le gars qui aime le tuning adorera les pubs pour le tuning. L’aficionado de cinéma voudra connaître les prochaines sorties, etc.

    Mais ça, c’est du travail. On y arrive progressivement, d’abord sur Internet, et dans le monde réel ensuite (incrustation d’image, etc.)

    Mais ça implique de partager les données (pas possible de cibler les pubs qui vous intéressent si vous refusez obstinément de dire ce qui vous intéresse) et ça ne se fait pas en un jour. Il est aussi possible de payer de sa poche pour ne pas avoir de pub du tout, et compenser ainsi l’argent versé par les annonceurs. Etonnant de voir combien de personnes renâclent à la pub, mais encore plus aux tarifs pratiqués pour s’en passer!

    Alors, laissez faire le marché et il trouvera tout seul le moyen d’être plus efficace, sans rien coûter à personne. C’est juste une question de temps.

    Aucun publicitaire / vendeur / sale patron capitaliste n’a envie de payer pour de la publicité qui ne sert à rien.

    1. Bushi

      « Alors, laissez faire le marché et il trouvera tout seul le moyen d’être plus efficace, sans rien coûter à personne. C’est juste une question de temps. »

      J’espère. Autant sur Internet je trouve que ça marche plutôt bien, et en effet voir des pubs appropriés n’est pas dérangeant, autant le bombardement massif perpétuel tv / radio / autoroute / immeubles / boites aux lettre / etc etc etc ne me semble pas prêt de se résorber, au contraire.

      1. Calvin

        C’est pourtant en marche.
        La publicité tout azimut, style spamming (propectus notamment) sera progressivement supplantée par la publicité volontaire et directe.
        Comme dit plus haut, les vendeurs préfèrent cibler ceux qui sont réceptifs que tous, avec un retour minimal (et une mauvaise perception en prime, parfois).

      2. Stéphane

        En fait, pendant un moment, il y a accroissement de la pub de masse parce que les moyens de la produire deviennent dérisoire: l’imprimé papier couleur n’a jamais été aussi bon marché. A l’époque des bibles enluminées, on avait peu de prospectus dans ses boîtes aux lettres…

        Le paroxysme du procédé se retrouve dans les emails de spam, dont le coût de production est infinitésimal.

        Malgré tout, le balancier ne peut pas aller éternellement dans cette voie, parce que bien que bon marché, ça reste inefficace, et ensuite parce que des notions plus raffinée finissent fatalement par survenir (fidélisation, image de marque, etc.)

  14. Bushi

    C’est assez facile de dire « ne m’imposez pas votre refus de la pub »…
    Si je trouve qu’on m’a imposé la pub, je ne peux pas décider pour moi d’y être abrité, voilà le problème
    PS : Les abris de bus existaient bien avant les affiches

    Enfin, puisque vous tenez absolument à rentrer dans le débat de la PAC alors que je ne faisais que souligner l’incohérence du raisonnement excès d’offre / hausse des prix, je suis désolé de vous apprendre que la mondialisation bien que bénéfique en moyenne, ne fait pas que des gagnants et que c’est un choix socialement responsable de protéger les secteurs qui y perdent le plus par des transferts venants de ceux qui y gagnent le temps de la transition sans compter les aspects géopolitiques

    1. Mais personne n’est à l’abri d’un truc comme ça, comme on n’est pas à l’abri des gens moches, qui puent, qui écrivent des commentaires bêtes sur internet, des mobylettes qui font trop de bruit, des chiens qui font caca sur les trottoirs, des sangliers qui déboulent sur les routes départementales, etc… Vous n’avez toujours pas dit ce que vous comptez faire concrètement. Pour l’instant, concrètement, vous gémissez.

      Et puis, c’est quoi, un « choix socialement responsable » ?

      1. Bushi

        Ne pas laisser toute une frange de la population dans la misère parce que « vous n’aviez qu’à prévoir la montée en puissance et l’ouverture des pays émergents » par exemple ?

        Ah, soit on gémit soit on est un dictateur dès que des action sont entreprises, ça ne laisse finalement de la place qu’à votre acceptation sans limite de tout ce qui provient de votre imaginaire du « marché »
        Caca sur les trottoirs : législation, c’est interdit
        Nuisances sonores : législation
        Animaux sur les départementales : dur à légiférer mais on a mis des barrieres, ya même des ponts en Suisse
        D’autres exemples peut etre ?
        J’aimerai une restriction sur la pub, on est une démocratie, je n’ai pas dis que je l’exigeai, votre article par contre rédigé sur un ton très agressif exige plutôt qu’on ne change rien

        1. simin

          Pourquoi vouloir des lois là où il est davantage question de résolution de problèmes (rencontrés dans un espace-temps donné)? Solutions qui peuvent, du reste, à leur tour entraîner toute une série d’autres problèmes insoupçonnés.

          Une loi, ça devrait idéalement demeurer impersonnel et général, non?

          La peste soit de ces « lois ad hoc » qui prolifèrent et font le bonheur de ces escrocs en blouson de cuir ou à col blanc!

        2. a/ Mais justement : lorsque tu manges local, tous les producteurs lointains qui attendaient ta consommation pour simplement survivre… meurent. Je suis tout confusionné. Tu veux aider les gens mais finalement, tu mets donc en concurrence les pauvres dans les pays lointains, ceux qui sont avec 1$ par jour, avec les pauvres locaux qui vivent dans des pays qui croulent sous la richesse, les services sociaux, les taxes, les subventions et les salaires minimums. Tout ceci n’est pas très bisou ni très cohérent, mon brave Bushi.

          b/ Qui t’as dit que tu étais dictateur ? Pour le moment, je constate que tu veux « ouvrir le débat » sans dire ce que tu veux en obtenir. J’attends un truc concret.

        3. Bushi

          Je ne savais pas qu’on était sur le site de l’Assemblée Nationale, je suis juste tombé sur un article pas concret du tout tenant du subjectif absolu, mais à part réglementer / limiter la diffusion de pub. Au moins cet article a le mérite d’aborder le sujet

          a/ c’est là que tu as tort: c’est bien le contribuable européen qui paie les subvention et donc la BAISSE des prix, et non pas la hausse, est à son détriment.
          Ce qui signifie que les subventions maintiennent l’emploi d’une bonne partie de la population agricole
          +
          une surproduction donc une baisse des prix mondiaux
          donc le consommateur du pays pauvre en profite ! Et oui il ya des villes et les gens mangent meme dans les pays pauvres et si l’Europe ne produisait pas, les prix seraient bien plus élevés et le rapport perte consommateur / gain producteur ne serait pas forcément à leur avantage.

          1. Ah, je vois qu’on a affaire à un altercomprenant.
            – Si on subventionne quelque chose, ce quelque chose ne coûte pas moins cher, mais plus. Son prix peut in fine être plus petit, mais la ponction, elle, reste. L’emploi « maintenu » coûte plus cher que la transformation nécessaire induite si on n’avait pas maintenu. C’est tellement évident que le différentiel s’appelle dette lorsqu’on arrive au bout du financement de ces bêtises.
            – Les pays pauvres doivent vendre leur production à un prix inférieur à leur coût de revient (autrement dit, la PAC met les paysans pauvres en faillite). La PAC agit exactement comme un tarif douanier avec les mêmes effets délétères.
            http://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2011/oct/11/eu-agriculture-hurts-developing-countries
            http://capreform.eu/developing-country-impacts-of-the-next-cap-reform/
            (enfin bon ça, je pensais que c’était relativement connu – manifestement, certains devraient relire avec attention Bastiat sur les subventions et les tarifs douaniers)

        4. Bushi

          Soit vous le faites expres, soit je vais devoir faire un dessin.
          En quoi le consommateur du pays pauvre doit il payer les subventions agricoles européennes ?
          En rien
          La production agricole mondiale est elle plus élevée suite à l’excès de production européenne ?
          Oui
          Le prix par conséquent baisse t’il ?
          Oui
          Le consommateur du pays pauvre en profite t’il ?
          Oui
          Vos articles parlent des PRODUCTEURS qui subissent une perte, certes
          L’effet net de la PAC sur les pays pauvres est positif.
          Et c’est moi l’altercomprenant.

          1. L’effet de la PAC est
            a/ de mettre en faillite les producteurs pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est souhaitable.
            b/ de faire payer au contribuable européen des prix qui auraient pu être obtenu à un prix équivalent sans subvention en provenance des pays pauvres
            c/ de subventionner la nourriture des pays pauvres au lieu de les aider à développer leur nourriture eux-mêmes
            d/ de faire déplacer des quantités importantes de nourriture de l’Europe vers les pays pauvres (question « consommer local », on repassera). La PAC distord si bien le marché que les flux naturels s’inversent pour certains produits. C’est forcément une bonne chose.

            Bref : c’est complètement sous-optimal. Mais tout va bien : c’est le contribuable européen qui régale, et comme l’économie européenne est booooooming actuellement, il faut continuer.
            Et les paysans européens y gagnent aussi (jamais de grève, de manifs, de quotas dépassés) – le planisme, ça marche.

            Vraiment….

        5. Théo31

          « J’aimerai une restriction sur la pub »

          Très simple : vous ne regardez pas les panneaux dans la rue, vous jetez votre télé, votre poste de radio et vous n’achetez pas de journaux.

          Pourquoi faire des lois dans ces conditions ?

      2. Homo-Orcus

        Un socialement responsable c’est un être sensible et réceptif à la publicité de la propagande

        « …à condition que la propagande ainsi soignée ne le soit pas à l’aveuglette, mais en tenant compte des désirs révélés par les offices de prospection et d’orientation, comme aussi de résultats de référenda que les gouvernements heureux ne manquent pas de prodiguer pour le bonheur encore accentué des peuplages qu’ils administrent. » Boris Vian – L’Automne à Pékin.

    2. Franz

      Personne ne vous impose la pub… Regardez ailleurs, changez de chaîne, regardez la route et elle seulement quand vous prenez la voiture, ne prenez pas les transports en commun,etc. etc.

  15. Batilus

    Ne pas la laisser dans la misère, c’est-à-dire les subventionner à vie ? Parce que, a priori, les secteurs ne redeviennent pas rentables.
    Imaginons deux catégories de population : l’une prévoit, l’autre pas. Par exemple, appelons les membres de la première les « fourmis ». Appelons les membres de l’autre les « cigales ». Ne pas laisser les cigales dans la misère suppose de prendre aux fourmis, donc récompenser l’incurie aux dépens de l’effort…
    Toute distorsion de l’économie a des répercussions négatives supérieures au « gain » initial. Car, au-delà de l’illégitimité d’une telle redistribution, on prélève de secteurs rentables pour financer des secteurs moins rentables. « L »imaginaire du marché », lui, alloue automatiquement les ressources vers les secteurs les plus rentables… vers lesquels ceux qu’on « laisse dans la misère » ont d’ailleurs tout loisir de se diriger eux aussi.
    Xavier Niel, qui avait tiré profit du développement du Minitel, ne s’en est pas mal tiré avec Internet. Aurait-on mieux fait de maintenir sous perfusion un Minitel agonisant ?

    1. Bushi

      Sauf qu’historiquement l’économie part d’un statut protégé, distorsif (?) vers une situation de libre concurrence

      Non.

      Mais ce n’est pas le « marché » qui a décidé ça un jour.
      De même « tout le loisir de se diriger vers eux »…
      1ere année d’éco ?
      Le capital humain n’est pas aussi flexible, il faut au moins attendre une génération pour que le transfert se fasse, on ne passe pas de l’automobile au secteur du vin comme ça

      Ici, facepalm.

      Non un jour les politiques signent des accords de LE et du jour au lendemain des secteurs entiers se retrouvent soumis à la concurrence: certains – les professions « sup' » – gagnent beaucoup, d’autres comme les agris perdent beaucoup.

      Non plus. D’une part, ce n’est pas comme ça que ça se passe, et d’autre part, faudrait être cohérent. Le capital humain n’est pas aussi flexible, et donc du jour au lendemain, des secteurs entiers ne se retrouvent pas comme ça soumis à la concurrence.

      Par solidarité on met aussi en place des transferts, car là il n’y a aucune notion d’efforts à faire apparaitre.
      Un agriculteur c’est pas un mec au 35h qui attend sa PAC hein

      Sans blague ? HS.

      De plus l’alimentation c’est pas le genre de secteurs dans lequel il est très intelligent de se rendre dépendant des autres pays

      Lol. überlol, même. Tu veux parler du Japon ?

        1. Deeggs

          Comparer le taux d’ouverture d’une economie a son taux de croissance… Faire 2% sur un PIB qui se chiffre en centaines de milliards de dollars, c’est mieux ou moins bien que faire 10% sur un PIB de quelques milliers de dollars ?

          La comparaison n’a pas de sens.

        2. Deeggs

          L’article dont est tire le graphe :
          http://convictionspolitiques.midiblogs.com/archive/2011/08/10/mondialisation-demondialisation-elements-de-reflexion-pour-m.html

          Bushi, si vous voulez etre pertinant sur cette question, comparez l’ouverture d’une economie avec son PIB brut. Et surtout, faite de meme pour un maximum de pays differents.
          Si pays ferme etait synonyme de richesse, Cuba et la Coree du Nord seraient des leaders mondiaux, vous ne croyez pas ?

        3. Bushi

          Sauf qu’historiquement l’économie part d’un statut protégé, distorsif (?) vers une situation de libre concurrence

          Non. (de H16)

          Ca montrait juste que si, j’men fous du taux de croissance…

      1. Bushi

        « combattre la publicité qui agresse les sens ! »

        Pas nécessairement en détruisant tous les panneaux publicitaires mais le jour où une proposition de loi va dans le sens de la limitation de la nuisance publicitaire, je « vote » pour.
        D’ailleurs l’idée d’une association de citoyens est bonne justement pour mettre l’idée sur le tapis
        On reste bien dans la démocratie non ?

        Puis voyons, un tel passionné de liberté comme vous, tout de suite vouloir condamner des gens pour un peu de peinture sur une affiche, c’est pas un peu excessif ?
        « il serait scandaleux que nos gentils barbouilleurs soient condamnés, enfin ! »

        1. Mais c’est quoi « une loi qui va dans le sens de la limitation machin » ?
          C’est quoi la « nuisance publicitaire », vous la définissez comment concrètement ?

          Du reste, je ne suis pas démocrate, merci, sans façon. Et citer une morinade sur la fin, c’est osé, surtout ici.

        2. Lucius Tarkin

          Il existe déjà tous les outils nécessaires pour lutter contre la pub sans faire intervenir l’Etat.

          1 – Si un espace publicitaire gène, pourquoi ne pas le louer et mettre une jolie affiche blanche ou une image de chaton ? Vu le nombre d’associations anti-pubs existantes, ça doit être économiquement viable (si tant de personnes sont réelement choquées par la pub).

          2 – La solicitation par courrier ou téléphone se régule d’elle-même… Il suffit de ne pas répondre et/ou de mettre un sticker sur sa boîte aux lettres.

          3 – Il reste aussi la solution de boycoter les produits dont les publicités agressent les personnes les plus « publico-sensibles ».

          Maintenant, il n’est malheureusement pas possible de faire la même chose avec les publicités éléctorales ou celles de l’Etat…

        3. Higgins

          @ Lucius Tarkin

          Excellent: +2

          Pour les produits de l’Etat, c’est faisable pour les enveloppes électorales que nous recevons (et pour tout type de courrier d’ailleurs). Il suffit d’inscrire sur l’enveloppe « Refusé », de dater et de signer (encore que pour le date, je ne suis pas sûr) et de remettre le tout dans une boîte aux lettres ou à son facteur. Je l’ai fait pour les présidentielles.

  16. Jean

    H16 quand il vous arrive (assez rarement heuresement) de promouvoir une idée un peu bancale (et que vous auriez déchiré habituellement, selon les critères que vous vous retenez d’appliquer) c »est facile de vous gauler parce que vous prenez le style littéraire d’un enfant de 12 ans:

    « Et même si tout le monde sait, cela n’a pas empêché deux scientifiques, Pierre Desrochers et Hiroko Shimizu, d’étudier précisément les impacts écologiques des productions locales »

    Roooooo ils sont pas mignons ces scientifiques avec leur mignon prénom!! 99% du temps quand deux scientifiques qui viennent d’un pays perdu balancent une étude vous êtes le premier à leur retirer toute crédibilité, mais apparemment quand la conclusion va dans votre sens les chose sont différentes. Ou plutôt semblables à tout ce que vous dénoncez d’habitude.

    Ce n’est pas la première fois que c’est visible. (exemples sur demande).

  17. Ernest

    Ola!

    « Enfin bon tout de même, quand vous achetez quelque chose, vous devez bien, à un moment ou un autre, vous demander :
    – en ai-je les moyens ?
    – en ai-je besoin ?
    – en ai-je envie ? »

    Je crois sincèrement qu’à peu près personne ne se pose ces 3 questions, et je crois aussi que beaucoup sont effectivement manipulés par la pub.

    Ben oui. Tout le monde est con. Et tu peux juger ça d’autant mieux que toi, tu es intelligent. Plus sérieusement, les gens se posent bien ces 3 questions, mais si ça peut prendre des jours pour une baraque ou une voiture, c’est souvent instantané pour des objets courants, surtout s’il y a l’habitude.

    – « En ai-je les moyens? » Grâce aux crédits vicieux, beaucoup pourront répondre oui alors que la bonne réponse est non. Les surendettés en sont la preuve.

    Et donc ?

    – Pour les deux autres questions, personne ne semble faire la distinction entre besoins et désirs, ce qui réclame à la base de définir les deux notions. Qu’est-ce qu’un besoin, qu’est-ce qu’un désir, comment placer le curseur entre les deux, sont-ce des notions universelles…? Avoir un iPad est-il un besoin (=> je ne peux pas faire sans) ou un désir (=> ça me plaît de jouer à Tetris sur mon gadget hi-tech).

    blabla.

    La pub et la société de consommation suppriment cette distinction entre besoin et désir, ou font en sorte qu’un désir devienne bien vite un besoin. En tout cas peu de gens, à mon avis, poussent la réflexion jusque là. D’autant plus que dans les pays riches la quasi-totalité des réels besoins est satisfaite depuis un certain temps pour la plupart des gens.

    Mais bien sûr. Sur quelle planète vis-tu ?

    « si c’était vrai, il n’y aurait plus d’entreprises en faillite »
    Si c’était faux, un paquet d’objets débiles n’auraient jamais été vendus à des milliers/millions d’exmplaires. Les tamagotchi sont un exemple de ce que je m’autorise à considérer

    Ben voilà. Tu t’autorises des trucs que tu ne devrais pas. Le tamagotchi ou le iPad ou ton plombage dentaire sont, selon certains, des choses débiles dont on peut se passer. Simplement, c’est plus ou moins facile.

    comme un objet débile (j’espère ne pas lire de « Mais qui es-tu pour décréter que le tamagotchi est débile »…) Ce ne correspondait pas à un besoin naturel, et on a créé le désir (voire le besoin pour certains) par la pub et la mode, le résultat étant que des millions de gens prenaient du plaisir à évacuer les excrétats virtuels d’un moche tas de pixels.

    Prendre du plaisir est exactement ce qui était vendu. Et cela intéressait certains, pas toi. Et donc ? Qu’en déduire mis à part que ton avis ne sert pas d’étalon ?

    Faut pas prendre « les gens » pour des cons, mais faut pas les prendre non plus pour plus intelligents « qu’ils » ne sont.

    T’inquiète.

    On les appelle d’ailleurs « moutontribuables » tous les jours sur ce blog… Si la masse est assez con pour se laisser taxer et berner par les media et les politiciens, elle l’est aussi pour se laisser manipuler par la pub non?

    Moutontribuable ne signifie pas qu’ils sont cons. Cela signifie qu’ils se font tondre et qu’on ne leur laisse pas le choix. Mais c’est toujours éclairant de voir comment les gens interprètent les choses, ça en dit long sur leur façon de voir les autres.

    1. Higgins

      « Faut pas prendre « les gens » pour des cons, mais faut pas les prendre non plus pour plus intelligents « qu’ils » ne sont. » Vous parlez pour vous, je suppose. Soyez rassuré.

    1. Aurélien

      Je ne sais pas si ça s’adresse (entre autres) à moi, mais je trouve la remarque intéressante alors j’y réponds quand même.^^

      En ce qui me concerne je n’ai pas peur de la liberté, mais je crois qu’il est très difficile d’être libre, de jouir de sa liberté, même dans le contexte le plus favorable. Je crois que c’est très facile de la « gaspiller », d’y renoncer inconsciemment par facilité, par habitude de la croire définitivement acquise.

      Les obstacles sont nombreux, pas forcément placés volontairement par qui que ce soit entre moi et ma liberté, mais nombreux et souvent pernicieux.

      La liberté ça se choisit et ça se cultive.

      Facile à dire.

      1. Pascale

        Et en parlant de liberté si on parle de la sienne, on est obligé de parler de celle des autres à respecter. L’une ne va pas sans l’autre. C’est l’essence même du libéralisme, me semble-t-il.

      2. Nicolas B.

        Non ça ne s’adressait à personne en particulier, c’est le nombre de commentaires affligeants demandant à ce qu’une autorité supérieure les « protègent » de la pub, comme si le fait d’utiliser leur propre jugement personnel pour décider d’être réceptif à la pub était un trop grand effort pour eux. La liberté est pour moi indisociable de la responsabilité…
        Si la pub est partout et que cela ne leur convient pas, il y a déjà la possibilité citée plus haut d’acheter ces zones d’affichage pour ne rien en faire ou mettre de jolies photos de paysage, pas besoin d’une police de la pub que je ne souhaite pas payer! Qu’ils se responsabilisent en mettant en cohérence leurs paroles aux actes et qu’ils arrêtent de réclamer à ce que l’état intervienne pour un problème qui ne les concernent qu’eux.

        Après, je suis contre le fait de dégradations volontaires mais il est évident que la propriété est plus que baffouée dans ce pays où 56% de la richesse crée est prise sans forcément le consentement de tous les imposés!

    2. Higgins

      Oui. Envisageons dès à présent la création d’une police de la liberté qui obligera les individus à être libres malgré eux sous peine de sanctions graves (qui ne pourront pas être de la privation de liberté, évidemment.)

  18. Higgins

    Pour avoir travaillé avec des logiciels dits « d’aide à la décision » (style SPSS: http://fr.wikipedia.org/wiki/SPSS), nous sommes surtout influencés par notre milieu socio-culturel, nos idées, nos fréquentations que nous ne l’imaginons. C’est cela qui nous pousse vers telle ou telle bière ou tel ou tel véhicule (on disait, il n’y a pas si longtemps, que Peugeot était la marque des cadres alors que Renault était celle des ouvriers). Tout l’art du publicitaire consiste à nous révéler nos pulsions ou nos envies cachées. La pub n’est donc qu’un révélateur. Libre à chacun de l’accepter ou non mais nul n’échappera à son conditionnement. Personnellement, je ne regarde quasiment jamais la télé pour cette raison et je choisis mes livres tout seul. J’évite surtout de faire supporter ma lâcheté par autrui à travers des actions dont la débilité n’a d’égale que la stupidité crasse de leurs auteurs (Qui, au passage, notons-le, ne font qu’utiliser les méthodes honnies des publicitaires pour toucher leur cible. Marketing, quand tu nous tiens).
    En ce qui concerne les barbouilleurs et autres parangons de vertu aux actions « citoyennes », ces dernières ne sont que d’intolérables atteintes à la propriété privée et devraient donc être punies comme telles. Mais dans une société socialisée, on voit ce qui en est.

  19. GM

    Oui, le problème de la pub c’est qu’elle impose un choix une fois qu’on l’a vue : acheter ou ne pas acheter. C’est fatigant ça, de choisir. C’est une atteinte a ma liberté de ne pas choisir. Légiférons. En poussant un peu, on doit pouvoir retomber sur la pénibilité en cas de surexposition.

    Faut quand même avouer, il est infaillible ce sujet, en matière d’appeau a trolls. Ça rate jamais.

  20. nebukadnetsar

    Il n’y a plus qu’à transformer les jardins du Luxembourg et ceux des Tuileries en gigantesques potagers et les bobos des beaux arrondissements pourront manger local après s’être fait livrer en Vélib (vous le savez bien : les machins qui ont transformé les panneaux publicitaires écoeurants en mobilier urbain délectable.

    1. Homo-Orcus

      ça a été fait pour le potager dans les Tuileries :
      Louis XVI pour promouvoir la patate que le peuple, dit affamé dans les manuels républicains, refusait.
      Convention : quand le peuple pour le coup était réellement affamé. Un potager ? sous les yeux de Robespierre, impensable, et l’aura de l’être suprême ? faut pas dec.

  21. Dr. Z.

    Très cher h16, ça cela tombera comme un gros cheveux gras sur la soupe aux bisous, mais je pense qu’il y a la matière à un joyeux billet tant l’affaire illustre la théorie des bisous d’état chaotiques (un peu comme les ailes de papillons qui font des cyclones, mais avec de gros morceaux d’Etat dedans…) :
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/07/les-pr%C3%A9caires-de-la-recherche-font-pression-sur-fioraso.html

    Résumé de l’affaire : notre précédent gouvernement de crypto-bisoucialistes a décidé de résoudre la précarité des CDD perpétuelle de la fonction publique. Ni une, ni deux, le poing brandit et les trémolos dans la voix, les voilà qui pondent une loi qui impose (après tout la loi c’est eux) aux administrations de CDIiser leur précaires après 6 ans de contrats ininterrompus dans la même institution publique, voir les autorisasifier-à-passer-du-concours-spécial-pour-eux après 4 ans de bons et loyaux sévices (la faute est volontaire).

    On imagine les braves compaings à la buvette de l’assemblé se rincer les trémolos du gosier à la boutanche de Pommard ’58 et se congratuler chaudement sur la victoire acquise de haute lutte sur la terrible précarité qui pique.

    Sauf que les joyeuses administrations et entités publiques concernées ont, dans un éclair terrible de lucidité libérale crasse, compris la-dite loi comme suit : « foutez-moi les crasseux à la porte avant qu’ils aient 4 ans de contrat, sinon vous serez obligé de les garder pour toujours. P.S. et puis les sous pour les garder vous les sortirez de votre chapeau parce que quand même le Pommard ’58 ça coute cher et il faut faire des choix, c’est la Krise. »

    Et s’il est un milieu parmi les institutions publiques qui cumule le recours aux damnés de la terre en CDD et des moyens récurrents en peau de chagrin certifiée, c’est bien celui de la recherche. On ne compte plus les post-doc qui tourne plus vite et plus souvent en CDD entre les différents instituts de recherche qu’un pétard afghan dans une réunion anticapitaliste d’alter-fluffy.

    Pis encore, le système de recherche Fraonçais (que-le-monde-entier-nous-envie-sans-le-copier) a évolué ces dernières années vers un système à l’anglo-saxonne.

    Attention, parenthèse de rappel de biologie élementaire : évolution n’implique pas amélioration. Ainsi, l’évolution a doté le pingouinneau d’un profil hydrodynamique qui glisse bien sur la banquise, mais faut dire qu’une fois mis dans la jungle, le pingouinneau glisse beaucoup moins bien. L’évolution à la Fraonçaise, c’est le principe du pingouinneau dans la jungle : ça marche bien là bas, donc on va faire pareil ici.

    Et forçement, le post-docgouinneau glisse beaucoup moins bien ici que là-bas, peut-être parce que là-bas il a évolué comme ça pour être en adéquation avec son environnement local, qui n’est pas franchement le même qu’ici…

    Fermez la parenthèse. Reprenons le fil et observons :
    le post-docgouinneau glisse (plus ou moins bien) depuis quelques années entre différents instituts de recherche, heureux comme un pingouinneau dans la jungle. Il est courageux le post-docgouinneau, il sait « qu’il-faut-en-passer-par-là », « qu’il-faut-se-faire-un-dossier », et que « létansondur ». Mais il tient bien, parce qu’il aime la Science (la recherche vaut voir, mais bon). La création de l’ANReuh a permis d’injecter un peu de flouze (liquide lubrifiant de l’économie) dans les instituts qui l’emploient, et tout est bien dans le meilleur des mondes possibles.

    Un jour le post-docgouinneau entend parler d’une loi qui réduirait la précarité dans la fonction publique. « Ah ? » se dit le post-docgouinneau, le cahier de labo frétillant d’avance à l’idée de pouvoir planifier sa vie de post-docgouinneau à plus qu’un an de distance et de ne plus avoir à subir maman pingouin qui se désole au téléphone « parce que ton cousin/frère/soeur/fils du voisin/… lui il a choisi un vrai métier et il fait vivre sa famille, qu’à ton âge nous on avait déjà la maison et 3 enfants/chiens/poissons rouges » (rayer les mentions inutiles).
    « Ah. » reprend le post-docgouinneau, quand il réalise que les conditions sont trop drastiques pour lui.
    « Argh. » s’étrangle le post-docgouinneau quand l’institut qui le nourrit de poisson sauce flouze lui déclare que son contrat ne sera pas renouvelé, parce qu’autrement au bout d’un an de plus il faudrait le garder pour toujours et qu’il n’y a surement pas le flouze nécessaire (par contre le Pommard est très bon merci).
    « Gh. » finit de s’étouffer le post-docgouinneau, quand allant frapper à la porte d’un autre institut de recherche, il s’entend dire qu’il ne sera pas pris, parce que même si les conditions de titularisation ne seront pas remplies, on ne sait jamais ce qui peut se passer, le texte de loi pourrait muter dans la nuit et les instituts se retrouver à devoir garder pour toujours des hordes de post-docgouinneaux assoiffés de flouze, cachés sous les paillasses des labos.

    Et voilà comment une loi pleine de bisous va jeter à la rue des centaines (et la je suis malheureusement sérieux, faut pas déconner avec tout) de post-docgouinneaux (sans parler des techniciens et autres petites mains qui auraient mieux fait de coudre des baskets nike que de manipuler des pipettes). Les post-docgouinneaux, tels des lépreux pestiférés témoins de Jéhovah, voient toutes les portes de la recherche publique Fraonçaise se verrouiller à double tour devant leur petit bec le long duquel roule une larme salée comme l’océan qu’ils auront bientôt à traverser pour aller voir si ailleurs, la jungle glisse mieux.

    Quand à la recherche Fraonçaise, sans post-docgouinneau et petites mains (ou nageoires ? ailes ?) pour faire tourner les labos, elle va se retrouver fort dépourvue quand la bise fut venu, pas plus tard qu’hier au soir.

    Que voulez vous monsieur, en Fraonce, on a pas de pétrole (les gazs de schistes ça compte pas), on aura bientôt plus d’idée, mais on a des bisous.

    1. Pascale

      « létansondur »

      HS. Mais ça me rappelle une discussion sur ce blog même dans laquelle certains réclamaient une orthographe « comme ça se prononce »…

    2. Calvin

      Si, je me rappelle les études menées par le Commandant Cousteau et ses deux acolytes (Dr Chevalier et Pr Laspales), le pingouinneau dans la jungle, il tient 500 mètres.

    3. Franz

      Ah mais la recherche française va très bien (dans les grandes écoles et les quelques universités d’élite)… ET celle qui marche râle parce qu’elle « finance » indirectement ceux qui foutent rien… (très nombreux, je n’en disconviens pas).

      Et le post-doc qui reste post-doc, surtout en France, ben c’est une très très bonne nouvelle qu’il dégage ailleurs qu’à faire de la recherche, s’il est là c’est qu’il n’est pas bon.

      Sinon, le Pommard 58, c’est un peu mort… Déjà que le 75 commence à être sur la pente descendante !

    4. Stéphane

      Imaginer une recherche qui ne s’effectue pas sous l’égide de l’Etat mais dans des labos privés appartenant à des entreprises serait évidemment totalement impensable, et hors de propos dans ces couinements au sujet du statut.

  22. ph11

    « Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant d’ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées. »

    Est-ce un passage tiré d’Atlas Shrugged ?

  23. nebukadnetsar

    @ H 16
    Pensez-vous que je puisse revendiquer un droit de ne pas me sentir concerné par les impôts de la Socialie parce que ce type de régime ne me plaît pas ?

  24. Typhon

    Que les bobos soient des emmerdeurs incohérents, c’est un fait. Mais faudrait quand même pas justifier n’importe quoi sous prétexte que des bobos s’y opposent.

    La publicité, c’est la laideur et l’idiotie qui salit tout ce qu’elle touche.

    … parce que j’en ai décidé ainsi, que mon avis est très sûr et que tout le monde doit le suivre.

    Je m’y soustrait autant que je le peux.

    Je la bloque sur internet (je ne la vois même pas sur mon propre blog), je n’achète pas de journaux et je n’en lis pas (à part le Canard Enchaîné, pas forcément meilleur journalistiquement, mais dénué de pub et d’articles promotionnels).

    Mais la publicité me pourchasse.

    …, oui, moi, personnellement. Je sais qu’elle en veut à mon portefeuille, mon précieuuuuuuuux, et qu’elle me yeute tous les jours, concupiscemment.

    Quand j’ai la faiblesse d’allumer la télévision, je me fait surprendre par des spots d’une idiotie consternante et je maudis chaque fraction de seconde durant lesquelles, par mégarde, je leur prête attention.

    … parce que je suis comme ça : je *sais* qu’on m’a obligé à allumer la télé. Je ne peux pas m’en empêcher. Et je maudis mes pulsions.

    Malheureusement, je ne peux que couper le son en attendant la fin.
    Au cinéma, le son si puissant et l’écran si grand qui permettent d’apprécier un film nettement mieux qu’un écran d’ordinateur portable sont d’abord utilisés pour me bombarder de la même saloperie. Le son est tellement fort qu’il est difficile de se concentrer sur sa lecture ou de discuter avec son voisin.

    Et chacun sait qu’on va au cinéma pour discuter avec son voisin ou faire de la lecture.

    Dans la rue, je peux l’ignorer plus ou moins bien. Pour combien de temps, avant que l’on ne se retrouve avec des rues comme ça (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/64/Times_square.jpg) ?
    Sans oublier tout les déchets humains qui font du placement produit dans les films et les séries, notamment la sous-variété particulièrement nuisible et ridicule qui fait du placement produit rétro-actif (oui, il y a des sacs à merde publicitaire qui ont eu l’idée géniale d’altérer numériquement des séries pour y coller de nouveaux placement-produits lors de rediffusion de séries TV) .
    Sans oublier toutes les autres formes de publicités qui se dissimulent hypocritement (http://www.acrimed.org/article3329.html) dans les articles, les reportages du journal télévisé (Que je ne regarde plus qu’épisodiquement).
    Sans oublier tous ces connards qui viennent glisser leurs cartes sous ma porte, tous ces connards qui téléphonent pour me vendre leur merde, et tout ces pourris de spammeurs.

    C’est vrai quoi là encore, je suis poursuivi ! Ils en veulent tous à mon préciiiiiiieeeeeeeeeux, je le sais je le sais je le sais ! Aaaaargh !

    Bien sûr, la majorité des gens sont des gros cons et la publicité fonctionne et rapporte de l’argent, sinon les firmes de publicités ne pourraient pas fonctionner.

    … Mais pas moi. Doté d’un intellect surpuissant, je sais ne pas allumer ma télé quand j’en ai faussement envie. Je sais ne pas aller au cinéma pour supporter leurs pubs. Je sais qu’il vaut mieux y discuter et y lire que regarder l’écran. Ah ah ! Je suis un cador, moi ! Pas comme tous ces gros cons qui regardent la télé.

    Je pense quand même que tant les adversaire que les partisans de la pub surestiment son efficacité réelle, avec d’autant plus de facilité que le client de la firme de pub n’a pas tellement de moyen fiable d’évaluer l’efficacité de ce qu’il achète.
    Si ça ne se vend pas, il y a potentiellement des tas d’explication, la mauvaise promotion n’en est qu’une parmi tant d’autres.

    Notez bien ce que je dis : je suis poursuivi par la pub, MAIS ça ne marche pas. Eh ouais.

    Ça ne m’empêche pas, en tout cas, de me sentir agressé, comme vous l’aurez compris, et ce d’autant plus que je suis frappé comme les autres alors que moi je ne suis pas un gros con, que moi je n’achèterai pas leur merde.
    D’ailleurs j’ai pas les moyens.

    Salauds de riches. La pub, c’est pour les gens riches qui peuvent. Moi, je suis un intellectuel pauvre. Alors, la pub, ça marche pas pour moi !

    Pourquoi, alors que le tapage est réprimé par la loi, la publicité, qui n’est jamais qu’une forme de tapage visuel ou audiovisuel, est-elle entrée dans les moeurs ?

    « L’apothéose est atteinte lorsque la tribune entend réclamer un droit de non-réception de la publicité, tout comme on pourrait réclamer le droit de ne pas recevoir l’image des gens qui sont vraiment moches ou mal habillés, ou l’odeur de ceux qui ont une hygiène douteuse. »

    Mais si je croise quelqu’un dont l’odeur m’incommode, je me bouche le nez, ce qui est ma liberté la plus stricte.
    Quand aux gens vraiment laids, ils se cachent. (http://www.youtube.com/watch?v=eE_qXFEjnfc)

    Heureusement, moi, je suis beau.

    Personne ne m’a jamais pourchassé jusque chez moi pour me forcer à regarder et renifler de la merde, par contre, je crois avoir amplement démontré que la publicité ne me laissait pas tranquille.

    Et Quelle Démonstration !

    Bien sûr, les apôtres de la liberté individuelle qui hantent ces lieux ne manqueront pas de me faire remarquer que j’ai toute liberté de me retirer loin dans la nature et de vivre en ermite, et qu’il est honteux et ridicule de ma part de vouloir recueillir les fruits de cette société sans en subir les inconvénients, y compris l’exercice par les publicitaire de leur droit de m’emmerder. Peut-être bien.

    Mais j’ai aussi le droit de me plaindre et je ne vois pas de raison de souffrir en silence, alors que j’ai encore la liberté d’exprimer ma haine, et peux souhaiter de tout mon coeur à ces pourris le cancer et les maladies vénériennes, l’impuissance, et la mort, châtiments encore bien trop doux vis-à-vis de la nuisance qu’ils engendrent.

    J’ai le droit de couiner ! J’ai le droit de faire un commentaire très long ! J’AI. LE. DROIT. Na.

    Ceci dit, je suis bien d’accord, le vandalisme contre la publicité ne sert à rien.
    C’est aux publicitaires eux-mêmes qu’il faut s’en prendre. Il faut tous les brûler vifs.

    Typhon

    Si c’est du second degré, cher Typhon, c’est très bon. Sinon…

    1. Typhon

      Tiens, à propos de liberté. J’aimerais bien pouvoir téléphoner à certains publicitaires, tout les jours, pour leur dire de se suicider.

      Après tout, amis libertariens, vous êtes d’accord pour dire que ce sont des adultes libres de leur choix. Et puis ils peuvent me raccrocher au nez. Ou ne pas répondre.

      C’est très infantilisant de la part du gouvernement de m’empêcher des les harceler.

      Comme si des publicitaires, experts en techniques de manipulation, risquaient de se suicider juste parce qu’un idiot anonyme leur dit de le faire.

      Typhon

        1. Typhon

          Non, ce n’était pas du second degré. J’exagère un peu, évidemment, je ne passe pas mon temps à vitupérer en réalité.
          J’avais même pas vu que vous aviez édité mon commentaire au lieu d’y répondre normalement.

          Quand il y a un niagara de bêtises, je commente directement, ça m’évite de faire des citations sur citations, pénibles à lire.

          Vous êtes de mauvaise foi. Certes on ne va pas au cinéma pour lire ou discuter.

          De mauvaise foi ? Qu’y puis-je si c’est précisément ce que tu as dit ? Rien ne t’oblige à cliquer sur « valider » sans te relire avant.

          Mais on n’y va pas non plus pour regarder de la pub.

          En fait, c’est vraiment un des procédés les plus désagréables, la publicité au cinéma. Il est presque impossible de s’y soustraire, et en plus, pour y aller on paie.

          Mais si, c’est possible de s’y soustraire, et facilement en plus : tu arrives au début du film et pas au début de la séance. Ou mieux : tu ne vas pas au cinéma du tout (de toute façon, tous ces flims avec des images qui bougent et qui en parlent pas de cyclimse, ça ne sert à rien d’aller les voir).

          Qu’un service gratuit pour les utilisateurs soit rémunéré par la pub, comme Google, j’en vois encore la logique économique, faut bien que quelqu’un paie. Mais au cinéma, je paie ma place. Je la paie pour voir un film. Pas de la réclame. Et si le prix de ma place ne suffit pas à couvrir les frais, ils ont qu’à l’augmenter.

          Typhon

          Mais voilà. Tu ne pousses pas ton raisonnement au bout : tu t’arrêtes là. Si tu ne vas plus voir les films, tu arrêteras de subventionner cette démarche que tu juges désagréable. Et si tout le monde fait ainsi, les directeurs de salles s’adapteront, bien obligés. Et comme tout le monde continue quand même à aller voir des films, c’est que le bénéfice ressenti par les spectateurs est supérieur à la gêne occasionnée par la pub. Tu es donc minoritaire. Pire : tu es incohérent puisque tu continues à y aller… A moins bien sûr que ta gène soit aussi inférieure au bénéfice d’aller voir le film, auquel cas, tu nous joues simplement la diva à caprices.

        2. Typhon

          Si vous manquez d’esprit de synthèse au point d’être obligé de reprendre point par point chaque petit détail, c’est votre problème, vous n’êtes pas obligé de répondre à chaque paragraphe.
          Pour ce qui est du cinéma, c’est l’horaire de la séance qui est indiqué, et ce n’est pas forcément facile de savoir le décalage entre les deux. En outre, ça fait bien près d’un an que je n’y suis pas allé (Pas uniquement à cause de la pub).
          Et la télévision, je ne l’ai pas chez moi (je suis en vacance, je le dis avant que vous ne vous demandiez comment je peux dire qu’il m’arrive d’avoir la faiblesse de l’allumer si je n’en ai pas).

          Je fais tout ce que je peux, je crois. C’est même pas un effort conscient.
          À part devenir ermite ou me barricader, certes. Faut bien vivre.

          Typhon

      1. Before

        Je me permets de reposter le lien que j’ai indiqué plus haut.
        ça devrait vous plaire (et pourquoi pas, vous inspirer) :

        http://www.koreus.com/video/experience-publicite.html

        Note : je n’ai aucune sympathie particulière pour les pubeux, mais je suppose qu’il faut faire avec, et qu’il faut se protéger soi-même, autant qu’on peut, éduquer ses enfants, leur expliquer la différence entre un journal télévisé, une pub, un film ou une série télé, bref agir pour le mieux à son niveau.

    2. gnarf

      Ici en Pologne, quand un batiment de l’ere sovietique, noir et gluant, entre en renovation, on couvre l’echafaudage d’une publicite gigantesque. En ce moment, un batiment des plus tristes est recouvert d’une magnifique creature en bikini de 30 metres de haut, avec juste un logo de la marque.

      C’est tres agreable a regarder, c’est impressionant, l’installation avec du materiel d’alpinisme, les imprimantes. La toile sur laquelle est imprimee la publicite laisse passer une partie de la lumiere pour les gens qui habitent le batiment. Par transparence on devine les fenetres derriere la toile. Le nez de la belle fait 1m70.

      Et quand ils l’enlevent, le batiment est renove, sable, repeint de frais. Cette publicite embellit le quotidien, son gigantisme est poetique, elle empeche le sable et la poussiere d’aller partout, permet aux renovateurs de gagner plus donc de proposer des renovations moins cheres, donc de renover plus de batiments.

      Vous ne pouvez pas comprendre, mais merci la pub!!!

    3. Théo31

      « La publicité, c’est la laideur et l’idiotie qui salit tout ce qu’elle touche. »

      T’as raison : la musique, la poésie, la peinture, c’est de la bonne grosse merde qui ne mérite aucune publicité.

    4. Calvin

      Eh, Typhon, n’hésite pas à harceler les méssants publicitaires.
      En commençant par EuroRSCG, tu auras plus de chance d’aller en taule.
      Et, là, c’est :
      – moins de publicité, moins de panneaux publicitaires,
      – du Nutella à pas cher !!

  25. Emma

    Votre talent de pasticheur est exceptionnel, ces vieilles pubs et cette déclaration cerfa de blessure sentimentale sont à collecter. Vous êtes combien à bosser sur vos articles ?

    Bravo !

    1. Calvin

      J’ai toujours pensé qu’il(s) étai(en)t seize, sur le coup.
      Mais ce doit être le résultat d’un clonage turbo-libéral…
      Et à l’origine un seul gars avec un cerveau de malade (comme je les aime !!)

  26. pseudoToda

    Cher h16, en attendant ta visite , et d’avoir l’occasion de te faire avaler les produits de ma terre, je te suggérerais juste de faire un peu attention à ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas…pour me donner en exemple, et exagérer pire qu’une marseillaise, je te dirai que j’ai préféré allaiter mes mioches plutôt que de les faire profiter du gentil progrès et du lait maternisé , qui m’aurait permis de bosser et d’accumuler du pognon et des points de retraite plutôt que de rester à la maison, les mamelles à l’air disponibles au bon vouloir de micro tyrans familiaux….
    Certes, voir l’allaitement maternel comme un cas extrême de locavorisme peut surprendre… degré zéro de réalisme économique….
    Mais, ce qu’on ne voit pas, c’est le lien humain….
    Actuellement, dans notre société d’opulence, tout le temps que l’on consacre aux autres est un trésor inestimable….

    C’est pour cela que je me permet de poster cette vidéo…
    https://www.youtube.com/watch?v=KGwrcVWI6bw&feature=player_embedded#!
    et celle ci aussi…
    https://www.youtube.com/watch?v=D8cMSzXIjwI&feature=player_embedded

  27. gem

    C’est toujours surprenant ces gens qui ne comprennent pas qu’attaquer certains procédés des anti-pub, ce n’est pas une défense de la pub (qui est parfois très belle et parfois très chiante ; comme n’importe quelle spectacle, on ne peut rien en dire de général).

    Moi j’aime pas la pub ; ni les 4×4 en ville ; ni tout un tas de choses, comme un bobo de base. J’aime encore moins les anti-pub et consorts.

    1. Typhon

      La publicité n’est pas un spectacle, on peut au moins dire ça de général et d’objectif à son sujet. Le but d’un spectacle est de divertir, le but d’une publicité est de rameuter le chaland et de faire vendre.

      1. Allons. Il y a des publicités qui sont de véritables spectacles. Comme il y a des spectacles qui sont de véritables merdes publicitaires.

        1. Typhon

          Vis à vis de la pub, je me sens un peu comme une jeune femme face à un gros beauf qui ne connait pas le sens du mot non et qui cherche désespérément à la convaincre de coucher par une série de démonstrations toutes plus élaborées les unes que les autres, mais qui ne peuvent pas faire oublier son but final, de sorte que tout ses beaux discours sont frelatés.
          La différence, c’est que si un gros beauf emmerde un peu trop une jeune femme, elle peut porter plainte pour harcèlement.

          De la même façon, quel que soit le degré d’inventivité des publicitaires, elle ne fera jamais oublier que c’est tentative de me prendre mon temps de cerveau disponible pour me fourguer de la camelote.

          On a beaucoup reproché sa phrase à Le Lay, mais personnellement, je lui reconnaît le courage d’avoir dit la vérité. Comme ça les choses sont claires.

          Amis capitalistes, si vous voulez absolument que j’achète vos produits, arrêtez de filer votre blé aux publicitaires, donnez-le moi directement. Je ne suis pas un ennemi de la société de consommation, moi.

          Typhon

        2. Typhon

          Oh non, moi je travaille pas, travailler c’est trop dur (et voler c’est pas beau).

          Ensuite, c’est me faire bien peu de crédit que de penser que je n’ai pas conscience de l’outrance de mes déclarations. J’aime bien exagérer mes émotions. En plus Internet, pour obtenir autre chose que de l’indifférence de la part de l’interlocuteur, il faut pousser assez loin.
          Ce qui ne veut pas dire que je renie ce que j’ai écrit. Simplement, j’ai mieux à faire des mes journées que nuire aux publicitaire autant qu’ils ne me nuisent. Par exemple, déblatérer dans les commentaire de blogs.
          Ça me permet de faire la pub de mon propre blog (faut pas y aller, y a que des conneries dessus).
          Mince alors, quelle ironie !

          Typhon

          1. J’ai été sur ton blog. Il est rigolo.
            Mais bon, y’a pas besoin de faire dans l’outrance. En général, dire la vérité, de façon un peu crue, suffit largement à effaroucher. D’ailleurs, regarde : j’ai simplement balancé quelques trucs évidents, et pouf, tu es venu et tu as réagi.

            ;)

        3. Mateo

          « Ça me permet de faire la pub de mon propre blog »

          Ah, moi je pensais que le but de la pub c’était de flatter un produit, et non le dénigrer.
          Ou alors… Allez avoue, c’est un blog « concurrent » que tu essaies de dénigrer en lui faisant la pire des pubs possibles, n’est-ce pas?

        4. Typhon

          Dénigrer pour populariser est une technique d’avenir. Ceux qui apprécient trouvent ça ironique et se trouvent vachement intelligent, et ceux qui détestent ne peuvent pas se plaindre de ne pas avoir été prévenus.
          Dali disait, parait-il, « Parlez de moi. Même en bien. »
          Il avait raison.

          Typhon

        5. Mateo

          Ah, tout s’explique alors!

          h16, c’est une technique: il fait exprès de passer pour un [censuré] afin de se dénigrer pour populariser son blog… « Houuuuu, alors ça c’est très tordu mais bougrement intelligent » comme le disait Mr Pignon.

    2. Nepenthes

      « C’est toujours surprenant ces gens qui ne comprennent pas qu’attaquer certains procédés des anti-pub, ce n’est pas une défense de la pub »

      Seule une fréquentation assidue de ce blog permet de bien recontextualiser certains billets, de prendre du recul, de ne pas s’offusquer pour rien. Est-il vraiment surprenant que des internautes qui ne viennent ici qu’épisodiquement lisent de travers la moitié des arguments avancés ? N’est-ce pas dévaloriser le travail d’h16 qu’estimer qu’il est accessible au premier quidam venu ?

  28. pierre

    Dans le même esprit illuminé le clan du néon et une philosophie
    « la nuit. L’éclairage de la voie publique ne doit pas être financé par des fonds privés, mais par des fonds publics. C’est pourquoi tant que les rues seront inondées de néons privés, tant qu’elles seront dénaturées par la publicité imposée, nous continueront d’exprimer notre désaccord et notre mécontentement en éteignant les néons. »
    http://clanduneon.over-blog.com/

  29. Calvin

    Tiens, cet article récent est arrivé à la troisième place des articles les plus populaires de ce blog !

    A ce propos, H16, c’est possible d’avoir plus de 10 articles populaires qui remontent, parce que je m’y réfère souvent, et que je ne peux pas tous les mettre en favoris !??!

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