Libres !

On reproche souvent aux libéraux de se cantonner à la seule critique du système, sans jamais se lancer dans l’action concrète et mesurable. Vu la nature profondément interventionniste des politiciens et vu l’opinion publique, façonnée par des journalistes majoritairement à gauche, toute tentative d’impacter un peu la politique française sera une bataille rude et épuisante, avec de faibles chances de succès. C’est à ce titre qu’une action comme celle du Collectif La Main Invisible doit être dignement saluée.

Ce collectif, fondé par Stéphane Geyres et Ulrich Génisson, est parvenu à rassembler dans un même ouvrage le travail d’une centaine d’auteurs libéraux, et deux cents parrains qui se sont engagés à aider à faire connaître et diffuser le livre résultant de cette fusion.

Le but de ce collectif est simple : en créant un ouvrage abordable tant intellectuellement que financièrement, il souhaite mettre à la portée de tous les bienfaits du libéralisme, les vertus et avantages de la liberté. Ce livre a pour simple ambition de créer une porte d’entrée sur le libéralisme, un accès pour ceux qui cherchent sincèrement à savoir ce que recouvre ce terme tant galvaudé depuis qu’on leur a demandé d’abandonner, progressivement, leurs libertés au profit d’un état-nounous toujours plus gros et plus exigeant.

De la même façon que l’équipe de campagne de Bastiat pour la Présidentielle de 2012 avait, en son temps, lancé une vidéo qui demandait si les citoyens n’avaient pas fait fausse route en réclamant toujours plus de droits, au profit d’une sociale-démocratie maintenant obèse, le Collectif La Main Invisible propose, par cet ouvrage, de titiller l’esprit des gens curieux et réellement ouverts d’esprits, en abordant, de façon didactique et claire, une grande quantité de sujets sous l’angle libéral.

Découpé en six grandes parties (les principes libéraux, le travail, les enfants, les décisions personnelles sur sa propre vie, les choix de société, et le rôle de l’état), l’ouvrage aborde en cent sujets, par la plume de cent auteurs différents, cent façons de voir la vie et la société, et comment la philosophie de la liberté répond aux défis actuels.

C’est d’autant plus pertinent qu’à la lecture, on se rend compte sans forcer que, pour chacun des sujets traités, les réponses apportées sont régulièrement celles qui sont combattues par des livraisons massives de prêt-à-penser des socialistes et thuriféraires de l’action étatique. Autrement dit, toute personne qui lira « Libres ! » ne pourra s’empêcher de remarquer la différence saisissante entre d’un côté les positions et thèses qui y sont défendues, et de l’autre, le discours permanent d’assistanat et de renoncement aux libertés que les médias en cheville avec le pouvoir et les politiciens s’emploient à distiller.

De façon inconsciente maintenant, les idéologies étatistes, interventionnistes, collectivistes ou socialistes sont devenue à ce point omniprésentes, ont à ce point envahi toute la pensée banale de tous les jours, que le moindre discours un tant soit peu libéral apparaît en contraste violent, comme des rayons de lumières colorées dans une pièce sombre dont les murs sont peints en camaïeux de gris.

La lecture d’un tel livre offrira donc un renouvellement franchement rafraîchissant à toute personne prête à entendre autre chose que le crin-crin habituel des médias. Et puis, pour ne rien gâcher, les deux cofondateurs ont réussi à impliquer des auteurs majeurs du mouvement libéral, comme Serge Schweitzer, Henri Lepage, Jacques de Guénin, Damien Theillier, Thierry Aschrift, Pascal Salin, Philippe Simonnot, Pierre Lemieux, Jean-Louis Caccomo, Vincent Bénard, Bertrand Lemennicier, et bien d’autres encore (qui me pardonneront je l’espère de ne pas les avoir cités ici).

Enfin, pour 12 euros seulement (prix non seulement démocratique, mais franchement libéral), il serait dommage de se priver d’une lecture de chevet facile à digérer. On pourra en faire l’acquisition (par cartons de 100, au moins) sur Amazon.fr, dans les Fnacs et toutes les bonnes librairies. D’autre part, la genèse du projet, qui aura occupé tous le temps libre, nuits agitées incluses, des deux co-fondateurs pendant l’année écoulée, est décrite en détail dans le dossier de presse (lisible ici) et qui permettra au lecteur intéressé de se rendre compte de toute la somme de travail qui fut investie dans cette production.

Je vous encourage tous à acheter, faire connaître et offrir « Libres ! » et à laisser un petit mot d’encouragement et de félicitations aux cofondateurs, Ulrich et Stéphane.

Bonne lecture !

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Commentaires59

        1. Calvin

          J’ai toujours cru que le « 16 » de h16 venait de « 4×4″, le véhicule polluant et destructeur de banquise où les gentils ours communistes meurent dans d’affreuses souffrances néo-libérales…

  1. Josselin

    Nombreux sont les français qui restent persuadés que l’Etat-nounou est ce qu’il y a de mieux pour eux, pour la société. Ne serait-ce que dans ma famille plus ou moins proche, certains veulent que l’Etat leur ôte les libertés et les responsabilités individuelles.
    La majorité n’est à mon avis pas encore prête à passer au libéralisme, encore moins à écouter des arguments qui iraient à l’encontre de plus de protection étatique.

    Même si cet ouvrage mérite d’être connu et lu de tous, à mon avis il ne va faire des émules que parmi les déjà-convaincus, et c’est bien dommage.

    1. Le livre est présenté en petits chapitres digestes. Tu peux aborder une question, trouver une réponse dans le livre, et de fil en aiguille, le lire ou le faire lire ainsi.
      Enfin, c’est l’idée.

    2. Alex6

      Oui, c’est desesperant.
      Je me lance souvent a l’assaut de quelques lieux communs avec des proches, adeptes inconditionnels de l’intervention de l’etat a tous les etages. Les discussions se terminent toujours par « tu as raison, c’est vrai que…, tu epelles comment Bastiat? etc… »
      Un ou deux mois plus tard, je peux recommencer a zero avec ces memes personnes, tout a ete oublie et les memes aneries me sont repetees en boucle.
      Le lavage de cerveau a parfaitement fonctionne et j’ai abandonne plus ou moins l’espoir de convaincre qui que ce soit de la justesse du systeme liberal. Je defend encore mon point de vue mais par pur amour de l’exercice rhetorique. No future.

  2. ZaD

    Si je puis me permettre si le but est de faire découvrir le libéralisme aux profanes c’est maladroit de choisir « la main invisible » comme nom de collectif et de le mettre en aussi gros sur la couverture. C’est typiquement le genre de truc qui fera ricaner le socialiste français moyen et lui fera considérer le livre comme un morceau de propagande turbo-néo-libéral. C’est malheureux mais je pense que du coup l’ouvrage ne sera pas lu par beaucoup d’autres que les déjà convaincus.

    1. Nord

      Pas faux, mais j’ai la faiblesse de penser que seul un bas-du-front s’arrêtera au nom du collectif – que je soutiens!

      J’ai bien lu Lordon, moi …

      1. Flo

        Calvin, vous dîtes ça en plaisantant (?) mais beaucoup (BEAUCOUP) de socialistes plus ou moins assumés prêchent le discours moyen officiel mais pensent et agissent selon des principes proches de ceux que je suppose décrits dans cet ouvrage sitôt qu’il s’agit de leurs affaires personnelles privées ou professionnelles.
        C’est à la fois heureux et malheureux.
        Heureux parceque si ce n’était pas le cas, ça fait longtemps que notre société aurait plongé encore plus vite dans les abymes.
        Malheureux parceque ce serait quand même bien mieux s’ils arrêtaient leur propagande délétère.

        1. Calvin

          Evidemment, qu’au niveau personnel, les gens appliquent les règles élémentaires qui fonctionnent (l’instinct de survie, la propriété, le choix), mais se comportent en groupe (en corps électoral) à l’opposé de ce qu’ils prônent.
          Cette hypocrisie explique grandement l’aveuglement Français qui permet au conducteur du véhicule (Normal 1er) de nous envoyer à fond dans le mur de la Réalité.

          Ce que j’ai écrit était une plaisanterie, car j’imagine mal les socialistes reprendre les méthodes des nazis (autodafé des livres), mais, au fond d’eux-mêmes, ils en meurent d’envie.
          Ils font mieux : ils ont décrété une pensée unique.

        2. Joe

          Oui, oui, d’ailleurs, regardé les plus « socialistes » d’entre nous, les Fabius.

          A ce sujet, je crois que ce fait divers était un peu passé sous le radar : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/01/thomas-fabius-condamne-a-15-000-euros-d-amende-pour-abus-de-confiance_1530664_823448.html

          En gros, Lolo fils a détourné 90k€ (pff, une paille), a avoué que c’était vrai (plaider-coupable) et a été condamné à 15k€ d’amende dont 10k€ avec sursis… Soit un bénéf net de 85k (net d’impôt ?)

        3. Aristarque

          Abyme correspond à une image dont une représentation plus petite y est insérée.
          On plonge dans l’abîme (les abîmes) ou dans l’abysse (les abysses).
          Quant au comportement (syndrome ?) « faîtes ce que je dis et pas ce que je fais », il est une seconde nature chez les socialistes de droite ou de gauche…

        4. Flo

          @Aristarque : je me disais bien qu’il y avait quelque chose de louche avec cet « abyme » en l’écrivant mais je n’ai pas eu le temps de vérifier.
          Merci de la correction. Bonus : j’ai appris un mot nouveau et sa signification.

          @ Joe : je ne sous-entendais pas néanmoins que les valeurs libérales que certains socialistes appliquent dès qu’il s’agit de leurs affaires personnelles étaient du type « abus de confiance », qui n’est certes pas une valeur libérale mais un délit pénal!

  3. Marco33

    H16 : ce n’est pas Hubert Sishédisse?
    En tout cas, voilà une belle initiative. Et preuve que l’artisanat ne plombe pas le moral mais tuyaute nos esprits avec un humour à la soude caustique…

  4. Charentais libéral

    je l’ai commandé à l’instant, afin de l’expliquer à mes petits camarades…socialo-communistes ! et ils sont nombreux ici. On va rire !! car je n’arrête pas de leur citer Bastiat, en leur précisant qu’il a été le premier homme politique français à demandé le droit de grève et de droit syndical, en 1849 à la tribune de l’assemblée nationale et qu’il siégeait également à gauche. Du grain à moudre ce livre ! car n’est-ce-pas que notre devoir de les éduquer, ces petits bisounours !

  5. Aristarque

    On a du mal à se lancer dans l’action parce qu’à la moindre velléité de mettre en avant un quelconque projet libéral, nos maigres troupes (pour le moment) subissent immédiatement un tir de barrage de tous les cuirassés lourds de la pensée étatique conforme auprès desquels la classe Yamato passerait pour celle des avisos…

  6. Toni

    Alex06 a écrit : »Un ou deux mois plus tard, je peux recommencer a zero avec ces memes personnes, tout a ete oublie et les memes aneries me sont repetees en boucle. »

    Je n’ai pas eu la patience d’Alex06, ces proches là sont maintenant en dehors de ma vie. Nous ne nous sommes pas rencontrés physiquement, ni n’avons échangé de paroles et de mails depuis 2 ans et 9 mois. Nous sommes des individus juxtaposés qui ne partageons rien en commun.

    Des comme ça il y en a des centaines de milliers en France, même si je réponds par oui non, je me demande des fois ce que je fous dans ce pays.

    1. Mateo

      Me suis demandé ce qu’était Presstalis, alors je suis allé sur Wikipedia. En fait c’est le nouveau nom des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP).

      Et la page WP rappelle quelques faits (h16 en avait fait au moins un billet d’ailleurs):

      « Ce système de distribution attire les foudres de certains groupes de presse dont Metro International dont les colporteurs ont été agressés en 2002 par des membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT des NMPP. »

      « Plusieurs affaires émaillent l’histoire des NMPP liées de manière générale au Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT. »

      « À la fin des années 1980, un trafic de bobines de papier est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma. Les imprimeries de tous les quotidiens nationaux étaient concernées, et Fidel Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Syndicat du livre. Robert Hersant, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l’affaire plutôt que d’affronter une grève. » (mais non il est pas politisé notre syndicat. Et puis Fidel Castro, le régime cubain tout ça, ce sont des modèles d’humanisme)

      « Fin 1991, la direction des NMPP découvre une cache d’armes de 5 000 fusils, carabines, armes de guerre avec leurs munitions dans l’un des hangars de Saint-Ouen. Ces armes, détournées lors de la faillite de Manufrance et stockées là par des ouvriers CGT en 1980, ont été clandestinement stockées au sein même des NMPP en attendant un hypothétique Grand Soir. La direction des NMPP alerte la justice mais s’abstient de porter plainte, le scandale est étouffé, le gouvernement négociant directement avec la CGT. »

      « En 2003, un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers. Le préjudice est estimé à 3 millions d’euros par an. »

      Pas de plainte. Jamais. Trop dangereux. À part ça, la CGT ne se rapproche pas du tout des mafias…

      1. Dark Vador, de l’académie française

        Dimanche dernier (le 23 septembre, donc), les kamarades ont bloqué l’édition du Journal du Dimanche.
        Pourtant le même journal était en vente à Bastille le matin même.
        Trafic, trafic, trafic ….

      1. Dark Vador, de l’académie française

        Normalement ça devrait péter fort la semaine prochaine. Le centre de tri des publications traite les titres en avancé à forte dose en prévision.

        Au centre export de Gonesse, qui livre la presse dans le monde, les hebdomadaires sont « au mur », les kamarads refusent de traiter ce qui s’est accumulé pendant leur mouvement de 24h d’hier. Dans la presse, ne pas traiter un hebdo ou un quotidien ‘en chaud’ relève de la haute trahison.

        Le chef des kamarads en appelle à Filippetti, ministre de l’espace Culture et détente.
        Les plans de secours anti-grève sont prêts. Mais tous savent qu’en face ils ont à faire avec des desesperados, encouragés par 30 ans d’impunité (voir message de Mateo), et motivés par le fait qu’ils sont CERTAINS de ne jamais retrouver de boulot après leur licenciement bien mérité.
        Il vaut mieux dire qu’on a fait 30 ans de prison pour braquage plutôt que de dire qu’on a été ouvrier du Livre. Au moins, avec le braquage, on bénéficie de l’honneur des bandits.

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