Une facture d’énergie qui n’en finit pas de gonfler

L’hiver approche et on sent déjà poindre des factures énergétiques bien poivrées. Le réchauffement climatique, qui n’en finit pas de ne pas arriver, ne permet pas de tabler sur des hivers doux et le chauffage coûte conséquemment de plus en plus cher. D’autant que le gouvernement, en bon collectiviste qu’il est, s’emploie à rendre encore plus rares et plus chères les ressources énergétiques du pays.

On se souvient qu’il y a à peine un mois, il avait d’ailleurs lancé l’idée complètement idiote d’un tarif progressif de l’énergie, idiote tant sur le principe que sur la mise en pratique ; dans le principe, cela revenait à discriminer le consommateur en fonction de son revenu — et au revoir l’égalité — et dans la pratique, cela imposait une myriade de collections de données personnelles par des moyens tous plus invasifs les uns que les autres, en parfait petit Big Brother orwellien que le gouvernement veut devenir.

En plus, la proposition de loi était à ce point mal boutiquée qu’elle a dû être retirée promptement et discrètement pour éviter un échec retentissant à l’Assemblée, sans compter que la mise en application des principes de bonus/malus proposés est si compliquée que même les articles d’éclaircissement dans la presse grand public donnent … froid dans le dos.

Mais ce qu’il y a de particulièrement préoccupant dans ces manœuvres politiciennes amphigouriques, c’est qu’elles visent en définitive à amoindrir les effets catastrophiques provoqués par l’État en premier lieu. Autrement dit, les élus planchent sur le rattrapages d’usines à gaz d’élus précédents en proposant leur propre usine à gaz.

En effet, l’énergie, en France, est une véritable pétaudière incompréhensible où la moindre modification des lois et tarifs se transforme en lâcher d’épileptiques dans un champ de mine (et si l’on en croit les prévisions, les explosions — de prix notamment — ne sont pas prêtes de s’arrêter). Il suffit pour s’en convaincre de jeter un oeil à une banale facture EDF. En général, le consommateur, résigné, s’arrête à ce morceau-là :

facture edf - total

Au dos de ce tarif, on trouve pourtant le détail ci-dessous qui provoque immédiatement quelques questions :

facture edf - detail

La consommation s’établit donc, dans notre exemple, à 222.72 euros, et l’abonnement à 15.42, soit donc un total de 238.14€. Sur cette somme, il faut ensuite rajouter les taxes et contributions pour un montant de 53.12€, puis les taxes sur les taxes (oui oui, vous ne rêvez pas, la TVA s’applique aussi aux taxes déjà perçues) pour un montant de 54.58€. La taxation complète monte donc à 107.70€.

Dit autrement, dans le cas de cet exemple d’une banalité parfaitement coutumière à un nombre important de familles françaises, l’État gobe plus de 45% de taxes diverses justifiant son existence et la façon dont il distribue généreusement son électricité (généreusement, mais pas gratuitement). Dans ces 45%, on trouvera une part non négligeable d’abondement aux comités d’entreprises des sociétés distributrices, qui, comme on le sait maintenant, servent dans le cas d’EDF et de GDF de financement à peine camouflés à des syndicats.

Rien qu’à ce stade de la réflexion, il est piquant de constater que si l’Etat était à ce point concerné par le pouvoir d’achat de ses administrés, la simple baisse des taxes, sans rien toucher des tarifications de l’énergie elle-même, permettrait de dégager des marges de manœuvre (les baisses fiscales pouvant être largement compensées par une vraie baisse des dépenses ailleurs).

Allons plus loin. Dans la précédente facture, on note que 10% du prix (soit un peu plus de 34€) est lié aux énergies renouvelables. Cette question des énergies renouvelables mérite plus qu’une petite phrase au détour d’une conversation de comptoir.

En effet, en se penchant sur cette question, on peut exhumer un récent rapport de la Cour des Comptes, consacré au coût de développement de la filière nucléaire. On trouve (p.48) que ces investissements s’élèvent en tout à 188 milliards d’euros, et les dépenses courantes (p.81) à 9.6 milliards d’euros par an. Si l’on additionne ces investissements initiaux et les charges futures actualisées, on trouve un total pour le nucléaire de 226.4 milliards d’euros. Mettons 230 milliards et n’en parlons plus.

Le nucléaire, c’est plus de 10.000 Terawatt.heures de production électrique. Le démantèlement de ce nucléaire, estimé par des experts, varie entre 12 et 36 milliards. Même en prenant l’hypothèse haute et en démantelant demain les centrales sans qu’elles produisent un seul kWh de plus, le kWh d’origine nucléaire nous aura donc coûté 2.7 centimes d’euro à la production (hors frais d’acheminement, d’entretien du réseau, etc).

Si l’on compare ce coût avec celui de l’éolien, on ne peut que faire la grimace : avec, en France, 140 TWh produits en 2010 pour 6 milliards d’euros, cela fait 4.3 centimes du kWh, soit substantiellement plus que le nucléaire (et ce coût n’inclut aucun démantèlement, car chacun sait que les grosses turbines éoliennes seront toujours en parfait état dans 20 ans). Ce coût ne tient évidemment pas compte non plus des dégâts environnementaux nécessaires à la collecte des terres rares utilisées dans les aimants permanents de ces turbines (on s’en fiche, les petits Chinois qui meurent à cause de l’exploitation du néodyme sont loin des yeux écolos, donc loin de leur cœur). Et bien évidemment, ce coût n’inclut pas non plus les nombreuses subventions qu’il aura fallu payer à l’installation des éoliennes, aux entreprises qui les fabriquent, au rachat par EDF de l’électricité produite, et aux coûts engendrés pas le déploiement ou la maintenance des installations thermiques traditionnelles pour compenser les baisses de régime des éoliennes (parce que le vent, il n’y en a pas tout le temps, au contraire de la demande en électricité).

how do we get global warming back ?

Pour le photovoltaïque, la plaisanterie est plus amère encore. En France, un panneau d’un mètre carré produit en moyenne 100 kWh par an, un peu plus dans le Sud, et un peu moins dans le Nord, et pendant 20 ans, à la louche. Cela fait donc 2000 kWh de production par m² (en omettant, par facilité, la baisse de rendement avec l’âge). Si l’on revient à la facture EDF ci-dessus, on constate que la part d’électricité d’origine fossile en France est de 8%. Un mètre carré de panneau économisera donc pendant sa vie le pétrole nécessaire pour produire 160 kWh d’électricité, soit environ 34 litres de carburant. Pour sa fabrication, ce panneau, fabriqué en Chine, aura nécessité une centaine de litres de carburant (sans parler de son transport et de son installation). Ce qui veut dire que pour chaque m² de solaire en France, on a cramé environ 70 litres de pétrole qui ne seront jamais remboursés par la production verte induite (pour rire, cela fait 160 kg de CO2 supplémentaires dans l’atmosphère, en pure perte, pour … lutter contre le CO2 dans l’atmosphère).

Autrement dit et dans un cas (l’éolien) comme dans l’autre (le photovoltaïque), l’énergie gratuite de mère nature et distribuée généreusement pour rien par Gaïa coûte un pont.

Et alors que le prix du pétrole augmente à mesure que le dollar et l’euro s’effondrent, et que les tensions dans les pays du Moyen-Orient s’accroissent, le pompon de cette affaire reste que la France s’est elle-même interdit d’utiliser les ressources de son sol, favorisant ainsi par écologie mal gobée les lobbies du nucléaire : haro sur le gaz de schiste ! Bien sûr, on trouvera toujours pour expliquer ce choix consternant des gogos prêts à défendre les fadaises ridicules sur le mode « Gasland ». A ce sujet, le documentaire Truthland mérite le détour :

Les tarifs de l’énergie, en France, vont continuer à grimper. Comme d’habitude, ce seront les personnes les plus en difficultés, les classes sociales les plus défavorisées puis les classes moyennes qui en souffriront le plus. Des solutions, pour baisser les tarifs, maintenant et de façon efficace, existent, que ce soit par la diminution des taxes, par l’arrêt des aventures « renouvelables » coûteuses et inutiles, et par l’exploitation sensée des ressources disponibles.

Mais aucune de ces solutions ne sera employée pour des raisons purement dogmatiques. En France, on préfère se peler les miches et avoir une énergie coûteuse, parce que souffrir et faire souffrir, c’est s’imaginer protéger la planète, c’est croire construire du lien social, et c’est surtout la bonne méthode pour rendre tout le monde égal dans le besoin.

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Commentaires109

  1. Marco33

    Les français seront fan de gaz de schiste quand ils en auront marre de voir qu’ils paient de plus en plus cher leur énergie, et qu’ils auront appris qu’ailleurs le gaz de schiste a fait baisser le coût de cette énergie.
    Mais quand le changement aura lieu, nous serons les derniers, comme d’hab…
    Serait-il possible d’avoir plus de détails sur le rapport économie de pétrole / coût en pétrole concernant le photovoltaïque? J’ai bien envie de balancer dessus!

  2. Le Gnome

    Lécologie a quand même piqué pas mal au catholicisme, depuis le péché originel (celui d’être né), de persévérer dans celui-ci (consommer), et la flagellation ( par le biais du portefeuille), tout cela pour un dieu mythique (Gaïa).

      1. Higgins

        On a le socialisme (Normal 1er), le nationalisme (le ministre improductif et des veaux sous la mère) et l’écologisme (les khmers verts). La boucle est bouclée.

  3. Woland

    Vous exagérez h16! Vous voulez donc ôter de la bouche le pain des fonctionnaires de Bercy, de nos gentils GO et GM des CE de nos grands groupes énergétiques! Vous voulez détruire tous ces emplois des industries vertes qui survivent avec l’argent gratuit qui tombe du ciel et permettent d’avoir un taux de chômage que la planète entière nous envie!
    Vous n’êtes qu’un sale égoïste, h16, et vous finirez pendu le jour de la grande révolution prolétogaïenne. Mais comme vous nous faites rire (jaune), vous aurez droit à un réverbère pour vous tout seul…

  4. Higgins

    Heureux de savoir que le projet purement liberticide de bonus-malus écologique est un peu oublié (jusqu’à la prochaine fois comme le précise l’article en lien!).
    Un autre aspect du débat énergétique dans la « doulce France » est l’état du réseau de distribution. Un de mes amis travaille dans cette belle entreprise que le monde entier nous envie, plus précisément dans un petit centre de distribution comme il y en a tant (ces agents qu’on aperçoit montés sur les poteaux en train de réaliser ou de réparer les lignes qui nous approvisionnent ou qui installent les disjoncteurs et les transformateurs. Notons au passage que ce sont de plus en plus des sociétés privées qui réalisent ce travail. Peut-être est-ce du, entre autres, au coût un peu élevé de la main d’œuvre interne à sa compétitivité discutable et à la main-mise effectuée par les syndicats maison, etc ?..). Dans de nombreuses régions, les réseaux sont, comment pourrait-on dire, dans un état de délabrement avancé et ne tiennent que par miracle (passons sur le mode fonctionnement de ces centres qui, influence socialo-communiste oblige, sont parfois assez curieux avec, par exemple, des agents qui passent plus de temps en récupération d’heures supplémentaires – parfois plus de trois mois d’affilée – qu’au travail quand ce n’est pas en arrêt maladie). La faute au temps qui passe, à la culture soviétique de l’entreprise, au laxisme institutionnel, etc… La facture sera très lourde le jour où il faudra payer (un peu comme la SNCF et Réseau de France). Mais la voix du Parti commande que tout va bien.

    CPEF

    1. Aristarque

      Ton texte explique très bien pourquoi ERDF emploie des sociétés privées pour ses besoins internes.
      Il est difficile de lancer des travaux lourds de construction/entretien de lignes électriques avec des mous du genou à 30h/semaine officielles, arrêts de maladie à répétition (voir la moyenne d’arrêts annuels par agent établi par la Cour des Comptes), récupération d’heures sup (?), etc…
      ET puis, ces sociétés privées, on peut se permettre de les payer avec des délais très supérieurs à ceux des salaires, par exemple.
      Ayant été fournisseur d’EDF pour les besoins de leurs locaux jusqu’en 2007, les délais officiels de paiement à 60 jours par virement ponctuel qui deviennent 107 à 110 jours par chèque reçu encore à encaisser, je connais!… et j’ai arrêté puisque cela devenait intenable en besoin de trésorerie permanente…

      1. Higgins

        Merci de corroborer mes dires. Ayant aidé cet ami à sortir d’une sale histoire de harcèlement moral (il ne fait pas bon se mettre en travers de certains intérêts), je dois dire avoir été stupéfait de ce que j’ai pu découvrir.

      2. bruno

        J’ai connu également quelqu’un comme ça, « agent » d’EDF, en arrêt maladie depuis 2 ans pour des entorses à répétition, passant ses journées à faire du parapente et à bricoler le moteur de sa bagnole…

        C’est beau la vie aux frais des autres.

  5. Aristarque

    Dans l’un des renvois de votre article figure une carte de France avec les zones climatiques qui serviraient de paramètres déterminants des besoins « normaux » de chaleur dans les calculs fumeux que nos délirants branleurs rêvent de concrétiser.
    Je note, sous réserve d’explications techniques détaillées, des zones qui me paraissent anormalement classées, par exemple :
    la zone H2b incorpore le Cher parce que bénéficiant donc de l’effet du climat océanique, du gulf stream, etc…
    On est, à la louche à 400 kms de l’océan, ce qui me paraît loin pour l’effet océanique.
    Mais la zone H1c s’étend des Alpes du Nord jusqu’à la Haute- Vienne soit à environ 200 kms de l’océan.
    Donc, on est plus au sud, nettement plus près de l’océan que dans le Cher et le climat est plus rude puisque classé au niveau des hautes montagnes…
    De même, la côte d’Or s’enfonce comme un coin dans la zone H2b alors qu’il devrait faire partie de la zone H1c.

    Donc, à un postulat fumeux, on ajoute un découpage paramétrique surprenant, ce qui ouvrirait la porte à des contestations à n’en plus finir propres aux effets de frontières selon que vous êtes du bon côté ou du mauvais côté à quelques kilomètres près…

    1. Elphyr

      Le Méditerrannée c’est pas l’océan, c’est la mer !
      /sarcasm off

      Le découpage est, à mon avis, plus à valeur administratif (ie copinage, petits arangements &co) qu’à valeur réel (en France on a quand même la chance d’avoir un climat très variable selon les régions).

      1. Aristarque

        Très probablement pour le bête découpage administratif.
        Mais je parlais de la haute Vienne qui est bien plus proche de l’océan atlantique que le Cher.
        😉

        1. h17

          Rassure-moi tu as comparé les données climatiques des deux départements, tu ne t’es pas contenté de mesurer les distances au double décimètre dans ton atlas de poche ?

    2. Deres

      Et encore, imaginer l’arrière pays de Nice et le Mercantour où des villages à plus de 1000 m d’altitude vont être considérés comme les villes de la côte …

  6. Aristarque

    @H16
    Disons nous bien que tout ce qui est tarification dépendant de l’Etat ne cessera pas d’augmenter sous tous les motifs possibles.
    Tous étant soumis à la TVA et, comme Il ne craint pas en sus, d’y soumettre d’autres taxes intermédiaires, le but est que la TVA crache de plus en plus sans devoir augmenter le taux facial de TVA…
    On est en société collectiviste ou on n’y est pas et comme il faut bien nourrir le Moloch pour garantir à tous ses membres une correcte vie au milieu des décombres du pays…

  7. dede

    Un detail me chagrine :
    « Dit autrement […] l’État gobe plus de 45% de taxes diverses »
    Il applique effectivement 45% de taxes mais il ne gobe que 31% de la facture (107/345)…
    Le plus malheureux, c’est que ce n’est pas assez cher car il va falloir emprunter ou trouver d’autres taxes pour parvenir a depenser 56% du PIB!

    1. El Gringo

      @Dede
      Lorsque vous achetez 100,00 €uros HT de marchandises supportant une TVA de 19,6%, votre facture TTC s’élève à 119,60 €uros mais ces 19,60 €uros qui vont à l’état ne représentent « que » 16,4% de la facture totale. Vous ne considérez pas que cette TVA est à 16,4% pour autant, n’est-ce pas?

  8. Shnaffy

    Mais c’est une bonne chose que l’énergie soit chère, comme ça les gens arrêteront de gaspiller…

    C’est comme pour l’huile de palme :
    Si on avait mit du soja (rendement 4-8 fois inférieur au palmier), l’huile serait beaucoup plus chère, donc les gens ré-apprendrait à l’utiliser avec parcimonie, donc il y aurait moins de gachi
    Et le fin du fin : il y aurait donc MOINS de déforestation !
    Donc la palme c’est mal CQFD

      1. Ernest

        « Appauvrir » sous-entend une baisse de la qualité de vie. Alors qu’on peut renoncer à beaucoup de choses, éviter beaucoup de gaspillages, sans nuire au confort ni à la qualité de vie.

        Il y a une sorte de relation diffuse « pouvoir d’achat = qualité de vie » qui me semble dangereuse…

        1. Tu renonces à ce que tu veux tant que tu n’y obliges pas le voisin. Et pour éviter le gaspillage, le marché, le capitalisme, c’est plus fort que toi.

        2. Ernest

          Oui t’as raison, c’est vrai que le gaspillage de bouffe, par exemple, est en bonne partie dû à des réglementations qui imposent des dates de péremption ridicules (mais ceux qui les respectent au pied de la lettre sont des cons). Le capitaliste forcené vendrait toujours ses tomates, mêmes pourries, mais moins chères.

          En revanche je suis pour imposer des trucs à mon voisin dans certains cas. Par exemple interdire le remplissage des piscines en période de sécheresse, ça ne me semble pas délirant. Alors que le libéral capitaliste dirait « je suis libre de remplir ma piscine si j’veux, j’ai la thune pour payer ma facture, na. » Et il rajouterait « Qui es-tu pour affirmer que remplir une piscine en pleine sécheresse est du gaspillage? »

          1. Dis pas de bêtises, tu sais pas de quoi tu causes, quand tu parles de capitamisme tu fais rire un peu les autres.

            Les tomates pourries ne se vendraient pas plus parce que le risque d’une maladie suivie d’une attaque en justice serait fort. Le capitaliste n’aime pas le risque inconsidéré. C’est d’ailleurs ça qui permet d’affirmer que les capitalistes ont déserté les banques et qu’on n’y trouve plus que des socialistes et leurs fifres & sous-fifres.

            Et pour l’eau, si on était en système capitaliste, elle serait facturée en fonction de la dispo. En période de sécheresse, elle sera plus chère et remplir ta piscine te coûtera un pont. Ne va pas me dire « ouin ouin, les riches auraient des piscines quand les pauvres meurent de soif », ce serait exposer ta parfaite méconnaissance de l’économie.

  9. Aurélien

    Ok pour les défauts des énergies renouvelable, notamment le solaire qui, en l’état actuel, reste une imposture.

    Par contre pour le nucléaire, l’estimation du démantèlement ne peut pas être prise au sérieux, même le haut de la fourchette à 36 ou 39 milliards selon les rapports, puisqu’on ne sait pas faire en totalité. Comment chiffrer une technologie, des techniques, des exigences réglementaires, la recherche nécessaire etc… qu’on ne connaît pas et sur lesquelles ont n’a pas encore planché (ou si peu)? Que sait-on de l’évolution du prix des matériaux qui seront requis? A quel terme doit-on estimer le coût du traitement des déchets?

    L’Allemagne estime le coût d’une sortie totale à 250 milliards… En se fiant à cette estimation, en prenant la proportion du parc français par rapport au parc allemand, le patron du CEA (Bernard Bigot) envisage un ordre de grandeur de 750 milliards d’euros…

    Bref, si on prend toutes les estimations, on va de 12 à 750 milliards. Autant dire qu’on en sait rien et qu’en l’état actuel des choses, il est impossible de prendre sérieusement la décision de démanteler.

    Pour l’avenir, je pense qu’il faudrait pouvoir avancer sur le gaz de schiste – vu le potentiel la position actuelle de l’état français est tout simplement suicidaire – et pourquoi pas tenter de sortir le solaire de son imposture actuelle.

    1. Philippe Baichette

      On a quand même un peu d’expérience de l’arrêt d’une centrale, à cause ou grâce à Mme Voynet, on est en cours de démantèlement de Super Phoenix à Malville (Isère).
      Vous me semblez un peu large avec votre fourchette 12 à 750 milliards

      1. Aurélien

        Ce n’est pas ma fourchette mais allant de l’estimation basse des experts mentionnés par H16 à l’estimation du patron du CEA faite à partir de l’estimation allemande.

        Le retour d’expérience que nous aurons dans les 10 à 15 prochaines années sur nos plus vieux réacteurs permettra de préciser.

        1. Expérience de pensée : multiplions le coût de démantèlement par 3, passons le à 100 milliards d’euros. On se retrouve avec un kWh produit pour 3.3 c. Caramba, c’est toujours moins cher que l’éolien. Bon. Mettons que ce coût soit de 200 milliards (sachant que les construire a coûté 188 milliards, mais bon bref). Le coût du kWh nucléaire s’établit (enfin) au même niveau que celui de l’éolien (4.3 c/kWh) Mais voilà : on n’a absolument pas tenu compte dans le coût de l’éolien de son propre démantèlement, ni des coûts de fabrication, ni des coûts induits par cette production non linéaire.

          Bref : même en multipliant l’estimation du démantèlement par 5.5 (!) , et en donnant à l’éolien une bonne grosse tête d’avance dans la course, le nucléaire reste rentable !

          Il faut quoi, pour voir que l’éolien est un gouffre ridicule ?

        2. Aurélien

          @H16:

          Reste qu’on ne sait toujours pas s’il faut multiplier l’estimation du coût du démantèlement nucléaire (prenons votre 36 milliards) par 0,3 ou par 21 ou par n’importe quel autre facteur entre ces deux extrêmes.

          Le retour d’expérience permettra de préciser les estimations et ensuite de déterminer quelles sont les filières d’avenir. Si les estimations actuellement les plus optimistes s’avèrent justes, ce que je n’exclue pas, le nucléaire en sera.

          Pour l’éolien, la production non linéaire suffit à le ranger dans les filières d’appoint, sinon à l’éliminer.

          1. On ne sait toujours pas, on ne sait toujours pas … Les gens qui ont pondu les chiffres en questions sont peut être un peu à côté de la plaque, mais un rapport 20, ce serait tout de même un chouilla exagéré, ne trouves-tu pas ? Oui, je sais, admettre que quoi qu’il arrive, le nucléaire est très peu cher, ça bousille un peu l’idée de renouvelables. Mais avec les faits qu’on a rassemblé depuis un moment, ça ne devrait plus faire un pli. Pas besoin de tortiller du croupion.

      1. Aurélien

        Pour le moment… Mais on ne parle là que de démantèlements partiels. A ce jour aucune centrale nucléaire française (et je crois même dans le monde mais je ne demande qu’à être contredit sur ce point) n’a été totalement démantelée, réacteur et disposition des déchets radioactifs inclus.

        1. Lib

          Ouais.

          Cela dit, puisque les coûts du nucléaire sont essentiellement la construction et peut-être un peu le démantèlement mais très peu les frais de fonctionnement; le comportement rationnel quand on hérite de centrales en état de marche est de prolonger leur fonctionnement le plus longtemps possible.

          Chaque fois qu’on prolonge la vie d’une centrale de quelques années, on crée des milliards de richesse gratuite.

      2. Aurélien

        Pour le moment… Mais il ne s’agit que de démantèlements partiels. A ce jour, aucune centrale nucléaire française (et il me semble dans le monde mais je ne demande qu’à être contredit sur ce point) n’a été totalement démantelée, réacteur et disposition des déchets radioactifs inclus.

    2. gem

      Démanteler ? mais pour quoi faire, grand dieu ? Personne ne voudra jamais rien faire de la surface libérée, et tu te retrouve à une masse de machin inutilisable en plus, extrait à grands frais et grand risques … Il faut être con comme un sapeur Camembert, pour vouloir démanteler.

      Le truc rationnel à faire c’est de maintenir le truc en état de fonctionner pour l’éternité (et un jour). Et, quand ça devient impossible, de cloquer le bidule sous une grosse cloche de béton en atmosphère d’azote (inerte, protège de l’oxydation et empêche la colonisation par des êtres vivants qui pourraient dégrader). Compter maximum 100 million + 1 par an d’entretien/gardiennage, et c’est marre.

      1. sam00

        +1

        Et à l’avenir, construire les nouveaux réacteurs sous terre et ne laisser en surface que les tours aéro-réfrigérentes … comme ça on économise la cloche en béton, et le risque d’attentat si cher à greenpeace.

        La solution est peut-être là?

  10. Super0

    Super article comme toujours. Il y a des pays où les bus, les voitures des villes etc tournent aux épluchures de patate…et oui comme dans retour dans le futur. On peut en effet fabriquer du méthane avec des restes de nourriture. Cela a un prix, certes mais c’est écolo. On peu fabriquer du gasoil et de l’essence avec du jus de sapin…ça coûte, mais ça marche.
    Les agriculteurs Français peuvent faire tourner leur tracteurs à l’huile végétale. Le gaz de schiste existe et n’est pas exploité, etc….on en revient toujours au même. Un petit noyau de syndicats et autres parasites qui détourne le système des 90% restants….j’ai envie de dire « f… » y en à ras le bol !

  11. Calvin

    Excellent article, à la portée de tous, certes susceptible d’attirer les trolls remontés contre l’efficience, le performant, au détriment du cool, du bon, du naturel.

    En ce qui concerne les gaz de schistes, je maintiens ma position : on s’est tellement endetté sur le dos des générations futures, que cela m’effraie que nos socialistes (de droite comme de gauche) les spolient à nouveau.
    Les GdS, ils (nos abrutis de dirigeants) le taxeraient à mort pour subventionner le vert, les associations, les collectivité locales, etc…

    1. Super0

      Calvin, vous avez une vision Française (et de jeune sans enfants)..ou alors cela ne vous derange pas de degueulasser la nature pour votre progeniture. Soit le gaz de schiste est exploitable sans bousiller l environnement, et là on peut dire : vive la connerie de la France, soit il y a embrouille pour le gain des lobby politiques… Ceci dit le liberalisme est la liberté : de respirer, de boire de l eau propre etc et ce pour nos futures generations. Il existe des options ecolo ( sans parler de troll) qui peuvent donner du travail : recherche, agriculture etc.. Comme le biocarburant, les ogm( oui ogm peut etre ecolo !) il faudrait une vision plus large aux Français pour eviter de sombrer dans les vilains cliches des medias made in France. Mais il est vrai que sans democratie un debat ne peut pas avancer ! On peut s inspirer de l allemagne ou de la suisse ou le peuple est en droit de demander des comptes au pouvoir…et ben pas chez nous ! Alors on peut peut être commencer à les faire chier avec des pigeons, des moutons, des factures avec 2 cheques etc…. Tout ça c est que du positif !

        1. Super0

          Non meme pas ! Ça date de retour vers le futur !
          Alors la recette….on prend des gens de bonne volonte qui veulent bien trier leur dechets….on met epluchures et autre nourriture dans un sac papier…un camion special recupere le tout…le met dans une grosses gamelle avec des gentilles bacteries qui proutes et hop ! Magique du methane. A j oubliais, c est pas possible en France : car les français sont trop forts ! Mdr

      1. Calvin

        Super0, il y a méprise sur mes propos.
        Je ne sais si les GdShistes sont propres ou pas.
        Ils le seront toujours moins que du vent ou du solaire, mais plus que le charbon du 19° siècle. Mais ils permettront plus d’efficience que les renouvelables.
        Quand on manque cruellement de ressources pour vivre, l’alternative est une redistribution des cartes grâce (sic) à une bonne (re-sic) guerre, ou bien on laisse de côté l’écologie.

        Mon propos (et oui j’ai des enfants), c’est que ces gaz de schistes seront utilisés :
        – soit demain (comprendre d’ici 5 ans) par Mollande qui au pied du mur y trouvera de quoi payer salaires des fonctionnaires, collectivités publiques en faillite, etc…,
        – soit après-demain par les générations futures qui ne pourront investir qu’après avoir rembourser la dette colossale de leurs aînés.
        Je préfère la seconde solution.
        Ca m’embêterai que cette richesse soit brûler à autre

        1. Super0

          Je comprends vos propos et j adhere à 200 % avec h16, je voulais juste ouvrir le debat sur la possibilite d accepter « la part marginale » de l energie. Cette filliere embauche des gens : scientifiques entre autre. Je voulais juste clarifier le fait que l option facile est bien, mais que d investir pour le futur c est encore plus malin. Je prends exemple des pays du nord qui laissent la chance à la recherche sur les energies. Meme si les resultats sont encore discutables, ils sont neanmoins un secteur strategique d avenir. Mais bon un pays pauvre doit faire avec ses moyens…je dois le reconnaitre ! Surtout ne changez rien en France sinon il n y aura pas de crise et pas d espoir d un monde libre…

      2. sam00

        Ouai Super0

        Et comme ça les générations futures elles auront deux slogans :

        – Entre manger ou conduire il faut choisir

        – C’est pas ma detttttte (colonel)

        C’est à pleurer de rire … on s’achète des indulgences envers la réalité en enfonçant un peu plus les générations futures que l’on prétend protéger (notez qu’elles sont aussi facile à faire parler que les morts … hein)

  12. pod

    M. Mme G.E.F.H
    11, plxxxxx
    3Xxxx Xxxxxx

    N° client 5 X7 4XX XXX

    P.J.s :
    copie facture annotée du 09 05 2011
    réglement facture du 09 05 2011

    EDF Service Clients
    TSA 90002
    93733 BOBIGNY CEDEX 9

    D…, le 15 mai 2011

    Madame, Monsieur,

    Je constate un écart très important sur l’estimation d’index retenu pour la facture ci-jointe en date du 09/05/2011 et reçue ce jour.

    L’index retenu, après contrôle de visu, présente une différence de 496 kW/h et non de 1 196 kW/h, tel qu’estimé et bien sûr retenu pour la facture; la facture reçue ce jour présente donc une différence de plus de 72% en comparaison de la réalité. Pour le poste intitulé «Consommation sur la base d’un index estimé», le montant H.T. consommé est de 39,58 € et non de 89,85 €. (soit largement plus du double).
    En marge de cette grossière surfacturation, je vous signale m’étonner perpétuellement du montant des taxes perçues par vos organismes syndicaux cachés sous l’appelation «CNIEG» à la tête des comités d’entreprise; vous n’êtes pas sans connaître les scandales syndico-financiers agitant les comités des fêtes lourdement politisés de votre entreprise, avec retraites et vacances que nous n’avons aucunement à financer ni à sponsoriser; je vous prie de vous débrouiller sans notre argent et vous remercie de noter qu’il en serait de même si l’énergie vendue était d’un coût très résiduel. Ce qui n’est bien entendu pas le cas.
    Au total, après un simple calcul pragmatique, la facture à régler selon calcul de la consommation est donc de 82,65 €.T.T.C et non de 142,77 €.T.T.C. Je joins à mon courrier ce réglement, sans pour autant en ôter la contribution syndicale décrite plus haut afin d’éviter les procédures que vous ne manquerez pas de monter à mon égard.
    Enfin, ayant signalé que je ne reçois plus le «Relevé Confiance» depuis fin novembre 2010, l’opérateur que j’ai eu au téléphone m’a fait part d’une «migration informatique» qui aurait «supprimé» cette option dont je me sers depuis plus de 10 ans. Cette surestimation très exagérée de consommation aurait donc pu être évitée. A priori, cet opérateur aura rétabli cette option en cochant enfin la case demandée.

    Je vous remercie de me confirmer la bonne transmission de mon réglement au service concerné afin de ne pas subir ni relance ni harcèlement; je suis bien entendu tout disposé à recevoir prochainement la visite d’un agent pour établissement d’un relevé d’index adhoc qui permettra d’opérer un compte réaliste de ma vraie consommation. Peut être discuterons-nous également du CNIEG et des fêtes organisées à l’aide des euros gratuitement prélevés sur chacune de mes factures ?

    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleures salutations.

    J.XxxG

      1. pod

        Avec plaisir et n’hésitez pas.
        Certes un peu longuet mais défoulant.

        Il est aussi possible de leur téléphoner, mais là il faut avoir du temps (donc être nourri à rien f**tre) car identifier le camarade directeur de section n’est pas du tout aisé…

    1. Théo31

      EDF : (gros) Enculage (des Familles) de France.

      N’empêche, quand les factures des pauvres explosent, on n’entend jamais les gros enculés de la CGT gueuler.

  13. Deres

    Parfait exemple du mécanisme classique utilisé par les politiques de création puis de gestion d’un problème.
    1) J’ajoute plein de petites taxes sympas pour distribuer des avantages à mes clients sur le prix de l’énergie jusqu’à atteindre 45% de taxes sur l’électricité et beaucoup plus sur le pétrole.
    2) Je constate un problème de pouvoir d’achat chez les pauvres français écrasés sous les taxes.
    3) Qu’à cela ne tienne, je crée alors encore plus de taxes, mais en les répartissant suivant ce que peuvent payaer les gens.

    La logique final est seulement qu’il ne faut pas tuer le baudet en le chargeant trop. La charge augmentant inexorablement à nombre de bête de somme égale, nos muletiers politiques répartissent la charge afin que les mulets soient tous à la limite de la défaillance … Bien entendu, aucune réflexion sur le fait que le nombre de muletiers augmente tout le temps et que ceux-ci augmente leur bardas tous les jours …

  14. Gas

    D’accord avec l’ensemble de votre article, h16. Rien que la TVA sur… les taxes m’a laissé perplexe (je ne vis pas en France). Les taxes sont donc un sorte de « valeur » ajoutée (à la facture…).

    Et oui, le solaire et l’éolien de masse coûtent actuellement beaucoup trop, financièrement et… écologiquement.

    Sur un point par contre j’ai quelques doutes : le gaz de schiste. Voyez aux USA l’état piteux des nappes phréatiques proches des exploitations de gaz de schiste. Bon courage pour dépolluer… Et les prochaines générations disent merci. Au vu du coût global ce n’est pas rentable.

    Ne peut-on pas simplement rester dans le nucléaire ? Et quitte à subventionner, donner de l’argent pour isoler l’ancien ?

    1. Before

      A un époque, je ne sais pas si c’est toujours le cas, il y avait une ligne intitulée, telle quelle : « TVA sur les taxes locales ».
      Rien à ajouter…

  15. Vilain libéral

    les énergies fossiles vont disparaître tôt ou un peu plus tard ?! Le véritable enjeu consiste à consommer moins ! tout en consommant….les maisons passives consomment 85 % de moins et pour une température de 21°C ! Les matériels divers peuvent également être regardés de plus près, à l.instar des écrans plats / écrans cathodiques…imaginons la situation dans 100 ans au lieu de penser à maintenant de manière égoïste, l.uranium 40 ans, le pétrole 30 ans, le charbon 200 ans, les gaz 50 ou 60 ans….alors que ferons de toute manière nos arrière petits enfants ?!

    1. Qui empêche les gens de s’équiper de maisons passives ? Peut-être que c’est encore bien trop coûteux ? Et peut-être que si l’état n’avait pas fourré son nez dans tout l’immobilier, les maisons passives seraient la norme depuis longtemps (enfin, peut-être, non, c’est plus que probable).

      Les durées de stocks que vous soumettez sont parfaitement fantaisistes.

    2. lechenu

      Vous voulez dire qu’en consommant moins maintenant, il restera du fossile pour notre descendance pour 10, 20, 150 générations ? Pour toujours ?
      Nos enfants et les leurs feront ce qu’il faudra, ne vous inquiétez pas.

      @H16, je pense que les explosions – de prix – ne sont pas « près » de s’arrêter. Elles en sont loin.

    3. Deres

      Le problème c’est aussi que souvent les isolations et gadgets écologiques ne fonctionnent pas aussi bien que la théorie …

      L’exemple classique est le puit canadien qui parfois fonctionne à l’envers de l’attendu. Idem pour le chauffage solaire qui parfois refroidi votre intérieur. Pour que cela fonctionne tous le temps, il faut faire des études de cas complexes et mettre des systèmes de contrôle électroniques susceptibles aux pannes.

      Un autre problème est que souvent les malfaçons ruinent les bonnes intentions. Les maisons en monomurs sont un exemple classique. Souvent, des interstices sont laissés entre les briques, des joints trop épais sont utilisés, des compléments en béton sont ajoutés, … L’isolation thermique résultante n’est alors pas à la hauteur des calculs théoriques …

      Pour les rénovations, il y a aussi souvent le souci que comme les appartements et maisons utilisent de toute façon des VMC simple flux, on est obligé de laisser des aérations sur toutes les fenêtres donc de laisser rentrer de l’air froid en permanence. Idem pour les poêles et cheminées très à la mode actuellement. La plupart du temps, faute d’entrée d’air indépendante, ils créent une dépression qui fait entrer de grande quantité d’air froid ce qui ruine le bilan thermique.

      Je ne parle même pas de la surface perdu quand vous faîte une isolation intérieur de 30 cm d’épaisseur …

      1. Super0

        T es un copain du diag ? J en etais aussi, avant de me barrer en courant de ce pays de fous ! Le probleme c est les gars qui travaillent à l arrache pour pouvoir payer les charges patronnales…sinon il y a du bon dans ce tu dis : et ça peut marcher en plus !

    4. Aristarque

      Pour parler ainsi, avez-vous vu le prix de construction au m² des maisons basse consommation ?

      Installateur chauffagiste, je propose systématiquement deux devis, l’un à base de chaudière classique, l’autre à base de chaudière à condensation.
      90% des commandes sont pour les classiques moins coûteuses à l’investissement, même lors des réductions fiscales parce qu’il faut payer de suite avec une moins-value d’impôt décalée…
      Alors se payer du BBC avec les moyens de 2012, bon courage!

      1. Super0

        Oui 10 à 20 % de plus pour du bbc et c est vrai qu il y a plus de bobo qui vont vers ces produits. Perso je dirais si le porte monnaie le permet : faites vous plaisir ! C est un peu comme les ampoules, sauf que si la norme devient globale les prix vont descendre par eco d echelle. On peut isoler au chanvre (dans le chanvre tout est bon), installer une vmc hygro b…il y a des tonnes de marchés. Le probleme reste toujours l etat. Ce gros porc obese qui nous impose ses lois à la con et ne laisse pas le marché s ajuster seul.

  16. barboteur

    Bon article.
    Effarant de voir que plus l’hiver est rigoureux et plus les finances de l’Etat en sortent grandies.
    Pour ce qui est du gaz de schiste, Montebourg veut rouvrir les mines. Pareil non ?

  17. Agamemnon

    Y a une couille dans vos chiffres pour le photovoltaique. Si j’ai bien compris 1 m2 de panneau solaire va produire au cours de sa vie 2000 kWh (en étant très optimiste. On sera en fait plus proche de 1600 ou 1800). Les 160 kWh que vous donnez ne serait-il pas pour une année? Ne devrait- on pas lire 1600 au lieu de 160? Dans ce cas nous parlons de 340 litres de carburant sur 20 ans. Ce qui je le reconnais est encore ridiculement faible.

    1. Euh. 8% de 2000 kWh (pendant toute sa vie donc) ça fait 160 kWh pendant toute sa vie (on imagine que le % de fossile dans la production EDF reste constante pendant les 20 ans, mais si vous voulez faire varier, allez-y).

  18. Agamemnon

    D’accord, je comprends mieux. Je regardais la production globale du panneau et sa conversion totale en équivalent en pétrole. Donc ce schéma n’est valable que pour la France. Nevermind.

    Il serait aussi intéressant de calculer ce que devrait produire un panneau solaire de 1m2 comme électricité pour être vraiment compétitif. Parceque c’est là que réside la vraie escroquerie. Cela.donnerait une idée du saut technologie requis qui est énorme

    1. gem

      c’est facile. Le photovoltaïque sur un toit individuel produit le kWh à 50 cts (à un cheval près, c’est moins au sud et plus au nord, etc.) ; les jours de soleil, évidemment. Le même kWh, ERDF te le livre à 10 cts (à un autre cheval près), partout, tout le temps.
      Il faudrait donc que le photovoltaïque divise ses prix par 5 ou 10 (et une banane) pour être dans la course. Aucune chance avant 50 ans.

  19. bruno

    J’avais lu je sais plus où (peut-être ici en fait !) que même gratuits, les panneaux solaires ne seraient toujours pas rentables.

    Ceci à cause des coûts énormes et incompressibles des réseaux de distribution, en particulier lorsqu’une part significative de la production se fait par intermittence (ce qui est le cas si on y branche de l’éolien et du solaire massivement).

    En fait chaque nouveau panneau solaire ou nouvelle éolienne branchée sur le réseau rend celui-ci plus instable et plus difficile à gérer du fait de l’imprévisibilité de la production, et nécessite paradoxalement un accroissement du parc fossile ou nucléaire pour « absorber » les variations de production. En plus tous les panneaux ou éoliennes ont tendance à produire en même temps, ce qui génère des variations colossales de charge.

    En pratique, on ne pourra jamais avoir une grosse part de solaire ou d’éolien sur un réseau sans provoquer des surcharges ou des coupures à répétition. Les capacités de stockage de l’énergie sont très limitées et déjà utilisées au maximum (bassins hydroélectriques essentiellement). Qui plus est ce stockage a un coût important (de mémoire 30-40% de l’énergie est perdue lors d’un stockage/déstockage d’eau dans un barrage). Enfin, le temps de réponse est insuffisant par rapport à la vitesse de changement de la production, en particulier pour le solaire.

    Techniquement, même 20% de solaire/éolien sur le réseau serait probablement ingérable.

    Regardez les gigantesques parcs d’éoliennes abandonnés en Californie. Les ricains ont essayé ces conneries bien avant nous et s’y sont cassés le nez, mais ou moins ils ont à peu près laissé tomber. Pas aussi fous que nous, même si ce désastre a eu les mêmes causes : l’Etat qui pensait savoir mieux que les individus ou les entreprises ce qui est bon pour eux, en subventionnant des délires inefficaces.

  20. RonRon

    « d’exploiter les gaz de schiste pour l’Hexagone qui dispose de près de la moitié des ressources potentielles en Europe de l’Ouest »

    N’y touchons pas pour l’instant, demain ça coûtera moins cher à extraire et ça se vendra plus cher. Pour une fois que l’état ne gaspille pas ses ressources 🙂

    ça vaudra toujours mieux qu’un fond d’investissement ou un tas d’or …

    Mettons qu’elle est là notre provision pour les retraites.

    Mais ça serait tout de même injuste que ce pays socialo-communiste de droite s’en sorte comme ça !

    CPEF (ou presque)

  21. Pandora

    A la suite d’une affaire (un comptable qui s’était promptement enrichit en mettant dans sa poche les arrondis des factures), j’ai décidé de suivre toutes mes factures pour voir si je retombais sur les mêmes montant qu’EDF. J’ai pratiquement 4c de différence (en ma défaveur) tous les ans entre mon calcul sur tableur et les ordinateur d’EDF. Pas de quoi fouetter un chat.

    A chaque nouvelle taxe, je rajoute une colonne : j’en suis à la 13ème.
    Et ce n’est pas fini, hélas !

  22. Marc Aurèle

    Idem pour la voiture électrique.

    Souvenons nous de l’effet joule (qui produit la déperdition de l’électricité sous forme de chaleur lorsqu’elle est transportée) et posons nous la question suivante:

    Combien faut-il bruler de litres de fuel dans une centrale thermique pour produire l’électricité qui permettra à votre auto électrique de parcourir 100Km ? C’est là que les athéniens s’atteignirent, il faut compter (selon la distance entre la centrale thermique et votre domicile) entre 14 et 21 litres. Les plus optimistes parlent de 11 L. Pas mal non? Fichu effet joule. La voiture électrique est une véritable machine à CO².

  23. Agamemnon

    Un autre sujet qui mérite notre attention est je pense l’extraction des terres rares. C’est en effet une activité très polluante et très couteuse en énergie. Sachez cependant que pour les gisements chinois cela est beaucoup plus facile que pour les autres. Pourquoi?
    Tout simplement parceque les terres rares ont été naturellement concentrés dans une couche latéritique résultant de l’altération de granites alcalins riche en terres rares. Ils y vont á la pelleteuse et peuvent ainsi se dispenser d’une parti du processus broyage-chimie lourde. Ceci étant dit, cela reste couteux, très couteux. Cela me fait mal au bide de voir cette ressource emmerdante comme la pluie á extraire se retrouver dans des éoliennes alors qu’elles seraient infiniment plus utiles ailleurs.

    1. Calvin

      Tout à fait d’accord.
      Que ce soit gaspiller de l’argent en subventions pour compenser le coût exorbitant des énergies renouvelables ou que ce soit le gaspillage des éléments rares pour ces mêmes lubies, c’est un vrai scandale.

  24. NP

    Ceci étant, et peut-être le dis je car je ne suis pas un grand fan du nucléaire, tu soulèves très justement les couts de production en Co2 du photovoltaique, mais dans ce cas, pour le nucléaire, tu ne relèves pas que la France n’étant pas une grande productrice d’Uranium et que nous l’importons, de mémoire d’Afrique. Peut-être que les couts liés à notre présence militaire pour garantir nos approvisionnements, aux subventions et cadeaux faits à quelques dictateurs pour s’assurer de leur bonne humeur, bref, que tout cela fait sacrément remonter la note du nucléaire non ?
    Enfin, l’éolien et le photovoltaique n’explosent pas et ne rendent pas une région entière inhabitable sinistrée. Même si cela n’arrive pas tous les 2 jours, la probabilité que celui puisse arriver, quand on voit l’appel massif par EDF à des sous traitants, rendrait en cas d’accident nucléaire le cout de ce dernier infiniment plus important, non ?

    Encore une fois, je ne suis pas un apôtre des autres moyens, juste que sur le nucléaire, je tique un peu.

    1. NP

      Manque un bout :
      mais dans ce cas, pour le nucléaire, tu ne relèves pas que la France n’étant pas une grande productrice d’Uranium et que nous l’importons, de mémoire d’Afrique, >>> cette importation à un cout en Co2 aussi, et pas que !

      1. Agamemnon

        Nous importons notre Uranium principalement du Niger mais pas seulement. On peut y inclure le Saskatchewan et le Kazakstan

        Par ailleurs, être fan ou pas du nucléaire est ici sans objet. Ce n’est pas un concour de popularité. Les seules vraies questions sont: le nucléaire répond t-il à nos besoins? Est- il rentable et compétitif? Les risques dus à la radioactivité sont-ils acceptables? 3 fois oui.
        La dernière question mérite un développement supplémentaire. Il est vrai que le nucléaire est une activité à risque mais comme tout autre activité industrielle. Les règles de sureté très strictes sont là pour justement prévenir ou limiter les risques d’un accident. D’ailleurs si tout le monde dans d’autres secteurs appliquait des règles de sureté au standard du nucléaire on vivrait dans un monde bien plus sûr.
        On me rétorquera que les risques radiologiques sont sans commune mesure avec d’autres risques de contamination chimique par exemple. …moui. Les victimes de l’accident de Bhopal en Inde auraient un avis très différent.

        Par ailleurs il existe des technologies plus sûr comme les réacteurs au thorium dont les ressources sont quasi-infinies.

        Finissons par les dernières questions. L’éolien et le solaire peuvent-ils remplacer le nucléaire? Bien sûr que non. Cette question en appelle une autre. Par quoi alors remplacer le nucléaire?pas besoins de. Chercher très loin. La ressource immédiatement disponible et compétitive reste les hydrocarbures.

    2. sam00

      @NP

      Votre remarque semble excellente, mais quid du parc charbon-gaz-pétrole de centrales thermiques qu’il faut construire et exploiter pour compenser l’intermittence du solaire et de l’éolien?

      Le Danemark est dans mes souvenir le pays européen le plus avancé en matière d’éolien. Résultat, son parc de centrales à charbon à augmenté comme jamais! et ses émissions de CO2 avec.

      De plus, on parle souvent des explosions de centrales nucléaires, bien qu’on en vois pas si souvent que ça, mais on oublie de préciser qu’une centrale à gaz ne se branche pas au gazoduc, qu’il y à des citernes de stockage qui elles aussi peuvent exploser

      Enfin, on oublie bien volontiers que les cendres de combustion du charbon dans les centrales thermiques sont tout sauf inertes, et sont en fait massivement radioactive (par effet de concentration des radio-éléments naturels présents dans le minerais)

      Tout n’est pas blanc ou noir … et certains aspects désagréables sont mis en avant médiatiquement pour le nucléaire et passés sous silence pour les énergies fossiles.

      Pour un fukushima ou un tchernobyl, combien d’erika, d’exon valdez, etc … ?

      1. eheime

        Vous parlez des accidents de Fukushima et Tchernobyl comme si c’était une fatalité inhérente au nucléaire.
        Rappelons que tchernobyl est du à des tests réalisés en dépit du bon sens et pas étranger à la façon dont fonctionnait le régime communiste. Gardons nous toutefois de penser que la démocratie fait forcément mieux, mais il est évident qu’une bonne transparence et quelques hommes choisis pour leur compétence plutôt que leurs idées politiques (ou autres) peut grandement améliorer ce genre de problème.
        Fukushima montre que les démocraties (personne ne nie que le Japon est une démocratie je pense) peuvent, elles-aussi, avoir des dysfonctionnements importants. Les failles de sécurités avaient été pointées longtemps à l’avance. Il n’est donc pas idiot de faire un « check-up » de nos centrales et de faire les modifications, même couteuses, qui s’imposent, pour éviter ça chez nous. Comme l’a dit H16, il y a une énorme marge financière pour qu’avec ces travaux, les centrales restent rentables. On peut échanger de la sécurité contre de la durée. C’est un bon deal. De plus, avec le temps, on connait ces vielles bécanes. On les appréhende mieux. On prend donc moins de risques. Or ça s’est déjà pas trop mal passé jusqu’à présent chez nous.
        A mon avis la gestion de Fukushima n’a pas été si mauvaise qu’on le dit. Il fallait faire des choix, le temps comptait. Facile après de critiquer après. Mais ça aurait sans doute pu être amélioré. Faisons le chez nous.
        Enfin Fukushima était une abération : une centrale à fleur sur point connu pour ses failles sysmiques.
        Si nous avons des ventrales du même type fermons les. Je n’y connais rien en termes techniques, mais on dit que Fessenheim est abérante. Desctivons la s’il le faut.
        A forece de réduire les risques, on aura plus de chances de se prendre un astéroïde que de voir des centrales nous péter à la tronche et le débat de la sécurité sera clos.

  25. Pierre

    Merkel’s Blackout

    http://www.spiegel.de/international/germany/energy-turnaround-in-germany-plagued-by-worrying-lack-of-progress-a-860481.html

    Cet article est fabuleux. On dirait du h16, le journaliste est au bord du suicide tellement il est effaré de la stupidité et du coût de l’usine à shadocks.

    Les voitures électriques polluent deux fois plus

    http://www.contrepoints.org/2012/10/09/99994-les-voitures-electriques-polluent-deux-fois-plus

    Hé oui. Il y a aussi le calcul de la pollution due aux terres rares, etc.

    Soit dit en passant, le bon vieux moteur asynchrone semble tout aussi performant (voire plus) que les moteurs aux terres rares.

    AMHA la voiture électrique est un non-sens, mais passons.

    Je veux un vélo électrique, non pour être écolo, mais pour aller bosser sans transpirer et sans bouchons. Malheureusement, un rond de cuir administratif a décidé que ces véhicules seraient limités à 250W, ce qui a pour effet de les rendre à peu près inutiles dès qu’il y a un peu de pente (et donc besoin d’un moteur)…

    1. M 51

      c’est vrai, 25 km/ h sur le plat, c’est pas la même chose en montée. Tu dois le déclarer en préfecture si plus de 25 km/h sur le plat car devient un engin motorisé de mort en descente.

        1. gem

          Comment ? qu’apprends-je ? et personne ne fait rien ?
          vite, une réglementation pour que les vélos, caisse à savons, patinette et autre engins soient obligatoirement équipés de freins automatiques limitant leur vitesse à 45 km/h

  26. M 51

    Bon , pour remplir une piscine en Bretagne , on va pas assécher la nappe phréatique. Par contre vu la couleur tendance aurore boréale on va pas tarder à en importer.

  27. gnarf

    Sauf si c’est pour eponger un excedent en periode creuses, le chauffage electrique est deja en soi une aberration.
    Il faut 96% de pertes et une infrastructure gigantesque pour extraire de la chaleur (energie degradee) en energie electrique de haute qualite capable de faire tourner des machines perfectionnees, electronique…etc.
    Utiliser cette energie electrique pour re-faire de la chaleur, c’est un peu comme s’eclairer avec une lampe fonctionnant au whisky 20 ans d’age.
    En Allemagne VW a produit des groupes electrogenes au gaz, capables de produire l’electricite d’un quartier. Distance tres reduite entre le groupe et les consommateurs->pertes reduites au minimum, et possibilite d’utiliser toute la chaleur rejetee par le groupe en chauffage. Rendement 75% et plus.

    1. sam00

      Rassurez-vous, éponger le surplus heure-creuse du nucléaire, on sait très bien faire. ça s’appelle un chauffe-eau électrique (oui étrangement, même avec un période d’heures creuses de 0h00 à 8h00 dans mon quartier, les chauffe-eau se mettent aussi en marche en 12h et 14h … parfois … et c’est pas spécifique à mon quartier hein).

      Certes, transformer de l’énergie atomique en chaleur, puis en vapeur, puis en électricité, puis en chaleur dans le radiateur, ça parait absurde.

      Mais bon, avoir un réacteur nucléaire à la cave pour exploiter en direct la chaleur, ça parait absurde aussi.

      Et puis, votre raisonnement ne résout rien. Ok, on utilise pas le nucléaire pour se chauffer, parce que c’est trop débile thermodynamiquement. Mais alors on utilise quoi? En ville?

      1. gnarf

        La reponse est a la fin de ce que j’ai ecrit. Groupes electrogenes au gaz, ca fait la taille d’un gros transfo, ca fonctionne avec des moteurs a « haut » rendement genre Stirling et toute la chaleur perdue est immediatement disponible pour le chauffage du quartier via des conduites d’eau chaude.
        Ca existe meme pour une maison seule. 5000 euros. Rendement 95%.

  28. NP

    Je me permets de souligner que ma remarque s’inscrivait sur la comparaison cout nucléaire / éolien-photovoltaique. Pour moi, il est clair que le seul cout d’un accident nucléaire ferait passer le cout de ce dernier à un prix prohibitif.
    Et c’est là que pour l’instant, je ne suis pas convaincu par vos arguments sur la « sécurité » du nucléaire. Il y’a encore quelques semaines, des personnes s’introduisaient sans peine dans une centrale nucléaire et y restaient cachées quelques heures pour démontrer que n’importe qui aurait pu le faire, pas forcément avec les meilleures intentions du monde.
    Autrement dit, en cas d’attentat, et malheureusement, c’est quelque chose qu’on ne peut vraiment pas exclure, le cout du nucléaire exploserait. Pour prendre un exemple très concret : si la centrale nucléaire du Bugey subissait un accident nucléaire, la région de Lyon serait directement impactée. Cela peut peut être donner une idée du cout du nucléaire dans une hypothèse pessimiste ?
    Sans tomber dans cet alarmisme qui me caractérise, je suis loin, très loin de croire nos centrales infaillibles comme vous semblez le penser. Le seul accident de la centrale de Bordeaux fin 99 est là pour le rappeler !

    1. paf

      les services de securite autour des centrales francaises sont de qualite francaise.Une centrale nucleaire a besoin d’une securite nucleaire, a savoir juste une coche au dessous du sniper.Pour le reste les centrales sont extremement secures.

      1. Et puis bon, le nucléaire civil dans les démocraties, c’est combien de dizaines de morts ? Pardon ? Oui, vous dites ? 0 dizaine. Voilà.
        Le pétrole ?
        Le charbon ?
        L’hydroélectrique ?

        Ouch.

    2. Higgins

      A ce que je sache, ils ne sont pas entrés dans le centre opérationnel de la centrale ni n’ont eu accès aux parties sensibles. Grimper sur les tours est très visuel mais on s’en fout. Quant à se cacher sur un site pareil, ça ne veut rien dire. Cachez vous dans une grande usine type usine automobile, il m’étonnerait qu’on vous trouve en cinq minutes. Vous mésestimez gravement la manière dont est organisée la sécurité d’un site sensible et vous confondez l’impact médiatique et sécuritaire. Maintenant, si on suivaient tous les crétins qui fustigent l’énergie nucléaire, il faudrait interdire l’usage du feu. Après tout, sans feu, l’intelligence humaine n’aurait jamais pu accoucher de ce monstre, n’est-ce pas?

      1. Calvin

        Et surtout, quand les intrus ont été détectés comme des cons d’écolos (pas d’arme, pas de tenue de camouflage, pas de matériel), les autorités ont laissé faire.
        Cette « opération » était un piège dès le départ :
        – soit ils montraient des gens pouvaient « introduire » dans une centrale (normalement introduire, c’est quand on entre, pas quand on est dessus : des milliers de gens passent au dessus des centrales chaque jour en avion),
        – soit des activistes étaient abattus par les gardes, et ils auraient crié à l’infamie, à la dictature, etc…

        Mais à tout prendre, la deuxième solution était la meilleure (en espérant que les intrus soient seulement blessés) !

  29. Super0

    En attendant mieux…y a que le nucleaire ! Mais rassurez vous la recherche avance, pas en France, certes, mais un jour proche va arriver ou le socialisme sera interdit et l energie propre possible ! Elle est pas belle la vie ! Enfin si la coree garde ses bombes pour elle..

    1. Calvin

      Exact.
      Je discutais, hier même, avec quelqu’un qui travaille au CEA sur de la recherche fondamentale nucléaire (dont la fusion).
      Les crédits fondent comme neige au soleil (il n’est que là, le réchauffement climatique), et le CEA est à deux doigts (un seul maintenant) d’échanger des technologies contre de l’argent avec la Chine.
      Cette personne m’a aussi expliqué l’hérésie de l’arrêt de SuperPhénix, tandis que les autres pays continuent d’y travailler dessus si jamais l’uranium continuait à devenir de plus en plus cher.

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