Les syndicats français, la cauteleuse mafia qui détruit de l’emploi

Le syndicalisme, en France, c’est cette façon subtile de trouver des chemins alternatifs pour imposer la loi du plus fort sans risquer de se retrouver dans les pattes d’une justice heureusement accommodante. Si je fais ce constat dans ces colonnes de façon assez régulière, ce n’est pas par acharnement mais simplement parce que l’actualité oblige à constater l’évidence : le syndicalisme français n’est plus guère qu’une mafia.

Je sais déjà, à l’évidence, qu’on me reprochera mes avis à l’emporte-pièce : ce qui est caricatural ou exagéré devient insignifiant, et tout l’habituel tralala. En réalité, le plus dur ici est d’accepter les faits (que je vais lister, ci-après), l’amoncèlement d’événements marquants, la montagne d’éléments difficilement discutables, et d’en tirer les conclusions, aussi caricaturales soient-elles.

Ainsi, on pourrait parler de cette tendance des syndicats à saboter l’entreprise dans laquelle ils opèrent, surtout si cette entreprise a été grassement subventionnée par l’État. L’exemple encore récent de Seafrance doit revenir aux oreilles de tous. Les nombreux rebondissements qui ont accompagné la lente descente vers la déroute complète de la SNCM forment un autre exemple, bizarrement proche du cas précédent.

On pourrait évoquer les méthodes de gros-bras, parfaitement illégales, parfois à la limite d’un terrorisme qui ne veut pas dire son nom, rarement poursuivies ou accompagnées de peines symboliques le cas échéant, des salariés dès lors qu’ils sont syndiqués et soutenus par les grandes centrales de la « négociation » salariale à coup de clef à molette dans les gencives. Evidemment, le Syndicat du Livre CGT représente à ce sujet un chapitre entier de techniques parfaitement mafieuses, et, j’insiste, sans aucune exagération : trafic d’armes, détournement de stocks, censure, étouffement des affaires judiciaires correspondantes, intimidations, tout y est. J’avais évoqué l’importance de la syndication pour éviter les ennuis dans un précédent billet qui avait fait mousser la commissure des lèvres des intéressés.

Et puis, une mafia ne serait pas une mafia sans quelques séquestrations, de-ci, de-là, parce qu’après tout, en République Démocratique du Bisounoursland, il est admis qu’une entreprise appartient à ses employés en premier lieu, que les syndicalistes décident de ce que le patron a le droit de faire ou pas, et que si ce dernier se la joue un peu trop autonome, pif, paf, pouf, on séquestre et on en discute. Ce serait caricatural, si cela ne se répétait pas de façon assez mécanique, assez régulièrement, dans l’actualité.

Bactéries de Syndicalus Profitans

Tout ceci serait caricatural si on ne trouvait pas, là encore avec une régularité de métronome suisse, des affaires sordides de détournements de fonds, de manoeuvres camouflant des privilèges ahurissants et un comportement en interne de ces syndicats parfaitement en accord avec leur comportement à l’extérieur (Marc Blondel de FO fut par exemple condamné aux prud’hommes, la CGT pour licenciement abusif, …) Et ce qui est vrai des syndicats de salariés l’est aussi de celui de patrons, les mêmes causes (protections, privilèges et opacités des syndicats) provoquant les mêmes effets (corruption, détournement, arrangements fiscaux, …)

Le comportement mafieux ne s’arrête pas là : on se rappellera sans effort les manœuvres lamentables de ces syndicalistes, aidés par toute un rang de députés aussi pleutres que démagogues lorsque le rapport Perruchot sur le financement des syndicats était sorti à l’Assemblée Nationale. Dans un épisode consternant de la 5ème République d’un Bisounoursland en déliquescence totale, on avait assisté, pour la première fois dans l’histoire de la Chambre des députés, à l’enterrement d’un rapport issu d’une Commission d’enquête dont la majorité de l’époque avait absolument tout fait pour ne pas l’adopter.

En introduction, je parlais de l’actualité qui remet le couvert, régulièrement, sur le sujet des efforts syndicaux pour accroître le chômage en France. Exactement à l’instar de l’État dont seul les naïfs pensent encore qu’il est là pour les aider, et dont le seul but réel est sa propre survie, au détriment logique et terminal de son hôte, les syndicats sont rapidement devenus, à la suite du cocon juridique douillet et inattaquable qui leur a été construit, de véritables bastions d’un autre âge, arcboutés sur leurs méthodes et qui visent non pas à protéger les salariés, mais à perdurer par toutes les manigances et magouilles possibles. Parfois, cela peut se faire au bénéfice du salarié (et dans ce cas, comptez sur une publicité maximale des actions menées). Le plus souvent, c’est à son pur détriment, que ce soit par l’organisation de grèves dont il aura à souffrir, ou … en attaquant obstinément les entreprises qui l’emploient.

Miam, rien de tel qu’un bon coup de code du travail derrière la nuque pour calmer les ardeurs d’un patron ! Prenons le cas de Bricorama, puisqu’il s’offre à nous sur un plateau.

On sait que les syndicalistes sont extrêmement pointilleux sur le respect de la semaine chrétienne et de la fermeture catholique du dimanche, probablement pour aller à la Messe (le syndicaliste n’est pas juif et peut travailler le samedi, il n’est pas musulman et peut trouver à s’employer le vendredi, il peut éventuellement être athée voire anticlérical mais en tout cas, il tient à son dimanche chômé, et pas un autre jour). Bricorama, tout comme Leroy-Merlin et Castorama, ont pris la fâcheuse habitude d’ouvrir leurs enseignes pendant le jour de l’office dominical (les hommes bricolant connement le dimanche) et cela, c’était intolérable pour Force-Ouvrière qui a bien vite attaqué les magasins auprès du TGI de Pontoise puis de la cour d’appel de Versailles.

L’obligation de fermer, pour Bricorama, signifie une perte de 15% de son chiffre d’affaire. Quant à l’amende de 18 millions d’euros, due à Force Ouvrière (dont on comprend alors immédiatement la réelle motivation), la payer revient à supprimer purement et simplement toute prime d’intéressement aux salariés. Le pompon de l’affaire reste tout de même que pour compenser la baisse de chiffre d’affaire et l’évaporation du bénéfice, l’enseigne se verrait contrainte à fermer 5 ou 6 magasins, soit 500 emplois.

Oui, le syndicalisme, c’est bien pour les syndicalistes, mais moins choupinet pour les salariés qui en « bénéficient ». Ceux qui se retrouveront au chômage suite aux belles actions en justice de FO apprécieront sans aucun doute les prochaines grèves (qui les empêcheront de passer des entretiens ?) avec toute la force d’une expérience vécue au plus près.

Le tableau ne serait pas complet si on n’évoquait pas, comme dernier comportement mafieux, celui des syndicats face à une éventuelle concurrence. De la même façon que la Mafia n’aime guère se retrouver confrontée aux agents du fisc (qui chassent sur leurs terres) ou qu’elle pète joyeusement les rotules de ceux qui auraient l’idée de s’entêter à lui jouer concurrence, les syndicats français s’y prennent de la même façon face à l’arrivée d’un nouveau syndicat, d’autant plus qu’il n’est pas « dans la combine ». Pour le moment, on en est encore qu’aux passes d’armes juridiques, avec tous les bâtons légaux jetés dans les roues des nouveaux arrivants, mais on peut sans mal imaginer qu’un petit matin, l’un ou l’autre dirigeant du nouveau syndicat décède dans un tragique « accident » de voiture, ou que leurs locaux partent en fumée (un mégot mal éteint, même chez des non-fumeurs compulsifs, est si vite arrivé).

Entre les administrations qui pompent de l’argent à tous les niveaux pour entrer en concurrence avec le commerce traditionnel et les syndicats qui sabotent les entreprises de l’intérieur, je ne vois pas très bien comment, au juste, le pays pourrait subitement échapper au sort qui l’attend. Pour moi, cela me semble clair : ce pays est foutu.
—-
Note : on pourra lire avec profit le billet récent de V. Benard sur le même sujet

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Commentaires81

  1. rafoudol

    J’ai entendu parlé hier de l’affaire bricomara, ça m’a fait halluciné de voir des salarié manifesté devant et distribué des tracts anti LO !

    Mais ce qui m’a le plus choqué, c’est que j’ai appris que c’est LO qui toucherais l’argent…

  2. lapin malade

    Il doit rester des traces du rapport Perruchot , ils n’ont quand même pas pu tout faire disparaitre . J’aimerais bien retrouver une synthèse succinte de leurs avoirs avec le ratio cotisation/subvention . Et avez vous une liste récente du nombre d’adhérents par syndicat ? quand on pense qu’il faut les prévenir en premier lors des élections des délégués du personnel !

  3. infraniouzes

    CGT – FO – CFDT Même combat, fossoyeurs de l’emploi depuis 40 ans …. Pour ces syndicats il faut des ouvriers malheureux, mal payés, surchargés de travail… Voilà autant de grévistes potentiels, de volontaires pour d’interminables défilés qui ne mènent nulle part sauf dans le mur…
    Et oui, on ne fait pas la grande révolution socialiste avec des salariés dont le pouvoir d’achat augmente, qui ont des loisirs et qui peuvent changer d’auto tous les 3 ans ! Il faut pour ça, au contraire, des gens bien malheureux, bien tristes, bien aigris, bien rancuniers .
    Comment ils ne le sont pas ou plus ? Et bien on va tout faire pour qu’ils le soient ! Na !

  4. Le Gnome

    La liste est longue, très longue des méfaits commis par les syndicats depuis Manufrance sans compter le puissant soutien de la CGT pour éviter la reprise de Skoda par Renault. Les Tchèques, pas fous, ont préféré Volkswagen après la délicieuse prestation du syndicat communiste. Le communisme, ils connaissaient.

  5. Jeannette

    Très bon rappel.

    En tant qu’entrepreneuse et dirigeante de PME, je peux vous garantir qu’il faut tout faire pour éviter d’avoir affaire avec des syndicalistes, ces gens là préfèrent tout casser plutôt que de discuter.

    Je me rappelle dans les années 90 quand certaines personnes avaient tenté de créer des entreprises de maçonnerie et autres travaux publics dans le bassin houiller de Carmaux, à l’époque rempli d’anciens mineurs tout syndiqués à l’extrême gauche. Par haine du « patron », ils faisaient exprès de détruire le matériel, de mal travailler pour allonger les délais, bref tout pour faire couler l’entreprise jusqu’à ce que l’entrepreneur jette l’éponge. Et derrière, l’État alignaient les aides sociales pour subvenir aux besoins des ces populations. C’est la mentalité CGT, une vraie guérilla visant à imposer leurs idées de force et sans aucun compromis.

    Et en France, force est de constater que même le conseil constitutionnel est acquis à la pensée socialiste: pourtant sensé défendre les droits de l’homme il ne trouve la plupart du temps rien à redire à des lois complètement iniques et à des impôts contraire au droit de propriété.

    J’ai l’impression qu’il n’y a aujourd’hui plus aucun garde fou à l’extension du domaine public socialiste et à la fusion de richesse privée avec l’argent du fisc. Le socialisme n’a d’ailleurs jamais eu d’autre but que de collectiviser la richesse privée mais progressivement, lentement, une petite taxe par ici, un petit % de CSG en plus par là, perpétuellement, de sorte qu’au final il prépare une nouvelle société communiste.

    Je ne vois que l’expatriation ou la sécession comme solution à ce problème. Je verrai bien le Sud de la France devenir une nouvelle zone libre (on garde le soleil hein faut pas déconner), si certains ont envie de créer un parti politique…

    Bien à vous !

    1. Silent Bob

      la secession du sud avec le nord, j’y pense depuis des années. Notre culture n’a rien à voir avec celle du nord(-est).
      En plus j’ai une autre tare, je suis de la principauté!

      1. Porcinet

        On pourrait pourtant argumenter que l’Alsace est la région la plus libérale de France (ou du moins l’une des moins anti-libérales)…

    2. vengeusemasquée

      Et en France, force est de constater que même le conseil constitutionnel est acquis à la pensée socialiste: pourtant sensé défendre les droits de l’homme il ne trouve la plupart du temps rien à redire à des lois complètement iniques et à des impôts contraire au droit de propriété.

      Si tous les citoyens étaient égaux devant la justice, je pense que ça se saurait… bienvenue dans la république du bisounoursland.

    3. eheime

      Le probleme est que certain sont tellement ideologiquement à gauche qu’ils ne peuvent pas remplir leur mission. Ils existent pour discuter. Mais certain mettent la révolution, donc la disparition d’un des interlocuteurs au moins, en préalable à toute discussion. Ceux-là ne servent donc strictement A RIEN. Ils ne font pas leur travail. Je peux comprendre leur motivation, mais je ne peux pas comprendre qu’on les paie à servir à rien. Soit ils font de la politique, et là jadmets que ça peut les conduire à demander la fin aux entreprises et du capitalisme, soit ils font du syndicalisme, mais alors ils doivent faire leur travail et chercher des compromis dans le cadre de l’entreprise.

    4. Before

      Malheureusement, j’ai l’impression que le sud, particulièrement Marseille où je suis né et où je vis depuis toujours, est un concentré des tares et dérives de l’état français, à cause d’une mentalité favorable aux magouilles et aux petits arrangements …
      Je ne crois pas que cette belle région soit la terre d’accueil idéale à une expérience libérale; elle est trop propice au clientélisme de toute sorte !

      1. Jeannette

        C’est ma foi vrai. Et Toulouse depuis que Cohen est maire ce n’est vraiment pas mieux. Copinage à tous les niveaux, socialisme et insécurité au menu. Et dire que c’était la seule ville d’Europe à l’équilibre budgétaire il n’y a encore pas si longtemps.

        Par contre, en milieu rural dans le Sud-Ouest, les gens sont souvent bien plus libéraux qu’ils ne le réalisent. Beaucoup ne demandent qu’à ce qu’on les laisse tranquilles, libre de produire et de travailler localement.

        1. Before

          Ah mais j’ai remarqué que « les gens » sont très souvent plus libéraux qu’ils ne le pensent. C’est juste une question de définition…

        2. eheime

          En allant au bout des raisonnements, les gens sont souvent plus liberaux qu’ils ne le croient effectivement.

          La grande difficulté c’est d’aller au dela des raisonnements simplistes basés sur des bons sentiments, étant entendu que ces bons sentiments ne sont pas criticables en eux-mêmes, bien au contraire.

          Ensuite c’est de faire comprendre que les bons sentiments seraient plus efficaces si exprimés de façon individuelle et non collectiviste. Faire admettre que dans la majorité, les gens sont gentils et non des « loups pour l’homme ». Et que ca n’est pas un combat par la coercition qu’il faut mener, mais un combat par les idées, par le bon exemple, par l’information. Pas facile !

      2. John Bigballs

        Il faudrait un manuel !
        Genre « Comment parler de liberté à un français ? » en livret, site internet et appli mobile.

        Avant propos
        Etes vous vraiment prêts pour ce sacerdoce ?

        I / présentation des alternatives plus simples : émigrer, se faire prêtre…
        II / Identifier les guet-apens
        III / En bonne compagnie ? Assurez vous en doublement !
        IV / Savoir prendre la fuite
        V / Sentir une ouverture/fermeture
        VI / L’art de parler sans tuer de petit chat
        VII / Vos 3 amis patience, persévérance et prière.

        ….

        1. Mateo

          Aux dernières nouvelles, le projet s’est fait retoquer car « contraire à la Constitution ».
          C’est quand même fort ça! Il était anticonstitutionnel de créer des îlots de liberté au Honduras (et sûrement dans la grande majorité des pays)…

    5. Crucol

      pour la sécession, le mieux c’est le Périgord, avec le taux d’anglais sur place, il doit être plus aisé de déclarer son indépendance et un rattachement à la Couronne.

  6. pak

    Terrible mais guère surprenant. Mais je me pose depuis longtemps une question sur la CGT: qui a construit ( je parle des ouvriers, employés et autres) notre beau porte avion bancal? Et pourquoi est ce un tel ratage? Poser cette question avec pareil sous entendu c’est sans doute être anti communiste primaire et complètement parano ( donc libéral?). N’empêche…

  7. Pandora

    La clé : le financement.
    Si ces syndicats n’avaient pas accumulé des « trésors de guerre » grâce à une spoliation légale (le 1% du CA d’EDF, le financement public totalement décorrélé du nombre de leurs adhérents), ils ne seraient certainement pas aussi puissants.

    Sans parler des obligations imposées par la Loi passé un « seuil » (ce qui simplifie forcément les formalités administratives…).

    Ils ont une telle puissance financière et ils sont tellement protégés par la loi (votée par nos représentants, ne l’oublions pas) qu’ils peuvent se permettre ces comportements de mafia.

    1. eheime

      Excellent article d’ailleurs.
      Avec une réelle étude des arguments opposés, comme vous le faites habituellement, ce qui est appréciable.

  8. johnny_rotten

    On va dire que ça n’a pas de rapport, mais est-ce que l’interdiction générale d’ouverture des magasins de bricolage le dimanche (sauf pour ceux situées dans des zones bien délimitées)n’est pas en corrélation avec les arrêtés préfectoraux (direction sanitaire) qui limitent le bricolage bruyant le dimanche au créneau horaire : 10 h-12 h ?
    Donc il faudrait aussi abroger ces décrets sanitaires prefectoraux ?

    1. Pandora

      Il n’y a pas d’interdiction d’ouverture des magasins de bricolage !
      D’autres enseignes ont su arroser les bons députés pour qu’elles soient déclarées appartenant aux PUCE (ça ne s’invente pas), zones d’Urbanisation ou d’Urbanisme de Commerce Exceptionnel.

      Cette affaire donne l’impression que Bricorama n’a pas suffisamment arrosé le syndicat FO et les députés, un peu comme dans un système mafieux, quoi.

      1. « Il n’y a pas d’interdiction d’ouverture des magasins de bricolage ! »
        Si si. Après, il y a des autorisations préfectorales (et les graissages de patte correspondants, comme vous le dites) mais normalement, le dimanche, c’est fermé.

    2. vengeusemasquée

      Donc il faudrait aussi abroger ces décrets sanitaires prefectoraux ?

      Bien évidemment. L’objectif principal de ces décrets, qui sont généralement municipaux et non préfectoraux, est de te forcer à faire appel à un professionnel dûment agréé pour refaire ton appartement en semaine de 9 à 17 plutôt que de prendre sur ton temps personnel et te retrousser les manches en te faisant aider par tes potes qui, en principe, travaillent eux aussi la semaine.
      On ne sait jamais, on pourrait déranger les vieux qui se reposent le samedi et le dimanche…

      Sachant que faire des travaux en fRance est une véritable gageure au regard du professionnalisme ambiant, on comprendra que les gens se foutent pas mal des arrêtés et font leurs travaux mieux et moins cher le week-end.
      Mais du coup, ils sont dans l’illégalité. Il suffit de si peu pour l’être de nos jours…

      1. johnny_rotten

        ça dépend
        Si tu fais de la peinture tranquillos, tu n’es pas dans l’illégalité.
        Si tu défonces des cloisons un dimanche après-midi, oui.

  9. John Bigballs

    J’espère qu’il va y avoir un recours contre cette interdiction de créer un nouveau syndicat.
    A défaut de pouvoir arrêter de financer le syndicalisme, un syndicat plus libéral aurait au moins le mérite de briser ce monopolpot et peut être d’aller vers son démantelement.

    Et une plainte collective contre ces syndicats. N’y a t il jamais eu de plainte collective ?
    Et au niveau européen, il n’y a rien à tenter ?

    Vu le nombre de gens qui rêvent d’arrêter d’engraisser ces sangsues…
    (Et de les jeter tête la première dans la soute pleine de merde d’un bateau direction Corée du Nord, si affinité)

    1. Before

      A un point tel que même la direction centrale de la CGT a pris ses distances ! Mais c’était je crois surtout pour des affaires limite criminelles …

  10. alpharuper

    C’est Hors Sujet, mais cela rejoint les billets récents sur la taxomanie de nos gouvernants. Ré-écoutez l’émission d’Europe 1 d’hier (dimanche 4/11) le Forum Citoyen, (http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Le-forum-citoyen/Sons/Le-forum-citoyen-04-11-12-1298825/) . l’invité etait une cuistre de première, Karine Berger, spécialiste « économie » du PS et elle c’est fait plutot malmener par les internautes- citoyens intervenants… Ils étaient bcp plus remontés que la mièvre journaliste, osant parler de « matraquage fiscal », ce qui a fait couiner notre bergère socialiste.

    1. max

      K Berger, est très drôle, elle pense que l’économie va se relever grâce à l’innovation. Pour qu’un pays devienne ou redevienne innovant, il faut des années d’efforts et d’organisation avant d’en tirer un résultat, de même qu’il faut souvent des années pour mettre au point un produit innovant. Donc c’est pas en 6 mois que ça se fait, comme elle a l’air de le croire.

  11. max

    Un com instructif sur l’influence des syndicats concernant les améliorations de la production :

    « Le dirigeant de cette PME veut investir, mais exprime deux problèmes qui le freinent : 1e la gestion du changement : les salariés ont peur que l’augmentation de la productivité leur fasse perdre leur emploi. Ce discours est largement amplifié par les syndicats. »

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121029trib000727812/le-cout-du-travail-n-explique-pas-tout-l-appel-de-76-industriels-pour-une-autre-competitivite.html

        1. vengeusemasquée

          Et surtout représentatif, pour le coup. C’est la bouillie que j’entends toute la journée. C’est effrayant d’être autant à côté de la plaque. CPEF.

        2. Théo31

          Vous n’avez pas eu affaire aux « syndicalistes » étudiants. Du lourd, de l’abruti hors catégorie, du mongaullien débilissime de première classe : même une amibe est intelligente à côté.

  12. JS

    Très bon article, tellement proche de la réalité…malheureusement !

    Ça me rappel mes débuts comme ouvrier: la CGT chauffait les esprits pdt des mois pour que çà « pète »…et quand çà « pétait » pour de bon tous les meneurs de la CGT posaient des « bons de délegation » pdt que les employés faisaient grève (donc en gros ils n’étaient officiellement pas en grève et touchaient leurs paie..).

    Et tout à coup apparaissait comme par magie au milieu des revendications…la (très grosse) revalorisation des salaires des représentants du-dit syndicat !

    Ça m’a laissé des souvenirs amers et impérissables…

    1. vengeusemasquée

      Moi ça me fait penser à la situation actuelle de ma collectivité, où les syndicats attaquent nommément les encadrants dans des tracts largement distribués et collés dans les couloirs, dans des lieux non autorisés. Après cela, ils sont reçus en grande pompe par la direction générale et on cède sur tout.
      Mais ce n’est pas grave. Il suffit de prendre l’argent directement dans nos poches pour les payer grassement.

  13. FH33

    Une anecdote: à la fin de la deuxieme guerre mondiale, Staline demanda au PCF et à la CGT de prendre des positions fortes dans tout ce qui concernait « la mer » (les docks, les arsenaux etc.). Staline considérait qu’on pouvait laisser les français jouer avec les avions mais pas avec leur marine. Ainsi fut fait ! et dans les 50 années qui suivirent, la France – qui pourtant bénéficiait de la meilleur exposition maritime d’Europe – perdit completement pied (ou presque) dans le commerce maritime et les couts d’entretien de la marine nationale devinrent exhorbitnant (1 seul porte avion à quai 6 mois sur 12). De Gaulle connaisaiit la décision de Staline et il fut contraint de laisser faire (cela profita au moins à Dassault en particulier et à l’indutstrie aéronautique en général)

      1. Higgins

        A titre personnel, je considère que le cas de ce bateau qui rompt ses amarres en plein port à cause du vent est un tantinet suspect. Ce n’est pourtant pas la première fois, ni la dernière, qu’un vent fort souffle sur le port de Marseille!!! Curieusement, on n’en entend plus parler.
        Sinon, sur le rôle délétere des syndicats, une fort estimable compagnie de ferry bretonne est passée juste à côté il y a quelques semaines (http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brittany-Ferries.-Tensions-vives-entre-salaries-et-CFDT_40771-2122785-pere-bre_filDMA.Htm). Il a fallu que le PDG tape du poingt sur la table avec le soutien d’une grande partie du personnel pour que la grève cesse.

        1. Before

          Il faut dire quand même que le vent qui a soufflé la semaine dernière sur Marseille était très violent, mais surtout, l’épisode a duré très longtemps : du début de soirée à la fin de la journée du lendemain; quasiment en continu, ce qui est très rare.
          Ceci dit, tout le monde était prévenu. Est-ce qu’il y a eu des erreurs ? Possible, mais je pense qu’on ne le saura jamais…

    1. Robert Marchenoir

      « Une anecdote: à la fin de la deuxieme guerre mondiale, Staline demanda au PCF et à la CGT de prendre des positions fortes dans tout ce qui concernait « la mer » (les docks, les arsenaux etc.). »

      Savez-vous quel était le but de Staline ? Avez-vous un livre en tête qui explique cela ?

      1. FH33

        Staline voulait pouvoir bloquer la façade maritime française en cas de conflit en Europe. Je ne sais pas si il existe des écrits sur le sujet. Je connais l’histoire par l’intermédiaire du chef d’état major de la marine. Si il existe des écrits je suis également intéressé par les références.

  14. Morsay

    Pire que la CGT il y a le MEDEF…

    millionnaires à coups de subventions et ils en demandent encore.

    cessons de financer ces syndicats avec l’argent du contribuable.

    1. Waren

      Pire que la CGT, c’est SUD, de véritables terroristes dont les listes syndicales ont même été rejeté à Lille par Martine Aubry, en personne. C’est tout de même peu dire !

  15. Dark Vador, de l’académie française

    Nous avons fermé l’année dernière. 6 mois de grève organisée par le syndicat local ont eu raison de la patience de nos clients.
    Les délégués du personnel ont droit à un traitement de faveur lors des licenciements : il faut demander l’autorisation à l’inspection du travail. Attention aux propos tenus: il est interdit de mentionner que les loustics ont grevé, ont fait des campagnes de presse, ont essayé de faire signer une pétition, ont bloqué les accès de l’entreprise, ont poursuivi leur employeur 4 fois chacun au tribunal (et ont lamentablement perdu en appel après un prud’homme noyauté digne des procès-spectacle de Mao), et sont inaptes professionnellement. Il faut se cantonner aux faits économiques, réels pour le coup.
    Bref, l’inspection du travail finit par autoriser les départs.
    C’était sans compter sur la DGT (Direction Générale du Travail) à Paris. Le lendemain de l’élection de Normal 1er, et alors que les délais de recours sont épuisés, coup de jarnac : les licenciements sont annulés !
    Nous voilà contraint de réintégrer deux gugusses dans une entreprise sans activité.
    Je le dis : on va en crever.
    Histoire réelle. Références sur demande.

  16. Alex6

    Cocktail a servir frais (c’est l’ete ici) mais avec moderation:
    - Choisissez un dimanche un peu maussade et sans GP de F1 au programme
    - Installez une famille francaise moyenne autour d’une table
    - Saupoudrez d’un ou deux fonctionnaires (ajoutez un zeste de prof si vous en avez a la maison a ce moment, la version Deluxe contient un syndicaliste FO ou CGT)
    - Mettez a disposition de tous des aperitifs et un petit Chardonnay bien frais
    - Commencez a lentement introduire la notion de travail le dimanche
    - Laisser les arguments a la con reposer 5-10 minutes
    - Servez une tournee de pinard avec des olives
    Attention, la reside le secret de la reussite du cocktail, il faut y aller d’un coup, tres sec:
    - Annoncez que vous etes pour l’autorisation du travail le dimanche sans conditions
    - Jetez-vous derriere le canape pour eviter la premiere salve de coquilles de pistaches vides (attention, les profs tirent en premiers, meme s’ils n’ont strictement pas le debut de commencement de savoir ce qu’est le travail un dimanche)
    - Une fois le cocktail bien amorce, enumerez la liste complete des metiers impliquant le travail le dimanche: hoptitaux, pompiers, cafes, restaurants etc…
    - Restez derriere le canape
    - Profitez maintenant a plein des sophismes et des arguments a la con, savourez sans retenu (mais ne parlez plus, ceci n’est plus une discussion)

    Il existe de nombreuses variantes, a varier selon les occasions: L’ultra-liberalisme aux USA, les trains en Angleterre, les delocalisations etc…

    1. vengeusemasquée

      Ca marche bien aussi avec le RSA et les soi-disant « déserts médicaux ».
      Ce qui le fait pas mal aussi, c’est d’y aller à deux : l’un qui lance les bombes et l’autre qui compte les points. C’est-à-dire que vous serez convenus au début des arguments attendus et du nombre de points que ça rapporte. Un socialiste est toujours très prévisible, c’est à ça qu’on le reconnaît.

      1. Alex6

        Il y a tres rarement deux liberaux dans une famille. Mais de toutes facons tout ca c’est pour le fun. Les arguments et la confrontation avec le reel glissent sur un socialiste comme l’eau sur le plumage d’un canard.

        1. PAF

          ouha j’ai de la chance alors le frero est liberal.Par contre le papa est catho-conservateur depuis la nuit des temps, regarde religieusement le 20h depuis qu’il existe, et quand il ouvre la bouche on entend…la critique de la finance et un peu d’ecologie.

    2. Sansintérêt

      J’ai pu y gouter récemment : délicieux !

      Petit plus : mentionner ceux qui aimeraient bien travailler ou faire des achats le dimanche, effet garanti !

      Quant aux variantes, ma préférée reste le SMIC. Attention : à réserver au moins sectaires et aux petits comités… dans tout les cas vous serez vu comme un cynique tubro-libéral qui oppose les travailleurs et les chômeurs. Vos contradicteurs ne proposent rien, ils n’ont qu’à se contenter de dénoncer les bas salaires (etc..) et à ce stade, plus personne ne vous écoute et tous oublient instantanément vos arguments : quoi que vous fassiez, la discussion est terminée.

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