Jean-Paul Huchon en lutte contre les riches au cinéma

Aujourd’hui, j’avais le choix entre géopolitique internationale, économie mondialisée et un petit potentat franchouille. Me vautrant avec délice dans ma facilité habituelle, j’ai évidemment choisi le potentat. Et avec Jean-Paul Huchon, on parle d’un potentat bien lourd, bien solide, bien fermement installé dans la certitude de sa rectitude morale. Difficile, donc, de passer à côté.

Et puis le Jean-Paul, ce n’est pas exactement comme si c’était un inconnu, puisqu’il avait déjà été repéré pour ses efforts catastrophiques dans la gestion des transports en Île-de-France, avec les résultats qu’on peut observer tous les jours, et il avait laissé un vague souvenir pour avoir notamment exploré sans vergogne le népotisme à distance en plaçant sa belle-fille au Musée de la Solidarité à Santiago du Chili. On a donc avec lui un bon client, typique de ce socialisme d’affichage qui ne dépasse pas la lettre d’intention ou le programme du candidat.

Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : malgré le nombre consternant de casseroles qu’il traîne, Huchon n’est pas un poids-lourd de la veulerie politicienne. On n’est pas ici dans la même catégorie qu’un Monteclown dont on se demande, à voir par exemple ses récents échanges épistolaires avec le patron de Titan, si son cas d’hypocrite politicard ne se double pas d’une lourde pathologie mentale, à mi-chemin entre l’autisme et la folie furieuse. Mais cependant, sans même arriver à ce niveau-là, le Jean-Paul reste à l’évidence une bonne référence en matière de torsion de sens, de déformation de la réalité et de foutage de gueule républicain que n’excuse en rien un patronyme aux accents de gros édredon moelleux. Et cette fois-ci, c’est au sujet de fauteuils de cinéma (oui oui, vous avez bien lu) que Jean-Paul s’exprime et montre toute l’étendue de sa démagogie la plus crasseuse mise au service d’objectifs politiques les plus putassiers.

Tout commence avec le développement, par Pathé, d’une salle de cinéma aux aménagements luxueux : celle salle, astucieusement appelée Pathé + (probablement parce que Pathé Aux Truffes aurait été too much), propose des places numérotées, vendues 3€ de plus car plus confortables et situées au centre pour profiter au mieux du nouveau système sonore Dolby Atmos et d’une image ultra haute-définition baptisée 4K. La publicité qui a entouré cette salle fut, on peut le dire, modeste, mais l’idée est d’offrir une salle d’exception, avec des conditions de visualisation et d’audition très supérieures à la moyenne pour justifier le différentiel de prix. Selon François Ivernel, PDG des cinémas Gaumont Pathé :

« La salle Pathé + est aux salles de cinéma ce que la Formule 1 est aux constructeurs automobiles : le point le plus avancé d’un savoir-faire et une inspiration qui entraîne l’ensemble vers le haut »

Le développement de cette offre correspond à la demande d’une partie des spectateurs, et bien évidemment, le patron s’empresse de préciser ensuite « que le reste de la salle propose des fauteuils clubs très confortables et également bien situés », il ne s’agirait pas de faire fuir les autres clients traditionnels…

Mais voilà : cette nouvelle tarification et ces nouveaux aménagements ne sont pas du goût de tout le monde. Imaginez-vous bien qu’avec une telle disposition, aujourd’hui, à notre époque, en plein XXIème Siècle, on aura des gens pauvres, l’œil hagard et les joues creusées, avec des bonbons Haribo probablement passés de date dans des sacs rikikis, regardant l’écran depuis un angle improbable, et, dans la même salle, au même moment, en France, oui, en France, pays de l’Égalité et de la corne d’abondance qui chante l’Internationale en stéréo, des gens qui seront au milieu, avec un gros paquet de bonbons Haribo frais et goûtus, dans un angle parfait et avec un placement optimal pour entendre parfaitement les moindres toussotements de la bande son palpitante de leur film probablement même pas français.

C’est proprement IN TO LÉ RA BLE !

jp huchonEnfin, disons plus précisément que pour Jean-Paul Huchon, c’est intolérable, insupportable, scandaleux et parfaitement consternant ! C’est, n’hésitons pas à le dire, une véritable ségrégation dans les salles de cinéma, car on sait déjà ce qui va se passer : les gens pauvres vont forcément se retrouver rejetés sur les bords, alors que les bourgeois opulents se retrouveront tous au milieu, entre eux !

J’exagère ? Ben non, même pas : au Conseil Régional d’Île-de-France, entre le groupe socialiste et le groupe communiste, cela se bat férocement pour être le plus indigné ou le plus scandalisé devant ces pratiques indignes et scandaleuses. Et puis, il faut bien le reconnaître, ces gros fauteuils larges et mous, bien placés, sont une excuse lamentable à une « scandaleuse augmentation en période de crise, alors que pour le tarif habituel, le spectateur n’a plus droit qu’à des places torticolis. »

Eh oui : à partir du moment où la salle offre des avantages indéniables en matière de son et d’image, il est parfaitement sKandaleux de faire payer ces coûteux aménagements au public qui, comme chacun le sait, doit pouvoir accéder à son film quoi qu’il arrive, Service Public de l’Accès Au Cinéma Dans Les Salles Dolby Atmos oblige ! Des actions fermes et déterminées ont donc été vivement demandées au président du Conseil pour mettre fin à cette inégalité et ce barrage insupportable du peuple à la culture auquel il a le droit par de vils capitalistes manifestement attirés une fois de trop par un gain facile. Comme les élus n’ont pas tout pouvoir de vie et de mort sur les entreprises françaises (pour le moment, mes amis, pour le moment) et que les atteintes à la propriété privée nécessitent une enquiquinante paperasserie administrative, Jean-Paul Huchon a tout de même reconnu ceci :

« Nous n’avons aucun pouvoir direct sur la tarification mais le soutien que nous apportons à la production comme à la diffusion participe d’un même esprit : promouvoir l’égalité d’accès à la culture, c’est une exception française et elle fonctionne plutôt bien. »

Et voilà le socialisme appliqué en direct : une bonne et lourde menace de couper des financements, de l’intervention, de la discrimination (application d’un choix) à qui aura le droit de toucher ou pas des pépètes du contribuable, bref, on est en plein despotisme arbitraire. Mais surtout, depuis quand une salle suréquipée serait un « accès à la culture » sachant que d’autres salles, normalement équipées, proposent les mêmes débits d’images à des prix habituels ? Depuis quand offrir des services supplémentaires serait-il une rupture d’égalité ? Depuis quand l’accès au cinéma en son Dolby Atmos et Image 4K est-il un droit ? Et surtout, depuis quand l’État s’est-il piqué de distribuer du cinéma au peuple ?

Toute une flopitude intéressante de questions qui ne seront posées par aucun journaliste et par à peu près aucun citoyen trop heureux de voir qu’il va pouvoir, moyennant une petite clef de bras sur l’entreprise Pathé, bénéficier d’une salle aux équipements hi-tech pour le même prix qu’une salle traditionnelle :

« Nous sommes donc en droit d’attendre d’un groupe de l’envergure de Pathé qu’il fasse en sorte que cette égalité soit promue et respectée. Je vais écrire personnellement en ce sens à Jérôme Seydoux et Eduardo Malone, coprésidents du groupe Pathé, pour leur exprimer notre indignation et notre inquiétude. »

On dirait du Montebourg dans le texte : de l’indignation, de l’inquiétude, de la frisette capillaire qui gigote au rythme des pulsations cardiaques désordonnées devant tant d’horreur, pas de doute, Arnaud a montré la voie à Jean-Paul qui lui emboîte le pas avec la quantité calculée d’allant que son corps souple de mammifère bien nourri lui permet encore.

jean paul huchon

Ne vous y trompez pas, on retrouve ici la même indignation débile qui s’empare des tartuffes et des jaloux lorsqu’ils voient les salaires des acteurs, par exemple : c’est le même effarouchement pénible et les mêmes cris stridents d’effrois devant l’injustice de la vie qui n’a pas fait de tous les électeurs des beaux gosses fortunés.

La réaction du pesant ruminant républicain illustre parfaitement tout l’aspect délétère des subventions massives du cinéma et de la fort pénible mutation qu’entreprend cette industrie à l’heure de la numérisation. Les accros à la subvention que sont les majors ont ici trouvé un moyen honnête de faire venir les gens dans leurs salles : proposer un service différenciant, une qualité spécifique de son et d’image. De la même façon que les salles proposent maintenant des spectacles d’opéra ou des concerts en direct, ces nouvelles options permettent aux exploitants de tirer leur épingle du jeu, de combattre efficacement la concurrence du canapé, du téléchargement gratuit et des soirées pizza.

Le gros Jean-Paul est tout ébouriffé d’apprendre que les places sont plus chères au milieu de cette salle. On frémit déjà de sa réaction apoplectique lorsqu’il saura que les places dans un cinéma qui retransmet Roméo & Juliette (capté en direct depuis Londres) peuvent monter jusqu’à 26€. CooOÔOoomment, les pauvres ne peuvent pas aller à l’opéra ? Mais c’est proprement IN TO LÉ RA BLE !

J’attends avec un certain sadisme le moment où les mêmes élus hypocrites feront une nouvelle crise d’égalitarisme (avec peut-être à la clef une petite crise cardiaque ou un AVC) lorsqu’ils se rendront compte que tout le monde n’a pas forcément accès aux meilleures places dans les opéras, dans les concerts, dans les présentations culturelles ou, tiens, dans les soirées pince-fesse du Conseil Régional d’Île-De-France.

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Commentaires114

  1. Aristarque

    Comment! J’apprends que j’ai le droit -normal, en tant administré de Barb’Huchon, de participer tout ce qu’il y a de plus normalement aux raouts pince-fesses de la région IDF au nom de l’ égalité seyante entre Français et je n’y suis jamais invité?
    comment expliquer cette rupture avec ce credo aussi vigoureusement promu?

  2. Le Gnôme

    A quand les places à tarif unique à l’opéra, que ce soit Bastille ou Garnier, qui sont intégralement subventionnés par de l’argent public.

    Encore une indignation pour que dalle pour des gens qui n’ont que ça à faire…

  3. Aristarque

    Pauvre Huchon qui doit se contenter d’une SAAB 9.3 (c’est pour cela qu’il se contraint à l’ utiliser) mise à sa disposition égalitaire, je veux dire réservée, pour pulvériser des records de vitesse, aux frais de la princesse, je veux dire de l’ argent gratuit de ses ilotes assujettis…
    Et v’là-t-y pas qu’il va devoir en outre se fader la Ségolène comme collègue de Vice…. Présidence de la Banque Pour Initiés!

  4. Mateo

    J’imagine donc que notre ami Jean-Paul va également faire tout son possible pour que cesse enfin cette intolérable entorse à l’égalitarisme que constitue l’existence de places « 1ère classe » dans les trains d’une célèbre compagnie publique et monopolistique de transport ferroviaire. Ben oui, les riches ont accès à des places plus confortables que les pauvres dans ces trains, c’est tintolérable, c’est tinsupportable!

    1. Aristarque

      Il serait plus opportun pour le prolo client du Huchon nichiant que la seconde classe soit supprimée pour que ledit prolo puisse vérifier de sissit c… le confort dans lequel évolue la classe (1ere) de ses maîtres quand il lui arrive à l’ occasion très éventuellement improbable d’user des moyens de transport prônés vigoureusement par ses soins pour les autres…

  5. Acrithène

    Huchon raconte n’importe quoi, d’accord.

    Mais l’industrie des salles de cinéma est un scandale monopoliste (va savoir si l’Etat est derrière ou pas) qui se cache derrière plusieurs marques. Pour prendre un exemple concret, à Paris, on a le choix apparent entre Gaumont et UGC. En vérité, il s’agit de la même entreprise sous deux marques différentes.

    Pourquoi je dis ça ? Car lorsqu’une société a un monopole, elle peut organiser une discrimination (je ne parle pas du sens bisous/câlins du mot) des clients. Exemple typique, la réduction étudiante, qui est une arnaque de communication car en fait son but n’est que de faire payer plus cher les non-étudiants sans faire fuir les étudiants des salles. Il s’agit de segmenter le marché pour faire payer à chaque groupe le maximum qu’il est prêt à payer, plutôt que d’appliquer le prix concurrentiel d’un marché libre.

    De même qu’il existe une discrimination par les prix, il existe une discrimination par la qualité. Jules Dupuit, un des économistes français du XIXème méconnu mais brillant, qui a théorisé le principe du monopole discriminant, expliquait que les sociétés ferroviaires demandaient à leurs agents de cogner sur les passagers de la seconde classe. Pour maintenir l’ordre chez les pauvres ? Non, pour s’assurer que quiconque ayant les moyens de payer la très chère première classe n’hésitera pas à le faire !

    Le fait que certains spectateurs puissent choisir leurs places et pas d’autres (qui n’est qu’une partie du sujet) dans le cinéma est une discrimination monopoliste. La preuve est qu’une fois le logiciel existant, cette possibilité pourrait être appliquée à l’ensemble des sièges de la salle sans réels coûts opérationnel supplémentaire. D’ailleurs ce système existe dans d’autres pays depuis assez longtemps, je me souviens en avoir profité il y a plus de dix ans en Angleterre.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Price_discrimination

    1. Mike

      @Acrithène,
      Gaumont et UGC ne sont pas du tout la même entreprise!!!
      C’est assez facile à vérifier. La partie exploitation de Gaumont appartient à 66% à Pathé dans une filiale appelée LCGP (ex Europalaces) depuis 2001.

      Par contre, la question du monopole est la résultante de l’action de l’Etat et de ses collectivités locales. Qui considère que pour préserver le cinéma français, il faut un « bon » nombre de sièges/hab. Ni trop, ni pas assez. Donc je ne vous fais pas un dessin, le bon nombre est celui du copinage, plus que du bon sens et surtout plus que celui de la liberté d’entreprendre.

      1. Acrithène

        @Mike

        Effectivement, j’ai dit une bêtise. Vieux souvenirs de slides sur le secteur quand je travaillais à le consolider davantage dans une banque d’affaires américaine.

        A l’époque Pathé et Gaumont étaient dans la même holding sous des marques dissociées. J’ai confondu Pathé et UGC.

    2. Emmanuel Brunet Bommert

      Je crois me souvenir que le problème de la discrimination par les prix ne peut s’appliquer que dans un seul cas de figure : lorsque les places disponibles sur un marché (en tant que producteur) sont régulées et franchisées par un gouvernement central quelconque (comme par exemple pour les opérateurs téléphoniques, en France, mais aussi pour les compagnies de chemin de fer au Royaume-Uni vers le début du XXème siècle).

      En effet, prenons le cas de figure applicable sur les compagnies de chemin de fer, imaginons que je sois dirigeant d’une méga-corporation malfaisante, mettons une compagnie privée fictive, appelons là la TMDG (revenir une lettre en arrière donne la vérité).

      Imaginons maintenant que j’ai des concurrents, chaque concurrent n’a droit d’exploiter le réseau que parce qu’il y est autorisé par le gouvernement, qui se considère propriétaire des lignes, au même titre que les lignes électriques, les routes (Rooooooaaaadsss), et tout un tas de bidule qui acheminent des trucs d’un point A à un point B.

      Si tel est le cas, je dispose donc d’un monopole légal et non de fait : Rien au monde ne pourra me faire concurrence s’il n’est pas dûment approuvé avant tout. Je *peux* faire pression sur le gouvernement pour réguler moi-même la concurrence ou avec l’aide des autres opérateurs, ce concept se nomme « Cartel ». C’est une tangente inévitable d’un tel système, tout pouvoir se corromps aisément par plus de pouvoir.

      Hé bien, disposant d’un cas de figure comme celui-ci, je peux faire ce que je veux, appliquer les normes que je souhaite et les tarifs qui m’arrangent au mieux. Sans réelle concurrence, puisqu’il suffit aux autres opérateurs de se calquer sur moi pour profiter du plein potentiel d’un monopole discriminant. Ce dernier n’est utile que dans un système où l’état souhaite instaurer un oligopole à son avantage.

      Maintenant, prenons le cas d’un marché libre. Ce marché libre impliquant la propriété des lignes et des machines, ainsi qu’un droit d’usage et de négociation totale avec tous les opérateurs et clients, sans contraintes quelconques (autres que contractuelles).

      C’est assez simple, toutes les compagnies qui appliqueraient la théorie de la discrimination par les prix seraient balayées de la carte par le premier nouveau venu sur le marché qui ne l’appliquerait pas. Puisque l’être humain a cette sale manie de rechercher la simplicité et l’intérêt personnel immédiat, toute compagnie qui évite un embarra est immédiatement préférée à une compagnie qui impose une contrainte, même mineure. Prenez le métro, par exemple, et regardez les gens marcher et puis observez leur manière d’éviter les obstacles contraignants, vous verrez que c’est là une règle aussi naturelle à l’être humain que de respirer.

      La discrimination par les prix n’est réalisable que dans une économie corporatiste (où les corporations sont approuvées et sélectionnées par l’état central, selon des critères obscures et mystiques). Dans une économie libre, seule reste monopoliste une entreprise capable de fournir en permanence un service parfait.

      1. lille est très

        pffoooouuu, poussez pas là! c’est plein de lettres votre truc, moua gé apri a lireu aveq la mes tod global… alor génécoumprenpasquevodit.

          1. Emmanuel Brunet Bommert

            Oui, en effet, c’est bête, je n’ai pas mon clavier habituel (cela dit, en ce moment, entre le Qwertz, le Qwerty, l’Azerty et les autres, je m’y perd totalement…)

      2. Acrithène

        Une discrimination peut s’appliquer dès que le vendeur a un pouvoir monopolistique quelconque, qui peut avoir une source réglementaire (corruption, brevet, etc.) ou une cause naturelle.

        Dans le secteur ferroviaire, il existe une forte barrière à l’entrée (la construction du réseau).

        Sur un marché libre, un monopoliste (ou oligopoliste) ne peut extraire une rente qu’égale au coût d’entrée de la concurrence, ni plus ni moins.

        La meilleure explication de ces mécanismes est celle de Baumol :

        http://en.wikipedia.org/wiki/Contestable_market

        1. Emmanuel Brunet Bommert

          En effet, mais le chemin de fer n’est pas l’unique système de transport existant. La concurrence n’est pas uniquement horizontale, elle est aussi verticale. La volonté actuelle de la fameuse société malfaisante dont nous parlons tous, est justement d’empêcher tous les types de concurrence à son encontre.

          Mais dans un marché libre, rien n’empêche le transport des gens par dirigeable, ferry, fusée, etc. C’est valable pour tout, si on peut généralement lutter contre la concurrence horizontale, la concurrence verticale est en général mortelle pour l’utilisateur fanatique de la discrimination par les prix.

          (Exemple : La presse écrite avec Internet, le cinéma avec l’informatique, le transport ferroviaire avec la voiture individuelle, etc.)

          Le cas dont je parlais, part du principe qu’il soit vraiment possible d’établir un monopole absolu. Il ne peut y en avoir de complet en réalité, même dans les ressources naturelles, y compris les plus vitales. Si les ressources deviennent si complexes et hors de prix à obtenir que n’importe quel gisement suffit pour faire fortune ; la ruée vers l’or est inévitable. L’univers est vaste, il n’y probablement pas du pétrole que sur terre, la lune offre suffisamment de terrains constructibles et certains ingénieurs peuvent même vous concevoir un empire sur une station orbitale.

          L’univers est tellement immense que les ressources limitées voire difficilement accessibles attirent toujours des aventuriers qui n’ont plus rien à perdre à aller les chercher.

      3. Aristarque

        Tiens, un agrégé de littérature!
        Tu n’ aurais pas une cousine nommée CTEKNS ou EVGMPU????
        Parce que revenir en arrière d’une lettre pour obtenir un N oblige à partir de P plutôt que de M…

        1. Emmanuel Brunet Bommert

          Il existe une chose au pied de votre écran, cette chose se nomme « clavier », parfois, il arrive qu’en appuyant simultanément sur deux touches (nommés raccourcis, pour en choisir deux au hasard Shift et CTRL, par exemple), le clavier switch alors entre plusieurs langues, ça aide quand on doit penser en plusieurs langues, parfois avec l’habitude on oublie la position des lettres d’un clavier à l’autre.

          C’est magique, comme technique, mais ça ne rend pas plus aimable ni prévenant cela dit.

          Bon, l’autre raison peut-être que cette erreur s’est glissé aussi parce que, à force d’être entourés de plusieurs milliers de caractères différents, on finisse par en oublier son alphabet. Cela dit, cela ne résout pas non plus le problème de l’amabilité en fait…

      4. Deres

        Le rôle de l’Etat devrait être de protéger la concurrence. Malheureusement, dans notre pays, les politiques croient que leur rôle est de figer le système. La raison en est principalement la peur du mouvement. Dans leur esprit constructiviste, il faut construire des beaux systèmes équilibrés, fruit d’esprits supérieurs. Une belle vision d’énarque, ayant connu la garantie de l’emploi à vie depuis ses études. En réalité, le système économique est un équilibre instable basé sur des échanges permanents entre les agents économiques. Les décisions sont très nombreuses, multiples et basés sur de nombreux critères différents suivants les agents économiques. Il est impossible de tous les prendre en compte à l’avance. La destruction y est le pendant de la création … Rien n’est immuable au contraire de la fonction publique et des postes de fonctionnaires …

        1. Emmanuel Brunet Bommert

          C’est un avis personnel, mais contrairement à Hayek, je ne pense pas qu’on ai besoin de l’état pour « protéger la concurrence », comme je l’ai dis, plus haut, l’univers est vaste et un concurrent trouvera toujours une solution plus inventive pour faire sauter le monopole précédent. L’informatique est un exemple d’un domaine où un monopole de Jure (Microsoft, avec ses brevets et droits exclusifs) est régulièrement contourné technologiquement (par Apple, puis par Google dans le domaine Mobile, Par Sun et Oracle pour les serveurs).

          La seule chose que pourrait faire un monopole pour empêcher ce type de concurrence, c’est d’empêcher toute innovation. Mais avec l’être humain et sa manie de tout vouloir faire constamment mieux, c’est comme interdire à toute l’humanité de penser. Ce qui est impossible, du moins, pas sans outrepasser un grand nombre d’autres droits naturels beaucoup plus urgent à protéger que le seul abus de position dominante.

  6. infraniouzes

    Bon article dans l’ensemble mais attention au vocabulaire. J’ai relevé plusieurs fois le mot « pauvres » et même le mot « bourgeois ».
    On dit de préférence (pour ne pas être censuré) non pas pauvre mais:
    – en grandes difficultés ou en très grandes difficultés ou, mieux, en très grande précarité…
    – quant aux « bourgeois » mot à la limité banal, il faut les tacler grave avec du:
    – « individus honteusement nantis par d’obscurs flux d’argent aux origines douteuses voir mafieuses ».
    Je dis ça parce que j’en cause (comme aurait dit ma grand mère) mais c’est pour protéger tes arrières mec…

    1. Aristarque

      Change vite de coin, bonhomme!
      Tu es sur un site d’ hérétiques déviants de la pensée rosâtre orthodoxe…
      Cela peut être contagieux d’autant que c’est leur but ultime… 😉

  7. Mominette

    Aux armes citoyens ! L’Egalité est sans cesse menacée, et le peuple n’a d’espoir que dans élus éclairés, qui en son nom interdiront toutes ces discriminations : Les places « business » dans les avions, les loges dans les stades de foot, le choix entre « corbeilles » et « poulailler » dans les théâtres,
    les services voituriers de restaurants qui ne pratiquent pas les tarifs de la soupe populaire, les différences tarifaires des salles de fitness selon qu’on y ajoute ou non des pétales de roses, tout cela crie vengeance et guillotine …

    L’Egalité, celle à laquelle chacun aspire, consiste à tout faire payer en fonction des revenus, mais à en attribuer l’usage soit par tirage au sort, soit par passes-droit sociaux … En fait, la seconde formule a ma préférence, puisqu’elle avantagerait copains et militants.

    Que penserait Pelochon d’une petite manifestation visant à interdire des gros cache-cols tricotés-main pour les sdf, et rendre obligatoire la distribution massive de carrés d’Hermès ?

    1. Aristarque

      Doutant que la production Hermès de ces célèbres carrés soit suffisamment nombreuse pour satisfaire toutes les candidates, il va encore y en avoir de plus égales que les autres.

  8. skunker

    Là les bras m’en tombent …
    Ce n’est ni plus ni moins qu’une société qui diversifie son offre; ceux qui ne veulent pas payer plus pour avoir mieux n’ont qu’à aller dans les salles classiques.
    Avec cette logique on va vite finir par se nourrir dans les poubelles de supermarché, parce que c’est ce que font les pauvres ma bonne dame !

    1. Mominette

      Shunker, tu aurais dû voir le geste de Thatcher durant un débat épique à la Chambre.

      Montrant des mains deux niveaux de revenus, elle expliquait que la gauche faisait croire que le niveau bas allait s’élever, alors que les travaillistes s’en foutaient et ne voulaient que diminuer le niveau haut.

      Les expériences socialistes ont montré que le nivellement s’effectue toujours vers le bas … sauf bien sûr pour quelques aparatchicks !

  9. John Bigballs

    Oulalala ! Mais comme les masques tombent en ce moment !
    J’ai beau savoir qui sont ces gens au fond, mais chaque fois je me fait surprendre, à chaque fois je suis héberlué devant la connerie de ce que j’entends. J’ai même du mal à y croire.

    ça me rappelle the hobbit , projeté en imax 48ips dans une seule salle à Paris, à un tarif non égalitaire. Salle pleine, gens qui se déplacent de loin.
    J’ai appris que des gens se font même des Paris Londres pour aller voir un film dans des conditions encore plus inégalitaires. (d’affreux traders sans doute !)
    faudrait pas qu’il apprenne ça le huchon ! ça le mettrait tout rouge !

    1. ODE

      c’est parce que Huchon et Cie ne connaissent rien aux pauvres et les méprisent même. J’ai parlé avec un directeur de théâtre qui a passé son enfance dans une grande pauvreté, c’était dans le Paris d’autrefois. Ensuite, il s’est fait tout seul et a fini par acheter un théâtre, le seul de Paris qui ne touche pas un centime de subventions. Eh bien il m’a appris une chose: les pauvres, il ne faut pas leur proposer des places à 0 euro sous prétexte qu’ils sont pauvres. Ils sont fiers de pouvoir économiser en travaillant pour se payer la place dont ils rêvent. Du coup, les places de théâtre bradeés à 10 euros un peu par pitié pour les chômeurs et autres, il n’y croyait pas trop: ça ne fait pas forcément plus venir le pauvre (qui n’est pas mécontent de se payer un plaisir « de riche » non bradé) et ça n’aide en rien le théâtre.
      Au final, avec tous ces tarifs bradés, on fabrique une société de consommateurs de la culture, pour qui elle ne vaut rien: peu importe qu’on aille voir une bonne pièce ou une pièce minable, l’essentiel va être de payer le moins cher possible.
      Autrefois, des gens du monde entier, riches ou pas riches, faisaient de longs voyages pour aller écouter Maria Callas: ils passaient la nuit devant l’Opéra pour être sûrs d’avoir une bonne place.
      Aujourd’hui… ma foi, on n’a plus Maria Callas, et les gens confondent culture avec marché/fric/détente, etc.

  10. Nocte

    Quand on voit le prix d’un téléviseur 4K, on se dit que ça n’est pas pour tout de suite dans le salon du quidam moyen et j’imagine qu’il en va de même pour le Dolby Atmos.
    Là, c’était la bonne occasion pour introduire 2 nouvelles technologies auprès du grand public (que ces technos soient de l’enfumage ou non, là n’est pas le débat, mais au moins, Pathé permettait de se faire une idée).

    De telles installations pour un cinéma ne doivent pas être données, et je pense qu’avec 3 euros par places en sus (et sur un nombre de places limitées), le R.O.I. n’est pas pour demain.
    Pour une diffusion 3D, une bonne partie des cinémas appliquent un surcoût pour la TOTALITE de la salle, alors qu’être sur les côtés génèrent un inconfort visuel franchement impressionnant et pour une immersion proche de zéro selon moi (même si on est au milieu de la salle). Y a-t-il eu ces mêmes réactions pour la 3D ? je n’en ai pas souvenir.

    En tout cas, la gauche est au pouvoir et je la trouve de plus en plus décomplexée et je ne vois pas cela d’un bon oeil (voir cahuzac hier, qui, à la question « où allez-vous trouver les 6 Mds d’euros manquants pour 2014? » répond : dans la poche des uns, des autres, de tout le monde)

    1. skunker

      « (voir cahuzac hier, qui, à la question « où allez-vous trouver les 6 Mds d’euros manquants pour 2014? » répond : dans la poche des uns, des autres, de tout le monde) »

      Vous en doutiez encore ? ^^
      Au moins Cahuzac a la délicatesse de ne pas insulter notre intelligence avant de nous la mettre bien profond.

      1. dede

        Encore un truc que je n’ai pas compris : je croyais que les 6 milliards manqueraient en 2013 pour atteindre un objectif de deficit… Ils ne peuvent pas encore manquer pour 2014 vu que le budget n’a pas ete vote.

        1. skunker

          En même temps on a pas voté un budget à l’équilibre depuis … heu … on l’a déjà fait au moins ?
          On ne prend pas trop de risque en s’avançant pour 2014 je pense.

        2. Pere Collateur

          Tiens, à ce propos, en regardant le journal de l’ORTF hier soir, ce sujet était abordé.
          Ca n’a duré que quelques secondes furtives, mais il me semble les avoir entendu dire que la taxe sur les achats d’actions en directe n’avait pas rapporté les 1 milliards escomptés.

          Mais quelle surprise n’est pas?

          Personne ne se serait douté que, soit, ca serait contourné (via l’achat de trackers par exemple), ou que ca aurait rendu l’achat d’actions en directe sans intérêt et donc détourné les gens vers d’autres supports d’investissement…

          Le pire dans l’histoire est que je suis pratiquement sur, que lorsqu’ils ont eu les résultats financier de cette taxe, la majorité de ces cranes d’oeufs ont été tout étonné et n’ont pas compris pourquoi le réel il marche pas comme ils disent.

          Et bis répétita avec toutes leurs autres taxes et impots:
          T’augmentes le prix du tabac, tu perds des rentrées.
          Tu taxes la biere et tu perds de la TVA.
          Pluie d’impots; Désert de rentrée fiscales.

          Même le dernier des quidam de la rue est capable de comprendre ca maintenant.
          Pourquoi ces fins lettrés, formés parmis l’élite de l’élite, la crème des crèmes, ne sont ils pas capables de comprendre des choses si simples?

    2. Istvan

      Je dis ça sans blaguer, je pense vraiment que l’automne fiscal 2013 (projet de loi de finance) va faire passer le 2012 pour une tape amicale sur l’épaule du contribuable.
      Et je crains qu’il faille prendre ses dispositions et partir avant la fin 2014. On régresse à grands pas vers un temps (pourtant ancien) où les droits naturels étaient allègrement piétinés par le monarque.
      J’ai beau rire quand h16 écrit, je n’en suis pas moins triste lorsque j’y songe ou que j’en parle à mes proches.

  11. Lib

    Bah, on est en France. S’ils le veulent vraiment, les politiques ont mille façons de serrer les couilles de Pathé et les pousser à la faillite.

    Le grand truc en ce moment pour les exploitants de ciné, c’est l’accès handicapés. Pour certaines salles, c’est physiquement impossible.

    Et ça se télescope avec les contraintes de sécurité. Par exemple, les issues de secours doivent être plus larges pour laisser passer les fauteuils roulants, mais le nombre minimal d’issues reste le même. Il y a donc des cas où (nombre d’issues) x (largeur des issues) > largeur de la façade.

    Bref, rien de nouveau, on est en France, la liberté est factice, les politiques ont droit de vie ou de mort sur les serfs. Courbons l’échine pour ne pas leur déplaire.

    1. Before

      Cet été, au refuge des Écrins, j’ai entendu la conversation d’un guide avec ses clients : il a été question d’obliger les refuges de haute montagne à se mettre en conformité avec les normes d’accès handicapés, au motif que ce sont des établissement hôteliers…
      Finalement, l’administration s’est calmée.

      1. Jeanpierre

        trop beau!!! Il compte mettre aussi des rampes d’accès handicapé pour le sommet du mont blanc?
        Je suis entrain de chercher un local type cabinet médical. Je ne trouve pas à cause de ces foutus normes. 9 locaux sur 10 ne sont pas aux normes (quand c’est pas le chiotte qui pose problème, il y a des marches) et ça coûte un bras pour le mettre au normes. A chaque fois que je parle de cette loi, j’ai toujours quelqu’un pour me dire qu’elle ne sera pas appliquée. Je l’espère sincèrement. A moins qu’ils s’en servent pour « relancer » l’immobilier.

  12. Peste et coryza

    Lisez sa fiche wikipedia
    Ce mec est un haut fonctionnaire et un soupirant de cour, rien de plus.
    Il se met dans les fouilles plus de 10000 boules par mois.
    Et en plus il devrait être à la retraite depuis pas mal de temps, mais continue de nous pourrir la vie…

    Je propose, vu l’utilité du bonhomme, de le mettre à égalité avec les smicards. C’est étrange, mais je sens qu’il va refuser…

    Note 1 : en France, est dit « Copé compatible » tout ceux qui gagnent plus de 5000 euros par mois. Ils constituent 2% de la population française (la médiane est à 1600 nets par mois, même avec bac+5 c’est dur de commencer avec ce salaire). Une bonne part de ces deux pourcents est constitué par les hauts fonctionnaires, les kleptocrates et les élus. Le reste est partagé entre hauts cadres du privé plus ou moins complices, avocats plus ou moins marrons (Copé justement), médecins plus ou moins véreux (Kourchner…), et patrons de PME.

    Note 2 : le terme ilotes vient de Sparte. Si les ilotes étaient exploités par les spartiates, ceux ci avaient la bonne idée de réguler leur prédation en mourant sur les champs de bataille.

      1. Jeanpierre

        Ça me pose un problème d’ailleurs : « 100 balles » sonne mieux à l’oreille que « 100 boules ». Si tu veux parler de boules, tu discutes en milliers. Musicalement, ça sonne mieux. Et comme je suis un apprenti capitaliste, je n’ai pas la capacité de parler en milliers de boules tous les jours. Je me contente de la sonorité plate et légèrement suggestive du terme euro. moyen…

  13. Jc

    Encore un qui, dans un pays réellement démocratique, avec une vraie justice, une presse indépendante, libre et efficace, devrait être en province à faire quelques années comme (p)fonctionnaire de base, en guise de peine de substitution, vu toutes les casseroles qu’il traine.
    Étonnant non, comme disait Desproges.
    ou
    « Bordel de quoi je me mêle? »
    « t’as pas autre chose à foutre? »
    etc. mais déjà s’en préoccuper plus que deux minutes c’est une perte de temps, hélas inutile. CPF
    « Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
    Mémoires d’Outre-Tombe (1848) Chateaubriand

  14. simple citoyen

    Excellent billet H, comme toujours.
    J’allais sauter allègrement dans la mêlée, puis à la lecture des commentaires, je me suis ravisé.
    Deux choses m’ont sauté au yeux:
    1. la décontraction et l’insolence avec laquelle maintenant les socialistes affichent leurs vision totalitaire du monde, jusque dans la promotion d’idées parfaitement saugrenues ou en contravention totale avec le bon sens le plus élémentaire.
    2. l’absence totale de logique dans l’argumentation ou l’organisation des dites idées.
    Je veux bien croire qu’il s’agit là d’une sorte de coming out, une catharsis après de longues années de privation. C’est également une manière d’occuper les esprits et de divertir le débat public des sujets qui fâchent.
    Mais il n’en reste pas moins que cette dérive est inquiétante, car au fond elle signifie que ces gens ne se sentent plus concernés par ce que leurs concitoyens, leurs électeurs pensent. Tout le monde sait bien que ce qui est soit-disant attaqué ici est défendu par ailleurs pour le théâtre ou l’opéra par exemple. L’ineptie de la saillie est évidente. Alors pourquoi la faire? Parce que Mr Huchon le peut. En toute décontraction. En toute impunité. Parce qu’il sait que les médias feront le boulot pour lequel ils sont subventionnés et que la logique partisane et militante fera le reste.
    En résumé, parce qu’il sait qu’il détient un pouvoir absolu. Si absolu qu’il peut se moquer non seulement de la logique, réalité, des faits et de la vérité, mais également des conséquences.
    C’est glaçant.

    1. GM

      Mais absolument. Ces gens-là sont de dangereux inconscients et ils dirigent des régions et des pays. La moindre des sagesses exigerait de les expulser séance tenante des responsabilités qu’ils se sont octroyées. Seulement les adeptes ont développé une fidélité au culte et ne l’entendraient pas de cette oreille, alors on se contente de regarder avec impuissance et consternation.

  15. Manu

    En en fouillant sur internet, on trouve cette belle pétition d’un con(de)citoyen: http://www.petitionduweb.com/Petition_non_a_l_installation_de_sieges_premium_au_cinema-1000339.html

    Dans la pure tradition socialiste, on compare cette salle suréquipée à:
    – l’apartheid
    – les juifs sous vichy (et un point Godwin, un!)
    Et PAF! comme çà, si jamais tu dis que tu as envie d’aller voir un film dans un Pathé+, un gros beauf de socialo pourra légitimement te traiter d’antisémite, de ségrégationniste, de raciste, de facho!

    La personne va jusqu’à qualifier l’initiatie de Pathé de « réinjection de la lutte des classes dans un lieu préservé du racisme et de l’inégalité » (je fais une pause, je dois tirer sur mon joint).
    3€ de plus pour une place premium, et c’est la lutte des classes?!!? Non, selon ce citoyen, le problème ce n’est pas l’Etat qui ponctionne allègrement le cinéphile lambda à gros coup de taxes sur sa place de ciné, le tout pour arroser le petit monde feutré du cinéma français. Le problème c’est 3€ (même pas un café dans le Marais). C’est juste hallucinant de lire ce genre de conneries….

    Le bouquet final, c’est cette envolée lyrique: signer la pétition permettrait « de faire en sorte que la salle 1 du Pathé Wepler de Paris se rhabille aux couleurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ». Aux armes citoyens! Comme en ’44 !

  16. JS

    Huchon est un gros … réac, mais perso j’aurais trouvé plus logique que Pathé propose une salle entièrement « premium » avec les tarifs ad-hoc.

    Libres à ceux qui veulent d’y aller ou non.

    Ca existait déjà auparavant d’ailleurs avec la grande salle d’Italie 2 par ex..

    1. docludo

      l’avantage de la surtarification de pathé, c’est qu’ en échange, on a l’assurance d’être bien placé. or on ne peut pas assurer se service dans une salle entière.

    2. mominette

      Celui qui investit et en prend le risque doit avoir toute liberté de définiur son offre comme il l’entend.

      Cela ne souffre aucune « préférence » de l’un ou de l’autre.

      Il peut y avoir des restaurants « cravatte obligatoire », des boites de nuit réservées aux moins de 25 ans (ça rasure les parents et fait fuir les vieux dragueurs de minettes), d’autres réservées aux homos et d’où les hétéros se font virer, cela participe de la biodiversité et de la dynamique des entreprises.

      On le voit aussi dans les wagons de chemins de fer, les places de théâtre, les restaurants qui ne pratiquent pas les mêmes prix à midi que le soir, etc.

      Cessons cette société mêleuse d’oignons, mais qui ne paie jamais les pots cassés.

  17. Flo

    La vision de ces socialistes de leur société idéale glace le sang et on ne peut qu’être d’accord avec l’article et les commentaires.
    Toutefois peut-on, très prudemment, émettre une autre hypothèse?
    Si j’ai bien compris, Pathé veut faire cohabiter dans la même salle de cinéma des places « premium » réservées et des places « standard » accessibles comme aujourd’hui selon le « permier arrivé-premier assis ».
    Est-il possible que Mr Huchon, tout égalitariste borné qu’il soit ait anticipé que ce système soit étendu progressivement à de nombreuses salles, disons à toutes pour simplifier?
    Dans cette hypothèse est-il possible qu’il ait en tête que cette situation pourrait déboucher sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler des « incivilités » (pas forcément dictées par la lutte des classes) et que de fil en aiguille il entrevoie les conséquences possibles de ces dernières : service d’ordre pléthorique mais très disséminé (contrairement à ce qui se passe pour un stade ou une salle de spectacle), dégradations, interventions des forces de l’ordre en de multiples lieux avec heurts (pas bisosu) etc etc…
    C’est peut-être lui faire beaucoup crédit que d’envisager sa réaction sous l’angle de cette arrière pensée, mais ne sait-on jamais?

  18. cherea

    quand je vois la gueule de Huchon et dire:
    « Nous n’avons aucun pouvoir direct sur la tarification mais le soutien que nous apportons à la production comme à la diffusion participe d’un même esprit : promouvoir l’égalité d’accès à la culture, c’est une exception française et elle fonctionne plutôt bien. »

    Je me dis qu’il aurait fallu promouvoir l’accès au sport…c’est mieux pour la santé.

    C’est insupportable cette spécificité française de financer la culture, de l’avoir partout et de tout temps et pour tout le monde.

    Comme si la culture, c’était la panacée. Aujourd’hui la culture c’est 30 euros par mois, forfait illimité haut débit…et on y accès sans avoir besoin de subvention…
    Tiens j’aurai bien aimé l’entendre sur le prix des places au parc des princes (le conseil général est arrosé en places du PSG) dans les théâtres publics, les prix ne sont pas les mêmes selon le placement dans la salle, incroyable.

  19. scaletrans

    Il manque une décoration à la boutonnière de ce personnage: celle de co-fondateur du GISTI, de toutes ces ONG et de tout ce travail souterrain qui nous ont valu cette bienfaisante marée de « chances pour la France »

  20. F Houmeau

    J’ai croisé Huchon il y a quelques années à l’aéroport de Shangai ou de Pekin je ne me souviens plus bien. Il était en famille, pourtant quelque chose m’a fait penser qu’il s’agissait d’un déplacement professionnel… (un journaliste d’investigation pourrait surement vérifier…). En tout cas, il était dans les salons d’Air France et attendait d’embarquer en classe affaire ou en première – soit 2 à 3 fois le prix de la classe éco. Faites ce que je dis… Je ne critique pas, je voyage également en classe affaire… mais je voyage plus léger que Monsieur Huchon (l’hypocrisie ça doit peser lourd, non? )

    1. Mominette

      Ce charognard de Monte-Bourde tente de « récupérer l’événement » des élections italiennes, aux seules fins de se faire mousser.

      Il sait parfaitement que la mouise française n’est pas due aux « grandes banques », mais à la mauvaise gestion systématique du pays. Il sait très bien qu’aucune pays ne voudra endosser la dette française. Il sait tout autant le drame que serait une diminution de l’euro, et le renchérissement des produits que cela entraînerait.

      Mais il s’en fout, il « cause », par racolage électoral des plus intellectuellement démunis 🙂

    1. Peste et coryza

      Une faute… bah, je rédige trop vite…
      kleptos, vous aurez compris…

      Tenez, pour me rattraper :
      2006 : Jean-Paul Huchon se plaint : il ne peut pas vivre décemment avec 5000 euros par mois !
      http://fr.altermedia.info/general/jean-paul-huchon-se-plaint-il-ne-peut-pas-vivre-decemment-avec-5000-euros-par-mois_8873.html
      Remarquez bien la truande de sa femme… lisez les excuses foireuses.
      Remarquez également qu’il ne doit pas faire grand chose dans son job de président du conseil général d’ile de France. Il s’ennuie tellement qu’il a besoin d’une activité complémentaire…

  21. Before

    Dans la même veine, pour confirmer que CPEF, à propos de la durée des vacances d’été (encore une belle agitation médiatique pour rien, par ailleurs), j’ai entendu deux micro-trottoirs sur M6 et Europe1 où le journaleux de service interrogeait les parents d’élèves : dans les deux, une personne se disait favorable à la réduction des vacances parce que « certains n’ont pas les moyens d’occuper leurs enfants aussi longtemps ». Et ils s’agissait bien de moyens financiers.

    Autre remarque : le gouvernement, après avoir honteusement favorisé le diésel pendant des années, veut augmenter le prix d’icelui. Pour faire passer la pilule, ou plutôt l’endoscope de cheval, on indique que les taxes supplémentaires permettront de financer l’achat de véhicules « propres » pour « les ménages les plus modestes ».

    Personne ne peut plus rien proposer dans ce pays sans une bonne grosse justification égalitariste ! Venant des politiques, on comprend, ils sont uniquement préoccupés par leurs clientèles, mais les « citoyens » s’y mettent aussi : la rééducation a bien fonctionné !

  22. Redsparks

    Moi, je dis, les premières classes dans les trains de la SNCF, c’est un véritable scandale ! Supprimons-les ! Et tout le monde dans les nouveaux TGV low-cost !

    1. Deres

      Cette discussion existe déjà. Les syndicats et les hommes politiques parisiens ont immédiatement dénoncés les TGV low cost comme une nouvelle troisième classe indigne et qui désavantage les parisiens. Au passage, on note que les banlieusards, on se torche avec, tous les hommes politiques étant logés dans Paris ou petite couronne …

  23. Deres

    Et rien sur sa nouvelle fonction juteuse à la BPI ? Lui a gardé un silence consternant sur le fait de toucher une rémunération ou pas pour ce poset supplémentaire … Vu les casseroles qu’il a, il est certain qu’il ne se servira pas de ce pouvoir de vie et de mort sur les entreprises pour placer ses petits copains et proches …

  24. Peste et coryza

    On peut aussi admirer le discours du socialiste en chef :
    « Pour contrer le chômage, il faut lancer les emplois d’avenir »
    http://tempsreel.nouvelobs.com/france-la-crise-sociale/20130225.OBS0034/chomage-il-faut-accelerer-le-rythme-sur-les-emplois-d-avenir.html

    J’ai du mal à comprendre quelque chose : en quoi filer des jobs de fonctios payés au SMIC à 100000 « jeunes » quasi illettrés aidera à relever l’économie du pays, tandis qu’une part des diplômés se barre sous des cieux plus accueillants ?

    1. hussardbleu

      Un de mes vieux amis de Faculté termine sa carrière à PoPolemploi : il me disait, le week dernier, alors que je l’abreuvais largement de Pommard 2004 (ce qui délie les langues, mieux que la torture genre « privations sensorielles ») qu’on leur met une pression énorme, notamment les Préfets, pour qu’ils arrivent à caser des Emplois d’Avenir un peu partout, y compris le privé, ce qui n’est pourtant pas dans le « mode d’emploi » si j’ose dire…

      Mais que personne n’en veut, ni dans le public, ni dans le privé…

        1. hussardbleu

          Et tu ne sais pas tout ! mes bécasses d’Irlande, je les ai dégustées avec un grand Bordeaux, suivies d’une tranche de sanglier arrosée d’un grand Bourgogne…
          Nous sommes foutus, je n’en disconviens certes pas, mais est-ce une raison de couler à fond, dans la tristesse janséniste ?
          « Un Hussard qui n’est pas mort à 30 ans n’est qu’un Jean-foutre », disait Lassalle : j’en ai plus du double, et je m’en console dans les matérielles blandices que je puis encore m’offrir…

  25. Marco33

    HUC(h)ON va t-il envoyer un courrier cinglant et sanglant à cet intolérable suppôt du capitalisme qu’est M. DELANOE?
    En effet, les théâtre et opéras sur PARIS osent pratiquer non pas un ni deux tarifs différents, mais plusieurs avec des écarts exorbitant!
    Et dans les stades?
    Et à la SNCF?
    Huchon, mon petit, t’es vraiment trop c.n !

  26. NOURATIN

    Hé bien oui, quoi! On se demande déjà par quelle honteuse aberration on peut tolérer des premières classes dans le trains SNCF du prolétariat,
    manquerait plus qu’on en crée dans ces temples de la Culture que sont les cinoches pleins de beaux films vachement bien-pensants.
    La seule exception tolérable concerne les soirées pince-fesses du CRIDF,
    là, ça se passe tout entre camarades, y a rien à dire.

  27. Pascale

    «  » »l’égalité d’accès à la culture, c’est une exception française et elle fonctionne plutôt bien. » » » »

    L’autosuffisance socialiste franchouillarde dans toute sa splendeur !

  28. Lapin

    H16 vous n’allez pas jusqu’au bout de votre raisonnement.
    Le scandale, le vrai scandale, ça n’est pas la nocivité radioactive des socialistes, nocivité connue, et même archi-connue et évidente.
    Non, le scandale, c’est que personne à l’UMP n’ait réagi en humiliant publiquement JPH.
    Le scandale, c’est que cet ancien mis en examin, habitué des excès en tous genre, puisse se pavaner au Conseil Régional sans être assailli quotidiennement par les élus UMP.
    Et tant que l’UMP laissera faire, il n’y a aucun espoir…

  29. ekoulemaneng

    D’accord, en matière de bouffonnerie et de crétinisme politique, difficile de faire pire que Bokassa de Centrafique ou Idi Amin d’Ouganda qui ont pulvérisé le plafond de l’imbécilité humaine. Mais au rythme où vont le Huchon et ses potes socialo, je crois que le rattrapage est pour bientôt… avec moins de sang sur le carreau c’est vrai, mais avec une belle flopée de chômeurs et d’assistés égaux en pauvreté.

    1. PF

      Ca commence même à géner sévère mon collègue gaucho qui est vraiment à court d’arguments maintenant … Comme tous les bons à rien du gouvernement, sa seule réponse c’est la colère et la haine … Ca en dit long.

  30. Robert Marchenoir

    Le groupe communiste au Conseil de Paris a dénoncé une « scandaleuse augmentation » en période de crise, notant que « pour le tarif habituel, le spectateur n’a plus droit qu’à des places torticolis ». « Le cinéma est un art populaire, l’initiative du groupe Gaumont-Pathé en fait un privilège », a déploré Ian Brossat, président du groupe, qui a écrit à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour « savoir de quelle manière le gouvernement compte lutter contre le cinéma à deux vitesses ».

    C’est pas possible, c’est pas dans Metro, c’est dans The Onion. C’est une blague. Des communistes n’ont pas pu sortir un truc pareil alors que la moitié de la France est au chômage.

    Les types massacrent les Français de taxes, et ils hurlent à la mort parce qu’un fauteuil de cinéma plus profond coûte 3 € de plus.

    Bientôt, l’interdiction des haricots verts extra-fins, plus chers que les autres. Si le cinéma à deux vitesses est un scandale, que penser des haricots à deux vitesses ?

    D’ailleurs, j’aimerais attirer l’attention sur un scandale qui doit cesser : l’automobile à deux vitesses. Le plus simple, je vais vous dire, ce serait que tout le monde roule en Trabant.

    Sauf Huchon et ses potes, hein, qui rouleraient en Zil. Le prestige de la Frônce est à ce prix.

    Et puis comme l’euro va se faire la malle, autant le remplacer par le rouble. Non convertible, le rouble.

    1. Jc

      Si c’est convertible le rouble. J’en ai et je vais m’en resservir dans quelques temps, et ça a de grande chance de devenir ma monnaie une fois que j’aurai fui l’enfer soviétisant… mais comment je… diantre.

  31. christophe

    Il n’y a qu’en France… où l’on peut voir un tel délire.

    En Thailande, ils ont des salles « First Class » (c’est quand même plus parlant que « Aux truffes »), avec une trentaines de « sièges » environ (voire 20) (on hésite entre lit et sièges business class dans les avions, oui, oui avec moteur incorporé pour mise à l’horizontale du bouzin)… couverture, oreiller… et un loufiat (mon dieu !) qui vous apporte une boisson (dans un vrai verre en verre, c’est fou) et du popcorn.

    Le tout pour 500 à 700 THB (selon les chaînes).

    De 12 à 15 euros… Et là le cinéma redevient un plaisir.

    Il n’y a pas d’émeutes. Ca ne choque personne. Comme dans un avion : first, business et eco. Différents prix, différent services : même avion.

    Seul un esprit malade -mais surtout très veule et très hypocrite- comme Huchon peut en effet protester avec des trémolos dans la voix.

  32. Sylvain Jutteau

    Une fixette sur le sujet du fauteuil ? Voilà la preuve en photo :

    http://www.observatoiredessubventions.com/wp-content/uploads/conseil-regional-ile-de-france-subventions.jpg

    Il fait livrer aux frais des contribuables un fauteuil différent de tous les autres, plus grand et plus moelleux, et au passage méprise les choix architecturaux de décoration mobilière de la salle.

    C’est un obsédé du fauteuil.

    Chacun ses lubies.

    Vous avez du nez, H16. Bravo.

  33. Dererk

    Merci H16. Qu’est-ce qu’on ferait sans vous. A vous lire ainsi que les commentaires, on a soudainement l’impression de ne plus être seul à détester ces tristes sires socialos égalitaristes qui tirent tout le monde vers le bas.
    Huchon est un imbécile (il l’était un peu moins dans le temps quand il bossait avec Rocard, non ? Avec l’age, ça ne s’arrange pas, il faut dire). Ce qui me troue le c.., c’est que lui et ses amis ne se cachent même plus pour nous asséner des bêtises pareilles. Un copain m’aurait raconté ça, j’aurais dit « c’est une blague, c’est pour me faire marcher » … Mais non, ça a l’air vrai… Notez bien, les cons, ça ose tout, c’est même à ça .. etc…
    Enfin … Continuez comme ça H16, ça va bien finir par avoir un effet. Z’êtes un peu comme Radio Free Europe qui émettait pour les pays derrière le rideau de fer. Il y a bien un moment où les gens vont se réveiller et foutre dehors tous ces parasites qui brident nos libertés sous prétexte d’égalitarisme et qui ruinent le pays par leur ignorance crasse.

    1. Aristarque

      Beaucoup se réveilleront le jour où la machine à distribuer de la rente indûe prélevée iniquement se grippera par défaut de carburant.
      Auparavant, tant qu’une majorité pensera qu’il suffit de « taxer les riches » pour continuer à vivoter douillettement, cela restera tranquille, hormis quelques gu—–ntes de ressentiment momentané…

  34. Peste et coryza

    Navré de vous décevoir, mais tant que la fumisterie du contrôle des prix nominaux existera, rien ne bougera…

    Sans l’escroquerie de la bouffe de m*rde et de la manip des stats sur l’inflation, les français se rendraient compte que leur pouvoir d’achat a sérieusement chuté depuis 20 ans.

    1 : Le cheval, c’est bon, mais ce n’est pas le sujet.
    2 : Le sujet est que agriculteurs, industriels et gouvernement sont complices dans la manipulation des prix de la nourriture et des biens de consommation. J’y reviendrai.
    3 : nos chers étatistes en profitent pour exiger plus de contrôle, réglementations, etc… bref, la fameuse « qualité totale » qui est une fumisterie.
    Tout cela est bon pour embaucher du fonctionnaire, et mauvais pour le privé, car cela augmente leurs couts. L’autre effet kisscoll est que cela permet de détruire les entreprises locales et les petites exploitations, qui bien sur n’ont pas les moyens de suivre, et donc de détruire l’emploi local.
    C’est ainsi qu’aux USA, la police fait la chasse aux fermes bio pour non respect des normes sanitaires (grâce à une loi de chez Monsanto…)

    Le but des kleptos et de leurs pantins est de peser sur les salaires pour qu’ils restent bas et d’augmenter leurs marges afin de soutenir leur endettement.
    Pour cela, il est impératif de maitriser les prix nominaux, ceux que les gueux que nous sommes voient quand ils font leurs courses.
    Bref, il s’agit de cacher l’inflation.

    Or comment faire dans un monde où les ressources sont tendues, et sujettes à la prédation des barons voleurs ? et bien en baissant la qualité, et en magouillant les indices de prix.
    Tout le monde ici sait que les indices de l’INSEE sont foireux, et que ceux des USA ne valent guère mieux (du genre : le steak de bœuf est trop cher, et ben on le remplace par du steak haché, et comme ça on montre qu’il n’y a pas d’inflation).

    Pour les lasagnes, c’est pareil que pour le saumon (le sauvage a été remplacé par l’élevage gavé d’antibios, quand il n’est pas parasité ou gonflé à l’eau), le foie gras (le français cher a été remplacé par de la m*rde étrangère), les pièces de viande, les légumes (les fameuses tomates hors sol d’Almeria), etc… la qualité baisse, le prix reste le même.
    Le bœuf est aujourd’hui très cher, mais il l’a toujours été… sauf qu’aujourd’hui, on bouffe de la vache laitière de réforme.
    Le lapin ? entre 10 et 15 euros du kilo, pour une viande « pour pauvres » car c’est ce qu’elle est à la base. Le « bœuf » : 15 euros du kilo, massivement subventionné pour arriver à ce prix…

    Soit dit en passant, le fameux « minerai », c’est ce qui reste sur la carcasse une fois que la viande et les viscères en ont été retirées. Dans la nature, ce sont les insectes et les charognards qui bouffent ça, les loups et les chiens (pourtant pas très difficiles question viande) n’en veulent que s’ils n’ont rien d’autre à bouffer.

    Il suffit de vois les supermarchés pour gens « riches » pour se rendre compte de la réalité : les prix augmentent de 10 à 15% l’an. Ce qui est tout à fait normal, car l’inflation sur les matières premières alimentaire est importante depuis quelques années (+85% sur les patates l’année dernière), et le magasin répercute sans artifice cette inflation pour essayer de maintenir sa marge.

    Face à la baisse continue du pouvoir d’achat réel, que font les gens : ils achètent le moins cher. Si on devait acheter les mêmes produits que bouffaient nos vieux, on comprendrait qu’on est en fait plus pauvres qu’eux à jobs égaux (c’est aussi vrai pour l’immo : mon grand père, bac-2, nourrissait sa famille avec son seul salaire de maçon a pu payer sa maison en 10 ans… essayez de faire de même aujourd’hui)… Cette perception de l’appauvrissement se traduirait par des revendications sociales et salariales, par l’indexation sur l’inflation des allocs, retraites, etc… Donc augmenterait la dette des états et ratiboiserai les bénefs des entreprises.

    Rappelons qu’avant l’invention de la malbouffe, les gens avaient simplement moins à manger, du coup ils s’énervaient vite et ça dégénérait rapidement en jacquerie.

    1. hussardbleu

      Je ne suis pas forcément d’accord sur tout ce que tu avances, mais cela mérite réflexion…. Je me suis posé quelques unes de tes questions, dans le passé, de façon désultoire et sans approfondir : H16, tu dis quoi ?

      1. Que la qualité de ce qu’on mange actuellement n’a jamais été aussi élevée. Evidemment, c’est pas franchement en accord avec ce que dit notre ami, mais malheureusement, c’est ce qui est observé. Après, savoir si c’est gustativement bon, c’est un débat suggestif. Quant à l’appauvrissement des Français, c’est là encore très sujet à controverse. La maison de l’ouvrier d’il y a 50 ans n’avait rien à voir avec celle qu’on fait construire maintenant à mise et emprunt équivalent. Donc bon… La réalité mesurée, c’est que le nombre d’heures travaillées pour obtenir un bien ou un service actuellement est en baisse constante, mais cette baisse se ralentit nettement depuis 2007/2008.

        1. hussardbleu

          Pour avoir visité professionnellement un certain nombre d’établissements agro-alimentaires, je confirme que, du point de vue sanitaire, la sécurité est bonne, et les accidents rarissimes. Le gustatif, bof, en effet…
          La paupérisation progressive du français de base, en revanche, me paraît en bonne voie : le nombre d’heures travaillées, certes, mais encore faut-il avoir le travail…
          Et hormis les 9 ou 10 solutions (j’ai une réserve personnelle) que tu préconises, vox clamantis in deserto, je n’imagine pas d’amélioration sur ce point…

          1. La difficulté concernant la paupérisation est qu’elle est très progressive pour le moment. Dans les prochains mois / années, il en sera probablement autrement (ping !).

        2. Peste et coryza

          1 : il y a différentes qualités. Pour ce qui est de la qualité sanitaire, nous sommes d’accord, il y a de grandes améliorations. Pour ce qui est de la qualité nutritionnelle en revanche…
          La qualité gustative n’est pas le sujet ici, même si c’est important.

          2 : pour l’appauvrissement. Je ne suis pas économiste, mais scientifique. Ce que je constate, c’est que la maison achetée par l’ouvrier il y a 30 ans n’est plus dans les moyens d’un couple d’ouvriers d’aujourd’hui. Je parle des mêmes maisons, dans les mêmes villes (région grenobloise). Aucun travaux si ce n’est l’entretien.
          Bulle immobilière et baisse des revenus, déclassement, nouveaux besoins (HT), revenus consacrés à autre chose… les causes sont multiples, mais le constat est là.
          Ce qui a baissé en terme de prix/heures travaillées, c’est le cout de l’énergie et par extension aux biens manufacturés. Pour la bouffe, c’est le même principe…. les « usines » à viande. Ce qui a changé, c’est la massification de la consommation de viande et la demande des consommateurs de prix bas. Pour répondre à cette demande, le plus simple est de baisser la qualité…

          1. Robert Marchenoir

            « Pour ce qui est de la qualité nutritionnelle en revanche… »

            Je ne comprends pas. Il n’y a plus de protéines dans la viande ? Plus d’hydrates de carbone dans les pommes de terre ? C’est ça, la « qualité nutritionnelle ».

            N’importe qui a la possibilité de se faire à manger avec une excellente « qualité nutritionnelle ». Evidemment, il ne faut pas acheter de lasagnes toutes prêtes (même sans cheval), ni de pizzas, ni de barres chocolatées, ni de sodas.

            Quant aux prix dans les supermarchés, effectivement ils augmentent à vue d’oeil, c’est à dire que l’inflation réelle est plus forte que l’inflation officielle. Mais, il y a quelque temps, l’inflation normale et officielle, c’était 10 % par an.

            Achetez un livre de cuisine d’il y a soixante ans : la première chose que vous y verrez, ce sont des conseils pour économiser l’énergie à la cuisson, et pour faire des repas économiques.

            Achetez un livre de cuisine d’aujourd’hui, même un livre « pour pauvres » à 9 euros : tous ces conseils, qui faisaient partie du savoir de base de la ménagère, ont disparu.

            On est bien obligé d’en conclure que la nourriture n’est pas si chère que certains le disent.

          2. 1. non non, la qualité nutritionnelle est bien meilleure. Le nombre de personnes en bonne santé (augmentation constante) en atteste. Désolé.
            2. si vous êtes scientifique, ça ne vous empêche pas de raisonner ceteris paribus ; une maison d’il y a 30 ans n’avait pas les mêmes matériaux, la même superficie, le même nombre de pièces, les mêmes normes sanitaires, écologiques, … qu’actuellement. Même chose avec le reste. On estime qu’une 2CV, à construire maintenant avec les specs de l’époque (qui tenaient sur 2 pages A4 en gros) reviendrait en série à qq chose comme 3000€. Mais personne ne l’achèterait. Idem avec la maison. Pour l’immo, il y a effectivement le paramètre bulle (qui ne tient pas si on étend l’analyse au-delà des pays bullesques), mais à ce paramètre là (qui renchérit artificiellement le bien), l’immo n’est pas plus coûteux, il l’est moins (i.e. : il est plus cher en France, mais pas plus coûteux dans l’absolu).

  35. Peste et coryza

    @H16
    Je parle des mêmes baraques. Construites il y a 100 ans, achetées il y a 30 ans, et revendues dans les années 2000 à 2010.
    Aucune mise à jour ni mise aux normes (de toute façon, les habitants n’y comprenaient rien), juste l’entretien.
    L’autre grande différence, c’est que ces baraques, autrefois dans la campagne, se sont retrouvées proche ville avec le développement de l’agglomération grenobloise.

    Pour revenir sur la bouffe :
    Avez déjà comparé du poulet et de la poule de réforme ?
    Ou de bœuf charolais avec de la laitière de réforme ?
    C’est pas du tout pareil au gout. Ni à la texture.
    Sur l’affaire du minerai, il m’inquiète de savoir que des gens pourtant correctement thunés et bien portants, acceptent de manger ce que les chiens ne mangent qu’en cas de nécessité… je rappelle que les chiens ont un système digestif bien plus tolérant que le notre.

    Les gens ne sont pas du tout en meilleure santé aujourd’hui qu’avant, c’est même le contraire, publis et hausse des dépenses de santé en témoignent (cela dépend fortement des populations étudiées, entendons nous bien !).

    1. « L’autre grande différence, c’est que ces baraques, autrefois dans la campagne, se sont retrouvées proche ville avec le développement de l’agglomération grenobloise »

      On n’est donc plus ceteris paribus du tout.

      Les gens ne sont pas du tout en meilleure santé aujourd’hui qu’avant, c’est même le contraire, publis et hausse des dépenses de santé en témoignent (cela dépend fortement des populations étudiées, entendons nous bien !).

      La hausse des dépenses de santé, c’est pour le 3ème âge essentiellement, et essentiellement dans les pays à sécu collectiviste. Mais tous les indices pointent dans la même direction : l’espérance de vie n’arrête pas d’augmenter, dans tous les pays ou à peu près. Encore une fois : allez jeter un oeil à google gapminder et d’autres ressources statistiques. Elles concluent toutes à la même chose : l’humanité va de mieux en mieux, vit de plus en plus longtemps en bonne santé, meurt de moins en moins de faim.

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