Un grain majeur à venir

Bon, alors, finalement, cette reprise, elle vient ? Non, toujours pas ? Pourtant, il y a encore quelques mois, tout le monde s’entendait pour dire que les États-Unis repartaient de l’avant, youkaïdi, youkaïda, sous l’impulsion d’un Obama adulé par tous (mais si, mais si – à l’exception de quelques civils insurgés afghans, mais baste, passons). Las. Arrivé février 2013, la situation semble bien moins rose.

Et avant même d’entrer dans les détails d’un marché boursier qui semble s’agiter comme un junkie avant l’overdose, penchons-nous quelques instants sur les fondamentaux américains puisqu’il est dit et répété que l’Amérique conduit le monde. Penchons-nous, mais pas trop, de peur de tomber : c’est en effet des trous béants qui s’offrent devant nous, à commencer par celui de la dette américaine, toujours aussi gargantuesque, et qui continue d’enfler. Et pour cause : les États-Unis sont plongés dans le même paradigme délétère que l’Europe, paradigme qui veut qu’une bonne relance par la dépense aidera à nous sortir de l’ornière dans laquelle nous avons basculé.

Cependant, cela fait des années qu’on a basculé, cela fait des années qu’on relance, et cela fait des années qu’on n’en sort pas. La conclusion keynésienne de l’administration Obama est donc évidente : on n’a pas assez relancé. Notez à quel point le raisonnement est similaire à ce qui se passe en Europe, et en France en particulier, où les caniches de la dépense joyeuse continuent d’aboyer sur le contribuable à chaque mésaventure budgétaire et préfèrent grogner pour trouver 6 milliards supplémentaires qu’ajuster les dépenses pour 6 milliards de moins.

Et puis, les petits graphiques s’accumulent et ne pointent pas forcément dans la bonne direction. Celui de la masse monétaire (graphique n°1) présente une jolie exponentielle :

Celui de l’emploi, graphique n°2, lui, refuse méchamment de coller aux prévisions (malgré la relance, je le rappelle) :

Si l’on ajoute d’un côté l’effondrement des exportations américaines …

Exportations américaines

… et l’investissement dans l’immobilier rocambolesquement élevé tout d’un coup, qui fait furieusement penser à une bulle d’opportunité

Investissements immobiliers

… on en vient à douter (franchement, si) de la fameuse reprise américaine et à ne pas tout parier dessus pour nous sortir de la fameuse ornière de tout à l’heure. Je ne vais pas non plus parler du taux de déliquescence des prêts étudiants américains, dont la somme totale avoisine les 220 milliards de dollars et dont une moitié semble à passer en pertes…

Cela me semble évident : la crise est là, et bien là, et pour l’État (américain, européen, français), il va falloir encore se desserrer la ceinture un bon coup. Et là, il y a un problème. Parce que, comprenez-vous, dire officiellement qu’on va continuer à imprimer des billets comme les journalistes des années 50 des articles en cinq colonnes à la Une, avec les rotatives qui tournent à fond, ça risque d’inquiéter un tantinet des marchés déjà fort nerveux. Alors, on va indiquer, discrètement, que toute cette belle politique laxiste de distribution de papier à tout le monde, cela commençait à bien faire. Dans les minutes de sa dernière réunion, la Fed a ainsi expliqué :

« Un certain nombre de participants ont établi que l’évaluation de l’efficacité du coût et des risques des rachats d’actifs pourrait conduire le Comité à diminuer ou terminer ces rachats avant qu’on puisse constater une amélioration substantielle du marché de l’emploi. »

Une fois traduit, cela veut dire que certains se sont rendus compte que même si le graphique n°1 se verticalisait à la vitesse d’un DSK sous viagra, le graphique n°2, pour le coup, s’affalait comme un Hollande sous Valérie et que tous ces mouvements de petits billets ne servaient finalement peut-être pas à résorber le problème, voire à l’aggraver. À la suite de cette boutade fédérale, les marchés or & action ont bien entendu dévissé : stupéfaction ! Horreur ! Le bon argent frais va arrêter de dégouliner des tubulures chromées de la Fed !

Rassurez-vous : les autorités américaines sont bien vite revenues sur leurs constats.

Soyons bien clairs : ici, les opérateurs habituels jouent à se faire peur. Tout le monde sait pertinemment que la distribution de roudoudous verts va continuer, tout simplement parce qu’il n’y a aucune autre option dans la panoplie des économistes actuels. La seule échappatoire serait de laisser s’effondrer les banques chargées de créances douteuses ou pourries, de laisser se liquider les fonds de pension en défaut, de diminuer les dépenses gouvernementales comme jamais, sachant que tout ceci provoquerait une déflation à côté de laquelle celle de 1929 aurait un petit air « parcours de santé ». Il va de soi que la (très grosse) douloureuse s’étalerait pendant une paire d’années et que l’économie, assainie, repartirait ensuite sur des bases bien plus solides. Mais honnêtement, on voit mal les cyniques, les imbéciles et les mollassons qui nous gouvernent (tant de ce côté-ci que de l’autre de l’Atlantique) prendre une telle décision, politiquement intenable, d’autant plus dure à prendre maintenant qu’il aurait fallu la prendre il y a plus de dix ans, et qu’elle a été repoussée jusqu’à maintenant…

Autrement dit, non, les QE de Ben ne sont pas finis ; et je ne suis pas le seul à émettre cet avis :

Et à ceci se sont ajoutées les tensions gouvernementale italienne, avec la montée franche d’un populisme dont on peine à voir les objectifs concrets. C’est donc logiquement que les marchés ont montré des signes de nervosité particulièrement importants ces derniers jours, lundi 25 et mardi 26 février notamment. Or, cette agitation, si elle paraît particulièrement effervescente et brouillonne, permet tout de même de rassembler quelques informations intéressantes. D’une part, les volumes d’échange sont toujours aussi faibles, ce qui montre que non, les investisseurs les plus nombreux ne sont pas revenus. La confiance dans l’avenir, synonyme d’investissements boursiers et de prises de risque, n’est toujours pas là.

D’autre part, les cours de l’or, qui avaient subi une baisse logique depuis quelques mois, sont « subitement » repartis à la hausse alors que les tensions, justement, s’accumulaient. Il est intéressant de constater ce genre de mouvements sur le métal précieux, alors que, depuis quelques jours, l’or est à nouveau en backwardation : les prix des contrats futurs sur l’or sont actuellement inférieurs au prix courant (spot) de l’or. Autrement dit, un investisseur aurait tout intérêt à vendre son or maintenant pour le racheter à terme et récupérer un profit ; comme actuellement, ce n’est pas ce qui se passe, on en déduit que tout le monde préfère le « tiens » unique de maintenant aux deux « tu l’auras » dans plus tard. Tout se passe comme si certains envisageaient l’avenir encore plus sombre, notamment au niveau des monnaies, et se réfugiaient dans l’or.

Non, la crise n’est décidément pas finie, et l’Europe n’en finit pas d’aller mieux. La guerre des monnaies semble se mettre en place d’autant plus facilement que les imbéciles frétillants l’attisent de leurs grands moulinets oratoires, les chiffres macro-économiques se succèdent et se ressemblent tous dans l’abominable, et le pouvoir politique, des deux côtés de l’Atlantique, montre tous les signes d’une parfaite déconnexion avec la réalité.

Personne ne semble prendre la mesure de ce qui se profile à l’horizon, mais tout pointe dans la même direction : un grain majeur.

Sera-t-il plus ou moins camouflé, plus ou moins atténué par les mouvements excités de politiciens et de banquiers tentant de sauver les meubles par tous les moyens (illégaux ou non-orthodoxes y compris) ? Sera-t-il au contraire évident, massif, visible et supporté par tous ? Peu importe finalement : la situation est très tendue, et devant l’amoncellement de chiffres et de comportements catastrophiques, on voit mal l’année 2013, encore jeune, se terminer dans 10 mois sur un constat de stabilité.

J'accepte les BCH !

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Commentaires107

  1. hussardbleu

    Bel article, grand H16 !

    Nous dansons sur un volcan, en effet… par les petites fissurations du sol, des fumerolles s’échappent, et on entend, si on a l’ouie un peu fine, les grondements souterrains sortant de la gueule rougeoyante de Baal…

    Un peu lyrique ce matin, mais le sort de Pline l’Ancien me semble assez rigolo… et pas bisou du tout…

    1. Deres

      Même Hollande Ier le Mou, et sa clique d’énarque a tout les étages commencent à s’inquiéter avec le chômage des jeunes augmentant en flèche au dessus de 25% … La seule raison de leur empressement à lancer les contrats d’avenir est qu’ils pensent que si on n’achète pas rapidement la jeunesse en leur donnant de faux espoirs, la révolte est inévitable. Ils ne cherchent même pas à résoudre vraiment le problème, ni même à imaginer de vrais solutions. Ils cherchent seulement à trouver la meilleure carotte pour éviter d’avoir à utiliser le bâton. En effet, le bâton, ce n’est pas très bisou/câlins. Mais bon, ils n’hésiteront pas à s’en servir sir leurs vrais intérêts sont attaqués …

      1. Nocte

        ah quand même… en 2014, ils s’attaquent aux prestations sociales ? avec une ponction justifiée par la solidarité ?

        prêts à tout pour reculer l’échéance.

      2. Deres

        Aubry l’avait clairement annoncé avant l’élection de Flamby. Il y a plein de marge pour augmenter les taxes. Il suffit d’écouter leurs vrais idées par celles qu’ils ont préparer avant les interviews … Dixit Sapin répétant 4 fois d’affilée à toute les question sur les impôts par une phrase préparée sur la pression fiscale, lamentable (cf le lab europe 1).

        C’est encore plus clair maintenant que le conseil constitutionnel a entériné le fait qu’en dessous de 70%, ce n’est pas de al confiscation …

        1. eheime

          Courbe de Laffer oblige [voir pour cela les articles de H16 qui l’expliquent très bien] les rentrées fiscales vont diminuer avec la ponction grandissante. Ils peuvent augmenter les impôts, mais pas les rentrées fiscales. Il n’y a pas de débat là dessus. Même s’il y a de vrais idiots au gouvernement, les quelques tetes pensentes ont conscience du problème si vous écoutez les discours (et il y a tout de même des gens intelligents au Conseil d’Etat, et dans les faits, ce sont eux qui gouvernent quand les gouvernants sont dépassés). Après avoir conscience ne signifie pas agir ..

          1. LOL

            Les socialos et autres crétins étatistes nous disent que la courbe Laffer n’a pas pu être démontrée dans les faits. Le plus drôle, c’est quand ils disent qu’une augmentation plus que substantielle des impôts relance la croissance. Question à deux balles : seraient-ils niais ?

          2. Deres

            La courbe de Laffer n’est vraie que sur le long terme et quand les agents économiques ont le temps et la liberté de s’adapter. En faisant comme en 2012 des hausses rétro-actives ou en entretenant la confusion permanente, ils espèrent que sur 2013, l’adaptation sera minime. A mon avis, nous en paieront déjà largement déjà les pots cassés en 2013 et la gifle sera monstrueuse en 2014 … Nos énarques amoureux des impôts mettent leurs oeillères pour nier l’existence de la courbe de Laffer sur une courte période. Mais dire que les agents ne s’adaptent pas à terme en optimisant leurs revenus et impôts revient à nier toutes les théories économiques existantes …

          3. eheime

            @LOL

            Personne de sensé ne conteste en soi la courbe le Laffer.
            S’il n’y a pas d’impot, l’impot ne peut pas etre un frein.
            S’il prend 100% du revenu, il est evident qu’il constitue un frein, ne serait ce que pour manger, dormir ..
            Le debat il est sur où se situe le haut de la courbe et la forme qu’elle a, mais pas sur son existence.

          4. eheime

            Et personnellement je penseque l’effet Laffer agit tres fort au dela d’un certain point (que je crois atteint). Ceux qui aime l’argent sont déjà partis. Les autres sont moins pécuniers .. dans les deux sens. Si on les taxe trop, l’argent ne les fait pas partir mais ne les motivent plus non plus à travailler s’il est trop chèrement gagné, alors que justement pour eux le temps libre et autres valeurs humaines compte plus que l’argent. Et beaucoup d’activités perso deviennent tres rentables. Ce qui explique surement pour partie le succes du bricolage en France par exemple.

      3. Deres

        De toute façon, la plupart des livrets A et LDD qui avaient atteint le plafond, le dépassaient en fait déjà car les intérêts étaient eux-aussi défiscalisés. La hausse progressive du plafond grignote dans les faits cet avantage …

    1. Nocte

      Ils savent ce qu’ils doivent faire, mais ça n’est, ni bisous, ni clienteliste : ça s’appelle avoir des burnes et risquer sa place, et ça, pour rien au monde, ils ne le feront (de gauche à droite, exemple : NKM qui dit que pour retrouver la croissance, il faut relancer la compétitivité des entreprises, mais pas une seule fois, elle ne parle de réduire le poids de l’état)

      1. Tremendo

        Le peuple se révolte quand on décide de tailler dans les dépenses, mais pas quand on augmente les impôts. Il a l’impressio de perdre avec le premier et d’avoir un jeu à somme nulle avec le deuxième, donc que voulez-vous, les politiciens augmentent les taxes et impôts puisque l’homo democraticus est un boeuf.

    2. infraniouzes

      Et on a lourdement taxé les plus values immobilière depuis 2013, dont les terrains à bâtir soit-disant pour libérer du foncier. Tu parles Charles d’une blague. Les vendeurs vont augmenter le prix et la tension sur l’immobilier ne retombera pas. De toute façon il y a, en France, plus de logements que de besoin. Mais il vrai que tous ceux qui veulent habiter place de l’Opéra ou avenue Mozart peinent à trouver chaussure à leur pied. On compatit à leur désarroi.
      PS: Ah, bonne nouvelle pour les connards, la connerie n’est toujours pas taxée…

      1. Bugbreeder

        « Ah, bonne nouvelle pour les connards, la connerie n’est toujours pas taxée »
        Et c’est bien dommage pour la France, parce que rien qu’avec le gouvernement actuel on rembourserait à l’aise toute la dette plus le hors-bilan plus même une bonne partie de celle des PIIGS, à l’aise.
        Et si on prend en plus tous les gauchistes en France, là c’est même la dette US plus le hors-bilan (quelques 87 trillions) qu’on peut sereinement envisager.

    3. Deres

      C’est du jamais vu dans notre histoire … Le budget 2013 voté en décembre 2012 n’a pas tenu jusqu’à fin février. L’intégralité de la politique de 2013 va être consacrée à inventer de nouveaux impôts pour 2014 avec ordre/contre-ordre en permanence. Dans le même temps, le gouvernement ne propose toujours rien pour soigner le malade, sauf les saignées habituels. On sait tous que le crédit d’impôts pour les entreprises érigé en unique mesure phare salvatrice du pays est de toute façon payé avec d’autres hausses d’impôts : cela ne fera que des transferts d’argent, pas de création de richesse …. Le plus ridicule est que le gouvernement s’acharne à vouloir relancer par la consommation alors que le chômage explose et qu’ils taxent dans tous les sens les pauvres consommateurs.

      Au final, quand je regarde ma situation, je pense que c’est la même pour tous les français et leurs entreprises. En plus des incertitudes propres à la crise se pose le problèmes des incertitudes liés au gouvernements. Tous les impôts et lois sont modifiés simultanément sans même parler des annonces et démentis pluri-quotidiens. C’est un capharnaüm incompréhensible comme on n’en a jamais vu. Tu parles d’un républqiue apaisée … On est incapable de faire la moindre projection dans l’avenir y compris sur l’année en cours. Comment faire le moindre projet dans ces conditions là ? Les français se replient donc sur eux-même comme des berniques sur leurrocher attendant la fin de la tempête.

  2. dede

    « les prix des contrats futurs sur l’or sont actuellement supérieurs au prix courant (spot) de l’or. Autrement dit, un investisseur aurait tout intérêt à vendre son or maintenant pour le racheter à terme et récupérer un profit »
    Soit il y a une coquille et le future est inferieur au spot, soit la solution proposee est de vendre moins cher pour acheter plus cher, ce qui d’apres mes calculs genere une perte plutot qu’un profit…

  3. Fwh

    En rapport avec le sujet, je conseille le documentaire overdose : https://www.youtube.com/watch?v=4ECi6WJpbzE

    Pour ceux qui préfèrent avec des sous-titres :

    (je ne l’ai pas regardé avec les sous-titres, donc je ne peux pas me prononcer sur leur qualité)

    Sinon, la loi sur l’amnistie des syndiqués a été adoptée. Je vais simplement citer le résumé entendu ce matin, et laisser chacun juger de l’état de notre pays : seront amnistiés tous les faits punis de 5 ans de prison ou moins, dont les auteurs sont des militants ou des représentants syndicaux, ayant eu lieu pendant le quinquennant de Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’actions sociales.

    L’article de H16 n’a jamais été aussi criant de vérité : http://h16free.com/2010/02/05/1194-un-bon-hooligan-est-un-hooligan-syndique

    1. Bof

      La loi d’amnistie a été votée au sénat. Elle doit encore passer par l’assemblée où elle n’est pas à l’ordre du jour. Encore un petit espoir de ce côté là…

    2. Deres

      Techniquement, un homicide involontaire est donc couvert par cette loi d’amnistie … En clair, cela signifie que les syndicalistes ont maintenant le droit de mettre en danger la vie d’autrui, par exemple en incendiant des bâtiments occupés, si ils disent clairement que ce n’était pas leur intention. Je rappelle que si une élu de gauche ne vote pas la loi, « on ira le chercher au fin fond des villages de france » dixit Mélanchon. ce qu’on lui fera quand on l’aura chopé est laissé çà l’imagination de la foule hurlante …

      1. Bisphénol

        Je pense exactement comme vous : le lynchage et la destruction seront légaux.
        cela rappelerait presque les HLPSDNH, non ?

    3. Higgins

      Je pense sincèrement que les politiques vont commettre une très lourde erreur si jamais ce texte va jusqu’au bout. On pourra rétorquer que ce ne sera pas la première mais donner un tel blanc-seing est de nature à remettre en cause le très fragile lien démocratique qui existe encore dans ce pays. Qui acceptera demain de se plier à une règle commune admissible contraignante sachant que demain, une bande de pignoufs pourra absoudre toutes les indélicatesses commises. Dans une société qui a tendance à remettre en cause tout pouvoir d’où qu’il vienne, on ne peut pas trouver pire signal. Quant aux forces de l’ordre ou aux magistrats, pourquoi continuer à tisser une tapisserie qui, telle celle de Pénélope, sera détricotée durant la nuit?
      Montesquieu, dans « L’esprit des lois » a parfaitement décrit vers quoi se dirige un pays où on confond les verbes « servir » et « se servir »: « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (…) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Pour notre malheur, la caste politique française fait bien attention à ce que son pouvoir délétère ne soit pas gêné. Son côté dégénéré qui préside à nos destinées glisse immanquablement vers le despotisme. Plus l’élastique sera tendue, plus il fera mal quand il cassera. L’Italie en a donné un avant goût le week-end dernier. Je suis très loin de partager les choix idéologiques de l’auteur de ce billet mais il livre là une des meilleures analyse politique de la situation transalpine: « Les Français pensent avec obstination que ce qui arrive aux US sera chez eux dans quelques années…alors que les deux sociétés sont si différentes. L’histoire montre plutôt que c’est ce que vivent les Italiens qui devient vite notre quotidien. Au menu du jour : la déliquescence de la politique. » (http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/28/des-elections-italiennes-qui-nous-parlent.html). Nos clowns officiels devraient se méfier, à trop jouer avec le caoutchouc, ils risquent d’avoir très mal.

  4. mischka

    Mes respects H16 , vous êtes très en forme (  » se verticalisait à la vitesse d’un DSK sous viagra » ) comme l’ intéressé mais sans produit.Bravo pour votre blog.

    « Nous dansons sur un volcan » a écrit hussardbleu. Oui, comme « les civils » chantant  » la crise économique » comme ci-après:

  5. Peste et coryza

    2013 va être une année remuante, c’est sur :

    – Bernanke et consorts méritent la corde. Leur PQ se déverse sur les matières premières, déjà en tension, car c’est le seul marché viable qui reste. Résultat : leur prix monte artificiellement, et le miséreux qui a du mal à se nourrir paye pour renflouer les coquins de Bernie.
    http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user3303/imageroot/2013/02/20130227_Bernanke.jpg
    Il y a aussi le pic oil et compagnie, qui n’arrangent rien…

    – USA. Au cas où vous ne le sauriez pas, l’infrastructure secondaire du pays tombe en ruine, faute d’entretien…
    Moralement, la pourriture s’installe comme partout
    http://theeconomiccollapseblog.com/archives/25-signs-the-collapse-of-america-is-speeding-up-as-society-rots-from-the-inside-out

    – USA. le taux de chômage réel est le double de l’officiel, il atteint parfois 40% dans certains villes comme Détroit
    http://theeconomiccollapseblog.com/archives/shocking-numbers-that-show-the-media-is-lying-to-you-about-unemployment-in-america

    – Hagel est passé. La ligne Brezinsky s’impose donc, et les yuppins vont (peut être) manger leur chapeau.

    – Nos dirigeants ont détruit nos pays. Nous avons perdu sur le plan industriel et commercial.
    Nos chers leaders vont maintenant se replier sur leur pré carré et tondre ce qui leur reste pour financer leurs maitres kleptos et eux mêmes : leurs propres populations, et les derniers restes ayant de la valeur. L’accord de libre échange transatlantique ne signifie rien d’autre que le pillage des derniers fleurons européens, rachetés par les US avec du PQ.

    – France. Le projet des socialistes (et des UMPistes aussi) est désormais clair. Il est religieux, pas économique. C’est couler le pays sans que les veaux ne se révoltent, en s’appuyant sur les catégories sociales préservées pour l’instant.

  6. NoName

    Encore un excellent article H16 (ça devient une habitude!)

    Mais j’ai une question:
    – dans un précédent article (je crois que c’était « pourquoi l’inflation est plus probable que la déflation ») tu expliquait que la « déflation, c’était comme une grosse gastro bien carabinée » alors que « l’inflation, c’était la mort boulimique par obésité » (en substance). Bon, j’y comprends toujours pas grand-chose, mais je vois l’idée.
    Et tu écrit:
    « La seule échappatoire serait de laisser s’effondrer les banques chargées de créances douteuses ou pourries, de laisser se liquider les fonds de pension en défaut ». Mais je pose la question: si on laisse tous ça se purger, donc les banques et les FdPensions déposer le bilan, avec remboursement des dettes sur les biens des entreprises en question, que devient le pognon des citoyens qui ont investis dedans (notamment dans le cas des banques: le pognon des citoyens continue de leur appartenir, non ?)

    1. Brice

      A la louche, je vois trois scénarios possibles :
      1) Hyperinflation dans le cas où les politiques des Banques Centrales resteraient sur la même lancée pour « soutenir l’économie » et surtout maintenir les dépenses publiques
      2) Déflation, défaut des États et faillite des banques dans le cas où les Banques Centrales arrêtent tout (et donc ruée des épargnants sur les banques…)
      3) Longue stagflation (stagnation économique + inflation importante) empêchant la purge de l’économie : le scénario préféré des politiques (pas de vagues), mais le pire pour le simple citoyen (pas de perspectives).

      1. Peste et coryza

        3 ): déjà eu dans l’histoire.
        Les prix montent et les salaires stagnent : les gens crèvent de faim.
        Guerre civile assurée.

    2. Peste et coryza

      Pas vraiment en fait…
      Ce n’est qu’une créance. Donc une promesse de remboursement de la banque.
      Et d’après un certain Chirac J., expert en enfumage d’électeurs, « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

      Dans le cas de dépôt de bilan, les citoyens avec comptes en banque seront simplement enfumés, pour ne pas être grossier.
      Au cas où ils se fâchent, il y aura de belles émeutes et quelques morts, mais rien de plus.

      Avoir du « blé » sur un livret A n’a rien à voir avec de l’or dans un coffre.
      Pour un banquier, déposer le bilan et perdre l’or de ses déposants est impensable, sauf à fuir à toutes blindes ou à accepter d’être lynché.

      1. NoName

        Oui, mais concrètement, en cas d’inflation, le pognon va perdre sa valeur, on va imprimer du papier et les banques vont essayer de s’en sortir par des combines foireuses, pendant que le citoyen se fera gentiment dilater (il sera trop occupé à manger ses lasagnes de boeuf, pardon, de cheval)?
        Mais dans le cas d’une déflation (qui, vu la situation, serait bien carabinée), le pognon que le gars a placé à la banque ou dans un fond de pension, il devient quoi ?

        1. Peste et coryza

          – en cas d’inflation, ils perdent leur épargne qui fond comme la neige en été.
          – en cas de déflation, ils perdent leurs jobs, et leur pognon est saisi par la banque/gouvernement.
          – en cas de stagflation, ils perdent leur épargne et leurs boulots.
          Dans tous les cas, les gueux sont baisés.

          1. NoName

            Ouais, donc dans tous les cas, je sais pas si ce pays est foutu, mais les citoyens l’ont profondément dans l’os.

          2. channy

            Lors de la crise asiatique de 1997, le roi de Thaïlande, comme le premier ministre de Malaisie avaient conseillé à ceux qui venaient de perdre leurs jobs, (et aussi de voir leur épargne divisée quasiment par deux) de retourner à la campagne y travailler les champs et les rizières car au moins grâce à cela, ils auraient de quoi manger.

    3. La « solution » est une déflation (qui n’aura pas lieu ainsi : on déflate sur les biens pas trop risqués, immo, luxe, voitures, gros machins dont l’achat est rare, on inflate sur les matières premières). Le pognon investi, quant à lui, est perdu. C’est la ruine de tous ceux qui ont joué au casino mondial. Ils sont nombreux, et beaucoup l’ont fait sans savoir.

      Tout ceci explique pourquoi ces solutions ne seront pas choisies : c’est comme un énorme sparadrap sur une plaie purulente, personne n’a le courage de l’enlever d’un coup sec (ce qu’il faudrait), alors tout le monde balance des antidouleurs et boit plein d’alcool pour endormir le problème.

      1. NoName

        @H16: Pardon pas vu la réponse.

        Donc, dans tous les cas, le citoyen l’a dans l’os, avec du pappier qui vaut plus rien, ou tout simplement avec plus de pognon du tout.
        Mais je relisais le billet sur l’inflation/déflation, et tu disais que durant une déflation, ceux qui ont épargnés s’enrichissent. Soit. Mais comment on peut concilier ça avec le fait que, manifestement, en cas de déflation, un paquet de banques va couler ?

        1. Soit tu as des biens solides (maison, stocks divers, terre, de l’or, de l’argent), soit tu as misé sur une monnaie qui est stable (CHF, HKD par exemple). Mais il n’y a guère de recette miracle et le risque 0 n’existe pas.
          Je ne crois pas à l’effondrement complet du système. En revanche, je pense que tant que la situation monétaire et des dettes souveraines n’est pas résolue, on ira droit à des périodes insurrectionnelles / agitées en France notamment.

  7. Flo

    Le socialisme ne fonctonne pas. Ni en théorie comme démontré à de multiples reprises par de nombreux économistes, philosophes, intellectuels, ou blogueur sympa quoique babybolchophage…
    Ni en pratique comme constaté au cours de l’Histoire avec des effets d’autant plus dramatiques que le dit socialisme a été poussé.
    Actuellement, et en France singulièrement, il est appliqué par des incomptétents (voyez par exemple le CV de la ministre de l’énergie en regard des fonctions qu’elle occupe).
    Depuis quelques semaines ces incompétents sont passés en mode « panique ».
    En résumé on a des incompétents qui appliquent dans la panique un truc qui ne marche pas.
    Conclusion?

  8. eheime

    @H16

    C’est rare, mais là je crois devoir faire une remarque sur vos affirmations :

    Vous dites : « D’autre part, les cours de l’or, qui avaient subi une baisse logique depuis quelques mois, sont « subitement » repartis à la hausse »

    Pour l’or/usd (paire généralement utilisée pour parler du prix de l’Or), la hausse s’est franchement calmée : http://www.zonebourse.com/GOLD-4947/analyse_technique-plein/

    Un observateur peu coutumier dira que la hausse s’est arrêté.

    En effet le cours est « coincé » entre 1560 et 1890, depuis un an, tout de même. En termes techniques on appelle ça une « consolidation ».
    Les techniciens estiment dans ce genre de cas qu’il s’agit d’une lutte entre acheteurs et vendeurs et qu’on ne peut anticiper ni la hausse ni la baisse (je reste très académique ici et vous passe les polémiques) tant que la lutte n’est pas dénouée, c’est à dire tant que l’on ne sort pas du range (couloir) de consolidation. Tant que l’on reste dans ce « range » on ne peut parler ni de hausse ni de baisse. A l’apporche des bornes du range les mouvements sont assez violents généralement car chaque « camp » y voit une opportunité soit d’en finir (sortir du range), ce qui provoquerait ici une baisse probablement très forte, soit au contraire de prendre à revers ce qui veulent en finir, ce qui provoquerait un rebond technique des plus probables et banals.

    Dans l’état actuel, on ne peut d’ailleurs meme pas encore affirmer que le support 1560 a fonctionné. Donc on ne peut meme pas s’appuyer sur le fait de dire que la menace d’une baisse est écartée pour pouvoir parler de hausse à l’intérieur du range.

    En conséquence, il me semble donc erroné (ou partisan) de parler de reprise de la hausse de l’Or.

    Après lorsque vous écrivez : « Autrement dit, un investisseur aurait tout intérêt à vendre son Or maintenant pour le racheter à terme et récupérer un profit ; comme actuellement, ce n’est pas ce qui se passe, on en déduit que tout le monde préfère le « tiens » unique de maintenant aux deux « tu l’auras » dans plus tard. ».

    Vous semblez vous servir de l’anticipation baissiere des futures pour dire que comme l’Or ne baisse pas malgré tout, et en déduire alors que les investisseurs resistent et n’anticipent pas une baisse. C’est contradictoire. Les futurs SONT une anticipation des investisseurs. Ou alors soyez plus clair et dites que les futurs sont manipulés ( pourquoi pas, mais alors expliquez le) . Si tel était le cas, il ne faudrait alors pas s’y réferer et rester sur l’analyse du cours de l’Or . Or ce dernier ne connait pas de reprise de la hausse comme nous l’avons vu.

    .. Ou alors .. je ne vous ai pas compris 🙂

    1. Quand j’ai écrit le billet, je parlais de la hausse rapide subie juste après l’intervention de la Fed sur le mode « on va fermer le robinet ». Panique et refuge sur l’or.
      Depuis, il y a eu d’autres interventions sur le mode « oups, on va continuer avec le robinet ouvert » et l’or s’est calmé.

      Pour la partie « backwardation », c’est un simple constat : bien qu’en backwardation, et contrairement à toute autre matière première, les investisseurs achètent de l’or et ne le vendent pas. Conclusion : ils ne veulent pas vendre parce que les perspectives de livraison futures sont jugées peu satisfaisantes. Autrement dit : il y a plus de demande que d’offre, et l’avenir pointe vers une aggravation de ce problème.

      1. eheime

        Vous parliez donc d’une hausse (bien réelle effectivement) très court terme. Le lien montrait un graph long terme. D’où mon incomprehension.

        Ok, si vous voulez, Bernanke a empeché la sortie baissière du range.

        Mais personnellement, je pense que les gros investisseurs se fichent de ce que dit Bernanke. Ils l’avaient déjà anticipé. Ce que dit Bernanke peut en revanche servir de pretexte à une décision qu’ils prennent. Pour moi c’est surtout le rebond sur les bords d’un range parfaitement timé que je vois 🙂 Mais c’est un avis basé sur mon expérience perso qui ne vaut rien de plus que cela.

        Pour la partie « backwardation », c’est un sujet complexe, qui meriterait un billet à lui tout seul. Il faudrait arriver à faire la part des choses entre les faits réels (comme le fait que les BC achètent de l’Or, rappatriment Or allemand), les rumeurs pas idiotes (manipulation des futures pour influer sur les cours, difficultés à se faire livrer physiquement) et les fantasmes (rien ne monte jamais jusqu’au ciel, pourtant, quelque soit le support considéré, il y en a toujours pour vous dire que c’est sous-évalué). Malheureusement, je n’ai pas d’élements de réponses percutants.

    2. Stéphane

      N’oublions pas que l’or mentionné dans les cours correspond à des certificats d’or, c’est-à-dire de l’or-papier, qui est aussi survendu que n’importe quelle monnaie fiat. Quand vous entendez « l’or monte » ou « l’or descend » n’oubliez pas de traduire immédiatement dans votre esprit « l’or-papier monte » ou « l’or-papier descend ».

      On échange les billets de monopoly de différentes couleurs en rigolant, ça ne veut pas dire grand-chose.

      La danse s’arrêtera abruptement lorsque les banques centrales commenceront à rapatrier pour de vrai l’or physique qu’elles pensent détenir auprès de tel ou tel pays « ami ». Les grandes manoeuvres ont déjà commencé, toujours avec des prétextes à la con pour ne pas susciter la panique, mais le fait est là: l’or physique, le vrai, il n’y en aura pas pour tout le monde. Lorsque les gouvernements / banques / grand public le réaliseront, ça va faire très mal.

  9. Buchanan

    Je suis un peu plus optimiste sur les USA :
    Ils ont déjà crevé leur bulle immo. Celle-ci de plus, était nettement moins importante que dans certains pays européens. En France on a même pas commencé. L’immobilier n’est plus un soustracteur de PIB pour eux.
    Le gaz de schiste et le pétrole leur permettent de bénéficier d’une énergie pas chère. En France, c’est interdit.
    Une énergie bon marché et des salaires stagnants sur la dernière décade font que la reindustrialisation américaine est une réalité : Chimie, pétrochimies, plastiques, etc…
    La dette des ménages américains a déjà bien reculée( plutôt par défaut que par remboursement) , même si l’Etat s’est endetté en contrepartie.
    Ils sont plus pragmatiques que nous ( voir GM, Stockton, banques). On nettoie, vite, et on repart sur des bases plus saines. On peut penser qu’ils sauront mieux gérer que nous les acquis sociaux impayables.
    Leur Bernanke est plus fort que notre Draghi. Les 2 font du QE mais le leur ouvre la bouche et le dollar plonge, le nôtre fait monter l’euro à chaque fois qu’il parle.

    1. « Ils ont déjà crevé leur bulle immo.  »
      J’ai donné un lien dans cet article, mais je crois qu’il y a encore du chemin à faire pour apurer l’immo.
      Vient ensuite les crédits type « cartes » et « étudiants ».
      Bref : du bonheur encore en rayon.

      Pour le reste (réindustrialisation et énergie), je suis d’accord ; un bémol : ça ne durera pas très très longtemps.

      1. Buchanan

        Ils ont aussi de la marge pour augmenter leurs impots s’ils le souhaitent. Taux de prelevements sur PIB ( heritage foundation 2012) : USA: 27%, France 45%, presque 20 points de difference.

  10. simple citoyen

    Merci pour ce billet H.
    Je note plusieurs commentaires concernant le prix de l’or. Comme le souligne H, il y a plusieurs « ors » (en dehors de ceux de la République): les ors papier et physiques. De manière générale, on s’interroge de plus en plus sur la valeur refuge de l’or à partir du moment où il a été titrisé. Le phénomène de « backwardation » dont parle H est celui où le prix futur est inférieur à celui spot. On peut le considérer comme une variation attendue d’un actif, mais en réalité il s’agit ici d’une décorrélation entre les cours livrés (physique) et futurs (papier). Ce qui veut dire que le marché se méfie de plus en plus du papier à juste titre et paye une prime pour l’or physique.
    Par ailleurs, même l’or physique est séparé en plusieurs classes. Acheter de l’or physique auprès de sa banque et l’y laisser dans un compte non ségrégué est devenu incertain (de nombreux clients en ont fait l’amer expérience quand ils ont voulu le retirer, on leur a donné du papier) et ce phénomène commence à toucher y compris les comptes ségrégués lors des faillites par exemple. D’où la surprime pour les petites « dénominations » d’or physique.
    Enfin plus généralement, un des problèmes des actifs tangibles, au delà de leur éventuelle dégradation ou coût de stockage, c’est qu’ils sont facilement soumis à réglementation contraignante (limitation, voire interdiction des échanges ou de la possession) et qu’ils sont soumis facilement à l’impôt comme pour l’immobilier. L’état peut donc tout aussi bien décider de vous déposséder de leur valeur ou en forcer la liquidation ou le transfert quand ce n’est pas directement vous en spolier.
    La seule bonne nouvelle concernant les US, c’est que Ben Bernanke vient pour la première fois d’évoquer ce qui est peut-être LE secteur qui coûte le plus cher au budget et qui bénéficie des lois d’exemption les plus exceptionnelles au regard du droit commun: la santé.
    La mauvaise nouvelle pour la France, c’est que nous ne faisons rien pour limiter les dépenses de l’état, ce qui réduit de plus en plus notre compétitivité réelle et l’envie pour les entrepreneurs de prendre des risques, alors même que l’UE va obliger au passage en force du marché transatlantique avec le continent Nord Américain et nous serons alors face à un dollar faible et nous nous ferons laminer totalement. La France deviendra un sous-traitant touristique et spécialisé pour les industries américaines et allemandes quand notre propre système s’effondrera. Ce qui est dommage, c’est qu’au nom de notre soit-disant modèle social, nous aurons en réalité perdu notre âme et notre nation.

    1. Peste et coryza

      Pas au nom de notre modèle sociale, mais dans les intérêts et l’idéologie de nos dirigeants, de toute l’UE (qui n’est qu’un soviet).
      Refuser d’accepter les paiements en PQ vert est une évidence tellement il ne vaut rien, comme les état adjacents à l’empire romain l’ont fait vis à vis du denarius argent romain frelaté.

      Pour les crédits « étudiants », il faut remercier un certain GWB, qui a eu l’idée de leur interdire de se mettre au chapitre 11, tout ça pour faire plaisir à ses coquins…

      1. simple citoyen

        Oui, cette disposition est incroyable et peu connue ici. C’est pourquoi quand on dit qu’il s’agit de rendre esclave une génération entière, cela a du sens.

  11. Porfirio

    Très bon billet :).
    Je note le « paire d’années » que je sentais venir de l’anglais « a couple of » et souvent injustement traduit en français par deux ou couple.
    Intrigué, j’ai vérifié si ce n’était pas un des petits chausses-trappes usuels, mais oui oui, ça peut aller bien au_delà de deux (sacrée découverte pour moi). Fripon :)!
    H16, bientôt à l’académie?

  12. gem

    Les sous-titres sont bons, ils correspondent bien au texte.
    Le documentaire est bon aussi, dans les limite de l’exercice
    * je pense que les lecteurs dH16 et de contrepoints savent déjà tout ça
    * comme tous les documentaires audiovisuels, il est assez pauvre : en 45 minutes audiovisuel on peut faire tenir le contenu de 2 pages A4 qu’on aurait pu lire en 5 minutes

  13. Buchanan

    Quant a l’or, un billet de GMO de janvier 2012 est bien instructif : la demande des consommateurs des pays emergents explique les prix de l’or, qui l’eut cru ? (http://www.advisorperspectives.com/commentaries/gmo_11912.php)
    79% de la demande des annees 2000 a 2010 vient des pays emergents. Comme le monde ne va pas s’effondrer comme on aurait pu le croire en 2008 ou 2009 et que la demande d’investissement diminue (voir Q4 2012 world gold council), parier sur l’or aujourd’hui, revient a parier sur la croissance des emergents. C’est un pari valable, mais assez eloigne de la vision  »or valeur refuge » .

    1. Pas seulement. Parier sur l’or, c’est parier aussi sur la défaillance des monnaies fiat. Et là, question pari, c’est pas très risqué.

      1. Buchanan

        Ce pari il fallait le faire en 2005 ou 2006 avec un cours de l’or a 500. Les signes de la crise a venir etaient deja visibles, particulierement les subprimes aux USA. L’or consolide depuis maintenant presque 2 ans, et pourtant depuis, on a eu QE2, QE2 lite, QE3, QE4, LTRO, Whatever it takes to preserve the euro, etc…Ce n’est plus suffisant pour faire monter le cours.

        1. Là, vous regardez dans le rétro. La bonne question c’est : que va-t-il se passer ? Vous pensez que le système va perdurer, bon an mal an ? Que tout va finalement s’arranger petit à petit ? Qu’il n’y aura pas d’inflation ?

          1. Buchanan

            Je pense que les Etats Unis vont s’en sortir. Pas forcément à cause de leurs qualités intrinsèques mais grâce au gaz et pétrole de schiste. Cela va totalement changer la géopolitique mondiale, c’est un game changer. Ils ont eu du bol. L’Asie et l’Amérique Latine vont continuer à faire ce qu’ils font, cad une croissance modérée+. Je ne crois pas que l’Europe va s’en sortir. L’euro n’est pas un système harmonieux, il est instable.( voir l’article sur Bernard Conolly http://www.claudereichman.com/articles/carneycriseeuro.htm, à mon avis il a raison). La seule solution si on ne réforme pas, sera pour des pays comme la France, l’Italie, etc.. de sortir de la zone euro et de dévaluer. Il n’y a pas mort d’homme, on ne sera pas les premiers ( Brésil, Mexique,Argentine, pays asiatiques en 1997). Les gens souffrent et puis oublient. L’inflation apparaitra à ce moment. Aujourd’hui il n’y a pas assez de demande pour générer de l’inflation. La sortie de l’euro n’est pas pour tout de suite, il y a encore de quoi shooter dans la canette, mais la pression monte. Maintenant, je peux aussi me tromper totalement.

  14. Kiloi

    Je n’ai pas compris pourquoi les délires des Banques centrales ne se traduisent pas par de l’inflation bien palpable.

    1. LM

      Ça part d’abord dans les achats de dettes des États donc l’impact sur les prix est limité. De plus, le faible niveau de la consommation oblige les entreprises à baisser leur prix.
      Au final, il est quasiment impossible de prévoir où va filler l’argent gratos des banques centrales.

    2. Sylvain JUTTEAU

      @ Kiloi

      Chacun peut mettre de côté un instant les théories macro-économiques, et remarquer qu’il y a quatre facteurs minorant les prix :

      1° Productivité en hausse

      —> La productivité croissante réduit les coûts.

      2° Logistique facilitante

      —> L’offre est désormais mondiale pour ce qui loge dans un container ou passe par des tuyaux informatiques. L’abondance de l’offre minore les prix.

      3° Choix élargi

      —> L’acheteur fait désormais avec internet le choix du moins cher dans l’offre mondiale. La concurrence par le prix est plus forte.

      4° Distribution raccourcie.

      —> Internet court-circuite des intermédiaires coûteux.

      Mais alors, … si les prix sont contenus ou baissiers pour ces quatres raisons, que devient la surabondance de liquidités ? La surabondance de liquidités gonfle la sphère financière.

      Grosses bises.

      1. gem

        autrement dit : les prix ont bel et bien baissé en valeur réelle, et parallèlement la valeur de la monnaie a baissé ; les deux se compense partiellement

  15. Peste et coryza

    @kilkoi
    J’avais tenté de le monter dans un autre billet de h16.

    1 : les stats officielles sont truquées comme c’est pas permis, avec remplacement de produits (du genre : steak de bœuf remplacé par un « équivalent » dans l’indice des prix).
    2 : baisse de la qualité (bœuf remplacé par vache de réforme, fraudes sur le thé utilisé et recoloré, etc…), et des quantités.
    3 : il y a maintenant des ETF sur tout, y compris sur la pluie. Donc les cours sont soumis à manipulation comme pour la bourse en général.
    4 : le prix des matière premières est corrélé à celui de l’énergie utilisée pour l’extraire/produire.
    5 : les événements climatiques. 2007 : année noire, les prix flambent. 2008 : la meilleure récolte depuis le néolithique. Depuis, on a eu des sécheresses en Russie et aux USA, grosses zones céréalières.
    6 : la tension sur les métaux est aussi en fonction de l’activité économique (cuivre, zinc, fer, argent en partie…)

    Wallmart vend de la m*rde pas chère, mais ils sont tellement bas en terme de prix qu’ils n’ont presque plus de marges de manœuvre. A l’inverse, Wholefoods a une clientèle aisée, et répercute sans trop sourciller l’inflation : 10 à 15% par an.

    1. channy

      « Wallmart vend de la m*rde pas chère, mais ils sont tellement bas en terme de prix qu’ils n’ont presque plus de marges de manœuvre. »

      Vendre à bas prix ne veut pas forcement dire vendre avec une faible marge, après c’est au choix:
      1) on répercute l’inflation sur les prix( d’où perte de clientèle probable)
      2) on baisse les marges (l’actionnaire ne sera pas content du tout et en plus c’est un jeu très dangereux)

  16. johnny_rotten

    Et pendant ce temps là, dans un élan unanime de « toujours plus », nos chers députés PS réfléchissent à faire voter, de toute urgence, des nouveaux taux de TVA encore plus élevés, afin de sécuriser leurs rentes de situation, leurs futures retraites et leurs avantages acquis, en faisant rentrer encore plus d’argent dans les caisses de l’Etat.
    Peu leur importe de massacrer le pouvoir d’achat, de faire couler les entreprises par manque de compétitivité, de multiplier le nombre de chomeurs et de pauvres.

    Ces parasites ne méritent qu’une chose: être virés par le peuple.

    http://www.laposte.net/thematique/actualites/politique/article.jsp?idArticle=20130228144252-les-deputes-ps-envisagent-d-augmenter-la-tva-a-20-5–&idAgg=actu_politique

    1. Aristarque

      Le nouveau taux de 20% retenu soit-disant pour que le calcul soit facile et « rond » risque d’être mort-né avant même d’avoir vu le jour puisqu’il est déjà évoqué du 20,5% à peine trois mois après le « promis-juré-croix de bois-etc. A ce rythme de croisière, il finira vers les 22 à 23 % au 1/1/14…

  17. ekoulemaneng

    Et ben, le jour tout ça va nous péter sur la figure, j’aimerais par être dans les parages. On exige -à raison- aux Etats africains d’être rigoureux dans la gestion de leurs budgets et de leurs monnaies. Et pourtant, l’Europe occidentale et les États-Unis pratiquent la gabegie à tout crin dans ces domaines.
    Le jour où l’économie occidentale fera boum, des hurluberlus trouveront dans leurs cervelles fertiles matière à désigner le libéralisme et le marché comme responsable. Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil.

    1. Tea Party

      Bien sur qu’en cas de déflagration, rien ne changera. Ce sera de la faute de la  »finance internationale apatride », des ignobles tradeurs, voire du capitalisme, ou du libéralisme ! mais jamais à cause de cette doctrine mortifère qu’est le keynésianisme, et son corollaire en bout de course : la ruine. La planche à billets ultime étape, n’est là, que pour reculer l’échéance fatale. Nous revenons à l’image de l’aspirine d’H 16.

      Qui va croire qu’une mentalité ambiante, bien ancrée, viscérale, changera par une quelconque politique ! une crise , aussi forte soit-elle ? Ce sera toujours de la faute de l’autre, tous prêts à faire des efforts dans la mesure ou c’est justement l’autre qui les fera et que personne ne touche aux  » avantages acquis de haute lutte », aux niches fiscales innombrables et justement crées pour plaire à tous, aux trop nombreux fonctionnaires, et assimilés, garants du service public chéri !

      La France est un peuple d’éternels assistés, sinon il nous semble que les libéraux aurait un peu, beaucoup ! de têtes d’affiches, quelques députés à l’assemblée. Est il besoin de rappeler combien nous en avons ? La côte de popularité phénoménale que nous avons en France ?

      Vous n’avez pas des connaissances d’obédience libérale, (certes très molle style PLD !) sincères, mais qui, dés qu’il s’agit des siens, de ses enfants, s’apercevant que l’école du bled va fermer, sont les premiers à hurler ! à pétitionner ! ? Comme leurs copains gauchos, UMP, FN … ils veulent en plus une crèche, un tribunal, un hôpital, (avec scanner dernier cri, et maternité), une école de musique …. car ils le méritent, mais sans avoir d’augmentation de taxes, et d’impôts !! Les cailles en France doivent tomber toutes rôties du ciel, surtout gratuitement ! il faudra quoi qu’il arrive, plusieurs générations pour incurver les choses.

      1. peste et coryza

        @Teaprty

        C’est plus compliqué que cela.
        La finance apatride, les kleptos, et les ponctionnaires, c’est la même mafia.
        Parfois, c’est carrément les mêmes lignées !
        Les derniers sont les petits soldats des seconds, qui vont au tapin pour les premiers pour toucher des financements pour se faire réélire et continuer de toucher leur super gamelle. Les troisièmes soutiennent pour préserver leurs privilèges.

        1. Tea Party

          Même après absorption de bons bourbons, sans modération, je ne mets pas dans le même sac, fonctionnaires, et finance, mais chacun fais comme il veut.

          1. peste et coryza

            Pour fonctionner et contrôler la masse, toute élite a besoin de s’appuyer sur une partie de la population, qui constitue son socle.
            En général, on les reconnait car ils sont épargnés par les décisions de la dite élite.

            En france, la fonction publique fait office de base pour le parti socialiste, comme les vieux sont celui de l’UMP.
            Les ténors de ces partis dépendent de financements, qu’ils vont chercher auprès de « mécènes », en général des financiers, qui bien entendu attendent un retour sur investissement (pouvoir économique, prise d’intérêts, etc…).

            Le meilleur exemple, c’est les campagnes électorales US : l’allégeance du candidat va à qui le finance le plus. L’électeur lambda est simplement grugé.

            Ce système n’est pas nouveau : c’est le clientélisme. Il a été inventé sous la république romaine, avec son flot d’élections truquées, de votes achetés, d’accords fumeux, de magistrats pantins, et de candidats fantoches. Tout bon candidat au poste de consul savait qu’il fallait arroser abondamment une partie du sénat…

    2. channy

      +1
      Pour avoir vécu la crise asiatique de 1997, il est atterrant de voir comment les occidentaux refusent les remèdes de cheval qu’ils ont imposé à la Corée du Sud,Thailande, Indonésie et à cette époque c’était:
      -réduction des budgets défense,éducation,santé,transport,énergie …
      pas de réduction, pas d’aide financière et bien sur tout cela surveillé de très près par le FMI
      des gouvernements ont été balayés(Indonésie), des millions de gens ont plongé dans la misère(et sans rsa,allocations chômage, apl,allocs etc)avec une inflation galopante
      L’asie s’en est sortie en remboursant ses dettes, en travaillant dur ,et en faisant preuve d’humilité ..
      Oui ,cela va nous péter à la gueule surtout en Europe..et le fraonçais qui se croit si différent va expérimenter ce que les asiatiques ont vécu et cela sera bien fait pour lui..

      1. peste et coryza

        C’est normal.

        Les « remèdes » du FMI sont en fait de la domination. Ils sont pire que le mal, et n’ont pour but que d’aider les consortiums occidentaux.

        D’ailleurs les pays s’en étant sorti le mieux les ont refusés, et s’en sont sortis comme des grands.

        On en revient aux fondamentaux :
        1 : payer et souffrir. 2 : ne pas payer et souffrir. 3 : inflation et souffrir.

        1. channy

          Les « remèdes » du FMI sont en fait de la domination. Ils sont pire que le mal, et n’ont pour but que d’aider les consortiums occidentaux
          -d’accord à 100%

          « D’ailleurs les pays s’en étant sorti le mieux les ont refusés, et s’en sont sortis comme des grands »
          La Malaisie avait envoyé le FMI sur les roses, de la à dire que ce pays s’en est sorti mieux que les autres( et il s’en est sorti).. mon épouse malaisienne ne vous suivrait pas sur cette voie..
          La Corée du Sud fut le premier pays à rembourser le fmi et en plus avec 2 ans d’avance alors que bon nombre d’experts disaient que la Corée du sud ne pourrait jamais rembourser
          http://www.liberation.fr/evenement/0101232317-la-coree-ne-pourra-jamais-rembourser-de-plus-en-plus-d-experts-critiquent-la-medication-administree-par-le-fmi-et-redoutent-la-chute-du-japon

          Certes les Coréens, comme les thaïs, les malaisiens etc ont souffert mais ils s’en sont sortis à force de travail ,et d’humilité…(deux mots que les fraonçais ont oublié depuis des lustres)

          La question est: les français (et les européens) sont ils prêt à souffrir et payer le prix des erreurs passées pour peut être repartir sur de bonnes bases
          Tea party nous a fourni la bonne réponse: »La France est un peuple d’éternels assistés, ».

  18. Higgins

    « L’économie Française est dans une trappe. Le travail y est trop cher, son cout ne cesse de monter, et la dérive non corrigée dure depuis tellement longtemps (1997 au moins) qu’un ajustement des prix du travail d’au moins 30 % serait nécessaire pour remettre les pendules à l’heure. Autrefois, une dévaluation aurait réglé le problème, elle est impossible aujourd’hui compte tenu de l’existence de l’euro. Et il est impossible de faire baisser les salaires de 30 % de façon autoritaire. La dette reste la seule variable d’ajustement et va donc continuer à croitre de façon exponentielle…le cout du capital en France et en Allemagne était à peu prés le même. Ce n’est plus le cas aujourd’hui compte tenu des augmentations invraisemblables des impôts sur le capital que la France vient de mettre en place. Cout du travail et cout du capital (après impôts) sont maintenant beaucoup plus élevés en France que chez nos voisins. Les dépenses d’investissement vont s’écrouler alors même qu’investir est la seule réponse rationnelle à un cout du travail trop élevé (Les entreprises qui le peuvent iront investir en Allemagne ou en Irlande). Il est donc à craindre que la chute de notre pays ne s’accélère dans les mois qui viennent car déjà les PME sont en train de sauter un peu partout. La crise ne fait que commencer chez nous…

    Pour être honnête, depuis 40 ans, je n’ai jamais vu, sauf en Argentine, une telle rage de la part des autorités politiques pour détruire l’appareil productif d’un pays au nom d’une idéologie à la fois technocratique (l’euro) et égalitaire (le socialisme de redistribution).Nous sommes gouvernés par la classe politique la plus nulle de l’Histoire de France, que les Français ont élu en connaissance de cause, et à cela, il n’y a pas de solution. » (http://leblogalupus.com/2013/02/25/petite-bande-dessinee-pour-expliquer-la-situation-francaise-par-charles-gave/)

    CPEVraiment F

  19. mominette

    Il faudra supporter soit la poursuite des méfaits des talibans-touristes en place, soit passer à une cohabitation, pendant plusieurs années, les virés reprenant immédiatement leur artisanat intensif de casseroles et d’agitation. Rien de fameux à attendre du côté de la France.

    Dire que l’UE est « préoccupée » n’est pas exagéré, parce que la purée française se répercute partout. Sa magnifique nouvelle balance commerciale en « redressement » traduit une stagnation ou une baisse des exportations, mais surout une diminution tragique de ses importations, et donc une perte pour tes les économies voisines.

    L’UE a cru parer au plus pressé en baissant de manière ridicule les taux d’intérêts.
    – Cela n’a nullement relancé les investissements, qui ne se font pas par calculs d’épiciers, mais par actes de foi dans l’avenir.
    – l’épargnant, grand fournisseur invisible de capitaux, s’est appauvri systématiquement avec des taux inférieurs à l’inflation.
    – et les Etats n’ont plus guère éprouvé le repentir nécessaire de leur endettement, puisqu’il leur paraissait « quasi gratuit ».

    Il est grand temps que ces taux remontent progressivement, vers ce qui a toujours été considéré comme « normal », soit envuiron 5 %.

    L’épargne reprendrait vigueur et renouerait avec un rôle actif, les entreprises retrouveraient le moral, et les Etats le sens de l’économie.

    1. dede

      Avec des taux a 5%, ce n’est pas 6 milliards qu’il va falloir trouver… Et la solution non retenue d’une baisse des depenses ne sera pas applicable sur la charge d’interets.

  20. Hugues

    Et on taxe quand les Hauts Fonctionnaires?!
    Oui et l’amnistie a été voté au Sénat!!?? WTF?! Ca passera comme de rien à l’Assemblée

    1. LOL

      Il parait que les hauts fonctionnaires de Bercy vont perdre en moyenne 2000 € de leur fameuse prime de rendement. Pauvres choux, il ne leur restera plus qu’une misérable traite…. :'(

  21. hussardbleu

    Je pense souvent actuellement à cette phrase profonde de Rivarol : « quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir »…

    Vous me dites que c’était la période de la Révolution Française ?
    Justement…..

  22. Stephane

    ne voulez-vous pas dire  » serrer la ceinture » ou un truc m’ a échappé?
    Merci en tout cas pour ce super article

    1. Non non. Dès que la crise a frappé, pouf, l’État s’est desserré la ceinture et en avant la dépense !

      1. Aristarque

        Quand les choses vont bien, l’ EF ajuste ses dépenses face aux excédents fiscaux sans rembourser par anticipation le moins du monde sa dette et quand les choses vont mal, l’ EF ajuste sa fiscalité pour maintenir ses dépenses sans hésiter en sus à contracter encore plus de dettes. Cela dure comme cela depuis plus de trente sous les acclamations du bon peuple qui imagine que jamais, la note ne lui sera présentée. Pourquoi voudriez-vous que les HFP soient plus courageux que leurs mandants ???
        Je suis leur chef, donc je les suis (pour le rester, chef!)

  23. Jean

    Très bon billet. Je n’ai pas très bien saisi le graphique n°2 : C’est la maison blanche qui fournit les estimations ? Et ils ont estimé que leur plan de relance serait moins efficace que si ils ne faisaient rien… ? Ils ont embauché quelqu’un de réaliste ?

    1. deres

      Le graphique avec et sans plan de relance était la prévision du gouvernement Obama pour justifier la nécessité d’un plan de relance massif pour empêcher le chômage de croître. Par dessus a été ajouté la réalité des années suivantes …

  24. M.Shadok

    Marrant, ça : le premier graphique ressemble furieusement à la « crosse de hockey » de Mickael Mann. Donc, le réchauffement — pardon — changement climatique est donc bien d’origine anthropique, puisque causé par l’accroissement de la masse monétaire !
    (J’ai bon, là ?)
    😉

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