L’érosion des monnaies fiat et l’alternative Bitcoin

J’ai déjà évoqué Bitcoin dans de précédents billets (celui-ci notamment) et j’y notais que l’intérêt pour cette monnaie électronique grandissait, tant chez les particuliers que chez les États. Petit à petit, les événements s’accélèrent.

Ainsi, avec les problèmes survenus à Chypre en mars dernier, dans lesquels – ô stupeur – le contribuable / déposant européen lambda a découvert que ses comptes en banques n’étaient protégés par rien du tout au plus grand bonheur de ceux qui nous dirigent et adorent y glisser leurs petits doigts boudinés, les actualités ont bruissé du souffle tout particulier que les journalistes peuvent produire lorsqu’il s’agit d’un domaine auquel ils n’entendent rien : mélangeant avec le brio qu’on leur connaît leurs présupposés vaseux avec l’approximation habituelle de bouillie mathématico-mystique qu’ils avaient comprise du système Bitcoin, ils entreprirent de nous expliquer comment la monnaie virtuelle s’installait dans le paysage financier mondial.

Mieux : alors que les monnaies (l’euro notamment) subissait des attaques de la part du dollar, alors que la situation se tendait visiblement autour de la petite île méditerranéenne, Bitcoin affichait une santé insolente et surtout, progressait tant en valorisation que les transactions dépassèrent le milliard de dollars dans la foulée (avec un bitcoin à plus de 200$ pièce). Le krach, inévitable devant la frénésie qui s’était emparée des traders de bitcoins, et qui verra cette monnaie dégringoler à 78$, sonnera d’ailleurs l’hallali sur le sujet pour nos pisse-copie dont l’attention-span dépasse rarement la semaine.

Mais indépendamment des sautes d’humeur du marché de la monnaie numérique, Bitcoin venait d’apparaître sur le radar du public … et des autorités. Partant, il était logique que des économistes se penchent sur cette nouveauté.

C’est donc l’occasion de présenter le dernier livre de Philippe Herlin, paru sous forme d’eBook à un prix très abordable de moins de 5€, « LA RÉVOLUTION DU BITCOIN ET DES MONNAIES COMPLÉMENTAIRES » aux Editions Eyrolles.

eyrolles herlin bitcoinDans ce court ouvrage d’une cinquantaine de pages (et qui se lit bien, le style de l’auteur étant clair et factuel), Philippe Herlin revient sur les monnaies complémentaires, explique les mécanismes qui les sous-tendent, et leur rapport avec la monnaie fiat que nous connaissons actuellement, en expliquant notamment leur comportement vis-à-vis de l’inflation. Cela lui permet d’introduire les différentes écoles de pensée en matière monétaire, en particulier l’école autrichienne, avec Friedrich Hayek.

Cette introduction effectuée, Herlin peut s’étendre sur le fameux Bitcoin, devenu l’une des monnaies complémentaires les plus connues. L’ouvrage détaille d’abord le fonctionnement particulier de cette monnaie exclusivement « mathématique », construite pour répondre à des impératifs de non-centralisation (aucun organisme n’est maître de l’émission de bitcoins, il ne peut y avoir création de bitcoin sans contrepartie – calcul – attestée) et d’absence de confiance dans un tiers, les échanges se basant précisément sur le fait qu’on peut obtenir du réseau (de tous les autres pairs) une assurance solide de la validité de la transaction :

Le bitcoin est ainsi une monnaie qui n’est la propriété de personne (elle fonctionne en réseau), complètement autonome (pas de banque centrale !), autorégulée (les participants sont incités à contrôler les transactions), et transparente.

Logo BitcoinDans la suite de l’ouvrage, l’auteur détaille sans concession les forces et les faiblesses de la monnaie virtuelle, et présente de façon claire ses perspectives d’avenir alors que la crise qui touche les monnaies étatiques continue de dérouler ses actes de plus en plus dramatiques. Il détaille en particulier les menaces qui pèsent sur Bitcoin : celles introduites par ses concurrents (en l’espèce, les banques et le système financier traditionnel) et celles introduites par son statut juridique bâtard, puisque Bitcoin n’est pas une monnaie électronique (au sens de la réglementation bancaire européenne par exemple), ni une monnaie locale (comme le SEL), ni une devise comme le yen ou le dollar.

Et s’il apparaît que ce statut juridique puisse poser problème pour son adoption auprès des entreprises et des particuliers, c’est bien évidemment les concurrents du système bancaire actuel qui constituent les plus sérieux soucis de Bitcoin. Et à ce propos, il suffit pour s’en convaincre de constater que les États sont passés, dernièrement d’observateurs vaguement amusés par ce bricolage cryptographique anodin à des observateurs attentifs (avec des rapports de la BCE et de la Fed) et que tout montre qu’ils se muent en opposants farouches à mesure que l’ampleur de la monnaie virtuelle grandit, d’ailleurs aidés en cela par l’inculture moyenne des journalistes qui auront tôt fait de raccrocher les monnaies virtuelles, Bitcoin en tête, à tous les trafics et les noirceurs du monde (pédonazisme compris).

Et c’est sans surprise qu’on a appris il y a quelques semaines que le gouvernement américain a décidé d’interdire certaines plate-formes d’échange pour convertir les bitcoins en dollars et inversement. Si l’on se rappelle à quel point les banquiers centraux ont en horreur les monnaies historiques que furent l’or et l’argent, on ne peut guère être étonné de l’agressivité des autorités devant une nouvelle alternative aux monnaies fiat qu’ils nous refourguent.

Ce mouvement américain contre Bitcoin n’est pas le seul : dans les jours qui ont suivi, ce sont les Anglais qui se sont intéressés de très près à la monnaie numérique. Bien évidemment, l’idée générale est qu’un tel système de monnaie décentralisée, échappant assez bien au contrôle étatique, ne peut que faire venir des boutons aux autorités en place dont le but est, tout de même, de contrôler aussi finement que possible la masse monétaire à leur profit.

Ensuite, Le mécanisme pour diaboliser l’invention est toujours le même : puisqu’il n’est pas contrôlé par l’État, il sert à faire des choses que celui-ci désapprouve voire combat, comme (au hasard, cumul possible) acheter ou vendre de la drogue, des armes, des organes, des pièces détachées de drones, ou — pire — des betteraves au marché du coin et constitue donc la graine de tous les terrorisme. Oui, certes, c’est comme les grosses coupures en dollar ou en euros, mais ce n’est pas pareil puisque dans le second cas (les monnaies fiat), les États les contrôlent. Puisqu’ils vous le disent. Enfin. Voyons. Suivez un peu.

dark side of the force : join us, we've got cookies

Bref, vous l’aurez compris : Bitcoin permettant à l’évidence de favoriser l’évasion fiscale et l’énucléation de chatons, il faudra l’interdire. Et pour cela, rien de plus simple si l’on fait passer tout détenteur de cette monnaie pour un terroriste, un dissident anti-démocratique ou dangereux lunatique décidé à attaquer la souveraineté nationale.

En attendant, et comme le remarque fort justement Philippe Herlin dans son livre que, décidément, je vous recommande (au contraire des articles du Monde, toujours plus pathétiques), le bitcoin prouve déjà son utilité comme protection de son épargne : en Argentine par exemple, le pouvoir restreint les mouvements de capitaux et le change, ce qui pousse les Argentins à utiliser le bitcoin. Dans ce cadre, l’utilisation de la monnaie électronique constitue une forme subtile d’auto-défense contre la spoliation étatique par l’inflation. À n’en pas douter, ce genre d’utilisation va augmenter d’autant que les monnaies fiat montrent bien des signes d’essoufflement. Le fait est que Bitcoin rentre tous les jours un peu plus dans la vie courante (un exemple intéressant peut être lu ici) et c’est précisément ce développement qui terrorise les étatistes et autres banquiers centraux ; les attaques subies ne seront pas les dernières.

Tant mieux : si c’est mauvais pour eux, c’est en revanche libérateur pour les individus.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires140

  1. Mateo

    Et dire que j’ai failli en acheter au « début » de l’aventure, quand 1bt valait quelques centimes de dollars :'(

    Par contre, le bitcoin n’est-il pas également une monnaie fiat (bien que décentralisée, non étatique etc.)? Les calculs qui lui servent de base n’ont aucune valeur intrinsèque à ma connaissance. Je me demande dans quelle mesure il serait possible et souhaitable de créer un concurrent au bt qui se baserait sur des calculs dont le résultat aurait une valeur intrinsèque…

    @ h16
    Un petit graphique historique de la valeur du bt par rapport au $ n’aurait pas été de refus 😉

    1. Fwh

      Le calcul a une valeur intrinsèque symbolique : trouver des hashes SHA256 qui commencent par un grand nombre de bits valant 0. Ça n’est pas utile, mais c’est impressionant, disons. La difficulté actuelle pour trouver un hash de bloc valide fait qu’il faut environ 2^56 essais pour trouver un tel hash.

          1. dore

            Je ne pense pas que ça soit bizarre, étant donné que la capitalisation boursière USD est le volume de bitcoin x la valeur d’un bitcoin en USD. En fait c’est normal 🙂

    2. gem

      Ne pas utiliser « valeur intrinsèque ». Rien n’a de valeur « intrinsèque ».
      Par contre, il y a beaucoup de trucs qui ont une valeur pour moi (et plein d’autres gens) parce qu’ils peuvent effectivement servir à quelque chose (manger, se chauffer, se déplacer, etc.) : c’est ce genre de truc qui a une valeur, et que j’utiliserai volontiers comme monnaie.
      Mais certainement pas un machin comme le Bitcoin qui en lui-même ne peut servir à strictement rien à personne, et qui est donc strictement spéculatif. Sa valeur est comparable à celle d’un bulbe de tulipe à l’époque de la fameuse bulle : entre zéro et le prix d’une maison !
      Il n’y a aucune raison de regretter de ne pas avoir saisi la vague de la bulle à son démarrage : ma boite à spam est pleine d’annonce pour des actions qui moussent, et sur lesquels j’aurais pu faire des gains mirifiques si javais participé … au début.

    3. JLT

      Il n y a pas besoin de valeur intrinsèque.
      Une monnaie n a pas besoin d être adosssé à une actif physique ou un flux.
      Pour s en convaincre, il suffit de regarder quels objets ont servi de monnaie dans le passé.
      Certains « objets » sont plus pratiques, durables, falsifiables,… que d autres. Mais il suffit que les gens aient confiance et puissent échanger facilement un objet pour qu il soit considèré comme une monnaie.
      Il n y a pas de moyen facile (sauf à détenir la plus grande puissance de calcul) pour falsifier ou devaluer cette monnaie.

      1. Mateo

        Pourtant il n’y a pas, à ma connaissance, de monnaie qui contredise le théorème de régression de Mises… Corrigez-moi si je me trompe, mais bt viole ce théorème (car il me semble que l’échange avec d’autres biens ou monnaies soit venu après la création de bt). C’est le point qui me chiffonne avec bt…

  2. Black Mamba

    Le Bitcoin est un sujet qui nous intéresse depuis quelques temps car il est vrai que si on veut faire la malle, savoir que quelque soit le pays où l’on se trouve on pourrait utiliser nos pépètes c’est fort sympatique;
    Mais nous avons, aussi lu, que quelques particuliers avaient subis des attaques informatiques et leur Bitcoin ont disparu, envolé sans laisser de trace. C’est anecdote refroidit toute idée d’avoir confiance en ce systême

    1. Fwh

      Les Bitcoins peuvent disparaitre dans les cas suivants :
      -Prise de contrôle sur l’ordinateur sur lequel se trouve le portefeuille : l’attaquant peut dépenser les bitcoins comme il le souhaite, à condition que le portefeuille ne soit pas crypté, ou que le mot de passe soit récupéré. Mais un attaquant qui a le contrôle de l’ordinateur peut également récupérer le numéro de CB ou toute information qui circule dessus…
      -Perte du fichier contenant le portefeuille. C’est pour ça qu’il est conseillé de le sauvegarder sur un service tel que Dropbox.

    2. Nocte

      Mouais, d’expérience, la plupart des gens qui se sont faits hacker (pour bitcoin, ne connaissant pas le fonctionnement, je me prononce de façon générale sur les Hacks de comptes) ont aussi et surtout la fâcheuse tendance à utiliser des mdp simples, ou alors un mdp un peu plus complexe mais réutilisé partout avec le même login.

      La sécurité informatique, ça n’est pas simplement un antivirus et un mot de passe (quand il y en a un)

    3. Grosben

      Pour se prémunir contre le piratage d’un porte-monnaie Bitcoin, il existe un moyen radical:
      – Déconnecter le PC d’internet
      – Démarrer avec un live-CD
      – Lancer le client bitcoin
      – Générer un couple clef privée/clef publique et les noter sur un papier à mettre en lieu sûr.
      – Transférer les bitcoins sur cette nouvelle clef publique et ne pas utiliser de client tant qu’on en a pas besoin.

      Ainsi on évite tout piratage potentiel de la clef privée par un spyware.

      (Je mine depuis fin 2010 et j’ai vendu la moitié de mon stock entre 100€ et 200€, très beau coup !)

  3. Nocte

    M’est avis qu’on va avoir le droit à un projet dérivé de l’ ARJEL en France, un truc dont on a le secret : une plateforme officielle gérée par l’Etat, avec les noms de tous les utilisateurs (pourquoi pas avec le numéro fiscal), toutes les autres seront interdites, ou alors, il faudra payer son obole et déclarer tous les utilisateurs Français (sauf que via un VPN, ça tombe à l’eau, donc je penche pour une interdiction pure et simple, et peut-être à terme : interdiction d’utiliser un réseau chiffré pour les particuliers, ou alors avec un algo faible et/ou dépassé).

    1. hipparchia

      Ahahah, j’avais oublié l’ARJEL. Les joueurs de poker avaient gueulé à l’époque. Sans résultat. Quand j’y repense, c’est vraiment une abomination ce machin. Sans même parler des taxes ou FDJ, ils nous avaient quand même bien isolé du reste du monde.

      Par conséquent, j’ai arrêté le poker.

      1. Nocte

        Personnellement, j’admire l’ARJEL, si, si ! C’est juste magnifique. (ça me rappelle l’alien criant loppsi…)

        Les sites de jeux en lignes sont dangereux, il y a des risques de dépendances, toussa, toussa…

        Donc on bloque tout ! sauf ceux qui paient le droit d’exister pour les internautes Français, avec une petite mention concernant le risque d’addiction…

        Ah bah, oui, là c’est sûr, après, il y a le mauvais site de poker, et il y a le bon… le mauvais site de poker, il propose de jouer de l’argent réel, et il y a des risques d’addictions, le bon site de poker, il propose de joueur de l’argent réel, et il y a des risques d’addictions, mais il vous prévient avec la bénédiction de l’Etat suite à la réception de l’obole…

        C’est juste une putain de mafia… (et les Inconnus sont définitivement d’actualité…)

    1. Elphyr

      C’est ce qui sera fait à terme si les états passent d’observateurs à hostiles (en interdisant l’utilisation de monnaie non-approuvée, etc… ce qui est possible et très probable).

      En attendant si une monnaie décentralisée devient l’égérie de la lutte contre les magouilles des fiat ce sera toujours meilleur que plusieurs petites monnaies divisées.

  4. Merome

    Le bitcoin a le défaut d’être limité en quantité et de fonctionner sous la forme d’une pyramide de Ponzi.
    Si vous voulez une monnaie virtuelle non limitée dont la création monétaire se fait par revenu de base, essayez donc Monnaie M : http://merome.net/monnaiem
    C’est une sorte de « Leboncoin » avec monnaie virtuelle.

    1. « Le bitcoin a le défaut d’être limité en quantité et de fonctionner sous la forme d’une pyramide de Ponzi. »
      Deux affirmations qu’il va falloir étayer.
      D’une part, pourquoi être limité est un défaut (warning : austrian theory inside) ?
      D’autre part, pourquoi/comment est-ce un Ponzi (warning : la définition d’un ponzi n’est pas à l’appréciation du lecteur) ?

      Allez. Go.

    2. Mateo

      « Le bitcoin a le défaut d’être limité en quantité […] »

      Petite coquille: le bitcoin a l’AVANTAGE d’être limité en quantité 😉 :p

    3. Fwh

      Limité en quantité : 21 millions de bitcoins, divisibles en 100 millionièmes chacun, donc en prenant la plus petite unité, on arrive à une quantité suffisante. D’autres monnaies virtuelles peuvent être créées (c’est déjà fait). Donc, cet argument me paraît difficile à valider.

      Ponzi scheme ? Là il va falloir argumenter, parce que c’est faux. Donc ça ressemble plus à un troll qu’autre chose.

      Monnaie M ? Une monnaie virtuelle échangeable uniquement sur un serveur privé, sur lequel l’administrateur (vous) peut faire ce qu’il veut : rien à voir, et surtout, la monnaie n’a aucune valeur du fait qu’elle est restreinte à un cadre privé (sans parler de l’inflation vu le mode de création de la monnaie).

      Bref, ce commentaire ressemble furieusement à une pub pour une soi-disant alternative à Bitcoin, mais qui n’a aucune des caractéristiques de bitcoin.

    4. BN

      Monnaie M ne joue pas dans la même catégorie que bitcoin.

      Je cite le reglèment : « Les membres sont également avertis qu’en cas de force majeure (par exemple: décès, maladie, panne du serveur…), la continuité du service peut ne pas être assurée par l’administrateur de
      Merome.net »
      Et ça se veut une alternative au bitcoin xD

      Le principal atout de bitcoin et son côté acentré : pas de tête à frapper qui ferait tomber tout le système, pas de possibilité pour un groupe en particulier de contrôler le système pour tirer la couverture à lui.

  5. val

    Je ne me lasse pas de m’émerveiller de la créativité et de l’adaptabilité de l’être humain. Bitcoin en est un exemple . Et je m’amuse de voir les états comme toujours « à la ramasse » pédaler désespérément de leurs jambes molles derriere les innovateurs . Ils hurlent d’abord au loup , puis sortent la machine à taxer (toujours à portée de main ) et tentent finalement de les imiter. J’attends donc le coincoin franchouillard qui fera un flop.

  6. Black Mamba

    Bon! O.K. Une fois qu’on fait le nécessaire contre les vilains pirates informatiques
    Il y a un truc qui m’inquiète
    Mon époux, un maniaque des codes, tout dans sa tête, s’il décède comment moi et mes enfants faisons nous pour faire valoir nos droits sur les Bitcoins égarés quelques part dans les méandres informatiques où seul mon époux théoriquement décédé connait comment faire.
    Je sais, seule les bonnes femmes ont ce genre d’inquiètude.
    Moi, j’aime encore avoir à faire un interlocuteur humain qui m’aide car je suis nul en informatique et j’ai un époux qui ne pense jamais comment nous, sa famille on doit s’en sortir sans lui….

    1. Elphyr

      Comment faisaient les (petits) enfants pour trouver le trésor de guerre qu’avait enterré grand-père pour le protéger des brigands ?

      Votre mari n’a qu’à faire une carte ou écrire le code dans son testament (au moins si vous vous faites voler vous savez par qui). Il existe un million de moyens très efficaces 🙂

    2. Mateo

      Utilisez un logiciel stockant tous vos mots de passe (de manière cryptée évidemment). Ainsi vous n’avez qu’un seul mot de passe à vous rappeler pour avoir accès à tous les autres. Évidemment ce mot de passe doit être solide (plus de 8 caractères, comportant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux).

      Il y en a des gratuits (avec options payantes), des payants. Par exemple Dashlane est gratuit pour une utilisation de base.

        1. Fergunil

          Il faut arrêter avec les mots de passe avec minuscule, majuscule et caractères spéciaux.
          Qu’est ce qui est le plus simple à retenir entre monamilepetitlapinquicourrevaillamentdanslaprairiedemonenfance et Gty_$^^éaKtY ?
          Maintenant, calculez la densité d’information : 63 caractères chacun tiré parmi 26, ça donne 10^89 possibilités, 12 parmi 128, ça fait 2*10^25.
          Ma petite phrase, que tout le monde a retenu en ne la lisant qu’une fois, est donc 10^64 (sic !) plus sûre que votre mot de passe imbitable, impossible à retenir après deux bières.
          Résumé : protéger vos données, utiliser des mots de passe alphabétiques, mais très long. Vous n’aurez pas de mal à les retenir, un bot ne les trouvera jamais, tout l’inverse de ce que vous faites actuellement =)

            1. Il n’y aura pas besoin d’attaques. Au delà de 30 caractères, taper un code en aveugle c’est l’assurance d’avoir une erreur chez 80% des utilisateurs.

          1. Fergunil

            Si votre mot de passe est constitué de 10 mots, sachant qu’il y en a environ 200000 en français, sans compter les prénoms, noms, termes méconnus, oubliés et autres, l’avantage reste du côté du petit lapin.

          2. Le petit lapin aura un problème, parce que la saisie de 63 caractères en aveugle et sans faire d’erreur est statistiquement très difficile. Moi, j’y arrive (et encore, pas toujours), mais je tape pas mal de texte tous les jours et je sais me servir d’un clavier. Pour le commun des utilisateurs, franchement …

        2. Florian

          Sans compter que certain système ont une taille max pour le mot de passe…

          Mais je suis d’accord, une longue phrase est plus simple à retenir..
          Mais à taper à l’Aveugle plus difficile sauf pour les habitués 😀

          Perso, j’utilise LastPass

      1. YP

        Les logiciels évoluent et changent sans cesse de formats. Ce n’est pas une solution à long terme.

        Une solution peut être d’inscrire les mots de passe de facon codée (chiffrages simples « de César » ou un vigénère), les caractères étant répartis sur plusieurs feuilles séparées stockées à différents endroits (l’idéal étant de les « plaquer » dans une masse d’information stérile.) Mais ensuite, il faut retenir comment les retrouver…

        Si vous avez un coffre à la banque, why not, mais ne jamais laisser les mots de passe apparaitre en clair (toujours chiffré).

        L’autre solution, c’est d’apprendre les mots de passe par coeur. Ca finira par rentrer.

        1. YP

          N’oubliez pas qu’une solution de stockage possible (pour une partie des caractères des mots de passe) est simplement un testament chez un notaire. Je crois que ça m’a couté moins d’une vingtaine d’euros de faire enregister un document de ce type.

          Ainsi, monsieur à l’assurance que ses mots de passe ne seront dévoilés à personne de son vivant.

    3. Fwh

      Pour faire court : si vous n’avez pas le mot de passe, c’est impossible.

      Pour faire long : s’il n’a pas mis de mot de passe sur son portefeuille, il suffit d’y accéder. S’il a mis un mot de passe, il peut être possible de le brute-forcer (essayer tous les mots de passe possibles, jusqu’à trouver le bon). Le problème, c’est que ça peut prendre énormément de temps (pour un bon mot de passe de 12 caractères, compter quelques milliers de siècles).

    4. BN

      Sans la clé cryptographique du portefeuille, il n’y a aucun moyen de récupérer les bitcoins. Comme de l’or qui serait enterré dans un endroit inconnu.

      1. Black Mamba

        Le problème, il n’a confiance en personne, même si à l’heure actuelle il me laisse gérer son argent comme je le veux, mais dès qu’il s’agit d’informatique, il prend un malin plaisir à tout compliquer surtout que les codes et moi, nous ne sommes pas copains du tout.

        1. YP

          Vous partagez une dizaine de mots de passe entre vous. Et il donne d’autres mots de passe aux choses qu’il veut garder pour lui.

    5. Mario

      « Je sais, seule les bonnes femmes ont ce genre d’inquiètude. »
      C’est bien pour cela qu’on les met aux caisses des magasins 🙂

  7. Black Mamba

    Donc, on peut voir avant que le Bitcoin ne se développe complètement à la place des autres monnaies, il y a un énorme problème pour les futurs descendants.
    Comme on dit « un vide juridique »

    1. BN

      Il est possible d’écrire la clé du portefeuille sur papier (sous forme de suite de caractères, ou sous forme de qrcode pour que la relecture soit plus facile). Papier qui peut être aisément glissé dans une enveloppe scellée placée chez le notaire ou dans un coffre de banque.

    2. Fergunil

      Pourquoi un problème ?
      En quoi les enfant d’une personne décédé ont DROIT quoi que ce soit ?
      Si une personne veut mourir en emportant ses bitcoins, je ne vois pas le problème, c’est bien sa liberté, non ?

      1. Black Mamba

        Oui, c’est sa liberté la plus absolu, mon inquiétude est dû qu’en ayant fait le nécessaire pour éviter que l’Etat face main basse sur sa richesse afin de protéger ses enfants, est qu’en fin de compte tout cet effort disparaisse sans qu’il laisse la moindre possibilité à ses ayants droit de profiter car tout simplement il se croit à l’abris d’un accident de la vie.

    1. Remarquez bien que j’en parle dans l’article. Et notez que, comme par hasard, les accusations utilisées sont exactement celles qui sont utilisées dans ce genre de cas pour terminer l’opération manu militari.
      Personne n’irait arrêter d’utiliser le dollar sous prétexte qu’il a servi à blanchir de l’argent sale, qu’il est impliqué dans des ventes d’armes, de drogue, de prostitution (infantile aussi), etc…

      1. Mominette

        En fait, on peut inventer tous les outils de transaction que l’on veut, du moment que les parties sont d’accord. Une carte postale de la Tour Eiffel signée « bisous de toto » vaut 100 euros, une autre montrant un Ara et signée « de Tonton qui tousse » en vaut 1.000, et ls échanges vont bon train. On peut aussi n’échanger que des données comptables.

        Le problème arrive quand il faut repasser dans une monnaie officielle, pour des achats. Les banques n’acceptent pas ces billets de Monopoly, et je vois mal un Notaire s’en contenter pour vendre un immeuble (ou même une agence de voyage pour un modeste « all in ».

        Bref, je dois être bouchée, mais ne vois pas très bien l’intérêt.

        1. Vous ne voyez pas l’intérêt parce que vous n’avez jamais été confrontée avec la nécessité de transférer pas mal d’argent hors d’un pays, rapidement, et hors des griffes de l’Etat.
          Les Argentins, eux, comprennent très bien.
          Les Chypriotes aussi.
          Les Vénézuéliens aussi.
          Les Ukrainiens aussi.
          D’autres suivront.

  8. cherea

    Le BT est la monnaie virtuelle la plus connue, c’est une expérience absolument vivifiante et encore inconnue, nous sommes vraiment dans la prospective et la l’expérimentation, en effet que peut-on penser d’une monnaie digitale déflationniste?

    Le futur du BT on verra, mais cela pourrait être une bonne alternative pour les paiements sur internet, je n’ose imagine la valeur d’un BT si il devient le standard dans les paiements en ligne.

    Bon la question est de savoir comment protéger le BT des attaques gouvernementales telles que celle des US sur Dwolla sans raison aucune, le BT est encore fragile et son économie ne représente que 1md$, en gros 10 millions de BT à 100$ unité. Pour le BT vive, il faudrait dans l’absolu que son économie passe à 10 mds avec l’adoption du BT comme moyen de paiement par de gros sites d’une part type Amazon, opodo…ebay (actionnaire principal de paypal, on y croit assez peu…) et de l’autre côté de nombreuses petites boutiques en ligne qui acceptent le BT.

    Je pense que l’industrie du X pourrait aider le BT dans cette optique, imaginez tous les sites niches du X qui accepteraient les paiements en BT, le consommateur n’aurait plus peur pour son anonymat…

    L’autre piste pour que le BT survive est bien sûr l’élargissement de la base des utilisateurs, chaque commentateur de ce site devrait en acheter au moins une 10aine, pour 1000 euros. Attention risque de perte du capital, le BT peut disparaitre d’un coup mais s’il survit…il devrait monter et multiplier sa valeur par 100-300 dans les 10-20 ans. Gros pari à faire.

    Comme pour l’or, achetez-le et planquez-le dans votre jardin.

    Bon bien sûr, on aura la pédophilie et le financement du terrorisme pour tuer le BT.

    Good luck

  9. gem

    Et pendant ce temps à Nantes, les collectivistes version locale voudraient lancer leur petite monnaie municipale (c’est comme de l’étatique mais en local) , « Sonantes », soi-disant en s’inspirant du Wir de Bâle (un truc … ultra-libéral 🙂 : http://www.swissinfo.ch/fre/economie/Le_wir,_une_drole_de_monnaie_septuagenaire.html?cid=4351034 : « Le wir est une monnaie suisse parallèle, née d’esprits pragmatiques inspirés par le libéralisme économique. »).
    Problème : en France c’est interdit (Article 442-4 du code pénal : 5 ans de prison, 75 000 euros d’amende) . Et l’homme fort nantais est premier ministre, mais pas assez fort pour se permettre de violer la loi ou faire une exception en faveur de sa ville, ça se verrait et ça ferait une sacré pub suscitant des initiatives similaires qu’il serait difficile d’empêcher (cauchemar à Bercy, si un banquier arrive à faire autoriser des monnaies d’or ou d’argent, c’est la mort pour eux) .
    Du coup ils repoussent à 2014 ; d’ici là soit ils auront trouver un joint juridique (faire autoriser la monnaie, c’est peut-être possible) , soit le Zéro ne sera plus rien et ils essayeront le mode discret (SEL) plus ou moins toléré.

  10. YP

    Un des gros avantages des BTC, c’est qu’il n’y a pas de frais de transfert (le validateurs de blocs proposent ce service gratuitement) : Ce ne sont pas seulement les banques centrales qui sont bypassées par l’infrastructure distribuée de bitcoin, c’est qu’il n’y a plus besoin de banques (plus du tout), pour transférer de l’argent ou le garder sur son compte…

      1. YP

        Oui il est probable que le service devienne payant (il faut noter que c’est l’utilisateur qui propose une somme en btc pour le traitement, somme qui défini la priorité accordé au processus de valdation ; la gartuité reste théoriquement possible.)

        Mais c’est un grand danger pour une corporation incapable de s’adapter mais prompte à protéger ses rentes de situation… Cela vous rappelle la bataille des majors contre le p2p.

  11. max

    Pour la sécurité, c’est pas gagné :

    « tout repose sur un ensemble de logiciels. Les bases en ont été posées par l’illustre inconnu Satoshi Nakamoto (nul ne sait qui se cache derrière ce pseudonyme), mais il ne semble plus prendre part au projet qui est maintenant mené par diverses personnes. Les logiciels, faillibles, sont améliorés et de nouvelles versions proposées (on en est à la version 0.7). Par qui ? Comment sont-elles acceptées et diffusées ? Le problème n’est pas théorique : il y a quelques semaines, un désaccord est apparu entre les serveurs sur version 0.7 et ceux sur version 0.8, résultant en une bifurcation de la chaîne de blocs. Une intervention des éminences du monde bitcoin a pu sauver la situation. Fort bien, mais on est loin de la démocratie utopique prônée par certains : au lieu d’une sympathique coopérative anarchiste, on voit un système extrêmement complexe géré par une élite technocratique qui n’est redevable à personne… »

    http://frogonomics.wordpress.com/2013/04/19/o-la-jolie-bulle-ou-laffaire-bitcoin/

    1. YP

      Cet article ressemble à une jolie propagande. Il s’appuie sur le fait que l’auteur de l’algorithme, Satoshi Nakamoto est anonyme pour propager la rumeur que les développeurs seraient inconnus : Les mainteneurs sont connus.

      La méthode cryptgraphique est ouverte et à été éprouvée par beaucoup de cryptanalystes. Elle est reconnue fiable. Pas de faille mathématique. En plus, l’auteur confonds algorithme et protocole (incompatibilité entre serveurs de différentes versions).

      Les questions posées par cet article ne sont pas illégitimes, mais les réponses que ce type propage sont fausses. J’ajoute que 5 minutes de recherches sur internet auraient suffi à l’auteur à trouver les réponses que je viens de formuler.

    2. Sauf que non.
      Il n’y a pas d’élites technocratiques. Il y a des gens qui savent de quoi ils parlent et disent « La nouvelle version du protocole / des blocks / … est meilleure » et qui convainquent plus de 51% des mineurs et des participants à utiliser ce nouveau protocole, d’où la mort de la bifurcation. Et il y a les gens qui ne savent pas et écrivent des articles approximatifs.

  12. Helena Blavatsky

    Aucun MDP n’est intouchable. Le mieux c’est, comme dit ici, un mdp assez long et complexe (10-15 caractères), certains logs de bases (KeyScrambler, Mbam pour les petits malware…), et surtout un cerveau en fonction qui sépare le bon grain de l’ivraie (quand un gosse qui passe son temps sur un site porno me demande comment il s’est fait voler ses codes, ça me donne des envies de vérole..)

    Puis si la mémoire flanche, gardez les sur papier (un petit coffre fait mieux l’affaire que toutes les solutions de stockage en ligne). Tout ce qui est sur une machine est vulnérable une fois en ligne.

    Sinon, je pense sincèrement que Bitcoin marque le début d’une multiplication des monnaies dites « alternatives ». Le système est bien pensé et va sans doute servir de base pour tous les « e-coin ».

  13. eheime

    @ H16
    Je ne comprends pas pourquoi vous êtes par principe opposé aux monnaies fiat.

    Comme dit Mateo, le bitcoin est une monnaie fiat.
    (rappel : une monnaie est une monnaie absolument dépourvue d’un lien avec des actifs. (source wiki))
    Le probleme de la valeur d’une monnaie , ce n’est pas l’existence d’un actif adossé, mais la confiance.

    La valeur d’un monnaie c’est la confiance et uniquement la confiance. Même pour une monnaie représentative (adossée à un actif tangible tel que l’or), ou même l’or lui-même.

    Qu’est ce la confiance ?
    -C’est d’une part l’assurance qu’il ne puisse être émis de monnaie trop facilement. C’est la rareté. C’est à dire l’assurance que tout détenteur de monnaie a bien lui même fourni un service ou un bien pour se la procurer. Derrière cela il y a l’idée qu’on ne livre pas soi-même un bien ou un service contre de la monnaie, alors que d’autres ne feraient pas cet effort.
    C’est pour cela que l’or, ou les monnaies adossée dessus, ou encore le bitcoin, inspirent confiance.
    -L’autre composante, c’est que cette monnaie soit acceptée par les autres. Car tout ce qui est rare n’a pas forcément de valeur. Il faut donc que les tiers aient eux aussi confiance. J’ai confiance car les autres ont confiance. Ceci explique le ‘décollage’ brusque, « l’effet mayonnaise », du prix du bitcoin. Et surtout il faut que les tiers puissent matériellement utiliser la monnaie. L’or perdrait surement de la valeur si son utilisation était punie de mort par exemple. Le bitcoin perdrait de la valeur si les états rendaient matériellement presque impossible ses transactions .

    Je pense que quand vous dites ‘monnaie fiat’, vous voulez dire en fait ‘monnaie sans garantie de limite d’emission’ si je vous comprends bien.

    Je croyais utile de faire cette précision. Pour eviter la confusion sur les termes.

    @tous

    Sinon concernant le bitcoin, à moins de punir gravement pénalement son utilisation ou d’empecher l’usage d’internet, je vois mal comment l’Etat pourrait le brider dans les faits. Car il sera toujours possible d’utiliser un VPN, le chiffrement et des depots/retrait depuis l’étranger.

    Et l’attrait pour cet monnaie est potentiellement énorme.
    C’est en fait très comparable à un compte en Suisse avant la levée du secret bancaire :
    – l’argent nécessite une opération de retrait plus ou moins compliquée pour être converti en monnaie courante (depot/retrait par carte bleue, echanges de malettes, etc …). Ca c’est le défaut.
    – anonymat total de détention et de transfert (si on fait ça correctement) . Ca c’est la qualité car cela permet d’éluder l’impôts, le vol, la perte de valeur, la destruction, etc ..

    C’est un peu ‘le compte Suisse pour tous’ pour reprendre les terminologies socialistes débiles (oui ça m’amuse :)).

    Avec un avantage supplémentaire énorme qui en fait l’attrait officiel : les échanges inter-bitcoins sont eux très aisés. Au point qu’ils taillent des croupières à Western Union et assimilés

    1. « Je ne comprends pas pourquoi vous êtes par principe opposé aux monnaies fiat. »
      Que nenni.
      Je suis opposé aux monnaies fiat monopolisées par l’Etat.

      1. eheime

        C’est comme ça que je le comprennais effectivement.
        Mais comme vous utilisez uniquement la terminlogie « monnaie fiat » dans le titre et le corps du texte (ainsi que dans vos billets antérieurs) , je pense qu’il est utilise de le préciser à l’avenir dans vos billets car à première lecture, s’en prendre aux monnaies fiat et défendre le bitcoin semble contradictoire.

        Sinon, très bon billet, comme toujours 😉
        Merci (je ne vous remercie pas à chaque billet, mais c’est tacite 😉

        1. Bonne remarque, je le repréciserai à l’occasion.
          De façon générale :
          – monnaies fiat monopolisées : berk
          – monnaies fiat productibles à volonté : berk

        2. Peste et coryza

          La base du commerce n’est pas de négocier, mais de cogner plus fort que l’autre pour lui prendre son bien sans payer. Ce n’est pas rien si voleurs et commerçants ont le même dieu tutélaire.
          En toute logique, celui qui dicte la monnaie est donc celui qui cogne le plus.

          Entre l’état et les particuliers, c’est l’état. Surtout à notre époque où presque tout est contrôlable (ce qui n’était pas le cas aux époques où l’or, l’argent, le bétail et les grains étaient des monnaies).
          Mais çà n’empêchait pas déjà de condamner les faussaires à mort.
          Et les épisodes des assignats devraient vous rappeler ceci : refuser la monnaie d’un état peut vous conduire à l’échafaud.

          http://www.youtube.com/watch?v=pBhE65uZrJc

          Quand les états ne pourront plus cogner assez, alors la monnaie ne dépendra plus d’eux.
          Soit dit en passant, ça ne changera rien qu’une corporation prenne le contrôle de la monnaie : ce serait échanger un mafieux pour un autre.

          1. eheime

            Et non justement, tout n’est pas controlable.
            Je pense que c’est l’interet du bitcoin (si toutefois, comme je le pense, les échanges out-line peuvent être mis on-line after.

          2. Tea Party

            La base du commerce, c’est de produire, d’acheter le moins cher possible et de vendre le plus cher possible. Non monsieur, ‘’ les vendeurs’’ et les voleurs n’ont pas le même dieu tutélaire. Mélenchon, sort de ce corps. Je suis rarement d’accord avec vos pots, cela ne va pas s’améliorer !!! et au passage, suivant vos nombreux mots sur ‘’ les réseaux professionnels’’, ce n’est pas une fois le diplôme en poche, que l’on pense à son futur emploi. On ‘travaille » son carnet d’adresse, dés l’entrée en FAC, de multiples associations nous y aident, c’est impératif aux USA, cela très utile en Fraônce.

          3. Tea Party

            @JS: Si votre post s’adressait à moi : j’ai juste une ‘’petite’’ société commerciale, avec des points de vente, de relais, dans plusieurs continents. Certains secteurs sont gérés et dirigés par mes deux ainées, et mon dernier est à l’abri, quand il sortira de FAC, tout va bien, merci bien. Allez je vous donne une piste, qui m’attira une avalanche d’insultes sur Contrepoints (ce qui fut délectable) : mon budget cigares mensuel, est égal au salaire, d’un prof agrégé a mis carrière.

          4. Peste et coryza

            @Tea party

            « La base du commerce, c’est de produire, d’acheter le moins cher possible et de vendre le plus cher possible ».
            Je suis entièrement d’accord, loin de moi l’idée de démentir cette idée, mais je dit simplement que les choses peuvent plus un peu plus compliquées…

            Mon post concerne une transaction déséquilibrée, puisque l’un dispose d’un moyen de pression sur l’autre pouvant jouer sur la transaction.

            Celui qui dispose du moyen de pression (gourdin clouté, très gros client, amis bien placés, services fiscaux à sa botte…), a, historiquement, toujours tendance à ramener le prix vers un montant qui lui convient, c’est à dire le plus proche possible de 0.
            L’autre n’a même parfois même pas le luxe de refuser la transaction…
            En droit, certes, cela peut s’appeler du dol ou de l’extorsion, et c’est illégal. Enfin, pas toujours…
            Vous pouvez aussi rendre votre client dépendant de votre produit pour fidéliser votre clientèle…

            Dans le cas de la monnaie, on a les deux parties suivantes :
            – l’état, groupe disposant de la force armée et d’un réseau efficace, et désireux de contrôler la monnaie
            – des particuliers qui veulent commercer avec une monnaie.

            L’état peut tout à fait arguer : « je contrôle la monnaie, sinon vous allez souffrir [genre : accepter les assignats ou on vous tranche la tête (terreur révolutionnaire)]. et ça tombe bien, j’ai déjà choisi une monnaie (les assignats susnommés) ». Cela c’est vu plein de fois.
            Que vont faire les particuliers ? Obtempérer, tout en essayant de frauder au possible.

            Pour le coté divin :
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_%28mythologie%29#R.C3.B4les.2C_aspects
            Pourquoi ? un commerçant et un voleur, ce n’était pas très éloigné à cette époque. Par exemple, un receleur et un voleur sont aussi des commerçants…

            Tenez, deux exemples de transaction :
            En parlant de commerce, j’ai un cousin qui a une pizzeria à Grenoble : un mec est venu le voir, et lui a proposé une « assurance », contre 10% de ses bénefs…
            Vous me direz, c’est cher, mais c’est une transaction commerciale.
            L’un et l’autre appliquent la théorie que vous avez décrite : produire (pizza, assurance), d’acheter le moins cher possible et de vendre le plus cher possible ». Aucun des deux n’a obligé l’autre à acheter son service : c’est juste conseillé.
            Mon cousin paye bien sur. Car sinon, il aura des soucis…
            La transaction est biaisée, mais il n’a pas le choix. Cela reste néanmoins du commerce.

            Autre exemple :
            Grande surface vs agriculteur.
            La grande surface casse ses prix pour vendre, normal. Elle veut donc acheter pas cher.
            L’agriculteur a bien envie d’appliquer la théorie « produire pas cher vendre cher » mais il ne peut pas : la centrale d’achat de la grande surface a une situation de quasi monopole, et exige un prix plus bas que ce que l’agriculteur voudrait (voir plus bas que son cout de production). L’agriculteur a le choix entre vendre (parfois à perte), ou ne pas vendre et rester avec ses produits sur les bras… en attendant de trouver un autre client ou un autre moyen de faire (coopérative, etc…).
            La transaction est très déséquilibrée mais parfaitement honnête.

            Peut être que ma définition du commerce diffère de la votre : la mienne suppose qu’une transaction entre deux personnes peut être ni équitable, ni volontaire, ni honnête.

            Sur le réseau.
            Non seulement je n’avais pas cette culture, et en plus en fac on était dans le chacun pour soi… ceux qui avait un réseau/piston l’avaient presque toujours par leur famille (oncle, père, etc…) et non par des relations préparées à la fac. Et ce genre de truc, ça ne se partage pas, en tout cas pas avec des gens qui n’occupent pas (encore) des positions permettant le renvoi d’ascenseur. Quant au réseau de collègues étudiants, j’ai pu me rendre compte que ça n’apporte vraiment pas grand chose, car on s’est tous retrouvé plus ou moins dans la même galère, incapables d’envoyer et de renvoyer l’ascenseur.

          5. Tea Party

            @ Peste et coryza: Nous ne nous comprendrons jamais. En affaire, il faut être une authentique teigne. Les sentiments, l’amitié, ou autres fadaises, à la poubelle, seul le fric compte et lui seul. J’ai été ‘’ éduqué ‘’ par deux, des plus grands promoteurs de France. S’il y a un secteur, où le bisounours se faire tondre ! mais on ne tond que les moutons, à tous les sens du terme. Dans certains secteurs, dire de quelqu’un qu’il est gentil, est la pire des insultes.
            Moi aussi, je vais vous donner un exemple, j’ai vu un petit promoteur, certes très bien de sa personne, ne pas arriver à ‘’ manger ‘’ le conçurent, but du jeu classique, normal, donc, tout faire pour séduire sa femme, y arriver, pour le déstabiliser, et le laminer par la suite. C’était son seul point faible !
            Allez-vous frotter à certains gros marchés de matières premières, d’aviation, de pétrole, de grosses fournitures d’état à état !! Certes, personne ne critique personne, tout le monde trinque de bons crus, ‘’ amicalement ’’ autour d’un bon repas, mais en coulisse, on marche sur un tapis de peaux de bananes, souvent bien pourries et fortement glissantes aimablement laissées par les concurrents !!!!! On se fout que la transaction soit équilibré, ou pas, seule la signature du contrat, compte et elle seule. Je me permettrais un petit conseil : ne venez pas vous installer, et structurer quoi que ce soit aux USA !! Si il y des gens, qui n’ont a rien à apprendre sur les duretés de toutes transactions !!! qui de plus qui sont des vrais vendeurs dans l’âme !

          6. Black Mamba

            d »accord avec Tea Party
            Un conseil ne jamais faire d’affaire avec les libanais non plus, ils sont très accueillant, au petits soins mais à la moindre faille, à la moindre faiblesse ils te plantent des couteaux dans le dos.
            Ils n’ont pas de pitié même entre membre de la famille.
            J’en parle en connaissance de cause

          7. Tea Party

            @ Black Mamba : Les libanais sont redoutables, en affaire ! Il ne faut pas oublier que ce sont les descendants des Phéniciens. Les grecs, les romains, se faisaient des guerres impitoyables, ravageuses, voire incessantes, et fratricides, pendant ce temps eux, commerçaient tranquillement avec les deux camps, pour leur plus grand bien ! Les couteaux dans le dos, sont classiques ! en affaire, certains me picotent encore ! mais il faudrait que le Français, bien dans son cocon ultra protégé par l’état providence, n’aimant que les loseurs, (voir Poulidor vs Anquetil) se rendent compte, que l’on parle de : guerre économique, ce n’est pas un vain mot ! et rien ne le prépare à cela bien au contraire. Un pays, qui crée une cellule psychologique, pour des gens bloqués dans un TGV, en pleine nuit, ‘’ pour qu’ils se reconstruisent ’’ est un pays mort. Avec mon associé, il nous est arrivé, d’être en panne de voiture, quasiment en pleine jungle africaine, dans des endroits absolument pas ‘’ sécurisants ‘’, nous ne pensions qu’a une seule chose : comment augmenter nos honoraires, déjà pas piqués des hannetons ! vu le préjudice et les risques !!! autre mentalité !!! pourtant fut un temps, je fus français !
            Vous qui êtes d’origine guyanaise : allez dire au français moyen, s’il vient de se faire assassiner par un rappel d’impôt, (par exemple ! au hasard ! ) d’aller faire une transaction de pierres semi-précieuses, en pleine forêt guyanaise, près de Saint Laurent du Maroni ! et du Surinam, avec les animaux pas très sympathiques, et surtout dans le monde opaque des trafiquants !! nous sommes tous armés, mais nous ne savons pas, combien ils ont de tireurs dans les arbres ! et qu’ au moindre mot de travers, vous savez que vous risquez de peser plus lourd en plomb, que votre poids normal ! ce français qui après veut faire la révolution devant son écran ! et qui s’écarte devant la racaille sur un trottoir !! Toute la journée.

          8. Black Mamba

            @Tea Party
            je suis libano-brésilienne et oui, le monde des finances est une jungle.
            J’ai été éduqué à survivre donc pas de pitié en affaire .
            XD

          9. Fausto Consolo

            Non Peste, vos définitions du vol et du commerce sont fausses :

            Cogner plus fort que l’autre pour lui prendre son bien : c’est le vol, avec violence.

            Le commerce : c’est la transaction, avec ou sans négociation, sans violence.

            Vous n’êtes pas obligé d’acheter alors que vous ne choisissez pas de vous faire attaquer.

            Avoir un bien ou un service contre monnaie est bien différent que de perdre les dents ou la vie pour rien en échange.

            Enfin Hermès est bien plus que le dieu des voleurs et des voyageurs !

            Soyez plus carré Hermès est bien sûr le dieu des SELLES et autres articles en cuir…

          10. Peste et coryza

            @Tea party

            Rassurez vous, je n’ai jamais cru à l’aspect bisounours du commerce !
            Cela dit, je suis largement bien moins savant et expérimenté que vous dans ce domaine…

  14. eheime

    Correction :

    « (rappel : une monnaie est une monnaie absolument dépourvue  »
    >(rappel : une monnaie fiat est une monnaie absolument dépourvue « 

  15. eheime

    Petite question très technique pour les connaisseurs de bitcoin :

    Imaginons que la France décide de taxer/ »réguler »/interdire les bitcoins, est-ce que des echanges par wifi/bluetooth/clef-usb entre smartphones resteraient possibles ?

    Je sais qu’il faut que l’échange se raccroche ensuite à la chaine partagée mondialement.
    Est-ce possible techniquement ?
    Est-ce possible dès aujourd’hui ?

    Mes connaissances techniques ne me permettent pas de répondre.

    (Merci de ne repondre que si vous savez).

    1. Je ne vois pas comment ils pourraient réguler le BTC. Au pire, ils pourraient interdire les établissements officiels qui font du change BTC/EUR, mais c’est tout. Et sinon, les échanges smartphone resteraient possible, oui. Dès lors que des gens sont prêts à se faire confiance pour faire l’échange BTC / EUR (ou BTC / n’importe quoi), comme d’ailleurs n’importe qui achetant sur eBay ou autre, alors on a un système pérenne en concurrence directe avec les monnaies étatiques. Exemple : je mets à dispo un portefeuille BTC, et j’accepte d’échanger les BTC contre des euros ou des euros contre BTC à titre perso. La transaction peut ensuite avoir lieu de façon totalement électronique (compte EUR du vendeur d’euros -> compte EUR de l’acheteur d’euros, et BTC de l’acheteur d’euros -> BTC du vendeur d’euros).

      Et si on veut passer sous le radar, on fait la transaction EUR en physique.

      Bonne chance pour arrêter ça.

      1. YP

        Il suffit de bloquer le protocole. A partir de là, plus de transaction en btc possible. Ce n’est qu’un protocole de p2p, n’importe quel logiciel de filtrage un peu évolué sait faire ça ; c’est le point faible du système (pour être exact, c’est le point faible de tout ce qui transite par Internet : ça peut être bloqué.)

        1. Non. Ça, c’est techniquement irréalisable. D’une part, crypter le protocole est quelque chose de relativement simple (ne serait-ce que passer par des VPN). D’autre part, il peut être « obfusqué » très facilement. Croyez-moi, si on pouvait si facilement faire du deep packet inspection à des prix concurrentiels, cela aurait été mis en place partout.

          1. YP

            Vous vous placez dans l’optique « je bloque que ce je ne veux pas ». Il est possible (sinon probable) que si filtrage il devait y avoir on passerait à une politique « je bloque tout ce que je n’autorise pas ».

            1. Et quand bien même. D’une part, cela va effondrer tous les systèmes commerciaux (et pas seulement BTC) à l’échelle de la zone que vous avez visé (bien joué), et d’autre part, tout ce que vous ferez, c’est que vous ralentirez les systèmes qui fonctionneront encore mais les petits malins continueront à travailler dessus.

              Il faut comprendre qu’internet est maintenant entré dans les moeurs au-delà même de ce que l’écrasante majorité des gens peut comprendre. De nos jours, internet s’arrête, et on comptera les morts par dizaine ou centaines de milliers. A côté, le 11 septembre aura l’air d’une plaisanterie.

      2. eheime

        @h16

        Oui je viens de regarder sur les applis smartphone.
        Effectivement, ils parlent bien de off-line.

        Il y a quand meme un petit moment de risque dans votre exemple.
        Tant que la transaction n’est pas mise en ligne, le type qui m’a vendu un portefeuille BTC peut très bien le revendre ailleurs entre temps.

        Ca suppose quand meme un interlocuteur de confiance, au moins temporairement.
        Je me trompe ?

        1. a/ Il ne peut pas le revendre si vous faites des transactions avec avant lui.
          b/ Normalement, BTC n’est pas conçu pour travailler (faire les transactions) hors ligne. Pour le moment, c’est un affreux bricolage parce que tout le monde n’a pas accès à internet tout le temps. Mais d’ici quelques années, cela changera.

    2. gem

      En fait l’état n’a pas besoin de bloquer le truc, il lui suffit d’imposer des emmerdements suffisants pour que ça reste compliqué ou technique (Cf. les interrogation de black Mamba plus haut) ou risqué (parce que l’état peut te tomber dessus à tout moment). Et les gens resteront scotchés aux monnaies officielles, dont ils auront de toutes façon toujours l’usage (vu que c’est en monnaie officielle que l’état paie lui même)

      1. Exact sauf qu’à mesure que la monnaie papier s’effondre, les emmerdes imposées doivent grimper. A la fin, c’est juste intenable. L’exemple argentin n’est pas là pour rien.

  16. Tea Party

    Merci à H16 pour cet article. Je connaissais ‘’ de loin ‘’ le B.T, mais je n’avais pas eu le temps de rentrer vraiment dans le sujet, ce que je vais faire dès ce weekend, avec l’E-Book de Philippe Herlin.
    A tous les amis, qui s’inquiètent pour le piratage de leurs B.T, ce dont ils ne sont pas à l’abri sur leurs autres comptes, quels qu’ils soient : merci ! Quand on parle de la mer, de ne pas parler que, et uniquement du mal de mer, elle a d’autres attraits plus beaux et importants ! Sans parler, qu’en tant que libéral, nous savons que la liberté implique quelques efforts.

  17. Marc

    Impossible d’ignorer les Bitcoins aujourd’hui, c’est certain. Et naturellement tout le monde à son avis dessus: bien pas bien? Ecartons les jugement moraux. Plus intéressant à mon avis est l’analyse comparative entre l’argent et le Bitcoin, à savoir si Bitcoin est un candidat sérieux pour rivaliser avec les monnaies fiduciaires.
    Personnellement, je ne suis pas certain si le Bitcoin répond entièrement au critère de la regression de Mises. Il semble s’être répendu comme moyen d’échange avant d’être une valeur échangée. Est-ce tout à fait de l’argent? Parce qu’au final le Bitcoin s’est construit en dépendance des monnaies fudiciaires.
    Un extrait d’un article de Detlev Schlichter sur Mises.ca, sur le sujet: « Paper money started as payment technology and as the public got used to paying with paper rather than with gold coins and gold bars, the underlying gold content could be reduced over time and ultimately the link to gold completely severed. What gives value to these paper tickets today? – The fact that the public still accepts these paper tickets in exchange for goods and services. That is all. And in fact, it is all that is needed. »
    On dirait que le Bitcoin fait plus d’émules parmi les défenseurs de la réserve fractionnelle…
    Bref, je me demande si le Bitcoin pourra se développer suffisamment pour pouvoir s’imposer comme de l’argent pur et dur, sans qu’il y ait recours au dollar.
    J’espère ne pas avoir été trop confus…

  18. JS

    Merci pour ce billet, si on attend après la presse subventionnée pour traiter ce genre de sujet correctement on va attendre indéfiniment..

    Par contre en théorie des Bitcoins stockés sur des serveurs Français style bitcoin-central sont saisissables / taxables si je comprends bien ? Ou j’ais rien compris… 😛

    1. YP

      Ca ne dépends que de toi de les stocker sur un support numérique de ton choix. Voir de convertir les bitcoins virtuels en bitcoins « physiques ».

      https://www.casascius.com/
      http://printcoins.com/

      Il y en a d’autres, je n’ai fait que reproduire les deux premiers résultats de google pour la requête « bitcoin physical coins ». Je ne sais donc pas ce que ça vaut…

    2. eheime

      Les bitcoins ne sont pas à proprement « stockés ». Un portefeuille bitcoin c’est juste un login et un mot de passe.

      On peut imaginer que des autorités forcent à les révéler , mais une saisie à proprement parler est impossible puisque tout est virtuel.

    3. Taxables probablement pas (ils n’ont pas d’existence juridique : ce sont des chiffres). Saisissables non plus, mais les serveurs, oui.

  19. calc80

    Quand l’Etat se trouve pris au dépourvu devant une nouveauté qui ne lui plait pas, il procède de façon brutale, voire illégale.
    Limite HS avec pour exemple le simple port d’un tee-shirt ce matin :
    http://www.lepoint.fr/politique/video-manif-pour-tous-quand-les-policiers-sont-hors-la-loi-31-05-2013-1674967_20.php
    Bientôt le fichage des mauvais français ?
    Et s’ils découvrent qu’on possède des bitcoin ? vont-ils aussi envoyer les chiens aux ordres ? « Non monsieur l’agent, c’est pas à moi ! Mince, mon fric ! Y m’la pris, le con ! »
    Bilan : surtout de pas produire de tee-shirt vantant les mérites du bitcoin…!
    Et au passage, liberté pour les porteurs de tee-shirt !

    1. Ben non. Il a perdu 14% en avril, il a repris 13% en mai. Et apparemment, il commence à y avoir des problèmes pour se faire livrer le physique. La décorrélation de l’or physique et de l’or papier est maintenant flagrante. J’ai fait un papier à ce sujet il y a quelques jours.

  20. Zefran

    Lorsque vous achetez un bien, la contrepartie est une quantité de devise officielle, que vous devez payer. Pour obtenir des bitcoins (« BTC »), vous pouvez soit les acheter, soit les produire (par le « minage »). Il existe plusieurs plateformes d’échange de BTC, dont une des plus importantes est MtGox (https://mtgox.com/), afin d’acheter des BTC.

    Lorsque vous minez, en contrepartie des BTC que vous recevez, vous offrez au réseau décentralisé du temps et de la puissance de calcul de votre PC, utilisée pour crypter et decrypter, c’est à dire in fine authentifier, les blocs échangés sur le réseau.

    Autant vous prévenir tout de suite, miner n’est pas à la portée du béotien en informatique, même si quelques heures sur le wiki BTC doivent suffire pour y arriver (https://fr.bitcoin.it/wiki/Accueil pour la partie française, le wiki en Anglais est plus complet https://en.bitcoin.it/wiki/Main_Page ) . Les sources d’information en Français sont rares et pas encore assez développées (http://bitcoin-france.fr/ ), pour approfondir il vaut mieux aller sur le forum le plus important, en Anglais (https://bitcointalk.org/), Un tour préalable sur le site officiel est un bon point de départ (http://bitcoin.org/fr/).

    Si vous avez un bon PC de gamer avec une carte graphique dernier cri, vous pourrez collecter environ 0,1 BTC par semaine, soit 10€ selon les cours actuels. il faudra déduire l’électricité et l’usure prématurée de votre matériel, notamment la carte graphique, qui est sur-sollicitée. Si vous avez un MAC, passez votre chemin.

    Ce chiffre de 0,1 BTC, c’est dans le cas où vous minez en pool, c’est à dire en groupe, avec un partage de BTC collectés au prorata de votre quote – part de puissance de calcul offerte au pool. Seul, vous pouvez passer 3 mois à ne rien trouver. Je suis dans le pool de slush, un des plus gros pools et les moins chers (https://mining.bitcoin.cz/)
    On peut toutefois mettre plusieurs PC en parallèle pour miner plus.

    Pourquoi m’y suis -je lancé ? Pour diversifier mes actifs en dehors de la zone euro, et être prêt à faire face pour le moment où l’Etat français s’effondrera sur lui-même. Ca va de pair avec d’autres mesures préventives plus importantes, bien entendu. Mais lorsque la France renaitra de ses cendres, je serai content d’avoir un outil de plus pour m’en sortir, et aller de l’avant.

    1. Voilà : attitude logique et saine qui consiste à diversifier. Et si on ne croit pas dans BTC, on achète des poules et des lapins. Ou de l’immobilier. Ou des armes. Ou des bonnes bouteilles. Ou des beaux tableaux.

      Y’a pas de secrets.

    2. Fwh

      « Lorsque vous minez, en contrepartie des BTC que vous recevez, vous offrez au réseau décentralisé du temps et de la puissance de calcul de votre PC, utilisée pour crypter et decrypter, c’est à dire in fine authentifier, les blocs échangés sur le réseau. »

      C’est à moitié faux : « utilisée pour crypter et decrypter, c’est à dire in fine authentifier, les blocs » => Non.

      La puissance de calcul est utilisée pour produire une preuve de travail, ce qui n’a rien à voir avec l’authentification.

      Un bloc ne peut pas être authentifié, il peut être valide ou invalide.

      Un bloc contient des transactions, qui elles, doivent être authentifiées (grâce à une signature basée sur ECDSA). Mais c’est du ressort du client Bitcoin (qui ne mine pas) d’authentifier les transactions (c’est la base même de la décentralisation).

      Les mineurs font simplement du bruteforce en continu, jusqu’à trouver un hash qui satisfait la difficulté actuelle. Aucune forme d’authentification ne rentre en compte.

      1. BN

        Il n’y a effectivement aucune authentification dans le minage, mais celui-ci est bien utile (indispensable même) aux validations des transactions (et donc à la sécurité du bitcoin).

        Comme il n’y a pas d’autorité centrale pour valider une transaction, c’est chaque mineur qui le fait. Et ce qui fait autorité, ce sont les preuves de travail produites par les mineurs. Si quelqu’un voulait annuler une transaction récente (ce qui lui permettrait de récupérer des bitcoins envoyés à quelqu’un d’autre) , il faudrait qu’il surpasse en puissance de calcul l’ensemble des autres mineurs.

    3. JS

      Post intéressant, par contre pourquoi est-ce la carte graphique qui est le plus sollicitée ? Je m’attendais plutôt au CPU vu qu’on parle de calculs a priori…

      1. Fwh

        Une carte graphique est bien meilleure qu’un CPU pour faire du SIMD, c’est-à-dire effectuer un calcul similaire (en l’ocurrence, SHA256) répété sur des données différentes.

        Une carte graphique dispose de centaines voire milliers d’ALU, là ou un CPU en a 1 ou 2 par core. Une carte graphique est faite pour exécuter du code en stream massif (en parallèle). Ça marche très bien pour exécuter des opérations graphiques, mais on peut le « détourner » pour effectuer des calculs divers.

        Une bonne carte graphique peut être de l’ordre de centaines de fois plus puissante qu’un bon CPU pour ce genre de calcul.

          1. YP

            En fait pour être complet, concernant le mining, les GPU commencent à être à la rue et donc les mineurs passent à des puces spécialisées dans le minage de bitcoins : FPGA (circuit reprogrammables in situ, une petite dizaine de fois la patate d’un GPU) et on commence déjà à parler d’ASICs (comme les circuits spécialisés de feu l’Amiga ; là on passe encore à un ordre de magnitude plus puissant que les FPGA qui sont programmables : la puce est fabriquée spécialement pour le minage de bitcoin).

    4. Bigben

      Oui, merci pour les xplications sur les principes du bitcoin mais quelqu’un pourrait expliquer CONCRETEMENT comment ça fonctionne ?
      Comment on paie ?
      Je veux acheter un truc en ligne, je fais comment ?
      Il faut un logiciel, je suppose : il fait quoi ?
      Merci !

  21. babarabobo

    Un ultime avantage des BTC est la facilité d’accès:
    imaginer que vous vivez dans une petite ile perdue MAIS sous protectorat fraôncais: impossible d’acheter de l’or discrètement alors qu’il est possible d’épargner discrètement des bitcoins par le net (comme l’or) et surtout de les stoker de manière difficilement saisissable…(pas comme l’or…) enfin pour ceux qui n’aurait pas une confiance totale et absolue dans le génie économique de nos dirigeants…il pourrait même se trouver des individus ayant plus confiance sur un système collaboratif décentralisé qu’un Etat…
    Bref, étonnant de voir des avis si tranché, « pour » ou « contre », cela me semble simplement un bon outils de diversification de son patrimoine, un moyen de se protéger contre le risque « Etat », Comme en partie l’or …Le risque me semble proportionnel à la plus valus potentielle si le système se développe. Et comme l’Or, ce n’est effectivement pas très facile de faire ces courses avec…pour le moment;-)
    Sinon très bonne article, comme d’hab…

    1. La polarisation des avis est à mon avis bien plus lié à la peur atavique de ce qu’on ne comprend pas, qu’on maîtrise mal ou qu’on n’a pas vu venir qu’à de réelles failles dans l’objet lui-même.

      1. hussardbleu

        Je viens de lire toutes les contributions, et je dois me rendre à l’évidence : je n’ai rien compris. Je suis un juriste orientation littéraire, un brin caduque, et ce système BTC n’est plus mon monde…

        Mais je me demande si mon humilité intellectuelle n’en arrive pas à pointer cet endroit mystérieux où la poésie révolutionnaire du Bitcoin rejoindra l’escroquerie virtuelle la plus rémunératrice….

        Et je sais qui est l’inconnu qui a inventé ce système ; c’est un Xipéhuz !

        1. Black Mamba

          Notre monde évolue sans cesse et ne pas faire l’effort de s’adapter nous mène parfois ,pas toujours , à l’instinction .
          Je ne comprends pas non plus mais quand on a été éduqué à saisir des opportunités, on ne se refait pas.
          Qui ne tente rien n’a rien!
          Cela vaut pour le meilleur comme pour le pire.
          Pour ma part j’ai toujours tenté, on se prend parfois des baffes, des coups de couteaux mais c’est cela vie.
          On verra bien qu’est ce que va donner cette histoire de BTC

  22. Buchanan

    Bitcoin, c’est un truc créé par je ne sais qui, stocké, je ne sais où et qui a une volatilité de folie (+160% à la hausse – 65% à la baisse, le Nikkei à côté c’est de la rigolade). Sachant qu’en plus les Etats ne laisseront jamais se développer un système concurrent, à part la spéculation, je ne vois pas trop l’intérêt. Je veux bien croire à l’or comme protection contre la fin du monde et encore, mais Bitcoin je ne comprends pas. Pourquoi ça monte ? Depuis janvier l’or s’est dévalué de 1000 % par rapport au Bitcoin ? L’or, le refuge par excellence, a vu sa valeur divisée par 10 en l’espace de 5 mois ! Tout ça fait penser aux tulipes.

    1. Bitcoin c’est un truc créé par des dizaines de personnes différentes, qui se sont toutes auto-vérifiées les unes les autres, pas basé sur la confiance mais sur les mathématiques, stocké nulle part mais disponible partout, qui a une volatilité importante comme tout marché naissant sans référence. Sachant que les états ne peuvent pas techniquement empêcher son fonctionnement, on peut commencer à en voir l’intérêt.

      Quant à comparer l’or avec le btc, c’est grotesque, les deux marchés ont une taille un peu trop différente. C’est comme comparer le marché aux primeurs de Trifouilly avec celui de Rungis.

  23. gnarf

    Le truc curieux avec le bitcoin c’est qu’il n’est pas anonyme. Les transactions, date, montant, et addresse bitcoin des deux parties sont enregistrees et publiques.
    Donc les utilisateurs doivent avoir recours a des « trucs » pour renforcer leur anonymat, comme creer plusieurs addresses bitcoin et avoir recours a des services de « blanchiement » qui servent d’intermediaire entre vos deux addresses.
    C’est encore plus la merde qu’une monnaie classique a ce niveau la.

    1. Oui et non. Les transactions sont publiques, mais le porte-monnaie ne l’est pas. Il n’y a aucun lien entre une adresse Btc et une personne physique. C’est en ça que c’est anonyme. C’est tout à fait comme un compte numéroté en Suisse. On connaît le numéro et le mot de passe, on y a accès. Sinon, c’est juste un compte numéroté.

      1. gnarf

        Quand un acheteur et un vendeur se rencontrent, il y a forcement echange d’identites…le vendeur dit a la fois qui il est, ce qu’il vend et son numero de compte, ce qui fait que son compte n’est plus anonyme. L’acheteur donne une addresse de livraison.
        C’est la meme-chose que pour un compte bancaire, sauf qu’ici la
        liste complete de toutes les transactions effectuees par ce compte est publque; l’anonymat est au final nettement moindre qu’avec un systeme classique.

        1. L’échange banque à banque n’a pas besoin d’un nom, l’IBAN suffit. Mais plus simplement, les deux anonymes peuvent se retrouver à un endroit neutre, à un moment neutre, échanger des devises (papier) et échanger des adresses BTC (portefeuilles) qui sont jetables. On peut assurer un anonymat comparable à l’anonymat actuel.

    2. gnarf

      Au final peu importe la monnaie, tant qu’elle a les caracteristiques qui permettent au marche de fonctionner sans trop de pertes. La premiere de ces qualites est une certaine stabilite. Pour le moment la seule facon d’obtenir cette stabilite qu’on ait trouve a ete tout simplement d’avoir un seul emetteur, lui aussi le plus gros possible (pour maintenir une certaine confiance).
      Le bitcoin est completement a la rue niveau stabilite, et l’or a autant de problemes que la monnaie papier. Toujours pas de systeme miracle en vue.

  24. BA

    La monnaie « euro » va éclater.

    Aujourd’hui, il y a deux Europe :

    – l’Europe des pays périphériques : ces pays sont en faillite. Le chômage atteint des niveaux catastrophiques ;

    – l’Europe des pays du nord : ces pays sont en train de sortir de la crise.

    Ces deux Europe s’éloignent l’une de l’autre de plus en plus vite.

    Zone euro : chômage pour le mois d’avril 2013 :

    1- Médaille d’or : Grèce. 27 % de chômage.

    2- Médaille d’argent : Espagne. 26,8 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : Portugal. 17,8 % de chômage.

    4- Chypre : 15,6 % de chômage.

    5- Irlande : 13,5 % de chômage.

    6- Italie : 12 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    Pays-Bas : 6,5 % de chômage.

    Luxembourg : 5,6 % de chômage.

    Allemagne : 5,4 % de chômage.

    Autriche : 4,9 % de chômage.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

  25. Fausto Consolo

    Bitcoin est plus fiable que les € que nous (vous) gardons à la banque.

    Pourquoi je l’affirme alors que je ne connais RIEN aux bitcoins ???

    Mon expérience (qui ne doit pas être isolée) avec la vraie monnaie dans la bonne banque.

    Les pratiques bancaires de notre pays sont un problème qui se vérifie même à tout niveau :

    Il est très difficile de clôturer un compte, à la SG par exemple.

    Il est impossible de retirer votre argent à votre guise, vous êtes limité en valeur par semaine.

    Pour le faire il faut prévenir huit jours auparavant prendre rendez vous et encore vous êtes limité en valeur.

    Débloquer les fonds d’épargne entreprise c’est encore pire. Mon expérience est celle du quidam, sans connaissances ni habitudes de ces pratiques. Un client lambda, même pas un Chypriote, c’est dire !

    Allemagne : clôture du compte 15mn, remise des fonds 10mn. Responsable un peu gêné de nous faire attendre. Nous venions juste nous renseigner sur la marche à suivre. Tout fut réglé en 30mn.
    Les risques systémiques que nos banques font peser sur le monde procèdent du même esprit.
    Sommes nous vraiment LES méchants tordus comme dans les films américains ?

    1. Black Mamba

      Tout à fait d’accord. Rien de plus merdique que de clôturer un compte bancaire. C’était en plus pour arrêter des versements les C.E.E.
      Les comptes épargnes entreprises nous l’avons quasi vidé, très tôt nous avons fait le nécessaire pour ne plus rien verser que ce soit en tant qu’employeur et qu’employé .
      Ils nous relancent de temps en temps mais nous faisons les morts.

  26. Gina

    La loi Lagarde a quand meme beaucoup aidé pour fermer / changer de banque, et réduire les problèmes de « prise d’otage » par les banques soucieuses de conserver leurs clients.

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