Ce jour de libération fiscale qui enquiquine les étatistes

On en parle sur Contrepoints, sur Atlantico, sur d’autres journaux et même sur Le Monde qui s’est fendu d’un article confus sur le sujet : le jour de « libération fiscale » a été dépassé fin juillet, et vous travaillez à présent pour vous même.

Qu’est-ce que ça veut dire ? En gros, l’idée est d’agglomérer de vos revenus toute la partie dont vous n’avez pas le choix de la destination (car elle ne dépend pas du tout de vous), de la rapporter au total, et d’appliquer le ratio au calendrier ; le nombre de jours obtenu correspond alors au temps que vous passez à travailler pour créer des richesses pour lesquels vous n’aurez aucun mot à dire quant à leur affectation.

Bien sûr, on peut, à partir de cette définition relativement sommaire, épiloguer à foison tant sur le mode de calcul que sur le résultat obtenu. C’est ce que s’empresse d’ailleurs de faire l’article du Monde dans un exercice touchant de mamours humides à la fiscalité française, pourtant pas réputée pour être particulièrement simple et accommodante. Si, dans les méandres d’arguments un peu en vrac que nous offrent les auteurs du papier, on peut comprendre certaines critiques portant sur les choix pris pour calculer l’indice en question, on constate pourtant qu’à aucun moment les deux journalistes ne semblent effarés des nombres qu’ils manipulent : pour eux, une ponction de l’État et des organismes sociaux, à hauteur de la moitié de la richesse produite, ne semble absolument pas gênante. Partant du principe qu’il reste (miraculeusement ?) un ou deux pays encore plus lourdement ponctionnaires que la France, les deux folliculaires acceptent donc sans broncher que la moitié de leurs efforts partent dans des structures qu’ils ne contrôlent pas.

Pignouferies de presse

Certains naïfs (ou de parfaite mauvaise foi militante) m’objecteront qu’en réalité, la Grande et Belle Démocratie et le Parlement à l’œuvre permettent d’avoir, justement, un contrôle sur les orientations des dépenses des organismes sociaux et l’État. Et le fait que les budgets des uns et de l’autre soient en déficit chronique depuis des décennies est un indicateur de bonne santé et de bonne gestion, à n’en pas douter. Les dérives, maintes fois constatées par une Cour des Comptes dont, justement, ces organismes et cet État se fichent comme d’une guigne, ne sont là que pour le décor, pour pimenter un peu ce magnifique contrôle offert par les instances législatives et ce vote démocratique si puissant qui, en 40 ans, n’aura jamais permis de régler ni le problème du chômage, ni celui des retraites, ni celui de l’assurance maladie, ni de la dette nationale maintenant colossale (ni tout le reste que les gouvernements propulsent avec leurs petits bras sous les tapis républicains maintenant bien bosselés).

Certains autres naïfs insisteront sur le caractère fallacieux du calcul puisque (selon les auteurs de ce puissant papier), une partie des fonds ainsi ponctionnés sont finalement réinjectés dans l’économie, youkaïdi, youkaïda, que les entreprises, par leurs cotisations et leurs impôts, participent aussi à cette ponction, et qu’en vertu de quoi, le ratio ne s’établirait pas autour de 50% mais bien plus bas, amenant ainsi (je paraphrase les ratiocinations du Monde) ce taux de prélèvement net de transferts, « resté remarquablement stable depuis 1959, à environ 17 % du PIB ».

Eh oui : quand on vous ponctionne 100€ qui seront ensuite dépensés par d’autres, en réalité, ce n’est pas tout à fait 100€ qui sont pris, mais bien moins puisqu’avec cette somme, vous aurez le plaisir de voir vos enfants aller à l’école gratuite apprendre à non-lire et non-écrire (pour devenir journaliste au Monde ?), aurez la joie de voyager dans des trains ponctuels pas chers qui ne déraillent pas, la tranquillité d’esprit de savoir que votre compte sera protégé d’une faillite bancaire qui n’arrivera pas (et de toute façon, la monnaie, c’est du solide), l’allégresse d’être toujours plus protégé d’un excès de vitesse, du chômage ou d’une retraite de misère, … Bref : comme vous le constatez, en retour de ces 100€ qui vous sont pris sans vous demander votre avis, on vous offre un paquet de choses succulentes qu’il serait dommage d’oublier.

travailler dur sera taxé

Calcul très pratique mais qui oublie malheureusement un peu vite qu’une entreprise ne paie pas d’impôts (ce sont ses consommateurs qui le font, au travers du prix des produits et services fournis par l’entreprise), et que les cotisations (patronales ou salariale, c’est la même chose) sont bien prélevées sur le salaire complet que l’entreprise est prête à payer pour le travail du salarié, nonobstant les petites protestations des journalistes du Monde qui estiment qu’en réalité, …

Rien ne permet de dire que si, demain, l’Etat privatisait sécurité sociale, assurance chômage et retraites, le salarié toucherait l’équivalent de ce que son employeur verse actuellement à ces organismes.

Ben non. Rien de rien. Sauf peut-être le constat que dans les pays où ces cotisations sont plus faibles ou nulles, les salaires sont plus élevés en proportion (cas des Etats-Unis, de l’Angleterre et de l’Allemagne par exemple), ou que le niveau des salaires est directement (et négativement) impacté par le niveau d’interventionnisme de l’État dans l’économie (ce qui se traduit par des indices de liberté économique élevés rimant avec des salaires moyens élevés). On ne s’étonnera pas, avec ces éléments, de constater que l’indice de liberté économique de la France, faible, correspond avec des salaires moyens eux-mêmes faibles.

Et quand bien même l’hypothèse des journalistes serait exacte, dans le cas actuel, il n’y a pas à tortiller : le salaire effectif, c’est-à-dire le coût que le patron est prêt à payer pour son salarié, est bien l’addition du net et de toutes les cotisations. Et sur ce salaire complet, seul le net, soit à peu près 50%, représente la richesse que le salarié peut espérer ramener chez lui et dont la destination finale est à peu près dépendante de ses choix, à lui (à ceci près qu’il faudra encore, pour notre infortuné salarié français, sucrer les autres impôts, la TVA et habituelles vexations quotidiennes que l’État lui inflige en échange de ces insultes qu’il appelle ensuite cyniquement Service Public pour mieux faire passer la pilule). Au bilan, si l’on rapporte ce ratio au calendrier, oui, le salarié français passe bien plus de la moitié de son année à bosser pour l’État, les autres, la collectivité.

Et à cela, on aura trois remarques.

lapin ratp se fait pincerTout d’abord, si certains (nos amis du Monde semblent en faire douillettement partie) pensent que travailler pour les autres est parfaitement génial, on peut se demander si cette charité ni spontanée, ni optionnelle est bien, au moins, consentie par la population. Vu le nombre de personnes qui choisissent, tous les ans, de s’expatrier pour fuir les impôts français, on peut en douter. Le doute s’installe fermement si on y ajoute ceux qui font des pieds et des mains pour instaurer et/ou utiliser toutes les niches fiscales possibles et imaginables. Le doute devient certitude lorsqu’on ajoute le comportement des élus eux-mêmes dont tout indique (bisous Cahuzac) qu’ils sont les premiers à tout faire pour ne pas participer, justement, à cet élan collectiviste über-bisou mais en définitive, vraiment pas consenti.

Ensuite, on peut se demander (mais pas nos amis du Monde, qui ont d’autres libéraux à fouetter) si cette ponction autoritaire et non consentie est bien mise en face d’un service public en rapport avec ce qui est prélevé. Le lecteur attentif aura discerné, aux paragraphes précédents, que je ne le pense pas, même sous l’emprise de l’alcool. Charge aux hypocrites, aux idiots utiles ou aux débatteurs de mauvaise foi de me prouver que si, si, nos administrations, nos caisses d’assurances collectives et notre État font un travail remarquable et en rapport avec les 1800 milliards de dettes et de toutes les taxes prélevées. Ce sera un exercice amusant.

Mais enfin, et c’est le plus important, il impose de se demander à partir de quel pourcentage, de quel jour dans l’année si l’on revient à notre indice, on peut se considérer comme libre ou, a contrario, comme esclave. Puisqu’il est entendu qu’un État et des organismes sociaux qui prélèveraient 100% de tout ce qu’on produit nous transformeraient à l’évidence en esclaves, incapables (puisque n’ayant plus aucun revenu en propre) de subvenir à nos besoins sans eux, peut-on dire qu’à plus de 50% de ponction, nous sommes encore libres ?

Cette question est à mon sens bien plus importante que les arguties millimétriques sur la pertinence de tel ou tel aspect de l’indice : un pays est-il malheureux avec un taux de ponction plus bas ? Est-il plus heureux avec un taux de ponction plus élevé ? Est-il normal qu’il soit déjà si haut pour la France ? Est-il pertinent de l’y laisser alors que tout indique que c’est précisément son niveau qui entraîne le pays dans le marasme économique le plus profond ?

Heureusement, je vous rassure : grâce au démontage en règle de l’indice par les soldats de la Bonne Pensée, le thermomètre sera foulé au pied, la mesure ne sera pas faite, les esprits seront calmés, la journée de libération fiscale disparaîtra et l’enfer fiscal français pourra continuer comme devant.

J'accepte les Bitcoins !

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Commentaires123

      1. Kuing Yamang

        @ h16 : tu étais en vacances dans un pays libéral ou socialiste ? Nan, c’est pour avoir une idée du ton auquel on doit s’attendre pour tes billets futurs. ^^

        1. Duff

          héhé.. S’il répond dans un pays socialiste, pb ou un autre grincheux va naturellement lui objecter que les sévices publics on n’est pas mécontent d’en profiter, la passerelle de bois sur la dune qui s’envole chaque hiver, c’est très mignon (même si ça a coûté un bras) et qu’en cas de bobo, quel bonheur d’être pris en charge gratos dans un de nos magnifiques CHU…

  1. Aristarque

    Certes, il demeure encore quelques pays encore plus imposés et taxés que le nôtre mais ce gouvernement, comme ses prédécesseurs travaille d’arrache-pognon pour les dépasser bientôt, sans que la situation des comptes ne s’ améliore le moins du monde puisque les emprunts continuent à rythme soutenu…

    1. LaM

      Cherchez pas, c’est la méthode Krugman. Il reste au moins un pays dans ce monde qui est plus imposé et plus fonctionnel que la France, c’est bien la preuve qu’on n’a pas encore la main assez leste niveau impôt.
      Ca ira beaucoup mieux quand on sera à 60% vous verrez.

        1. Eloi

          Pour la part, mon petit calcul tout compris (charges patronales, charges salariales, revenu & CSG non déductible, TVA, taxes d’habitation et foncière) m’amènent effectivement à ~65%

          Mon jour de libération fiscale n’est pas encore pour aujourd’hui.

          1. LM

            71% pour moi.
            Je suis donc encore loin de bosser pour moi cette année. J attend donc avec impatience le 16 septembre. Pour célébrer cela, je pense que je vais m’attacher à adopter la stratégie d’h16 en abreuvant le Léviathan et en contribuant à le faire crouler sous sa propre merde.

          2. Théo31

            Les deux tiers du revenu prélevés est un ordre de grandeur correct : charges sociales (qui sont aussi des impôts, n’en déplaise à Claude Reichmann), CSG, IRPP, taxe d’habitation, TVA et j’en oublie un gros paquet.

        2. Eloi

          Le plus terrible aussi, c’est que lorsque mon chef me donne une prime pour bon résultats, c’est que la deuxième pensée après « c’est cool » c’est : « merde, tout ce que je vais devoir payer de plus en impôt sur le revenu ! »

          Ca gâche vraiment la satisfaction de soi è_é

  2. Le Gnôme

    Esclave, c’est 100 %, c’est une certitude, nous n’y sommes pas encore.

    Plus subtil est le servage, qui vous laisse travailler dans votre coin en vous prélevant beaucoup du fruit de votre travail.

    Donc, nous sommes des serfs, taillables et corvéables à merci (même si cette expression apparaît bien après la fin du servage).

    Sinon, Dieu que le mois de juillet a été long !

    1. Eloi

      Un esclave, il faut payer des gens pour les fouetter, les surveiller et les nourrir.

      Un citoyen « responsabilisé » obligé de s’endetter, 10 pour être propriétaire, sur 20 ans plutôt que du fait de l’impôt sera plus bien plus docile.

      J’avais essayé de calculer tout le pognon que m’avait fait perdre l’État français par ne serait-ce que l’impôt sur le revenu converti en épargne à ne pas emprunter, et bin ça fait mal (même à taux très bas)

      Quant à la qualité du service, avec ma chère et tendre nous en sommes à ~1000 € par mois de charges patronales+salariales en SECU section santé, en comptant CGS, RDS et toutes les autres lignes illisibles servant à abonder la SECU. Le résultat du fait de payer l’équivalent d’un SMIC presque complet c’est de recevoir des courriers de refus sous le motif que nous n’avons pas donné de motif à notre précédent courrier… Eh oui, nous avions écrit « objet » plutôt que « motif ». Notre fonctionnaire alimenté à temps plein par notre travail semble avoir été tout perdu par une simple paire de synonyme…

      1. Eloi

        Mes excuses, il fallait lire : « Un citoyen « responsabilisé » obligé de s’endetter, pour être propriétaire, sur 20 ans plutôt que 10 du fait de l’impôt sera plus bien plus docile. »

  3. Before

    Ouelcome back !
    Article avec lequel je suis en accord à 120% !
    Ceci dit, bon, c’est vrai on nous prend 56 ou 57 % de fruit de notre travail, mais franchement, ça vaut le coup : en France, pas de chômage, pas de pauvres, aucun problème de logement, pas d’insécurité, un avenir radieux tout tracé, on se croirait au pays d’Oz. Non ? C’est pas tout à fait ça ? Ah bon.

    PS : Service Public, pas « Publique » : une faute que je vois tellement souvent partout, que j’ai presque un doute…

    1. Aristarque

      Public a exactement la même orthographe en substantif et en adjectif masculin. C’est cette particularité qui égare beaucoup de gens qui emploie alors publique (adjectif féminin) comme adjectif tous genres comme d’autres pour le mariage… 🙂

  4. pb

    Ces épanchements de bile à répétition, à l’occasion des journées annuelles de ‘libération fiscale’, sont certes un soulagement pour vos nerfs sur le moment ; attention, toutefois, à l’effet d’accoutumance.

    Le point souligné par le Monde sur les sommes injectée dans l’économie est, pas exactement mais en gros, le suivant : les sommes concernées se divisent en dépenses d’administration et dépenses sociales.
    Et c’est dans le domaine des dépenses sociales que la France dépense plus que les autres pays de l’OCDE :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/26/20002-20130726ARTFIG00491-la-france-championne-des-depenses-sociales.php

    (La différence, c’est que le Monde considère aussi des dépenses d’intervention de l’Etat dans l’économie, qui ne font pas partie des dépenses sociales mais sont redistribuées)

    Car cela permet d’en venir à votre deuxième point : comment justifier ces sommes ?
    La manière la plus rapide de le faire, c’est de comparer entre pays. Et ce qu’on constate ainsi rapidement, c’est que les dépenses d’administration (c’est à dire l’Etat, qui vous irrite tant) sont, en France, dans la moyenne des pays européens ; alors même que la France a des charges plus élevées (dépenses d’éducation, plus importante en France compte-tenu de la dénatalité des autres pays ; dépenses militaires, plus élevées en France).
    Autrement dit, tenir compte de la différence dépenses sociales / dépenses d’administration permet de se rendre compte facilement…que l’Etat en France est plutôt bien géré, comparé aux autres pays de l’OCDE (puisqu’il est plus efficace sur les dépenses d’administration).

    Vous pourriez, certes, encore vous exciter sur les dépenses sociales. Les grandes masses sont les dépenses de chômage, celles de santé, celles de retraite.
    Et, au moins dans le domaine des dépenses de santé, on a une comparaison simple : les Etats-Unis. Qui dépensent une part plus importante de leur PIB en frais de santé, avec…de moins bon résultats démographiques.
    Ce qui se comprend très bien : si vous avez un système d’assurance santé uniforme, il y a des frais (juridiques, marketing, contrôle) qui disparaissent ; et des avantages en terme de gestion de la santé (problèmes traités plus tôt, par exemple).
    Aussi les Etats-Unis sont-ils en train d’aller, à petits pas, vers un système plus uniforme ; pas autant qu’Obama l’aurait voulu, hélas.
    De même pour les retraites : c’est un atout de ne pas avoir à s’inquiéter de sa retraite lorsque son entreprise disparait (ce qui n’est le cas aux Etats-Unis…).

    Bref, soyez un peu sérieux, grandissez, et tenez enfin compte des recommandations de la Cour des comptes : un rapport de cette instance sur la comparaison des taux de prélèvement est mentionné dans l’article du Monde.

    1. LaM

      Aux Etats Unis c’est sutout la cartellisation des acteurs qui plombe le système de santé.
      Il n’y a strictement rien de libéral dans le système de santé américain.

    2. Un peu de sérieux ?
      Non mais vous vous prenez pour qui ou quoi ?

      Tout le reste de votre commentaire montre très bien que vous êtes un gros comique, manifestement. Et pas trop gêné de la ponction. Ca tombe bien, ce qui va vous arriver dans la gueule les prochains mois sera parfait pour vous ouvrir les shakras à grands coups de canon de 105.

      Par exemple, la justification des sommes : en gros, comme on est dans la moyenne, tout va bien. Ouais. Et le service de merde rendu pour cette belle tenue de moyenne, on s’en fiche.
      Par exemple, l’utilisation éculée des US pour la comparaison des systèmes de santé. Marrant. Vous n’avez pas pris le Japon, HK, ou l’Allemagne. Pourtant, l’Allemagne, c’est tout proche et ça abrase bien l’abruti moyen.
      La remarque sur la retraite est tout simplement à mourir de rire, alors que de plus en plus de Français va toucher une retraite de misère.

      Bref : ce genre de commentaires débiles, vous pouvez vous les garder. Surtout que le sérieux laisse franchement à désirer dans le vôtre.

        1. Peste et coryza

          Sécu, Pole emploi, retraites… bien gérées ? ça se saurait !

          Les différents services et allocs sont tellement alambiqués que le système avantage les fraudeurs et les escrocs au lieu des malades et des faibles.
          Sans parler des non sens genre AME et assimilés. Rien qu’avec les aides aux illégaux, on doit pouvoir économiser 2 milliards (800 millions rien que pour l’AME, système que tout le monde nous envie mais que personne n’est assez fou pour copier).

          Rien que le système RSA/ASS/aides aux logements/allocs braguette/etc… pourrait être remplacé par une alloc unique. Et le montant des assedic plafonné plus bas.

          1. vengeusemasquée

            T’as vraiment envie de demander à ce genre de béat ce qu’il fait ici, s’il est si satisfait de ses sévices pubiques. Franchement, si tout est parfait, il n’y a rien à redire.
            Circulez, il n’y a rien à voir !

      1. petit-chat

        Mouais…
        Heureusement que H16 est tolérant.
        Essayez d’émettre une idée un peu déviante sur les blogs de Mélenchon, d’Illico, de l’Huma : commentaire viré.
        Je sais, j’ai essayé, et j’ai été éjecté. Et j’ai apprécié comme il se devait la largeur d’esprit des cloportes.

    3. Higgins

      « Et le jeune auteur (La Boëtie) de dénoncer la fascination suscitée par le tyran, l’obéissance qui lui est accordée, par pure bassesse, complaisance, ou flagornerie… les êtres humains ont perdu le sens de leur liberté, s’étant accoutumés à vivre au sein de la servitude, sans se rendre compte que le despotisme n’est jamais bien loin. » (http://www.contrepoints.org/2013/07/30/132755-la-boetie-discours-de-la-servitude-volontaire). Belle illustration de ces propos que les vôtres.

      Pour l’Etat bien géré, vous repasserez, si je peux me permettre. Quelques exemples récents: la signalisation des pompes à fric (pardon, des radars automatiques) sur http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/panneaux-radars-ont-coute-16-millions-deuros-letat-21-07-2013-104983, la dissolution probable du 3ème Régiment du Génie à Charlevilles-Mézières sur http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/07/29/lpm-quand-les-elus-sonnent-le-tocsin-exemple-dans-les-ardenn.html#comments (lisez le commentaire signé Optimiste en date du 29 juillet, c’est édifiant. J’ajoute que pour bien connaître le milieu militaire, rien n’inquiète plus celui-ci que d’importants travaux d’infrastructure. Ils sont généralement synonyme de fermeture à plus ou moins brèves échéances. Au sujet des armées, la brillante réussite du logiciel Louvois parle d’elle-même). Les exemples hélas sont pléthores et la liste ne demande qu’à être abondée. Je fais confiance aux habitués de ce blog sur ce point.

    4. Aristarque

      Fiououou le troll de compétition!
      Un des grands boniments de l’ Etat Français est de clamer que chaque impôt français »est dans la moyenne » de tel ou tel groupe de comparaison. Considéré individuellement, c’est à peu près vrai si l’ on excepte le groupe de comparaison toujours « judicieusement » choisi. Mais est alors oublié l’ empilage ahurissant d’ impôts et de taxes qui, inévitablement, finissent par se chevaucher et taxer deux fois la même chose… Et on oublie également les variations d’ assiettes fiscales : en Belgique, les taux d’ I.R dont supérieurs à ceux de la F. mais on oublie que la Belgique ne taxe pas à l’ IR les revenus du patrimoine et que n’existe pas la ponction préalable de la CSG, RDS, etc qui passe avant et que beaucoup oublient parce qu’ils ne font pas le chèque correspondant au percepteur (en travailleur indépendant, je ne risque pas de l’ oublier, moi…).
      En résumé, l’ Etat Français veut faire croire que parce qu’il multiplie les « petites » ponctions, il travaille pour pas cher…
      Or, ce qui évidemment compte est le total payé durant l’ année, ce que cet indice de libération fiscale cherche à mettre en valeur, et non de savoir si c’est prélevé en dix ou deux cents impôts et taxes et cotisations sociales…

    5. nicobos

      Bravo à ce service public fabuleux, à la non-éducation, à la non-retraite, à la non-sécurité, bref, payez, fermez vos gueules et estimez vous heureux.

      Moi je n’en peux plus de cette propagande abjecte.
      Ces types sont ceux qui vivent du système comme des parasites, qui ne produisent rien, ne connaissent rien (le niveau de culture économique des députés et des parasites ponctionnaires est effroyable, ce n’est pas de la culture, c’est de l’idéologie), et malgré cela, ils se permettent de venir vous donner des leçons de bien-pensance. Il faut leur couper les vivres à défaut des @&¨ù!

      Pour ma part, mon niveau d’écœurement est tel que je n’embauche plus, je n’augmente plus mes salariés, je ne dépense plus. J’ai seulement envie de vomir tous les matins en lisant les news (et encore, j’évite maintenant totalement de tomber sur ce torche-cul de Monde).

      Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point la presse était aussi peu objective. On est bien en RDA !

      Il faut tout faire pour qu’ils soient aux abois et que le peuple les dégage.
      Ils vont se prendre une dérouillée aux prochaines élections, amplement méritée.

      Malgré tout, je pense que ce pays est tout de même foutu…

    6. Lib

      J’admire votre raisonnement.

      Vous coupez en deux les dépenses publiques de façon plus ou moins arbitraire : administration et social. Vous arrivez à vous convaincre qu’on paie moins cher que les autres sur chaque sous-partie, sans jamais que cela n’entre en contradiction avec le fait qu’on paie plus cher que tout le monde sur l’ensemble.

      Priceless.

      Sinon j’aime beaucoup l’argument selon lequel l’uniformité est source d’efficacité. Vous devriez le généraliser à l’habillement, l’alimentation, le transport, les télécom, le commerce, l’informatique… C’est vrai, quel intérêt à avoir plusieurs magasins? Une seule chaîne de magasins d’état ça fait économiser plein de frais de marketing, logistique… Une vraie utopie polonaise.

      C’est comme si on n’avait qu’un seul fournisseur de papier d’identités (on l’appellerait antenne de police de la préfecture). Le service serait de qualité. Tout serait mis en oeuvre pour simplifier la vie du citoyen et lui éviter de perdre du temps. Le citoyen ne serait pas obligé de venir 3 fois parce que les photos ne sont pas jugées conformes. On aurait une superbe interface web, tout le process serait dématérialisé. Le citoyen ne serait obligé de venir en personne qu’une fois pour la remise des documents. Ce serait gratuit car public. On économiserait les 86€ qu’il faut payer aujourd’hui pour un passeport. Oh wait!

      Vous n’avez à l’évidence jamais entendu parler d’innovation, de bureaucratie, d’incitations, de concurrence, de corruption…

      1. vengeusemasquée

        « Sinon j’aime beaucoup l’argument selon lequel l’uniformité est source d’efficacité. »

        C’est ce qui m’a le plus choquée. A bas la concurrence et vive l’uniformité ! c’est pathétique.

    7. Guillaume

      Euh… Dépenses militaires, plus élevées en France, c’est une blague, j’espère ? On taille à la hache depuis des années dans ce domaine et on serait toujours au plus haut ? Faut ptet arrêter les produits…

    8. LM

      Quand le seul argument est : les autres font pire, pas besoin d’aller plus loin.
      Si vous voulez comparer, comparez avec des pays qui n’ont pas encore sombré dans le socialisme comme la Canada et la Nouvelle Zélande, pas les US.
      L’Etat bien géré ! Ca me rappelle la visite de l’ENA aux journées du patrimoine où le directeur sur de lui, ose dire que l’administration française et son école sont enviées partout dans le monde. Et là tout le monde a littéralement explosé de rire. Et oui, le coq chante toujours les pieds dans la merde.

    9. Hervé Dunoyer

      Votre remarque sur les retraites est une illustration parfaite du problème français… effectivement, continuez à ne vous soucier de rien, l’Etat s’occupe de faire votre bonheur !
      Etes-vous fonctionnaire pour tenir de tels propos ?

    10. ekoulemaneng

      « Et, au moins dans le domaine des dépenses de santé, on a une comparaison simple : les Etats-Unis. Qui dépensent une part plus importante de leur PIB en frais de santé, avec…de moins bon résultats démographiques. »
      Encore un troller anti-libéral sous-informé (pardonnez le pléonasme) ou tout simplement de mauvaise (ce qui est dans le nature même de l’antilibéral).
      Primo. N’eut été les taux bien trop élevés d’accidents de la circulation et d’homicides violents (notamment par armes à feu), les US auraient eu l’espérance de vie la plus élevée.
      Secundo. Les dépenses exorbitantes en soin de santé proviennent en grande partie des problèmes de santé publique comme l’obésité pour lequel il serait difficile d’incriminer les médecins ou les assureurs.
      Tertio. Essayez de comparer le délai d’attente pour les opérations chirurgicales aux US et en France et vous verrez qu’il y a pas photo.
      CQFD.

  5. Elphyr

    The King is Back

    « Charge aux hypocrites, aux idiots utiles ou aux débatteurs de mauvaise foi de me prouver que si, si, nos administrations, nos caisses d’assurances collectives et notre État font un travail remarquable et en rapport avec les 1800 milliards de dettes et de toutes les taxes prélevées. »

    Oh c’est ce que font très bien les journalistes français.

      1. hussardbleu

        Il est patent que ce pauvre homme en croque, et fait partie des prébendiers du Système…

        Ou alors, il est sourd et aveugle… pas muet, toutefois, mais ce serait une bénédiction, qu’il le soit…

        La bêtise stipendiée : le symbole de ce qu’est devenu notre pays.

      2. Jeanpierre

        Son commentaire sent tellement le troll que je me demande s’il n’a pas fait exprès? un genre de cuti-réaction à l’interventionnisme des lecteurs de ce blog… 🙂

  6. caribou

    un journaliste du Monde,sans doute, donc bénéficiaire de nos prélèvements sociaux ?
    Mes enfants sont au Canada. Et les dépenses de santé leur reviennent moins cher qu’en ce paradis qu’est la France. Les flics canadiens les protègent mieux aussi . Il est vrai qu’au Canada, les autorités sont plus sérieuses quand à la distribution de la manne publique D’ailleurs, nous allons bientôt, nous aussi, masochistement, après avoir fait nos calculs, quitter ce pays si social, et abandonner notre part d’avantages sociaux à nos si grasses cigales.

  7. Josselin

    Liberté, égalité, fraternité.
    Captivité, uniformité, solidarité.

    « que nous offrent les auteurs »
    => que nous offrent les auteurs

  8. Woodi

    Il faut les comprendre : quand on est dans le Titanic, on ne veut pas reconnaître que ça peut, que ça va mal finir. Entre propagande et peur panique, ce pays va voguer joyeusement vers des eaux d’abord saturées en algues vertes, puis complètement mazoutées. Et comme les outils pour nous sortir du pétrin seront restés là-bas, loin sur la terre ferme, la conclusion de l’histoire sera impossible à habiller de jolie rhétorique journalistique. C’est un peu comme un film catastrophe, en moins glamour.
    Bon retour parmi nous, bronzé ?

  9. Egomet

    Ah! Le problème des seuils! Redoutable! A quel moment la pression devient-elle insupportable? A 20%, à 30%, à 50%?
    Difficile à dire.
    Ça varie selon la richesse initiale. Quand on est très riche, on peut « se permettre » de gaspiller plus.
    Ça varie selon les services rendus. Bon, l’assurance chômage n’assure aucun service réel, si je tiens compte de tous ses effets pervers. L’école d’aujourd’hui est un désastre (alors qu’elle ne l’était pas il y a 40 ans).
    La justice met un temps fou à donner ses réponses, et son coût est prohibitif pour le justiciable ordinaire.
    Peut-être qu’au fond l’éducation vaut les sommes qu’on y met en France, je pense même que les gens sont prêts à y consacrer encore plus d’argent, mais ce qui est dramatique, c’est qu’on n’ait pas le choix et qu’on soit paralysé par un système inefficace et injuste (avec la carte scolaire, les enfants sont prisonniers de l’école « sensible » de leur quartier).
    De toute façon, quand les réformes se succèdent à un rythme effréné, que les problèmes s’aggravent malgré toutes les mesures, que les gens s’enfuient, c’est clair qu’on s’est planté.
    On ne peut pas dire a priori que le seuil est à 50%, il varie selon les pays ou les époques, mais on fait l’expérience qu’en 2013, en France, nous avons dépassé ce seuil, puisqu’on n’arrive plus à recouvrer l’impôt correctement. C’est un très bon signe de la santé des régimes politiques d’ailleurs. N’oublions pas que les révolutions ont presque toujours des causes fiscales. C’est triste à dire, mais les idéaux comptent pour très peu dans l’affaire.

    1. Elphyr

      Ce n’est pas si triste que ça ; il faut juste savoir utiliser et rebondir sur la « cause financière » en apportant une vraie réponse.

      Après oui, le seuil est une chose très variable parce que c’est une perversion du marché : l’impôt n’est rien d’autre que « payer pour des services » (protection, sécurité, école, ce que vous voulez). Or « payer pour des services » c’est une phrase tabou chez les étatistes car ils considèrent leur mission comme sacré (quasiment, quand on en écoute certains l’Etat serait muni d’une mission…) et l’impôt serait alors un devoir de bon citoyen qui ne paye pas logiquement pour des services mais qui paye pour le Bien Commun.

      1. zecrocwhite

        Sans compter qu’il s’agit de services pour lesquels on ne demande pas l’avis de celui qui paye avant de le faire payer, ni sur l’intérêt du service, ni sur sa qualité.

        Les étatistes ne peuvent d’ailleurs pas dire que nous payons pour des services : un service suppose une rétribution librement consentie et négociée, ce qui ne peut pas être le cas dans tout ce qui est payé par nos impôts.

      2. Egomet

        « C’est triste à dire » En fait, j’étais ironique en disant ça. C’est quand on passe des revendications légitimes (et souvent terre-à-terre) aux grands fantasmes, que les révolutions dégénèrent.
        Tant qu’on négocie sur des choses concrètes, on peut avancer. Quand on commence à avoir des revendications floues (LA justice, LE bonheur etc.) on dérape.

  10. Golum

    Allo quoi ? C’est vrai le monde est devenu un torchon, les chiffres des ventes de la presse torchon parlent d’eux memes, nul besoin d’arguments.
    Quant à la libération fiscale, j’ai remarqué une chose:
    Il n’y a que le mois d’aout entre la libération et les impôts, et apres les vacances…on est un peu moins riche. D’où, les plages vides, et la chute des ventes de presse: les gens ne croient plus en rien. Sauf en H16 !
    Je trouve votre texte « détendu » et bien écrit, on sent que vous êtes en forme, cool. Et merde à ceux qui ne comprennent pas votre talent.

  11. Lib

    Pour Le Monde (qui touche 18m€ d’aides directes par an, ce qui explique qu’ils s’y connaissent autant en redistribution), 100% de dépenses publique n’est pas l’esclavage puisqu’une bonne part sera réinjectée dans l’économie.

    On sera simplement forcés à dépenser notre argent de façon efficace. Le bonheur!

    1. duff

      Il est précisément là le problème! Bergé et Pigasse n’ont pas de souci sur la pérennité de leur investissement, au pire si ça va mal, Super Arnaud va venir voler au secours du monument culturel qu’est « Le Monde » puisque chez les socialistes, aucune entreprise ne doit faire faillite. Nanard le sait et s’est précipité sur les quotidiens du sud…

      Mais comme chez les socialistes on n’a pas encore compris qu’une entreprise qui disparaît elle est remplacée par une autre répondant mieux aux attentes du marché (gros mot, un socialiste sait mieux ce qu’un consommateur doit acheter) donc tout le monde y gagne. D’ailleurs de nombreuses entreprises sont abonnées à ces torchons subventionnés ce qui contribue encore plus à maintenir en vie des canards boiteux (dixit l’ami du président…).

      Quand on voyage sur Air France, que trouve-t-on comme journaux encore disponibles en libre accès? Libé, l’Huma… Bizarre aussi ces sondages qui montrent que depuis des lustres les français n’ont plus confiance nidans la presse ni dans les JT TV.

      Cerise sur le gâteau : De Caune a recruté Demorand pour étoffer sa dream team. Des analyses fines en perspectives sur les dégâts du turbolibéralisme.

        1. parisien9999

          C’est clair qu’ils sont prêts pour l’effondrement. Déjà que de moins en moins de gens regardent la télé (au pire ya Youtube). Ca sert à quoi une TV ?

      1. scaletrans

        demorand, le commissaire politique à la voix perçante (les auditeurs de France Inter en ont encore les oreilles endolories) ?

  12. Martin T

    « Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les eut affranchis de puis longtemps d’une conduite étrangère (naturaliter majorem), restent cependant volontiers toute leur vie dans un état de tutelle ; et qui font qu’il est si facile à d’autres de se poser comme leurs tuteurs. il est si commode d’être sous tutelle. Si j’ai un livre qui a de l’entendement à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, etc., je n’ai alors pas moi – même à fournir d’efforts. il ne m’est pas nécessaire de penser dès lors que je peux payer ; d’autres assumeront bien à ma place cette fastidieuse besogne ».
    Emmanuel KANT.

    Les deux « torche-papiers » du Monde (journal de plus en plus centré sur son nombril) nous indiquent clairement que la seule voie possible est celle de la servitude…ben voyons (je vais rester poli…).

    Petit rappel pour les deux bouffons du Monde:
    DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789:
    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

    Article XII

    La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

    Article XIII

    Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

    Article XIV

    Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

    Article XV

    La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

  13. kobus van cleef

    la sécu ne fait pas partie des services dits « publics »

    c’est en fait une société de droit privé mais avec statuts et obligations publiques

    ce qui n’est pas fait pour responsabiliser ses acteurs, ni ses dirigeants, ni ses employés….

    du coup ;
    1 , les remboursements diminuent
    2 ,les cotisations augmentent
    3 , la valeur des actes diminuant , ceux ci augmentent en volume donc…
    4 , les remboursements diminuent et la boucle est bouclée

  14. vengeusemasquée

    J’attire votre attention sur le fait que le « journaliste » en question peut se permettre de gloser tant et plus, de se gargariser de seuils et autres comparaisons. Lui n’est pas concerné. Je vous garantis qu’il lui reste plus de la moitié de ses revenus et que son jour de libération fiscale ne se situe pas au mois de juillet, lui. N’est-ce pas là une bonne partie du problème ?

  15. Toni

    Lisez les commentaires sur le lien qui donne sur le journal le monde … Je ne dialogue pas avec les gens ayant cet état d esprit, c est une mentalité de connard …. Allez courage, ça fait 30 ans que je les supporte.

  16. Le Diable probablement

    Hum, les entreprises paient des impôts. La charge de l’impôt se partage entre producteur et consommateur selon le principe d’incidence fiscale.

    1. Ouais, on dit ça. Sauf que l’argent qui paie ces impôts provient d’où, toujours ? En première approche, ce sont toujours les acteurs de dernier rang qui paient les impôts. À la toute fin, il n’y a que des individus qui ont des besoins.

      1. Le Diable probablement

        L’argent des entreprises provient de leurs clients. Votre argent provient de vos clients/employeur. Donc ce sont vos clients/votre employeur qui paient vos impôts ?

        Je suis moyennement convaincu, là.

        La question c’est pas de savoir si ce sont des individus qui, in fine, paient l’impôt : c’est une évidence. La question est de savoir qui paie, à la marge, l’augmentation de prix provoquée par l’impôt. La réponse, c’est que cette dépense est partagée. L’entreprise ne paie pas tout. Le consommateur ne paie pas tout.

        Donc dire que les entreprises ne paient pas d’impôt est à tout le moins un abus de langage.

        1. nicobos

          @ Le Diable
          Mon argent provient de MON TRAVAIL ! Pas de mes clients !!!!
          Je travaille, et si je suis assez bon et que j’ai fourni assez d’efforts, pris assez de risques, alors peut être (j’ai bien dit peut être) que j’aurais le droit d’être payé.
          Aucun de mes clients ne m’a jamais donné d’argent sans que je fournisse ces éléments. Il n’y a que dans la fonction publique où c’est le cas, c’est pour cela qu’ils croient que c’est pareil dans le privé.
          J’en peux plus de croiser des gens qui ne vivent pas dans un monde réel !! I
          Finalement, c’est simple, il suffit envoyer plein de monde en stage dans le monde réel.

        2. Duff

          A l’age de pierre, on ne devait pas trop se préoccuper de ça. A l’heure ou son entreprise et son environnement fiscal est en concurrence avec d’autres entreprises, salariés, environnements fiscaux à l’échelle de la planète, je me demande s’il est bien raisonnable de se demander qui doit trinquer le plus entre l’entreprise et le consommateur.

          Si vous levez un impôt sur les entreprises pour améliorer la formation des apprentis, ingénieurs, etc. Vous pourrez faire avaler la pilule en vantant l’avantage que retire les entreprises de disposer d’une main d’oeuvre plus qualifiée et plus productive.

          Si comme en France vous fabriquez une vignette auto pour la retraite des vieux (supprimée tout de même!) ou une taxe sur les billets d’avions pour financer des programmes alimentaires ou des pistes de skate-board pour nos jeunes lanceurs de cailloux en banlieue (qui sera démolie au de 6 mois parce que le gouvernement ne s’occupe pas de vous) : Vous avez fabriqué des taxes incohérentes, illisibles dont on ne peut pas mesurer l’impact économique voire social et environnemental.

        3. Théo31

          Les entreprises collectent l’impôt et sont donc des receleurs.

          C’est fort de café de voir les socialistes injurier du matin au soir ceux qui leur donnent à bouffer gratuitement.

  17. labolisbiotifool

    Difficile retour de farniente : il manque  » ce pays est foutu  » 🙂

    Mais je vous pardonne cher Hache, faut vous laisser vous remettre les mimines dans le camboui socialo 🙂

    Bizoo !

  18. NOURATIN

    Entre ceux qui s’en vont, ceux qui bossent au noir et ceux qui profitent des bienfaits de la sacro-sainte « solidarité nationale », un jour viendra où plus personne ne cotisera à la grosse caisse collectiviste.
    Auriez vous une idée de ce qui se passera à ce moment là?

    1. parisien9999

      Bon retour de vacances H16 ! moi je n’ai pas de vacances cet été donc je reste ici.

      Nouratin : on est en pleine baisse de rendement de l’impôt (Lafer et cie). Le gouvernement prétend que non malgré les évidences. La réponse à votre question, que vous connaissez, est simple : effondrement économique total.

      1. Duff

        Avant même d’attendre les chiffres attestant des résultats, la volonté d’augmenter même avec parcimonie les impôts quand la croissance est atone voire carrément récessive relève du suicide. C’est ce que les médias appellent l’affreuse et méchante austérité contre-productrice en oubliant l’autre voie caractérisée par la baisse des dépenses publiques sans recours à la fiscalité…

        La Faustérité dont j’espère que contrepoints publiera les vidéos de la fameuse journée dédiée à ce thème…

        En attendant, il y a des pays où les alternances produisent de vrais changement de cap économique avec des résultats clairs :

        http://www.generationlibre.eu/etudes/assainir-letat/reduire-les-depenses-publiques-it-is-possible/

        Cdlt

  19. Eole

    Dieu que ce mois de juillet a été long! Nous vous souhaitons une bonne rentrée, fructueuse… elle le sera, ce gouvernement est tellement c….., il y a du pain sur la planche 😉

    1. Théo31

      Vous noterez que nos amis les proxénètes de la classe ouvrière attendent la fin de leurs vacances pour s’accorder une journée saucisses merguez en septembre à nos frais évidemment. On comprend mieux pourquoi les gouvernements calent tout un tas d’augmentations de prix et de taxes pendant l’été.

  20. Curieux

    « les deux folliculaires acceptent donc sans broncher que la moitié de leurs efforts partent dans des structures qu’ils ne contrôlent pas ».
    Pas eux malheureux ! ils sont payés avec l’argent de MES impôts (les vôtres aussi).

  21. Guillaume_rc

    Cher H16
    d’abord, welcome back (mais c’est moi qui part en vacances).

    Vous écrivez  » Et sur ce salaire complet, seul le net, soit à peu près 50%, représente la richesse que le salarié peut espérer ramener chez lui ».
    La réalité est encore pire. J’emploie une femme de ménage que je déclare (eh oui je suis dingue). Je lui fais donc un chèque en fin de mois et l’Urssaf me prélève directement les charges. Eh bien tenez vous bien, le prélèvement est plus élevé que ce que je lui paie !!! Elle bosse plus pour l’Etat que pour elle.
    Résultat des courses : je suis vraiment en train de me demander si j’ai les moyens de la garder.
    Quand on sait par ailleurs que 80% des employés à domicile sont des femmes (très souvent seules). Qui vont donc avoir le choix entre black ou chomdu, on dit : « merci la gauche de prendre si bien soin du petit peuple ».
    Ou on dit juste : « bande de connards ! »

    1. Aristarque

      Le Canard Enchainé d’ il y a une quinzaine de jours, commettait un article selon lequel au lieu de ramasser 530 M€ de plus qu’ en 2012 après tripatouillage étatique des charges sociales applicables aux personnels de maison, femmes de ménage, etc… le racket allait en fait avoir un rendement inférieur au niveau de 2012, à moins 250M€… Bref, Normal 1er en était à demander, selon ce même article, ce qui pourrait être proposé pour « inverser la tendance »… (là aussi, cela devient un leitmotiv dans ses propos de bricoleur)…

    2. carpediem

      je suis femme de ménage depuis 10 ans. Jusqu’à maintenant on me déclarait et on m’augmentait régulièrement. Depuis que l’option forfaitaire a sauté, j’ai perdu 3 employeurs. Ceux qui me reste ne vont plus m’augmenter et je vais cotiser au dessous du minimum pour valider mes 4 trimestre de retraite. Conséquences : je vais probablement être obligée de pointer chez Paul avec toute l’efficacité que je subodore, ou bien je vais garder ce travail en perdant chaque année un ou deux trimestre de retraite, donc je serai obligée de bosser jusqu’à 65 ou 67 ans (peut être avec un déambulateur qui sait?), ou bien je vais BOSSER AU NOIR et faire un méga bras d’honneur à toute cette clique. Pourquoi ne ferais je pas partie moi aussi de ceux qui profitent à fond du système? RSA, CMU, RETRAITE DE SOLIDARITE ME VOILA! Youpi.

  22. riton

    Il y a quelques jours dans le journal de TF1, j’ai eu du mal à le croire mais on a carrément assisté à de la propagande honteuse digne de l’ex URSS.

    France Trésor situé au neuvième étage du ministère des finances de Bercy, a, soit-disant, exceptionnellement ouvert ses portes aux journalistes de la chaine.
    Tout cela , pour rassurer le « bon peuple » assis devant sa télé à 20 heures.
    Le but pernicieux du reportage était de démontrer comment en quelques clics de souris , un trader de France Trésor devant son écran, peut emprunter des centaines de millions d’Euros, quasi instantanément auprès de prêteurs. qui se bousculent pour offrir à la FRRRRRRRRance , les meilleures conditions de taux.
    Quelle honte de la part de Moscovici d’avoir fait diffuser ça ! ! !
    Quelle honte de voir une bande de haut-fonctionnaires, dans leurs bureaux cossus, frétillants et réjouis, de voir la facilité avec laquelle la manne leur tombe dans le bec.
    Il faut que tout ça explose, un jour.
    ça ne peut plus durer.

    1. hussardbleu

      Il est exact que c’est navrant, de se vanter de la façon dont on éternise chaque jour davantage le déficit du pays… mais, pour reprendre une citation rebattue, mais si vraie : « c’est même à ça qu’on les reconnaît »…

      Surtout quand on se rappelle les primes versées en liquide aux hauts fonctionnaires de Bercy… comme disait Guéant, qui s’y connaissait, en ce qui concernait ses propres « primes », il ne les déclarait pas, puisque qu’il avait la complaisance du Fisc… entre coquins, n’est-ce pas ?

      1. Higgins

        Déjà, regardez ce truc qu’on appelle « JT » de la télé de la France, c’est mal mais celui de TF1, c’est encore plus mal. 😉

        1. Duff

          J’en profite pour ajouter que notre ami LibertarienTV n’alimente pas cette semaine uniquement de reportages passés sur les chaînes françaises mais aussi avec des extraits du journal en français de prorussia tv (qui manque singulièrement d’objectivité sur Poutine) qui démontre une causticité lacérante sur notre pouvoir actuel.

    2. Lambda Expression

      Qu’ils en profitent maintenant car quand les taux vont commencer a ‘fremir’ a la hausse (comme dirait moscon), avant de s’arracher inevitablement alors le click vaudra beaucoup mais alors beaucoup beaucoup plus cher. Enfin pour vous qui devrez rembourser les preteurs je veux dire.

  23. Lambda Expression

    Desole, pas d’acccents sur mon clavier.

    Moi suis libere depuis le 10 mai (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_lib%C3%A9ration_fiscale).
    Viendez en Irlande !
    Bon, on se fait quand meme pas mal dechirer sur les impots. Mais tout le monde a pris. Y crompris les fonctionnaires. Dans ce cadre la, moi ca me va de participer a l’effort puisqu’il est vraiment partage.
    Et puis l’IS est convenable ici.
    Le pire c’est le temps.

    Z’avez vu la derniere connerie sur la taxe bisou billet d’avion ?
    C’est Ryan air qui va etre content.

    Quelle rigolade de voir ce qui se passe en France depuis ici.
    Les rois de la rafale de MAT 49 dans le pied (j’ai fait l’armee de l’air).
    C’est plus les pieds nickeles mais les pieds niques.

    Pas une semaine sans une bonne poilade, tiens la derniere en date, mosco qui sens le ‘fremissement’ de la reprise. Dementiel…comment il peut sentir ca lui ? c’est plutot la putrefaction qu’il devrait sentir, celle de la gangrene d’un etat necrose.

    En fait non… ca me fait pas rire du tout. D’autant moins quand c’est un rosbief (j’en ai aussi autour) qui me charrie, une larme (de rire) a l’oeil.

      1. hussardbleu

        Voui, voui… mais quel pays pour la chasse à la bécasse ! remarque, on en a aussi en France, mais ce ne sont pas des « birds of a feather »….

  24. Hervé

    Les journaleux sont contents d’être ponctionnés ? Que nenni, ils vivent de la manne étatique et ont des abattements d’imposition que le quidam moyen n’a pas.
    Donc oui, ils ont tout intérêt à ce que ce système perdure, puisque sans lui, ils seraient au mieux smicards, au pire clochards.

  25. Pascale

    «  » »Rien ne permet de dire que si, demain, l’Etat privatisait sécurité sociale, assurance chômage et retraites, le salarié toucherait l’équivalent de ce que son employeur verse actuellement à ces organismes. » » »
    Pour ma part c’est bien évidemment ce que je ferais : je réduirais le salaire pour deux raisons.
    Un : augmenter mes marges pour pouvoir investir
    Deux : embaucher d’autres salariés.
    Je ne suis donc pas d’accord avec tous ceux qui prétendent que salaire complet qui serait versé au salarié et sur ce point là je donne raison aux journalistes du Monde. Il est bien évident que si le chef d’entreprise avait le choix, il ne choisirait pas cette solution mais plutôt celle dont je parle plus haut.
    Ceci dit, si le chef d’entreprise choisit librement d’affecter cette somme (salaire ou investissements) ce sera de toute façon bénéfique à l’économie du pays en général car cette somme ne sera pas engloutie dans le tonneau des Danaïdes étatique.

    1. Pascale

      De plus, je ne vois pas cet situation sous l’optique « être prêt à payer pour avoir tel salarié » mais sous l’optique « je suis obligé de payer tant pour avoir tel salarié et je n’ai pas le choix ».
      Donc, si j’ai le choix …

      1. Oui mais ça ne se passerait pas comme ça.

        Vous oubliez allègrement le deuxième morceau du raisonnement : le salarié. D’un côté, en tant que patron, vous avez intérêt à ne lui verser que le net. De son côté, le salarié (qui devra s’assurer par lui-même) ne l’entendra pas de la même façon. Et ce sera vrai pour lui et pour tous les autres salariés. Vous, en tant que patron, serez en concurrence pour offrir le package de salaire qui permet le mieux de couvrir les frais d’assurance du salarié.

        Bref : non seulement, vous ne pourrez pas ne payer que le net, mais en plus, les salaires seront mécaniquement tirés vers le haut. C’est ce qu’on a constaté dans les pays où les couvertures sociales sont libres.

        1. Pascale

          je n’ai pas dit que les salaires en général n’augmenteraient pas, bien au contraire. Mais ils n’augmenteraient pas dans la proportion où les salariés recevraient ce que vous appelez «le salaire complet». Donc cette notion de «salaire complet» est faussée à la base par le choix qui serait donné à l’employeur …. qui serait alors sainement confronté à la concurrence sur le marché du travail comme vous le faites remarquer.
          Mais il n’en reste pas moins vrai que s’imaginer que le salarié toucherait son «salaire complet» relève de l’utopie.
          En effet l’employeur, do t on sait que le coût du travail pour don entreprise est trop élevé verrait alors la possibilité de faire baisser ce fameux coût du travail.

      2. Lib

        Si votre employeur vous embauche à 2000 nets, il sait que ça va lui coûter 4000 chargés, il est donc « prêt » à payer 4000 mais pas « obligé » de payer 4000.

        Si il n’est « prêt » à payer que 3000, il vous offrira 1500 nets. La principale raison pour laquelle il vous offre 2000 nets est que vous n’accepterez pas 1500.

        Si demain tout le merdier est privatisé, ça ne changera rien (à part que ce sera mieux géré, bien sûr). Votre employeur sera toujours « prêt » à payer 4000 chargés pour vous avoir et vous serez toujours prête à travailler pour 2000 nets.

        Si, suite à la privatisation, les charges passent à 1000, vous vous partagerez les 1000 d’économie en négociant avec votre employeur de la même façon que vous aviez arrêté le 2000/4000 actuels.

        1. vengeusemasquée

          Non pas du tout. Les patrons sont tous des connards assoiffés de profit et s’ils ont la possibilité de payer moins, ils garderont tout pour eux !!!!
          non ? :mrgreen:

          Ce que tous ces crétins ne comprennent pas, c’est que ce rapport de force qui existe souvent entre employeur et employé n’est possible que parce que le marché de l’emploi n’est pas optimal et que l’ajustement se fait sur la quantité puisqu’il ne peut pas se faire sur le prix. Si les charges et impôts étaient moins élevées, on pourrait atteindre un optimal parétien et ajuster à un prix qui convienne aux deux parties, le salarié ayant toujours la possibilité de chercher du taf ailleurs si les conditions offertes par sa boîte ne sont pas satisfaisantes.

          Mais c’est vrai qu’il faut prendre l’argent là où il est ! Il faut taxer les riches et les patrons qui se goinfrent sur le dos des travailleurs… 🙄

        2. Voilà.
          Au final, s’il y a baisse du salaire complet, cela interviendra dans un second temps, lorsque la privatisation et la concurrence auront joués.

    2. wellington

       » Je ne suis donc pas d’accord avec tous ceux qui prétendent que salaire complet qui serait versé au salarié  »
      C’est tellement évident qu’on ne peut que rigoler des naifs qui attendent ça.

      1. C’est tellement faux que j’ai répondu. Vous avez fait la moitié du raisonnement. C’est pour ça que les autres vous apparaissent naïfs : c’est parce que vous ne savez pas réfléchir.

  26. André

    C’est bien parce que le petit Pb est majoritaire en France que ce pays est foutu: pourquoi réformer? Tout va bien dans notre beau pays, on est dans la moyenne!
    Slow death…..

  27. wellington

     » le salaire effectif, c’est-à-dire le coût que le patron est prêt à payer pour son salarié, est bien l’addition du net et de toutes les cotisations »

    Ce type de raisonnement est entaché d’une erreur fondamentale car c’est un calcul patronal qui ne peut s’appliquer qu’avant l’embauche d’un salarié .
    Le patron évalue (salaire brut demandé + charges patronales) = coût global du salarié . Est-ce compatible avec le besoin d’embaucher le dit salarié ?

    Mais il est évident, qu’une fois le salarié dans l’entreprise, l’evaluation du coût du salarié n’a plus qu’une signification anecdotique.
    Le patron le met dans ses bilans comptables mais n’a plus aucun pouvoir d’y changer quoi que ce soit.
    ou alors il faudrait que le patron puisse licencier un salarié ancien, « non rentable » pour embaucher, sur le même poste, un salarié moins « gourmand »
    Comme c’est interdit par le Code du travail, inutile d’aller plus loin

  28. Greg

    Ici en Suisse le calcul est peut-être différent…
    Mais le jour de libération fiscale pour les salariés était annoncé vers le 15 mars.
    Et de fait pour un célibataire sans enfants comme moi qui paie donc un max d’impôts, cela correspond entre 2 et 2,5 salaires mensuels nets par an.
    Et si je manque de chance, mon total annuel de frais maladie pourrait arriver à 1.5 salaire mensuel net, si je ne consomme aucune prestation je paie 0.75 salaire mensuel net par an.

    Avec cela, mes couvertures maladie, retraite, chômage sont certainement meilleures qu’en France. Mais je dois me lever 220 jours par année pour aller travailler, en moyenne suisse pour une activité à 100%, 42,5 heures de travail hebdomadaire.

    Un pays n’est pas riche avec des citoyens qui ne foutent rien, il n’y a pas de miracle.

    1. swimmer

      @greg
       » Un pays n’est pas riche avec des citoyens qui ne foutent rien »

      Un Suisse qui essaye de faire de l’humour à la Jean Yanne.
      ça existe, en Suisse, des humoristes ?

      1. Greg

        Tiens c’est un bon exemple Jean Yanne, qui disait :
        Une femme qui a réussi est celle qui a trouvé un mari qui gagne plus que ce qu’elle arrive à dépenser…
        Et un homme qui a réussi, c’est celui qui a une femme qui a réussi !

        Ben un patron, ou un pays, pour réussir, a besoin de salariés / citoyens qui produisent plus de richesse que celle qu’il faut leur échanger contre leur travail.
        Et un salarié qui réussi, c’est un salarié qui produit suffisamment de richesse pour que son patron puisse lui en laisser une part suffisamment importante pour vivre.

        Sérieusement, faut pas chercher midi à 14 heure…
        Si il y a 80% des adultes qui travaillent 1800 heures par année, ou alors 50% qui travaillent 1200 heures, faut pas chercher pourquoi le premier s’en sort mieux que le deuxième…

  29. skunker

    Simplifier la fiscalité c’est pas pour demain. Si les gens s’y retrouvaient ils pourraient se rendre compte de ce qu’ils paient.

  30. Luc

    Rappelons que les journalistes bénéficient d’un abattement spécifique de 7 650 € en plus de la déduction forfaitaire de 10%.
    Avec une TMI à 30%, le gentil journaliste paye donc 2 295 € d’IR en moins qu’un salarié lambda avec le même niveau de revenu.
    Pas négligeable.

  31. bob razovski

    « Mais enfin, et c’est le plus important, il impose de se demander à partir de quel pourcentage, de quel jour dans l’année si l’on revient à notre indice, on peut se considérer comme libre ou, a contrario, comme esclave. »

    Ma définition de la liberté fiscale est la suivante :

    Nous ne seront libres qu’à partir du moment où l’état n’aura comme rôle que la gestion de l’impôt que nous lui aurons librement consenti. Autrement dit, tant que c’est l’état qui décide, au travers de ses budgets plus fumeux les uns que les autres, du montant des impôts à collecter, nous n’aurons aucune liberté fiscale. Quel que soit le montant.

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