Des nouvelles de Chypre

Mi-mars 2013, la petite île de Chypre apparaissait brutalement dans la presse économique en Europe, et démontrait à tout le monde que des expériences macro-économiques pas forcément amusantes étaient parfaitement réalisables en grandeur réelle. Passées les premières semaines d’atermoiements, les nouvelles économiques européennes sont revenues bien vite à leur train-train habituel de bidouillages monétaires un peu mous de Draghi et de constatations tristounettes de la Commission européenne sur une reprise qui n’en finit pas de ne pas venir.

Huit mois sont passés et s’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de l’expérience chypriote, on a maintenant un peu de recul sur la valeur des actions entreprises. D’autant que, comme on va le voir, elles ont eu des effets adverses que peu de médias relatent, ce qui est dommage dans la mesure où ce qui s’est passé là-bas pourrait bien se reproduire ailleurs.

grand theft eurozoneEn attendant, on trouve bien quelques articles consacrés à Chypre, soit pour y dénoncer la difficulté de coopération fiscale, soit pour raconter les bisbilles politiciennes entre l’actuel président et le directeur de la banque centrale. Pour ce qui est du plan de sauvetage qui fut appliqué, du point de vue européen, les efforts de Nicosie sont applaudis, quand bien même la population trinque.

Et pour trinquer, elle trinque.

Magie de l’internet, j’ai pu en discuter avec un Français installé sur place. Et de cette discussion, il ressort que l’opération menée en mars dernier fut non pas destinée à éviter le pire aux Chypriotes, mais plutôt à mitiger les ennuis pour toute une clique de néfastes aigrefins, pour partie composée de corrompus locaux, et surtout d’étrangers très gourmands (américains, allemands, français, anglais, notamment, on y reviendra plus tard). Comme par hasard, tous les comptes n’étaient pas pleins lorsque fut décidé le contrôle des capitaux dans l’île ; certains avaient eu l’information suffisamment en avance et ont pu s’exfiltrer sans casse. Du reste, on ne peut s’empêcher de noter que Chypre bénéficiait jusqu’alors d’un statut de havre fiscal que toute l’opération aura clairement remis en question. De ce point de vue, l’Europe aura servi de magnifique rouleau compresseur fiscal.

Quant aux Russes, qu’on aura en partie utilisés pour justifier l’opération d’un grand nettoyage anti-mafieux, pour beaucoup d’entre eux, ils sont encore sur place : s’ils devaient partir en nombre, la valeur de leurs propriétés dégringolerait ce qui n’arrangerait ni les affaires chypriotes, ni les affaires russes. Ceux de ces Russes qui, appartenant effectivement à la mafia, ont des moyens crédibles de pression (éventuellement criminelle, bien sûr) n’ont rien perdu.

Comme prévu, les banques en faillites ont chèrement coûté à leurs déposants : ceux de Laiki Bank ont tout perdu au delà des 100.000€ de dépôt, et les actionnaires et autres créanciers n’ont plus rien. Les déposants de Bank of Cyprus ont vu leurs avoirs gelés au-delà des 100.000€, et peut-être récupèreront-ils environ un tiers de la partie gelée, le reste étant placé sur des comptes à terme non rémunérés ou converti en actions. Légalement parlant, c’est cruel mais dans les clous. Ce qui l’est moins, c’est que, comme d’habitude, les dirigeants de ces banques et l’ex-patron de la Banque Centrale n’ont pas été inquiétés alors que les irrégularités ont dû se compter par centaines.

Parallèlement, la situation pour les Chypriotes s’est diablement dégradée et pour beaucoup, elle est passée de grave à désespérée. Fréquents sont les gens qui ne paient plus leur loyer ni leurs factures d’eau ou d’électricité. Les salaires ont été parfois divisés par deux. L’assurance chômage représente déjà plus de 10% des dépenses sociales (qui incluent la couverture santé et les retraites), et les loyers ont été amputés de 20% par voie législative ; or, si les loyers sont les dépenses des uns, ils constituent aussi les revenus d’autres… À l’évidence, le secteur immobilier chypriote est mort, peut-être pour les dix ans qui viennent. On trouve ainsi des milliers de biens à vendre à Nicosie, dans une ville qui, pour rappel, compte moins de 200.000 habitants. Les transactions qui se font en ce moment en centre ville de la capitale s’établissent autour de 1000€ le m², c’est-à-dire pas beaucoup plus que le coût des matériaux de construction.

just think of it as a taxDans toute l’île, les pas-de-porte des baux commerciaux sont gratuits. Pour rappel, il y a quatre ans, il fallait amener de six à douze mois de chiffre d’affaire pour les mêmes pas-de-porte. Les grandes rues « de luxe » de Nicosie sont vides ; les trois quarts des locaux sont libres d’occupation, et les autres sont sans clients. Au rythme où vont les faillites, les restaurants auront bientôt fermé pour moitié ; les autres ont bien des peines à se remplir un peu, et sont finalement vides ou servent des cafés et de la limonade. Les grandes enseignes ferment entre un quart et un tiers de leurs points de vente. La fusion Bank of Cyprus et Laiki Bank (pesant plus de la moitié du secteur bancaire local) a entraîné la fermeture de la moitié de ses guichets. Sur place, les activités de service à la consommation sont dévastées.

Pour certains, la proximité culturelle avec le Royaume-Uni offre une soupape et permet aux jeunes d’y émigrer, comme ce fut le cas à l’occasion de chaque crise dans le pays, cette dernière ne faisant pas exception à l’habitude historique. Mais tout le monde ne peut pas s’expatrier, et ceux qui restent voient les perspectives économiques s’assombrir encore un peu. Tout ceci s’est mis en place depuis que la crise s’est déclarée, ce qui fait à peine huit mois. Et tout le monde a le sentiment que cela ne fait que commencer.

Autre point à souligner : les dettes chypriotes ont été en partie contractées en hypothéquant discrètement les gisements gaziers dans la zone économique de l’île. Ce gaz, consommé en Europe, sera exploité par des entreprises américaines, anglaises, allemandes et un peu françaises et russes, qui paieront des prix très inférieurs aux prix du marché pour le produit de leur pillage. Pour des raisons diplomatiques, les Turcs n’interviendront pas directement mais pour les « dédommager » de leurs bons services (leurs gesticulations pour faire respecter la minorité turque de l’île), il suffira de les payer très cher pour le transit par les gazoducs de leur territoire.

Cette manne gazière est actuellement utilisée pour calmer la population locale en lui faisant miroiter un avenir meilleur. On comprend qu’avec ce montage, les Chypriotes ne verront pas grand-chose de la richesse qui sera générée…

À présent que l’état des lieux est fait, on ne peut s’empêcher de penser que ce qui est arrivé à Chypre (et qui se déroule, bien que d’une autre façon au travers de l’inflation dans le reste de l’Europe) pourrait bien aussi se produire en France, surtout si l’on s’en tient aux prétextes (bobards ?) qui furent avancés pour justifier l’opération. Pour rappel, l’idée générale derrière la ponction autoritaire de 10% était que le secteur bancaire était devenu hypertrophié par rapport au reste de l’économie chypriote, et qu’une partie de cette activité couvrait en réalité des pratiques mafieuses notamment ukrainiennes ou russes. De ce point de vue, la France n’est pas forcément mieux lotie si l’on se rappelle que les activités bancaires des principaux établissements français représentent bien plus que le PIB du pays et que les BNP, Société Générale ou Crédit Agricole sont, de surcroît, facilement considérées comme systémiques (i.e. trop grosses pour qu’on les laisse faire faillite).

La différence essentielle est que la France est facilement considérée comme riche, les Français ayant cette manie d’entasser les noisettes au contraire de ce que fait leur État. Partant de là, il est relativement aisé leur en ponctionner une partie, et le chyprage des comptes n’apparaît pas comme inéluctable. Mieux : on peut, comme nos dirigeant actuels, distribuer de rassurantes affirmations pour calmer l’épargnant.

une offre du fisc qu'on ne peut pas refuser

Et c’est important, de calmer l’épargnant : la France, en 2012, pouvait se targuer d’être le second pays le plus épargnant d’Europe après l’Allemagne, avec un taux d’épargne de plus de 15% sur le revenu disponible brut ; et le cumul porte à plus de huit années de revenu ce qui est stocké en France sous forme d’épargne (l’INSEE évalue le total à plus de 10.000 milliards d’euros). Autrement dit, Bercy doit regarder cette masse gigantesque de pognon avec un appétit d’autant plus féroce qu’une ponction de 20% permettrait d’effacer d’un coup la dette, et garantirait aux étatistes dépensiers au moins 40 nouvelles années de cocagne (au prix, bien sûr, d’une petite douleur passagère des fourmis françaises). C’est d’ailleurs la probabilité de plus en plus forte de cette douleur qui fait actuellement réfléchir beaucoup d’épargnants et qui incite les uns et les autres à différentes actions : déplacements judicieux des sommes ailleurs qu’en France, achats physiques (immobilier, or, tout autre placement moins risqué car visible qu’un compte trop liquide, fût-il rémunéré), autres monnaies, sorties plus ou moins volumineuses d’espèces…

Devant les masses qui sont en jeu, un mouvement de foule pourrait avoir des conséquences tragiques. Il est alors de la plus grande importance pour nos politiciens de bien rappeler le nécessaire consentement à l’impôt, préalable indispensable à toute ponction autoritaire qui, sans ce « consentement », se terminera avec des bruits de lames sur des billots de bois. Contrairement aux sophismes de Libération, la courbe de Laffer correspond bien à une réalité, sociologique avant que d’être économique, dans laquelle « disparition du consentement à l’impôt » et « se trouver du mauvais côté de la courbe de Laffer » sont de proches synonymes : quand la population cesse de produire (réellement ou seulement de façon visible fiscalement parlant) ce qui servait à des dépenses superflues, la baudruche étatique perd son air (fiscal) et retombe au sol dans un grand fracas mou.

En attendant, à Chypre, et même si la Troïka applaudit des deux mains, le bilan est désastreux et a des odeurs de sociale-démocratie morte dans un « bail-in » trop coûteux. Les habitants, résignés, se sont fait à l’idée que la situation n’allait pas être rose pour encore un moment. En France, tout le monde sait maintenant que le plus dur est à venir, mais personne ne veut entamer le moindre semblant d’effort pour amoindrir la catastrophe qui se profile.

Une lueur d’espoir existe cependant, et c’est aussi à Chypre qu’elle luit : l’Université de Nicosie accepte maintenant le paiement des frais de scolarité en Bitcoins. Autrement dit : une monnaie indépendante des États, des politiciens et des banques centrales. L’amer ticket de la « monnaie unique » pourrait-il avoir servi à ça ?

« Car c’est au bout des pires calvaires que l’humanité a érigé les pierres blanches de ses victoires les plus décisives »
Goethe

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires186

    1. Black Mamba

      Dans le cas où effectivement il va se reproduire , l’important c’est de partager l’information pour minimiser les dégâts …
      Il faut limiter le maximum l’emprise de cet état gourmand qui n’a jamais su faire le nécessaire pour restreindre ces dépenses et qui ne veut même pas y penser 😕

    2. alain g

      Un exemple parmi tant d’autres de l’efficacité du gouvernementactuel.Guillaume Pépy voudrait que la SNCF offre un service d’excellence en 2020.

      Si elle pouvait, en plus, offrir un service simplement « normal », « moyen », « décent » en 2013, ce serait encore mieux

      Guillaume Peppy, patron de cette entreprise publique, se répand dans la presse actuellement pour présenter un projet de modernisation dont l’exposé fait sens: il veut faire de la SNCF un « champion de la qualité de l’expérience utilisateur » en simplifiant le voyage, en vendant des billets uniques multiopérateurs (train + avion, train + TC urbains, etc…)… Fort bien, mais il y a beaucoup de boulot.

      Monsieur Pépy, vos belles déclarations n’ont aujourd’hui aucune crédibilité. Si déjà vous faisiez de la SNCF un service d’une « qualité moyenne », « normale », ce serait un énorme pas en avant. Car visiblement l’incident du 4 octobre n’est pas isolé. En parlant avec quelques contrôleurs compréhensifs, je comprends qu’à chaque fois que cela arrive, ils sont mis sous pression énorme par les passagers mécontents, et même s’ils devraient garder leur calme, certains craquent. Régler a posteriori des problèmes de ce genre est épuisant pour les personnels de gare et de train, il est incompréhensible que rien ne soit fait, semble-t-il, pour éviter que de tels bordels dérivant d’une survente de places inexistantes ne soit pas résolus en urgence.

      Monsieur Pépy, un ministre des transports normal, face à la répétition de tels incidents, aurait déjà dû vous foutre à la porte, avec son pied au cul comme parachute doré. Alors arrêtez de faire le paon dans libé et les échos. FAITES VOTRE BOULOT ET RESOLVEZ CE PUTAIN DE PROBLEME DE SUR-RESERVATION. Sans oublier l’entretien de vos voies…

  1. Marc

    Je me demande vraiment s’ils sont si nombreux ces français qui, perspicaces et méfiants, sécurisent leurs épargnes… Est-ce chiffrable? Beaucoup trop de français placent encore trop de confiance en leur plan d’épargne étatisé (Livret A et autres).
    Pourtant, aujourd’hui, les signaux d’alerte ont été nombreux.

    1. Bonne question. Mais il y a clairement une frange de la population qui sait, qui n’a pas envie de se faire tondre et qui prend ou a pris ou va très vite prendre ses dispositions.

      1. Marc

        Indéniablement. Mais cette frange reste celle des plus dégourdis, des moins conformistes, des plus informés mais aussi de ceux qui ont une épargne plus conséquente à protéger. Sans vouloir être mauvaise langue, je pense que la majorité des français ne tombe pas dans cette catégorie et que le déclic interviendra quand il sera déjà trop tard. C’est d’autant plus cruel que l’épargne reste un réflexe partagé par les mentalités françaises.

      2. DirtyBond

        Ca ne vaut que pour moi, mais il y a 1 an je passais pour un parano en disant que je me méfiait des banques et de l’état. Depuis la plupart de mes collègues et amis sont d’accord.

        Peu on vraiment fait quelque chose mais j’en compte 3 qui n’avaient rien fait il y a 1 an qui depuis ont bougé leur argent, soit en sortant de l’argent liquide, soit en ouvrant un contrat d’assurance-vie à l’étranger, soit en investissant dans des biens physiques.

        Par contre pour l’achat d’or, je n’ai pas encore réussi à faire passer quelqu’un à l’acte. Les gens ont peur de la fluctuation des cours.

        Le gros changement reste que tous ces sujets ne sont plus tabous ou considérés comme extrémistes. La proposition de loi sur la taxation rétroactive sur les PEA/PEL a fait l’effet d’une bombe autour de moi.

        1. Marc

          Ah bien! Je ne vis plus en France, mais si le regard sur la situation change ça ne peut être que positif.
          J’ai souvent entendu aussi cette méfiance envers le cours de l’or. C’est juste une question de changer de perspective (dans le rapport or/monnaie fiduciaire), à la fois simple dans la logique mais compliqué quant aux réflexes bien ancrés. Comme il a déjà été maintes fois écrit sur ce blog, il ne s’agit pas d’un marché exempt de manipulations. Pourtant, rien que l’histoire prouve qu’il s’agit bien d’un refuge.

      3. GG

        Bonjour H16,

        avez-vous à recommander un de vos billets passés ou vous abordez quelques possibilités pour « sécuriser » l’épargne hors du contrôle de l’État, précisément ? Vous publiez à un tel rythme que c’est difficile de s’y retrouver !

      4. ironbooboo

        <- En formation depuis 3 mois dans l'objectif de se reconvertir et de ficher le camp (rapidement). Et merci de nous tenir informer aussi ponctuellement, sans vous on ne pourrait même pas voir le mur arriver.

    2. Etienne

      Personnellement je n’ai plus un sous en france. Je n’y suis plus résident fiscal non plus, cela aide. Je conseille à toutes mes connaissances de faire de même (avec plus ou moins de succès).

        1. Charles Martel

          Et pour aller ou?

          Ne rêvez pas, c’est l’ensemble du monde occidental qui est pris dans la nasse.

          Et ne me répondez pas « Canada », leur premier partenaire commercial ce sont les USA, le second c’est l’Union Européenne, autant vous dire qu’eux aussi vont passer un sale quart-d’heure.

          Seule l’Australie ou la nouvelle zélande à limite, du fait de leurs échanges avec l’asie.

          Peut-être la Scandinavie dans son ensemble, mais c’est tout.

          Bon courage.

        1. DirtyBond

          Une fois que vous êtes sorti du pays, vous n’en avez plus rien à faire du fisc :).

          Vous êtes parti, c’est légal, ils ne peuvent que regarder de loin une fois que c’est fait. Et vous n’avez aucune obligation de les prévenir avant.

          1. petit-chat

            Il n’est pas si simple d’effectuer un gros virement sur une banque étrangère : c’est souvent limité (p.e 3 000 € Banque Postale, 500 € Crédit Lyonnais)

            1. DirtyBond

              Même en devant demander à votre banque de le faire. Faire sortir ses fonds de France est légal ! Le Fisc ne peut pas vous empêcher de le faire !

              Si vous quittez le pays physiquement, plus aucun risque. Si vous restez en France, vous avez éventuellement le risque d’un contrôle fiscal. (j’ai entendu que ceux qui ont un compte à l’étranger sont plus contrôlé, mais je ne sais pas s’il ne s’agit que d’une rumeur).

            2. GameOver

              OANDA est pas mal pour cela.
              Un virement internet SEPA sur un compte en euros chez OANDA qu’on peut ouvrir par Internet. Ca se fait via JP Morgan ou Royal Bank of Scotland au choix.

              Puis un transfert sur un compte ouvert a l’etranger. Lors de la conversion c’est uniquement quelques pips + $25 sur les petites transferts ou $0 au-dessus de $10,000 (de memoire, a verifier), pas comme le trading. Pas comme le virement via une banque pour lequel on ne connait le taux qu’une fois l’operation faite.

              Ouvrir un compte en Australie peut se faire depuis la France. On peut alors tranferer des fonds et y faire un tour dans l’annee qui suit.

              « Opening a bank account before you move could help you make a smoother landing, with the ability to transfer funds before you leave home and receive local income or payments once you arrive. »

              https://www.anz.com/personal/travel-foreign-exchange/forms/non-resident-oneplusone/?sourcecode_1=BTH172&httpReferrer=http%3A%2F%2Fmovingtoaustralia.anz.com%2Fenglish%2Faustralian-accounts.html%3Fdsc%3DBTH172%26pid%3Dsem-hb-t-hp-nov13-movingaustraliaworld&applyPath=https%3A%2F%2Fapply1.anz.com%2Frof

            3. Dahu

              Concernant l’ouverture de compte en Australie, il y aussi westpac qui permet d’ouvrir et déposer de l’argent depuis la France, juste par internet. Mais il faudra aller sur place pour signer le papier de validation (et avoir une adresse locale qui peut être réalisée au moyen d’une boite postale à la poste du coin).

              Par contre si on compte les frais d’avion, voyages + frais de transfert, je ne sais pas si ça vaut le coup de placer son capital à l’autre bout du monde …

            4. Boris

              aucun problème sur une demande au Cr Mut,
              la limite entrée par défaut sur le logiciel de transaction (dixit question de sécurité ) peut passer jusqu’à 40000€ max par virement sur une demande du client au guichet .

              si certaines enseignes refusent, ce n’est pas légal car pas de contrôle de change rétabli en France, pour le moment.
              changez de cantine en urgence. ils considèrent que ce n’est déjà plus votre propre argent 🙂

            1. retraiteunefois

              boubous74 : Si tu veux acheter en Belgique , la Loi permet d’acheter de l’or anonymement jusque 2500 Euros . Il y a de sérieuses boutiques à Bruxelles et à Liège .Tu en profites pour boire une bonne bière et acheter du chocolat …Je bois un Orval à ta santé .

            2. retraiteunefois

              vengeusemasquee:

              OROBEL attache une importance toute particulière au respect des données à caractère personnel qu’il peut être amené à collecter concernant ses Clients lors du traitement de leurs commandes.

              Les données collectées sont nécessaires au traitement de votre commande et sa facturation, c’est pourquoi elles sont demandées au client. Elles concernent les données minimales légales.

              Ceci étant, la législation actuellement en vigueur en Belgique permet des transactions anonyme « guichet » pour un montant allant jusqu’à 2.500 euro dans le cas d’un achat du client, et à concurrence de 10.000 euro dans le cadre d’une vente du client. Cette clause n’est valable que pour l’or monétaire.

              OROBEL se réserve cependant le droit d’exiger l’identification du client et ce même pour des montants inférieurs à ceux-ci et toujours en cas de vente de vieil or.

              Voici un extrait d’une boutique correcte qui respecte la loi pour éviter ea le blanchiment.
              Certains sont moins scrupuleux mais n’ont pas ma confiance .

      1. Honorbrachios

        @etienne ou h16 vous pourriez faire un petit topo sur comment (et ou-accessoire!) se barrer? parce que quand on connait personne qui se trouve déjà ailleurs, ce n’est pas évident…

          1. doh

            La belgique est un bon choix ? J’aimerai dans la mesure du possible quitter l’europe ou au moins l’euro, mais j’ai récemment vu passer un VIE en belgique qui a l’air pas trop mal.

            En ce moment, je vise Canada, US, Suisse et UK. De ce que j’ai lu l’Australie limite les immigrants (même qualifiés) et Nouvelle Zélande faudrait que je me renseigne sur le marché du travail.

            1. vengeusemasquée

              Si vous avez le choix, essayez d’aller plus loin que la Belgique, en tout cas hors zone euro. La Suisse est un bon choix. Nous sommes assez nombreux à envisager le Canada. La NZ et l’Australie séduisent également pas mal. Evidemment, si vous avez une piste pro ailleurs, il ne faudrait pas laisser filer. Je pense aussi que le simple fait de quitter ce pays pour avoir ne serait-ce qu’un peu mieux peut donner un formidable bol d’air et aider à repartir sur de bonnes bases. Ici, malheureusement, cela devient de plus en plus difficile de voir autre chose que le mur qui s’avance de plus en plus vite vers nous.

            2. plié je suis

              La Belgique est un bon choix , ne fut-ce que pour la proximité , la gastronomie et la langue Pas question de supporter l’impérialisse au dessus de mon épaule et de devenir obèse à force de manger des mak transgéniques .

            3. Greg

              Etant en suisse romande je vous accorde une certaine dérive socialiste dans mon pays. Mais elle est méchamment ralentie par les suisses allemands qui étant majoritaires font pencher la balance dans toutes les votations fédérales.

              En 92 clairement les romands entraient dans l’UE, les alémaniques ont imposés le non.

              Ceci dit pour s’installer en suisse et que cela en veuille la peine pour un Français, mieux vaut avoir un métier rare et qui se négocie bien. Et ne pas oublier que réticences il y aura certainement et qu’en matière de business le suisse prend son temps avant d’accorder sa confiance…

            4. Pistache

              La Belgique, ca depend de ce que vous y faites je dirais. En tant que salarie, vous y etes tondus autant sinon plus qu’en France point de vue impots sur le revenus. Le reste depend un peu de vos circonstances. Il y a de chouettes coins, mais dans les villes ca depend de vos moyens (et ca n’evolue pas qu’en bien. Pour simplifier, disons que Bruxelles, c’est l’inverse de Paris : pas de problemes de « banlieues », mais avec certains quartiers du centre-ville par ex.)
              C’est peut-etre anecdotique, mais 10 ans apres la fin de mes etudes, j’ai realise que pres du tiers de mes condisciples avaient quitte la Belgique; beaucoup pour le Luxembourg, pas mal pour la France, un certain nombre aussi dans les autres pays EU (dont de l’Est), d’autres outre-Atlantique (vers le nord tout comme vers le sud), et une petite frange vers l’Asie et l’Australie. Parmi ceux restes au pays, pas mal aimeraient aussi mettre les voiles mais sont lies par leurs circonstances (famille, boulot etc). Et je ne vous parle meme pas du cirque de nos politocards, totalement a pleurer, surtout dans la partie francophone. Ni de la mentalite du « ptit ovri martyr des grands patrons » et de l’assistanat considere comme « normal » dans les grandes villes de Wallonie (autre anecdote, quand j’ai annonce a mes proches que j’avais trouve un boulot ailleurs, la question qui est revenue le plus souvent tournait autour de la protection sociale : « Et tu auras droit au chomage la-bas?? » et variantes. Pathetique).
              Bref… Il nous est assez difficile, a mon epoux et moi, d’entendre les Francais vanter la Belgique comme un paradis fiscal sans pouffer… ca depend VRAIMENT des circonstances; rentier ou retraite ca peut etre different.

            5. retraiteunefois

              « Le prolétariat, en tant que seule classe sociale radicalement opposée à la propriété privée des moyens de production et qui a potentiellement le pouvoir de paralyser et de renverser la société bourgeoise – avec le choix de la coopération collective et de la solidarité, qui constituent les forces motivantes pour la construction du communisme – conquiert le pouvoir politique (d’Etat). Il utilise ce pouvoir (« la dictature du prolétariat ») pour faire de plus en plus « d’invasions despotiques » dans les domaines de la propriété et de la production privée, en leur subsituant une gestion collectivement et consciement (de manière planifiée) organisée, de plus en plus tournée vers la satisfaction directe des besoins. Cela implique un dépérissement graduel de l’économie de marché.

              La dictature du prolétariat, cependant, en tant qu’instrument de la majorité pour maîtriser une minorité, n’a pas besoin d’un lourd appareil de fonctionnaires à plein temps, et certainement pas d’un lourd appareil de répression. C’est un Etat « sui generis », un Etat qui parvient à se détacher de ses origines, qui commence à transférer de plus en plus de fonctions de l’état traditionnel à des organes auto-administrés de citoyens, puis à la société dans sa totalité. Ce dépérissement de l’Etat s’accompagne d’un dépérissement significatif de la production de marchandises et d’argent, et d’un dépérissement général des classes sociales et des stratifications sociales.

              Cette vision de la transition vers le communisme est un processus évolutif essentiel qui comporte évidemment des préconditions : que les pays engagés dans cette voie bénéficient déjà d’un niveau de développement relativement haut (industrialisation, modernisation, richesse matérielle, infrastructures, niveau de capacité et de culture de la population, etc.), créé par le capitalisme lui-même ; que la construction de la nouvelle société soit supportée par la majorité de la population (par exemple que les salariés représentent déjà la grande majorité des producteurs et qu’ils aient dépassé le seuil du niveau nécessaire de conscience de classe politique socialiste) ; que le processus embrasse les pays principaux du monde.

              Marx, Engels, Lénine et leurs principaux disciples ont distingué des étapes successives de la société communiste : un stade basique, généralement appelé « socialisme », dans lequel il n’y aura ni production de marchandises, ni classes, mais dans lequel l’accès individuel aux biens de consommation serait toujours strictement mesuré en fonction de la quantité de travail, évaluée en heures, fournie par l’individu concerné ; et un stade plus avancé, généralement appelé « communisme », dans lequel les principes de la satisfaction des besoins pour chacun serait appliqués indépendamment de toute mesure exacte du travail accompli.

              A la lumière de ces principes, il est clair que la société socialiste ou communiste n’existe nulle part au monde aujourd’hui. Il est seulement possible de parler de « socialisme réel » à présent, si on introduit une nouvelle définition « réductionniste » de la société socialiste, en se rapportant seulement à la prédominance de la propriété nationalisée des moyens de production et de la planification centrale de l’économie. C’est évidemment bien différent de la définition du socialisme présentée par les écrits marxistes classiques. Une toute autre question concerne plutôt le fait de savoir si les buts radicaux d’émancipation projetés par les fondateurs du communisme contemporain ont été réalisés dans les sociétés existantes se proclamant « socialistes ». Et là, ce n’est clairement pas le cas. »

              tiré de Ernest Mandel …Si la Belgique est communiste , comment qualifier la France ?

        1. Etienne

          Le plus simple pour moi a été de travailler dans une entreprise multinationale et de me faire muter. Ce n’est pas la grande aventure non plus. Je peux par ailleurs confirmer qu’il a fallu que je me batte avec mon banquier pour sortir mes sous (je ne suis pas du tout une grande fortune, hein).

        2. doh

          Hmmm, trouver du travail à l’étranger pour commencer? C’est certes plus facile à dire qu’à faire et il y a tout un tas de critères selon les personnes, mais c’est un bon début.
          J’y travaille personnellement, comme de nombreux autres lecteurs ici présents.

        3. RETRAITEUNEFOIS

          Expatriation fiscale : pourquoi la Suisse, la Belgique ou le Royaume-Uni ?
          Cet article est issu des archives de Vivre à l’étranger. Nous vous invitons à rechercher dans les rubriques en ligne de Vivre à l’étranger.com une information actualisée sur ce sujet.
          Le Royaume-Uni
          C’est l’eldorado des actifs, qu’ils soient chefs d’entreprise, banquiers ou gérants de fonds. Le Royaume-Uni est réputé offrir aux résidents étrangers un statut fiscal particulier baptisé « non-domiciled ». Grâce à ce régime spécifique, les expatriés peuvent profiter de la « remittance basis ». Autrement dit, ces derniers ne sont imposés localement que sur leurs revenus générés ou rapatriés sur le sol anglais. Pour contourner cette règle, certains domicilient l’essentiel de leurs revenus ou capitaux dans des comptes offshore, c’est-à-dire hors du Royaume-Uni, pour minorer l’impôt et n’envoyer en Angleterre que les fonds nécessaires aux dépenses sur place. Cette règle avantageuse est valable pendant sept ans. Après cette échéance, l’expatrié doit s’acquitter d’un forfait de 70.000 livres sterling.

          La Belgique
          La Belgique est depuis longtemps une destination réputée chez les expatriés. On y vient surtout pour travailler et pour céder à terme son entreprise. Car la législation locale permet au contribuable d’être exonéré de plus-values mobilières liées à la cession de titres d’une société. Autre point fort : les revenus fonciers sont moins taxés qu’en France, de même que les dividendes.
          Côté environnement et coût de la vie, ils séduisent les candidats au départ. Les quartiers résidentiels calmes et verdoyants aux abords de Bruxelles sont appréciés des Français. Quant à l’immobilier belge, il est accessible : pour un 70 mètres carrés à Paris, on peut s’offrir un 200 mètres carrés à Bruxelles . Le régime belge des donations est aussi favorable, mais pour en bénéficier pleinement, il faut une expatriation de toute la famille .

          La Suisse
          Pour aller vivre en Suisse et profiter des avantages fiscaux, il faut répondre à une condition majeure, à savoir ne pas y travailler. Voilà pourquoi, à part quelques sportifs et chanteurs qui y résident sans y exercer leur art, on trouve surtout une forte concentration des grosses fortunes, essentiellement composées de rentiers ou de retraités fortunés. L’exil helvèteique n’est vraiment intéressant que pour des gros patrimoines. « Il faut disposer d’au moins 15 millions d’euros de patrimoine liquide pour que l’imposition au forfait soit intéressante, car c’est à ce niveau que les ponctions sur les revenus deviennent vraiment plus douces qu’en France. En dessous, il est souvent préférable d’être imposé dans les conditions de droit commun dans certains cantons », précise Marc Vaslin, avocat associé chez Scotto & Associés.

          Source Les Echos.fr

          Source digne de foi , non ?
          Moi, je suis retraité en Belgique et je m’y sens bien .
          Chacun selon ses désirs .

      2. max

        Il y a 2 ans, j’ai retiré l’épargne pour la mettre en DE où je suis, si l’Euro part en brioche, cette épargne sera en DM pour rembourser un prêt immo en Francs, ca compensera la chute de l’immo francais.

      3. vengeusemasquée

        Je vide mes comptes tranquillement mais sûrement. Ca prend du temps. J’ai soldé mon PEL et mon PEA. Je vide mon livret A et mon LDD que je clôturerai ensuite.

    3. ertyu

      Il y en a quelques uns en effet. Je ne pourrais hélas pas faire un dénombrement à ma petite échelle.

      En revanche pour les placements, les français croient que les systèmes avec un % de rémunération fixe sont une chose normale… Et c’est désastreux, du coup niveau investissement, ils restent souvent en France avec leur livret A à 2%.
      Le ratio rentabilité risque est très mal compris, formatage oblige je suppose.

    4. yoyo6963

      C’est exactement ce que j’ai fait, clôture de toutes les assurances vies (déjà au départ sur fonds offensifs / internationaux pour éviter les obligations d’état), vidage de tous les livrets A, apport maousse sur un achat immo de résidence principale, mais toujours avec un prêt à titre d’assurance…

      Reste finalement un PEL vieux (4.72% !) et un PEA que nous avions gardé en prévision, et parce que vis à vis du prêt c’était économiquement rationnel…

      Problème aujourd’hui, ce qui était économiquement rationnel devient potentiellement stupide face à la bande de mafieux qui lorgne sur cette épargne de précaution encore trop grosse, donc en gros 2 choix:
      1/ revendre l’immo, prendre les pertes et me (re)barrer
      2/ solder l’épargne et un maximum du prêt pour alléger la charge mensuelle, et ensuite ralentir, étant entendu qu’il ne sert à rien de se casser le cul dans ce pays….

      J’en suis là.

      1. belchepourtoujours

        Pauvres Français ! 10 ans que je n’y ai plus mis les pieds et sans regrets . La Belgique , c’est le pied . Le coût de la vie est raisonnable et le fisc vous fiche la paix si tu es réglo.Lors d’une traversée de votre beau pays , je me suis fait flacher à 117 au lieu de 110 sur une autoroute déserte . Je ne suis pas prêt d’y dépenser des sous . La prochaine fois que j’irai en Espagne , ce sera en avion . Je vous ferai un coucou .

    5. Mickhunter

      Sur ce blog notamment les signaux se font nombreux, entre H16 et les commentaires avisés pleins d’expérience des autres… Mon prochain objectif d’ici 1 an: l’emprunt pour achat immobilier. Rembourser une banque restera toujours une dépense plus utile que d’avoir une partie du bas de laine ponctionnée par l’Etat. Et puis, en espérant un casse gueule de la banque ou j’emprunte, le crédit partirait aux oubliettes ! (il faut en trouver une qui ne soit pas « Too big to fail »)…

      1. vengeusemasquée

        C’est aussi ce que je me dis parfois mais la bulle immo est si gonflée que cela me semble vraiment difficile en ce moment, surtout que ça ne peut qu’exploser et dans pas longtemps.

      1. trottinette

        effets adverses, effets qui sont contraires à ce qui étaient attendus, ou bien vous avez voulu écrire pervers, effets qui n’étaient pas attendus et qui empire par rapport à la situation prévue.
        Dans cet article, je dirai plutôt pervers dans la mesure ou nos bons samaritains viennent au secours des états et prévoient par la suite de ponctionner allégrement (mais ils se gardent bien de le dire).
        Ca me fait penser à l’histoire du petit oiseau qui a froid et que la vache va réchauffer.

        1. GameOver

          Effets adverses ?

          S’il y a une mouche sur la vitre et que je prends un marteau pour l’ecrabouiller… la vitre explose. Ni un effet adverse, ni un effet pervers… un effet direct.
          Chypre une experimentation, je plussoie. Mais le silence est assourdissant.

  2. Riguite

    Visiblement, si j’ai bien lu votre article, les chypriotes se sont fait ponctionner bien plus que 10 ou 20% puisque les sommes au dessus de 100 000 € sont pudiquement « gelées » et seront vraisemblablement écrêtées… C’est du VOL ! On en met en prison pour moins que ça par chez nous… Gloups !

    1. Caton

      Ah bon? Vous avez des exemples? Pouvez-vous me donner le nom d’un seul politicien français actuellement en prison pour avoir spolié les tribuables (que je refuse d’insulter) au profit de sa clientèle électorale? Ou celui d’un banquier en prison pour avoir volé ses clients, par exemple en manipulant le taux du marché monétaire observé à Londres? Parce que moi je ne trouve pas.

      1. Higgins

        Le seul risque qu’ils prennent, c’est de se voir attribuer la Légion d’honneur ou l’Ordre national du mérite. Ça fait réfléchir.

      2. Riguite

        Alain Carignon ? par exemple…
        Je pensais plus modestement aux plus « petits » qui partent en taule pour dettes, loi qui est censée avoir été abolie d’ailleurs, sauf quand le créancier est… l’Etat !
        Quoiqu’avec Mme Taubira les choses vont bien changer là encore…

    2. cyprus ill

      Pour être plus précis, ceux qui possédaient des comptes à la Laiki ont tout perdu au-dessus de 100.000€, mais ceux (et j’en connais) qui ont eu la malheur de souscrire à des obligations bancaires de la Laiki (qui leur avait fait miroiter un taux d’intérêt à 7% en 2009) ont absolument tout perdu, dès le premier euro !

      1. DoM P

        Ce n’est pas dans les mœurs françaises, ça. On pratique plus généralement la séparation de la tête du reste du corps, ce qui permet, en outre, de se balader avec une pique décorée de l’effigie en 3D des zélites politiques.
        Cette mode risque de revenir.

  3. Laurent

    Où l’on comprends qu’on ne doit notre AA, encore très honorable, qu’aux français prévoyants. Pas à la gestion cigalesque de nos dirigeants.
    Le portrait de la vie quotidienne chypriote fait froid dans le dos… Je n’ai toujours pas compris la justification de ce chyprage. Sauver des banques ?

    1. Nocte

      On doit le double AA surtout à la capacité de l’Etat à capter les richesses, et comme effectivement, il y a un bon paquet d’épargne à aspirer, on a le double A (puisqu’il reste du blé à capter)

      1. Mickhunter

        Mais c’est dire si notre Etat est minable dans sa gestion! Meme avec un bas de laine comme la colossale épargne privée francaise, on ne récolte plus désormais qu’un double A.

  4. cyprus ill

    Merci pour cet article qui m’intéresse de près.

    Oui à Chypre, cela devient très compliqué. Mais effectivement, ce sera (ou c’est déjà) le cas en France. Le vrai problème est que ça devient très très compliqué de se cacher !

    Ce qui reste tout de même surprenant est que ni à Chypre, ni en Grèce, ni en France, ni nulle part n’assistons-nous à un véritable réveil des populations, qui restent complètement figées devant le grand hold-up ayant lieu sous leurs yeux. Toutes ces histoires de « sauver » tel ou tel pays, c’est du pur pipeau puisqu’il ne s’agit au final que de sauver des banques. Et nos chers dirigeants auraient bien tort de ne pas continuer dans la voie qu’ils ont désormais clairement traçée, puisque le peuple finalement laisse totalement faire…

    Ajoutez à cela qu’en France, il y en a qui vous expliquent encore qu’on ne paye pas assez d’impôts (ou plus exactement que l’impôt n’est pas assez juste et qu’ils baissent depuis 30 ans http://www.rue89.com/2013/10/18/impots-pourtant-ils-baissent-depuis-30-ans-246755) , et vous ne pouvez que frémir à l’idée que peut-être l’espoir que vous aviez pour vous ou vos enfants de bâtir une quelconque réussite dans ce pays est complètement mort.

    CE PAYS EST DECIDEMENT FOUTU !!!

      1. Nocte

        C’est redoutablement vrai en Rance :

        -le nombre de gens qui font la gueule sur les impôts parce qu’ils s’imaginaient qu’ils y échapperaient : ils se sont toujours considérés pauvres (et encouragés par l’Etat à le rester), et c’est vrai quoi ! il reste des gens riches !
        -les groupes corporatistes qui réclament : moins d’impôts pour moi, plus pour celui d’à-côté (artisans vs auto-entrepreneur, UPA contre les grandes boites, etc…)
        -les politocards qui nous disent que le consentement à l’impôt est le fondement de la république et que rejeter l’impôt, c’est rejeter la république, alors qu’ils sont les moins touchés par l’impôt (hein, bandes d’ordure de parlementaires…50%, c’est pas mal comme niche, ou frauder l’ISF en étant chef de l’Etat sans être inquiété par le fisc, ni même par l’ajustice…)

        Bref… j’arrête là, je suis déjà bien assez énervé.

    1. Théo31

      Les gens ne se sortent pas le doigt du cul parce qu’on ne sort pas des conséquences du communisme sur un claquement de doigt. Les Russes ont attendu patiemment 70 ans pour que le système se pête la gueule. Et vingt ans après, le résultat n’est pas spécialement glorieux.

    2. MJ

      « n’assistons-nous à un véritable réveil des populations, qui restent complètement figées »
      je me marre, qui possède plus de 100 K€ sur son compte en banque ?
      Quasi personne.
      la « ponction » chypriote a bien veillée à ne pas toucher la population lambda.
      et j’ai du mal à imaginer que ceux qui ont été rasés gratis, CAD ceux qui ont au moins 100 K€ « en trop » (dans le sens où les autres dépenses sont couvertes) constituent une population révolutionnaire.
      Quant au départ, c’est valable dans un monde où les choses vont plutôt bien. En cas d’effondrement aucun endroit sur terre ne vous permettra d’être à l’abri parce que tous les pays auront besoin de vos richesses.
      Seule exception, l’aristocratie capitaliste, qui sort toujours indemne des guerres, révolutions et autres tourmentes.

      1. cyprus ill

        « L’aristocratie capitaliste » : vous pensez à qui ? L’Angleterre ?

        Je vous rejoins sur le fait que ceux qui ont plus de 100000€ sur leur compte ne sont pas ceux qui vont se soulever. Mais quand la Rance taxe à tout va, qu’elle instaure une taxe de 15,5% rétroactive sur toutes les assurances-vies, elle taxe tout le monde, pas que les « riches ». C’est quelque part encore plus fort que Chypre, même si l’habillage est plus malin.

      2. Aristarque

        Apparemment, la fiscalité chypriote était plus légère que la grançaise et manquait donc d’ expérience dans la dévastation des porte-monnaie, mine de rien. Mais en Grance, nous avons droit à des taxes et prélèvements à tous niveaux, prélevés par des tiers pour votre compte fiscal et que l’ immense majorité des gens oublient du seul fait que ce ne sont pas eux qui font les chèques au TP. Pour un salarié qui n’ a aucun autre revenu, la CSG arrive à être totalement ignorée alors qu’ il est vraisemblable que beaucoup hurleraient de devoir faire le chèque correspondant comme le travailleur indépendant que je suis. La Belgique a peut-être un IR un peu plus élevé qu’ en Grance, mais il exempte fortement les revenus du patrimoine, il n’y a pas de CSG ou équivalent, l’ essence y est moins chère (ou l’ a longtemps été), l’ immobilier aussi, le prix des voitures neuves et ainsi de suite… Une bonne partie des intervenants ne proteste pas directement sur le fait des impôts mais sur celui, qu’ en Grance, nous sommes loin d’ avoir les prestations en regard des sommes payées. Et plus ces dernières augmentent, plus grande est la perte de qualité ou de quantité des prestations…

  5. calc80

    Petite coquille :
    « Ce gaz, consommé en Europe, sera exploité par des entreprises américaines, anglaises, allemandes et un peu françaisES et russes »
    Manquent E et S à françaisES (entreprises).

    Bon billet, comme d’habitude. Édifiant ! Je garde les bonnets rouges en réserve et me procure quelques piques bien pointues.

  6. corto74 (@corto74)

    j ai fourni pour le compte d une grande entreprise française des millions d ‘euros de matériels pour la construction du nouvel aéroport de Larnaka, rarement vu un chantier aussi  » corrompu « , à tous les maillons de la chaîne ça se goinfrait. Et quand je trouvais moins cher ailleurs, en France ou hors de Chypre, in fine, il fallait acheter local, généralement 10 à 20% de plus que ce que j avais trouvé.

  7. Sabrauclair

    Envisageant d’ouvrir légalement un compte en SUISSE, que je déclarerai en France (je n’ai hélas pas d’argent à blanchir), j’ai appris que l’envoi de fonds à l’étranger par ce biais serait passible d’une ponction fiscale.

    Quelqu’un peut-il me confirmer?

    Y a t-il moyen d’ouvrir un compte à l’étranger sans avoir à s’y déplacer?

    Avez-vous des liens à m’adresser, SVP?

    Merci à vous tous.

    1. petit-chat

      Même lorsqu’il est prétendu « sans déplacement », il faut au moins en faire un pour déposer sa signature.
      J’ai tenté le coup pour la Suisse, la Belgique et l’Angleterre, où les sommes n’ont pas besoin d’être élevées pour ouvrir un compte.
      La Suisse transmet tous vos mouvements de compte au fisc français (du moins en ce qui concerne l’équivalent de la banque postale).
      J’explore les banques des pays de Maghreb en ce moment…Avec déplacement !

        1. petit-chat

          Alors, il faut le sortir du système. C’est Lapalisse : retrait en espèces (< 1 000 € par mois sinon Tracfin), virer sur le compte d'une personne de confiance et retirer pour dépasser les 1 000 € mensuels d'un seul compte, acheter de l'or et de l'argent métal par virement (c'est tracé bien sûr) mais plus sûr, tenter d'ouvrir un compte assurance-vie à l'étranger mais risque de faillite de l'établissement détendeur.

          1. MadeInCH

            Achetez de l’or ou de la’rgent en Suisse. En liquide. Chez un numismate.

            C’est moins chez en Suisse-Allemande que, par exemple, à Lausanne. Dû à la demande de France, je suppose…

            Je vais parfois à Paris. Mais je ne vais pas y acheter des Napo là bas.

            Hum… Quoique… Pourquoi pas? Il suffit que je rentre en Suisse, et je l’ai revendu à un numismate, non???
            Non, non… Je ne l’ai plus. Revendu. Non, pas de traces, c’est du comptant. Le numismate? Voilà quelques adresse à Berne, par exemple. Je ne me rapelle plus au quel j’ai vendu.

            Et puis, qui va me damdner quoi que ce soit… la France? Je suis hors de son contrôle. La Suisse? Elle ne contrôle pas ça.

            Si quelqu’un veut acheter des Napo, je les achètes pour vous, à Paris, à côté de vous, et vous me payez en liquide. 🙂

            (+ un pourboire ;))

          2. ptitbelche

            Oct15
            Une hausse de la taxe française sur la vente d’or profiterait à la Belgique.

            « La conséquence la plus évidente de cette mesure est que, malheureusement, les personnes voulant vendre leur or iront le faire hors de France, notamment en Belgique, pour éviter de subir une taxe confiscatoire », poursuit Jean-François Faure, le président de aucoffre.com.

            De son côté, CpoR Devises, qui se présente comme le premier intervenant en France sur le marché de l’or physique aux fins d’investissement, évoque « un impact fort et négatif porté au marché et au négoce ». Selon lui, cette hausse entraînera une « très prévisible baisse du montant de la taxe collectée par le gouvernement et encouragera l’évasion fiscale dans les pays limitrophes puisqu’aucun d’entre eux ne pratique de taxe sur la revente de l’or ».

            lemonde.fr

            Quand le gouvernement français comprendra-t-il que trop de taxes n’est qu’un incitant à plus de fraudes, d’échappatoires légaux et de refus de consommer?
            Trop d’impôts, tue l’impôt.

            J’ajoute : ouvrez un compte déclaré dans notre beau plat pays .Les frais sont minimes et louez un coffre pour y placer votre précieuse épargne d’une vie de travail.

            1. Popeye

              Si le taux de la taxe augmente encore, je sens que si je dois revendre ce que j’ai en physique, je me faire « cambrioler » juste avant. Oh, pas de bol! (pour l’état, donc, puisque 0 taxe)

            2. Peste et coryza

              Faut voir :

              Ils peuvent très bien dire : « on s’en fout que vous avez été cambriolé, durant l’échéance fistale 201x-201y, vous étiez possesseur de x napos, donc vous devez être taxé de g=f(x)+k.

            3. serge p

              Mario : Nos pays en manque d’argent ont eu la peau du secret bancaire. La Suisse s’est couchée devant les us et est disposée à livrer ses clients français . La sphère privée n’est pas à chercher là-bas. En Belgique , l’anonymat est garanti seulement pour l’achat d’or. Toute ouverture de compte bancaire sera connue en France. Reste l’ouverture d’un coffre ou le fond de son jardin …Pauvres de nous .

            4. GameOver

              Je plussoie l’Europe justement pour cette raison qu’elle permet la libre circulation des capitaux entre autres et la mise en concurrence fiscale et des assurances meme si on demande parfois ce qu’elle vient faire dans le debit des chasses d’eau des chiottes.

          3. Gomuge

            Ça devient passionnant ici, tout autant vos commentaires à vous tous que les billets d’H16. En un mot, j’adore !
            J’ai quelques questions concernant Tracfin:
            – êtes vous sûr(e) pour la limite effective des 1000 € mensuels ? Je crois me rappeler avoir lu que celle ci est de 1000 € par opération depuis octobre puis que viendra s’ajouter à celle -ci une deuxième limite de 2000 € par mois calendaire à partir du 1er Avril prochain.
            – Quelqu’un pourrait-il me confirmer si les déclarations sont effectuées pour les virements de 1000 € et plus ou pour ceux supérieurs à 1000 € ?

            1. Le billet qui évoque ça est ici : http://h16free.com/2013/11/11/27140-la-sovietisation-francaise-avance-bien-merci
              En gros, cela pourrait être restreint aux virements type Western Union, mais la définition est tout sauf particulièrement claire : (cf http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027396958&dateTexte=&categorieLien=id )

              l’article 13 de la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 prévoit la transmission à TRACFIN des éléments d’information relatifs aux opérations de transmissions de fonds à partir d’un versement en espèces ou au moyen de monnaie électronique par les personnes morales mentionnées aux 1°, 1° bis et 1° ter de l’article L. 561-2 du code monétaire et financier ainsi que les établissements mentionnés au VI de l’article L. 561-3. Le présent décret a pour objet de fixer les conditions et les modalités de transmission des éléments d’information précités. Il fixe les seuils à partir desquels les informations relatives à ces opérations doivent obligatoirement être communiquées à TRACFIN (1 000 € par opération et 2 000 € cumulés par client sur un mois calendaire), le délai d’envoi ainsi que la forme et le mode de transmission de ces informations.

              Pour le moment, ces déclarations TRACFIN ne concernent que les personnes morales.
              On comprend que les personnes physiques sont l’étape suivante et qu’elle ne devrait pas tarder :mrgreen:

            2. Adrien

              Si vous faites des recherches Gogole avec par exemple « seuils tracfin » vous tomberez sur plusieurs articles récents qui précisent qu’il n’y a pas de seuils objectifs définis pour les particuliers. En fait, les banquiers ont l’obligation de transmettre des signalements dès qu’il y a un comportement soupçonneux, quitte à prendre des informations préalablement auprès de leurs clients.

            3. GameOver

              Attention h16 a votre interpretation litteraire de la loi.

              C’est la transmission des elements d’information qui est faite par les personnes morales (dont la Banque de France quand on lit le renvoi au L. 561-2 du code monétaire et financier) et non les versements fait par les personnes morales.

              Donc ces elements d’information sont ceux que les personnes morales ont a leur disposition dans le cadre de leur activite et ca concerne tout le monde.

              Sinon, dans votre interpretation personne n’est designe pour transmettrait l’information.

            4. Aristarque

              C’est une constante fiscale que les lois et règlements y afférents ne soient jamais clairement intelligibles. Si tel était le cas, la lecture en serait binaire. En restant volontairement flou, voire peu compréhensible, cela ouvre des points d’accès aisés pour n’importe quel remise en cause ou contestation par le fisc. Je rappelle que par rapport à la règle de droit où il appartient à l’ accusateur de prouver (au minimum, de commencer à prouver) la culpabilité de l’ accusé, c’est la règle inverse qui prévaut pour le fisc qui peut se permettre de lancer, sans guère de risque, n’ importe quelle accusation, charge à l’ accusé de prouver son innocence. Idem pour les URSSAF et autres RSI… D’ où les écarts, parfois colossaux, entre les réclamations initiales de ces vampires et ce qui en résulte, après jugement. Même les TASS, pourtant très partiaux en faveur des organismes, ne pouvant toutefois décréter que 2et 2 font 5, obligent à structurer les accusations, écartant ainsi les « erreurs » et autres « c’est la faute à l’ ordinateur »…

            5. Gomuge

              Oui j’avais lu le billet et c’est bien à celui-ci auquel je me référais.
              Mais si, pour le moment, les virements bancaires des particuliers n’y sont pas assujettis pourquoi les banques pratiquent t’elles des limites de retrait de 1000 € en espèces ? Je pensais que les deux étaient liés. Reprenez-moi si je me trompe, mais j’ai cru comprendre que certaines banques imposaient cette limite, chose que je ne peux pas vérifier car n’étant moi-même plus en France.

              1. « des limites de retrait de 1000 € en espèces »

                Ça dépend des banques et des guichets. Mais en tout état de cause, vous avez le droit d’arriver au guichet et demander l’intégralité de ce qui se trouve sur votre compte en petites coupures. S’il y a beaucoup, il faut prévenir avant pour que la banque ait les fonds à disposition.

                Les restrictions qu’ils mettent maintenant sont prétendûment pour éviter les vols, et en pratique pour ralentir toute tentative de bank run. Diminuer le cash en circulation amène aussi à « électroniser » les transactions et diminuer le black.

    2. Gusgus

      oui il y a moyen d’ouvrir à distance mais pas dans tous les pays, HK notamment ou Dubai demandent déplacement.

      adresse: offshore-strategy.com

    3. Black Mamba

      J’ai fait un « gros virement  » pour ma fille en Australie récemment pour son PVT , pour l’instant pas de « problème » particulier , j’attends voir :mrgreen:

  8. picachou

    Bonjour, la je ne suis pas d’accord. apres tout, si les chypriotes ont perdu de l’argent c’est qu’ils l’ont place dans un systeme bancaire- PRIVE- bancal. Ca n’a pas ete la faute du gouvernement chypriote (on contraire de ce qui se passe en france ou le gouvernement est trop endette et ne pourrais plus se refinancer).
    Des lors je trouve plutot normal qu’ils perdent leur epargne.
    Il faut rappeler au gens que investir dans une banque c’est aussi prendre un risque.

    1. « Ca n’a pas ete la faute du gouvernement chypriote »
      On voit que vous n’avez aucune idée de qui était aux manettes à ce moment là et comment ont été gérées les banques locales.
      Merci de garder vos idées toutes faites et fausses pour vous.

      1. picachou

        ils pouvaient tout aussi placer leur argent dans une banque non-chypriote. Mais la, bien sure, la remuneration aurait ete bien plus faible. Il y a une raison pourquoi les remunerations des banques chypriotes etaient plus hautes et les epargnants ont omis de faire face a la realite.
        Ce qui est normal c’est que le secteur privee recolte les gains mais aussi les pertes des risques qu’il prend.
        Si demain BNP fait faillite a cause de l’etat francais et alors? BNP doit se proteger face a ceci et les epargnants doivent prendre acte du risque entre bnp et l’etat.
        L’example de l’Irlande ou l’etat a renfloue les banques privees avec l’argent du contribuable ne doit pas se reproduire. et en ceci l’exemple chypriote est bon.

        1. Soyons clairs : oui, déposer dans une banque comporte un risque. Lorsque ce risque est connu et compris, pas de souci.
          Là, les torts sont très clairement partagés : d’un côté, certains déposants ont été trop gourmands et s’en mordent les doigts maintenant. Logique. Mais beaucoup n’ont rien demandé, avaient un simple compte non rémunéré, et là, la ponction est anormale dans la mesure où les risques pris par les banques l’ont été par connivence avec le pouvoir en place.

          Le bail-in en soi n’est pas une atrocité. Mais les modalités dans lesquelles Chypre a été ponctionnée ne sont pas sans injustices flagrantes.

        2. Nocte

          Et pendant ce temps-là, avec l’argent des contribuables européens, on sauve un pays en faillite grâce à son étatisme : la Grèce…

          Un petit commentaire sur le sujet ?

      1. picachou

        hehe. je suis plutot un ultra-neo-liberal-castreur-de-chaton, mais j’aime le debat et soulever les contradictions de ceux qui sont dans mon propre camp.

        A tous et forcement a hashtable: continuez ce blog. c’est excellent.

    2. calc80

      Pour écrire privé en majuscule – et donc comme une faute sur laquelle vous insistez – il faut être troll, voire suppôt de sa Minuscule Mollesse 1ère. Pas moins.
      Vous semblez préférer les banques publiques, vous adhérez au mouvement des jeunesses hitl.. eux, socialistes ?

  9. emilie

    Le blocage des comptes bancaires avait déjà été testé en Argentine en 2002 après un autre bidouillage marcoécoeffémiesque en temps réel. Blocage quasi total et écrêtement sévère puisqu’il s’est accompagné d’une dévaluation du peso. Miracle, les grosses légumes avaient tout balancé sur leurs comptes uruguayens en $ à temps. Là s’arrête la comparaison. La balance du commerce extérieur argentin n’est pas celle de Chypre.

      1. Théo31

        Une des dernières fois où le peso argentin a été dévalué, la mère Kirchner avait pris soin d’acheter tout plein de billets verts juste avant. Comme quoi, le socialisme, c’est toujours pour les autres.

  10. Adrien

    « C’est d’ailleurs la probabilité de plus en plus forte de cette douleur qui fait actuellement réfléchir beaucoup d’épargnants et qui incite les uns et les autres à différentes actions »

    Je suis dans ce cas. Ayant eu la précaution d’avoir mis de côté quelques dizaines de k€ au fur et à mesure de ma vie professionnelle, puis touché un bout d’héritage, je n’ai pas pu me résoudre à tout laisser sur divers livrets grassement rémunérés à plus ou moins 1% nets annuels. Aujourd’hui j’ai débancarisé 45% de ce patrimoine financier (métaux précieux, euros en espèces, devises en espèces, vins, objets divers…) et j’avance tranquillement vers les 50%. Le reste est réparti dans une bonne demie-douzaine de banques, de façon à limiter les risques. Et à chaque fois que nos gouvernants sortent un texte sur tel ou tel placement, je mets un point d’honneur à diminuer l’encours du placement en question, si j’en détiens encore. De cette façon je participe activement aux stats de décollecte ^^ J’attends avec impatience la prochaine baisse des taux du LA et du LDD (on en parle pour février 2014), où il me reste quelques k€. Je laisserai sans doute 50 € à tout casser…

  11. Kazar

    A ceux qui se demandent quoi faire pour amoindrir la catastrophe, je serai tenté de dire : empruntez !
    En effet, si la situation continue à évoluer comme elle le fait, les taux d’intérêts ne vont pas tarder à augmenter. Et là c’est un pari : soit cela relance l’inflation avec la planche à billet (pas sûr que l’Allemagne puisse résister éternellement aux pressions des autres pays européens), et c’est tout bénéf pour ceux qui ont des emprunts sur le dos (à taux fixe évidemment, et de préférence des emprunts immobiliers), soit c’est la bérézina de la déflation et là le pari est perdu…

  12. hussardbleu

    « Autre point à souligner : les dettes chypriotes ont été en partie contractées en hypothéquant discrètement les gisements gaziers dans la zone économique de l’île. »

    Je ne comprends pas exactement cette phrase. Est-ce que cela signifie que les emprunts contractés par l’état chypriote ont été garantis par une « hypothèque » sur les gisements gaziers ?

    Si c’est le cas, je ne vois rien là de choquant : que cela soit pour un particulier ou un état, le prêteur aime s’entourer de garanties.

    Evidemment, il peut y avoir une sorte de « lésion » au sens juridique s’il y a disproportion flagrante entre le quantum du prêt et l’étendue de la garantie….

    Pour ce qui est du « pas de porte », j’ignorais que cette folklorique coutume française se retrouvait à Chypre…

    1. L’hypothèque n’est pas gênante. Ce sont ses termes qui le sont (des prix bien trop bas pour les exploitants, avides ; un prix bien trop haut pour le transfert par les gazoducs turcs ; etc …)

      1. mario

        Je sais bien que cela fait théorie du complot mais il arrive aussi que ce soit le cas. Pourrait-on envisager que ces hypothèques garantissant in fine un coût d’exploitation des champs gaziers très avantageux, aient pu aider à l’ intransigeance européenne quant à l’ orthodoxie financière? Il me semble que cela demeure beaucoup plus détendu avec les Grecs qu’ avec les Chypriotes. Déjà, comme le pays est minuscule, cela incite au courage vis-à -vis des faibles…
        L’ idée étant que ce clash soit le bienvenu pour exercer les hypothèques avec tous les honneurs du droit sauvegardé et de la bonne conscience de n’ avoir été que contraint d’ en venir là… Et un clash, cela se provoque….
        Cela s’est déjà vu, en tous cas…. 😐

  13. PNF7558

    En fait les 10 000 Md€ se décomposent en deux parties :
    – 2/3 d’immobilier
    – 1/3 d’actif financier
    Donc Bercy ne peut pas lorgner sur l’immobilier … sauf à la mode Pykétienne : inventer un loyer fictif sur la part des biens amortis ! Avant la taxe sur l’eau de pluie, nous aurons la taxe sur le loyer fictif généré par le bien possédé , nous aurons bien avons le 1er cas à venir de Chypriotage !
    Reste donc : 3650M€ dont 1180M€ sur des livrets et le reste est en majeure partie placé en dettes ( lisez http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/14663.pdf )
    Il y de fortes chances que si on a un cas 2 de Chypriotage ce sera sur les livrets A/Bleus, comptes courants… peut-être sous forme de Bail-in en faveur de l’état Français 🙂 ou des syndicats ( rappelez vous des 90M€ des élections prudh’ommales qui iront dans la poche des syndicats ), il suffit d’imposer l’appartenance à un syndicat !
    Et il est vrai que le BTC peut-être vu comme valeur refuge ( presque non manipulable par les états , pas comme le cours de l’or ) pour ne pas voir une saisie sur ses biens en Cash
    Par ailleurs rappelez vous que ce que vous posez en banque ne vous « appartient plus » (il me semble avoir quelque part ce truc là :)) y compris dans les coffres …et que ce qui est arrivé à Chypre est arrivé un jour de fermeture des banques

  14. PNF7558

    J’ai vu dans les commentaires que certains veulent acheter de l’or: ne jamais acheter de grosses quantités en une fois sinon vous aurez de désagréables surprises ( prenez conseil avant tout achat ) Les achats se font à l’aveugle ( comme les actions ,Bitcoins…) mais pour l’or le cours de votre achat est connu au fixing de l’AM si vous avez acheté avant 11h00 le matin , sinon c’est le fixing du lendemain matin
    Cpor Opéra = TB …mais vous repartez avec vos lingots sous le bras devant ceux qui viennent chercher des devises 🙂

      1. PNF7558

        En fait tout dépend de ce que vous achetez : ce pb concerne les pièces ( pas les lingots )
        Certaines sont à éviter car trop rares ( les roubles Or )
        Sivous achetez par exemple 100 pièces type 10Fr Or vous allez / risquez faire seul(e?) le cours du jour !
        Donc vous risquez de payer de 10 à 100% ( au plus !) + cher … que le cours normal
        Donc toujours acheter à cours limite et il me semble par petite touche : 10-15 pièces de pièces très communes (Union latine …), ou une hausse ponctuelle de la demande de pièces n’influence que peu sur son cours
        Le marché de l’or en pièces est un petit marché …
        Mais creusez l’affaire avant d’acheter ( suivez 24hgold )… sinon risqué

    1. Adrien

      Les achats se font effectivement « à l’aveugle » si vous passez par CPor, qui est un système franco-français, monté par des banques françaises, sur la base d’une « cotation » française qui est tout sauf transparente. Assez bizarrement, ce montage n’existe pas partout ailleurs dans le monde où on vous proposera d’acheter des pièces à un prix fixé au moment de la commande. Perso je fais la plupart de mes achats en Allemagne : prix au plus proche du spot du moment, pas de TVA, envoi rapide, sérieux des boutiques en ligne.

  15. channy

    la question que je me pose c’est si chyprage il y a , quel sera le plafond minimal de tonte? pour Chypre ce fut 100 000 euros après de longues palabres…
    Pour la France on partirait sur quelle base selon vous?

      1. Adrien

        100 k€ de dépôt par établissement bancaire, c’est le fameux seuil garanti par le fonds idoine (qui ne garantit rien du tout au vu des montants en jeu, mais bref, les Veaux sont rassurés). Cependant il suffit d’un décret « juste » et « citoyen » pour le faire baisser à 50 ou 20 k€ en un week-end avec jour férié.

      2. PNF7558

        En fait les Français on grosso modo 1300M€ de Cash, et en fait le chyprage peut être vicieux dans sa forme
        Exemples :
        – un coup de Pyketti et zou vous avez un taxe sur loyer que rapporterait votre habitation principale si vous êtres prorio … je pense pas beaucoup me tromper que TP est une machine à Taxer
        -une taxe sur l’eau de pluie : pensez aux trucs écolo qu’on vous incite à mettre dans la jardin pour récupérer cette eau qui vient du ciel … sauf que elle passe ensuite dans vos Wc et va dans les égouts mais ne passe pas par le compteur : donc taxe ( ça c’est mon invention !)
        Et la liste des taxes « tordues » peut-être longue …
        Et le coup très vicieux qui se pointe :
        pensez aux centaines de milliers d’emploi dans le secteur de la gériatrie ( Annonce de notre JM Le Héros ) Ces emplois pour l’aide aux vieux seront bien financés , mais par quoi ? Tout simplement par l’épargne que les Français ont accumulés …
        Le problème dans ce pays est qu’on ne cherche plus à créer de l’emploi pour avoir de richesses mais on veut dilapider les richesses pour créer des emplois ( si j’écoute mes collègues profs … ils me répondent la musique, la Kulture …, c’est ça la richesses ! )

        1. GameOver

          « …on ne cherche plus à créer de l’emploi pour avoir de richesses mais on veut dilapider les richesses pour créer des emplois… »

          +1

  16. Christophe

    Contrairement à vous, je ne crois pas du tout à une « chypriotiste » en France.

    Trop gros, trop voyant.

    Je vois plutôt :
    -une « contribution exceptionnelle volontaire mais obligatoire »… Carrossée « emprunt national ».

    -avec la création de nouvelles taxes, sournoises.

    -une hausse de la TVA

    Mais pas une « saisie » directe sur des comptes bancaires. Le système n’y survivrait pas.

    Ils l’ont fait à Chypre, car tout le monde se fout de Chypre. C’est un confetti. Inaudible. Comme la Grèce.

    Alors que nous en France, le génie fiscal ça nous connaît ! Nous avons une très longue expérience…

    1. petit-chat

      Le Mélenchon des élections avait évoqué la conversion de l’épargne en obligations d’État. L’épargne est ainsi garantie, et vous gagnez même des intérêts citoyens…

    2. Ah, l’emballage peut changer, oui, ça, c’est évident.
      Mais si on vous dit : « c’est un emprunt d’état obligatoire progressif, de 0% en dessous de 50.000 et jusqu’à 100% au dessus de 100.000 par exemple (ou toute variation du style) », la différence avec un chyprage est minime. L’idée que « l’état va rendre ensuite » est évidemment une vaste blague puisqu’alors, l’inflation sera passée par là (comme l’emprunt Mimimitte dont les rendements avaient été totalement éliminés par l’inflation).

      1. Jb69003

        Bonjour,

        Je suis nouveau sur votre site. Je passe chaque jour depuis 3 mois environ. Je suis assez inquiet de tout ce que vous expliquez sur votre blog. Pour dire vrai, sans consulter votre site, je ne serai pas informé de la moitié des choses qui se passent en France !
        J’ai 30 ans, un peu plus de 100k sur mon compte en banque et quand je vois ce que vous dites sur les banques je flippe un peu. Je ne me sens pas partir a l’étranger et je souhaite protéger mon patrimoine. Est ce que la strategie suivante vous semble pertinente :
        – acheter de l’immobilier à crédit et faire de la location saisonnière
        – acheter de l’or tous les mois
        – acheter des actions de grand entreprises mondiales tous les mois
        – payer le plus rapidement possible sa résidence principale et faire de l’achat revente (pendant qu’il n’y a pas encore d’impôt sur la plus value)
        – créer une entreprise en France en réinvestissant tous les bénéfices afin de ne pas être imposé

        Quand pensez vous? Est ce une bonne méthode? Ou un peu naïve?

        1. La création d’entreprise, je ne tenterais pas trop. Pour le reste, le montant total est gérable sous forme cash, or, actions de Blue Chips. Le crédit, s’il est pris, doit être calibré pour ne pas poser de problème en cas de déflation sévère (encore quelques mois, à mon avis), ce qui veut dire avec un taux aussi bas que possible et une mensualité aussi petite que possible.

          Bon courage 🙂

          1. Jb69003

            Merci beaucoup pour votre réponse. J’ai encore à apprendre, je ne connais pas blue chips.
             » la création d’entreprise je ne tenterai pas trop » -> pour quelle raison? Fiscale? C’est mieux que de rester salarié non?

            Merci vraiment pour votre retour

            1. Les blue chips, ce sont les entreprises avec une certaine taille et un historique solide.
              http://wsj.com/mdc/public/page/2_3022-scanglobal.html

              Pour la création d’entreprise, c’est bien simple : si vous êtes créateur d’entreprise, vous êtes immédiatement considéré en France comme un salaud de patron, un exploiteur ou un riche en puissance ou un riche tout court. Et croyez moi, être riche en France (ou supposé tel), c’est un très mauvais moment à passer.

        2. Black Mamba

          Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier , nous avons au moins 6 comptes pour ne pas laisser de grosses sommes sur un seul et unique compte car quand sa merde on est bien contant de compter sur les autres comptes bancaires et même de jouer sur la concurrence 😉

  17. Adolfo Ramirez Jr

    personnellement, ça m’est égal j’ai déjà vidé mon assurance vie (-5% sur le dépôt initial en 6 ans, merci la banque privée) et mon PEL pour partir au Pérou… en août dernier soit juste avant cette aberration de taxe rétroactive sur l’épargne.
    j’aurais pu rester au RSA en France pour lutter contre l’Etat, mais rien ne vaut un salaire honnêtement gagné.

  18. umadrabe

    Je vois ici beaucoup de gens qui parlent d’exil en Suisse, au Canada, en G-B, etc, bref, dans le monde occidental. Que penser d’une expatriation fiscale en Russie ? Quelqu’un a-t-il déjà exploré la question/ trouvé des sites sur le sujet ?

  19. hussardbleu

    Si je n’étais pas dans la soixantaine, ou si j’avais la fortune et la notoriété de Depardieu, je crois bien que la Russie moderne me tenterait.

    J’ai au demeurant une pierre de touche infaillible à ce sujet : quand l’écume politico-médiatique qui dirige notre malheureux pays se met à baver hystériquement sur une action ou une décision de Poutine, j’ai alors la certitude irréfragable que le bon Wladimir est sur la bonne voie…

    Inversement, quand la même Bande Noire se met amoureusement à louanger Obama, je sais que les USA sont en train de faire une connerie criminelle…

    Manichéiste, moi ? un brin, sans doute, mais un demi-siècle à étudier la vie politique, ça déforme inévitablement…. et puis, pour citer Chateaubriand, et relativement à nos dirigeants : « il faut être ménager de son mépris, devant le grand nombre de nécessiteux »…

        1. hussardbleu

          En relisant mon post qui recueille l’assentiment d’H16, j’ai été pris d’un intéressant réflexe de linguiste : j’employais le mot français « écume » sans penser à mal – naturellement, vous me connaissez – quand m’est advenue l’idée qu’il avait bien pu donner le mot anglais « scum »….

          J’ai vérifié, et cela s’avère : admirable, n’est-ce pas ?

          1. Pas étonnant … L’anglais, c’est un mélange de vieux français et de vieux allemand.
            Le néerlandais, c’est un mélange d’anglais et d’allemand (mais c’est aussi une maladie de la gorge).

            1. hussardbleu

              Naturellement, mais à première vue, « scum » avait la brièveté d’une racine saxonne…. et ne pas oublier par ailleurs que les mots tirés directement du latin ont aussi une place essentielle en anglais (au hasard focus, ponderous, despise, aperture, procrastinate, extemporize, alleviate, et coetera).

    1. LeRus

      Que la Russie actuelle attire du monde et que le système en place apparaisse alléchant pour beaucoup est tout à fait normal. Mais, please, pas chez les libéraux!

      Le pays aujourd’hui est peut être celui le plus éloigné des idéaux libéraux. Par où commencer?
      – La mobilité des personnes est très limitée: Enregistrement au bout d’une semaine auprès des autorités régionales (je parle des russes qui voyages dans leur pays, même pas des étrangers), check-points à la sortie des villes, obligation de réservation nominative pour un billet de train (vérification à l’entrée du wagon); les moindres déplacements sont sous contrôle.
      – Opacité maximale des finances publiques et de la gestions des entreprises publiques (essayez e savoir comment fonctionne Gazprom, bonne chance)
      – Médias soit complètement aux ordres, c’est à dire ils ne font même pas semblant (1 Kanal, RT), ou bien s’autocensurant de manière évidente (NTV), ou bien propriété d’un organisme proche du pouvoir (Ekho Mosskva appartient à Gazprom). Pas des masses de BFMTV…
      – La société civile est entièrement dépendante de l’Etat: les ambulances, le chauffage, les musées; tout est décidé par l’Etat, même la peinture de votre cage d’escalier.
      – La corruption et la situation de monopole ne sont non seulement pas combattues, mais sont plus ou moins la norme (L’histoire d’Evroset est sympa, je ne parle même pas de Magnisky)
      – Les partis politiques en place vont des communistes au national-étatiste (LDPR) avec en sandwich le parti Russie Unie qui est un caméléon idéologique. Libéral est devenu une insulte.
      – Le protectionnisme est vue comme quelque chose d’évident pour défendre l’économie nationale (cf taxes de recyclage des voitures étrangères alors qu’il n’existe pas de centre de recyclage en Russie)
      – Les libertés individuelles existent tant que vous êtes comme « tout le monde » (cad: pas noir, pas gay, pas goth, pas vagabond, etc)
      – L’économie est basée sur la rente pétro-gazière, les entrepreneurs qui réussissent partent systématiquement (ou au moins leurs enfants et leur compte en banque)
      – Enfin, les activités régaliennes sont inefficaces et/ou corrompues. Mais au moins les impôts sont bas (flat tax 13%)

      L’État omniprésent est le modèle en place. C’est vraiment ce que vous voulez?

      Maintenant, c’est vrai que les médias étrangers sont rapides pour parler des mauvaises nouvelles. Mais le traitement de la France par les même médias n’est pas particulièrement positif non plus: on ne fait pas du bon PR sans bonnes nouvelles.

        1. hussardbleu

          en effet, quel est le sens de l’évolution sur le long terme ?

          @ Le Rus : d’autre part, dans ce que tu décris, il y a des choses qui ne me choquent pas, partant de 70 ans de communisme et de 20 ans d’anarchie.
          Et tant qu’à accepter une sorte de dictature, je préfère encore des règles strictes à un arbitraire devenu incontrôlable comme celui que nous connaissons en France, où, par ailleurs, la corruption généralisée est devenue « a way of life »…
          Et en tant que voltairien, le « despote éclairé » ne me hérisse guère le poil…

          1. LeRus

            C’est une façon de voir les choses. Quelques éléments de réflexions:
            – Sur les 22 depuis la fin de l’URSS, Poutine est à la tête du pays depuis 13 ans. Donc, si anarchie il y a depuis 20 ans, il en est au moins co-responsable. Elstine est un bouc-émissaire un peu trop pratique.
            – Quel « despote éclairé » avez-vous en tête à propos de la Russie? Pierre 1er qui à laissé un pays en faillite avec une population réduite de 20%, ou bien Catherine II qui est étrangère, à pris le pouvoir en renversant son mari, a vite oublié les conseils de Voltaire pour mettre en place un servage absolu sur tout le territoire?
            – Je ne sais pas si Poutine est un despote (je ne le pense pas), mais il n’est surement « éclairé ». Petit colonel du KGB envoyé faire l’espionnage économique en Allemagne de l’Est, il est loin des cadors de l’organisation envoyés en occident, dans des missions politiques ou militaires. Malgré son obsession à montrer ses muscles à 60 ans, on n’a plus affaire à un bureaucrate terne qu’à un homme d’action. Lebed était d’une autre trempe.

            Personnellement, je ne crois pas au mythe du « despote éclairé ». Je le mets au même niveau que les « sacrifices nécessaires » des communistes de tous poils.

            Rien ne doit justifier un système prônant la restriction des libertés.

            1. hussardbleu

              @Le Rus : Un « bureaucrate terne » ? j’aimerais beaucoup voir pareille « ternitude » chez nos bureaucrates à nous… et si l’on veut en faire un apparatchik parvenu au sommet en quelque sorte par hasard ou à l’ancienneté, je gage que l’on se méprend totalement sur le personnage : sa carrière parle pour lui, qui a laissé sur place ses différents rivaux, dont aucun n’était un enfant de choeur… Louis XI devait paraître bien terne à Charles le Téméraire, ou Charles V à François 1er….

              Il est en partie responsable de l’anarchie qui a régné depuis 1989 ? Je garde en mémoire cette analogie du communisme comparé à un aquarium dans lequel on a passé un mixer, réduisant les poissons en soupe… et sortir du communisme, c’était retransformer le bouillon en poissons… assez bien imaginé, je trouve…

              Pensez à la France en 1794, décapitée – à tous les sens du mot – de ses élites : un homme comme Bonaparte a mis quasiment 10 ans pour redresser la barre après 4 années de Révolution, alors que la Russie avait derrière elle sept décennies d’aberrations sanglantes…

              Poutine était du KGB ? Bonaparte était un général jacobin, qui avait même changé son prénom en « Brutus »…

              Il a fait du nettoyage sans prendre trop de gants ? il n’est que de voir qui sont ses détracteurs pour comprendre, ne serait-ce qu’hier dans le Figaro, à la page « Débats »…

              « Rien ne doit justifier un système prônant la restriction des libertés » : je partagerai volontiers cette pétition de principe quand nous habiterons House Beautiful tout en regardant les Delectable Mountains…

        2. LeRus

          Je vous laisse tirer votre conclusion du verre a moitié plein ou vide. La question à se poser est: Depuis 10 ans, est-ce que la situation s’est améliorée pour:
          – Les entrepreneurs – non
          – Les journalistes et opposants politiques – non
          – Les habitants des campagnes – N/A (tout le monde s’en fiche, sur toute la période)
          – Le monde de l’industrie russe – non
          – Le monde pétro-gazier – oui
          – les entreprises étrangères dans le rétail – oui
          – Les scientifiques & académiques – oui et non (plus de moyens, mais aussi plus d’idéologie)
          – Les membres des services de sécurité – oui, très clairement
          – L’église – oui, de manière exponentielle (ce qui m’inquiète le plus de toute la liste)
          – Les « minorités » (à défaut de terme plus approprié) – franchement non.

          Donc, si vous êtes un expat qui travaille dans le pétrole ou le retail, ou bien un membre d’un organisme d’état liés aux services de sécurité, tout va bien. Sinon, dans tout ce qui est création de richesse présente ou futur, c’est plutôt la stagnation (la Russie n’apparait même pas dans le dernier rapport OCDE des dépenses R&D dans le monde).

          Un dernier mot: Les « services » (police, FSB, etc) ont vu le nombre de leurs membres doublé (oui, 100%) en 10 ans. Et on ne partait déjà pas d’un système épuré, hein.

  20. Zhiva

    Personnellement, étant de nationalité Suisse, le jour où je quitterai la France se sera pour retourner en Suisse.
    Mais si je n’étais pas Suisse, ça ne serait dans aucun pays de l’UE sauf peut être le Royaume Uni (je réfléchirais mais avec prudence) car aucun pays ne sortira indemne de l’Europe.
    La France est plus près d’un effondrement à la Grèce que l’Espagne ou l’Italie, il va y avoir un effet boule de neige pour tous les pays ayant l’Euro comme monnaie.
    D’où l’intérêt éventuel pour le Royaume Uni qui n’est pas assujetti à l’Euro et les députés Britanniques osent se révolter et refuser de suivre la France dans ses décisions qui entrainent toute l’Europe au désastre.
    Après en ce qui concerne les autres débats sur la protection de ses capitaux, des moyens existent et tant que cela se fait intelligemment il n’y a pas de problèmes à craindre.
    De toutes façons, les Suisses et autres ressortissants étrangers en France vont se retrouver acculés à retourner dans leur pays d’origine (où s’expatrier ailleurs) car en l’état actuel des choses il serait surprenant que la France sorte indemne de cette crise et/ou que la situation se redresse.
    2014 sera l’année décisive.
    Une petite citation pour finir qui me vient d’une personne très avisée :
    « L’État, c’est le plus froid des monstres froids. Il est froid même quand il ment ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche :
    « Moi, l’État, je suis le peuple. » « 

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