L’autre révolution des MOOC

Il y a quelques jours, Orange lançait Solerni, une plateforme d’apprentissage en ligne, montrant de façon assez claire l’engouement qui semble s’installer doucement pour les plateformes MOOC. Et comme on va le voir, cet engouement n’est pas qu’un effet de mode.

Le MOOC, pour rappel, c’est cette forme d’éducation où des cours sont donnés en ligne avec une partie « magistrale » (vidéo ou présentation) une partie interactive où les participants peuvent échanger. L’introduction progressive de ces MOOC, avec l’apparition de cours proposés par des universités prestigieuses (MIT, Harvard, etc…) a d’abord été présentée comme une évolution du cours traditionnel et du cours en ligne, où, essentiellement, il s’agissait de présenter en vidéo un cours magistral d’une heure.

Rapidement cependant, on s’est rendu compte du caractère disruptif de ce qui apparaissait comme une simple évolution mais qui, en définitive, s’avère être une vraie révolution. En effet, les MOOC modifient de façon profonde le rapport des individus à l’enseignement et à l’acquisition de connaissances. La révolution, puisqu’il s’agit bien de ça, se situe d’abord dans le changement profond de relation entre le professeur et l’élève : l’apprentissage n’est plus uniquement descendant, c’est-à-dire du professeur vers l’élève, mais aussi latéral puisque des interactions apparaissent entre les élèves. En outre, étant en ligne, le cours permet l’accès à la connaissance d’un nombre bien plus grand de personnes, de tous horizons et de tous âges ; les classes traditionnelles, regroupant les individus plutôt par tranches d’âge, sont ici dépassées et les individus se regroupent plutôt par intérêt commun et par niveau général similaire. Enfin, la nature même du support permet aux individus d’adapter l’apprentissage aux horaires et au rythme qui leur convient, ce qui, par contraste, montre bien la conception quasi-mécaniste (ou industrielle) de l’éducation telle qu’elle fut dispensée ces deux derniers siècles.

En substance, le MOOC, c’est le tutorat et un précepteur à portée de tous.

éducation ennuyeuseBien évidemment, cette révolution est bien comprise, tant par les acteurs principaux de ces plateformes que par les autorités dans les différents gouvernements des pays où sont apparues les principales initiatives. La France, comme il se doit depuis 40 ans, a correctement pris son temps et du retard avant de prendre le train de ces innovations en marche, mais finit par doucement se rallier à l’idée qu’effectivement, cette méthode d’instruction pourrait constituer une véritable opportunité et non, comme certains fossiles tentent de le dire, un danger pour les structures en place.

En revanche, derrière ce changement paradigmatique s’en cache un autre, plus profond et plus puissant.

Derrière la révolution de l’acquisition des connaissances que représentent les MOOC se cache une révolution intellectuelle majeure qu’on ne peut pour le moment discerner parce qu’elle n’en est qu’à ses tous premiers prémices ; il faudra à n’en pas douter que le principe général de l’apprentissage en ligne et au-delà de l’architecture classique de la classe se soit suffisamment mis en place pour qu’on en mesure les effets sur la société en général, mais un peu de prospective reste cependant possible dès à présent.

Sur le moyen ou long terme, il semble évident qu’en fournissant une quantité encyclopédique de savoir au bout des doigts de tout individu qui le demande, Internet a déjà changé le rapport de l’élève à la connaissance ; l’introduction des MOOC modifie aussi le rapport entre l’élève et l’enseignant ; et petit à petit, il va aussi changer le rapport des individus à l’État tel qu’on le conçoit aujourd’hui.

D’une part, de façon évidente, il va devenir difficile, beaucoup plus difficile, de distribuer aux enfants un message unique. L’avènement de la société de l’information a déjà passablement modifié la façon d’enseigner puisque l’enseignant est assez régulièrement confronté aux sources de savoir multiples que les élèves sont amenés à consulter. Il devient difficile, pour ne pas dire impossible, de baser des exercices sur une restitution plus ou moins bonne de connaissances apprises par cœur, tant l’exercice paraît vain de nos jours. L’instruction telle qu’elle était conçue jadis, et qui consistait à remplir les têtes d’éléments culturels, historiques et scientifiques et dont le but (si ce n’est le résultat) était de fournir ainsi une vision du monde « clef en main » aux élèves, cette instruction là est en train de disparaître devant le besoin croissant d’avoir plutôt des individus capables de mobiliser des savoirs hétéroclites dans un contexte particulier ; autrement dit, il devient actuellement plus intéressant d’avoir une tête bien faite qu’une tête bien pleine, le coût du remplissage étant devenu très abordable.

education.jpgÀ ce titre, on voit d’ailleurs que la France semble avoir choisi de saper durablement les bases de l’acquisition de savoir en instaurant une pédagogie à la fois mouvante d’une année ou d’une réforme à l’autre, et à la fois standardisée pour tous les élèves en s’obstinant avec un modèle de programmes et d’établissements scolaires figés dans le marbre républicain qui sent bon le siècle précédent.

Sur le long terme, le principe MOOC constitue donc une excellente opportunité pour les élèves de s’affranchir du carcan éducatif actuel, et incitera à développer d’autres formes d’écoles, où l’interaction et l’apprentissage entre les individus sera rapidement plus importante que l’interaction avec l’enseignant, ce dernier jouant plus le rôle de chef d’orchestre ou d’organisateur que de source unique de savoir, ou, comme l’explique fort bien un article récent sur l’école inversée, l’enseignant sera « transformé en artiste de l’éducation ». Mieux encore, le MOOC, par sa nature, offre la possibilité aux individus de réellement décider de l’apprentissage qu’ils comptent effectuer. Le MOOC permet intrinsèquement de « tester » une matière, un enseignement, bien mieux et bien plus facilement que tout type d’enseignement traditionnel. Se tromper de filière n’est plus rédhibitoire et bien moins coûteux.

Le MOOC, c’est l’instruction sans l’État, car il réintroduit ainsi une dose massive de liberté dans l’enseignement et les choix de l’élève, et lui montre, par la pratique, qu’il devient acteur de son apprentissage, au sein d’une communauté de pairs, chose qui a toujours été extrêmement délicate (voire impossible pratiquement) à réaliser traditionnellement.

Inévitablement, cette liberté aura un impact puissant : petit à petit, en l’espace d’une ou deux générations, les enfants puis les adolescents (qui deviendront des adultes) et qui auront étudié grâce aux MOOC auront été confrontés très tôt à la liberté, à la possibilité de faire des choix, et à compter d’abord sur leur motivation interne, à ne pas dépendre d’un État tout puissant ou d’une batterie de professeurs pour les orienter.

Cette fin de la standardisation, introduite par les MOOC, signifie aussi, au bout de quelques générations, la fin de la standardisation des cursus (et pour certains pays comme la France, une franche remise en question de sa diplomosclérose). On comprend aussi que ceci peut entraîner la disparition de la reproduction sociale navrante qu’on observe dans les sociétés les plus sclérosées, tout comme la vision hiérarchisée et figée qui l’accompagne.

Du point de vue des élites et de l’État au sens large, ceci constitue une menace puissante : un peuple libre, c’est avant tout un peuple libre dans sa tête, dont les individus connaissent leur force d’autant mieux qu’ils n’ont pas besoin de l’État pour vivre et ont pu s’en rendre compte très tôt.

Cette révolution-là sera visible de tous, lorsque les MOOC seront devenus omniprésents. À ce moment, vous pouvez être sûr que l’État et ses thuriféraires feront tout pour les combattre. Ce sera en pure perte : ils ont déjà perdu.

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Commentaires280

  1. NOURATIN

    Il semblerait en effet que l’Ecole de la République ait du souci à se faire.
    Hélas, ce genre de progrès n’est pas du goût de nos braves Gauchiards qui nous feront encore perdre un temps précieux dans ce domaine là comme dans la plupart des autres. Et grâce à eux nous prendrons encore un peu plus de retard.

    1. Weizu

      Oh, tu sais.. quand un mec sans diplôme détrônera un politique de droite (ou de gauche) ou même un grand cadre parce qu’il sera plus compétent… certains patrons et cadres seront du même avis que ces syndicalistes…

      En tout cas, très bon article!!

  2. Le gnôme

     »
    l »e MOOC, c’est le tutorat et un percepteur à portée de tous. »

    Ne serait-ce pas plutôt le précepteur, on va laisser le percepteur derrière son bureau.

  3. drazig

    Personnellement, je préfère la professeure en jupe (très) courte et jarretelles (comme sur la photo). Pourvu que le tableau soit bien haut…

  4. petit-chat

    « À ce moment, vous pouvez être sûr que l’État et ses thuriféraires feront tout pour les combattre. Ce sera en pure perte : ils ont déjà perdu. »

    Puissiez-vous avoir raison. Pour défendre le modèle antédiluvien et la cohorte de fonctionnaires, « ils » peuvent facilement obliger les élèves à aller en classes assidument et suivre le cours stéréotypé dispensé par le fossile de service, seul moyen d’obtenir le diplôme (pour s’échapper du pays !).

    1. raimvrd

      un gros problème des moocs en France est l’école obligatoire jusqu’à 16 ans. A cet âge là beaucoup est déjà gâché.

      1. petit-chat

        Il convient de mettre nos gosses à l’école le plus tard possible, et que lorsqu’ils y vont, ils sachent déjà lire, écrire et compter (5 ans).

        1. petit-chat

          Merci, en effet la nuance est d’importance !
          Quelle idée aussi d’appeler « Instruction obligatoire », ce qu’elle est, en « Edulcoration Sociale ».

  5. Alzheimer

    Les MOOC & cie, c’est surtout une gigantesque révolution du savoir à l’échelle planétaire. 4 milliards de jeunes du monde entier ont accès d’un clic à toute la connaissance humaine.
    Pour la première fois dans l’Humanité « Vieillesse ne suit plus, mais jeunesse sait… et peut. »

    Mathématiquement, ce sont des milliers d’équivalents prix Nobel par an qui vont débarquer d’ici seulement vingt ans, au lieu de quelques dizaines. Qui sait ce qu’ils vont nous inventer, selon leur contexte culturel non occidental : le tapis volant, les poupées vaudous ?

    Il y a une course de vitesse entre cette explosion du savoir et les graves crises face à nous (ressources naturelles, géopolitiques, finances…)

    Accrochez-vous, ça va secouer !

    1. val

      +1 ça va secouer mais c’est un bien , on (l’humanité) a tout à gagner à la diffusion des savoirs , on continue l’accélération des innovations , c’est une excellente nouvelle !! Bon j ‘ai bien peur que notre bon pays reste sur le quai à regarder passer les trains … ah non j’oubliais , notre bon Montebourde va avoir une idée geniaaaaale

      1. toufou

        Je suis peut etre peu candide, mais j’ai tendance à penser que le monde du futur va etre different de celui qu’on connait car de plus en plus, survivre devient aisé, grace au savoir.
        J’ai faim ? Je regarde internet et je deviens jardinier. Je veux me déplacer ? Je regarde internet et je sais comment fabriquer une voile, un bateau, ou meme simplement acheter (louer ?) un vehicule de fortune à côté de chez moi. J’ai froid ? J’utilise une imprimante et ma maison est construite. Et si je veux la jouer traditionnel, que j’ai deux sous d’intelligence et de patience, je peux etre successivement maçon, electricien, plombier … grace à internet qui m’explique tout de A à Z. Etc ..
        En gros, on pourra tous s’autosuffire assez facilement.

        Ca va sacrément réduire l’interet d’aller au boulot le matin…
        Beaucou seront surement tenté de tout faire par eux-memes plutot que de travailller et gagner de l’argent dépensé pour quelqu’un fasse à leur place.
        A l’avenir le travail sera probablement une lubbie, une passion, plus qu’une necessité. Probablement aussi, grace aux technos toujours plus aidantes et simples, qu’on aura pas grand chose à faire et que c’est l’individu qui se cherchera des activités alors meme qu’on ne lui en « imposera » plus pour pouvoir survivre (ce qui n’est déjà plus vraiment le cas dans les pays occidentaux).

        Je me demande aussi si les notions de compétitions economiques auront encore un sens car avec des compétences « gratuitement » acquises, on pourra facilement se transformer en compétiteur dès qu’un tiers fabriquant/servant imposera des conditions inacceptables. Certes on ne se transforme pas du jour au lendemain en industriel, ingénieur ou manager, mais la Corée ou la Chine donne une idée assez précise de ce qu’en partant de rien on peut devenir rapidement un pays détenteur de savoir faire.

        Bref, le savoir « gratuit » va tout changer !

        1. Djefbernier

          Euh, si c’est gratuit tu n’es pas le client mais le produit. Je serais assez tenté de t’inclure dans ma pensée minoritaire, une belle opinion qui oublie un peu vite que pour avoir un ordi , un abonnement internet et de quoi piocher dans le frigo le flouze doit venir de quelque part via quelqu’un. Le plus souvent faut aller pointer au boulot pour en avoir.

        2. Greg

          Assez utopique tout cela. Pendant que vous apprenez a jardiner sur le net, faut manger et produire l’énergie pour le net, si vous voulez dépendre de personne.
          Et après faut voir la différence entre la théorie acquise facilement sur le net et la pratique, ou il faut aussi des outils physiques et de l’énergie manuelle.
          Vous savez bucheronner grâce au net ? Cool, vous pourrez vous chauffer en hiver. Mais le bois va falloir le ramener…

          Et là quand il s’agit de quitter sa chaise, bien confortable devant le savoir gratuit du net, pour aller dans le monde réel, il faut avoir envie de travailler, et là parmi les jeunes il y a moins de génies…

          Suis pas optimiste sur la nature humaine moi ce soir, désolé.

    2. gameover

      Oui les MOOC vont entraîner une recherche collaborative, un peu comme le traitement distribué sur des milliers d’ordinateurs travaillant en parallèle, surtout pour les innovations mettant en oeuvre de la multi-compétence.

      1. tabbehim

        cette partie de la recherche collaborative a déjà commencé malgré les réticences des « planqués » du système.
        Les thèses multi domaine deviennent assez bien accepté lors des soutenance, et commence même à prendre un ascendant sur les mono thèmes.
        Mais ça concerne si peu de thèse encore, les directeurs de thèses étant souvent des monoCNU, refuse ou ignore ce genre de sujet souvent couplé à des projets industriels.

  6. Othello

    En même temps les MOOC présentent souvent des contenus d’un assez haut niveau, nécessitant une culture de base sur le sujet enseigné et la structure mentale requise pour un apprentissage moins encadré. Or le problème est que cette culture de base n’est plus dispensée par l’EdNat, et je parle même pas des structures mentales, qui provenaient autrefois de l’étude de la grammaire, de la conjugaison, de l’orthographe, de l’étymologie, du bête calcul mental etc.
    Tout cela est mort et enterré. J’ai un neveu qui prépare Sciences-Po (je sais je sais) et qui ne savait même pas qui est Talleyrand!!!
    Mises à part quelques oasis, comme ce blog, les commentaires des Internautes exposent au grand jour la bouillie mentale amorphe qui tient désormais lieu d’opinions (on n’ose parler de pensée) à l’immense majorité de nos concitoyens. Aucune hiérarchie des idées, des valeurs et des individus, aucune construction logique des raisonnements. Et c’est de pire en pire.
    Ce pays est définitivement foutu

    1. Nyamba

      Je penche, par réflexe, pour votre avis ; mais je m’en méfie tout autant, car il s’agit avant tout d’un énorme préjugé, et vieux comme le monde avec ça.
      Il y a quelques années, je recevais en formation des étudiants de M2 (les litres de la Nation ?) ; je me souviens avoir été effarée de leur niveau – ou plutôt de leur absence totale de niveau. Bien-pensance en boîte réchauffée en lieu et place de réflexion ou de simple logique, capacité d’attention de poulets de batterie, et même type d’humour d’ailleurs ; quant à la politesse élémentaire, sans même attendre de professionnalisme, c’était apparemment au-dessus de leurs forces.

      Je n’aime pas les jeunes (mais n’y voyez pas de discrimination particulière, hein ; je n’aime pas les gens en général) ; j’en connais quelques uns, pour commencer, et avec quelques efforts de volonté, j’arrive, au mieux, à les prendre comme de bons petits à qui il ne faut pas trop en demander, ils pourraient se faire mal. Je suis, un peu sur les bords, une connasse qui s’assume.

      Bref, ce que je veux dire avec tout ça : il n’y a rien de nouveau à ce type de sentiment. Il me semble que, dans l’histoire de l’Humanité, toutes les générations vieillissantes ont éprouvé une saine aversion pour les nouvelles (« la jeunesse, ma bonne dame, c’est plus c’que c’était ! »). Cela ne veut pas dire que ces dernières aient moins de valeur humaine ou moins d’intelligence que leurs aînées. Si on n’en attend pas le meilleur, on peut, à tout le moins, leur laisser le bénéfice du doute ; on peut encore être agréablement surpris, non ? C’est en tous cas ce que j’essaierai de retenir de ce billet optimiste (une fois n’est pas coutume).

      1. Black Mamba

        « Je n’aime pas les jeunes (mais n’y voyez pas de discrimination particulière, hein ; je n’aime pas les gens en général) ; j’en connais quelques uns, pour commencer, et avec quelques efforts de volonté, j’arrive, au mieux, à les prendre comme de bons petits à qui il ne faut pas trop en demander, ils pourraient se faire mal. Je suis, un peu sur les bords, une connasse qui s’assume. »
        J’ai enfin quelqu’un qui me comprend, je croyais être la seule sauvage sur terre, ce n’est pas pour rien que mon époux m’a mis au secrétariat, je filtre les personnes qui ne nous conviennent pas …
        quand quelqu’un ose me dire que je suis con, je sors mon plus large sourire et je remercie cette personne du compliment , en général, la personne est déconfite et s’en va en grommelant…

      2. Le fait que les générations actuelles arrivent avec des pensées en carton est, cependant, assez franco-français. Le repli franchouille sur lui-même est réellement très avancé, mais ce n’est pas vrai des autres pays. Si l’analyse me paraît être correcte pour la France, elle ne me semble pas bonne pour le reste du monde. Et le reste du monde, ça en fait, … du monde.

        1. Nyamba

          En effet, l’illustration porte uniquement sur cette expérience personnelle en France – plus étroitement encore, sur une promo universitaire avec un profil particulier (biodiversité des écosystèmes, ça vous attire des fluffies comme un poisson pas frais des mouches). Et c’est heureux !

          1. gameover

            Oui cette opinion sur la jeunesse dépend très certainement des milieux fréquentés. Je mettrais plutôt cette sensation d’avoir en face de nous des jeunes parfois décérébrés sur le fait que c’est la soupape qui s’ouvre de temps en temps pour laisser la pression s’échapper. Il faudrait peut-être prendre en compte que la liberté en a pris un sacré coup sur 2 générations au niveau du contrôle du comportement et que se lâcher de temps en temps ça peut faire du bien.

            Ainsi rappelez vous que l’on pouvait rouler sans problème à 240 même en présence de la polizia qui n’avait pas les moyens de communication actuels, que l’on ne se rappelait même plus comment on avait regagné son domicile après des soirées arrosées, qu’on pouvait battifoler sans avoir besoin d’avoir un certificat médical, qu’on pouvait ne pas payer ses impôts et ne pas être repéré par le système, que les mouvements d’argent n’étaient pas fliqués etc etc etc

            Mais même avec tout cela je suis assez optimiste car c’est justement la permissivité qui a permis la mise en place d’un tel système. Tout système engendre un système qui s’oppose aux causes qui lui ont donné naissance (cf les courants de Foucault).

            Ainsi :
            Le contrôle des circuits financiers engendre le système des monnaies parallèles style Bitcoin.
            La rigidté de l’éducation engendre les MOOC.
            L’information contrôlée engendre l’information décentralisée.

            Et tout cela prouvera en final que les citoyens sont capables de s’organiser mieux et à moindre coût (cf Waze). Autrement dit, les contre-système se développent d’autant plus vite que le système essaie d’enfermer les libertés.

            « Hâtez-vous de nous mettre des chaînes, ainsi plus vite nous serons libres. »

            Les MOOC en font partie

            1. Nyamba

              « Ainsi rappelez vous que l’on pouvait rouler sans problème à 240 même en présence de la polizia qui n’avait pas les moyens de communication actuels, que l’on ne se rappelait même plus comment on avait regagné son domicile après des soirées arrosées, qu’on pouvait battifoler sans avoir besoin d’avoir un certificat médical, qu’on pouvait ne pas payer ses impôts et ne pas être repéré par le système, que les mouvements d’argent n’étaient pas fliqués »
              Euuuh… en fait, je me souviens juste que la ceinture de sécurité est devenue obligatoire à un moment où je n’avais pas encore le droit de m’asseoir à l’avant. Désolée 😆

            2. hussardbleu

              Nyamba est, assez comme moi, moderne Alceste … mais je me demande si la NZ est vraiment cet endroit écarté où d’être homme d’honneur, on ait la liberté….

            3. gameover

              Nyamba, la ceinture c’est en 1973 donc tu dois être née entre 1963 et 1973 isn’t it ?

              Sinon l’époque dont je parle ce sont pour moi les années 80 à 95… tu étais parmi nous nan ?

            4. hussardbleu

              GO, si tu suivais, au lieu d’extravaguer, tu saurais que Nyamba a 32 ans, soit une femme bien mûre aux yeux d’un Balzac par exemple…

            5. gameover

              HB j’ai vécu un peu en Australie et en NZ.
              L’Australie est assez fliqué quand même. Le fait de circuler en voiture un peu trop dans les mêmes rues à St Kilda comme si l’on était en recherche d’une femme de petite vertu est passible d’une amende même sans s’arrêter.

              Les contrôles d’alcoolémie c’est épique sur les autoroutes où tous les véhicules sont contrôlés et ça ne créé pratiquement pas de bouchons car il y a 1 ou 2 bus de 50 flics.

              La liberté est surtout dans la liberté d’entreprendre, mais gare à toi si tu jures un peu trop dans le milieu professionnel en présence de femmes. WTF est mal venu ainsi que le calendrier Pirelli.

              La NZ c’est effectivement un peu plus cool à tous les niveaux.

            6. tabbehim

              32 ans est le bel âge, gloire à Nyamba !

              pour ce qui est du contenu de trop haut niveau qui serait inaccessible pour des esprits déstructuré, je pense que les parents peuvent aussi y travailler, la propag…..l’éducation nationale n’a pas le privilège de l’élévation de l’esprit critique de ses sujets.
              et des cours de très bas niveau peuvent être imaginé et mis en ligne pour y aider, si les MOOC continuent leurs développement, ils y viendront.
              même en coinçant les élèves sur une chaise dans une école jusqu’à 16 ans, il se pourrait que les profs qui refusent l’ouverture d’esprit se fassent exploser en vol par des élèves plus renseigné qu’eux ^^
              On aura alors des jeunes qui seront indépendant dans leur tête, et qui pourrait traumatiser des gens comme Nyamba ou BM 😀

            7. Nyamba

              31 !
              Mais il est tout à fait possible que la Réunion ait mis un peu plus de temps à se mettre au diapason (comme souvent).

              Je n’aime pas trop ce qualificatif de « bien mûre ». Par extension, ça fait « pratiquement pourrie »…
              Pour ce qui est d’être un homme d’honneur, eh bien, je pars avec un léger handicap, mais je veux bien essayer !

            8. Black Mamba

              Ce fut le cas en Guyane , il a fallu attendre les années 80 à 90 pour que le port de ceinture soit obligatoire à l’arrière chose difficile à mettre en oeuvre car à l’avant c’était pas du tout respecté… alors sur une pirogue …

            9. Black Mamba

              « On aura alors des jeunes qui seront indépendant dans leur tête, et qui pourrait traumatiser des gens comme Nyamba ou BM 😀  »
              OMG … Je ne demande que cela que les enfants soient indépendants … les miens savent survivre sans moi, Ouf.. C’est ma belle-mère qui trouve scandaleux que mes enfants ne soient pas accrochés à mes jupons… je supporte pas les geignards… tu marches ou tu crèves…

            10. vengeusemasquée

              Je vous trouve pessimistes de penser que les français auraient du mal à tirer partie des MOOC parce qu’ils seraient trop incultes ou à l’esprit inachevé (bercés trop près du mur par l’Edulcoration nationale ?). Au contraire, je pense vraiment que ce sera le seul et unique moyen de sortir de ce formatage parce que l’offre actuelle n’est certainement pas significative de l’offre qui apparaîtra progressivement. Il y en aura pour tous les goûts et certainement de quoi attirer même les esprits franchouilles, allons allons !
              De surcroît, que représente la petite population franchouille au regard de tous ceux qui en bénéficieront ? Il faudra bien s’adapter à un moment ou un autre.

            11. tabbehim

              pour rejoindre la vengeusemasquée, il ne faut pas oublié que cette génération qui arrive a une facilité historique dans l’acquisition des connaissances via internet.
              Ils sont né avec cet outil déjà bien développé, ils n’ont plus qu’à le prendre en main et à le faire fructifier !

              je me plait à imaginer BM ou Nyamba dépasser par des petits jeunes complétement indépendant et totalement ouvert à la curiosité, les commentaires seront épique 😀

            12. Black Mamba

              J’ai déjà mon aînée qui me classe dans la catégorie personne âgée 🙁 , mais bon, il m’arrive encore de la surprendre :twistted: ainsi que les deux autres qui la suivent

            13. tabbehim

              BM, vous aurez le droit dans la catégorie personne âgée le jour au vous serez arrière grand mère et en plus incapable de surprendre votre entourage ^^
              sinon, vous êtes condamné à gardé un esprit plus jeune, désolé 😉

            14. Nyamba

              Hum, Tabbehim, pourquoi tenez-vous absolument à ce que nous soyons, Mrs. Black ou moi-même, « traumatisées » par des jeunes ? C’est curieux comme fixation…

            15. tabbehim

              Parce que vous même ne supportez pas l’atavisme de ces jeunes qui écoutent angéliquement les cours de l’Etna…
              Or, si des jeunes s’affranchissent de ça, et prouve leur complète capacité à raisonner, et en plus, à être capable de défendre leurs points de vue point à point avec des arguments solide, alors je suis sur que vous serez agréablement surprise ^^
              ça serez intéressant à voir 😉

          2. Black Mamba

            L’idée d’être grand-mère ne me dérange pas, la seule chose qui pourrait me choquer c’est le manque d’imagination, d’inventivité, le manque d’initiative, le côté amorphe chez un jeune … Devises BM  » Qui ne tente rien, n’a rien … » et « tu marches ou tu crèves « 

            1. Black Mamba

              Les petits amis de fille devaient se soumettre à un rituel d’intronisation, ils enfilaient une armure et devaient encaisser des coups de shinaï …Puis je leur montrais mon sabre et leur disant clairement qu’ils avaient intérêt à être extrêmement respectueux en ma présence et de m’obéir…
              Ils étaient toujours bien reçu après cela à la maison et ils étaient très serviables 😛

            2. tabbehim

              maintenant, on sait pourquoi WP est si obédient envers vous 🙂
              vous lui avez religieusement inculqué les valeurs de la servitude à votre égard 😀

            3. Black Mamba

              Il faut dire que mon époux n’avait pas envie de voir des parasites s’installer sous notre toit… donc j’ai fait au mieux de gérer les nouveaux venus… C’est super d’avoir de la main d’oeuvre pour le jardinage ou le ménage :mrgreen:

            4. tabbehim

              BM : apprenez moi à géré les nouveaux venus comme vous s’il vous plait *.*
              des escl….volontaires pour faire le ménage et le jardin, ça n’a pas de prix !

            5. Black Mamba

              @tabbehim
              Méfiez-vous, contrairement à votre demande… il y a de forte chance que ce soit vous qui risquez de devenir un de mes volontaires pour le jardinage ou le ménage 😈

            6. tabbehim

              arf, il y’a un risque que ça se retourne contre moi…
              mais bon, qui ne tente rien n’a rien, et à cœur vaillant, rien d’impossible !
              j’ai survécu à pire 🙂
              tant que j’apprend la méthode, je suis gagnant ^^

          3. Black Mamba

            « l’atavisme de ces jeunes qui écoutent angéliquement les cours de l’Etna »…
            Ce n’est pas le cas de mes enfants … pour mon aînée , elle a failli être renvoyé du lycée car elle avait balancé une table sur son professeur de mathématique qui était incapable d’expliquer correctement un théorème, elle a lui a dit ouvertement qu’il était nul à chi*r comme enseignant… j’ai dû prendre les choses en mains moi-même revoir tous ces cours avec elle … l’année suivante un autre professeur de math était émerveillé de son niveau …

            1. tabbehim

              vous avez donc palier au déficit d’instruction d’un prof 🙂
              et oui, il faut palier de plus en plus à ce problème car les profs sont….de plus en plus formaté par leur cursus incapable de faire des liens entre ce qu’ils enseignent et le reste. Un théorème nécessite pour être maitrisé à l’enseignement un minimum de connaissance sur les applications qu’on peut en faire.

        2. Othello

          Parfaitement d’accord avec vous cher hôte, c’est franco-français, hélas pour notre ex-culture. Voyageant beaucoup le contraste est saisissant avec les autres pays (même si dans les autres pays les jeunes que je rencontre sont de plus haut niveau socio-culturel que ceux que je peux rencontrer par chez nous.
          Triste constat en tout cas 🙁

        3. aleister muramasa

          Nombre d’autres pays ne regardent pas le Savoir avec horreur comme les français et y voient encore une source de progrès (comparaison entre les stagiaires français et étrangers qui passent dans l’entreprise où je travaille; le jour et la nuit!).

      3. royaumont

        Bien venue au club des misanthropes assumés !
        Les jeunes ont une circonstance atténuante : il sont victimes de ce que les générations précédentes ont fait d’eux et de l’héritage qu’on leur transmet.
        Mettez-vous à la place de quelqu’un de 20 ans : l’argent qu’il gagnera à déjà été dépensé depuis belle lurette pour assurer le confort de leur parents et grands parents. Il faudra qu’ils assument une société en miette sur tous les plans : moral, intellectuel, sociétal, national, économique et j’en passe… En plus, on multiplie les obstacles afin que surtout rien ne puisse changer.
        Comment voulez-vous qu’ils nous respectent, dans ces conditions ?

        1. tabbehim

          « quand je vois une vieille, je lui pique son sac »

          (c’est réparation ^^)
          j’ai personnellement beaucoup de condescendance envers les plus âgés qui se permettent de me faire la leçon ^^
          mais je respecte ceux qui savent se remettre encore en question et qui ne tapent à tout va sur la génération Y.
          De toute façon, le pays est en ruine économique, c’est un fait, alors plutôt que de pleurnicher, autant se reprendre en main non?

          1. royaumont

            Excellente attitude ! Mais comme je le disais, la génération 68, pour ne pas la nommer, ne s’est pas contentée de tout détruire : elle s’évertue avec une belle constance à entraver toute tentative de restauration.
            Le pire, c’est que ma génération, née dans les années 70, semble résignée.
            constatant les manquements de ma génération (donc les miens, hélas !) je n’ai pas tendance à accabler les plus jeunes, même quand ils me tapent furieusement sur le système…

            1. vengeusemasquée

              Je suis assez d’accord, je dois bien l’avouer. Ce que je ne supporte pas, c’est de voir toutes ces générations qui n’ont jamais eu à se soucier de chômage, de logements inabordables, de marasme économique, d’impôts confiscatoires, de retraite… venir nous donner des leçons, nous jeunes des années 80 ou 90 qui n’avons connu QUE la crise, que les difficultés, qui sommes entrés dans la vie active par le chômage, avons bouffé plus de la moitié de nos premiers salaires en logement et je ne sais combien pour se payer le permis de conduire etc. etc.
              Ils sont marrants quand ils disent que « la crise aura bien une fin à un moment ». Ah bon ? Moi je n’ai jamais rien connu d’autre en fRance.
              Alors que je vois des lueurs d’espoir apparaître, je me dis parfois qu’on n’est peut-être pas totalement foutus et ça fait un peu de bien.

            2. tabbehim

              d’où l’intérêt, vengeuse, de se reprendre en main, de dire que nous allons reprendre les choses en mains à notre manière déjà à petite échelle.
              Je n’ai pas envie de pleurnicher sur ce qu’on aurait pu avoir (je suis de 85, donc de la même génération que vous) mais j’ai envi d’agir, et tant pis si c’est à tort et à travers.

              Un peu d’optimiste pendant qu’on avale un mug de café noir a du bon 😉

            3. tabbehim

              @GO
              ceux qui ont été assez stupide pour faire n’importe quoi en mai 68 et qui ont en plus voté pour les clochards qui défilaient à l’époque 🙂

            4. vengeusemasquée

              Ce sont simplement, ceux qui ne se rendent pas compte des erreurs qui ont été commises qui continuent d’être commises, ceux qui vivent de notre travail et n’ont pas la décence de s’en rendre compte, bien au contraire.
              D’accord avec toi Tabbehim. Si nous sommes là à nous réjouir de ce que représentent les progrès des MOOC, c’est bien que nous sommes prêts à nous prendre en main, voire que nous le faisons déjà comme nous pouvons.

            5. gameover

              Si on prend ceux qui avaient 20 ans en 1968 il en reste exactement 11,848,343 (voir pyramide des ages 2014 INSEE) doit moins de 20% de la population actuelle.

              Mettre le problème actuel sur cette génération (dont je ne fais pas partie, ouf !) ça me rappelle les politiques qui mettent leur problème actuel sur le dos de la précédente mandature.

              Ce qui a été fait peut être défait. Nous sommes plus nombreux… ou alors le problème ne vient pas de là.

            6. tabbehim

              moins de 20% de la population actuel, mais ils représentent quel pourcentage des votants?
              sachant que ceux qui ont suivit on peu réagit et se sont majoritairement rallié à la cause du « progrès », ventant les grande avancé de mai 68 (interdit d’interdire…) ils sont toujours majoritaire dans les consciences.

              Défaire ce qui a été fait et qui est encore entretenu dans l’Etna va être long. mais ça pétera un jour à ce niveau là.

              Par ailleurs, comme je l’écris avec vengeusemasquée, on a un état de fait. les choses ne sont pas aussi bonnes qu’on le souhaiterait. alors, relevons les manches et améliorons les.

            7. vengeusemasquée

              Les décisions qui ont été prises par cette génération, par les politiciens de cette génération, qui ont fait que cette génération a vécu des jours heureux et continue à le faire font largement que nous sommes dans la merde. Les effets ont largement dépassé ceux de la génération concernée par le manque total de discernement et le clientélisme de ceux qui ont pris les décisions.
              Certes nous sommes sans aucun doute plus nombreux à pâtir qu’à bénéficier des conséquences de ces décisions à l’heure actuelle. Néanmoins, nous sommes relativement peu nombreux à établir un lien direct et à vouloir défaire ce qui a été fait. De surcroît, nous sommes peu nombreux en position de faire réellement quelque chose au niveau national pour défaire tout cela. Ce n’est malheureusement pas une question de nombres.

            8. Jeanpierre

              @Gameover : la génération 68 ne fait peut être que 20% de la population mais ce sont ceux qui sont aux manettes du pouvoir. Non? Les premiers commencent à s’en aller. Mais ils tiennent encore les rennes. Quand on voit un DSK ou un Cohn-Bendit encore aux affaires… Fabius? c’est aussi un soixantehuitard, BHL probablement aussi. J’ai pas particulièrement étudié leur biographie nauséabonde mais leur profil colle assez bien avec ces étudiants qui voulait interdire l’interdiction juste avant une reconversion acrobatique dans l’interdiction légale et la spoliation d’état.

            9. gameover

              @ Tabbehim… elle est pas mal celle-là :
              « moins de 20% de la population actuel, mais ils représentent quel pourcentage des votants? »

              Je te rappelle qu’ils sont venus aux manettes par le vote. Ca risque de ressembler à la poule et l’oeuf ce débat. Perso Je pense que le vote peut défaire ce que le vote a fait si c’était vraiment la volonté de la majorité.

              @VM : pas d’accord sur le lien. Nous sommes nombreux à le faire d’où l’expression UMPS.
              Pas d’accord non plus sur le nombe de ceux qui peuvent agir. Vouloir c’est pouvoir. Quand je vois 1 miyon de like sur une initiative contre un abruti qui balance un chaton contre un mur je me dis qu’il manque juste une proposition active, active s’opposant ici à « laissons faire, ça pètera bien un jour ». J’ai une petite idée là-dessus. Active permettant aussi de diriger le mouvement car sinon on ne sait pas comment ça peut finir.

            10. tabbehim

              Je pense que le vote peut défaire ce que le vote a fait si c’était vraiment la volonté de la majorité.

              Oh?
              la réversibilité politique, ça existe?
              première nouvelle.
              Je maintient ce que je dis, ils ont pris l’espace médiatique et on consciencieusement mis en coupe réglé la politique à leur botte.
              Par ailleurs, les décisions qui ont été prise dans le passé ont marqué des générations de manières indélébile. les conséquences de leur promesse à la con sont encore aujourd’hui à nos frais.

              Venir aux manettes par le vote et noyauter le système via le 4ème pouvoir n’est pas réellement quelque chose de si facile à défaire.

            11. hussardbleu

              J’apprécierais sincèrement que même les esprits faibles et bornés – mais y en a-t- il ici? – sachent introduire une nuance entre « soixante huitards » et « baby boomers ».

              Né juste après le milieu du siècle précédent, je suis incontestablement des seconds : mais en 68 et après, j’étais de l’autre côté de la barricade ( à 1 contre 8 ou 10 en général) relativement à ces gauchistes devenus néo-cons… et je ne me sens, en aucun cas, responsable de leurs ruineux errements.

            12. gameover

              HB sois assuré que le jour où tu retourneras à la poussière on se cotisera (surtout Harry) pour une jolie couronne sur laquelle sera écrit comme une épitaphe :

              « à HB qui n’avait pas 18 ans en 1968 »

  7. lateo

    Je reste un peu dubitatif devant les MOOC.
    Par contre je n’ai plus beaucoup de doutes concernant l’EdNat, et ayant moi-même été, pour différentes raisons, un élément parfaitement inadapté au système, je suis bien placé pour en connaître les limites.
    Donc bon… au pire les MOOC devraient offrir une forme d’alternative pour certains, et une facilité pour s’offrir une seconde chance pour d’autres ; ça se prend.

      1. lateo

        Non pas « le pire », mais « au pire » qui s’oppose à « au mieux ».
        Je ne vois pas ce qu’il y a de difficile à comprendre, mais bon. 🙄

  8. Villon89

    Il y a quelques temps, poussé par un élan citoyen , je décidais en tant que Consultant Formateur d’aller proposer mon concours à l’Académie de Créteil pour enseigner aux masses les rudiments de la vie en entreprise.
    Reçu par un enseignante qui buvait sa tisane dans son mug CGT (véridique !), elle se présentait comme une avant-gardiste à l’écoute de son environnement. 30 minutes plus tard, je comprenais qu’il fallait préparer les élèves à surtout ne pas céder aux sirènes du capitalisme et à défendre leur différence dans un monde essentiellement tourné vers le profit et l’esclavagisme. Je ne fus jamais rappelé…Alors les MOOC, là, on rentre dans la 4ème dimension !

    1. Kekoresin

      T’as tout dis l’ami.
      L’édulcoration nationale est un repère de gentil gaucho en charge du gavage de cerveau. Le drame, c’est quand la réalité frappe les étudiants au sortir du système scolaire, quel qu’il soit. Ils s’aperçoivent assez rapidement qu’on leur a bourrer le mou pendant des années, enfin pour ceux qui n’entre pas dans la fonction publique régalienne oeuf corse!
      Je suis d’accord que nous sommes à des années lumières des MOOC, plus pour des raisons idéologiques que pratiques. La faculté d’adaptation de notre pays est proche du zéro absolu. Tout est défense de tout! Défendre ses acquis sociaux même s’ils ne correspondent plus à la réalité, défendre l’environnement au point de paralyser l’idée même d’un changement possible, défendre les valeurs et se défendre d’en créer d’autres, défendre les institutions même si certaines ne servent plus à rien ni personnes (sauf aux personnes qu’elles servent ?!?)

        1. tabbehim

          nope, ça, c’est une obligation :
          dénonce ton prochain
          dénonce l’inconnu
          dénonce ta famille
          dénonce l’innocent (il a forcément fait quelque chose qui n’est pas raccord à la loi)
          dénonce les autres,
          et enfin, dénonce toi !

  9. LeRus

    Peut être qu’effectivement, sur une ou deux générations les choses vont se mettre en place comme vous le dite, mais il existe une autre variante et celle-ci se met puissamment en place ces derniers temps: les certifications.

    Toutes les écoles/universités sont en train de converger vers des programmes uniformes, enseignés par des professeurs bien calibrés. La faute aux AACSB, EQUIS ou AMBA qu ont développés un véritable business des certifications.

    La conséquences est que les programmes sont tous plus ou moins les même et que les profils de profs (PhD de rigueur, même si c’est pour enseigner C# ou de l’Espagnol) sont de plus en plus similaires.

    Les MOOC vont créer un joli bordel mais je pense que cela s’adressera avant tout à la petite minorité d’étudiants qui sont ouverts au monde. L’immense majorité reste -pour l’instant- obsédé à l’idée d’avoir un diplôme certifié.

    La bataille risque bien de se situer à ce niveau là: Option 1, vous allez dans une institution normée/certifiée; option 2, vous apprenez avec les MOOC et vous êtes un déviant.

    1. Black Mamba

      « La bataille risque bien de se situer  »
      Au niveau des entreprises , seul compte la réalité du marché , si l’option 2 satisfait largement les employeurs car tout simplement les diplômés seront conformes aux attentes des entreprises et bien l’option 1 va disparaître ou deviendra une option bâtarde…

      1. LeRus

        Oui… mais non. Si je suis d’accord avec votre logique, la éalité est pour l’instant tout autre. Par exemple, en France, les DRH se fichent complètement de savoir si votre école est avec ou sans prépa, certifiée ou non, et pourtant, les étudiants n’ont d’yeux que pour ça.

        1. aleister muramasa

          @LeRus: J’ai plutôt le sentiment que les MOOC seront plus suivis par des gens déjà dans un parcours professionnel que par des étudiants, exactement pour les raisons que vous avez décrit plus haut.

    2. LaM

      Option 2, vous apprenez les MOOC, vous avez des connaissances solides que vous ne pourrez jamais exposer a un employeur car ca le fait moyen sur un CV, ou meme faire valoir dans une autre universite parce que rien ne vaut le bon vieux diplome.

      Le probleme des MOOCs c est l absence de preuve tangible du niveau de connaissances de l etudiant.

    3. « cela s’adressera avant tout à la petite minorité d’étudiants qui sont ouverts au monde »
      Ce n’est déjà plus une toute petite minorité. Il faut sortir de France pour voir que c’est une minorité grandissante, et qui grandit vite.

      Du reste, les MOOC débouchent sur des certifications pour ceux qui veulent les passer.

    4. yp

      Il y a aussi le phénomène de la certif tout court (particulièrement en informatique, gestion de projet ou qualité : ITIL, CISA, PMI et j’en passe…)

      Certaines de ces certifs mettent d’ailleurs en place des annuaires de personnel certifiées et j’ai le sentiment que de plus en plus d’entreprises recherchent ces certifications individuelles.

      L’option 3 pourrait donc rafler la mise est MOOC pour apprendre + certif « professionnelle » pour valider.

  10. olivier r

    J’espère que cette revolution va aller vite! Avec des enfants de 8 et 3 ans, vivant loin de centres universitaires, si ça pouvait nous éviter le tryptique « frais d’inscriptions / chambre d’étudiant/ transport », voilà qui pourrait rendre abordables les études supérieures à des dizaines de milliers de familles des zones rurales de ce pays comme nous… (MOOC + sessions d’examens dans un centre universitaire 2/3 fois/an d’ici 15 ans je rêve?)

      1. lateo

        Les candidats libres sont mal vus par les institutionnels, mais sont souvent jugés « intéressants » IRL.
        Étrangement, le fait d’être un déviant m’a permis de rencontrer pas mal de monde, et pour cause : étendue des domaines d’expérience, de connaissances et compétences pratiques.

        Ceci étant dit, il ne faut pas se leurrer, ce type de profil n’est ni blanc ni noir ; dans mon petit cas personnel, je suis conscient d’avoir des lacunes théoriques par rapport à un profil standard. Lacunes qu’il est difficile (investissement personnel, principalement en temps) voire impossible (concepts auxquels mon esprit est réfractaire) à combler sans prof en face de soi.

    1. Hibou

      Vous ne rêvez pas : les universités ancienne façon font déjà des formations à distance. Vous pouvez avoir une Licence d’à peu près n’importe quoi en ne venant à l’université que pour les examens. Nul doute que tout cela va se développer et se perfectionner.

  11. Karamba!

    Reste à savoir si Peillon compte mettre en place un MOOC socialiste pour s’assurer que la jeunesse française n’échappe pas à son entreprise de déconstruction de l’éducation parentale. Il faudra qu’il en parle à Pellerin. Ils vont bien trouver un fablab de potes pour leur en improviser un avec l’argent du contribuable…

      1. royaumont

        Avec la Fleur et ses copains à la manoeuvre, on n’est pas près de le démonter, leur MOOC : il faudra d’abord que son site fonctionne pour voir ce qu’il contient !
        Vue les compétences de Pellerin, qui n’est pas un faucon, il va falloir attendre un bon moment.

        1. tabbehim

          zut….
          on aurait eu de quoi rire….
          mais je m’attend à voir ce genre de chose se faire.
          après tout, ils avaient bien fait une chanson pour dire que l’impôt, c’est bien, après le succès des rap tout vampire 😀

          1. gameover

            Exemple de MOOC socialiste :

            Soit un groupe de 1000 personnes dont les revenus 2014 avant impôts et redistribution sont représentatifs de la société française (se référer à l’étude du grand économiste Thomas Piketty).

            Le revenu du 1er est de 10,000KE
            Le revenu du 2ème est de 1,500KE
            Le revenu du 3ème au 10ème est de 75KE
            Le revenu du 11ème au 50ème est de 50KE
            Le revenu du 51ème au 500ème est de 23KE
            Le revenu du 501ème au 900ème est de 9KE
            Le revenu du 901ème au 1000ème est de 4KE

            1) Que remarques-tu entre les revenus des 50 premiers et les 950 suivants. Quelle est ta conclusion ?

            L’élève : les 50 premiers gagnent 14,100KE et c’est plus que les 950 suivants. Conclusion : Je vais travailler bien pour être dans les 50ers.
            >>>> Le prof : mauvaise réponse. Les 50ers exploitent leurs frères qui n’ont pas eu de chances et c’est très mal. 0 points.

            2) Combien de personnes peuvent acheter une télé à écran plat d’une valeur de 1,150E sans que cela impacte leur revenu disponible de plus de 5%.
            L’élève : la limite de revenu pour pouvoir acheter une télé est à 1,150E/5% = 23,000 E soit 500 personnes. Les autres devront l’acheter d’occasion.
            >> Le prof : non, 998 personnes. 0 points.
            >> Démonstration : Les 2 premiers achètent la télé des 500 les plus pauvres soit 575KE car ça représente 5% de leur revenu |(10,000KE + 1,150KE) *5%=575KE] donc ils peuvent se le permettre, les 498 autres se l’achètent eux-mêmes.

            L’élève (le cours est interactif) : oui mais les 2 premiers n’ont pas de télé alors qu’ils gagnent plus.

            Le prof : les 2 premiers n’ont pas gagné leur argent, ils l’ont volé aux autres.

            L’élève : Mais si la demande de télé est plus élevée, les prix des télés vont augmenter et les 450 personnes qui sont à la limite ne pourront plus l’acheter.

            Le prof : Ta gueule c’est magique… Cette partie du cours concernant le contrôle des prix sera vue plus tard.

        1. royaumont

          Ce ne sera pas le plus drôle, sauf en cas de boycott des mathématiciens ayant une origine incorrecte, comme les russes actuellement. On ferait alors de maths sans Sobolev ni Tchebitchev. Ca ne fera rire que les initiés.

          1. tabbehim

            la physique sans les russes aussi sera une vaste blague, mais je commence à essayer d’imaginer les pirouettes gouvernementales pour essayer ce genre de défie de la stupidité ^^
            Mais j’avoue que faire de la trigo sans Tchebychev sera très drôle. Sergent Montebourde, vous avez une mission !

  12. lyx

    Les MOOC font l’objet de nombreux débats aux Usa. Certains disent : arrêtons de construire des nouveaux bâtiments coûteux dans les Universités…bientôt nous n’en aurons plus besoin !
    Contrairement à l’idéologie pédagolitaire française, avec les MOOC l’enseignant est remis au centre – ce n’est plus l’élève qui fait la mariole avec la réinvention des savoirs. Par ailleurs les MOOC exigent une forte discipline de travail personnel, ce qui ne colle pas vraiment avec l’idéologie dominante en France. D’ailleurs plus de la moitié des élèves abandonnent les cours en cours de route.
    En allant à la pêche sur le site du MIT j’ai découvert qu’ils avaient mis en ligne un cours des années 80 de Harold Abelson un génie de la science informatique réputé pour ses ouvrages. C’est très impressionnant de le voir et de l’écouter faire un cours impeccable à une poignée d’élèves soigneusement sélectionnés. On pourra désormais « mettre en boîte » les cours de grands professeurs.
    L’apport des MOOC est indéniable pour les sciences « dures ». Pour les autres il faudra beaucoup de temps avant qu’elles arrivent à percer en France les épaisses couches idéologiques qui ont recouvert depuis si longtemps l’éducation nationale.
    Les MOOC peuvent avoir un grand intérêt dans des pays où il y a Internet mais pas de structures universitaires accessibles.

    1. « plus de la moitié des élèves abandonnent les cours en cours de route. »
      Oui mais non.
      Certains utilisent un cours MOOC comme une base de connaissance jusqu’au point de leurs interrogations. Celles-ci répondues, ils arrêtent. Exactement comme vous arrêteriez de lire un article Wikipédia au point où vous avez trouvé LE renseignement que vous cherchez.

      1. vengeusemasquée

        Et puis on s’en fout complètement que les gens arrêtent en cours de route. Ce qui est intéressant, c’est ce qu’on en tire vraiment sur le terrain, sur le marché du travail, professionnellement au quotidien.

  13. Mathieu

    Vision fort optimiste !

    Je pratique moi même les Mooc et j’ai quelques certifications à mon actif que je continue de développer.

    On peut prendre beaucoup de paris sur leur devenir.

    Aujourd’hui les mooc sont pratiqués en majorité par des personnes très formées qui souhaitent élargir leurs compétences ou se maintenir au top de l’état de l’art de leurs domaine.
    Les universités en ligne font face au problème du financement de ces cours, qui restent dépendants d’une rentrée d’argent par ailleurs.

    Que manque-t-il aujourd’hui au Mooc ?
    D’abord bien sûr une reconnaissance de la valeur des certifications sur le marché. Je veux bien croire que ça viendra, mais ça prendra quelques années pour les meilleures parcours.

    En revanche je suis preneur de retours sur les moocs pour enfant ( Je pense à la Khan Academy par exemple.)
    Comment la latéralisation fonctionne à ce niveau et quel niveau d’encadrement reste nécessaire ?

    Aujourd’hui la plupart des parents sont au moins aussi bien formés académiquement que les instituteurs. L’instruction étatique est déjà remise en cause grâce à cette évolution sociologique.

    1. royaumont

      Assez d’accord avec vous.
      Malgré l’intérêt certain des MOOC, cela reste pour l’instant réservé à ceux qui sont capable d’être curieux et d’une démarche active de recherche de savoir.
      C’est donc largement inadapté pour le primaire et le secondaire.
      Et c’est aussi inadapté aux légions d’étudiants formatés à la paresse intellectuelle.

      1. tabbehim

        la paresse intellectuelle existe aussi dans les universités au sein des chercheur….ce n’est pas de mon domaine, donc je ne m’y intéresse pas.
        il est de tel CNU, pas d’un autre, donc il se renseigne (et si il fait l’effort de se renseigner) que dans mon domaine

        Avec des pédagogo comme ça, comment construire autre chose que ce que vous décrivez?

        1. royaumont

          D’accord avec vous, les enseignants-chercheurs, en particulier ceux du CNRS (cette vieillerie d’inspiration stalinienne) ne font parfois – souvent- aucun effort pour l’enseignement et pour construire des cours acceptables. C’est d’autant plus surprenant que le seul public pour leur recherches sont… leur étudiants, clients captifs.

          1. Totallystone

            Juste une précision, les chercheurs du CNRS n’enseignent pas ou très peu et les enseignants-chercheurs (maitres de conférences etc…) travaillent pour l’université.
            La confusion vient probablement des groupes de recherche mixtes.

            Certains enseignants font des efforts d’enseignement, mais quand on leur impose de repêcher les élèves qui n’ont pas le niveau, ils ont vite tendance à laisser tomber.

            1. dede

              « les élèves qui n’ont pas le niveau »

              Cela ressemble a un pleonasme : il me semble que l’universite est faite pour accueuillir des etudiants, pas des eleves…

  14. GG

    Je me demande ce que cela va réellement donner en pratique. Après tout, quand je faisais mes études, les MOOC (prononcé mok ? mouk ? hèmohocé ?) n’existaient pas, mais j’avais un accès potentiel (centre de documentation de mon école, copains dans d’autres écoles, Internet d’une façon générale) à un énorme volume de connaissance également.

    L’essentiel c’est de savoir ce que l’on veut apprendre, et se dégager le temps et la motivation pour le faire. Là, la généralisation des MOOC ne changera rien…

  15. Marco33

    J’entame mon deuxième MOOC sur la finance, en anglais. Les MOOC proposés nécéssitent un certain niveau. Mais nous en sommes au début et je suis certain que cela deviendra accessible aux plus jeunes.
    Laissons les post-ex-néo gauchistes de tout poil continuer à s’enfoncer dans leur conservatisme : de toute façon notre pays ira jusqu’au bout de son processus de putréfaction.
    Je planifie à moyen termes une carrière pro hors France.

    1. Black Mamba

      En voilà un qui a tout compris… un peu de folie et une bonne dose d’humour permettent de captiver l’attention des élèves pour ainsi mieux faire passer le message et l’enseignement.

      1. Hi hi, c’est pas comme si ce blog ne faisait pas parfois un peu d’humour pour tenter de convaincre que massacrer des chatons et des bébés communistes, c’est fun !

          1. hussardbleu

            J’ai regardé le lien que tu avais mis sur ce Blog hier, à propos de Meric : bien intéressant, en effet, de par les inserts d’interviouves d’Antifas… des humanistes tout à fait inoffensifs, ces garçons… et bien habillés, en plus… des chinchillas communistes… personnellement, je porte du Fred Perry depuis… en gros 1968…

            1. Kekoresin

              Intéressant n’est ce pas? Pour ma part, les uns sont aussi crétins que les autres mais nos médias présentent toujours le tableau sous le même éclairage et la position des élus est juste intolérable!
              Niveau fringues, je recommande le manteau de chinchilla fasciste, surtout aux hussards galopant vers les vastes steppes russes à la recherche de la gloire sabre au clair!
              Du Fred Perry, té 1 dinosor ou koi?

    2. Kekoresin

      Voilà des exemples à suivre. Mais imaginez un prof faisant cela avec la visite d’un inspecteur d’académie. Il serait aussitôt sanctionné. En France, c’est du sérieux, que du sérieux! Au même titre qu’un banquier doit porter une cravate pour être crédible, un prof doit être chiant comme le programme qu’il doit suivre d’ailleurs.
      L’apprentissage par le jeu est le meilleur car la nature l’utilise pour toutes les espèces mammifères supérieures. Mais en Franchouillie occidentale, jouer n’est pas sérieux. L’enfant battu reproduira les même schémas sur ses propres enfants. Les profs, c’est la même chose: ils en ont bavé alors pas de raisons que les mioches de leurs classes ne subissent pas la même chose!
      La seule modernité qui apporte du dynamisme à l’école, selon le JT de TF1, c’est le tableau connecté. Au secours! Toujours les mêmes rangées de crétins assis à regarder le tableau lumineux au lieu du tableau noir. Si vous avez l’occasion de faire des séminaires (sérieux hein, pas au Brésil avec piscine, cocktail et karaoké après une démo produit d’une heure et demi), vous savez comme c’est épuisant de rester le cul vissé sur une chaise à écouter une démonstration magistrale. Deux jours et on est crevé, lessivé. Imaginez les enfants, plein de vie à qui on impose ce régime toute l’année. Quand j’entends dire certains qu’ils reviendraient bien à l’école. Que dalle, pas pour moi la blague. L’école c’est chiant, pas payé, avec des patrons qui n’ont que le reproche aux lèvres et où le seul moteur utilisé est celui de la frustration.
      Alors oui, les MOOC peuvent être un apport salvateur au système, ne serait-ce que pour rendre l’éducation moins statique. Mais croire que les enfants ont tous les capacités d’abstractions suffisantes pour se passer d’un prof ou d’un tuteur physique, c’est commettre la même erreur que d’essayer d’intéresser des gosses de 10 ans à l’art contemporain! Parce que c’est tellement enrichissant vous comprenez, le fond avant la forme, l’éveil intellectuel et la capacité d’analyse du monde qui nous entoure. D’accord mais pour analyser, il faut d’abord les outils de base sinon, ce n’est que de la soupe à la merde!

      1. Black Mamba

        J’ai eu de très bons profs à la fac qui jouaient beaucoup avec l’humour, d’ailleurs l’amphi théâtre étaient toujours remplis et dès qu’arrivaient les profs barbants à souhait… les bancs se désemplissaient aussitôt …

        1. Kekoresin

          Ton avatar parle pour toi! Je parle plutôt de l’école, pas de l’université.
          Lorsque j’étais à l’université aux Etats Unis, le cours d’un prof pouvait être annulé (et la rémunération qui va avec) en deça d’un seuil critique d’élèves. Je pense que ça serait pas mal pour certains fonctionnaires (au sens péjoratif du terme) de l’enseignement supérieur, qui se contente de débiter du savoir comme la bière éventée à la tirette. Bon, j’imagine déjà les barricades de tables et de chaises devant les portes d’accès aux amphis si une telle mesure n’était ne serait-ce que sussurée dans le dictaphone d’un homme politique!

          1. Jules R.

            Je perçois sur ce blog comme un mépris pour le corps enseignant. Ce qui est intéressant avec les MOOCS, et ce qui n’a pas été vraiment souligné, c’est que les professeurs aussi en seraient grandement enrichis. Et la tendance de certains à « dépérir sur leur chair », qui sont souvent les mêmes à débiter un monologue monotone et soporifique en guise de cours, en serait fortement amoindrie. Pourquoi? Parce que si on pousse la logique des MOOCS suffisamment loin, les rassemblements profs/élèves ne sont plus là que pour l’échange. Tous les éléments statiques et mortifères de l’éducation en sont mécaniquement écartés. Ce qui veut dire, pour le prof aussi, un potentiel de renouvellement et d’excitation intellectuelle largement augmentés. Arrêtons de voir les individus isolés de leurs interactions. Une des forces gigantesques des MOOCS, c’est d’initier une force d’anti-inertie, de générer par sa nature même un mouvement dont le moteur pourrait être résumé en un mot : la curiosité.

            1. « Je perçois sur ce blog comme un mépris pour le corps enseignant. « 
              Non. Pour l’EdNat, très clairement, mais le corps enseignant en général, c’est comme les chasseurs : y’en a des bons, y’en a des mauvais. Il y a un fort biais gauchiste, mais c’est plus par pression sociale que par réel engouement. Et il y a quelques profs qui commentent sur ce blog, je crois.

              « les professeurs aussi en seraient grandement enrichis »
              Clairement oui.

            2. Black Mamba

              Aucun mépris pour le corps enseignant, bien au contraire, j’ai eu de très bon rapport avec mes professeurs mais l’évolution de l’enseignement est devenu n’importe quoi depuis quelques années et le le problème vient de notre politique actuelle qui s’évertue à modifier à chaque changement de gouvernement tout ce qui marchait auparavant pour mettre des systèmes expérimentaux afin d’assouvir leur ego

  16. Kekoresin

    Je suis à fond pour. Il faut cependant que les bases soient bien acquises ainsi qu’un certain goût à l’effort. Je pense que pour le niveau universitaire, cela ne fait aucun doute que les MOOC sont très adaptées. Avant, j’ai un doute. Je suis l’heureux papa de deux filles ado et pré ado. Plutôt sérieuses, travailleuses et curieuses dans l’ensemble. Mais si je les laisse un peu livrées à elles-mêmes, ça tourne vite fait carnaval. Les MOOC peuvent être un super complément à une éducation classique et même la remplacer en partie, mais les enfants ne sont pas programmés pour travailler spontanément (je parle pour les enfants sous nos latitudes bien sûr, car dans certains pays pauvres, ils ont conscience que c’est le seul moyen de s’extraire de la misère.)
    J’ai fait mes études supérieures aux USA et je suis consterné devant la rigidité cadavérique de notre enseignement à la française. Le gros problème aujourd’hui est l’enseignement des bases français et maths fonctionnelles. Sans elles, l’enfant largué depuis la petite école traînera sa misère jusqu’à la délivrance de la déscolarisation. Imaginez-vous assis pendant des heures sans comprendre ce qu’on vous dit! Ca conduit vite fait à l’ennui, la frustration et la violence.
    Les MOOC peuvent donner du dynamisme au système éducatif mais pas le remplacer totalement. Vu par des yeux d’adulte éclairé et instruit, les MOOC sont la panacée mais les enfants sont souvent désarmés devant l’information brute car ils n’ont souvent pas la maturité pour la décoder.
    Ce qu’il faut avant tout, c’est une évolution de mentalité de l’éducation nationale dans son ensemble, des décideurs aux petites mains. Mais le formatage syndicaliste est profond chez ces gens là et nul doute qu’ils s’useront les talons jusqu’au sang à freiner un progrès pourtant vital pour les générations futures.

    1. Les MOOC ont le pouvoir de déclencher une passion, parce que la personne qui apprend n’est plus encombrée par les trucs qui ne lui servent pas sur le moment. En gros, à partir du moment où la personne est à fond dans son trip, que ce soit une matière ou une autre, les autres matières n’ont que peu d’importance et viendront même encombrer l’apprentissage. Or ça, c’est ce qui permet de former une base solide. Le reste vient naturellement, lorsque l’esprit a besoin de se reposer autrement. Or, l’école telle qu’elle est pratiquée actuellement, c’est le forçage de petits bouts à des moments disjoints, sans cohérence d’ensemble parce que non individualisé. Si un élève veut passer 2h en chimie et un autre 2h en français, c’est impossible ; c’est 1h pour l’un, 1h pour l’autre, et 2 mécontents au final.

      Le monde n’a pas besoin de singes savants au savoir encyclopédique à 20 ans. Le monde a besoin de jeunes passionnés, de geeks d’une ou de deux matières. La spécialisation, c’est peut-être pour les insectes, mais c’est aussi ce qu’on a trouvé de mieux pour former des artisans habiles et compétents.

      1. Kekoresin

        Je suis pour la spécialisation à partir d’un certain niveau, qui peut être variable d’un individu à un autre suivant le cursus. A partir du moment où spécialisation il y a, il est effectivement inutile de s’encombrer avec des matières générales qui n’apporteront rien à part la satisfaction de certains intellectuels fats, de distribuer la sainte culture générale à des gens contre leur gré. A quoi ça sert d’enseigner l’histoire de l’art à un futur artisan boucher. S’il le souhaite, il aura toute sa vie d’adulte pour se découvrir des violons d’ingres et s’intéresser au cubisme ou à l’histoire de France. Mais, perclus de préjugés, les hautes instances sont persuadées que cela n’arrivera pas, donc autant faire rentrer de force aux récalcitrants manuels (et forcément déficients intellectuels), quitte à les dégoûter à vie de s’y repencher un jour.
        La RF agit à tous les niveaux de cette façon. Les gens ne savent pas ce qui est bon pour eux, charge aux élus divins d’imposer les règles qui conduisent au bonheur pour tous! Le résultat, on le connaît; on l’a tous les jours devant les yeux et encore, on ne perçoit que la partie émergée de l’iceberg!

        1. gameover

          Sans même parler de spécialisation, le gros fail a été le collège pour tous et pour 2 raisons :

          – à cet âge l’enfant a un libre arbitre et on ne peut le forcer à suivre un enseignement dont il ne veut pas. 25% des élèves seraient beaucoup mieux dans un cycle d’apprentissage. Le système les a tués avec l’excuse de leur faire atteindre la lumière.

          – à cause de la non motivation bien compréhensible de quelques-uns le niveau des classes s’en ressent et en voulant que tous soient gagnants c’est pratiquement tous qui sont perdants. Ceux qui devaient mourir sont morts et ceux qui n’auraient pas dû perdre sont devenus des zombies.

          1. hussardbleu

            En quittant l’Ecole Primaire en 1962, je fus le seul de ma classe de trente ou trente cinq élèves à intégrer le Lycée en classe de 6°.
            Six ou sept autres allèrent au CEG qui amenait au Brevet, les autres se dirigèrent vers l’apprentissage.

            Je n’ai pas le sentiment qu’on ait eu besoin en ce temps là de sociologues et de psychologues, ni que les apprentis aient été moins intelligents que ceux qui sortent actuellement avec un bac, et aucune orthographe…

          2. tabbehim

            le collège unique a fait des dégâts, c’est vrai, mais maintenant que c’est là, on fait quoi?
            https://www.youtube.com/watch?v=qkS4BAOiDQE

            revenir à avant? impossible, et d’ailleurs assez peu souhaitable, les choses ont trop évolué dans les « esprits »
            garder tel quel? non, les dégâts se voient et se ressentent trop.
            de mon point de vue, reproposé l’apprentissages dès le collège serait nettement plus constructif, à condition qu’on élimine les CIO du circuit (on laisse le gosse choisir et pas un obscure ahuris qui ne sait rien)
            comme h16 le dit, les milliers d’ouvrier en France ne sont pas que des vieux. et certains de ces jeunes gens pourraient devenir parmi les meilleurs de leur domaine !

        2. Bien sûr, il faut une bonne base (lecture, écriture, mathématiques de base). Mais pour le reste, la spécialisation doit se faire assez vite, puis on peut à nouveau élargir pour solidifier le corpus acquis. Les passionnés d’un domaine se révèlent souvent tôt, avant 16 ans. Les meilleurs ouvriers de France ne sont pas des vieux 😉

      2. Jeanpierre

        Effectivement, la passion est un stimulant très puissant de l’apprentissage, rien que parce que l’attention se focalise sur le sujet à apprendre de manière soutenue et prolongée. Mais je suis également d’accord avec kekoresin quand il souligne la nécessité d’un apprentissage général avant. Je ne doute pas de la passion en tant que booster de l’apprentissage. Mais pour apprendre, il faut déjà savoir lire ou écrire, par exemple. Et apprendre à lire, c’est ch**nt. Petit parallèle : le solfège, qui est la lecture en musique. Vous avez déjà entendu un groupe de musiciens dire que le solfège, c’est fun? Ca arrive peut être de temps en temps qu’un musicien vous dise aimer le solfège. Mais c’est une exception comparée aux nombres de gens qui le vomissent. En revanche, la passion pour un instrument, ça existe (moi par exemple). J’apprends le piano en autodidacte. Le travail est long mais la passion aide. En revanche, mes lacunes dans des domaines musicaux de base me ralentissent. Exemple, ma lecture des notes hésitante me contraint à apprendre par cœur mes morceaux. C’est plus long et la progression est ralentie. Et pourtant, j’ai fait un an de solfège. Alors imaginez sans cette année. La conséquence est logique : ceux qui n’ont pas fait de solfège se lance beaucoup moins dans l’étude d’un instrument.
        Donc, les MOOC sont effectivement un grand pas dans le domaine de la libéralisation de la connaissance, mais un premier apprentissage type « école élémentaire » est nécessaire pour les utiliser.

        1. Même cet apprentissage élémentaire, indispensable évidemment (je rejoins kékoraisin et vous-même) est appelé à changer. Mais cet apprentissage de base couvre ce que l’enfant doit apprendre jusqu’à 10/12 ans environ. Ensuite, c’est là que les MOOC peuvent prendre le relai.

          1. Othello

            Regardez https://capico.excilys.com/start/. Créé par un ex-collègue, assez génial, qui a été orienté fin 5ème pour faire un CAP (il était un poil dyslexique, de mémoire) et a fini major des Mines de Lille 🙂 Un peu dégoûté par l’EdNat il a créé cette méthode avec laquelle il a appris à lire à son enfrant qui avait 3 ans à l’époque …

          2. Jeanpierre

            On est bien d’accord, l’essentiel de l’instruction générale (lecture, écriture, compter) se fait en classe primaire et début du collège.
            Juste une remarque à propos d’instruction : j’ai fait des études supérieures très spécialisées dans la mesure où elles débouchent directement sur un métier de santé qui se pratique uniquement en libéral (en France du moins). Au bout des cinq ans, j’ai appris un métier, une somme de connaissances que je n’avais pas soupçonné et une méthode de diagnostic. Mais quand il a fallu faire un mémoire 🙁 , je me suis rendu compte que la méthode qui m’a permis de réaliser ce travail était apprise en secondaire. J’ai donc réfléchi à ce que j’ai pu apprendre au lycée : vu la quantité de matières différentes, quasiment rien en terme de connaissance dans chacune d’elle. En revanche, dans chaque domaine, j’ai appris une méthode qui permet de travailler efficacement. Donc on a l’école élémentaire où on apprend la base du français et de l’arithmétique, le collège où on perfectionne ces bases et le lycée où on apprend des méthodes de travail, comme une sorte de boite à outil intellectuelle. Bien sûr, la description est un peu tranchée, grossière. Mais j’aimerai avoir des avis sur cette induction faite à partir de mon expérience personnelle, ie, une filière général scientifique.
            PS : pas la peine de me défoncer si vous êtes pas d’accord. Je veux juste progresser dans une réflexion sur l’instruction.

            1. Ce que vous décrivez est le principe souhaité.
              Maintenant, c’est devenu :
              – primaire : on camoufle l’ignorance et l’analphabétisme
              – collège : on occupe la marmaille
              – lycée : on fait un peu de propagande.

            2. Jeanpierre

              Médecin? pas exactement. On peut pratiquer la médecine en tant que salarié. Non, je pratique une thérapie manuelle (l’étiopathie) : c’est pas très connu parce que la profession a fait peu parler d’elle par rapport à d’autres qui sont beaucoup plus présents médiatiquement. Le principe est d’établir des relations de causes à effets entre les symptômes présentés par le patient et sa structure (anatomie et physiologie), la structure étant abordée de façon systèmique (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A9mique ). Si je n’ai pas satisfait votre curiosité : http://www.etiopathie.com

        2. vengeusemasquée

          Le solfège, c’est chiant parce que les profs sont mauvais. J’ai eu un bon prof de solfège pendant quelques années, bah on ne s’ennuyait vraiment pas. Il n’empêche que je séchais allègrement la moitié des cours mais bon, fallait pas les mettre le samedi aussi. 😆

          1. Othello

            Le solfège et la théorie musicale qui va avec c’est proprement génial. C’est aussi grand et aussi beau que la théorie des groupes en mathématiques. Merci à Bach d’avoir théorisé tout ça. Et Merci à Bach tout court 🙂

            1. Jeanpierre

              « C’est aussi grand et aussi beau que la théorie des groupes en mathématiques. » je comprends maintenant pourquoi j’aime pas le solfège. 🙂
              Plus sérieusement, je t’envie d’apprécier le solfège. Sans rentrer jusqu’à la théorie musicale, rien que savoir lire facilement les notes est un bonus inestimable.

          2. petit-chat

            Des années de solfège !!
            Je l’ai appris en 3 mois, clés de sol, d’ut et de fa sur les mêmes portées. Bon, j’adorais le piano, la passion explique sans doute cela. Et les autres élèves, placés en cours par les parents, ne foutaient rien, il faut presque leur apprendre de force. Pauvre prof.

        3. val

          Tout à faire d’accord , un bon cursus elementaire , mais pas celui de l’ed nat !!!! Tout est à revoir au primaire les degats occasionnés sur nos chers enfants sont parfois insurmontables , c’est à hurler…

          1. tabbehim

            je pense à l’ORL….
            quel joie pour apprendre la lecture.
            On observe une langue, mais on y touche pas, et on en n’apprend pas les règles 🙂

            1. Adolfo Ramirez Jr

              ma soeur et moi avons eu droit à la méthode syllabique. aucun problème.
              mon frère passe avec 3 ans d’écart, et la méthode globale. Il n’est pas plus bête que nous, il a les mêmes profs, et pourtant la moitié de sa classe, y compris lui, a dû aller voir une orthophoniste, car ils étaient subitement devenus dyslexiques.
              évidemment, seul les riches et les parents « à l’écoute » peuvent remédier aux erreurs de l’EdNaz.

            2. val

              @Adolfo , eh oui, la méthode globale -soit disant plus en vigueur- et les methodes des pedago constructivistes continuent à faire des ravages dans le silence assourdissant des médias mainstream. Un de mes enfant en a été victime, on l’a sorti d’affaire mais quel combat et combien de victimes ?
              voir les excellents livres « la fabrique du cretin » Jean-Paul Brighelli, , « et vos enfants ne saurons pas lire ni compter » Marc Lebris

        1. royaumont

          Bonne question !
          Au départ, l’école publique, laïc, gratuite et obligatoire avait pour mission de former des citoyens responsables. L’idée a été quelque peu dévoyée depuis.
          Que vaut-il mieux cependant : connaitre ses lacunes hors de son domaine de compétence ou ignorer la désinformation que l’on subit ?

        2. Othello

          Que voulez-vous dire par « que techniciens » ?

          Il n’y a pas de gens « que techniciens », ils ont des besoins physiologiques qu’ils doivent satisfaire, ce qui les rend moins techniques (sans entrer dans les détails…°

          Si vous voulez parler des gens qui PROFESSIONNELLEMENT ne sont que des techniciens, c’est parfois/souvent par choix. Celà permet de s’abstraire de toutes ces luttes d’influence ridicules.

          Lisez Sénèque

          1. Othello

            Désolé pour la formulation un peu sèche. « Lisez Sénéque » n’est pas un impératir catégorique 🙂
            Vous faites bien ce que vous voulez, et je ne m’en fiche pas 🙂

    2. Black Mamba

      « Mais si je les laisse un peu livrées à elles-mêmes, ça tourne vite fait carnaval. »
      C’est le cas aussi pour mes enfants, l’enseignement en général doit être encadré par les parents quoi qu’il arrive donc les MOOC il faut être un peu plus disponible pour déterminer avec eux le programme et veiller à la régularité … c’est la même chose pour l’apprentissage de la musique pas d’entrainement pas de progrès, la connaissance demande les efforts de chacun ( enfant et parent )

      1. Kekoresin

        Quelque soit le système, il faut suivre sa progéniture. Cela dit, j’ai beaucoup de mal avec mes filles et je me fais engueulé par les profs parce que, certes ma méthode fonctionne et est plus simple, mais c’est pas comme ça qu’il faut faire!
        Quand je vois les programmes infligés à mes filles, je me demande comment je peux faire pour les intéresser un tant soit peu. Exemple en histoire: on apprend à ma fille de 11 ans la dictature en abordant de front César, Staline, Hitler et Napoléon (dans cet ordre!!!) La renaissance n’existe plus! ETC…
        Bref, vive les MOOC mais avec un programme qui tiens la marrée parce que c’est pas en changeant de support qu’on révolutionne les esprits. Il faut également que le système d’évaluation soit adapté car le résultat compte bien sûr mais la méthode qui y mène est à tort gravée dans le marbre, ne laissant aucune alternative au raisonnement! C’est pour cela que selon les médias les MOOC ont un taux de réussite très mitigé.

      2. gameover

        Je ne crois pas que des enfants livrés à eux-même soient autant je-m-en-foutiste.
        Les enfants donnent beaucoup de valeur à l’exemple qui leur est bien souvent fourni par leurs parents et leur environnement.

        Ils ne sont pas idiots et se rendent bien compte qu’on leur dit d’un coté qu’il faut apprendre pour pouvoir choisir sa vie mais que d’un autre coté ils voient des gens ne rien faire et s’en sortir plus qu’honorablement. Cela nous conduit au nivellement par le bas.

        L’égalitarisme conduit au nivellement par le bas. Savoir si c’est voulu ou pas relève certainement de la théorie du complot, mais perso je penche pour la bêtise et il n’empêche que le résultat est là

        1. Kekoresin

          Les enfants pensent à jouer et non à travailler, ce qui est dans l’ordre des choses. L’acquisition du savoir en dehors du jeu n’est pas spontanée. C’est un fait, pas de jugement de ma part là dessus.
          Pour ce qui concerne l’égalitarisme, 100% d’accord. J’avais même fait une lettre à ce propos à ma députée PS, mais elle campe sur le mot égalité, traduit pour l’école par études supérieures pour tous! Les MOOC, on en est loin, très loin…Dramatique!

          1. gameover

            « Les enfants pensent à jouer et non à travailler »
            La connaissance ne doit pas être perçue comme un travail mais comme un jeu. Voir ce prof disjoncté du MIT qui a tout compris.
            J’ai appris les maths à mes enfants en jouant et trouver la solution à un problème c’est un peu comme trouver à atteindre le niveau supérieur dans un jeu.
            Ce qui est surtout nécessaire pour avoir du plaisir c’est que ce que l’on apprend ait une finalité.

            1. petit-chat

              Le jeu est en effet la seule manière de transmettre du savoir à de (jeunes) enfants. Ça nécessite beaucoup de temps de la part du parent qui s’en occupe (le plus compétent) et des jeux adaptés (pas des jouets !).
              Plus tard, le moteur est la passion (pas toujours instructive au sens « diplôme » !)

            2. Kekoresin

              Certaines disciplines nécessitent des efforts même à travers le jeu.
              Bien sûr que le jeu, et je me répète, est la seule voie d’apprentissage valable et même à plus haut degré d’étude. Mais, les concepts philosophiques du « avoir du plaisir dans la finalité de l’apprentissage » sont hors de portée d’un enfants apprenant à lire ou écrire. Je ne parle pas de jeu vidéo là ( hein Gameover 😉 ), mais de tenir un stylo et écrire des phrases, ce qui demande un effort de concentration indéniable pour un enfant. Le plaisir vient naturellement après mais la récré restera pour la plupart des jeunes enfants, plus sympa que le cours, aussi récréatif soit-il.
              Pour ce qui est de l’éveil au monde et aux disciplines comme l’histoire, la géo… oui forcément qu’il faut rendre ça fun et pourquoi pas à travers le jeu vidéo ou de rôle ou tout vecteur interactif.
              Garde tes forces parce que demain on aura surement droit au Buisson chantant 🙂
              Bon, c’est l’heure de l’apéro alors A+

        2. Black Mamba

          « Je ne crois pas que des enfants livrés à eux-même soient autant je-m-en-foutiste. »
          Pour revenir sur le rôle des parents en tant tuteur sur le suivie du parcours des enfants, j’ai l’exemple d’un médecin qui était professeur à la Fac qui m’avait raconté son parcours en tant que parent, il avait eu deux enfants( une fille et un garçon) … son frère était médecin aussi et avait eu lui aussi deux enfants … Son regret à ce professeur de Médecine s’était de ne pas avoir suivi , aidé ses enfants et tandis que son frère avait fait le maximum , donc le résultat a donné ceci :
          Les enfants du Prof de Fac étaient tout deux au chômage sans un diplôme en poche et les enfants de son frère étaient avec un diplôme et un emploi … on ne peut pas dire que c’était une question d’origine sociale
          Donc toutes les fois où j’ai raz le bol d’aider mes enfants, je me remémore cet anecdote et je me remets à la tâche  » Allez… montrez-moi vos devoirs … »

          1. Nyamba

            Mon Auguste Mère m’a appris à lire, point barre. Elle n’a jamais foutu les pieds en réunion parents-profs, n’a jamais témoigné du moindre intérêt pour mes difficultés, mes passions ou mes progrès… Pourtant, au final, je ne me sens pas particulièrement ratée. J’aurais pu mieux faire (comme beaucoup de monde) ; mais ça aurait pu être largement, largement pire !

            1. Black Mamba

              Je suis d’accord la dessus, j’ai été élevé par ma grand mère qui était elle illettrée , et ce qui m’ a motivé de faire des études c’était son envie absolu que je sois une simple femme au foyer,sans la moindre connaissance, elle avait presque réussi, elle m’a tout interdit la seul chose qu’elle n’a pas m’interdire c’était d’aller à l’école…
              Mes enfants n’ont aucune idée du parcours de combattant pour moi et aussi pour leur père, nous venons tout deux de famille pauvre, car tout simplement ils ont tout à portée de main… et je trouve navrant qu’ils ne profitent pas plus des moyens que nous leur offrons …

            2. Black Mamba

              La moralité de la petite histoire, c’est que les parents, qui ont réussis dans la vie, risquent de voir leur enfants descendre dans l’échelle sociale s’ils ne font un effort pour leur progéniture par contre les parents comme ma grand-mère ou la mère de mon époux peuvent espérer de voir un au moins de leur enfants monter dans l’échelle sociale car ces enfants veulent sortir de la merde où ils se trouvent car ils ne veulent plus de ça…

          2. gameover

            Oui intéressant ce parallèle. On pensait fut un temps que l’ascenseur social était bloqué à cause du coût des études, je me demande comment on avait pu arriver à cette déduction.
            Depuis on a prouvé que l’inégalité suivant les CSP était déjà installée à l’entrée en 6ème… boom la théorie.

            Effectivement l’apprentissage des enfants commence à la maison en les éveillant à ce qui les entoure et bien souvent en jouant mais surtout en les écoutant.
            Eveiller leur esprit critique quand on regarde les infos, leur faire prendre conscience que l’on a souvent qu’un point de vue, se demander si l’info n’est pas biaisée, comment, pour qui, pourquoi…

            Pourquoi ? Ca c’est la question qui nous emmène assez loin parfois…

  17. Caton

    Autant l’intérêt des MOOC est évident, autant le système français, qui fait passer l’école avant le diplôme et le diplôme avant la compétence, est apte à saboter toute innovation susceptible de mettre en cause la primauté de certaines « grandes » écoles.

  18. cherea

    Sans parler des économies, on peut tout à fait imaginer un mec comme Cédric Villani (médaille Fields) donner des cours de mathématiques sur une tablette QooQ (made in France) à tous les élèves de France ( du Cp à l’agrégation…) et les professeurs seraient seulement des assistants des écrans. D’ailleurs, je ne comprends plus l’intérêt des professeurs d’anglais, alors qu’avec des méthodes comme Rosetta Stone ou pimsleur, on fait des gens bilingues en 6mois/1an. Bref les Moocs vont faire exploser l’apprentissage traditionnel. C’est bien et c’est beau. S’opposer aux MOOCs, c’est comme s’opposer à la paix dans le monde. On peut aussi parler du recrutement qui va tout changer, on cherchera désormais des compétences et non des diplômes et il y aura beaucoup plus d’efficacité pour les entreprises. En quoi un type qui sort d’école de commerce est-il plus valide qu’un type qui a passé 30 jours en immersion sur une campagne SEO par exemple. Aujourd’hui, on peut apprendre un langage comme Ruby on Rails avec un excellent niveau en 10-12 semaines avec un job à 60 000 – 80 000 dollars à la clé: http://devbootcamp.com/. Je vois également, les MOOCs (en tout cas ceux orientés compétences) comme un complément de revenus pour les retraités. Un retraité dans quelques années pourra apprendre des compétences et les proposer dans un rapport marchand. Ceci est bien sûr valable pour les chômeurs, lorsqu’on pense que la formation professionnelle, c’est 37 mds d’euros par ans, on ferait mieux de filer 1000 euros à chaque chômeur, un ordinateur et une tablette et le forcer à chercher et à suivre des MOOCs qui lui plaisent et lui apportent des compétences et une certification à la fin, qui aura valeur de diplôme et sans que l’État y mette ses gros doigts graisseux.

    Personnellement, il y a environ deux ans, j’ai changé d’orientation après licenciement. J’ai pris quelques MOOCS sur Udemy et j’ai clairement appris de nouvelles compétences très demandées, et je bosse à mon compte, fais bosser quelques free lance, et je vends à des entreprises ce que j’ai appris grâce aux MOOCs.

    1. Kekoresin

      « C’est bien et c’est beau. S’opposer aux MOOC, c’est comme s’opposer à la paix dans le monde. »
      C’est malheureusement le credo des socialistes qui essayent de tordre la réalité quotidiennement pour que ça rentre dans le dogme. C’est pas tant une réticence au progrès d’ailleurs, que d’une volonté farouche de faire rentrer des poupées russes dans le sens inverse. Le résultat est le même, un retard chronique provoqué par la seule force de gravité, alors qu’on pourrait accompagner le mouvement en douceur et efficacement.
      Oui mais en France tout ce traduit par: que va t’on faire de tous ces gens qui fabriquent des lampes à pétrole si on adopte l’électricité. Si en plus ces fabriquants de lampes sont fonctionnaires, il faut leur construire des placards aussi vastes qu’onéreux, car selon PAULE EMPLOY seul les chômeurs du privé (donc l’ensemble des chômeurs!) doivent être flexibles et aptes au changement!

    2. LOG

      Attention, dans l’éducation il y a 2 choses:
      – l’apprentissage d’une matière, ie apprendre à faire qque chose
      – le signal envoyé que l’on s’est embêté à étudier plutôt que faire autre chose, et que l’on a fait ce pari en connaissance de cause (théorie économique du signal de Spence, voir wikipedia).
      Le diplômé de grande école, ce n’est certainement pas pour ce qu’il a appris à l’école qu’on va l’embaucher. C’est simplement parce qu’il a pris le risque de se rétamer au concours, mais qu’il a réussi, et mieux que les autres.

      1. Ca, ça explique pourquoi l’individu fait ce choix.
        Après, il faut expliquer pourquoi l’entreprise fait le choix du diplôme.

    3. dede

      « D’ailleurs, je ne comprends plus l’intérêt des professeurs d’anglais, alors qu’avec des méthodes comme Rosetta Stone ou pimsleur, on fait des gens bilingues en 6mois/1an »

      Un professeur d’anglais, ca devrait etre comme un professeur de francais : a priori, les enfants de CP ont le niveau pimsleur en francais, cela n’enleve pas l’utilite de l’enseignement puis l’etude du francais jusqu’en Premiere…

  19. André Rosa

    Merci de ce billet plein d’élan et d’espérance.

    « Il devient difficile, pour ne pas dire impossible, de baser des exercices sur une restitution plus ou moins bonne de connaissances apprises par cœur, tant l’exercice paraît vain de nos jours. »

    C’est vrai pour l’évaluation. Cependant, l’apprentissage par coeur reste un fondement pour bien raisonner. Cela est évident en mathématiques, où la totalité du concept est inclus dans la définition: on démontre en tirant les conséquences d’éléments contenus dans la définition. C’est aussi vrai pour beaucoup de disciplines essentielles: grammaire, philosophie…

    J’enseigne la littérature et le latin dans un lycée libre (hors-contrat): la principale difficulté pour apprendre aux adolescents à raisonner, c’est d’abord de leur faire admettre que cela est possible! Qu’on peut faire confiance à son propre entendement. Cette défiance provient essentiellement d’un manque de bases solides. L’apprentissage par coeur est indispensable en primaire et au collège. On ne peut s’en passer que progressivement.

    C’est pourquoi l’impact des MOOC sera probablement différent selon les tranches d’âge. Pour l’instruction des enfants et des adolescents, les MOOC contribueront certainement à rendre aux parents de l’indépendance!

    1. gameover

      « L’apprentissage par coeur reste un fondement pour bien raisonner ». Oops !

      Non, apprendre quelque chose par coeur est utile mais juste parce que la démonstration viendra plus tard quand le niveau de connaissance le permettra. D’où les théorèmes. (les axiomes étant des conventions)

      Il y a un apprentissage du raisonnement mais lié apprentissage à « par coeur » c’est antinomique.

        1. hussardbleu

          Bah! l’orthographe est une convention… mais à mes yeux, et sérieusement, là, je crois que l’une des acquisitions les plus difficiles, c’est l’esprit critique qui ne vient que peu à peu, se cultivant de façon parfois désultoire – l’Internet permet des lectures fascinantes – et, surtout, en se dégageant de la gangue des « tabous et totems » serinés par nos bons politiciens, les médiats complices, et les lobbies influents…

          Un long cheminement, et solitaire souvent…

          Mais cela devient comme une seconde nature, que de douter… et la désinformation glisse sans adhérer… comme à propos de l’Ukraine actuellement… et de tous ces gens qui ne doutent pas de leur droit d’eux-mêmes à disposer des peuples…

          1. Othello

            A propos de l’Ukraine, un lien intéressant : http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-ukrainienne-4-scenarios-entre-lesquels-avenir-pays-se-joue-jean-bernard-pinatel-997179.html

            Et aussi une remarque : Hollande étant beaucoup beaucoup moins populaire que Ianoukovitch, et ce qu’il a fait aux paisibles participants à la Manif Pour Tous laissant augurer de ce qu’il serait capabe de faire si des gens vaiment méchany=ts se mettaient à le contester faut-il porter plainte devant l’ONU?

          2. royaumont

             » leur droit d’eux-mêmes à disposer des peuples… »

            +1

            le président Wilson doit apprécier, d’où il est…

            1. gameover

              « leur droit d’eux-mêmes à disposer des peuples… »
              Pas mal cette expression HB.

              Ca me rappelle les associations lucratives sans but.

    2. Ce que vous décrivez comme de l’apprentissage par coeur n’en est pas. Pour retenir quelque chose, le cerveau ne sait faire qu’une seule et unique chose : des liens. Autrement dit, pour qu’un concept s’ancre en mémoire, on peut effectivement le répéter longuement (ce qui est indispensable pour certaines opérations, musculaires notamment) et pour d’autres, on doit absolument les relier à d’autres concepts en nourrissant cette relation à de multiples reprises, par de nombreux liens d’équivalence. Et cette opération marche beaucoup mieux sans faire un exercice mécanique mais en s’intéressant à la matière (les liens multiples se font alors tous seuls).

      Accessoirement, le cerveau est calibré comme un muscle : il vaut mieux apprendre 3 ou 4 concepts clés sur un temps court et répéter plusieurs fois avec plusieurs minutes (voire heures) entre chaque répétition que répéter, répéter, répéter. Les rendements sont bien meilleurs.

      1. val

        100% convaincue de l apport des moocs. Mais pour la mémorisation, le process n est pas que mécanique (répétitions) le facteur affectif est central notamment chez les enfants. Les passions chez les jeunes naissent aussi souvent d une rencontre. Donc : oui enthousiaste aux moocs mais sous le regard bienveillant de bons adultes doués en coaching

        1. tabbehim

          « le regard bienveillant de bons adultes doués en coaching »
          stop.
          l’état va vouloir s’approprier ce regard bienveillant et va, comme à son habitude, s’arroger le droit de faire le coach.
          ne pas oublier que rien ne doit être hors du contrôle de l’état chianchiasslisse !

          1. val

            Tout à fait d’accord ! Mais l’état sera bien incapable d’accompagner ce changement ! Mais par contre mettra tout en oeuvre pour empecher son usage … en forçant nos pauvres enfants à être vissés à l’école « canal historique » le plus longtemps possible…

            1. tabbehim

              ils peuvent le faire.
              mais ça ne freinera pas grand chose.
              ils sont né avec internet, ils auront des parents qui répondront à leur question par : « cherche sur internet » quand ils auront la flemme (ou la méconnaissance du sujet)
              résultat, indirectement, ils apprendront grâce à ça à chercher sur le net 😀
              Les profs de la vieille école vont avoir des jours malheureux ^^

            2. val

              @tabbehim Oui , et c’est déja le cas . Mais quel temps perdu pour les enfants !! Un temps gaspillé , à un moment de leur vie ou le cerveau apprend vite et memorise tout . Le gâchis est énorme , similaire à ce qu’a vécu la Chine avec la révolution culturelle . Internet peut sauver un peu en ouvrant des fenêtres (c’est le cas de le dire) mais combien de déprimes , combien de talents étouffés ?

            3. tabbehim

              beaucoup de talent étouffé je vous répondrez, et un nombre incalculable de gamins qui ne pourront rien faire de leur 10 doigts sera encore utilisé et modelé par nos politicards pour se faire élire.
              La religion étatique est faite d’ignorants qui s’ignorent et qui ne veulent pas de changement.
              Le changement est dangereux, combattant le changement.
              faisons confiance à l’état.

              je suis content que l’ignorance des parents cultivés par l’état devienne le tremplin des gamins à venir grâce à internet 😀
              Mais ce résultat est plus pour dans quelques années…mais il arrive, à moins que l’état parvienne à contrôler et labéliser les MOOC à sa manière.

            4. val

              @Tabbehim , oui il y a un gros risque que le systeme Mooc ne deviennent une machine à accréditation , les enfants du monde entier le nez collé aux écrans à passer une accumulation de crédits qui deviendront rapidement incontournables à l’obtention d’un poste où que ce soit. Mais bon tout progrès a ses effets de bords et l’humain déteste être enfermé , nous trouverons des ripostes ! yallah! comme disait qqn de célèbre 😉

      2. André Rosa

        « apprendre 3 ou 4 concepts clés sur un temps court et répéter plusieurs fois avec plusieurs minutes (voire heures) entre chaque répétition »

        Ce que vous décrivez là, c’est bien une manière vocale d’apprendre par coeur. Il y a d’autres manières, visuelles notamment -photographiques – comme la disposition de formes grammaticales dans un tableau ou des formules de sciences physiques…

        Le rejet de l’apprentissage par coeur est la plus grande tartufferie des pédagogos. Ne tombons pas dans ce panneau sous prétexte qu’il existe une manière stupide d’apprendre par coeur.

        Prenons un exemple: pour apprendre un nouveau mot, il y a d’un côté l’assimilation du concept (ce que vous décrivez justement par « lien », « relier »). Plus l’enfant est petit, moins ses capacités d’abstractions sont développées et plus cette assimilation se fait exclusivement par reconnaissance de l’objet désigné: le soleil!

        Mais il y a un autre côté: l’apprentissage du nom lui-même, d’abord sous forme vocale uniquement, lorsque l’enfant ne sait pas lire. Plus tard, il pourra s’aider de la graphie.

        Lorsqu’un enfant a été habitué à apprendre des poésies par coeur, il s’est entraîné à s’approprier des noms, des signifiants. Et lorsqu’il le fait de façon autonome, par la lecture, il s’entraîne en plus à lier le vocal et le graphique.

        Pour un adulte, tout cela semble immédiat. En réalité, c’est un long apprentissage que la maîtrise du langage.

  20. Gwennaëlle

    Je n’ai pas envie d’épiloguer sur cette article et essayer d’en faire une analyse plus pertinente que ce que j’ai déjà lu.
    Je me dis seulement que ma fille va pouvoir profiter d’opportunités dont j’ai rêvées enfant. Et ça me rempli d’espoir.

  21. Dont-tread-on-me

    N’oublions pas les OC (open classrooms) qui dispensent également de cours gratuit, notamment le Cours du Zéro, que je suis en ce moment. Et là, aucune connaissance n’est requise, on peut apprendre à coder en n’importe quel langage juste en sachant se servir d’une souris, du clavier, et en connaissant les rudiments de bases de l’ordinateur.

  22. JS

    Billet passionnant !

    La philosophie des MOOC et l’idéologie de l’EdNat sont finalement les 2 faces de la même médaille, celle de la transmission du savoir. L’une à la lumière et l’autre dans l’ombre…

    Et visiblement l’EDNat n’est pas prete de changer quand on voit ce que les enseignants mettent dans la tete des eleves tous les jours. Ca me fait toujours froid dans le dos quand j’entends les jeunes collégiens/lycéens de mon entourage en parler..

    1. tabbehim

      avant ça, dites vous que les profs, même de bonne volonté du machin nationale, ont été complétement formaté, leur capacité critique a été élevé à grand coup de pelle dans sa gueule….
      au final, ils reproduisent ce qu’ils ont appris après cette masturbation cérébrale….

  23. Claribelle

    « À ce moment, vous pouvez être sûr que l’État et ses thuriféraires feront tout pour les combattre. »

    En fait, ça commence déjà. Il y a des sénateurs UMP (comme quoi UMP-PS même combat) qui ont déposé une proposition de loi en décembre dernier pour interdire l’école à la maison sauf pour raison médicale qui interdise la scolarisation normale (maladie ou handicap physique ou mental grave).

    1. val

      Hi hi le nb d handicapés va bondir ! Une copine à déclaréson fils surdoué handicapé, seul moyen d assouplir le cursus du collège qui le rendait fou….. J en rie mais c est à pleurer:-(

    1. Peste et coryza

      Bah, un de plus un de moins.

      Rétrospective des actions des 19 derniers mois de « moi je »

      Petite liste non exhaustive des actions que j’ai conduites pour vous
      avec l’aide de notre « gouvernement » en 19 mois :
      – Interdire aux gens de travailler le dimanche : fait
      – Interdire aux gens de regarder du streaming : fait
      – Interdire aux gens d’aller voir des prostituées : fait
      – Interdire aux gens de rouler à plus de 80 km/h : en cours
      – Surveiller les connexions et les communications des gens pour détecter les « potentiels ennemis d’états » en dehors de toute action judiciaire : en cours
      – Interdire à la police d’’effectuer des surveillances techniques lors de leurs enquêtes en utilisant des GPS : fait (Circulaire du
      29 octobre)
      – Empêcher toute action judiciaire à l’encontre de la maitresse du président : fait
      – Mettre de l’argent public à disposition de la maîtresse : fait
      – Augmenter la CSG, et mettre en place la TVA sociale : en cours
      – Supprimer l’exonération des heures supplémentaires et appauvrir les salariés : fait
      – Ne pas tenir compte des protestations des gens quel que soit le sujet, être président et ne même pas en parler (écotaxe, hausse de TVA, adoption homoparentales, théorie du genre…) : fait et refait
      – Déclarer irrecevables 700 000 signatures et ne pas faire de référendum : fait
      – Dire que c’’est Bruxelles qui décide et pas nous pour la hausse de la TVA et donc admettre qu’ils n’ont aucune volonté de maintenir la souveraineté de la France, au profit de gens que l’on n’a pas élu : fait
      – Faire asperger de gaz lacrymogène des femmes, des personnes âgées et des enfants : fait
      – Ne pas le faire quand il s’’agit de racailles qui attaquent un commissariat : fait
      – Autoriser les personnes condamnées à moins de 5 ans de prison à rester dehors pour faire une peine de probation : en cours
      – Enfermer un militant anti mariage pour tous pendant 23 jours pour « refus de donner son identité » : fait
      – Laisser faire Christiane qui se fait photographier dans un restaurant parisien avec le dessinateur de Minute, pour ensuite se
      faire passer pour une victime de racisme : fait http://www.slate.fr/france/80319/taubira-amie-dessinateur-minute-naissance-propagation-rumeur
      – Atteindre les 85% d’opinions défavorables et ne pas même remanier : fait
      – Dire que l’on va attaquer la Syrie, puis dire qu’’il faut demander au congrès américain … : fait
      – Empêcher les islamistes de prendre le pouvoir au Mali : fait – Point positif
      – Mais aider les mêmes djiadhistes pour prendre le pouvoir en Syrie : fait
      – Continuer à culpabiliser la France en Algérie : fait
      – Accuser « l’extrême droite » qui n’a jamais été au pouvoir de tous les maux : fait
      – Recruter des banquiers de la banque Rothschild comme conseiller : fait
      – Mettre mon ex-femme à la tête de la banque publique d’’investissement : fait
      – Prétendre ne pas être au courant de l’existence des comptes de Cahuzac : fait
      – Nommer ministre une personne ayant la double nationalité franco marocaine sans se soucier des conflits d’intérêts : fait
      – Nommer ministre une indépendantiste régionale : fait
      – Nommer un ministre de l’éducation qui s’est mis tout le monde à dos : fait
      – Ne pas sanctionner le syndicat de la magistrature pour le mur des cons (impossible à sanctionner selon Taubira) : fait
      – Considérer les gens qui s’opposent au gouvernement comme des « séditieux » (cf. Jean- Philippe Désir dit Harlem) : fait
      – Se servir de la libération des otages pour essayer de faire remonter sa popularité :fait
      – Diviser les Français à tous les niveaux (sauf les rassembler contre lui) : fait
      – Se laisser dépasser par une gamine expulsée : fait
      – Arrêter l’’auteur du site hollande-démission.fr pour outrage au président alors que ce délit a été supprimé par moi-même : fait
      – Battre le record du nombre de chômeurs : fait
      – Augmenter le nombre des imposables, plus 1,7 M : fait
      – Augmenter la TVA sur les travaux et aides à domicile en faisant exploser le travail au noir : fait
      – Effacer la dette de 4 M. du journal l’’Humanité aux dépens du contribuable : fait
      – Dire au CRIF que Valls est rentré d’Algérie « Sain et sauf, c’est déjà beaucoup » : fait (Même Marine Le Pen n’aurait pas osé le faire)
      A AJOUTER (BONUS) :
      – – J’ai confondu Lakshmi Mittal avec son fils,
      – J’ai présenté mes condoléances au peuple chinois en conférence officielle chez les japonais.
      – J’incite les entreprises françaises à aller s’’installer à l’étranger (exemple Essilor) et je suis bourré au Laos
      – J’ai fait coucou à une athlète malvoyante
      – Je me suis ridiculisé aux côtés d’Angela Merkel dès ma 1ère visite
      – J’ai raté l’intervention d’’Obama à l’Otan, car j’étais en retard
      – J’ai été hué lors des cérémonies du 11 Novembre
      – J’ai foutu les finances de la Corrèze à plat,
      – Je n’ai jamais été capable de me faire respecter par mes concubines,
      – Je n’ai jamais travaillé de mes mains,
      – Je suis le toutou de Richard Prasquier (Président du CRIF) et de Benyamin Netanyahou,
      – J’ai fait des synthèses pendant des années à la tête du PS
      – Je manie un humour qui vous emmerde
      Et ce n’est pas fini, si j’arrive à tenir jusqu’en 2017, la liste va encore s’allonger,
      Parole de « Moi je … »

      1. val

        @Peste Réjouissant palmarès !
        on peut ajouter :
        – me suis assis avant le pape lors de ma visite officielle avec lui
        – ai répondu a Mr Poutine qui faisait remarquer que la France avait reçu Bachar en grandes pompes : »c’était pas moi c’était avant »
        on en oublie certainement , mais rassurons nous , il y en aura d’autres …

        1. Adolfo Ramirez Jr

          merci d’avoir pris la peine de lister tout ça, peste & coryza! quand est ce que vous publiez une encyclopédie en 3 volumes?

      2. Kekoresin

        Il fait plein de chose finalement entre deux virées en scoot.
        Hollande, c’est comme une sauterelle, ça à l’air inoffensif et on se demande comment ça peut déclencher des ravages et la famine. Malheureusement pour nous et selon ses dire et ceux de Bernardo Ayrault, il garde le cap. On a pas fini d’en chier!!!

      3. Othello

        Nondediou, si je n’étais pas strictement hétérosexuel et fidèle à ma femme depuis 25 ans je vous roulerais bien une pelle 🙂

  24. pouf pouf

    Parlons polypes vos papiers. Médecine corrective des inégalités causées par les généralités et les symptômes. Non, ne parlons pas de ça, c’est mercredi, parlons des enfants. Je me suis laissé dire que des produits amiantés rentrent dans no foyers en contrebande organisée par nos gouvernements et la communauté européenne. Des produits amiantés ? Oui, mais non … seulement dans les moteurs des jouets des enfants c’est moins grave. Alors là, d’accord, quand ça arrive aux enfants c’est moins grave, les fautes inexcusables de l’administrateur. Un enfant ça ne fait pas de bruit … ça meurt en silence sous les bombes, ça coud des baskets trop chères dans des caves trop humides, mais ça sourit, même quand ça souffre un enfant ça se marre. Et puis, n’est-ce pas le premier moteur de la consommation dans les foyers, comme qui dirait l’étincelle du besoin d’avoir. Alors un tout petit peu de gel amianté sur les bobines qu’est-ce que c’est quand la société toute entière en profite ? Un mal pour un bien, exactement.

    1. Othello

      C’est vrai que le poète moyen aujourd’hui ressemble à un polype. Mais bon Houellebecq sauve tout ça, à lui seul. Avez-vous lu ses poèmes ?

  25. Calvin

    Tiens ! Le marronnier d’h16 !
    Les MOOC et le learn by yourself.
    Rien à ajouter si ce n’est que je pense moi aussi que c’est la soupape de sécurité des familles contre l’uniformisation et la fabrique des ânes.
    Je suis régulièrement le sujet et cela me conforte dans mon intention de sécher les cours une fois au collège : j’aurais alors le temps de m’instruire !

    1. Adolfo Ramirez Jr

      « marronier d’H16 » homme de peu de reconnaissance!
      notre auteur de blog est passionné par le sujet, ça se sent! un peu comme les bitcions! du coup c’est normal qu’il y consacre quelques articles!

  26. tabbehim

    «Nous sommes un pays ultra-innovant et il y a un archipel d’entreprises capables de conquérir des marchés et de créer des emplois. C’est ça, la réindustrialisation de la France. Les petites entreprises vont devenir grandes et exportatrices», martèle Arnaud Montebourg, qui prévoit également de recourir à «l’arme de la commande publique» pour accélérer le mouvement.

    http://www.20minutes.fr/societe/1314542-20140304-france-veut-devenir-pays-robots

    no comment….le génie gouvernementale a parlé 🙂

    1. Adolfo Ramirez Jr

      quelle blague!
      les petites entreprises vont payer beaucoup d’impôts sur les bénéfices, de charges sur leurs salariés, de cotisations au RSI, d’amendes en tout genre, devoir faire énormément de coûteux travaux pour se maintenir aux normes, et pendant ce temps là, l’exportation sera assurée par d’autres pays…

    2. petit-chat

      J’arrive pas à croire en leur connerie. J’aurais dû rester plus longtemps à l’école… Quoique, de mon temps (!) on apprenait vraiment.

    3. yp

      Distribution de pognon gratuit aux copains. Classique.

      « Robolution Capital investira de 300.000 à 5 millions d’euros par entreprise.  » N’oubliez pas de bien remplir votre déclaration d’impôts.

  27. Rémi

    L’instruction sur internet n’est bonne qu’arrivé à une certaine maturité, un certain degré d’abstraction, sinon on perpétue les problèmes d’aujourd’hui, voire, on les aggrave. Il faut compter sur cette technologie pour développer son savoir, s’évader dans tous les domaines qui nous font envie, mais le plaisir s’éduque. S’il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien remplie, internet ne peut être satisfaisant.

    1. Internet est un moyen formidable d’abaisser le coût de mise à disposition de l’information, rien de plus. Mais rien de moins non plus.

      1. Othello

        Cher H16, enfin sorti d’un train à bord duquel SFR ne me permettait que moyennement d’interagir, et pour une fois que je ne suis pas entièrement d’accord avec vous (c’est tellement rare que j’en souris) permettez-moi quelques commentaires.
        1. L’apprentissage « par coeur » est une excellente chose. On apprend « par coeur » tout un tas de poèmes qui seront vos amis pour la vie et qui vous éviteront de vous jeter par la fenêtre quand vous serez submergés par la connerie d’autrui.
        2. L’apprentissage « par coeur » est une excellente chose. On apprend « par coeur » tout un tas de techniques, sans lesquelles tout art est vain, et la surcouche de travail qui permet de masquer cet apprentissage laisse à penser au gogo que c’est facile
        3. L’apprentissage « par coeur » est une excellente chose. On apprend « par coeur » beaucoup d’informations (quelle mot vilain) de toutes sortes qui permettent aux gens qui ont un cerveau de poser des ponts entre plusieurs disciplines, parce que tel ou tel problème « leur rappelle quelque chose qu’ils ont vu ailleurs »

        Don’t get me wrong, apprendre bêtement que (a+b)² = a² + 2ab + b² sans faire réellement (j’allais physiquement) le calcul 2-3 fois pour que cela soit réellement intégré est d’une connerie rare, mais une tête bien faite est à mon avis subséquente à une tête bien pleine.

        Je pense que Mr HB me soutiendra là-dessus 🙂

        1. 1. Cet apprentissage est d’une autre nature que l’apprentissage nécessaire pour comprendre le reste. Et on n’apprend jamais rien aussi bien que ce qui nous intéresse.

          2. On n’apprend « par coeur » efficacement que ce en quoi on croit, on s’intéresse. Comme je l’ai dit dans un commentaire plus haut, certains apprentissages sont indispensables (lecture, écriture, calcul de base, en gros jusqu’à l’étape du collège, à peu près). Ensuite, le par coeur est une perte de temps.

          3. Malheureusement, la neurologie, la psychologie, et l’étude du cerveau montrent qu’on ne retient des informations qu’une toute partie consciemment, et que le par coeur ne sert à peu près à rien pour cette partie. Pire : plus on on est cultivé, plus c’est dur et plus les résultats sont médiocres, voire contre-productifs.

          Ceci dit, tout cela est périphérique aux MOOC qui ne répondent pas à ce besoin là (la base). Cette base, en réalité, doit quasiment être fournie par les parents. Les écoles où on apprend encore vraiment à lire, écrire et compter ne sont pas si nombreuses et le travail n’y est fait qu’assez grossièrement, ce qui explique notamment la décevante reproduction sociale dont se plaignent amèrement les pédagogos sans comprendre d’où elle vient.

          1. lyx

            J’ai découvert un livre excellent et étonnant de Daniel T. Willingham publié chez Wiley « Why don’t students like school ? A cognitive scientist answers questions about how the mind works and what it means for the classroom ». Où on apprend que le cerveau sait bien faire certaines choses, et mal certaines autres et que si on prend en compte les spécificités techniques du cerveau on peut améliorer l’efficacité des apprentissages …

          2. Othello

            Cher H16, effestivement tout celà est périphérique aux MOOC.

            Ma remarque porte juste sur le fait que si nos anciens, après quelques centaines d’années d’expérience, ont basé une grande partie de l’enseignement sur la mémorisation ce doit être pour une raison estimable – ces gens là étaient beaucoup plus pragmatiques et moins idéologues que nous le sommes aujourd’hui.
            C’est justement le point 3 qui m’intéresse. Sans être un spécialiste du cerveau j’ai l’intuition que l’apprentissage « par coeur » d’un maximum de choses au plus jeune âge développe la capacité de mémorisation que vous appelez « inconsciente ».
            Et enfin c’est, à mon avis encore une fois, cette mémoire « inconsciente » qui permet d’aller au-delà (en trouvant d’autres analogies !) du raisonnement par analogie auquel notre cerveau nous limite.
            Bon, faut que j’arrête, j’ai
            1. du code à pondre pour demain
            2. pas envie de finir fou (ou inspecteur de l’EdNat)

            1. Justement, les anciens étaient nettement moins « par cœur » que « par l’expérience ». Le « par cœur » a été plus massivement introduit avec l’avènement de la « taylorisation » de l’enseignement, donc courant XIXe / début XXe.

              Et l’apprentissage se fait de deux façons :
              – par création de liens (nouvelles connexions neuronales)
              – par destruction de liens (perte de connexions, ou diminution du poids relatif de ces connexions sur les autres)

              Le « par cœur » sert pour la base, genre 2+2=4. En revanche, le par cœur ne sert à peu près à rien pour situer les événements dans le temps, pour établir des hiérarchies, des regroupements, des analogies, pour abstraire, pour spécialiser ou factoriser (aux sens large, pas mathématique).

        2. hussardbleu

          Faudrait que je relise « l’homme neuronal » et « l’homme de vérité »… je pense que le « par coeur » a son utilité pour les bases, mais que l’on s’en passe assez vite après, dès que le cerveau se lance dans la communication interne….

          Et puis, on perd 100 000 neurones chaque jour à partir de 25 ans : me demande combien il m’en reste… mais j’étais une forte tête au départ…
          Et il est malheureusement vrai que passé un certain âge, celui des lunettes pour faire simple, on « imprime » beaucoup plus difficilement…
          Je me rends compte moi-même que si je peux encore apprendre des techniques manuelles (travail du bois, ou encore forge), j’ai du mal pour les nouvelles techniques informatiques… et pourtant, mon premier ordi pro remonte à 1983…

          1. « on perd 100 000 neurones chaque jour à partir de 25 ans »
            Ca, c’était ce qu’on savait il y a 30 ans. En réalité, on n’en perd pas (ou du moins, pas en fonctionnement normal), on modifie pas mal ses connexions, oui.

  28. Othello

    Bon, j’ai répondu à la fin du thread à des POSTs situés au milieu du thread OK. C’est passque c’est plus visible. C’est mon seul côté commercial/marketing, désolé 🙁

  29. Sayo

    Combien de temps avant que l’Etat décide qu’il est nécessaire d’encadrer ces cours hérétiques ?
    Je le verrais bien réunir une Haute Commission des Programmes Educatifs (ou autre Appellation d’Origine Cartonnée), qui déciderait du contenu autorisé (ou minimal) en fonction des matières, et qui veillerait bien sûr à ce que chaque cours fût équitable envers les femmes, les minorités, etc.

    J’en profite pour signaler que l’Université de Genève propose, via Coursera, un cours de 8 semaines sur les Droits de l’Homme, qui débute le 31 mars.
    https://www.coursera.org/course/droitshomme

    Subversif ?

  30. lyx

    Dans le cadre d’une co-entreprise j’ai travaillé avec une entreprise allemande où j’ai pu observer le système d’apprentissage à l’allemande. Le plus important à savoir c’est que l’apprentissage allemand ne se limite pas à l’industrie ou au bâtiment mais à toutes les entreprises, notamment de services : banques , assurances, transport, c’est là que je l’ai observé. Un jeune allemand peu attiré par les études, mais pratique, malin, habile entre en apprentissage à 14 ans dans une entreprise où il commencera à travailler tout en suivant des cours internes de formation prodigués par des cadres de l’entreprise complétés par des cours de formation générale à l’extérieur donc connaissant bien le métier. A 18 ans, déjà formé l’apprenti devenu employé, mais pas encore chargé de famille, est libre pour partir travailler dans une filiale de la société à l’étranger. Il aura alors l’opportunité d’approfondir ses compétences professionnelle, d’apprendre sur le tas une langue étrangère, de découvrir un autre monde …et de mettre de l’argent de côté car il est défrayé de la plus grande partie de ses frais « d’expatriation ». Vers 25 ans il reviendra au siège ou repartira dans une autre filiale étrangère. Il aura alors 11 ans d’expérience professionnelle, ses premières responsabilités, et dèjà quelques économies. Il pourra progresser dans sa carrière, et fonder une famille. Dans cette société allemande, leader mondial dans son activité le Patron avait 47 ans, issu de l’apprentissage..avec 33 ans de métier dans les mains, unanimement respecté car chacun savait qu’il n’était pas à ce poste par hasard. Notre entreprise , bien française, était dirigé pa un énarque frais débarqué d’un cabinet ministériel qui ne connaissait pas le moindre rudiment du métier, et ne parlait pas anglais, et considérait visiblement que c’était pour lui une punition de se trouver là où il était. Quand les 2 patrons devaient négocier un accord délicat c’était le pot de terre contre le pot de fer. Nous, les cadres, étions humiliés par cette situation. J’ajoute qu’à l’école primaire allemande les exercices de calculs et d’arithmétique portent toujours sur des questions de commerce : achat, vente, transport et que l’enseignement des langues est pris très au sérieux, car c’est le passage obligé pour tous les emplois du commerce et de l’industrie.
    Pourquoi disais-je tout ça…c’était pour répondre à ceux qui se lamentent de voir nos jeunes ados s’emmerder sur les bancs du collège où il n’apprennent rien de concret. Les solutions existent…mais pas en France !

    1. LOG

      C’est intéressant, c’est exactement le même mode de gestion des HR dans les grandes banques US, avec la différence que la matière première n’est pas des jeunes de 14 ans issus du collège, mais des undergrad des Ivy Leagues.

      1. lyx

        C’est vrai, les Suisses ont le même système d’apprentissage que celui des Allemands. Bon j’ai oublié une autre chose, les loyers sont beaucoup moins élevés en Allemagne qu’en France, et donc à même salaire, le travilleur garde pour lui un revenu disponible « net de loyer » plus important. Ce qui fait que le pourcentage d’Allemands propriétaires est très inférieur à celui de la France …lui-même inférieur à celui de la Grèce. Ce qui a fait dire aux allemands …nous devons assurer les fins de mois des Grecs alors qu’ils sont plus riches que nous !

        1. Peste et coryza

          Que voulez vous… En France, l’apprentissage, c’est sale. En tout cas, c’est ce qu’on nous mettait dans le crane.

          Entretemps, je regrette amèrement de ne pas être passé par cette voie.

          1. Black Mamba

            Ne sois pas dessus de ce que tu as acquis comme connaissance , va de l’avant quitte la France …, tu es trop jeune pour être amère

    1. Toutatis

      Le plus grand centre de recherche en mathématiques du monde (si on compte le nombre de médailles Fields reçues par des gens qui y ont séjourné), c’est l’Institut Stekhlov de St-Petersbourg. Vous n’en avez probablement jamais entendu parler, les palmarès et classements divers non plus.

      1. Peste et coryza

        Normal, c’est russe…

        Pareil dans la microbiologie. Fans de Lyssenko mis à part, les chercheurs soviétiques ont fait du très bon boulot…

  31. Celes

    Si j’en avais le courage, je ferais la différence entre notre système Jules Ferry, inadapté au collège / lycée, et le Montessori qui donne de bien meilleurs résultats.

    Le MOOC présente quand même des risques, mais c’est surtout un moyen d’évasion à l’abrutissement et au lavage de cerveau imposé par cette merde 68’arde d’EdNat.

  32. Toutatis

    Bizarre cette soudaine irruption des MOOC.

    Moi j’ai un autre truc, que j’ai essayé personnellement il y a pas mal de temps, internet n’existait même pas, et ça a marché (je travaille dans la recherche). J’ai sèché grâce à ce truc des tas de cours que je trouvais inutiles.

    C’est………………… des livres !!!!!!

    (bien entendu ça ne marche pas dans toutes les disciplines, en médecine par exemple).

    1. gameover

      Soudaine irruption des MOOC ?

      Les smartphones aussi non ? les achats en ligne ? les drive-in ? les chaînes Youtube ? les banques en ligne ? les sites de crowdfunding ?…. bizarre… bizarre….

  33. Murps

    Je suis enseignant sur l’académie de Nice, et j’approuve également cette chronique (comme beaucoup d’autres).
    😉

    Je me permet de vous signaler que ladite académie propose depuis plusieurs années une formation en ligne style MOOC pour… le capes/agreg de physique/chimie !
    Il y a même un labo d’expériences à distance, avec un oscilloscope, des résistances, des bobines, des condensateurs, étouétou ! Et toc !! 🙂

    Mais ça ne remplace pas la véritable manipulation avec des petites mains toutes roses qui bidouillent tous les boutons et les fiches bananes.
    Je ne parle même pas des manips’ de chimie : les vidéos, les simulations, c’est bien, mais comment sentir le doux parfum de l’acide éthanoïque à travers une webcam, comment casser un bécher et vautrer sa dilution dans une fiole jaugée ?

    Certaines réactions de vos fans me laissent penser qu’ils n’ont pas enseigné beaucoup ces dernières années. En fait, ils doivent être assez éloigné du « principe de réalité » que vous évoquez si souvent : la seule idée que mes ados puissent s’asseoir plus de 10 minutes face à un écran sans surveillance et sans zapper sur blagalacon.com ou jaiungrosmembre.org doit faire marrer la majorité des collègues, fussent-ils gauchos branche Guevara !

    Si vous vouliez casser du Mammouth sur ce sujet (ce dont je ne me prive pas, mais pas trop-trop quand même car il me nourrit), je vous aurais suggéré un billet sur le CNED.
    Et puis zut ! j’aurais pas dû vous suggérer le CNED… C’est vraiment trop facile à dégommer… Trop tard…
    Le CNED, c’est comme qui dirait un MOOC avec pigeon voyageur…

    1. gameover

      C’est vrai qu’en histoire, ne pas pouvoir faire un petit essai avec la guillotine ça empêche de se rendre compte véritablement de la boucherie.

      Pour les cours d’éducation sexuelle, pareil…

    2. Eh bien c’est ce qu’il y a de beau avec la technologie : sur 100 qui zapperont, 10 ne zapperont pas et 1 deviendra fervent passionné.
      Alors qu’actuellement, le taux est au mieux d’un pour mille. Et que le taux de diffusion du savoir de l’ancien système est faible, et le taux de diffusion du savoir du nouveau est 10, 100 fois meilleur.

      Au final, on se prépare des bataillons entiers de passionnés. Le reste, le bouche à oreille suffira.

  34. Marc

    Malraux avait compris que l’avenir de l’éducation était dans la combinaison de l’informatique et de la TV(au milieu des années 70 il voyait déjà l’internet!).
    En d’autre terme il avait théorisé la révolution des MOOC!

    Vous oubliez le plus drôle,le marché de la formation professionnelle!
    Une galette de près de 30 milliards d’euros(des milliards dilapidés,des centaines de millions détournés par les mafias,autrement appelées « partenaires sociaux »).

    PS:Je vais essayer de vous trouver un lien sur cet interview de Malraux.La vidéo est troublante(on le dirait comme possédé…),et cruelle pour les prospectivistes à la petite semaine…

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