Petit point sur Bitcoin et les cryptomonnaies

La semaine passée, panique et bière tiède, un krach boursier a eu lieu, une devise s’est effondrée pour remonter très vite à son niveau précédent : le 18 août, le bitcoin a subitement plongé de 35%, en passant de 470 à 309 dollars en quelques secondes. Et le monde n’a même pas haussé les épaules.

btc flash crash 18.08.2014C’est normal, du reste. D’une part, le cours du bitcoin s’est très rapidement repris pour retrouver le niveau des 500$ autour duquel il tourne depuis maintenant plusieurs mois. Et d’autre part, même si ce mouvement rapide et violent a entraîné la débâcle sur des douzaines de monnaies virtuelles attachées de près ou de loin au Bitcoin, son empreinte dans l’économie mondiale est encore suffisamment faible pour que ce genre de péripéties passe à peu près inaperçu.

Comme d’habitude, la presse française, peut-être encore en vacance mais toujours aussi finement informée, aura profité de ce rebondissement dans l’aventure Bitcoin pour rappeler lourdement que cette monnaie cryptographique, qui a le goût forcément douteux d’échapper à tout contrôle étatique, est fort volatile, très prisée par les (méchants) spéculateurs et qu’au contraire de vrais indices et de vraies devises qui ont du coffre, de la répartie et l’onction étatique, sa cotation n’était pas entourée des mille et une protections dont s’entoure par exemple le Dow Jones pour, justement, éviter ce genre de « flash crash ».

Cependant, force est de constater que le dézingage habituel auquel se livrent les rédactions sur la monnaie cryptographique a été, depuis quelques temps, mis en sourdine. Il faut dire que, comme je le soulignais il y a deux mois, la monnaie virtuelle s’installe, doucement, dans les esprits. Et pas seulement dans les esprits puisque chaque mois, chaque semaine qui passe apporte son lot de nouveaux commerçants qui se déclarent en faveur de la cryptomonnaie, ou qui laissent à leurs clients le choix de l’utiliser pour acheter leurs produits.

dollar numerique

C’est le cas, dernièrement, d’eBay, le géant de la vente sur internet, qui serait en pourparlers avec différents services de gestion de Bitcoin (comme Coinbase), afin de proposer cette monnaie dans son système d’unités de paiement, Paypal Braintree. Cette nouvelle, au départ rapportée par le Wall Street Journal, n’est absolument pas anodine puisque derrière cette structure de gestion de paiement, on trouve d’autres grands noms actuels de l’internet. En effet, si eBay trouve son intérêt et parvient à un accord pour utiliser Bitcoin dans Braintree, outre ses clients, ceux de Airbnb, OpenTable ou Über pourraient alors disposer de la même possibilité. Ces nouveaux venus viendraient rejoindre des revendeurs comme Dell ou Expedia qui ont déjà adopté la cryptomonnaie.

Parallèlement, on observe aussi une tendance certes timide mais bien réelle à rendre Bitcoin aussi palpable que possible pour le grand public. L’installation récente d’une demi-douzaine de distributeurs automatiques de bitcoins et de dollars canadiens montre ce désir de rendre plus simple et plus abordable techniquement cette nouvelle technologie d’échange monétaire. Et quand ce n’est pas au Canada, c’est à New-York qu’on installe des distributeurs automatiques de bitcoins, dont l’usage est finalement si simple qu’il en devient presqu’ennuyeux, … comme un distributeur automatique de monnaie traditionnelle.

Peut-être est-ce cette prise timide mais progressive dans le monde réel qui a poussé les sénateurs français à se pencher sur la question générale du Bitcoin et de son impact possible dans la vie de tous les jours, ses opportunités et ses menaces. De la part d’une institution qui, en matière de nouvelles technologies en général et d’internet en particulier, s’est assez régulièrement illustrée par ses saillies consternantes, le simple fait d’avoir lancé une étude est, en soi, remarquable. Ses conclusions le sont encore plus puisque, pour une fois, l’innovation majeure que constitue l’arrivée des cryptomonnaies n’est pas décriée et que le résultat des travaux sénatoriaux n’est pas qu’une longue liste de menaces et de dangers ; même pour nos sénateurs, le Bitcoin pourrait offrir de sérieuses opportunités.

Rassurez-vous cependant : les mauvaises habitudes d’obsédés du contrôle ne s’abandonnent pas facilement, et si, bien sûr, nos élus conviennent qu’il y a bien matière à ne pas classer Bitcoin dans la catégories des lubies à la mode destinées à disparaître un jour, et s’ils ont su éviter l’écueil évident du classement dans les abominations de guerre qu’une convention internationale interdirait bien vite s’il n’y avait qu’eux pour en décider, ils n’en réclament pas moins une bonne grosse régulation des familles, alpha et oméga de toute politique en France où rien, par principe, ne peut s’épanouir harmonieusement sans une bonne grosse louchée de lois, de contraintes et d’obligations velues. Concrètement, il s’agira ici d’empêcher les abominables dérives qu’une monnaie décentralisée et sans possibilité de tripatouillage politicien pourrait permettre, comme (exemples non limitatifs) :
– vendre de la drogue
– vendre des armes
– favoriser la prostitution
– échapper à l’impôt
– tuer des chatons en toute impunité
… par opposition, sans doute, à la monnaie étatique, qui empêche (comme chacun le sait) de vendre de la drogue, des armes, du sexe, de s’évader fiscalement et qui punit les impudents qui enquiquinent du chaton à leurs heures perdues.

On peut les comprendre. S’ils ont lu, par exemple, que des plateformes de trading pouvaient ainsi apparaître sans le moindre contrôle, sans le moindre dépôt de dossier aux autorités de régulation des marchés financiers (régulation sans laquelle apparaîtraient à coup sûr des ponzis comme les retraites par répartition ou des bricolages financiers douteux comme les subprimes, ou encore des manipulations de marché massives sur le LIBOR et … oh, wait !), nos sénateurs n’ont pu que conclure dans cette nécessaire marche en avant législative sans laquelle l’Humanité ne saurait progresser dignement avec ces mouvements harmonieux de brasse coulée au milieu de tsunamis déchaînés de lois, règlements et décrets pondus par milliers.

Ils ont d’ailleurs été rejoints bien vite par les fins analystes de Tracfin qui, eux aussi dans un rapport sur la monnaie numérique, concluent dans la nécessite de ne pas étouffer la belle innovation dans des contraintes trop rigides, … MAIS qu’il ne faudrait pas laisser non plus tout ça en friche juridique, parce que bon, vous comprenez ma petite dame, on commence comme ça et bientôt, les gens achètent et vendent sans tenir compte des recommandations officielles de MiniFin.

dépoussiérer le dollar - pawel-kuczynskiMoyennant quoi, muni de ce rapport, le ministre de ce qui reste de Finances à la France s’est décidé à agir sur la question du Bitcoin (notez que c’est d’autant plus facile que ça ne concerne qu’un nombre très restreint de personnes, pas comme n’importe quel autre sujet économique ou financier — comme la dette, les déficits ou la dépense publique, au hasard — qui sont pourtant de sa compétence mais tripotent grave des millions de personnes au niveau du vécu). Les opportunités étant dûment notées, ce sont les menaces qui ont mobilisé son attention. Et qu’y a-t-il de pire que l’anonymat pour l’État et ses sbires ? Qu’y a-t-il de plus insupportable que l’idée que cette monnaie permettrait, finalement, de s’affranchir de leurs sévices ?

C’est tellement vrai que l’anonymat est très concrètement combattu pour les autres monnaies, euro en tête, bien palpables celles-là. On ne s’étonnera pas de constater, chaque jour qui passe, que ceux qui prétendent nous protéger (surtout contre nous mêmes, semble-t-il) sont décidés à le réduire autant que possible… Par exemple en interdisant progressivement l’utilisation de l’argent liquide au-delà de 300€. Pour le moment, il s’agit bien sûr de lutter contre le blanchiment d’argent, en abaissant le plafond journalier aux guichets des trésoreries, mais on voit mal ce qui empêchera, concrètement, d’aller plus loin dans les prochains mois et d’étendre la mesure en largeur (au-delà des seuls guichets de trésoreries) et en profondeur (en limitant encore le plafond).

Pas de doute en tout cas : en quelques années d’existence, Bitcoin est passé du stade d’innovation embryonnaire à celui d’une technologie suffisamment disruptive pour que différents services étatiques se penchent sérieusement sur la question de savoir comment le contrôler, le réguler et en empêcher un développement hors des limites étroites qu’ils lui accorderont. Et le fait même qu’ils identifient des menaces, toutes tournées (comme par hasard) sur l’absence de contrôle de l’État montre qu’ils commencent à prendre la mesure du changement qui s’opère.

Si l’avenir de Bitcoin est incertain, les cryptomonnaies semblent en tout cas promises à une place importante dans le paysage financier futur. À cette aune, les agitations des agents étatiques pour tenter de les contrôler apparaissent réellement comme un hommage du vice à la vertu.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires125

    1. MadeInCH

      Si l’Etat Qui Nous Protège décide de faire passer toute les connexions pas proxy, alors il peut faire tout ce qu’il veut.

      Un VPN? Ben si le proxy ne peut pas lire le contenu d’un paque paske trop crypté, alors il le drop (laisse tomber). C’est simple, non?

      Pour interdire un serveur, il suffit de metre son adresse IP en liste rouge dans le proxy. Bye bye…

      Donc, oui, le contrôle est possible.

          1. Calvin

            Le bon cryptage, ben, tu files le pognon à l’Etat, au supermarché qui paye la TVA, et c’est donc un bon cryptage.
            Le mauvais cryptage, tu files le pognon à un type louche qui va payer de la TVA à l’Etat, mais c’est un mauvais cryptage.

        1. yp

          Il suffit que les adresses des serveurs de paiement soient sur une white list.

          Ou la limitation du crytage avant 2000 : tu avais le droit de crypter avec une clef supérieure à 40 bits, mais il fallait déposer les clefs chez un « tiers de confiance »…

      1. Waren

        C’est techniquement très difficile de canaliser tout ton transit sur un seul point, tant tes paquets ont des possibilités « d’échapper » à un circuit pré-determiné. Ce n’est même pas un problème de moyen mais c’est lié à la nature même des protocoles utilisés. Les Chinois disent qu’ils y arrivent mais c’est faux.

        1. Toufou

          Quoi qu’il en soit, si un jour la cryptomonnaie est interdite, la facade légale du commerce en ligne disparaitra.
          Je vois mal Ebay ou Amazon praver l’interdit par exemple.

          Par contre la cryptomonnaie pourra toujours exister de façon occulte dans les pays qui l’interdiront. Elle pourra alors toujours constituer une monnaie de reserve et d’échange occulte. Un peu comme un compte off-shore.

      2. Waren

        J’ajoute qu’il y a des connexions cryptées qui sont complètement légitimes: les paiements, les VPN des entreprises, certaines transactions sensibles (médicales, sécurité, signalisation, etc.)
        Je vois très mal l’Etat devoir commencer à arbitrer là-dessus, et encore une fois, cela me parait très difficile à mettre en oeuvre.

        1. yp

          S’il en va de la survie de l’état (parce que là on parle du financement de ces trous du cul), il n’hésitera pas une seconde : Tu touches à un point ou le polytocard/la clientèle va être menacé dans son existence via son compte en banque. C’est le genre de gars qui pour donner à manger à ses petits, va piquer l’assiette de tes gosses. Sans remord.

          Donc, si la seule façon de contrôler est qu’il doivent couper le tuyau qui s’appelle internet, quitte à ce que tout le monde crève la dalle, ils n’hésiteront pas. C’est évident…

          La seule raison pour laquelle ils n’ont pas encore bougé, c’est que (pour l’instant) ces polyopathes n’ont pas encore compris qu’entre l’impression 3D et les monnaies décentralisées, c’est leur gamelle qui est en péril.

          1. Aloux

            Même le gouvernement chinois, dont j’ai pu expérimenter le contrôle d’internet en live, est extrêmement prudent avec internet : même s’ils interdisent l’expression de certaines opinions et effacent les messages gênant, ils sont tout à fait conscient que c’est la soupape de sécurité de l’opinion publique et évitent de cogner trop fort. Si on rajoute en plus le poids économique d’internet (le volume de transaction sur un site comme Taobao est juste monstrueux), serrer trop fort à cet endroit-là aurait une conséquence certaine : catastrophe économique, mécontentement extrême de la population, avec à la clé une bonne petite révolution dont les Chinois ont le secret, autant dire leur arrêt de mort à brève échéance. Et là on parle d’un Etat autoritaire qui ne s’embarrasse pas de démocratie et des droits de l’homme, hein !

            Maintenant c’est vrai que présenté comme ça, les hommes politiques français actuels sont tellement consanguins et demeurés qu’ils seraient bien capables de tenter le coup dans quelques années. Pas sûr que la police suffise à les protéger à ce moment-là.

    2. petit-chat

      Une solution assez simple et peu coûteuse à mettre en œuvre puisqu’une loi suffirait : filtrage imposé à tous les FAI qui sont rendus responsables de tous les (mé)faits.

      1. yp

        Ca peut être une white-list d’adresses IP, ou le cryptage est autorisé. Et puis s’ils sont magnanimes avec nous, il laisseront un accès au reste via proxy, comme le décrit MadeInCH…

      2. Calvin

        Blague à part, justement, ça ne se passerait pas comme cela.
        Le problème, c’est qu’à force de criminaliser tout et n’importe quoi, ils ne pourraient pas saisir les FAI puisqu’ils n’aurait aucune connaissance du méfait.
        Une péripatétitruc ne va pas dénoncer son gagne-pain, pas plus que le dealer du coin, et comme il n’y a aucune victime pour porter plainte, RAS.
        Ils sont obligés de contrôler les automobilistes qui roulent vite, non pas parce qu’il y a plus d’accidents, mais parce que sans radar, il n’y aurait personne pour dire : « il roulait vite, mais il ne s’est rien passé ».
        Reste une autre étape : dénoncer les gens qui ne suivent pas les clous fixés par l’Etat…

        1. Aristarque

          C’est là où ce serait hard : il y a toujours des tonnes de jaloux et de malb…ées pour accomplir leur devoir de bons citoyens… Il y a 22 ans, quand nous avons pris possession de notre pavillon, nous avons ramené cinq voitures avec nous… Et moins de trois semaines après, nous avons eu une visite domiciliée des pandores venus vérifier (sur plainte du voisinage)les cartes grises et s’enquérir si des fois, je n’ étais pas marchand de voitures illégal…

          1. ironbooboo

            @Tous :

            Blague à part, si contrôler le web est techniquement très difficile voir impossible, reste qu’on peut facilement lui mettre des bâtons dans les roues.
            Le plus vraisemblable serait de les voir dépouiller le net de son intérêt à petits coups de lois bancales : on interdit google et youtube pour protéger les copyrights, on interdit amazon pour protéger la culture, on interdit facebook pour protéger la vie privée, on interdit le commerce en ligne parce que ça fraude sec …
            Et dans 10 ans, quand tout le monde aura déserté le web parce que ce sera devenu chiant, le simple fait de naviguer dessus fera de vous un suspect potentiel et pas du tout perdu dans une mer d’utilisateurs.

  1. Calvin

    Il n’y a pas un problème ?
    A force de ne parler que des krachs du BitCoin, qui dévisse à chaque fois de 30 à 40%, sans jamais parler des hausses ni retours à la normale, on finit par se dire que le BitCoin est désormais aux alentours de zéro (euro, dollar, livre, ce-que-vous-voulez).
    Peut-être même que son cours est inférieur au zéro !

    A la réflexion, ce qui est en dessous de zéro, c’est la presse…

      1. Aristarque

        Difficile d’ annoncer que les derniers bataillons d’électeurs qui accepteraient de revoter pour lui, s’ amenuisent. Donc, stratégie Potemkine! :mrgreen:

      2. Mainmain

        – Bon, les gars, on a un problème, on a perdu deux électeurs potentiels avec les dernières bourdes du présiflan !
        – ça fait combien en points de pourcentage ?
        – Boah, cinq ou six dix-millièmes ?
        – Ok, on va dire que ça a baissé, faut rester honnête quand même. Les gens s’en foutent de savoir de combien, ils se rappelleront jamais les derniers chiffres !

  2. Calvin

    H, question autour de la phrase :
    « son empreinte dans l’économie mondiale est encore suffisamment faible pour que ce genre de péripéties passe à peu près inaperçue.  »
    Inaperçu (genre de …) ?
    passent à peu près inaperçues (péripéties) ?

          1. Calvin

            Faut la laisser mariner un peu dans le grand bain !
            Mais c’est pour cette année, les nouveaux programmes. M’est avis qu’ils seront… salés !

            1. royaumont

              Depuis qu’elle n’est plus porte mensonge du gouvernement, elle nous manque un peu, NVB…
              Heureusement, à l’éducation, ses sorties vont pouvoir compenser les départs de Nono, Benny et Oreliparicilasorti.

          2. Mario Nettiste

            Mardi, il y aura des « reportages »attendris sur la rentrée des classes. Ce serait bien etonant que nous ne subissions pas NBV guidant un troupeau de têtes chamarrées vers les bancs de nage at

            1. Deres

              Elle est à fond dans le moule. Pas de risque pour elle. Elle garantit déjà les recrutement sur les années prochaines … C’est affligeant de voir que cela parle de priorité budgétaire (donc de gros sous) et de recrutement (donc plus d’adhérents pour les syndicats). On voit clairement que la résolution des problèmes éducatifs est clairement un problème secondaire dans ce ministère … Le ministère de l’éducation s’occupe uniquement des aspects financiers et de ressources humaines avec les syndicats. Le reste est accessoire. D’ailleurs l’avis des syndicats sur les recrutement est édifiant : c’est bien mais leurs membres n’en sentent pas assez les effets. Nul parle ils n’évoquent un effet positif sur les élèves …

  3. lolo

    C’est pas gentil les cryptomonnaies, pasqu’on pourrait être tenté de commercer avec et que l’état ne peut plus prendre sa dime

  4. Calvin

    Il ne faut se leurrer : la seule et unique raison pour laquelle les élus veulent encadrer le BitCoin reste la possibilité de percevoir des taxes, des impôts, des amendes.
    Tout en France relève de ce principe : la lutte contre la vitesse, l’obésité, l’huile de palmogéhème, etc…

    1. Gerldam

      Comme la seule définiton d’une monnaie »légale » est que c’est la monnaie dans laquelle vous devez acquitter vos impôts, il est clair que le bitcoin ne pourra jamis devenir une « vraie » monnaie au sens des partisans du MMT (Modern Monetary Theory)

      1. Toufou

        On s’en fiche un peu en realité. C’est la monnaie dans laquelle on percoit son salaire et avec laquelle on effectue des reglements dans la vie de tout les jours qui compte. S’il faut chager la monnaie juste avant de payer les impots, et seulement pour payer les impots, ca n’a pas d’importance.

  5. Calvin

    H16, serait-il possible de regrouper les articles concernant BitCoin, Internet, l’anonymat, etc… dans une catégorie particulière ?
    J’ai du mal à les retrouver, pour les relire, les synthétiser, pour m’en servir.
    Par delà les articles drôles et cyniques, il y en a certains, comme ces quelques catégories ci-dessus, qui deviennent désormais les briques du dernier rempart de nos libertés.
    Ce blog n’a pas qu’une valeur humoristique, mais pour ceux qui sont obligé de vivre et travailler en France, ils sont plus qu’une manière de tenir le coup, mais une bouée de secours dans ce système parasite à bout de souffle.

    1. Flash

      C’est vrai !

      Ce blog me donne envie de créer le mien, parfois. Dénoncer ce qu’il y a de pourri dans le détail, les non-dits, les déformations, les débilités législatives, et proposer des solutions de rechange, ça me paraît salutaire.

  6. Kazar

    Merci H16 pour l’incidente sur le plafond des 300 euros, je ne l’avais pas vu venir celle-là !!
    Bien sûr, cette mesure de contrôle supplémentaire va très certainement relancer l’économie 🙂
    1984 se rapproche, indéniablement…

    1. gameover

      Oui d’ailleurs il y a une super nouvelle à la fin de cet article lien de economiematin.fr:

      « L’idée, selon Bercy, est de limiter « le blanchiment d’argent » notamment dans le paiement de certains loyers ainsi que d’améliorer « la sécurité des usagers et des agents » qui, de fait, ne risquent plus de se retrouver avec des sommes astronomiques dans les caisses. »

      Il y aurait des sommes astronomiques dans les caisses… oh wait !
      Gros risque !

      1. yp

        « Des petits nenfants avec des sommes astronomiques, ce n’est pas prudent !
        Allez petits ! Petits ! Viens, petit !
        Allez passez à la tondeuse…
        Ne t’en fait pas petit, ça fait pas mal ! C’est pour ton bien que le gentil papa il fait ça ! »

      2. Aristarque

        Ce sont les taxis qui n’ acceptent rien d’autre que du liquide et qui prennent donc des risques insensés sans le savoir qui vont grandement apprécier cette sollicitude de l’ Etat-nounou…

      3. Aristarque

        Et puis, compter des billets et des piécettes, c’est tellement fastidieux que notre bonEtat veut nous épargner d’ ainsi solliciter nos neurones et nos muscles…

    2. Toufou

      300 € .. Avec l’inflation dans peu de temps ce sera un montant ridicule que l’Etat oubliera bien vite de mettre à jour. Il ne sera meme pas necessaire de baisser ce seuil pour augmenter encore l’emprise. Ca se fera tout seul.

  7. cherea

    On peut voir les cours du btc: très forte hausse (70-80%) sur peu de temps, spéculation, forte baisse (30-40%) sur quelques jours et relative stabilité sur 1-2 mois et retour du cycle. Le cours du btc avance par rupture.

    je voulais aussi signaler qu’Ethereum a lancé sa souscription et que vous pouvez en acquérir, https://www.ethereum.org/. À mon sens, c’est encore bien trop théorique et pour geek pour une adoption massive, ethereum en est là où en était btc il y a 3-4 ans.

    Vous pouvez acheter des btc sur un atm avec ce lien pour voir où est situé le plus proche de chez vous:
    http://www.coindesk.com/bitcoin-atm-map/

    Et enfin, le BTC meilleur que le $:
    http://www.coindesk.com/bullion-dealer-amagi-metals-stop-accepting-fiat-currency/

    terrain d’expérimentation incroyable, je conseillerai à tout commerçant d’installer un btc atm et d’accepter le btc comme paiement, grosse publicité locale garantie.

  8. Jesrad

    Sur la route de la Rrrrégulation du Bitcoin par l’état, il y a un écueil dont la pointe émerge à peine, mais qui est assez gros pour couler absolument tous les états réunis. Je veux bien sur parler de l’impossibilité de saisie administrative. A cause de cela, il n’y a aucun moyen autre que la menace de prison (pénal, donc) pour faire respecter les réglementations financières dans le monde des cryptomonnaies. Ce qui est fichtrement gênant et terriblement peu pratique pour faire appliquer les mille et une vexations rigolotes et, prises séparément, plutôt mesurées, qui s’appliquent ailleurs sinon.

    1. Kazar

      Si vous croyez que le fait que le seul moyen soit la menace de la prison les fera reculer, vous rêvez debout !!!
      Pour info, la fraude fiscale est punie d’un emprisonnement de 5 ans. Et payer un heure de ménage au black, par exemple, c’est de la fraude fiscale. Ne pas déclarer un loyer, c’est de la fraude fiscale. Faire du black, quel que soit le montant c’est de la fraude fiscale. tricher dans sa déclaration d’impôts, c’est de la fraude fiscale, etc, etc…
      Vu le nombre considérable d’infractions réprimées par de la prison déjà existantes, et vu les enjeux, ils mettront quelque chose de tout à fait dissuasif, comme 10 ans de prison.

      1. gameover

        Avec le travail gris il est impossible d’accuser un employeur d’employer un travailleur au noir sauf à ce que le travailleur porte un micro…

      2. Stéphane Montabert

        Au vu où vont les choses toute la population française peut être condamnée à 10 ans de prison.

        Et pour exécuter cette peine il suffira d’appliquer une interdiction de territoire puisque la France entière ressemble de plus en plus à une prison…

              1. Calvin

                Tu as mille fois raisons.
                Ils ont érigé un système pernicieux tels des parasites mais qui tient, tant que l’hôte bouge encore.
                Ils ont juste la folie de penser que ça peut tenir encore longtemps sans condamner et l’hôte et le parasite…

      3. petit-chat

        Taubir a dû prévoir un truc comme ça en vidant les prisons des délinquants ou en leur en interdisant l’accès (sauf pour avoir du Nutella pas cher vendu par un copain).
        Les « vrais » délinquants sont ceux de la route et ceux désignés par le fisc.
        Ah, ‘faut pas se moquer des singes, non plus !

        1. Deres

          Taubira, tu veux dire la frondeuse indéboulonnable du gouvernement qui n’a jamais su ni transmis d’informations à Valls et Flamby sur les écoutes de Sarkozy ?

  9. Martin-Lothar

    H16 : le mot humanité s’écrit avec une grande H quand on cause du journal coco-paléolithique que personne ne lit et que toute l’humanité française subventionne et qui a contribué un peu à sortir la France de l’histoire de l’humanité. Quand on parle du virus homo sapiens sapiens, il s’écrit avec une petite hache néolithique qui elle a permis à l’Homme de devenir autre chose qu’une larve comme on peut espérer que le bitcoin nous sortira d’un certain esclavage. Bien à vous.

    1. Martin-Lothar

      Finalement, ayant relu votre phrase plusieurs fois, je trouve très rigolo que le mot Humanité (avec une grande hache bolchevique) fasse plus référence au torchon à épluchures qu’à la gente humaine (ou pas). Bien à vous.

  10. FaLLaWa

    « sans laquelle l’Humanité ne saurait progresser dignement avec ces mouvements harmonieux de brasse coulée au milieu de tsunamis déchaînées de lois, règlements et décrets pondus par milliers. »
    Ahah un régal!

  11. gameover

    « par opposition, sans doute, à la monnaie étatique, qui empêche (comme chacun le sait) de vendre de la drogue, des armes, du sexe, de s’évader fiscalement et qui punit les impudents qui enquiquinent du chaton à leurs heures perdues. »

    Merci h16 de rappeler que les lois et les régulations n’empêchent aucunement les phénomènes qu’elles sont censées éviter de se produire.

    Des flics se font rouler dessus, des gens décapitents leurs colocataires…
    Oh c’est pas interdit et puni ça ?

  12. cherea

    Léger HS:
    Je pense à quelque chose: je me demande quand aura lieu le premier braquage avec violence d’un type qui a des bitcoins. Peut-on imaginer des voyous d’un nouveau genre qui repéreraient un type qui a un wallet btc avec tout plein de btc, qui l’enlèvent et le torturent et le forcent à lâcher sa private key…ça aurait de la gueule. Le premier fait divers lié au btc.

    1. gameover

      D’où l’intérêt de ne jamais utiliser son compte principal pour faire des transactions mais de passer par un enchaînement de comptes qui empêchent ou rendre très très ardue la traçabilité.

  13. papafurax

    la prochaine étape est d’abaisser le plafond des paiements a 1 € et puis enfin d’interdire l’euro tout simplement 🙂

    1. Calvin

      Mais à quoi ça sert de payer ?
      Ils prennent tout le salaire et distribuent des bons pour le logement, le repas, le médecin, l’école…

  14. gameover

    Vous vous souvenez certainement de cet abruti de député du Bas Rhin Armand Jung qui avait proposé de taxer d’1 cent tous les sms afin d’apporter un financement supplémentaire au fonds des catastrophes naturelles. Au cours d’interviews il avait qualifié d’indolore cette ponction mais l’avait quand même estimé à 1.8Mds d’euros.

    Comme si on pouvait prélever 1.8Mds sans douleur. Le dit député complètement déconnecté de la réalité ne se rendait certainement pas compte que ne serait-ce que les ados envoient facile une centaine de sms par jour ce qui nous amènerait à 30E de taxe par mois… indolore qu’il dit !

    Cet abruti a reçu une réponse du ministère (en lien) par laquelle on apprend qu’il n’est nul besoin de financements supplémentaires pour les catastrophes naturelles et que la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) à laquelle sont exclusivement versées les cotisations prélevées sur chaque contrat ( de 6 à 12%) est gérée par l’état qui semble être seul actionnaire.

    Un petit tour sur le site de la CCR nous montre qu’il n’y a pas vraiment de problèmes de trésorerie et que l’état se distribue bon an mal an une petite centaine de millions de dividendes par an ! Et depuis quelques dizaines d’années alors que les provisions techniques doivent être déjà aux alentours de quelques 7 Mds.

    Il semblerait qu’au lieu d’une distribution de dividendes l’état devrait abaisser le niveau de cotisations ou reverser aux cotisants le trop perçu comme cela se fait pour l’assurance décés de l’immo.

    Il semble aussi que ce fonds se soit octroyé la gestion de divers risques… pas très risqués et que quand l’état dit qu’il va indemniser par exemple les calamités agricoles, ce soit fait à partir de cette entité pour lesquelles des gens ont cotisé et qui est géré de manière complètement opaque.

    Une société d’assurances, la SCOR, avait porté l’affaire devant le conseil constitutionnel pour pouvoir candidater à la gestion de ce fonds. Elle a été déboutée.

    http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-50312QE.htm

    https://www.ccr.fr/index.do?fid=1395293532771582074

    1. Calvin

      Réponse prochaine du député :

      « Ah bon, ben y a qu’a taxer d’1 cent tous les sms afin d’apporter un financement supplémentaire au fond de garantie des fonctionnaires ».
      Puis,
      « Ah bon, ben y a qu’a taxer d’1 cent tous les sms afin d’apporter un financement supplémentaire au comité de lutte contre le Nutella et l’Ebola ».
      Puis,
      « Ah bon, ben y a qu’a taxer d’1 cent tous les sms afin d’apporter un financement supplémentaire à la construction des autoroutes sécurisées des Intertubes ».
      Puis,
      « Ah bon, ben y a qu’a taxer d’1 cent tous les sms afin d’apporter un financement supplémentaire aux députés ».

    2. Mario Nettiste

      Je ne veux pas doucher votre optimism mais il me semble que nous devrions nou féliciter que la ponction ne soit que d’une brouette de million d’euros face aux 7Mds du pactole… Il y a surement bien pire en ponction relative. 😈

      1. gameover

        Premier point : Y a quand même 280 personnes qui vivent de cette structure et vu les « experts » ce ne sont pas des salaires de 3,000E net.

        De plus vu le montant des cotisations perçues : +/- 762.9 millions d’euros, ils appellent ça un chiffre d’affaires ! Donc si on déduit le résultat de +/- 210 millions d’euros il semble que la cotisation prélevée est de 30% trop élévée.

        La cotisation catastrophe naturelle est un impôt versé pour le fonctionnement de l’état.

        1. Deres

          Fabuleux … 30% de marge brute non déclaré et non imposé car ce ne sont pas des bénéfices. Quand on entend les gauchistes clamés haut et fort la supériorité intrinsèque d’un service public sur le privé car il n’y a pas de bénéfice à reverser aux actionnaire, cela fait hurler. Dans un service public, le bénéfice existe en réalité, et est même souvent très élevé, mais il n’est ni taxé, ni réinvestit, ni reversé à l’extérieur. Il est juste consommé par la structure. Au mieux il est mis de côté, les agences les mieux gérés ayant des bas de laine en milliards d’euros sans véritable réflexion de fond sur leur utilité.

  15. Aristarque

    HS. Sur BFM TV, reportage sur l’ université d’été du PS à La Rochelle. Au vu et à l’ entendu des interviewés, cela va tanguer méchamment, à priori entre Manouel et Cambadelis… Les dagues ont été affutées… Finalement, le problème, c’est d’ arriver à changer la réalité!

      1. Deres

        Vu que le seul argument des frondeurs est qu’un gouvernement de gauche doit nécessairement prendre des mesures de gauche, le débat sera vite terminé. L’économie, le long terme et la réalité ne les intéresse pas. Ils se révoltent uniquement sur les choix marketing et communicationnel de la couleur officiel de la politique du gouvernement. En bref, le rose utilisé ne leur plait pas, il n’est pas assez fuchsia …

        1. Deres

          Valls fait de la blitzkrieg. Ses opposants sont en pleine confusion et il en profite pour attaquer de plus belle. Ce remaniement lui a peut être donné les 100 jours pour agir comme après une élection victorieuse. Il ne faudra que quelques mois (ou semaines) pour que les frondeurs se coordonnent un peu et trouve des mécanismes de nuisances efficaces. Pour le moment, leurs récriminations désordonnées rapportées par la presse semblent bien misérables et ridicules. Ils passent pour des râleurs sans arguments de fond. Il est certain que cela ne durera pas.

        2. gameover

          Y avait Cécile Duflot tout à l’heure qui parlait de l’abandon de sa loi en disant qu’elle avait été votée et que c’est donc anti-démocratique et au sens usuel du terme elle n’a pas tort même si une loi ne rentre en service que quand les décrets d’application sont publiés.

          Il se trouve que certains décrets d’application ont déjà été publiés et que Valls vient en gros d’annoncer des mesures complètement à l’opposé… à l’opposé donc de ce qui a été voté !

          Quand on y regarde bien c’est assez loufoque puisque Valls va retourner vers les députés en leur disant : annulez ça et votez ça.

          Ca montre bien que les députés votent n’importe quoi et en final qu’ils ne servent strictement à rien…. Bon on le savait déjà, mais là c’est assez énorme je trouve.

          Un article h16 là dessus ?

          1. Adolfo Ramirez Jr

            la loi Alur… 1250€ et 6 semaines de retard que ça m’a coûté…
            Et évidemment pendant ce temps là, pour ne rien arranger, l’euro s’est bien pété la gueule!

          2. Aloux

            Ce gouvernement est en train de devenir un argument encore plus efficace contre la démocratie qu’une discussion de 5 min avec l’électeur moyen…

  16. Calvin

    Je reste surpris que les médias et élus continuent de les appeler cryptomonnaies.

    Pour avoir le soutien du public, ils devraient parler des ultramonnaies, des néomonnaies,… Mieux de monnaies libérales !!

        1. vegeta

          je préfère écouter l’écoles et les journalistes qui disent que des millions de gens sont mort pour le « droit de vote » et pour « notre monnaie » je les écoute religieusement

    1. petit-chat

      Et le dernier commentaire :
      oscar2000

      oui, on peut tout à fait se passer des enseignants qui enseignent des conneries avérées.
      les profs d’éco ou d’histoire qui enseignent le marxisme, qui incitent les élèves à se méfier de l’entreprise…
      les profs de sciences naturelles qui enseignent le réchauffement climatique, les dangers de l’augmentation du taux de co2…
      les profs de français et de philo qui enseignent que tout est relatif, que une fille ou un garçon, c’est la même chose, que hétéro ou pédé, c’est la même chose, c’est cooool…
      on ne peut pas se passer d’instruction, mais on pourrait tout à fait se passer de ces enseignants qui font du formatage, voir du dressage.

  17. lm

    Pour ceux que ça intéresse, voici une excellente analyse du petit crash survenu sur bitfinex:

    Courtesy of the great work that BFXData is doing, I am able to break down exactly how the August 14th flash crash on Bitfinex occurred. The P2P margin trading platform that Bitfinex offers was the spark that contributed to the sharp price plunge. Bitfinex allows users to lend USD to traders to buy XBT; Bitfinex also allows users to lend XBT to traders who want to sell it short. Bifinex caps how much leverage traders can obtain. BFXData publishes the notional outstanding of USD and XBT swaps. The notional represents how much USD and XBT speculators have borrowed. The change in the swap notional coupled with the change in price illustrates the effect of margin trading.

    In the days before August 14, XBT spot declined from $575 to $533 with no real change in the notional of USD swaps. Traders who borrowed USD hoping for a rise in price were losing more and more money. At a certain point they would be margin called by the exchange and force liquidated. As the price of XBT was falling, traders were borrowing more and more XBT to sell short. Something had to give, the longs were precariously close to the margin call price trigger. Smart traders borrowed XBT, short sold it causing cascading margin calls. The price crashed and they were able to buy back XBT at a much lower level. The graph above shows that is exactly what happened. As the price tumbled both the swap notional of USD and XBT fell sharply. USD swap holders were margin called as the price fell therefore the amount of borrowed USD fell. XBT swap holders were able to cover their short at much lower prices and returned the XBT that they borrowed.

    Using this data a smart trader could build a picture of where the potential margin call trigger price points are. I will refer to the delta of something as the change in the amount from one period to the next. Using one hour deltas of USD and XBT swap notional you can see how much leverage was added or subtracted from the market. We know the maximum leverage provided to each trader, so the following formula should give us an estimate of the margin call stop out for each time period:

    Price at Time T * Maintenance Margin % = Margin Call Stop Out
    Maintenance Margin is the mininum equity required to hold a position.

    We know the quantity of XBT at each margin call stop out level from the swap delta. Now we have a margin call stop out level orderbook. We take this orderbook and overlay it with the actual XBT orderbook on Bitfinex. Now look for any places where the liquidity in the actual orderbook is thin but there is significant size on a margin call stop out level. When the opportunity presents itself to move the price through the margin call stop out level the price will gap higher or lower with little capital expenditure. The price gaps because during the margin call process traders are force liquidated from their entire leveraged position at market prices.

  18. Flash

    Je note qu’à plusieurs reprises on me parle dans cet article de « Flash crash ».

    Je tiens à rassurer les éminents commentateurs : tout va bien, je ne suis pas blessé.

  19. Black Mamba

    Dernière nouvelle …
    Le juge du TASS fort clément avec l’URSSAF a encore reculé la date d’audience car la partie adverse n’est toujours pas prête …
    Or ce qui est savoureux dans l’histoire c’est que c’est pourtant l’URSSAF qui a demandé de liquider notre société mais comme ils étaient super pressé de conclure l’affaire sans aucune forme de procès , ils ont commis plusieurs vice de procédure … le juge lui aussi voulait vite boucler l’affaire …
    C’est notre avocat qui a dû rappeler au juge qu’elle n’était pas au dessus la Loi et qu’elle devait faire respecter toutes les procédures même si cela lui déplaisait horriblement …
    Voilà donc on a un procès en cours reporté à la Saint Glinglin …

      1. Black Mamba

        Ah ! S’il était possible aussi de ne payer l’IR ….pour rappel il est de 55 000 € presque le double de l’année précédente 😥 qui était lui même le triple de l’année d’avant 😥
        Vivement qu’on arrête de nous tendre , ils vont bientôt aller jusqu’à l’os …

        1. vegeta

          payer 55 000 euros à l’Etat qui va s’en servir pour entretenir des chômeurs, des immigrés et des fonctionnaires faignant ? et cela ne te fait rien qu’ils osent te demander de payer une telle somme sans raison ?

          1. Black Mamba

            Pourquoi crois-tu que l’on fait le nécessaire pour partir de douce France … ?
            Cette somme correspond à deux années d’études en Australie …

            1. vegeta

              mais 55 000 euros c’est énorme, surtout que cette argent va partir en fumée entre les mains de l’Etat , tu a bien raison de quitté ce pays

    1. Aloux

      Hein, respecter la quoi ? la loi ? mais c’est bon pour les manants et les chefs d’entreprise ça ! Quand on travaille pour la Révolution on ne s’embarrasse pas de ce genre de formalités.

      Y a des coups de pied au cul qui se perdent dans ce pays.

  20. vegeta

    merde in france
    un journal financer par l’Etat qui lui octroie des marchés publics sans raison ( bibliothèques forcé d’acheter des dizaines de journaux par jours/ entreprises publics obligé d’en faire autant ) attaque en justice une simple blogueuse, c’est sur que cela est plus facile plutôt que de faire des enquêtes de journaliste en corse, dans les cités, dans les mosquées, sur les magouilles de politiciens mais non les gros lâche préfère tenté de racketter une pauvre femme qui passe son temps à raconter sa vie sur le net

    http://www.numerama.com/magazine/30338-le-parisien-attaque-en-contrefacon-le-blog-the-parisienne.html

  21. pouf pouf

    J’en parlais hier derrière la scène avec un chanteur engagé à textes forts, avant d’allumer la mèche juste imbiber ; digne fils putatif d’un molotov tatoué en voiture de sport, ministre pour journalistes, étoiles des choses d’ailleurs inavouables et vides ; comme je connais déjà la fin et que j’adore les digressions qui font pouic, sortons des places réservées aux personnes très importantes. Et maintenant quelque chose de totalement différent… numéro un, le mélèze ? Une seule fois, il suffit d’une seule fois, vendre une blague drôle à un enfant pour qu’elle fasse le tour du monde pendant des générations ; prenons l’exemple des religions, qu’il s’agisse de relier ou de lier à nouveau, que peut-ce être sinon une bonne blague ? Dieu a dit quoi ? Dieu a dit a dit marchez sur la tête … L’autre exemple qui me vient également à l’esprit, c’est sophie la girafe, elle n’existe que depuis mille neuf cent soixante-et-un et pourtant, qui oserait en priver un enfant ? (note pour plus tard : penser à faire des paragraphes pour faire plaisir).

  22. vegeta

    vals a remplacer le mot « enfant » par « entreprise  »

    « les entreprise je vous aime j’ai besoin de vous, je vous aime, je vous aime »

  23. gnarf

    Ca doit quand-meme faire drole de voir ses economies qui font -30% au cours d’une journee. Il faut que la masse monetaire du bitcoin augmente cela limitera mecaniquement les fluctuations.

    1. gameover

      Merci pour le lien.
      J’adore : leur problème c’est uniquement : c’est pas une monnaie pour acheter une vraie baguette de vrai pain mais alors comment on va la taxer ?

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