Dans l’espace, personne ne vous entend crier. En France, tout le monde, si.

« Il faut faire des économies. » Tiens, le Chef de l’État semble émerger d’une longue léthargie dans laquelle un abus de vins fins, de douceurs sucrées et de femmes pulpeuses l’avaient probablement conduit. Le Moyennement Beau Au Bois Dormant vient de se réveiller pour constater que le Royaume, pendant son sommeil, a continué sa trajectoire cacahuète et qu’il va lui falloir, dans le peu de temps qu’il lui reste, tenter des trucs et des machins pour … pour quoi, au juste ?

hollamboMais ne nous emballons pas. Avant de répondre à cette question, plantons le décor. Nous sommes fin septembre 2014, et François Hollande est, dans la croyance populaire, toujours en charge de la destinée du pays. S’attelant aussi bien que possible à une tâche qui lui pèse de plus en plus, il affronte donc courageusement réunions petits-fours sur réunions discours, et supporte son sacerdoce dans les palais dorés de la République avec ce stoïcisme que seul permet l’entraînement reçu dans les unités de combat de l’ENA. Déjà on voit perler la sueur sur ses muscles turgescents bandés dans cet effort herculéen d’inversion de courbes dangereuses, et c’est donc avec son corps noueux, asséché par l’effort intense et répété, qu’il s’est exprimé lors de la remise du Prix de l’Audace Créative et du Dressement Reproductif devant un plateau de patrons amenés là pour l’occasion. Et, entre deux ahanements lourds qui ponctuent sa diction, il a ainsi déclaré :

« Il faut faire des économies. C’est ce que nous allons faire en 2015 et cela a forcément des conséquences […] Si vous n’entendez pas crier, c’est que nous ne faisons pas d’économies. »

Et ainsi donc, la voie est tracée. Promis, juré, craché, en 2015 (c’est-à-dire « demain »), on va faire des économies (c’est-à-dire « on rase gratis »). Il était temps.

D’abord parce que, c’est officiel, c’est connu, c’est su, mais c’est toujours bon de le répéter : selon l’INSEE et depuis le 30 septembre, la France dépasse joyeusement les 2000 milliards de dette. Ce qui n’a pas l’air d’inquiéter le Chef de l’Exécutif :

« Pendant les cinq années qui ont précédé mon entrée en responsabilité, la dette publique a augmenté de 600 milliards, nous sommes à 2.000 milliards. Donc notre rôle doit être de maitriser les déficits pour éviter que nous puissions encore augmenter le niveau absolu de la dette même si elle se finance à des taux d’intérêts très bas. »

Maîtriser les déficits, ça, Pépère, il sait faire. D’ailleurs, depuis son « entrée en responsabilité », il a montré un talent fabuleux à toujours rôder loin des 3% de déficit maximal, dans une décontraction que d’aucuns pourraient qualifier de désinvolte. Mais à la question « Est-ce grave docteur ? », la presse a déjà une réponse, agréable, aussi connue que léninifiante, et qu’on peut résumer en une interjection : non.

la maitrise des déficits tranquilou bilou

D’après des zéconomistes avertis, d’après les journalistes et d’après nos gouvernants, « Même si le chiffre est impressionnant, la France a peu de chance de faire défaut. » Personne n’y croit, tout le monde est même certain que la France et l’Allemagne sont des valeurs refuge et c’est d’ailleurs pour cela qu’on n’a jamais emprunté à des taux si bas, voyons. Bref, tout baigne, et si jamais les taux devaient remonter, si jamais, par un malheur fort improbable, la France devait éprouver des difficultés à emprunter sur les (méchants, forcément méchants) marchés, il lui restera toujours la possibilité, parfaitement probable, elle, d’aller effectuer une saine ponction dans les gros bas de laine dodus de sa population. Et c’est justement cette assurance que l’épargne des Français suffira largement à remplir les besoins des administrations toujours plus gloutonnes qui garantit ces taux d’amis.

Et puis ensuite, il ne faut pas oublier que Rambollande avait tout misé sur deux éléments cruciaux : un changement de cycle économique, parce que l’économie voyage sur un vélo, c’est bien connu, et surtout, le retour de l’inflation, sans laquelle le keynésianisme est nettement moins rigolo.

InflationBon, côté cycle, les vigoureux coups de pompes monétaires n’ont absolument pas suffi à regonfler les roues de l’attelage économique et le pays semble coincé dans une ornière. Et pour ce qui est de l’inflation, stupeur et fourchette en plastique, elle refuse de revenir, à tel point qu’elle est même tombée en Europe à son plus bas niveau en cinq ans, 0.3%, ce qui fait craindre la crevaison pneumatique suivie d’une déflation économique. Et bien que nombre d’économistes un peu sérieux (mais subtilement cachés des masses citoyennes bêlantes, et inconnus des dirigeants âpres au combat comme François) ont largement expliqué qu’il n’y avait en réalité pas de raison d’en avoir peur, l’ensemble des classes jacassantes (depuis les politiciens jusqu’aux journalistes) a pris parti contre elle et attend ardemment que Mario, de la Banque Centrale Européenne, appuie prestement sur CTRL+P au rythme d’une ou deux centaines de milliards d’euros, au bas mot, ce qui donnerait, on en est sûr, une nouvelle vigueur à la monnaie européenne. Après tout, plus on en imprime, et plus elle monte, non ? Ah, tiens, non.

la rentrée d'hollandeEn vertu de quoi, il faudra donc, comme l’a expliqué le Chef des Armées, le coprince d’Andorre, le premier et unique chanoine d’honneur de l’archibasilique Saint-Jean de Latran à Rome, faire des économies. Et le président l’a expliqué sans détour : il y aura du sang et des larmes, ou disons plutôt, des petits cris parce que les économies, ça fait toujours un peu crier. Normal, quoi.

« Il n’y a pas de plan d’économie qui soit indolore. Sinon, ça aurait déjà été fait […] Les économies forcément sont douloureuses, il n’y a aucun secteur qui peut accepter de voir un certain nombre de ses habitudes, parfois de ses financements, être remis en cause. »

Et le bougre a tant raison que, jusqu’à présent, les économies envisagées (et pas encore mises en musique, oh là, doucement camarade) ont essentiellement porté sur des secteurs pour lesquels il sait qu’il n’y aura en réalité qu’assez peu de ces cris qui pourraient lui vriller les oreilles. Les professions réglementées en sont un bel exemple : certes, ça couine face à un projet (un projet, seulement, rien n’est voté, rien n’est décidé, tout est négociable, ♪ tout est amendable, ♩ tout peut s’amender ♫) pour lequel, du reste, on peine justement à voir de quelle économie il est question, mais de toute façon, peu importe : ce n’est pas comme si ces professions pouvaient vraiment paralyser le pays, si les rouspéteurs avaient vraiment les moyens de faire durer le plaisir. Et puis, s’ils crient un peu plus, on peut toujours lâcher du lest, d’autant plus qu’on n’a rien décidé de ferme (d’où le mot « projet ») et que tout ça avait été lancé par l’autre Frétillant et que, tombé en disgrâce, il ne pourra rien dire si on laisse tout tomber.

Il faut l’admettre : si, dans l’espace, personne ne vous entend crier (moyennant quoi, on termine en petite culotte dans une navette de secours), en France, en revanche, tout le monde écoute les moindres gémissements et s’empresse de bien vite revenir au statu quo dès que possible, et ce ne sont certainement pas les pilotes d’Air France qui diront le contraire. Et les cris sont d’ailleurs d’autant plus audibles qu’ils viendront de la fonction publique, des politiciens, ou, mieux encore, de la presse…

La réalité est sans équivoque et tout se déroule comme prévu : Hollande a très manifestement choisi la procrastination, l’enfumage, les mesurettes et le petit bricolage histoire de tenir deux ans. Mais aucune mesure d’importance ne se profile, et les mesures d’économie pèsent exclusivement sur cette partie de la France qui pliera mais ne rompra pas, à savoir les classes moyennes, ceux qui payent sans rien dire, ceux qui endurent en croyant (de moins en moins) n’être qu’une partie de ceux qui font des efforts alors qu’ils en sont la totalité. Pendant ce temps, la fonction publique pleurniche sur d’éventuels réservoirs d’essence vides, quelques agrafeuses manquantes, des portables peu renouvelés, mais sa masse salariale augmente, ses avantages ne sont toujours pas rabotés. Les régimes spéciaux se portent bien. Les indemnités et les primes continuent de tomber. Thévenoud est toujours député.

La (re)distribution continue, François tient trop à son poste pour envisager autre chose. Ne vous inquiétez pas. Ce pays est foutu.

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Commentaires213

  1. Le Gnôme

    Il vaut mieux pour lui que ça ne pète pas dans les deux ans qui viennent, au mieux, il ne saura pas quoi faire, au pire il se retrouvera à la lanterne, mais accroché par le cou.

    1. Morovaille

      Si seulement, pour la lanterne… mais il y a peu de chances que ce soit le cas… sinon j’ai toute une liste de charognards et exploiteurs à la petite semaine à brancher à côté.

    2. Théo31

      Il saura justement quoi faire, comme Mendès-France et Bérégovoy en leur temps : des CRS, encore et encore. Ces grands démocrates que sont socialos adorent le bordel dans la rue tant qu’il n’est pas dirigé contre eux.

      1. yp

        Ca aurait au moins le mérite de faire tomber les masques et de montrer que national ou pas, le socialisme reste le socialisme…

  2. Honorbrachios

    il faut aussi noter que ces « réformes » portent, encore une fois, sur des professions qui ne votent pas en majorité socialauds.

    1. Jean Bon

      Mais surtout, ça ne changera (à mon avis) pas grand chose au pouvoir d’achat et donc à la croissance, car il n’y a pas de gains de productivité visible à en attendre.
      Tandis que l’administration publique (qu’elle vote à gauche ou à droite, on s’en fiche, ce n’est pas le problème) si on lui fait faire la même chose, voir mieux, avec moins de personnel, et c’est plus que complètement possible, il y a des gains de productivité énormes à conquérir, et là il y a de la croissance à aller chercher. Et pas qu’un peu. Car le contribuable pourrait en profiter indirectement en étant moins prélevé au moins partiellement, grace au dépenses moindres. Et l’autre partie non cosommée en réduction d’impots permettrait de diminuer un peu l’endettement.

      1. Honorbrachios

        ben oui, tout ça on le sait bien surtout ici…mais la clientèle électorale est justement la fonction publique donc on touche surtout pas. A part l’armée et la police parce qu’ils sont pas gentils : il votent pas (majoritairement) bien comme il faut

      2. Caton

        Oui et non… même si la fonction publique doublait son temps de travail effectif, comme il n’est pas possible de livencier les inactifs, les coûts resteraient pratiquement inchangés. Le non remplacement des retraités les ferait baisser progressivement, au fur et à mesure des décès.

          1. petit-chat

            Allons, allons, un peu de bons sens : ça ne s’applique pas à -plus que jamais- l’avant garde de la France.

        1. Jean Bon

          Sans aller dans les extremes, et sans écouter Attali, l’idée de Sarko était (pour une fois) bonne. Le simple non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, voire tous, sans créer tout un tas de para-administrations, serait déjà pas mal et donnerait de quoi voir venir.

          Ensuite, c’est pas forcément dans le coeur dur de l’administration qu’il faut taper en premier. On peut déjà taper dans les trucs qui servent à rien ou qui ne sont pas des missiosn d’Etat, du genre anciens combattants, culture, redressement productif, développement, francophonie, ecologie, développement durable, droits des femmes, affaires sociales, ville, sports, audiovisuel, …
          Ensuite il y a toutes les para-administrations : toutes les associations à la noix qui profitent des subsides de l’état, toutes les commissions, les conseils et autres commités .. C’est pas ce qui manque.

          Si déjà Hollande faisait ça, on lui en voudrait pas de laisser le reste de l’administration intacte

          1. Caton

            +1 pour toutes ces « associations » dont le personnel peut être licencié. Mais dès qu’il s’agit de fonctionnaires cela sera lent, voire très lent.

            1. Jean Bon

              C’est pas le problème. Les créanciers patienteront facilement dès lors qu’ils verront pointer quelques réformes qui vont dans le bon sens sur l’état financier du pays. On est plus à ça près.
              L’enjeu c’est la perte de confiance des créanciers. Si y a plus personne pour racheter la dette France à force de trop tirer sur la corde, on va finir comme la Grece, à tendre la main et à devoir faire les réformes quand meme, mais dans la pagaille, la douleur et le gachis. Alors qu’on pourrait tout faire calmement mais surement.

          2. Théo31

            Le non remplacement des fonctionnaires, c’est ZERO économie : une fois à la retraite, le fonctionnaire continue à émarger au budget de l’Etat. La vraie économie serait qu’il ne fût jamais embauché.

            1. lolo

              Une fois à la retraite, il ne nuit plus qu’au supermarché et n’utilise plus la photocopieuse, c’est déjà ça de pas perdu

  3. Josselin

    Juste après la première citation :

    la voie est tracé => tracée
    on va faire des économie => économies

    1. Josselin

      Juste après la deuxième citation :

      dans une décontraction que d’aucun pourrait => d’aucuns pourraient

  4. Higgins

    Plusieurs remarques:
    1) Ne soyons pas bêtement médisants, les économies sont bien là. Il me semble bien avoir vu Normal 1er ne plus utiliser les luxueuses limousines de la raiepublique mais un simple scooter comme tout banlieusard qui se respecte. Avec chauffeur certes mais il convient de le souligner.
    2) A propos des critères de Maastricht et de la fameuse règle des 3%: il me semble que le peuple (ouah, quel vilain mot) a entériné via un référendum ces règles (j’ai personnellement voté oui). De quel droit et au nom de quoi les Trou du Cul (TDC) que nous subissons s’affranchissent de ces règles depuis si longtemps?
    3) Sur BFM Business, nous venons d’avoir droit à la prestation minable des TDC officiels qui tentent de nous faire prendre une nouvelle fois des vessies pour des lanternes. Pour l’un, tout est de la faute des anciens TDC actuellement dans l’opposition, pour l’autre, les nouveaux TDC sont incapables d’élaborer un programme de réformes digne de ce nom. Bref, la fête du slip continue. Ce n’est pas le changement de majorité au Sénat qui va changer grand chose. Ça va simplement permettre au TDC en chef de ne rien faire de profond dans les deux ans et demi qui vienne. En attendant, le pays coule.
    4) Thévenoud et Andrieux sont toujours député (je dois en oublier quelques autres. Au moins, Cahuzac avait du panache à côté). Le passage par la case condamnation va devenir bientôt obligatoire pour accéder à un poste électif. J’en viendrai presque à douter fortement des valeurs de la démocratie (j’ai bien compris par contre celles qui sont à la base de la médiocratie française).
    5) 2000 milliards de dette en septembre 2014, les 100% de PIB en 2015? Je crois fortement que la situation est désormais irrattrapable avec la caste de TDC qui s’est emparé des leviers de ce pays.

    1. lolo

      C’est marrant, le PIB sur un an au second semestre s’élève à 2.058 milliards (putes et drogues compris) et on parle d’un ratio d’endettement de 95 %.

      Je crains que ma calculette soit foutue, ou elle est socialiste.

      1. royaumont

        Avec une dette de 2023 milliards (chiffre communiqué hier), je trouve un ratio de 98,3%.
        Etonnant…

      2. Nemrod

        Et les retraites de la fonction publique non provisionnées…(pas plus que les autres d’ailleurs) vous les comptez ou pas dans la dette ?
        Ah, oui c’est vrai, suis bête on provisionne pas, on réparti en Grance.

        Tout ça c’est pas grave du moment que le Quatar Saint Germain balance un peu d’opium à la plèbe.

        1. Théo31

          Sans parler du faux PIB de l’Etat qui ne crée rien et ferait monter en flèche tous les ratios.

    2. royaumont

      4) Et Guerini élu sénateur…
      On comprend mieux la réforme Taubira, il faut bien protéger ses arrières…

      Minable 1er tapent là où ça n’est pas dangereux pour lui, c’est à dire ni sur sa clientèle, ni sur ceux qui peuvent mettre un beau bordel.
      Pour l’efficacité ou la justice, eh bien, heu, c’est à dire… Vous reprendrez bien un peu de gateau. c’est du flan, ça fond,ça se mange sans dents… Heu, c’est pas ce que je voulais dire.
      Epitageule, je suis là pour 5 ans, indéboulonnable et je t’emm… Mes copains sont dans des commissions Théodule qui ne connaissent pas la crise, j’ai arrosé le GIEC et les média pour qu’ils disent du bien de moi, les chances-pour-la-France continuent à palper grave, ils auront bien la reconnaissance du ventre aux prochaines élections.
      Jusqu’ici tout va bien.

    1. Les Charcuteries Olo

      ..oops:

      « c’est justement cette assurance que l’épargne des Français suffira largement à remplir les besoins des administrations toujours plus gloutonnes qui garantit ces taux d’amis. »

      Missa dicta est..

  5. Adrien Ladrien

    On a justement un sujet ce matin dans les News qui est pile poil à propos.

    Le gouvernement inaugure une procédure accélérée pour ne pas réformer le pays

    Le cabinet du premier ministre a présenté ce matin une nouvelle organisation pour appliquer les grandes réformes nécessaires au bon fonctionnement du pays, puis pour les retirer presque immédiatement, dans le but de réaliser des économies des moyens. « Nous perdons beaucoup de temps aujourd’hui lorsque le gouvernement souhaite modifier tel texte de loi ou telle réglementation : on débat longtemps, on réfléchit intensément, des projets de lois sont écrits, il y a de nombreuses rencontres et pressions de tous bords », explique Isabelle Lainé, directrice de la communication à Matignon. « Or c’est beaucoup d’énergie pour rien, puisque toutes les réformes finissent par être retirées quelques jours ou semaines plus tard. Il devenait urgent de trouver un mode de fonctionnement plus adapté à la gouvernance actuelle. »

    La suite par ici.

  6. Deres

    H16, vos citations de Hollande ne sont pas exactes.

    La vrai citation :
    « Il faut faire des économies ! …
    C’est ce que nous allons faire en 2015 ! …
    Et cela a forcément des conséquences ! … […]
    Si vous n’entendez pas crier ! …
    C’est que nous ne faisons pas d’économies ! … »

    Sans son style unique haché pour les discours, ce n’est pas la même chose. Cela semble presque sérieux.

    1. gameover

      Calvin à sa mère :

      – Maman je t’ai entendu crier cette nuit quand tu dormais avec papa
      – T’inquiète, on faisait des économies

    2. petit-chat

      D’autant que les « heu…heu » si charismatiques ajoutent une dimension spaciale au discours écrit par d’autres.

    3. gameover

      Sur le style haché, oui mais aussi on se demande comment on peut écrire ou même prononcer ça :

      « …éviter que nous puissions encore augmenter le niveau absolu de la dette… »

      et la dette qui a son libre arbitre :

      « …même si elle se finance à des taux d’intérêts très bas. »

            1. gameover

              J’en profite Caton pour te décerner un award de la courtoisie pour ton langage très posé d’hier là où d’autres auraient – non sans raison – pu embrayer sur un langage fleuri vu la provocation.

      1. gameover

        Oui Adrien, depuis cette anaphore « Moi, Président… » il n’arrête pas de nous en sortir, ça devient comique : Pas facile, C’est dur, Je l’ai fait, La france, La finance, Quand on a 25 ans, C’est bon pour l’économie…

        Et même Valls s’y est mis lors des 2 discours avant les votes de confiance : J’assume, oui, j’assume / C’est insupportable…

  7. petit-chat

    Merci pour ce billet, j’ai rigolé d’un bout à l’autre, plein de réminiscences et de poésie pour parler de Mholland, du Grand Art.
    A l’impossible nul n’est (n’était) ténu pourtant !

  8. pouf pouf

    On me parle de tyrannie, de recul abject des libertés sous l’action marquée des institutions qui nous protègent de les attaquer. Je m’insurge immédiatement en répondant que le législateur dans son infinie sagesse y a remédié prestement par anticipation éclairée. Je sais que la république produit un corps d’élite qui sait ce qui est bon pour nous, moi sans eux, qui par son abnégation constante et désintéressée conduit le pays à marches forcées vers un avenir radieux, cosmique et réminiscent. J’entends souvent dire que les possibilités infinies données par le vote, l’expression citoyenne de la volonté d’avancer ensemble d’un pas certain vers l’abîme que le bateau caresse de ses langueurs, nous gardent de la spoliation de nos vies-mêmes par certains. JE dis ouf, je suis rassuré. Quand on m’explique bien, rien ne me gêne. C’est armé de ce constat que les hordes pédagogiques déferlèrent sur le pauvre peuple patient au sacrifice aurait écrit un rené char mal rasé, mal habillé dans une odeur de sous-bois insupportable en milieu confiné. Pauvre peuple patient effectivement, qui ne sait plus qui croire ou que penser. Finalement, vit-on dans une démocratie républicaine ou dans une république démocratique ? La liberté, ça se restreint ou ça s’encadre ? L’égalité, on m’y oblige ou on me l’impose ? Et la fraternité ? Si c’est pas moi, c’est que c’est forcément lui, cet enculé … ma préférence est toujours à la réponse deux en ce qui concerne les affaires où l’on ne me demande pas mon avis, moi peuple souverain, présentement représenté par mon sujet machin premier, despote avec la lumière dans le dos pour mieux nous voir.

  9. Bernard

    Ce qui m’étonne tout les jours. Ce sont les taux d’emprunt historiquement bas !!!
    Parce que si on rapporte les 95% d’endettement au seul PIB marchand (dans les 59%).

    On est à 160% d’endettement !

    Je pense de plus en plus que l’homme ou la femme providentielle que tout les français attendent (Et d’ailleurs, on se demande bien qui ils attendent quand on lit les programmes des uns et des autres qui devraient tous être titrés : « En route vers le changement dans la continuité et la bonne humeur ») sera le FMI accompagné de sa copine BCE.

    1. Nice-oliver

      Les français détiennent 384 milliards d’euros sur leurs livret A et LDD… Ne parlons même pas de leurs assurances vie!!!

      De quoi rassurer les prêteurs…

        1. Deres

          Il n’y aura même pas besoin de collectiviser intégralement le pays. Une bonne vieille koulakisation d’un tiers d’entre eux serait suffisante pour payer toute la dette rubis sur l’ongle ! Donc si on ne solde que la moitié, il suffit préempter les possessions de seulement un sixième des français. Mieux, en choisissant subtilement des catégories ayant beaucoup d’épargne et d’immobilier on peut s’en tirer en tapant uniquement sur moins de 10% des français. En plus, ce serait très populaire pour les 90% des autres électeurs. Si vous associer cela à une modeste chyprisation des économies de tout le monde, on peut bien descendre à un taux d’expropriation de seulement 5% tout à fait acceptable.

          Et j’ajoute qu’il y a plus intelligent et discret. L’épargne des français étant en livret A et immobilier fortement réglementé et taxé, il suffit d’être plus soft. Si les taux d’intérêt remontent, le livret A ne suivra probablement que très paresseusement. Et la taxation de l’immobilier va continuer tranquillement sa hausse vu les coupes dans les dotations des collectivités locales.

        2. Kazar

          Les 7000 milliards, c’est de la théorie, car la valeur fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Pour récupérer la valeur, il faut vendre, mais à qui ? Et avant, il faut spolier les propriétaires, mais comment ? Nous serions là dans un régime purement communiste, ce qui me semble impossible. De la même façon, impossible de prétendre rembourser des emprunts d’états en proposant à la place aux créanciers un appartement ou une maison (et d’ailleurs, que faire des propriétaires et/ou occupants légitimes ?).

          1. Deres

            Pas besoin de revendre, il suffit d’estimer. Hausse de la taxe foncière, abaissement du seuil de l’ISF ou suppression de l’abattement pour la résidence principale. Les moyens sont nombreux. Et hop l’argent rentre par milliard.

            1. Caton

              La limite du procédé c’est le revenu disponible des propriétaires. En effet dans ces conditions un recours à l’emprunt privé serait impossible du fait de la baisse de valeur du collatéral (immobilier). Il ne faut pas compter sur l’épargne immobilière pour rembourser la dette de l’état. Les 3.700 milliards d’épargne financière sont par contre facilement chypriotables.

            2. Kazar

              Mauvaise réponse : parce que si l’argent rentre par miyards, c’est que l’on tape dans le reste des économies non liées à l’immobilier…ce qui revient donc à dire que les 7000 milliards d’immo ne sont pas monétisables.

              1. Deres

                Le but ne serait pas de rembourser toute la dette mais de la ramener à 60% du PIB. Donc de trouver environ 500 milliards sur quelques années (une demi-trillion comme dise les anglo-saxons!). C’est un peu l’idée des augmentations récentes d’impôts de l’ordre de quelques dizaines de milliards d’euros par an. L’effet récessif serait bien entendu dévastateur … De plus, comme cela revient à détruire massivement de la monnaie virtuelle, cela entraînerait surement une déflation massive, ce qui est facile à comprendre sur l’immobilier.

              1. Popeye

                Entre 400 et 900 mètres par seconde de vitesse initiale. Mais généralement à 900 m/s le plomb est enrobé de cuivre ou de laiton.

                1. Caton

                  Ma munition préférée plafonne à 250 m/s. Mais qu’importe, dans une dictature molle seuls les criminels sont armés. Les honnêtes gens n’ont pas le droit de se défendre.

                  1. Nemrod

                    La mienne part à la bouche du canon à 680 m/s et fait 18.5 g .
                    C’est pas fait pour le bipède.

            1. Quiet Desperation

              N’ai-je pas lu assez récemment, sous la plume d’un écoconomiste prévoyant et anticipateur, qu’il suffirait de taxer à 17% le patrimoine immobilier des Français pour apurer la Dette ?

    2. « Ce sont les taux d’emprunt historiquement bas !!! »
      La ponction de l’épargne des Français est possible techniquement, et souhaitable financièrement (du point de vue des emprunteurs et des créditeurs).

      1. james

        Pourriez vous faire un billet sur le pourquoi du comment de ces taux ?

        Simple investisseur, ce n’est pas demain que j’acheterais de la dette francaise à 10 ans. Qui achète ça ?

        1. gameover

          Bah déjà imagine que tu prêtes à ton frère mais que ton père te rachète la reconnaissance de dette à chaque fois et plus cher que ce que ça t’a couté.

          En 2ème lieu, pour d’autres c’est comme du revolving : ils ne remboursent pas le capital mais ils paient les intérêts… Tant que ça dure. Ca serait d’ailleurs idiot d’exiger le principal car alors ils ne paieraient plus rien du tout.

          Pour le revolving, on n’oubliera pas que le gouvernement a fait voter une loi pour exiger que l’emprunteur consommateur lambda rembourse du capital avec chaque échéance… pas con l’état, il sait comment il fait !

        2. lolo

          Il y a tellement de liquidités (tout les QE des banques centrales) qu’ils ne savent plus ou foutre « leur » pognon, ce qui explique la tenue des marchés financiers.

          Et tant qu’à faire, autant en mettre là ou dans le pire des cas il y aura de toute manière un chypriotage des comptes, vu qu’en france c’est garni.

  10. max

    La désinflation n’affecte pas les prix de la même manière, donc les moins nantis sont susceptibles de moins la voir.

  11. LeRus

    Sophisme gouvernemental:
    – Les économies font crier la population.
    – Si la population crie, c’est qu’on fait des économies.

    CQFD, CPEF.

    1. Deres

      Le problème c’est qu’il n’y a pas d’économie, il y a juste des annonces d’économies. De plus, avec ses rabots et ses économies de bout de chandelles sur l’investissement, les économies faites ne sont pas pérennes. Interdire les achats de crayons cette année ne diminue pas le budget crayon de l’année suivante bien au contraire. Donc tous les ans, on nous annonce des économies, mais en fait on nous revend les mêmes d’une année sur l’autre. Et c’est toujours en réalité l’investissement qui trinque, donc la partie la plus « utile » de la dépense publique (son niveau d’utilité prête néanmoins à débat). Par exemple, quand ils décident de diminuer (un peu) le nombre de voitures de fonction une année, cela ne diminue pas la taille des garages, des services d’entretiens et de chauffeurs qui resteront encore moins actifs les années suivantes.

      1. lolo

        En plus, ils n’ont jamais fait d’économies, ils se contentent de réduire la redistribution, pour laquelle d’après le contrat, on se fait saigner

  12. Christophe

    Un centre des impôts à Albertville (Savoie) a été la cible d’un incendie, très probablement d’origine criminelle, dans la nuit de mardi à mercredi.

    *********

    C’est trop bête, hein ? Il va faire la tête Quinquin Sapin.
    Quel dommage, un si beau centre des impôts… Vraiment pas de bol.

    1. Nice-oliver

      Allons allons!!! Cela s’inscrit dans un plan de relance généralisé du BTP.

      Ce centre des impôts aura, à coup sûr, meilleure allure.

    2. Caton

      Tant que les bâtiments incendiés sont vides la situation reste globalement gérable pour l’État. Le jour où les portes seront bloquées au préalable la peur changera de camp.

      1. Kazar

        Pour que la peur change de camp, inutile d’en arriver à de telles extrémités : les services des impôts sont hyper informatisés et reliés à tout plein de fichiers pour permettre les croisements, le jour où u hacker va décider de mettre la pagaille, l’Etat aura peur, car si gros bordel dans les impôts et moins de rentrées, grosse faillite.

        1. Deres

          Donc inutile aux protestataires de brûler les centres des impôts régionaux. Ils doivent s’attaquer aux bâtiments des serveurs du ministère des finances et à ses centres de secours. Peu de chance que cela traîne dans un cloud extérieur …

        2. Caton

          La machine étatique c’est plein de petits rouages humains dont les décisions quotidiennes donnent raison à Hannah Arendt. La machine ne connaît ni le bien ni le mal. Les êtres humains, par contre…

  13. carpe diem

    Excusez ma naïveté, mais au sujet de la dette, je me pose des questions:
    1 qui sont exactement nos créanciers?
    2 est il vrai que cette liste est secrète?
    3 je crois que la dette est détenue à 75% par des banques étrangères, cela affaiblit notre indépendance et nous met à la botte de nos créanciers avec un dépeçage probable?
    4 nos gentils créanciers vont-ils gouverner indirectement le pays ?
    5 si nos créanciers sont des banques de pays arabes, l’envoi massif d’immigration ne sera-t-il pas une façon de se « payer sur la bête »?

    1. Kazar

      Excellente question !!!
      Que personne ne se pose vraiment, la réponse simpliste étant « c’est la dette virtuelle des banques ».
      En réalité, dès lors que l’État émet des emprunts, ceux-ci sont souscrits par des investisseurs, donc soit des institutionnels pour leur propre compte, soit pour le compte de leurs clients, c’est à dire des épargnants français ou étrangers qui vont placer une partie de leurs économies dans des fonds de pensions, SICAV, assurance-vie et autres FCP.
      A partir de là, si la France fait défaut, elle va ruiner des millions d’épargnants personnes physiques et sans doute en mettre un grand coup dans la comptabilité de milliers de banques et autres investisseurs institutionnels.
      Dans tous les cas, je ne vois pas comment cela permettrait à des créanciers français ou étrangers de diriger le pays.
      Enfin, il y a certainement des banques arabes parmi les créanciers, mais l’immigration qui ruine littéralement les Français est le fruit du dialogue euro-arabe initié depuis 30 ans, savoir du pétrole et des contrats pour l’Europe contre une politique pro-arabe pour les pays arabes (lire EURABIA, très documenté, de BAT YE’OR sur le sujet).
      A lire également « Les Français ruinés par l’immigration » de Gérard Pince (chiffres à l’appui, ce qui évite l’éternel débat sur l’immigration qui nous rapporte, soi-disant) et « Une France sous influence » de Vanessa Ratignier et Pierre Péan (influence du Qatar évidemment).
      Quoi qu’il en soit, et quoi qu’il arrive, vu les dernières nouvelles :
      – augmentation du gaz ;
      – augmentation des taxes sur le diesel ;
      – augmentation de la redevance TV (+3 euros) ;
      – augmentation de 10 centimes (!!!) du prix du timbre au 1er janvier,
      etc, etc,
      je dois me rendre à l’évidence, comme l’écrit régulièrement H16, ce pays est foutu 🙁

      1. Deres

        Et le gaz va aussi augmenter suite à la taxe carbone.

        Et les charges sociales vont aussi augmenter de 0.1% par an après 0.3% en 2014 (c’est la fameuse réforme de retraites). Au passage on voit que la TVA social avec hausse de la TVA contre baisse des charges s’est transformé en hausse de la TVA et hausse des charges. La grande question est de savoir comment ils peuvent prétendre avoir découvert après que cela a plombé à la fois la production et la consommation …

        Les charges vont aussi augmenter pour la pénibilité (0.2% décidé par décret facile à modifier et jusqu’à 0.8% si vous avez des conditions de travail difficile). Comme c’est uniquement du patronal, on le paiera indirectement dans nos augmentations plus faibles de l’année (méchant patron !).

        Et les péages sont prolongés pour financer des travaux donc augmenter les impôts puisque l’argent correspondant existait déjà mais servira à autre chose.

        Et future hausse des taxes sur le tabac promise récemment.

        Et hausse chez EDF mais Ségo repousse pour le plus tard possible.

        Et la pub revient sur la TV public en plus de l’augmentation de la redevance. Bref tout augmente mais il n’y a pas d’inflation.

        Et probable gel des barêmes de l’IR car dans les annonces pour les ménages modestes ils reprennent les tranches de l’année d’avant.

        Et bien entendu, cerise sur le gâteau, Flamby se fout de notre gueule en affirmant qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts en 2015 (sous-entendu en dehors de ce qui est déjà prévu et est sous le radar).

        1. lolo

          Et les 4 miiliards en moins pour les collectivités territoriales qui vont s’empresser de revoir un peu les impôts locaux

        2. Christophe

          Tu oublies le gros effet kiss cool des impôts locaux !

          Les crapules se sont tenues à carreaux en raison des élections de 2014… Mais maintenant ils vont lâcher la sauce…

          La copine de Bertrand qui fait office de maire de Paris en salive déjà… modification des règles de calcul pour la taxe d’habitation…En plus Paris, ça part de bas… Donc ça va faire mal.

          Ajoutons (liste non exhaustive) :
          -hausse de la taxe sur les nuits d’hôtel. Pourquoi ? Parce que. Pour faire plaisir à Bertrand.

          -les « remboursements » de la Sécu… qui vont baisser. Forcément, comme disait Duras.

          Plus toutes les autres arnaques qui sont préparées par Bercy et tous leurs complices.

          La tonte ne connaît pas de limite.

      2. gameover

        Sur le timbre Kazar il y avait une distorsion du prix pour favoriser le courrier vs les colis. La poste se fait tailler des croupières sur les colis dont la croissance est exponentielle avec internet mais personne ne souhaite rivaliser sur le courrier à ce prix là.

        Le prix du timbre va donc augmenter jusqu’à pas loin de 1E comme dans les pays qui ont déréglementé. Le prix des colis lui va continuer à baisser surtout pour les pros.

        1. petit-chat

          Bientôt l’intérêt d’envoyer son courrier dans une enveloppes de 0,5 m3. Et si ça doit passer la frontière, pensez aux gabelouts :mettez un peu d’antrax..

      3. carpe diem

        Merci de vos éclaircissements, mais ce que je voulais dire : c’est une sorte de chantage « vous continuez à nous emprunter 450 millions d’euros par jour,mais en échange vous prenez à votre charge (je veux dire à charge des classes moyennes ) notre population la plus pauvre, illettrée et en général vouée à commettre des exactions. Pour ces pays, c’est faire déferler en Europe une masse de gens indésirables chez eux aux frais du contribuable européen qui va les prendre en charge du berceau à la tombe.

        1. Kazar

          Je ne le vois pas comme ça, ils sont assez riches et peu redistributeurs pour ne pas avoir besoin de nous exporter cette population, il s'(agit bien plus d’une « simple » stratégie de propagation de l’islam et de colonisation de l’Europe, la conquête du monde étant le but même de cette religion.

    2. Cerf D

      Pour votre n°3 ce n’est pas tant que la dette soit détenue à 75% par des banques étrangères qui nous met à la botte de nos créanciers, mais le fait que nous soyons en perpétuel déficit.

      En effet si le budget était à l’équilibre ou excédentaire, il serait possible (je ne rentre pas ici sur la question de la moralité) d’annuler tout ou partie de la dette unilatéralement. En revanche, avec notre déficit chronique, même en annulant la dette, il faudrait réemprunter immédiatement et là je doute que qui que ce soit accepte de nous prêter .

    3. royaumont

      Pour les point 3-4 : oui, nous sommes gouvernés de l’étranger. Le niveau de la dette actuelle n’est soutenable que par la grâce de taux d’intérêt particulièrement (étrangement ?) bas. Qu’ils remontent et c’est la faillite.
      Pourquoi les taux sont-ils aussi bas ? Pour moi, malgré quelques facteurs objectifs, c’est assez incongru, voire anormal.
      Parmi les quelques explications on peut avancer, en vrac :
      – la politique de la FED (QE) multiplie les liquidités sur les marchés du monde entier. Si cette position est revue, les taux remonteront. Cela explique la servilité actuelle par rapport aux US qui nous imposent des décisions contraire à nos intérêts (traité transatlantique, Ukraine…)
      – la réglementation prudentielle imposée aux banques/assurances en fait des clients captifs des émissions de dette publique.
      – les pétromonarchies du Golfe et autres qui y trouvent un bon levier d’influence.
      – des investisseurs qui parient sur un chyprage plus ou moins voyant plutôt que sur une banqueroute.

      A noter : les taux bas sont répercutés par le banques sur les assurances vie (entre autres). Les titulaires de ces produits d’épargne subissent donc un manque à gagner important et, par ce biais, financent la dette publique.

      1. gameover

        « Les titulaires de ces produits d’épargne subissent donc un manque à gagner important et, par ce biais, financent la dette publique.

        Mouais, un manque à gagner… faut pas pousser quand même.
        C’est leur choix : quand tu ne veux pas t’occuper toi-même de tes économies il ne faut pas s’étonner que d’autres le fassent pour toi

        Même sur le livret A les banques ont une commission fixe de 0.4% (par an hein!) pour uniquement gérer la collecte : gérer la collecte d’argent (MDR) est plus payant que de le gagner.

        240Mds à 0.4% ça fait… 1Miyard…

      2. Caton

        Les 42 heures d’enregistrements de conversations entre la Fed et Goldman Sachs récemment révélées tendent à montrer que ce sont bien les banquiers qui commandent en tout cas.

      1. Caton

        La pratique des « stress tests » bidonnés montre au contraire que cela inquiète beaucoup de monde. Réalisés pour rassurer, ils sont en outre bidonnés pour qu’aucune banque ne puisse les rater.

        1. max

          C’est quand même à partir des banques qu’est venu le tremblement, les dettes publiques étaient à peu près dans les clous avant 2008. Sans les Ponzi bancaires et immobiliers, on ne parlerait pas tant des dettes publiques.

  14. Calvin

    Et le Haut Conseil des Finances dit que le budget 2015 présente des …. (hum hum) fragilités.
    C’est beau le phémisme…. !

    1. Deres

      Par exemple, il est basé sur de nouvelles cessions d’actifs pour 4 milliards. Quand on sait que la Défense attend depuis deux ans plusieurs milliards qui était prévus suite aux ventes de fréquences, on sait plus ou moins d’avance que cet argent va encore être en retard ou ne pas exister.

  15. Gerldam

    Avez-vous remarqué la nouvelle arithmétique de Mou premier? On baisse les dépenses de l’état de un milliard.
    Mais, sur le projet de bilan, on écrit: -7 milliards
    Donc: -1 = -7, c’est de l’arithmétique riemanienne pour le moins.
    Dans le genre foutage de gueule, je n’ai pas trouvé mieux récemment.
    Nota: je sais parfaitement que les -6 qui manquent sont la moindre croisance qu’il y aurait eu si…Foutage de gueule quand même.

  16. calc80

    Selon BFM radio hier soir, l’Etat va vendre une partie de sa participation dans Orange, histoire de repasser au Vert.
    A terme, après toutes ces cessions, nous repasserons au Rouge. Pendant ce temps là, nous broyons du Noir et c’est nous qui sommes Marron, j’en suis Jaune … Allez, un p’ti Blanc pour faire passer.

    1. Deres

      Ils annoncent 4.3% de déficit en 2015 au lieu de 4.4% en 2014. Super cela diminue, trop fort ce Sapin !
      Mais en fait 0.1% du PIB fait environ 2 milliards.
      Donc sans ces 4 milliards de cession d’actifs, le déficit augmenterait de 0.1% en 2015 en passant à 4.5% …
      Ces cessions ne sont donc décidés que pour préserver les apparences d’une baisse du déficit en 2015 qui sinon augmenterait malgré toutes les fabuleuses annonces d’économies !

      J’ajoute que quand on connait la précision de réalisation de ces budgets annuels, ce genre d’annonce esthétique pour 0.1% laisse rêveur …

      1. Deres

        Ce sont vraiment les rois du bricolage …
        Des cessions d’actifs annoncés le jour de publication du budget afin de préserver les apparences.
        Quelqu’un est-il encore dupe dans ce pays ?

        Je m’en tient donc à mes dernières prédictions. Le déficit va probablement remonter au dessus de 5% d’ici la fin du quinquennat.
        Et encore, je ne parle pas du probable plan de relance en 2017.
        Avec comme excuse qu’il n’aura fait que 400 milliards de déficit au lieu de 600 pour Sarko, donc qu’il est « raisonnable » de faire un « petit » plan de relance à 50 ou 100 milliards …

      2. royaumont

        Pour 2014, on annoncait fièrement 3,5% de déficit au début de l’année. Pour finir à 4,5%.
        Si on part pour 2015 à 4,4%, a combien va-t-on arriver en réalité ? 6% ?

      3. Higgins

        Je le sens à 5%, pas moins (j’ai lu le commentaire chez JP Chevallier). C’était risible (jaune) à entendre ce matin.

  17. Aristarque

    H16, fan d’ Alien, le film de Ridley Scott, excellemment terrifiant lors de la première vision….

      1. Calvin

        Oui oui.
        Et comme dans le film, ce qui ronge la France est à l’intérieur et porte le nom d’Enarques.

          1. Les Charcuteries Olo

            C’est le Nostromou. L’équipage a été réveillé suite à la détection d’une autre forme de vie socialiste quelque part dans l’univers et il a été dérouté. Au lieu de ramener du minerai d’un gisement d’économies, le Nostromou va découvrir de nouvelles façons de s’endetter.

            Et Hash est un humanoide, n’en déplaise au chat du bord.

  18. Danny

    « Un abus de femmes pulpeuses »
    Il ne faut rien exagérer. Les Français détestent être dirigés par un chapon, et personne n’est dupe depuis 2011.

    1. Deres

      La Gayet l’aurait quitté. Maintenant que leur liaison est connue, elle ne pouvait plus en récolter discrètement les avantages (boîte de production en croissance exponentielle, honneur par exemple via le jury Médicis, premiers rôles, invitation à la TV, …). Et au contraire elle était éclaboussé par son impopularité y compris dans le milieu du show business.

  19. Aristarque

    Plutôt que le Moyennement Beau Au Bois Dormant, pourquoi ne pas le surnommer Le Bel Ygerant Au Bois Dormant? Et prononcé à la teutonne, l’ effet est renforcé…

      1. Honorbrachios

        elles sont bien celles là !
        par contre Bel est-il vraiment un adjectif décrivant bien notre sinistre queutard de présigland …

      2. petit-chat

        Le label Yqueue : une invention de DSK, souvent imité par MhouGland, jamais égalé.
        A moins que l’absence de Taubira ne soit une tentative de… mais ça nous amène trop loin.

          1. Kazar

            Ben non, justement, on ne risque plus rien grâce à l’entrée en vigueur de la contrainte pénale !!!
            « Durant une période d’expérimentation qui devrait courir jusqu’au 1er janvier 2017, le champ d’application de la contrainte pénale devrait être limité aux délits punis de cinq ans d’emprisonnement maximum (vol simple, dégradations, usage de stupéfiant, conduite en état alcoolique et délits routiers, violences, etc.), soit 80% des 600 000 condamnations annuelles pour délits. C’est la position de François Hollande et de Manuel Valls.

            Puis, pour les faits commis à partir du 1er janvier 2017, la contrainte pénale pourrait être prononcée pour des délits passibles de dix ans de prison maximum. Une extension « nécessaire à terme pour des raisons de cohérence de l’échelle des peines et d’efficacité de la réponse pénale » qui répond aux souhaits de Christiane Taubira et de la commission des lois de l’Assemblée nationale. »
            Donc si votre délit est passible de moins de 5 ans, plus de prison, c’est la fête du slip !!

  20. Calvin

    Petit HS :
    « Un Français sur la « liste noire » des djihadistes recherchés par les Etats-Unis : Salim Benghalem figure, depuis le 25 septembre, aux côtés de neuf autres djihadistes, sur la liste des Specially Designated Global Terrorists du Département d’Etat, qui désigne les personnes les plus dangereuses aux yeux du gouvernement américain »

    Ah ah !
    Heureusement que la loi Caseneuve existe !
    Il est interdit de laisser partir des djihadistes hors de France.
    Les américains ne l’auront pas, na !!

    1. Bonsaï

      Toujours le mot pour rire, facétieux Calvin. Voilà qui nous regonfle un peu le moral dans cette ambiance sépulcrale, savamment distillée par l’article du jour !

  21. BA

    – Les Echos : En 2007, vous évoquiez un « Etat en faillite ». Et aujourd’hui ?

    – François Fillon : Je crains que la France ne soit à la veille d’un accident financier grave qui pourrait faire éclater la zone euro. Pour l’heure, notre pays ne tient que parce que les taux d’emprunt sont bas. Mais cette bulle n’est pas durable : pas de croissance, un chômage qui progresse, une dette qui explose et dépasse les 2.000 milliards, des déficits qui ne se résorbent pas et l’impossibilité de ramener le déficit sous les 3 %, même en 2017… la crise ne fait que s’aggraver.

    http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0203820061512-francois-fillon-la-france-est-a-la-veille-dun-accident-financier-grave-1048317.php

    François Fillon « craint que la France ne soit à la veille d’un accident financier grave qui pourrait faire éclater la zone euro. »

    Mais il n’y a pas que la France !

    Il va y avoir huit accidents financiers graves en zone euro.

    La zone euro est bâtie sur des gigantesques bulles de dettes publiques.

    Mais les bulles ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.

    Nous savons comment finissent les bulles.

    Plop !

    Ces gigantesques bulles de dettes publiques vont bientôt éclater.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
    5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
    6- Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
    7- Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
    8- France : dette publique de 2023,7 milliards d’euros, soit 95,1 % du PIB.

    1. royaumont

      Ce classement ne prend pas en compte une réalité : dans cette liste, la France est le seul pays qui n’a pas réagit.

        1. royaumont

          La Grèce aussi, de gré ou de force, ainsi que l’Espagne et l’Italie qui ont retrouvé des excédents primaires (ie hors service de la dette).
          Reste la France et la Belgique. L’une comme l’autre n’ont pas de gouvernement… quoique la Belgique en a peut-être retrouvé un !

          1. Deres

            Oui, avec un excédent primaire, un effacement de la dette par la BCE jusqu’à des niveaux soutenables les sortirait d’affaire. Pour nous, ce ne serait qu’un sursis avant de redevenir rapidement insolvables. La BCE ne peut pas le faire actuellement car justement la France voudrait bien entendu participer à un tel sauvetage … Nous faisons un chantage au « too big too fail » en espérant que l’Allemagne cède finalement en acceptant de renflouer tout le monde. C’est pour cela que nous sommes les derniers à n’avoir pas réformé.

            1. BA

              james écrit : « L’Irlande, Chypre et le Portugal dans une moindre mesure ont compris et commencé à agir »

              Et alors ?

              Quels résultats concrets ?

              Le résultat, c’est que leur dette publique explose.

              1- L’Irlande :
              2007 : dette publique de 47,150 milliards d’euros, soit 24,9 % du PIB.
              2008 : dette publique de 79,602 milliards d’euros, soit 44,2 % du PIB.
              2009 : dette publique de 64,4 % du PIB.
              2010 : dette publique de 91,2 % du PIB.
              2011 : dette publique de 104,1 % du PIB.
              2012 : dette publique de 117,4 % du PIB.
              2013 : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.

              2- Chypre :
              2008 : dette publique de 8,388 milliards d’euros, soit 48,9 % du PIB.
              2009 : dette publique de 58,5 % du PIB.
              2010 : dette publique de 61,3 % du PIB.
              2011 : dette publique de 71,1 % du PIB.
              2012 : dette publique de 85,8 % du PIB.
              2013 : dette publique de 111,7 % du PIB.
              Premier trimestre 2014 : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 %.

              3- Le Portugal :
              2007 : dette publique de 115,786 milliards d’euros, soit 68,4 % du PIB.
              2008 : dette publique de 123,302 milliards d’euros, soit 71,7 % du PIB.
              2009 : dette publique de 141,055 milliards d’euros, soit 83,7 % du PIB.
              2010 : dette publique de 162,473 milliards d’euros, soit 94 % du PIB.
              2011 : dette publique de 185,240 milliards d’euros, soit 108,2 % du PIB.
              2012 : dette publique de 204,843 milliards d’euros, soit 124,1 % du PIB.
              2013 : dette publique de 213,631 milliards d’euros, soit 129 % du PIB.
              Premier trimestre 2014 : dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.

              Ces trois pays ont agi, effectivement.

              Et le résultat a été encore pire qu’avant.

              Tu parles d’un progrès !

              1. BA

                Lundi 29 septembre 2014 :

                L’International Center for Monetary Banking (ICMB) a additionné trois dettes :
                dette publique + dette des ménages + dette des entreprises.

                Voici quelques-uns de ses résultats :

                1- Médaille d’or : Irlande.
                Dette publique + dettes des ménages + dette des entreprises = 442 % du PIB.

                2- Médaille d’argent : Portugal.
                Dette publique + dettes des ménages + dette des entreprises = 379 % du PIB.

                3- Médaille de bronze : Belgique : 350 % du PIB.

                4- Grèce : 304 % du PIB.

                5- Espagne : 300 % du PIB.

                6- Pays-Bas : 294 % du PIB.

                7- Italie : 258 % du PIB.

                8- France : 254 % du PIB.

                9- Etats-Unis : 250 % du PIB.

                10- Finlande : 242 % du PIB.

                11- Autriche : 235 % du PIB.

                12- Chine : 218 % du PIB.

                13- Allemagne : 193 % du PIB.

                http://cimb.ch/ICMB/Publications_files/Geneva16_2.pdf

                Une autre crise menacerait l’économie mondiale, selon un rapport d’experts.

                L’économie mondiale est confrontée à une « combinaison toxique » de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d’un processus de désendettement douloureux, voire d’une autre crise, dont l’épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d’experts publié lundi.

                Contrairement à une idée répandue, l’économie mondiale est loin d’avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l’ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l’économie mondiale.

                Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier, a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%.

                Les auteurs de l’étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d’économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.

                La faible croissance économique rend en effet le processus de réduction de la dette plus difficile tandis que la dette, elle-même, exacerbe le ralentissement économique.

                Dans ce contexte, le taux d’intérêt d’équilibre est appelé à se maintenir à des niveaux historiquement bas alors même que la capacité à contracter des emprunts sera sous pression si le taux d’intérêt réel devait se stabiliser au dessus de ce niveau d’équilibre.

                Le niveau d’endettement est actuellement plus élevé dans les pays développés, où le ratio de dette par rapport au PIB a atteint 272%, que dans les économies émergentes, où il se situe à 151%.

          2. gem

            la Belgique ? ça n’a jamais exister que sur les cartes officielles, ce truc, et seulement depuis 1830. Avant, c’était juste les hollandais catho (les autres, ceux du nord, étant protestants).
            Et dire qu’il y a des cons pour acheter la dette d’une entité qui n’a aucune existence réelle 🙂

      1. lolo

        Il y a plus drôle : le japon s’enfonce a vitesse V dans une merde noire, j’aurais tendance à penser que ce sera lui le catalyseur du grand reset

        1. royaumont

          Kwa ! (désolé Harry…)
          Les Abenomics ne seraient pas la panacée attendue ?
          Quelle surprise !

          1. Deres

            C’est exactement comme chez nous. Il y avait trois flèches dans les abenomics (QE, relance et réforme). Ils ont dégainés ferme sur les 2 premières et étonnement, ils n’ont jamais trouvé la troisième … On a eu la relance, on a un pseudo-QE mais en l’absence de réforme, c’est le déclin.

            1. lolo

              Relance ???? de postes de fonctionnaires oui, mais sinon ?

              Même le petit morceau d’autoroute pour désenclaver Rochefort est abandonné.

              Le carnet de commande de la COLAS est VIDE (ça va swinguer !)

              1. Quiet Desperation

                Rochefort ? encore un coup de d’Artagnan…. mais la Colas ? aaah! parlez-moi de Constance B.

    2. Honorbrachios

      on peut aussi rajouter celle des US pour rigoler : je ne me rappelle pas le montant exact mais c’est plus de 1000 milliards me semble t’il

        1. Honorbrachios

          oui désolé, chuis pas habitué à des chiffres aussi grands. c’est plutot au moins 30000 miyards

  22. Dom

    La seule courbe qui inquiete nos autocrates c’est celle de La Peyronie!
    Une vanne de mon invention!

  23. David

    « remise du Prix de l’Audace Créative » : OMG, distribution de hochets et de médailles.

    Est-ce donc tout ce qu’on reste capable de faire dans ce pays ? (pendant que les autres bossent et produisent)

    quelle tristesse …

    1. carpe diem

      ouais c’est triste. C’est de la faute à la promotion « Titanic », promotion d’Enarques convergeant tous vers l’iceberg merdoyant qui se profile à l’horizon. (voilà que je fais du Pouf Pouf maintenant)

  24. channy

    « Pendant ce temps, la fonction publique pleurniche sur d’éventuels réservoirs d’essence vides, quelques agrafeuses manquantes, des portables peu renouvelés, »
    Des agrafeuses à 20 euros, des portables acheté 1800 euros pièces alors qu ils sont techniquement dépassés..ou encore les paquets de café l’or 250g à 8 euros pièce, achat de marchandises non utilisées mais destinée à être récupérée pour une bouchée de pain par le responsable et ses ami(e)s,
    Bref ces administration feraient mieux de rationaliser et contrôler leurs achats..grosses économies à la clé

    1. gameover

      Chacun ses outils… et ramène moi ton crayon usé si tu en veux un autre !
      Na…
      En Suisse mon employeur mettait dans chaque voiture un carnet sur lequel on devait noter le kilométrage à chaque fois qu’on faisait le plein, kilométrage à reporter aussi sur le ticket pour se faire rembourser.

      Australie, idem c’était prévu sur le terminal de paiment de la carte de carburant avant de rentrer le code… et fallait rentrer un nombre au moins supérieur au précédent et réaliste sinon la société de loc vous appelait pour faire l’entretien de la voiture.

  25. Karamba!

    Tiens un nouveau centre des impôts incendié. En Savoie cette fois-ci…
    Je ne vois pas d’économies à l’horizon, je ne vois que des augmentations ou créations de taxes. Mais elles aussi provoquent des cris…

    1. Deres

      Maintenant, ils veulent vendre les actifs de l’Etat pour pouvoir afficher un déficit en baisse de 0.1% l’année prochaine. Sans cela notre déficit empirait de 0.1%. Et ce alors qu’ils prévoient 1% de croissance l’année prochaine, une inflation plus forte et quelques taxes en plus … Quand aux économies, on n’a toujours que les montants, pas le moindre détail.

      1. Kazar

        Il faut dire aussi que des sans-dents qui grincent des dents, c’eut été étonnant. Évidemment vous l’attendiez…

  26. lolo

    Haaa, bonne nouvelle ! Le projet de loi financement toussa toussa a prévu d’augmenter le budget de l’AME de 73 millions !

    Comme cette année le budget sera explosé de 160 millions, ça sera moins pire l’année prochaine ! Sauf si la réforme du droit d’asile marche mieux que prévu(sic)

    1. Kazar

      Manquerait plus qu’un petit coup d’Ebola en France (le premier cas de contamination aux USA vient d’être annoncé) pour exploser tous les compteurs !!! Je me demande d’ailleurs combien de temps il va falloir avant que n’arrive à Lampedusa une embarcation porteuse de plusieurs malades…et ce que feront alors les autorités, lorsqu’il sera trop tard.

      1. Caton

        La contamination a eu lieu au Libéria. Il n’y a pas encore eu de cas domestique d’Ebola en dehors d’Afrique.

        1. Kazar

          Tout à fait, je me suis mal exprimé, le cas n’a été détecté qu’une fois le malade arrivé aux USA, ce qui laisse la possibilité à ce patient d’avoir contaminé d’autres personnes.

          1. Caton

            C’est probablement le cas. Et la France ne saurait tarder. Ceci dit l’absence de réservoir d’hôtes du virus va limiter les dégâts.

            1. Deres

              Sauf que Flamby claquera un bon milliard en mesure de précaution et pour se montrer dans les médias en sauveur et que comme les gens se terreront chez eux, cela nous fera bien perdre 0.5% de PIB rien qu’en consommation.

              1. Deres

                Ce sera d’ailleurs une bonne excuse en 2015 pour avoir raté l’objectif de déficit … L’envoi d’un hôpital de campagne la bas n’est peut être pas si innocent que cela …

      2. lolo

        Pas d’inquiétude, on laisse monter un peu la pression médiatique, et un vaccin miraculeux (donc cher) va apparaitre, que des valisettes dodues imposeront a la populace.

        Je me demande si ce coup là, ils vont en acheter 90 millions de doses

  27. val

    Je pense que nos dirigeant ont une autre définition du terme « faire des économies » . Ils vont vraisemblablement : augmenter la TVA , et/ou la CSG . Je pense que faire des économies pour eux c’est ça . En fait , faire des économies pour eux , c’est juste de piquer les tiennes . Et crie pas trop fort , c’est pour ton (mon) bien.

  28. val

    Je pense , peut être à tort , que nous avons dépassé largement le point ou nous aurions pu avoir une quelconque influence sur le cours des évènements . La dette est tout simplement hors contrôle . Nous sommes sur une coquille de noix dans un rapide conduisant à l’abîme , nos apprentis-navigateurs sont tout juste en mesure d’éviter les rochers situés sur le trajet , mais la chute finale , elle , sera bien là . Bien entendu les apprentis navigateurs espèrent bien sauter sur la berge avant la chute …

  29. Christophe

    Escape velocity….

    *****************
    La France prévoit d’émettre 188 milliards d’euros de dette à moyen et long terme en 2015, soit l’équivalent du record atteint en 2010 au plus fort de la crise financière, pour couvrir son déficit budgétaire et honorer les remboursements sans précédent de titres arrivant à échéance.

    Ce montant annoncé mercredi par l’Agence France Trésor (AFT) est en hausse de 15 milliards par rapport à 2014 mais, grâce à la persistance de taux d’intérêt très bas, le gouvernement ne prévoit pas de dérapage de la charge de la dette.

    1. Adrien

      C’est génial, nos hurluberlus connaissent déjà les taux auxquels le pays va emprunter en 2015… Soit Goldman Sachs est vraiment partout, soit c’est magique donc ta gueule.

      1. Aristarque

        Je ne le crois pas qu’ ils connaissent par avance les taux. Ils prolongent comme à leur habitude les taux actuels comme base de calcul budgétaire. Quelques mois avant de subitement connaître la défiance des marchés, la Grèce, notre modèle indépassable, agissait rigoureusement de même, en empruntant à tout va pour financer son modèle social local. Certes, les créanciers connaissent le montant joufflu de l’ épargne des Grançais, garant occulte de l’ Etat. Sauf que c’est très essentiellement de l’ immobilier, lui même surévalué dans une bulle pas encore crevée véritablement. Ceux qui ont connu 1993/1994 comprendront le décalage entre alors et maintenant. Chyprer l’ immobilier n’ est sûrement pas aussi facile concrètement que sur le papier théorique de sa valeur… Qui ne se maintiendrait pas à ce niveau en ce cas.

        1. Calvin

          N’empêche qu’il faut toujours qu’ils tablent sur des prévisions trop optimistes.

          Ils pourraient, un jour, décider de partir sur une base pessimiste ? Et si les conditions sont meilleurs qu’anticipées, il y aurait du surplus et non un déficit plus grand ?
          Ah ben, non, ça devient une cagnotte, et l’argent des autres, ça les gêne, ça les démange. C’est pour cela qu’ils le prennent, puis qu’ils distribuent ce qui reste…

    2. Quiet Desperation

      Je propose que « la Marseillaise » comme hymne national soit remplacée par la chanson de Julien Clerc « La Cavalerie »….

  30. Deres

    PLF2015 page 9 :

    « En valeur, la dépense publique progressera de 1,1 % en 2015 (contre 2 % en 2013 et 1,4 % en 2014), puis 1,9 % en 2016 et 1,8 % en 2016 (sic). »

    1. Deres

      Fabuleux, plus bas dans la page, on a la répartition des 50 milliards d’économies en milliards juste (19.0, 11.0, 20.0) ! C’est donc juste un découpage théorique pas des économies identifiés. Une répartition « plus précise » est faite pour 2015 (dont 2.1 milliards sur l’achat des crayons) mais page 10, un paragraphe dit clairement que les économies pour 2016 et 2017 viendront de « nouvelles réformes » trouvés lors de futures « revues de dépenses » …

      1. Deres

        PLF 2015 page 22 :

        Pour les estimations macro-économiques pour 2015, on ne peut même pas parler d’optimisme, cela tourne à l’utopie …
        – les exportations bondissent de 4.6%
        – l’investissement revient avec 0.9% (après deux années de baisse)
        – la consommation repart de 1.3% (après deux années de stagnation)
        – le taux euro/dollar est à 1.34 et le pétrole stable
        – le pouvoir d’achat augmente de 0.9%

      2. Aristarque

        Ce n’est pas un plan d’ économies sérieux puisqu’il n’y a pas la moindre once d’envie de faire quoi que ce soit en ce sens. C’est juste de l’ enfumage pour Bruxelles, Berlin et quelques autres. Pas besoin de se fatiguer donc à détailler le vent… Pas facile….

  31. Deres

    PLF2015 page 28 :

    on a la répartition des emplois et leurs évolutions. On note :
    – il y a autant de policiers et de gendarmes que de personnels au ministère de l’intérieur
    – il y a un fonctionnaire aux finances pour deux policiers
    – 10 000 personnes au service direct du premier ministre en croissance de 1% par an (autant qu’à la culture ou à la santé …)

  32. val

    Bon allez pour détendre tout le monde je suis tombee sur ça today : http://h16free.com/wp-content/uploads/2014/05/tin-foil-hats.jpg , ils ont collé leur box internet dans un sac 😀 et ont dé validé le wifi … bon j’ai eu un peu de mal à garder mon calme , surtout que du coup ils ont mis un ampli wifi multi antennes à 30 m . Tout ça c’est bien dans la ligne du pays : je ne veux pas l’ombre de pb (à supposer que cela en soit un ……..) sous MES pieds , mais par contre , en mettre un dix fois plus gros sur la tête du voisin , pas de pb !!! Et le tout dans une asso caritative , j’en perds mon latin , gros soupir …

  33. Tchoupi

    Je me permets un commentaire rectificatif concernant le manque de renouvellement de telephone mobiles : ma belle-mere est cadre administratif à la Secu de marseille et s’est vu confier (ainsi qu’à ses dizaines de collegues) l’an passé un iPhone 5S tout juste sorti à l’epoque. Avé le forfait Bouyghes qui va bien evidemment.

    J’étais (et je reste) ecoeuré.

  34. yp

    HS, mais une interview interessante de Vaclav Klaus a été reprise sur ZH. Les sujets abordés dépassent très largement le cadre que son titre de l’article laisse supposer : Attardez vous sur ce qu’il dit au sujet de Bruxelles… A terme, ce n’est pas que le pays qui est foutu.

    tinyurl.com/mexl79h

    Exemple : « The former Estonian prime minister is a commissioner for digital markets. As an economist I really don’t know what the term “digital markets” means. Plus there is another, a German politician, Günther Oettinger, who is the commissioner for “digital economy and society”. We would laugh in the communist era to have such names for the members of our cabinet. I can’t imagine what these commissioners are doing. »

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