Allocations chômage : Macron tripote le dogme

Tout avait pourtant bien commencé avec la nomination d’un type comme Emmanuel Macron au ministère de l’Économie. Beaucoup, à l’évocation de son nom, se sont laissés pousser un petit soupir de soulagement, se laissant presque aller à espérer qu’enfin on avait nommé un type qui connaissait un peu le monde de la finance et de l’économie. La France n’était pas encore sauvée, mais le gouvernement Valls-2 semblait s’orienter dans la bonne direction.

D’ailleurs, même la presse étrangère a salué dignement l’arrivée d’un libéral de gauche au gouvernement (si tant est que ceci veuille dire quelque chose au pays où libéral ne s’entend que comme profession, et encore, lorsqu’elle est lourdement corsetée par l’État). Macron a ainsi été louangé tant Outre-Manche qu’Outre-Atlantique, ne serait-ce que parce qu’il est un ministre moins imbibé d’idéologie socialiste que les autres en général, ou que son prédécesseur en particulier.

Les espoirs étaient donc grands.

Malheureusement, la concrétisation s’est faite plutôt chaotique jusqu’à présent. On se rappelle par exemple quelques unes de ses remarques troublantes sur l’entreprise privée, qui introduisirent quelques doutes sur la clarté de sa pensée économique. Parallèlement, le brave Emmanuel dut, à peine arrivé en poste, se justifier de ses saillies sur les 35 heures, dogme coulé dans le bronze socialiste qu’il est maintenant impossible d’évoquer ; Harlem Désir, le factotum à ce moment en charge de la conciergerie du PS, n’avait pu s’empêcher de contredire fermement le ministre en rappelant qu’aucun projet, ni même d’ébauche de suggestion d’idée de projet au sujet des 35 heures n’était sur la table actuellement.

macron le social liberal

En quelques jours, on avait donc rapidement compris que le nouveau ministre aurait fort à faire. Ou bien il était réellement en poste pour faire quelque chose, et dans ce cas, la moindre de ses manœuvres serait passée sous la loupe du parti et de ses affidés pour valider la démarche. Ou bien (et plus probablement), le petit nouveau était là pour la galerie, rassurer Bruxelles et les investisseurs étrangers sur la vraie envie de réforme ferme et bien volontaire qui s’emparerait de la France dans plus tard promis juré ne vous inquiétez pas en avant mais tout doucement. Autrement dit, ou bien sa liberté d’action allait être extrêmement réduite, ou bien il n’était là que comme faire-valoir, à mi-chemin entre le fusible pratique et le rappel qu’un jour, le gouvernement de Hollande allait prendre de vraies décisions couillues, mais pas maintenant, y’a poney.

Et malheureusement, les confirmations n’ont pas manqué d’arriver. Dernièrement, on aura eu droit à son étrange critique des entreprises qui augmentent les salaires (par opposition à celles qui investissent et embauchent). C’est mignon, mais ça montre le manque assez dramatique d’analyse de la situation économie et administrative française qui explique qu’il est bien plus simple et moins dangereux d’augmenter les salaires que d’embaucher au pays où le moindre ajustement par la masse salariale se traduit généralement par un procès aux prud’hommes, des cris et des grincements de dents syndicaux, une mauvaise publicité médiatique et des frais salés un peu partout, à commencer par les créditeurs étatiques, jamais en reste pour se nourrir sur la bête.

Autrement dit, si Macron est libéral, le bougre cache si bien son jeu qu’on se dit que, finalement, il n’est peut-être pas libéral pour un kopeck. La séquence actuelle, toute en finesse, le démontre assez bien.

Dans un mécanisme maintenant rodé, un ministre annonce à la presse un truc vaguement choquant pour elle. Celle-ci, faisant mine de s’ébaubir et pour certains, sans même faire mine, relaie abondamment la nouvelle. Des gens discutent, des députés s’entretiennent, des tribuns s’époumonent. Un ou deux sondages sont lancés, dans le meilleur des cas par un institut, dans le pire avec un gros micro mou propulsé sous le pif de passants anonymes en bas des rédactions. L’opinion se cristallise rapidement, et, troisième temps de la manœuvre, un autre ministre peut alors annoncer, en fonction du tâtouillement de terrain ainsi réalisé à peu de frais, si la mesure est annulée purement et simplement (parce que bon, faut pas déconner tout de même), ou si elle est confirmée mais pas trop, amendée comme il faut pour des raisons de — biffer les mentions inutiles — justice sociale, protection des plus faibles, adaptation aux diktats bruxellois ou que sais-je encore.

Et cette fois-ci, la séquence s’applique donc sur l’indemnisation des chômeurs. Fastoche, on va laisser parler le premier ministre, pour ouvrir le bal (et encore, notez bien que c’est de façon timide) : ah bah ma brave dame, peut-être qu’il faudrait une indemnisation dégressive, éventuellement, et peut-être aussi qu’il faudrait vérifier que l’aspersion de pognon se fait au bon endroit, éviter la fraude, tout ça, ahem. Mais doucement, hein, socialisme oblige.

Inutile de revenir sur le petit vent de panique qui aura suivi cette annonce. Entre les uns qui fustigent immédiatement l’idée d’un renforcement des contrôles, les autres qui se demandent ouvertement si le moment est bien choisi pour ouvrir un débat ou — pire ! — une réforme sur un tel sujet, et d’autres qui dénoncent carrément une « provocation » (bisous, la CGT), on aura rapidement compris que le premier ministre venait d’ouvrir une espèce de boîte de Pandore abominable avec toute la panoplie de démons, de bébés congelés et de capitalistes assoiffés de sang de chômeuses vierges.

Et voici à présent la dernière étape de la séquence, avec l’entrée en lice de notre brave Macron qui, respectant son rôle de cible facile, en remet une couche avec la délicatesse d’un hippopotame sautant d’un nénuphar à l’autre. Pour lui, pas de doute, il ne doit y avoir « aucun tabou » et partant de là, remettre à plat le système d’indemnisation du chômage en France est possible. D’ailleurs, ça tombe bien, c’est le bon moment de le faire, comme il l’explique dans un entretien accordé au JDD : « l’Europe a besoin d’un New Deal », et comme la France s’engage à « intensifier ses réformes », on y va, go go go, c’est parti mon kiki et allumez les boosters.

Intensifier ses réformes. Oui. Il a dit ça.

cat facepalm

On peine franchement à voir dans le mariage homosexuel une réforme d’importance capitale pour l’économie française… Or, c’est pour l’instant le seul truc vraiment saillant voté jusqu’à présent. Quant aux autres bricolages imbuvables et illisibles introduits un peu partout par paquets de douze sous forme de lois interminables et inapplicables (voire inappliquées ou même pas encore écrites), en parler comme de « réformes » revient à faire une abominable typo pour « méforme » (celle qui caractérise la France depuis les 30 dernières années au moins).

Du reste, le New Deal dont Macron veut accoucher se présente par le siège, et tout indique qu’il est, en plus, fort mal formé : avec les contestations de plus en plus vives du PS, du PRG, et celles du président lui-même, tout cela sent une fin de non-recevoir bruyante et désorganisée, tellement bruyante que certains leaders socialistes, sentant que le parti allait encore se déchirer intérieurement, se sont obligés à atténuer les attaques subies par le ministre de l’Économie : entre la « phrase mal ajustée » d’un Claude Bartolone pourtant habitué de l’ajustement approximatif des siennes, ou la « petite maladresse de vocabulaire » de Ségolène Royal, pourtant bravitude incarnée, on voit bien qu’il sera difficile (pour ne pas dire impossible) à Macron d’envisager la moindre réforme un peu significative. À ce rythme, on en vient même à se demander s’il conservera son poste suffisamment longtemps pour ouvrir ses droits aux allocations.

Non seulement le libéralisme, même en fine couche pulvérisée en surface, sans traitement de fond, ne veut pas prendre en France, mais tout montre que le vent des réformes, lourdes, profondes et structurelles et indispensables pour sauver le pays, ne souffle toujours pas dans les esprits de nos dirigeants. Persuadés qu’ils le sont qu’on peut encore sauver le « modèle social français » en l’ajustant à la marge, ils se cantonnent fermement à n’envisager que des micro-ajustements timides qui ne modifient en rien la trajectoire fatale de notre économie. À ce titre, Macron montre ici qu’il n’est guère plus qu’un faire-valoir et qu’il devra attendre sagement que l’État soit en ruine pour avoir enfin les coudées un peu franches.

Perspective réjouissante, n’est-ce pas ?

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Commentaires200

  1. NOURATIN

    Encore un qui nous aura fait bien rigoler! Quant à rassurer Bruxelles, pas de problème, de toute façon ils ont Moscouvessie, maintenant, c’est encore plus rassurant que Macron, non?

  2. Aristarque

    Intensifier les réformes??? Remarquons qu’ additionner des morceaux de néant entre eux ne donne que du néant. A moins qu’ il n’ existe des mathématiques soces et lyssenkiennes ??? 😥

    1. Deres

      Ils intensifient juste les intentions de réforme … Au final, ils s’agitent beaucoup mais ils reculent toujours plus ou moins vite. Pour l’écotaxe, on a vu qu’ils sont capables d’aller presque jusqu’au bout avant de dégonfler la baudruche. Cette stratégie n’a que des avantages pour eux :
      – Ils occupent les feux de la rampe dans les médias
      – cela calme les frondeurs
      – cela oblige les opposants à sortir du bois
      – cela permet de jouer au gentil flic et au méchant flic
      – Ils tentent de donner l’illusion à Bruxelles qu’ils veulent réformer

      Les grands perdants sont encore te toujours les français qui paient rubis sur l’ongle des milliers de politiques et leurs nombreux conseillers pour faire de la masturbation intellectuelle sur les réformes sans jamais en voir la couleur.

      Mieux vaut ne pas trop s’en plaindre car dans ce pays toute les réformes tendent toujours à moins de liberté, plus de collectivisme et bien entendu plus d’impôts.

      1. Othello

        « Ils tentent de donner l’illusion à Bruxelles qu’ils veulent réformer ».

        Pas d’accord : ils donnent à l’opinion Française/Européenne l’illusion qu’ils veulent réformer, ce qui permet à Bruxelles, qui sait pertinemment que ce n’est pas le cas, d’accepter sans passer pour des bouffons les pitoyables propositions de budget émises par la France.

        Et ne vous y trompez pas, s’ils les acceptent c’est qu’au final ils (Commission Européenne, organismes d’états divers et avariés, tous féaux des US) y trouvent leur compte.

        1. Théo31

          « s’ils les acceptent »

          Pas besoin du conditionnel : ils ont accepté de prendre le braconnier qui voulait être garde-chasse. Ils prendront sans problème le budget français. En matière de braconnage et petits arrangements, la commission s’y connaît aussi très bien. Ce zéro pointé de crédibilité renforcera les sentiments des anti-européens.

  3. Le Gnôme

    Quand le pays se sera écrasé contre le mur, il faudra rebâtir. Mais tant que l’accident , pourtant hautement prévisible, ne se sera pas produit, rien ne se passera, même pas un léger coup de frein pour retarder l’inévitable.

    1. RBF

      Ce qui est rigolo (enfin entre guillemets), c’est que les premiers touchés en cas de rencontre brutale avec un mur, ce seront les fonctionnaires…. qui persistent et signent en votant socialiste en majorité….

      Comme si l’argent allait continuer de pleuvoir indéfiniment. Ah mais suis-je bête, il reste encore l’épargne des français pour couler encore quelques décennies tranquilou…

      Français, un conseil: planquez votre épargne sous le matelas.

      1. Aristarque

        Oui, mais l’ épargne grançaise est essentiellement immobilière et beaucoup moins financière. Or, l’ immobilier ne se transforme en espèces sonnantes et trébuchantes que si le vendeur trouve un acheteur à un prix accepté en commun. Hors ce schéma, la valeur réelle de l’ immobilier devient vraisemblablement inconnue, sûrement pas au niveau actuel mais bien en dessous… La richesse grançaise n’ est donc qu’ essentiellement virtuelle s’ il fallait la réaliser rapidement.

        1. RBF

          J’ai lu quelque part qu’il y aurait, rien qu’en liquidités, des sommes bien supérieures à la dette française. Ce qui d’ailleurs rassure nos créanciers qui continuent à nous prêter, car ils savent que l’État français a encore ce levier là.

          Pour l’immobilier, vous avez parfaitement raison. Jamais l’immobilier ne se transformera en piscine à fric. C’est même à se demander si ce n’est pas là-dedans qu’il faut investir son épargne !!!

          1. sam00

            Oui et non …

            Il ne faut pas oublier de tenir compte du type d’épargne qu’ont les français … et là c’est fun puisqu’ils ont essentiellement des obligations d’état (dans de l’assurance vie) …

              1. Aristarque

                On ne la confisque pas! C’est que nous sommes civilisés dans ce pays! On nous échangera de belles et bonnes obligations échéables dans les dix prochaines années contre les mêmes obligations avec un taux supérieur de 0,1% aux précédents pour compenser le souci que cela vous a occasionné mais remboursables en 250 annuités avec un différé de dix ans pour la première échéance. Ce sera littéralement un placement d’ avenir

  4. LeRus

    Vous êtes cruel! Le gouvernement français a déjà une longue liste de réformes. La preuve, dans toutes les interviews à l’étranger, les ministres rappellent que ça marche à fond la caisse.

    Mais, évidemment, il faut savoir que « réforme » veut dire « interdire un truc » en France. Entre les gaz de schiste, les VTC ou les fourchettes en plastique, elle les déjà longue la liste de réforme du père François!

    1. Deres

      Oui, il y a eu la « grande réforme des retraites » ! Dans les faits, hausse des cotisations retraites tout azimut et surtout de nouveaux avantages clientélistes distribués (pénibilité et 60 ans pour certains. En fait, pas de réforme donc.

      Vu comme cela, mieux vaut qu’ils ne fassent aucune réforme. La réforme fiscale, je la sens mal ainsi que celles des allocations chômage. Sachant d’ailleurs que cela ne concerne ni les fonctionnaires, ni les syndicats, il faudrait s’attendre au pire pour ces pauvres chômeurs.

      1. Othello

        En fait, il y a une grande incompréhension autour de cette histoire de retraites par capitalisation vs retraites par distribution : quand la France a créé la retraite par distribution en 1945, l’âge de départ à la retraite correspondait à l’espérance de vie: dans ces cas-là, ce n’est pas un Ponzi (à part si la population active se réduit).
        Le vrai problème est philosophique : en 45 (et même bien avant, dans des corps de métiers spécifiques) on constatait qu’un agriculteur ou un salarié de l’industrie ne pouvait plus remplir sa fonction économique après un certain âge, donc qu’il était mécaniquement exclu du monde du travail, et qu’il ne fallait le laisser mourrir, d’où la mise en place de la retraite.
        Cela a été remplacé par le DROIT à la retraite, institutant qu’après un certain nombre d’années de vie et/ou de travail, une personne avait le droit de ne rien foutre jusqu’à sa mort, tout en percevant une rente lui permettant d’aller, entre autres, bourrer de la jeune Thailandaise ou du petit Marocain.
        Je sais, je caricature, mais bon, ce changement de paradigme n’est à mon avis jamais assez souligné, or c’est ce qui transforme une réforme de bon sens (laisser les vieux inutiles délaissés par leurs familles mourrir dans la misère est socialement et économiquement non justifiable) en un truc économiquement non viable (tu es fonctionnaire, tu as 55 ans, c’est la fête du slip pendant 30 ans, trop cool pour toi).
        La retraite, ça devrait juste être suppprimé, IMHO

        1. Calvin

          Euh , tu veux dire que la retraite par répartition devrait être supprimée ?
          Parce que je ne vois pas pourquoi on n’a pas le droit d’arrêter de travailler si on a une épargne ou une assurance suffisante !

          1. Othello

            Et bien c’est ça : la retraite par répartition n’a de sens que si elle a un coût nul pour la société (i.e. si l’age de départ à la retraite est égal à l’espérance de vie moyenne). Après, si les gens durant leur existence ont mis suffisemment d’argent de côté pour arrêter de travailler, et qu’ils le souhaitent, ils font ce qu’ils veulent, cela devient leur problème, plus le mien.

            1. Nyamba

              Le seul hic avec cet argument, c’est que l’argent mis de côté jusqu’à aujourd’hui, sera probablement chypré demain… Vous allez peut-être me rétorquer : « Z’avaient qu’à mieux investir leur argent » ; mais ça n’enlèvera rien au fait que ce qui se profile dans notre avenir verdoyant est parfaitement dégueulasse, et que ce sont les petites gens qui vont morfler.
              Et quelle sera la suite ? Pendre haut et court en place publique les responsables de la catastrophe, ça fera du bien deux minutes… mais après, faudra bien bouffer. Y a de quoi déprimer un brin.

              1. Caton

                Autant je comprends ta colère et ton plaidoyer en faveur du cannibalisme, autant je crains fort que la classe jacassante ne soit pas coméstible.

                  1. Caton

                    Mais ce blé venant des riches est forcément impur! Je soupçonne une maladie à prions, la maladie du soce fou, qui pourrait chez ceux qui les consomment devenir un syndrome de Cerfa-Bobo…

        2. val

          @Othello , je te rassure , l’Etat qui vous aime et vous chérit va vous exaucer tant sa bonté est grande . La retraite sera bien supprimée …. pour ceux d’entre nous qui ont 50 ans et moins . Pour les tout jeunes ,ce sera top cool , il ne paieront plus un kopeck pour les vieux, ils auront compris . Pour les plus vieux … ils auront payé toute leur vie pour la génération du dessus , les empêchant ainsi de se constituer un capital pour eux , et puis : … rien , dans les pays de l’Est , ils appellent ça , la génération perdue .

    1. Higgins

      Dans l’émission « Les experts » de ce matin, les trois intervenants, dont Charles Gave, s’accordaient à dire, en dépit de leurs divergences d’appréciation, que nous allons vivre une crise financière et politique des plus violente dans les années à venir. Gave, dont je partage l’essentiel du le point de vue, plaide pour une sortie de l’euro (idée qui commence à faire son chemin en Allemagne), belle idée politique mais fiasco économique: « mieux vaut la fin de l’horreur qu’une horreur sans fin. ». Ce sera dans tous les cas très douloureux (attention aux comptes bancaires trop garnis: remenber Chypre).

      1. Kazar

        « Sortie de l’euro » ? Diable, mais ne serait-ce pas ce que préconise le Front National, idée qui selon ses détracteurs va mener la France au désastre avec en plus Ebola et les 10 plaies d’Égypte ?

        1. Higgins

          L’euro est une magnifique idée politique (une monnaie pour tous les pays européens) mais une aberration économique. Si le FN avait un programme économique cohérent et pertinent (donc libéral), ça se saurait. Hélas, ce programme économique n’est qu’un avatar de plus du socialisme qui gangrène et ruine le pays.

        2. Deres

          Sortir de l’euro pour pouvoir dévaluer et dépenser de plus belle sans rien réformer, ce ne serait pas un progrès mais une accélération de la chute. Du point de vue richesse, ce serait la déchéance accélérée pour les français avec une jolie inflation à 2 chiffres pendant plusieurs années.

          1. Caton

            En d’autres termes ça ne changerait rien, sauf éventuellement qu’il serait moins nécessaire de bidonner les chiffres de l’inflation.

          2. RBF

            Je pense également la même chose. Sortir de l’Euro pour pouvoir resortir la planche à billets (que ces méchants Teutons refusent de faire), pas sûr que ce soit une idée si lumineuse.

          3. Deres

            Ce serait pire car au lieu des non-réformes actuelles, ils pourraient faire empirer les choses en récupérant de la marge de manœuvre financière. L’inflation arrivant par la suite et non instantanément, ils nous referaient le coup de la relance. Par exemple, nationaliser une partie de l’industrie, mettre de belles barrières douanières, subventionner en masse certains secteurs, embaucher des fonctionnaires en masse, augmenter le nombre de contrats aidés, doubler le nombre de TGV, créer pelins de nouveaux aéroport régionaux, …

      2. lolo

        « (attention aux comptes bancaires trop garnis: remenber Chypre) »

        Garnis ou pas, ça sera ratiboisé, la garantie 100.000 fut à peu près respectée à Chypre, mais avec 10 milliards de fonds européens pour la seule Chypre.

        Le fond de sureté actuel pour ce type d’événement pour le reste de l’europe se monte pour le moment entre 2 et 3 milliards, et les banquiers pas fous se sont mis d’accord ce samedi pour s’interdire de déboucler leurs positions sur les marchés dérivés en cas de besoin de pognon pour éviter d’entrainer tout le monde. En gros : Chacun sa merde, partagez là avec vos clients, puis avec votre état, donc nous.

        Quand à la sortie de l’euro, ça ne servira à rien tant que nous ne récupérons pas le droit de battre monnaie et continuons à engraisser ces mêmes banquiers qui se sont assuré l’esclavage pour l’éternité des peuples.

        Je crois me rappeler que la dette de la france se situerait aux alentours de 200 milliards si nous n’avions pas versé que les interets depuis 73

        1. Honorbrachios

          @lolo:
          200myards? rien qu’en 1 année on fait de la dette à hauteur de 80…sans compter tout ce qui est planqué sous le tapis.
          quand à battre monnaie, tu peux toujours imprimer plein de billets mais quid de leur valeur? tu crois vraiment que les gens voudrait se voir rembourser de l’argent qui ne vaut rien??

          1. lolo

            « tu crois vraiment que les gens voudrait se voir rembourser de l’argent qui ne vaut rien?? »

            Heuu…. les étasuniens le font depuis belle lurette….

            J’ai lu avec intérêts le papier de H16 concernant la loi de 73, et j’y souscris a 100%, ça a été fait comme garde fou de la planche à billet et empêcher cette saloperie d’inflation de ronger votre portefeuille.

            ça a super bien marché, et la génération qui s’est amassé des domaines immobiliers monstrueux en remboursant avec de la monnaie de singe se sont dit « Ouf, on s’est bien tapé la cloche ».

            Et maintenant, apparemment l’inflation est carrément très très maitrisée. Au point qu’elle ne grignotera plus les 40 ou 50 milliards d’intérêts que l’on rembourse (sur les 80 qu’on réemprunte, ça explique un peu, non ?)

            Tout ça était très joli quand il y avait du PIB, mais maintenant ?

            On attends tranquille le chypriotage, et surtout on ne change rien, il doit bien rester les plages et le louvre a vendre ?

            1. yp

              La différence c’est que les Etats Unis ont un truc qui s’appelle le dollar qui est la monnaie de réserve (le fameux « privilège exhorbitant » qui fait que c’est leur monnaie, mais pas leur problème…)

              Les lois de la physique ne s’appliquent pas à la monnaie de réserve (du moins, tant qu’elle reste la monnaie de réserve – ce qui ne semble pas prêt de changer.)

  5. zendog

    Décidément j’adore ce chat …et l’hippopotame qui saute de nénuphar en nénuphar. Merci à nos ministres, nos élus, et j’en passe, qui donnent lieu à ces trouvailles.

  6. La Rédac des News du Système

    ••• Plusieurs dirigeants attaquent un élu en justice pour respect de la procédure publique

    C’est une bien triste affaire que va devoir affronter Germain Plurheim, le président de la communauté de communes du Bassin de l’Oing (Moselle, 27 communes, 12 000 habitants), par ailleurs maire de Flusselange (870 habitants), principale ville du groupement. L’élu a en effet été convoqué par le procureur du tribunal administratif de Metz suite à plusieurs plaintes nominatives déposées contre lui par huit dirigeants d’entreprises, principalement des bureaux d’étude et des professionnels du bâtiment. La raison ? Germain Plurheim aurait malencontreusement respecté la procédure publique et refusé toute corruption lors de l’attribution d’un marché de construction d’un centre nautique. Une posture compréhensible mais de plus en plus risquée de nos jours.

    Lire la suite : http://wp.me/p55j1d-53

    1. Aristarque

      Il a privé les bonnes œuvres de son parti de la légitime rémunération de leurs bons soins à l’ avancement du dossier ??? 😆

    2. Calvin

      Y en a marre de ces élus qui crachent dans la soupe républicaine. Les élus ne sont pas assez payés et une manne comme celle proposée par le capitalisme de connivence permet de pouvoir vivre en prenant des décisions sincères et non pas le couteau sous la gorge.
      C’est à ce prix seulement que le modèle social français sera préservé de l’ultra libéralisme rampant…
      Qu’il soit puni !

        1. Calvin

          Mais non, ils n’ont pas encore pressurisé assez !

          « Y a d’la marge !
          Bonjour bonjour les contractuelles,
          Y a d’la marge,
          De la cave jusqu’au dessus du toit,
          Y a d’la marge,
          Et plein de taxes dans l’écuelle,
          Y a d’la marge, partout y a d’la marge, »

              1. Lafayette

                Maaf et l’état c’est du pareil au même, ils te promettent des tas d’avantages, mais ils sont hors norme question coût.

                C’est la baffe que j’préfère …

  7. Val

    A la fois , couper dans le gras des indemnités des chômeurs quand c’est fait par des gens (nos usual suspects fonctionnaires) qui ne seront jamais au chômage et ne cotisent pas un kopeck , c’est franchement un coup à rapprocher la bouse du ventilo .

    1. Nyamba

      Lueur d’espoir : ce nouveau tremblotement de terre médiatique peut permettre aux non-fonctionnaires de se rendre compte que la batterie de prélèvements obligatoires (assurance – passez-moi le terme – chômage, retraite, couverture santé) ne sont absolument pas destinés à leur popoche (adieu soussous !)… Apparemment le message n’est pas encore assez clair, y compris avec cette histoire de retirer la mention des charges patronales sur les fiches de paie : je partageai ce matin la nouvelle avec ma collègue en charge de ces dernières, et il m’a fallu quelques minutes pour la convaincre que le qualificatif « salariales » ou « patronales » voulait dire exactement la même chose, i.e. « adieu soussous qui auraient pu aller dans ma popoche ».
      Il n’empêche, je suis un peu perplexe sur ce sujet : dans mon monde bucolique rempli de fleurs, de papillons et de licornes enchantées, être au chômage, ça craint du bulbe, ça rend les gens dépressifs, et le chômage tient plus de la merde noire que du choix de vie réfléchi et/ou de la carrière de rêve. Ainsi oubliè-je, peut-être trop aisément, que l’humain est un être paresseux et veule, dont l’unique objectif est de frauder la société en abusant de sa générosité. Si on est sans activité trop longtemps, c’est qu’on n’essaie pas assez fort…
      J’avoue que j’en suis (étais?) convaincue ; mais j’ai vu tellement de pauvres gars alterner CDD minables et formations de Paul Employ rémunérées une misère et garantissant des compétences de ouf (dont personne ne veut), échoués au RSA longue durée et venant supplier au porte à porte n’importe qui pour un boulot, que je ne sais plus quoi en penser.
      Enfin, si : la racine du mal est la même qui gangrène ce pays à tous les niveaux, et les solutions simples, limpides, relevant du bon sens élémentaire, ne seront jamais adoptées par le bon peuple de fRance (je parle ici de la catégorie qui trouve notre système formidable, quoique améliorable par certains aspects, surtout sur celui des politiques de solidarité et d’écoconscience qui ne vont pour le moment pas assez loin). Avec tout l’optimisme dont je suis capable, CPEF.

      1. val

        @Nyamba Je partage le même constat …. gros soupir …. mais je ne renonce pas à croire de façon têtue en les capacités surprenantes de ce pays (de fous – dont je fais partie -) à se redresser contre toute attente , particulièrement quand on croit que tout est fichu.

        1. Jeff84

          Il ne faut surtout pas stigmatiser les chômeurs honnêtes (mais rétablir la peine de mort pour les autres… je plaisante à peine). Ils sont les premières victimes du socialisme. Pour avoir été moi-même chômeur, c’est suffisamment horrible pour qu’on n’en rajoute pas.
          N’oublions pas qu’avant que tonton ne déboule la rose à la main, il y avait encore le plein emploi. Oui, je sais que cela ne marque pas le début du socialisme en France, mais c’est là que nous avons sérieusement mis les gaz.

          1. val

            bien sûr Jeff84 , comme je le dis plus bas ds ce post , le problème du socialisme est qu’ils rend le travail impossible à force de lois contraignantes et de taxes à tout va . Bien sûr il y a des fraudeurs , qui doivent être remis à leur place , mais je problème est surtout que l’on empêche les partons d’embaucher et les gens de travailler …

            1. Lafayette

              Non c’est à cause de l’opportunisme économique, on ne peut plus envisager de remplacer le travail chinois. Il faut se faire une raison, si ça se transporte, ça s’importe . Le socialisme est juste ridicule, mais ce n’est pas la cause du dysfonctionnement du système, d’ailleurs la preuve, ils n’y comprenne pas grand chose au système.

            2. Deres

              La fraude est la conséquence naturelle des contraintes administratives et d’une fiscalité sans cesse croissante, donc de la socialisation à marche forcée. Le non-respect de la loi entraînant des avantages toujours plus grand, le taux de fraude ne peut qu’exploser. Et le seul moyen de lutte est d’augmenter la répression proportionnellement au gain de la fraude pour maintenir l’équilibre (si on considère que les agents économiques sont rationnels comme toujours en économie). C’est pour cela qu’un Etat tendant vers le socialisme tend nécessairement en même temps vers le totalitarisme.

              Sans répression aucune, le sommet de la courbe de Laffer se situe à 0% de taxe … Avec une peine de mort instantanée pour les fraudeurs, on imagine bien que le sommet sera proche de 100% si les chance de se faire choper sont importantes (et que l’on peut survivre sans frauder …).

  8. Caton

    En ce qui concerne Macron il suffisait de lire le CV : DEA de philosophie à Nanterre (mémoire sur l’intérêt général!), Sciences-Po, ENA, Inspection des Finances, et un passage dans une banque privée où il était rémunéré pour ouvrir son carnet d’adresses. Après cela, pour croire avoir affaire à un économiste compétent il faut avoir compris que la première mission des économistes c’est de rendre l’astrologie crédible et respectable.

    En ce qui concerne l’assurance chômage, l’objectif est simple : faire sauter le plafond de cotisations et baisser le plafond de remboursement. Oh, et surtout ne laisser personne prendre une assurance privée à la place du Ponzi syndical. Comme d’habitude.

    1. Higgins

      Je plussoie. Et puis Macron, c’est le méchant de service. Il en faut toujours un pour endosser tous les malheurs du moment. Il s’en fout, il est millionnaire (tant mieux pour lui, je ne suis pas jaloux) et une fois la séance de guignol terminé, il n’aura aucune peine à retomber sur ces pattes. Au passage, notons que son parcours est emblématique du cursus du bon apparatchik membre de l’oligarchie dominante, celle qui ruine ce pays.
      Pour reprendre le fil du billet du jour, je suis frappé par le déroulement du scénario, toujours le même. On lance un truc (ministre, personnalité politique, journaliste avec enquête ou livre fleuve). Peu de temps après, un ou des sondages viennent opportunément confirmer ou infirmer l’idée en fonction du résultat à obtenir (dernier exemple qui me vient en tête, c’est la dégressivité des allocations familiales en fonction du revenu alors que la fonction première des ces dernières est avant tout une redistribution horizontale: à situation égale, les parents d’enfants doivent recevoir une compensation pour ne pas voir leur situation trop dégradée par rapport aux couples sans enfants. On peut discuter de la mesure mais le dispositif n’a pas pour vocation à avoir une action verticale, compenser les faibles revenus par rapport aux revenus plus élevés), du style, j’ai bien compris le problème et je vais veiller, dans ma grande mansuétude, à tenir compte de ces observations pertinentes. Il serait temps qu’un journaleux dénonce au grand jour cette mascarade.
      La vraie et unique justification de ce barnum, c’est que l’assurance chômage coûte trop chère et qu’il faut baisser les allocations. Le reste n’est que littérature mais la réforme se fera car le grand Mamamouchi le veut bien. Point barre.

      1. Caton

        « L’assurance chômage coûte trop cher et il faut baisser les allocations », ça fait 40 ans que j’entends la même idiotie. Non, il ne faut ni baisser les allocations, ni changer la durée de couverture ou les conditions ou quoi que ce soit d’autre! Laissez-moi la liberté de choisir une assurance chômage privée si je l’estime nécessaire et arrêtez de vous servir sur mes revenus.

        1. Higgins

          Je me suis mal exprimé dans ma conclusion. Mille pardons. Ce que je citais, c’était la volonté de l’oligarchie (au passage, curieux pour des personnes dites de gauche), pas la mienne.

            1. Caton

              Oui, mais sur cela aussi je m’interroge : puisque cela coûte si cher, et que personne n’en veut, pourquoi ne pas arrêter? La seule explication que je vois, c’est que cela doit rapporter beaucoup à certains proches du pouvoir ou ayant un pouvoir de nuisance impossible à ignorer…

              1. Higgins

                J’aurai du préciser: Bercy a estimé que… Les politiques ne sont que des courroies de transmission (et Macron appartient au saint des saints: l’inspection des finances).

              2. val

                Pas seulement , cela rend les gens dépendants de l’état maman abusive, les rendant ainsi captifs et reconnaissants . Nous sommes l’illustration d’un maxi syndrome de Stockholm .

                1. Caton

                  J’ai souvent entendu cet argument aussi… mais j’ai du mal à croire la classe jacassante assez intelligente pour mettre en place ce genre de stratégie de manipulation à long terme. Piller tout ce qui n’est pas vissé, cloué et scellé au sol, par contre, est tout à fait à leur portée.

                  1. val

                    @Caton , je ne pense pas que cela soit le fruit d’une intelligence supérieure , c’est juste un instinct , très fréquent comme process chez les pervers manipulateurs (qui peuplent à foison la sphère politique) : on rend dépendant , quand la proie est ferrée , on la tue lentement . Rien de réfléchi donc, c’est juste devenu un mode de fonctionnement appris sur le tas , qui , il faut le dire , leur réussit assez bien …

        2. RBF

          Surtout quand il s’agit de baisser des prestations qui ne sont pas terribles. Car avec 57% du salaire après une pêche de 7 jours de carence, on ne va pas bien loin.

          S’attaquer à l’allocation chômage, c’est se tromper de cible. C’est au taux de chômage qu’il faut s’attaquer, pas à l’allocation. De nouveaux nos gouvernants prennent le problème à l’envers. Je veux qu’il y ait quelques profiteurs, mais les non-profiteurs (la grande majorité) n’ont pas à trinquer pour les quelques uns qui abusent.

          1. Lafayette

            Et le prie, c’est de voir que certains patrons abusent aussi. Affirmant haut et fort que les formations ne font pas des gens qualifiés. On peut difficilement former des gens pour qu’ils soient productifs directement dans tous les marchés de niche.

            Bref il manque peut être des apprentissage pour méchant con.

              1. Lafayette

                mais bon ça c’est un problème récurent de administration en général, on ne peut pas comparer le travaille avec les autres, il n’y a pas de pénibilité, mais que des pénibles.

            1. Jga

              Si vous me trouvez quatre développeurs C et C++ sur unix j’embauche. Pas en SSII, éditeur indépendant PME. Même avec tous les bâtons qu’on nous fout dans les roues. Pas de pot, y’en a pas. Ca fait plus de six mois qu’on cherche. On en a deux en période d’essai: le premier a été débarqué après un mois, et le second en prend le chemin. Incapables de comprendre des concepts simples de bases de données et d’algorithmie. En France il n’y a que très peu de formations sérieuses pour du dévelopement informatique (j’ai pas besoin de brêles qui m’empilent des couches inutiles en java). Le déni de réalité n’est pas non plus une solution.

              1. RBF

                Trouver des développeurs en C sur Unix, c’est un peu comme trouver des automaticiens qui connaissent Siemens. Cela n’existe pas et effectivement, nous avons un très gros problème avec ça. Les formations techniques ont été tellement dévalorisées, transformées en voies de garage pour les ratés de l’EN, que maintenant on se retrouve avec des postes vacants qui ne trouvent pas preneurs (une ironie dans un pays où le chômage explose).

                Bon l’avantage quand on est informaticien, c’est que nous ne connaissons pas le chômage !

                1. Jga

                  En l’occurence, que le programme tourne sur unix ou pas n’est même pas le sujet. Par unix je voulais dire qu’un développeur VBA ou C# ou pur MFC je ne peux pas en faire grand chose. Savent pas ce qu’est un algorithme, comprennent pas le minimum (même pas syndical) sur les bases de données (transaction ? Isolation ? Accès concurrentiel ? J’attends le jour où il y en a un qui me dira « Ah oui vous voulez dire que la concurrence c’est pas bien »). Rien de la base à savoir n’est pas là parmi les candidats qui nous arrivent (et on paye pas au lance pierre, ni paumés dans la cambrousse, paris centre). Incapables de faire autre chose que d’assembler tant bien que mal des trucs développés par d’autres sans réellement comprendre si ça répond au besoin.
                  Enfin, pour me faire mentir le candidat d’hier avait l’air pas mal, à suivre.

      2. Nyamba

        « à situation égale, les parents d’enfants doivent recevoir une compensation pour ne pas voir leur situation trop dégradée par rapport aux couples sans enfants. »
        Jamais compris pourquoi ils devraient être compensés. Qui leur a demandé de pondre se reproduire fonder des familles ? Ce sont les couples sans enfant (y compris monoparentaux [NB : J’aime bien l’idée de « couple monoparental sans enfant », c’est plus politiquement correct que « célibataire », non ?]) qui sont les véritables piliers de cette société de prélèvements obligatoires et de redistribution arbitraire, c’est eux qu’on devrait récompenser, naméoh ! Le repeuplement de la fRance d’après-guerre, merci, mais on n’a plus besoin de le booster, hein !

        Ceci était mon coup de gueule du jour. Marre de payer les allocs de ma grosse vache de voisine, qui en fout pas une de la journée, pendant que moi je vais bosser (et commenter ici mais là n’est pas la question alors chut !).

        1. Higgins

          C’est une politique familiale. C’est un choix très politique de la part des gouvernants (1946) d’un pays qui connaissait des problèmes démographiques profonds (natalité faible au XIXème et première moitié du XXème siècle). On peut en discuter la pertinence mais c’était là son unique vocation première.

          1. Nyamba

            Je ne le conteste pas, mais je maintiens que cette vocation n’a vraiment plus lieu d’être. (… surtout dans le cas de ma voisine. Mais je m’égare.)
            C’est d’autant plus pervers que les gamines d’ici, à 13-14 ans, songent très sérieusement à se faire engrosser « pour touche le band’ z’allocations ». Celles qui y arrivent se pointent toutes fières au collège ou au lycée avec leur marmaille, pour faire baver les copines. Un proche, prof en SEGPA, dégage régulièrement (et gentiment, mais fermement) ce genre d’ancienne élève, pour éviter que les autres ne s’en inspirent.
            A titre personnel, il m’est aussi arrivé de recevoir ce genre de conseils délicats et pleins de tact : « Pourquoi tu t’embêtes à bosser ? Fais des gosses ! A partir de 3, c’est tout bénef pour toi, on te file même une case à l’oeil ! »
            Et je ne vous parle même pas de la xénophobie que ça accentue, voire engendre, envers des populations françaises, de moeurs disons quelque peu différentes des nôtres… Sur mon île, les métropolitains n’étaient pas autant, ni aussi unanimement détestés que nos voisins venus du canal du Mozambique, qui cultivent la famille nombreuse comme certains les cactus (passé un certain stade, ça pousse tout seul et ça demande un minimum d’entretien).

            1. Higgins

              Ne pas mélanger l’idée de départ et son application après moult interventions des pouvoirs politiques successifs. Les enfants-allocs sont hélas une réalité. Est-ce pour autant la généralité des cas? Je ne le crois pas.

              1. Lafayette

                On parle souvent du travail des enfants dans les autres pays, mais les jeunes femmes qui font des enfants très jeune c’est aussi une sorte de travail infantile rémunéré.

        2. RBF

          Les allocations, c’est valable uniquement au-delà de 2 enfants. Car avec un seul moutard, c’est peanuts. Et avec 2 moutards, c’est quasi-peanuts.

          Personnellement j’ai deux enfants, qui ne coûtent pas un rond de vos impôts (je ne perçois absolument rien du système français). Pendant des années ils ont même été bannis de la sécurité sociale.

          Comme quoi vous voyez, on peut avoir des enfants et être aussi un mouton correctement tondu.

          1. Nyamba

            Je réitère, c’est un coup de gueule (et votre situation est la même que celle de beaucoup de mes fréquentations!). Je m’autorise un poil de caricature (non, pas de malhonnêteté intellectuelle !) de temps en temps, pour évacuer la pression 😉 .

          2. Calvin

            De toute façon, c’est l’inverse qu’il faut prévoir : une allocation unique par enfant, pourquoi pas, et dès le premier enfant, mais raisonnable.
            Encore une fois, c’est la progressivité qui tue tout système.

              1. Calvin

                De plus, avant d’avoir 3 ou 4 enfants, il faut pouvoir en avoir un !
                Ce genre de progressivité fait que ceux qui veulent recevoir des subsides prime sur ceux qui souhaitent juste fonder une famille…
                Dans l’idéal, pas de subvention serait mieux, mais si on veut mettre en place une politique familiale, autant proposer un petit pécule par enfant, non progressif.

      3. NicolasPimprenelle

        Le scenario le plus probable, c’était quand meme d’essayer de faire croire à Bruxelles, à 3 jours de la transmission du budget français 2015, que le pays de la socialie avait encore des projets de réforme qui piquent sous le pied, avec des gros morceaux de mesures anti-sociales, mais économiquement avantageuses, dedans.

        Ces déclarations sentent bon la coincidence de bon aloi …

        1. royaumont

          De plus, Bruxelle va faire preuve de courage : la commission s’achemine vers le principe de « croire » ce que Paris va bien vouloir dire. Ou de faire semblant, ce qui revient au même.
          Puisque les totems sont à la mode aujourd’hui, pour l’Europe, je proposerais l’autruche.

    2. Deres

      Oui, leur objectif actuel est de transformer le système assurantiel en système fiscal. Donc on aurait des cotisations proportionnel au salaire (ou pire progressive) et des aides associés inversement proportionnel (ou avec plafond). Autrement dit, notre système social, tout comme l’impôt sur le revenu, ne concernerait plus que 50% des français, même si tout le monde paierait. La classe moyenne et plus n’aurait en fait plus accès au système social « gratuit » tout en continuant à casquer de plus en plus fort. C’est l’aboutissement de la logique élective, car il suffit que ce système donne à plus de 50% des électeurs au dépend des autres pour que le soutien soit suffisant.

    1. royaumont

      Baby Macron n’a pas l’air trop stupide ni trop dogmatique.
      Mais il est pieds et poings liés par la doxa socialiste, et c’est de son plein gré car personne n’a choisi son camps à sa place.
      Pas bête, mais pourri d’ambition.

  9. Kloupa

    Interview intéressante, dans laquelle on apprend comment l’Etat Français promeut l’immigration clandestine pour accueillir la misère du monde, comme si celle de la France, en pleine croissance ne suffisait pas. Et vive l’AME, la CMU, et les allocations d’adulte handicapé, qui creusent les déficits!

  10. Duff

    amusant le petit jeu du chat et la souris entre Valls qui veut faire des « réformes » et Hollande qui prône un immobilisme chiraquien. Valls va planter Hollande dans quelques mois.

    1. Deres

      C’est juste le jeu du gentil policier et du méchant policier. Ils donnent ainsi tout deux l’illusion d’agir tout en ne faisant rien. Valls cultive son image de réformateur un peu parallèle au PS. Flamby se pose en président au-dessus des luttes et querelles et défendant la « République ». C’est juste du théâtre. On est tout simplement passé des couacs chaotiques à des couacs orchestrés pour occuper la scène. D’ailleurs, noter bien que toutes ces contradictions et contre déclarations ne donnent lieu à aucune remontrance ou démission. Elles sont prévus et écrites à l’avance. Je ne parle même pas du jeu sémantique habituel avec les actions prévues/actuelles/actions futures et ce qui est de l’ordre du voeu car ne dépendant pas du gouvernement.

      1. Duff

        C’est ce que je pensais mais Valls semble bien utiliser la vieille technique du « ballon d’essai » pour tester l’opinion et voir sa capacité de résistance à la réforme, à ce petit jeu, c’est Hollande qu’il ringardise et ça semble de plus en plus voulu, Valls joue une carte personnelle estimant qu’Hollande est définitivement grillé. Je ne pense plus que ce soit seulement du théâtre.

        1. Oui oui. C’est bien une mécanique destinée à tester la « réformabilité », l’opinion publique, et montrer qu’il est un réformateur. Sans pour autant faire la moindre réforme, bien sûr (pas fou).

          1. Duff

            oui mais pas uniquement, s’il tente une vraie réforme, c’est le clash à l’assemblée, chose qu’il fera mais le moment venu. Donc pour l’instant il fait semblant.

  11. Larebil

    Une étude qui indique que 20% des chômeurs ne cherchent pas vraiment de travail, quelques saillies sur la réforme des indemnités, une courbe du chômage qui refuse de s’inverser, on additionne le tout, et on voit que le gouvernement à trouvé comment inverser la courbe: en virant encore plus de chômeurs des listes.

          1. Un autre maire m’a dit un jour : « Ma ville commençait à devenir plus calme, les gens ont commencé à s’intéresser à ma politique, à mon programme, c’est là que j’ai eu peur…» Selon son calcul, il était plus intéressant de rester avec 72 % d’abstention plutôt que de voir ses administrés aller aux urnes. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile d’influer sur un scrutin à 12 000 votants que sur un scrutin à 80 000. Il a ajouté : « Mon intérêt à moi, politiquement, c’est de dégoûter les gens de la politique pour qu’ils ne s’y intéressent pas et que je conserve un fort taux d’abstention. »

            Et après, on s’étonne…

            1. vegeta

              dans ma ville le maire a offert un immense terrain aux islamistes ( contre 1 euros) et en échanges les imams de la ville appellent massivement a voté ps et à chaque élection c’est pareil

            2. Kazar

              Le petit problème, c’est qu’ils ne sont pas seuls à avoir remarqué qu’on peut tirer profit de l’abstention : j’avais expérimenté ça à la fac dans les années 90, et cela va être déterminant pour les cantonales.

            3. val

              Tres interessante et glaçante analyse de ce maire . Je comprends mieux le cynisme de nos élites … Par contre voici une grosse pierre dans le jardin de notre hôte , en nous abstenant , nous faisons leur jeu en fait … nous leur facilitions le « job »

  12. Peste et coryza

    Faudrait déjà qu’il y ai du boulot…

    Entre les boites qui n’embauchent plus (plus de visibilité), et le nombre ahurissant de candidats…

    Aujourd’hui, même une thèse ne permet plus d’aller ramasser les céréales ou les courgettes, c’est dire…

    1. Deres

      D’ailleurs en janvier 2015, avec l’interdiction des feux de cheminées ouvertes en région parisienne, les ramoneurs ne pourront plus exercer leur activité, ce qui va en mettre une bonne partie au chômage. On ne peut pas penser à tout …

    2. dede

      « Aujourd’hui, même une thèse ne permet plus d’aller  »

      Je ne suis pas agriculteur mais si je l’etais, je ne prendrais pas un docteur pour ramasser les courgettes : la motivation du personnel passe par une bonne adequation entre la qualification, le salaire et le travail a fournir, sinon, vous allez avoir des problemes de motivation…

      C’est a mon avis un des travers les plus graves du « 80% au bac » qui n’avait d’autre motivation que d’inverser la courbe du chomage en son temps par des mesures statistiques.

      Le probleme, c’est que ce genre de « politique », ca ne marche qu’une fois.

      1. Lafayette

        Sans doute qu’avec un conditionnel la phase fût plus compréhensible.

        Mais au final on bouffe tous les même courgette et les même carotte.

        Alors pourquoi les agriculteurs du gouvernement sont-il moins motivés ?

        Car il ne faut pas attirer les chômeurs dans la politique ou dans le syndicalisme, il ne seraient plus chômeurs. (et ils n’en foutraient pas une rame de plus).

    3. val

      @Peste Je mettrais le gros bémol suivant : en fait du boulot ,il y en a plein ; le problème c’est que Personne ne peut payer le prix affiché sur l’étiquette pour le faire, partiellement a cause du cout du travail (les taxes), partiellement a cause du smic qui fausse le prix du travail . Aujourd’hui les entrepreneurs préfèrent travailler seuls et moins en faire . Les gens aisés réduisent la voilure aux maxi des emplois de service . Les entreprises se sont passées des armées de secrétaires par exemple. Seuls les jobs « rentables » et vitaux sont gardés , les cadres font 60 heures pour en avoir 40 réellement du niveau de cadre , les 20 autres sont des tâches admin . Les catégories intermédiaires payent le prix fort en qualité de vie .

      1. dede

        En ce qui concerne les secretaires, mon commentaire sur les 80% au bac est valable egalement : une secretaire qui n’a pas le bac risque de ne pas savoir lire et ecrire tandis qu’une secretaire qui a le bac risque de considerer qu’elle n’est pas employee a sa juste valeur…

        1. val

          Exact Dede , pour les postes que les employeurs souhaitent/peuvent pourvoir , les personnes qui seraient performantes ne sont pas légions …..

          1. Kazar

            Cela vient de loin puisque c’est le résultat du nivellement par le bas, et de la baisse constante des résultats de l’éducation nationale. Je soutiens que ce nivellement est voulu par les socialistes (et dans une moindre mesure par l’UMP) afin de pouvoir plus facilement imposer leur projet de société nouvelle et leur idéologie à des moutons et/ou des esclaves économiques, trop occupés par gagner de quoi survivre pour penser à changer les choses ou à reprendre le pouvoir.

              1. Peste et coryza

                Bien sur que ce nivellement est voulu…
                Un peuple d’abrutis est plus facilement contrôlable. Et cerise sur le gâteau, devient encore plus dépendant…

                Le problème est que nos socialos ont aussi voulu la mondialisation… face à des chinois ou des indiens qui ont la gnaque, le français ne tient pas… en tout cas en sciences de la vie, on se fait fumer….

            1. Lafayette

              Perso, je pense que c’est pas facile à un patron de visiter des client sans ce qu’il faut pour montrer qu’il a un train de vie en rapport avec la fonction.

              Maintenant la secrétaire est sans doute jalouse de l’écart salarial. Donc le smic est une solution trop standard pour que les gens ne défendent leurs vraies valeurs, c’est devenu un monde de moutons.

      2. janus

        Tout à fait vrai. Ceci dit Microsoft aide bien lesdits cadres à faire rapidement, mieux et au bon moment le boulot merdique de la secrétaire que l’on appelle désormais l’assistante et qui ne veut plus rien foutre, sachant par ailleurs que son orthographe est douteuse et ses compétences bureautiques à peine basiques… Donc on gagne du temps et du confort en assumant les tâches de ladite assistante à temps perdu , ie le samedi et le dimanche après la messe…

        1. val

          Exact , mais pour microsoft je ne sais pas si il ne serait pas passé dans le camp ennemi vu la « réussite » de ses derniers produits (win 8) o_O

  13. Kazar

    Ne dites pas « dogme coulé dans le bronze socialiste » mais « les socialistes coulent des bronzes », c’est d’ailleurs à peu près tout ce qu’ils font…

  14. Christophe

    Vous avez oublié dans votre séquence, le mot de la fin (?) de Sans-Dent !

    Attention ça va aller très vite.

    « S’agissant de l’assurance chômage, il y a bien un problème de déficit, mais la négociation sur le sujet viendra le moment venu, pas immédiatement »

    Le changement c’est donc maintenant, mais surtout pas tout de suite.

    Il ne se passe rien. Uniquement la magie du verbe. Le Catalan et ses complices continuent de parler de « réformes » (qu’il faudrait même « intensifier » en effet)… et en fait il n’y a rien.

    Ils pensent que cela pourrait calmer Bruxelles ?
    C’est dérisoire.

    On pourrait avoir une autre interprétation.

    Ce pas de deux, perpétuel, ce triste jeu « bad cop, good cop » permet :
    -au PS de se refaire une virginité auprès du peuple de gauche (en critiquant les idées des vilains ministres ultra turbo libéraux)

    -au PS de préparer la mise sur orbite de Valls (son unique chance pour 2017) en renforçant son image de « réformateur » mais « entravé ».
    Ce dernier pourra ainsi démissionner, Sans-Dent pourra ainsi dissoudre (après vote d’une dose de proportionnelle).

    L’idée est la suivante : une telle succession de « couacs » ne peut pas être fortuite. Ils sont branque, et même cinglés pour une bonne partie, mais quand il s’agit de conserver la soupe… ils retrouvent leurs moyens.

    1. Kazar

      Désolé, vous leur prêtez trop d’intelligence. Ils sont incapables de prévoir au delà d’un à deux jours, alors une stratégie pour 2017…Je pense plutôt qu’en ce moment, au PS, c’est le chacun pour soi qui prévaut.

      1. Honorbrachios

        @kazar, s’ils n’ont pas la moindre idée pour la gouvernance du pays à plus de 3 jours, au niveau des « jeux politique », ils ne pensent qu’à ça et dans ce domaine, tout est prévu et concerté sois en sur. tout comme pour écarter tous les ennemis des autres partis et personnalités qui pourraient gêner la réélection du gros père du peuple qui sera savamment orchestrée par nos médias

        1. Kazar

          Moi, je fais le pari qu’ils sont encore plus mauvais que vous ne le pensez, vous sous-estimez le niveau d’aveuglement de ces gens là. Je dis bien d’aveuglement parce qu’ils sont loin d’être stupides. Mais gouverner, c’est prévoir, et ça, ils en sont totalement incapables. Ils sont enferrés dans la même routine de l’alternance depuis 30/40 ans, et ça les empêche de comprendre les mutations en train de se produire. Et la réélection du gros père du peuple, je crains de ne pas comprendre : visez-vous Hollande ? Car si j’ai une autre certitude, c’est qu’il ne sera jamais réélu, quoi qu’il arrive. Valls peut être mis sur orbite pour le bon peuple de gauche, il s’est mis à dos l’électorat socialiste musulman avec l’affaire Dieudonné, et le PS s’est mis à dos le même électorat avec le mariage pour tous. Comme les ouvriers votent désormais pour le FN, il leur reste les fonctionnaires, qui subissent comme tout les autres les hausses d’impôts et de prélèvements, avec en prime le gel du point d’indice… Non, décidément, en admettant qu’ils le fassent exprès, leur calcul est foireux.

          1. Honorbrachios

            non justement je ne sous estime pas vu que je dis qu’ils pensent sérieusement être réélus ! (et vu qu’en 2010, personne n’aurait parié 1cent sur hollande, il s’imagine pouvoir le refaire)
            ceci dit, je pense qu’ils ont un niveau de perversité et de rouerie que nous n’imaginons pas, et de plus (j’aurai du dire le ptit gros père du peuple!) il utilisera tous les moyens, y compris les pires (d’ou ma référence à staline) pour rester là ou il est et que tous ses ennemis politiques ou personnels seront gravement attaqués (justice/médias/edna/services secrets) – c’est d’ailleurs déjà le cas comme on l’a tous vu

    2. Deres

      Evidemment que tout cela est une pièce de théâtre. Je suis tout à fait d’accord. D’ailleurs, on voit bien que personne ne se fait remonter les bretelles en conseils des ministres. C’est donc que tout cela est écrit à l’avance … Incapable de stopper les couacs, ils les ont transformés en méthode de gouvernement. En affirmant tout et son contraire, ils sont capable de prouver qu’ils avaient tout dit et tout prévu.

      1. Deres

        D’ailleurs l’opposition n’a même plus l’occasion de critiquer puisqu’il le font au sein même du gouvernement ou du PS ! C’est cela qui est fort, le parti socialiste cherche à faire l’opposition en même temps que le gouvernement. On retrouve exactement la stratégie de Sarko en 2007 qui avait été au gouvernement mais se posait en outsider du renouveau … Les démissions récentes ne sont que des imitations du nabot.

    1. Deres

      Oui, c’est l’action de l’Arabie Saoudite qui brade son pétrole en grade quantité malgré la crise qui s’intensifie. On en sait pas trop si c’est pour plomber la Russie ou pour flinguer le gaz de schiste américain … Peut être les deux d’ailleurs.

      1. Deres

        Cela tape aussi sur les iraniens qui soutiennent la Syrie au passage et qui cherchaient à vendre massivement en Asie malgré les sanctions.

  15. Othello

    « les 35 heures, dogme coulé dans le bronze socialiste »…

    Ou bien « les 35 heures, bronze coulé dans le dogme socialiste » ?

    La question se pose 🙂

  16. Lambda Expression

    HS
    Je réserve ce matin un billet de train, vous savez ce moyen de transport pour les masses populaires.
    Je l’ai fait par téléphone, depuis l’étranger. Premier problème.

    Alsace-Normandie. 550€ a 3 sachant que pour le même nombre de voyageurs mais cette fois pour aller d’Allemagne en Irlande, ca m’a couté bien moins cher. Je vous le concède, c’était en avion et pas sur une low cost.
    Ca coute cher d’être éco responsable. Un petit 18 litres au 100 aurait été plus bien économe mais elle est au garage.

    « Vous pouvez connaitre l’empreinte co2 de votre voyage en vous renseignant auprès de votre conseiller ou en vous connectant sur sncf.com ».

    Quand j’ai entendu ca j’ai eu envie de sortie mon revolver. C’est presque comme ci on m’enc**t et qu’on m’expliquait que c’est pour mon bien.

    CPEF

  17. yoananda

    Donc gouvernement incompétent, mais en plus pays ingouvernable.
    Pourtant pays riche, et même pire too big too fail. Et finalement cette comédie dure depuis 30 ans au moins.
    Pourquoi elle ne durerait pas 30 ans de plus ? même si les abbérations sont quotidiennes.
    Après tout, les français continuent de payer leurs impôts. Pourquoi se priver ?

    Il semble qu’aucun grain de sable ne viennent dans les rouages.
    2017 ça recommencera, avec « peu importe qui ».
    A moins que la GB ne fasse son référendum et ne sorte de l’UE ?
    A moins que l’Italie ne fasse son référendum et ne sorte de l’Euro ?

      1. Duff

        Avec une épargne qui couvre 4 à 5 fois l’endettement, personne ne s’affole, les politiciens voleurs non plus. Sauf quand un centre d’impôt crame: Flûte!

        Il n’y a qu’à regarder l’émission des experts de ce matin avec ce bon vieux Charly, la prise de conscience de ce qu’il faudrait faire est marginale même dans les élites économiques donc avant de voir quoi que ce soit sortir des urnes..

        Je pense que la France suit inévitablement le chemin de l’Argentine.

  18. royaumont

    HS :
    Nous avons un nouveau prix nobel d’économie : Jean Tirole.
    Pour moi, c’est un inconnu. C’est lui qui avait, semble-il, préconisé le contrat de travail unique. Il a aussi travaillé sur la règlementation prudentielle des banques.
    Quelqu’un connait ce monsieur ?

      1. Higgins

        Il y a de quoi être inquiet surtout quand on lit ce qu’en dit le Foll, le minustre de ce que je sais plus quoi: « Ce prix Nobel marque une école française (…) liée à la régulation (…) C’est la reconnaissance d’une pensée économique française qui a une forme de singularité dans le monde aujourd’hui (NB: s’il n’y avait que ça?)…Si l’Académie Nobel « a choisi de récompenser » cette école, « c’est qu’elle correspond aussi à une partie de la réflexion absolument nécessaire que l’on doit avoir aujourd’hui dans la crise que l’on connaît, qui a besoin de régulation, d’éléments de stabilité et qui a besoin de rassurer et de gérer l’économie, et pas uniquement sur les mécanismes du marché ». (http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/nobel-a-tirole-la-reconnaissance-d-une-pensee-economique-francaise-singuliere-le-foll_1610892.html)

        1. Deres

          Il a été récompensé pour des travaux spécifiques mais tout le monde se précipite pour adopter tous ses points de vue surtout ceux non récompensés …

          1. Higgins

            Je ne le connaissais pas avant et je suppose que ses travaux sont d’un autre niveau que le miamoumiam moyen du politicien de base. Sinon, à quoi bon le Nobel. Il n’empêche que la rapidité avec laquelle le pouvoir s’est jeté sur la nouvelle afin de et l’exploiter m’inquiète un peu.

            1. yp

              Comme dirait Tyler Durden, peut être qu’il n’est pas la version française de Krugmann que tout le monde s’imagine (sans être celle de Milton Friedman non plus, hein…) – extrait de l’article de F24 :

              “We haven’t succeeded in France to undertake the labour market reforms that are similar to those in Germany, Scandinavia and so on,” he said in telephone interview from the French city of Toulouse, where he teaches.

              France is plagued by record unemployment and Tirole described the French job market as “catastrophic” earlier on Monday, arguing that the excessive protection for employees had frozen the country’s job market.

              “We haven’t succeeded also in downsizing the state, which is an issue because we have a social model that I approve of – I’m very much in favour of this social model – but it won’t be sustainable if the state is too big,” he added.

              Tirole remarked that northern European countries, as well as Canada and Australia, had proven you could keep a welfare social model with smaller government. In contrast, he said France’s “big state” threatened its social policies because there will not be “enough money to pay for it in the long run”.

              Source : France24 (http://tinyurl.com/nu6lbuy)

          2. thom__yorke

            Exactement comme Krugman, qu’un député socialiste prenait en exemple récemment, en insistant bien sur l’étiquette « prix Nobel »…

      2. LeRus

        Je crois (je peux me tromper) que sa taxe sur les licenciements est en échange d’une baisse des cotisations. En gros, on paye pour virer quelqu’un mais on y gagne à le garder. Avec une bonne DRH, ce n’est pas complètement idiot, ça incite à faire du bon travail de recrutement.

        Évidemment, reste toujours l’éternel problème des nazes: que deviennent-ils (argument ultime lorsqu’on parle de noter les fonctionnaires au mérite)?

    1. Higgins

      Ceci dit, il en est des prix Nobel de l’économie comme du cinéma. Ce dernier, du moins en France, n’a jamais été aussi bon que sous l’Occupation. Il faut croire que la Crise joue le même rôle pour les chercheurs en économie.

  19. zelectron

    LE critère socialiste : l’emploi, l’emploi, l’emploi . . .
    la pérennité de l’entreprise ? quelle pérennité ? on s’en moque !

  20. Higgins

    Rien à voir mais petit témoignage de ce jour sur la déliquescence de ce pays: devant prendre un rendez-vous pour une échographie du poignet, je dois attendre début décembre pour celle-ci. La raison? Le CHU local, le plus gros employeur du département, ne les fait plus et renvoie systématiquement vers les cabinets de radiologie ce genre de dossier, urgences comprises à ce que j’ai compris. Bilan, deux mois de délais. Pas certain que les finances de la Sécu tiennent le coup car je doute fort que cet état de fait existe à cause de l’efficience, réelle ou supposée, du privé versus public.

    CPEF

    1. Deres

      En fait, le problème inavoué de la médecine moderne est qu’elle ne se contente plus d’examen externe pour faire ses diagnostics. Pour l’état de l’art, il y a quasiment toujours besoin d’analyses, d’échographies, de radiographie, d’IRM, … Donc un médecin classique dans son cabinet ne peut que faire de l’aiguillage vers un centre ayant ces appareils, ce qui prend beaucoup de temps avec des rendez-vous multiples. Donc tout le monde ou presque se retrouve aux urgences. Les moyens de diagnostics modernes se simplifient et se miniaturisent mais cela prendra beaucoup de temps pour que les médecins généralistes s’équipent … Le tricorder est encore très loin même si le X-Prize y travaille. de plus, nous serons équipés 10 ou 20 ans après les autres pays, de tels équipements ayant de bonnes chances d’être diabolisés par les différents lobbys impliqués. C’est déjà à peine si l’académie tolère que les gens prennent eux- même leur température …

  21. Deres

    En tout cas, pendant ce temps l’exécutif agit. C’est beau à voir.

    « En France, Marisol Touraine a annoncé, ce lundi, que la France envisageait de mettre en place « des contrôles à l’arrivée des vols directs de Conakry (…) si la situation appelle ce type de mesure ».

    A ben non, en fait. Ils attendent le déclenchement de l’épidémie pour réagir. C’est certain qu’une telle occasion de se montrer dans les médias ne doit pas faire l’objet d’une prévention trop draconienne …

      1. lolo

        Aucune inquiétude à avoir, un vaccin salvateur sera au rendez vous, ils attendent juste une bonne psychose pour faire passer l’addition.

    1. Deres

      Moi, ce qui me choque c’est que le gouvernement parle en permanence de changer la législation, ce qui est en grande partie le travail théorique de l’Assemblée nationale. Mais quand il s’agit d’agir, il n’y a pas grand monde alors que normalement, c’est le gouvernement l’organe exécutif … Nos politiques vivent dans un monde de paperasse pas dans un monde d’action. Cela se ressent chez les ministres et leur discours. Face à un problème nouveau, ils parlent toujours de légiférer et non de se servir de l’existant.

  22. gameover

    Le principe de précaution vient de prendre un coup dans l’aile avec l’interdiction des transports scolaires et fermeture des écoles décidées hier dimanche dans l’Hérault et le Gard… y a pas eu d’inondations… mais les tenants du principe de précaution ont appliqué le principe shadock : Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de risquer quelque chose en ne pompant pas.

    1. Deres

      Cela va malheureusement faire jurisprudence. C’est toujours le premier pas qui coûte. Maintenant, il y aura débat sur le sujet à chaque alerte de Météo France. En effet, les politiques sauront qu’en cas d’accident, on leur reprochera systématiquement de ne pas avoir fermé les écoles comme dans ces département en 2014. Regarder à Paris pour les alertes pollution. Maintenant que le tabou de la circulation alternée a été violée, il est réclamé à chaque alerte.

  23. Curieux

    « le mariage homosexuel une réforme d’importance capitale pour l’économie française… Or, c’est pour l’instant le seul truc vraiment saillant voté jusqu’à présent. »
    J’aime cet euphémisme.

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