Retraites plombées, retraites dorées

L’avantage avec le système social français, c’est qu’il est juste, égalitaire et bien conçu. Prenez la retraite par exemple : après plusieurs années à cotiser patiemment à des caisses gérées aux petits oignons, l’individu âgé, qui sent le poids des années s’accumuler, peut arrêter son activité et prendre une pension finement calculée, et ce, qu’il soit artisan, commerçant, patron ou salarié. C’est, vraiment, le bonheur.

D’ailleurs, ça marche si bien qu’on a accompagné ce modèle d’une myriade de règles et lois pour la gestion de la retraite française, et qu’on a créé des douzaines de régimes différents qui donnent à l’ensemble ce petit parfum de foisonnement luxuriant que seule une vraie jungle en folie parvient à fournir. Moyennant quoi, tout ceci sentant le succès à plein nez, des douzaines de pays se sont empressés de copier ce modèle.

Cela fait maintenant 70 ans qu’il est d’application en France, et la réussite est totale. La justice intrinsèque à ce modèle aura permis à toute une génération d’en profiter longtemps, en s’assurant que la prochaine, celle qui arrive, doucement, à maturité pour en profiter, n’aura rien du tout. L’égalitarisme, socle solide sur lequel la retraite française par répartition fut bâtie, permet maintenant à des gens qui ont cotisé toute leur vie de toucher les clopinettes réglementaires prévues par les textes, pendant que d’autres, dans l’un des régimes ultra-favorables (mais égalitaire, qu’on vous dit) s’en sortent fort bien. Enfin, l’ensemble ayant été créé par des gens malins et intelligents, la gestion, taillée au cordeau, assure un avenir radieux aux finances publiques lourdement impliquées dans la survie du système.

retraites

Depuis 40 ans, les gouvernements successifs ont pris conscience du petit décalage grandissant entre ceux qui abondent à ces régimes et ceux qui en profitent. Depuis 40 ans, les réformes essentielles ont toutes été soigneusement remises à plus tard, et par de vaillants bricolages microscopiques, ont permis aux douzaines d’usines-à-gaz indéchiffrables de survivre quelques années de plus.

Ce qui veut dire que les jeunes retraités qui arrivent maintenant pour toucher leur dû n’ont absolument aucune raison de se plaindre, quand bien même doivent-ils attendre de plus en plus longtemps que leurs premières pensions tombent sur leurs comptes en banque, comme s’il y avait un compte sur lequel aurait été capitalisé les sommes qu’ils ont cotisées pendant toutes ces années. Ah la la, les naïfs : mais non, jeunes retraités, vous devriez savoir que l’argent pour votre retraite n’est pas celui que vous avez cotisé, qui a été cramé depuis belle lurette par vos ancêtres, aïeux et autres prédécesseurs retraités. Non, l’argent qui sert à votre retraite est ponctionné actuellement. C’est ça, la magie du système collectiviste par répartition : tant que le nombre de retraités diminue et que le nombre d’actifs augmente, tout va bien. Dès que ce n’est plus cas, pouf, effet ciseau et fourchette en plastique, l’argent vient à manquer.

Tant et si bien que la faillite se profile pour certaines caisses. Oui, vous avez bien lu le mot faillite, mais celle-là est de plus en plus tangible. Et le plus intéressant ici n’est pas que cette faillite soit en ligne de mire pour 2017 pour l’AGIRC, mais bien qu’elle l’était déjà en octobre 2012. Devant cette menace, les partenaires sociaux (nos syndicats bien aimés) se sont bien vite réunis, ont englouti quelques petits fours, quelques flûtes de champagne, ont discutaillé pendant des heures, et ont décidé un petit gel des revalorisations des pensions, et voilà, on peut repartir chacun de notre côté, youkaïdi youkaïda. Bilan, deux ans plus tard, le constat est le même : la faillite est toujours prévue pour 2017. Bien joué les gars, merci !

Bon, il est vrai que 2017, ça fait tout à fait futuriste (c’est, par exemple, l’année de décor choisie pour The Running Man ou d’autres impérissables navets futuristes comme Barb Wire). Mais bon. Vu d’un 2014 déjà passablement entamé (dans un mois et demi, nous sommes en 2015, mes petits amis), c’est dans deux ans. Et une faillite de l’AGIRC dans deux ans, ça nous met tout de suite une ambiance du tonnerre, ne trouvez-vous pas ?

D’un autre côté, deux ans, ça laisse largement le temps aux zorganismes paritaires de trouver des solutions, qui sont de toute façon nombreuses : augmenter les cotisations (facile, elles sont si basses !), égaliser par le bas les pensions des hommes et des femmes, augmenter encore l’âge de la retraite, diminuer les pensions versées… Vous voyez, il y a de quoi faire. Oh, bien sûr, sucrer la multitude de régimes spéciaux n’est absolument pas à l’ordre du jour. Aligner les retraites du public sur celles du privé n’est même pas envisageable en rêve. Cela aurait un impact non négligeable, mais on a encore deux ans pour agir, hein, on n’est pas au bord de la faillite, mon brave monsieur.

baril de vaseline

Bref, l’avenir semble déjà tracé pour nos futurs retraités, et on sent qu’avec le Prozac, les ordonnances de myo-relaxants et la vaseline vendue en barils de 208 litres, leur retraite va s’en trouver considérablement améliorée.

Et vous verrez que grignoter des antidépresseurs et arriver au bout d’un baril leur sera chose aisée, surtout lorsqu’ils apprendront que, pendant ce temps, certains dirigeants bien introduits n’ont aucun mal à se construire un avenir de retraité particulièrement doré. Prenons (presque au hasard) le cas joyeux de Gérard Mestrallet. Je dis joyeux parce qu’à sa place, la retraite va décidément avoir un parfum bien agréable : malgré les ronchonnements du gouvernement, le patron de GDF-Suez n’aura pas à renoncer à sa retraite chapeau qui devrait s’élever à 831.641 euros à partir de son départ, au printemps 2016.

Bien évidemment, un contrat est un contrat et c’est donc dans le respect de celui-ci que l’État se voit obligé d’accepter une si jolie retraite. Comme quoi, s’il peut largement remettre en cause un contrat d’armement avec la Russie, ou un autre d’exploitation avec Ecomouv (ce qui devrait d’ailleurs largement dissuader quiconque d’entreprendre avec la République française), il a plus de mal lorsqu’il s’agit de ce genre de matières. Ou peut-être est-ce dû au délicieux capitalisme de connivence que les élites françaises se sont employé à mettre en place sur les 40 dernières années au moins et qui a abouti à la mise en coupe réglée du pays par une caste fort réduite de personnes bien introduites dans tous les milieux ? Peut-être le cas Mestralet comprend un élément de rémunération déjà acté par les actionnaires du gazier en 2009 et 2012, et désormais validé par le Haut comité de gouvernement d’entreprise saisi par GDF-Suez, justement parce que les actionnaires et le Haut Comité truc s’entendent tous comme des larrons en foire ?

Eh bien justement, lorsqu’on épluche quelques intéressants papiers (pas tous jeunes, mais fort à propos dans notre cas), comme par exemple celui de Ali Dardour, de mai 2009, intitulé L’influence des liens humains entre administrateurs de sociétés cotées sur la rémunération des dirigeants, on comprend tout de suite que l’hypothèse formulée tient la route. Si l’État grogne mais laisse faire, c’est parce qu’au final, tout le monde s’y retrouve fort bien.

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Notez la présence, douillettement encastrée au milieu, de GDF-Suez, pas loin de Veolia (dont le patron, Henri Proglio, détient six autres mandats dans les sociétés du SBF 250), Thales, France-Telecom ou BNP-Paribas. Tous les comités exécutifs de ces sociétés comprennent des gens qui ont des mandats dans d’autres sociétés. Tout ce petit monde se connaît, et tout ce petit monde connaît fort bien les dirigeants politiques et gouvernementaux. Autrement dit, lorsqu’on entend Macron expliquer qu’il n’avait guère de marge de manœuvre pour modifier ces dispositions contractuelles, ce n’est pas pour des raisons morales ou juridiques, raisons sur lesquelles s’assoit largement l’État quand il le veut, mais bien plus simplement parce que les petits copains n’auraient pas apprécié.

Oui, Français, c’est ainsi que ça se passe en France : vous cotisez à des caisses en faillites, gérées par des syndicats et un patronat qui s’en foutent, pour une retraite que vous n’aurez pas, et au profit de dirigeants et de politiciens qui ont mis le pays en coupe réglée à leur seul bénéfice.

Sympathique, non ? Décidément, un baril de 208 litres de vaseline « Passion Natural » ne sera pas de trop.

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Commentaires149

  1. NOURATIN

    Notre système de retraite par répartition ressemble trait pour trait au système Madoff, ou, si vous préférez, à la « pyramide de Ponzi ». Ce truc ne peut pas s’arrêter parce qu’en pareil cas la pyramide s’effondrerait, chose qui serait mauvaise aussi pour les margoulins qui tirent les ficelles. donc il faudra trouver des solutions- de court terme évidemment- et là, tout le monde est bien embêté : il ne s’agit plus de replâtrer tant bien que mal, il s’agit d’éviter la faillite de l’AGIRC, d’abord, de l’ARRCO ensuite et du Régime Général, enfin, ce dernier étant dans une situation telle qu’il faudra bien s’en occuper aussi.
    En comparaison, l’histoire des « retraites chapeau » c’est de la roupie de sansonnet!

    1. Jean Bon

      Non, ce n’est pas tout a fait exact. Pas « trait pour trait ».
      Dans un vrai systeme de ponzi il y a d’abord un mensonge : celui d’une promesse de « gains » dont on cache évidemment la source réelle. En réalité, il n’y a aucun gains, puisque ces « gains » proviennent des apports fait pas les nouveaux entrants.
      La retraite par répartition ne prétend pas « gagner » de l’argent, elle prétend seulement repartir. C’est très similaire au principe d’une assurance décès si on réfléchit bien. Et croyez moi, la plupart des assureurs ne font pas faillite !
      Un ponzi court TOUJOURS à la faillite, puisqu’irrémédiablement la source se tarit faute de nouveau entrants.
      Dans un systeme de retraite par répartition, s’il est bien géré, on ne verse pas des fonds aux retraités actuels qui viendraient prélever sur ceux dont on a besoin pour payer les actuels cotisants. Ce n’est pas très difficile à faire puisque qu’on a une prévisibilité quasi parfaite et à très longue echéance. Autrement dit faut vraiment être d’une nullité crasse pour arriver à faire faillite si on est sait faire quelques calculs basiques.
      Mais nous sommes en France, et nous avons des gouvernants et des électeurs socialistes. Donc ces calculs ont été mis de côté. Et on a versé à partir de 1981 des retraites à partir de 60 ans au lieu de continuer à les verser à partir de 65, voire meme d’anticiper un peu la l’allongement de la vie en reculant un peu cet age, ou en baissant un peu les versements.
      C’est à partir de 1981, que le systeme a pris des allures de ponzi, car on a commencé à verser de l’argent qu’on savait devoir conserver pour les cotisants actuels. En exagérant pour comprendre, c’est comme si votre assureur se mettait à vous verser 1 million chaque fois qu’on vous volait votre twingo ! A partir de ce moment on a commencé à mentir, et effectivement créer quelque chose qui ressemble à un ponzi. Mais on ne peut pas dire que, géré normallement, un systeme de retraite par repartition est un ponzi. La preuve, il y a des systemes de retraite speciaux non deficitaires tout simplement parce qu’aucun politicien n’est allé fiche son nez dedans et faire des promesses dont il ne paiera pas la facture (contrairement à un assureur privé).
      Je ne défend pas la retraite par repartition, mais je trouve que les exagérations n’aident pas le débat.

      1. Flash

        C’est exact.

        Sanctuariser le montant des pensions ainsi que l’âge de départ à la retraite en les déconnectant de toute donnée démographique était l’erreur originelle, fondamentale. Un système par répartition ne peut durer comme ça.

        Ce serait comme une assurance qui cesserait de tenir compte de la gravité du risque et de son taux de fréquence. Ce serait d’une complète absurdité. C’est ce qui a été fait pour les retraites.

        J’ajoute que la retraite repose sur la solidarité nationale. Pourtant, on peut légitimement être interpellé par le nombre de règles différentes régissant les diverses assurances vieillesses. Certains sont plus égaux que d’autres, semble-t-il.

        Ainsi, l’échec est complet, y compris sur le plan symbolique de l’égalité/la solidarité nationale.

        1. Jean Bon

          Pour moi le plus simple serait de mettre tout ça par terre. Chacun reçoit son salaire complet et se débrouille.
          On peut imaginer un systeme d’assurance privé labelisé dont l’Etat aurait un droit de regard (seulement) sur les placements, et sur les comptes qu’il certifierait de façon indépendante , pour sécuriser les gens qui le souhaitent.
          Pour les nécessiteux, les cigales ou ceux qui se seraient fait escroquer par un assureur véreux ou en faillite, il y aurait le RSA, versé contre un travail symbolique mais réel, mais prouvant la bonne foi du demandeur.

          1. gameover

            La seule supervision doit être celle des assureurs envers eux-mêmes en les rendant tous solidaires de leurs dettes afin qu’ils aient une déontologie commune et qu’ils se vérifient les uns les autres et se dénoncent si certains ont des comportements à risque : la réactivité sera meilleure puisqu’ils fréquentent les mêmes marchés financiers.

            Dans le boulot quand la participation individuelle est calculée pour moitié sur un objectif commun (EBITDA par exemple), les gens collaborent d’eux mêmes et ne se mettent pas de bâtons dans les roues mais au contraire s’entraident.

        2. royaumont

          L’erreur originelle était de faire un système par répartition : dès les années 60 les économistes avaient pointé du doigt son fonctionnement de type Ponzi. Sans effet…
          De plus, par la capitalisation, l’argent travaille pendant 20-30 ans en moyenne, ce qui profite à tout le monde.
          Maintenant, la faillite du système est programmée, mais comment en sortir ? Basculer sur un système par capitalisation priverait de ressource le système actuel qui ne pourrait plus honorer les pensions en cours. Qui oserait priver les retraités actuels de ressources ?
          Nous sommes donc dans un piège, prisonnier d’un système dont il faut sortir et dans l’incapacité de le faire.
          Il y a 20 ans, on aurait pu imaginer un biseua pour basculer d’un système sur l’autre. Mais nous n’avons plus désormais 20 ans devant nous.
          En résumé CPEF.

          1. voleurdufeu

            @ Royaumont 11h23: « L’erreur originelle était de faire un système par répartition » Non, pas forcément. Le choix du système par répartition dans l’après-guerre a permis de faire fonctionner le système immédiatement (en distribuant de l’argent non gagné, évidemment, d’où effet d’aubaine pour les premiers bénéficiaires). Mais ce système était viable avec la démographie de l’époque. Il aurait seulement fallu l’ajuster progressivement à l’évolution démographique. Mais il y avait alors un autre obstacle: l’étroitesse du marché des actions à une époque où la plupart des grands groupes étaient nationalisés. C’est le capitalisme sans capital à la française. Tout se tient: capitalisme d’endettement, rôle central de l’Etat, distribution de droits non financés, clientélisme électoral, retraites par répartition…Pour en sortir, une génération devra payer deux fois: une fois sous formes de cotisations sans contreparties, une autre sous forme d’épargne supplémentaire et/ou de réduction forcée de sa consommation.

            1. royaumont

              Le choix de la répartition se justifiait éventuellement dans l’immédiat après-guerre (jusque vers 1950), mais il aurait fallu passer immédiatement à la capitalisation. D’une part le ratio actif/retraité était tel quel que le surcoût des pensions par répartition était suportable. De plus, la France des années 50 manquait cruellement de capitaux.
              Mais bon, on ne refera pas l’histoire, il s’agit de savoir, aujourd’hui, comment sortir de ce système vicieux en sauvant ce qui peut l’être.

              1. Higgins

                J’ai lu quelque part que Tonton s’était élevé en son temps (sous la quatrième) alors qu’il était ministre de je ne sais plus quoi contre un abaissement de l’âge la retraite de 67 à 65 ans. A vérifier. Bien qu’il connaissait admirablement bien le pays, in fine, aveuglé par sa haine du Général, il aura fait du mal à la France.

      2. Deres

        Là où est souvent le mensonge est que les interlocuteurs français veulent nous faire assimiler retraite par répartition et solidarité/égalité. cela n’a strictement rien à voir. Le sujet de la répartition/capitalisation est seulement un mécanisme financier. Mais la répartition est je pense également préféré en France car elle masque plus clairement les redistributions effectués, qui ne sont pas entièrement justifiés par des objectifs nobles … En effet, pourquoi au sien du même système certains auraient une retraite plus importante pour la même activité sous un statut différent ?

          1. royaumont

            C’est d’une opacité transparente, un clair obcur qui dresse un portrait flou d’une netteté saisissante de l’honnêteté crapuleuse de notre époque figée dans un mouvement perpétuel.

      3. Popeye

        Merci de nous rappeler les vices initiaux de la « gestion » socialiste en 1981. Un tel entêtement dans l’erreur manifeste de calcul confine à l’escroquerie ce me semble.

        1. LECOMTE René

          Dans les grands vices de la gestion socialiste de Tonton 1er, un de ses premiers ministres, avec lequel il s’entendait fort peu, Michel Rocard (PM de 1988 à 1991) avait travaillé en sous-marin sur le dossier des retraites. Il n’avait aucune chance que le président le laisse aller sur le sujet, tant la situation économique était dégradée. Mais il avait dit que la réforme des retraites pouvait faire sauter 3 gouvernements successifs… il avait donc vu juste.
          Même Manuel Valls, convié début novembre 2014 à la fête des 50 ans de la CFDT à la Mutualité, a dit « En 2003, vous aviez raison et nous aurions dû être à vos côtés ». Rappelons que François Chérèque, son leader, soutenait alors la réforme Fillon sur les retraites, qui alignait la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle du privé. Ce qui a provoqué une crise majeure dans le syndicat à cette époque.

          1. Aristarque

            Belles paroles de Manouel mais il ne propose pas de remettre cela en chantier comme on pourrait s’y attendre… Mieux vaudrait tard que jamais…

      4. Aristarque

        Avec des si, on met Paris en bouteille et on fait tenir concrètement un système par répartition immédiate. C’est toujours les travaux pratiques qui sont le juge de paix… Cela dit, il y avait bien une promesse initiale, c’est que les adhérents au système beneficieraient de bonnes et belles retraites moyennant une raisonnable mise de fonds… Nous en sommes loin!

      5. gameover

        @ Jean Bon

        C’est bien un Ponzi. Un Ponzi peut très bien ne pas être fraudulaux lors de sa mise en place et c’était d’ailleurs le cas de celui de Charles Ponzi :

        « Ponzi schemes occasionally begin as legitimate businesses, until the business fails to achieve the returns expected. The business becomes a Ponzi scheme if it then continues under fraudulent terms. » (wiki en)

        Dans le cas des retraites il est fort possible qu’avec une retraite à 65 ans et une espérance de vie en 1960 de 67 ans pour les hommes et 74 ans pour les femmes le système était viable puisque un retraité profitait de sa retraite pendant 2 ans en moyenne (quoique il faudrait prendre l’espérance de vie à 20 ans en 1960). Elle est de plus de 77 ans pour les hommes actuellement ce qui fait de 15 à 17 ans de retraite suivant l’âge à laquelle elle est prise puisqu’on a même eu l’idée débile d’abaisser l’âge… (60 à 62 ans) soit 8 fois la durée initiale. Ne pas avoir multiplié la cotisation par 8 il est là le Ponzi puisque volontairement on a compté sur les nouveaux entrants (et leur augmentation) sans tenir compte des sommes capitalisées pour distribuer.

        Une autre question dont je ne connais pas la réponse : il me semble que ceux qui ont démarré le système de répartition pouvaient ne pas avoir leur quota l’heure de la retraite venue et qu’ils ont quand même été payé par le système. Isn’t it ?

        Mais il semble bien que ce système a été laissé dans un schéma de fonctionnement type Ponzi pour booster artificiellement la croissance puisque les cotisations non versées sont allés dans la consommation et l’immobilier.

        Accessoirement ces cotisations ne sont pas allés dans l’investissement (remember les années 80-90) d’où la cata dans l’économie.

        1. Pat

          C’est donc bien un système devenu rapidement frauduleux. Il y a quelques années, un économiste écrivait que la vraie dette de l’Etat dépassait de très très loin le chiffre officiel, puisqu’il fallait y ajouter le montant des retraites à venir. On sait depuis longtemps que ces retraites ne seront jamais versées.
          Les régimes spéciaux équivalant à un sursalaire d’au moins 40% (10 ans de cotisations en moins, 10 ans de retraites en plus, auxquels s’ajoute un calcul du montant de la pension extrêmement favorable) aggravent encore l’escroquerie.

    2. max

      Il y a surtout un gros problème de fiscalité qui fait fuir les capitaux, qui sont par définition mobiles,
      donc freine l’économie. Ça fait des années qu’on nous bassine avec les paradis fiscaux et qu’on nous promet des accords multilatéraux plus sévères et rien ne se passe réellement :

      L’économiste Laurence Kotlikoff a récemment simulé l’impact d’une suppression de l’impôt sur les sociétés aux USA, pour constater un impact très positif sur l’investissement et la croissance économique (8 points de PIB supplémentaires à moyen terme). En effet, le capital est très mobile, contrairement au travail et aux individus; et il est très sensible aux écarts de rendement déterminés par la fiscalité. La France se retrouverait d’un coup avec l’impôt le plus bas de l’Union Européenne, deviendrait étant donnée sa position centrale un attracteur massif d’investissements.

      http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2014/02/03/et-si-on-supprimait-limpot-sur-les-benefices.html

      1. Une méthode qui fonctionnerait très bien :
        – suppression de l’impôt sur les bénéfices
        – suppression de l’ISF
        – suppression des niches fiscales (particuliers & entreprises)
        – suppression des subventions aux entreprises

        Le calcul avait été fait, et je crois que le budget s’en retrouvait moins déficitaire (à croissance constante, les subventions versées étant supérieures aux recettes de l’impôt).

          1. Jiff

            « une grosse niche paradisiaque »; je dirais plutôt « un piège à cons démoniaque » vu que cela conduit directement à la case contrôle fiscal (qui va te coûter au minimum 20,000)…

        1. Pat

          A l’inverse, la CFE qui est la nouvelle taxe professionnelle, mais déconnectée du chiffre d’affaires, va rapidement tuer dans l’œuf toutes les très petites entreprises. Vive la courbe de Laffer !

  2. kloupa

    Les syndicats, ceux des patrons inclus, ne s’en foutent pas du tout: et tous ces postes de directeurs et d’administrateurs de ces caisses de retraite, et de ces institutions sociales en général, c’est leur aire de jeu naturelle, celle où ils placent copains et coquins. Ce dont ils se foutent, c’est qu’en final, toutes ces institutions soient en faillite, comme l’ont vécu les adhérents du Cref! Car, eux, ils s’en tirent toujours.

  3. Val

    Le tableau est effectivement celui la (énorme soupir) . Maintenant , nos « amis américains » ne sont pas mauvais non plus dans un autre style : demandez aux employés d’Enron ….
    Dans ce contexte, la seule position de repli intelligente est le recentrage familial , malheur à ceux qui n’en bénéficieront pas .. .

  4. malicorne

    Vous ne tenez pas compte, de l’arrivée de l’homme providentiel, dont je vois s’esquisser le profil depuis quelques semaines, monté de toutes pièces par nos médias boboïsants et gauchisants ( c’est la même chose, mais ça fait plaisir de l’écrire), avec la délicatesse d’un éléphant borgne, sans doute dans la perspective du grand remplacement du capitaine de pédalo pour 2017. Quelqu’un qui ne risque pas de mettre à mal le système patiemment élaboré, qui vient d’être élu par le magazine GQ « homme de l’Année 2014 ». Il est bordelais.. Vous voyez à qui je fais allusion ?

      1. Higgins

        Tout cela n’est dû qu’à un heureux hasard. C’est en toute humilité que l’homme de Bordeaux se présente comme recours . Je vois cependant mal comment il peut prétendre à la magistrature suprême avec une condamnation au pénal (14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité le 1er décembre 2004). Pour ma part et au vu de cet élément primordial, je considère qu’il n’est qu’un feu de paille bien utile à l’oligarchie (merci à l’objectivité naturel des merdias nationaux sur ce point) pour dissimuler la réalité à l’opinion.

      2. Gerldam

        Sauf que Hollande a peu de chances de se retrouver au deuxième tour. En effet, sauf bourde magistrale, ce seront MLP et un tiède même pas réchauffé, genre Jupé, qui seront face à face.

        1. Jean Bon

          « ce seront MLP et un tiède même pas réchauffé, genre Jupé, qui seront face à face. »

          J’y crois moyen. Quand il s’agit de se faire elire, ou au moins de tenter de le faire, on met ses idées au placard. Les divers gauches (vertes, rouge et roses) sauront bien s’unir le moment venu.

          1. thom__yorke

            Entendu ce matin, c’est déjà dans les tuyaux pour une primaire festoyante où tout se beau monde serait réuni. Ah, on oublie vite que l’on s’est bien mis sur la g***** pendant ces 2 ans 1/2.
            Remarquez, si la droite faisait la même chose, alors on pourrait se contenter d’un seul tour présidentiel…

          2. Kazar

            D’après moi, aucune chance que Mélanchon fasse cause commune avec le PS en 2017. Idem pour les Verts, Duflot se voyant déjà candidate à la présidentielle. Mais il y a également tellement de candidats à l’égo démesuré à droite que ma seule certitude est la présence de MLP au second tour.

            1. Théo31

              Vous connaissez mal les socialistes : dès qu’il y a un maroquin en jeu, ils sont prêts à coucher avec n’importe qui. Rappelez-moi combien de fonctionnaires degôche ont démissionné pour ne pas avoir à servir Talonnette 1er pour mettre leurs actes en conformité avec leurs principes.

          1. LECOMTE René

            Vous avez tout faux. Ce matin, le sénateur PS Luc Carvounas, qui devait fumer la moquette au lieu de dormir, a déclaré à Public Sénat : « François Hollande sera le candidat naturel en 2017. En 2016, quand les indicateurs vont repasser du rouge au vert, la politique va réussir et pour cette raison, nous allons rester durablement ».

            1. Honorbrachios

              c’est clair…la propagande (d’ailleurs H16 pourrait nous faire un petit billet là dessus) a déjà commencé à forte dose :
              par exemple, (dans les merdias) on retire tous les mauvais chiffres : par exemple – hier, chiffres de ventes voitures Zone euro en augmentation= on ne parle pas des chiffres de la france, probablement très mauvais. On sort avec gloire un 0.3 de Croissance par l’insee… et on « oubli’ de signaler qu’ils révisent leur chiffre à -0.1 au T2 . Quand quelqu’un critique, c’est du « france bashing ». Quand les entrepreneurs disent qu’ils sont écrasés de charges, on leur dit qu’avec tout ce que le gvt à fait (et blabla50myar
              ds) dont seule la poste et la grande distribution ont vu un peu la couleur….
              2ans et 1/2 de propagande ça va être long, très long et ces connards de socialos vont tout faire pour entourlouper tout le monde et faire réélire le gros goret

      3. royaumont

        C’est sûr. Les bobo préfèrent l’un des leurs peint en rose, mais comme c’est mal barré, il en choisissent un estampillé UMP.
        Leur intérêts sont toujours garantis, ce qui est l’essentiel.
        De mon coté, si je suis pour virer les socialistes, je ne vois pas l’intérêt de mettre la même chose à la place.

    1. Deres

      Ouais ouais … Un homme nouveau providentiel qui a en fait été au commande pleins de fois les 30 dernières années dont premier ministre deux ans. cela va révolutionné sévère … En plus, avec le retour des chiraquiens pour se venger de Sarko, cela va nous changer des la haine de Flamby qui tiendra lieu de façade devant l’immobilisme. Sa vision pleine de centrisme ne voulant brusquer personne est justement ce qu’il ne faut pas faire : c’est la paravent justificatif de l’inaction.

      1. Théo31

        Un homme nouveau providentiel

        Quand je dis que les socialistes croient au mythe de l’avion cargo en plus de « ta gueule, c’est magique ». Le socialisme est un tribalisme.

  5. Flash

    Cela mériterait de créer un petit manuel de survie pour faire face à ce qui nous attend, qui est quand même plus probable qu’une invasion de zombies.

  6. Higgins

    L’information n’a pas fait les choux gras des merdias mais la chambre cacochyme, le Sénat, vient de porter l’âge de départ de la retraite à 64 ans (retraite au taux plein à 69 ans): http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/15/20002-20141115ARTFIG00080-le-senat-vote-la-retraite-a-64ans.php
    Bien sûr, c’est la chambre d’enregistrement qui aura le dernier mot mais le magnifique modèle que le monde entier ne nous envie pas vient d’en prendre un sérieux coup dans l’aile.

  7. Higgins

    Sur le capitalisme de connivence (merci pour ce magnifique schéma explicatif), je crois que nous tenons là l’explication profonde du capitalisme français et de son échec programmé comme modèle pérenne (à cet égard, on ne peut que sourire, jaune, devant ce faux débat sur les retraites chapeaux). Tu aurais pu mentionner également les liens plus qu’incestueux entretenu entre la très haute administration, avec en tête l’inspection des finances, et ces entreprises. L’endogamie et la cooptation y règnent en maître avec, au moins dans la première partie de carrière, des aller-retours incessants entre les cabinets ministériels et les postes dirigeants. Le jeune Macron en est un brillant exemple.

    1. max

      Concernant la connivence, il faut mentionner aussi l’IGF et la direction générale du Trésor où pantouflent quelques énarques qui ensuite se font embaucher par les banques. Le Trésor a tout fait pour empêcher une réforme bancaire visant à ce que le moutontribuable n’ait plus à sauver de sa poche les banques en carafe.

  8. Aristarque

    Quand vous parlez, H16, de personnes bien introduites dans tous les milieux, je ne sais pas pourquoi je ressens comme une gêne dans le bas du dos. Auriez-vous un diagnostic ??? 😐

  9. YB69

    Les questions/réponses au sujet du baril de vaseline sont excellent : « Pending the implmentation of Obamacare – Is this enough lube to prepare myself as a tax payer (aka wealth redistribution earner) for what I will face?  »

    En attendant la mise en oeuvre de l’ Obamacare – Est-ce assez de lubrifiant pour me préparer comme contribuable (c’est à dire la redistribution des richesses gagnées ) à ce que je vais devoir faire face ?

    1. YB69

      ou encore : Q Is it family friendly? R your mom and I had a wonderful time.
      Q : Est-ce que c’est bon pour la vie de famille ? R: ta mère et moi avons eu un moment merveilleux 😀

  10. Borgowrio

    Les invraisemblables et couteux privilèges des régimes spéciaux , n’étaient pas connus du grand public dans les années 80 . Les candidats aux élections devront prendre positon . Même le FN devra dire si il y touche ou pas , et là la déception rique d’être grande chez ses électeurs , avec un haut fonctionnaire comme directeur de campagne ( Philippot )

    1. bigredebougre

       » et la déception rique d’être grande chez ses électeurs , avec un haut fonctionnaire comme directeur de campagne ( Philippot ) » ça a déjà commencé !!

    2. Pat

      Un des gros défauts du FN, comme des autres partis d’extrême gauche, c’est qu’ils n’ont aucune intention de réduire l’Etat et de toucher aux régimes spéciaux.

  11. dede

    « la vaseline vendue en barils de 208 litres »

    D’apres l’illustration, Passion Natural est a base d’eau, ce qui est tres different de la vaseline qui est un derive du petrole et ne convient pas a l’usage des preservatifs. Pour des raisons d’hygiene, cela me parait important de le souligner, meme si avec 55 gallons, on se demande si l’utilisation du baril permettra de conserver un esprit sain dans un corps sain…

    1. Aristarque

      Il n’ est pas nécessaire d’ imaginer un utilisation en une seule fois pour un baril de 208L… Les prévoyants savent qu’ une dose raisonnable quotidienne pendant l’ éternité aboutit à un volume non négligeable, surtout que c’est long vers la fin, l’ éternité… 😥

    2. gameover

      Bas souvent les lubrifiants du commerce sont à base d’eau.
      Mais le bidon à la maison c’est pas très pratique… et surtout pas très discret… sauf à installer la demoiselle directement sur le bidon… ils devraient mettre la hauteur !

      1. Lafayette

        Dans le spectacle il y a des usages, avec deux miss qui se crêpent le chignon dans une piscine pleine pour faire cracher au bassinet un public de gros perv’

  12. Aristarque

    Le côté agréable de la pyramide de Ponzi est pour les bâtisseurs d’ icelle et, éventuellement, leurs immédiats successeurs… Puisqu’elle repose en fait sur la pointe avec peu d’étages au dessus… Toutefois, cette base de profiteurs lorsqu’ elle s’élargit, engendre un tel besoin d’ étages supplémentaires et avec un encorbellement de plus en plus prononcé pour que sa viabilité économique apparente perdure, que la ruine de l’ ouvrage s’ amorce par la chute des premiers éléments les plus mal accrochés pour se poursuivre jusqu’à l’ anéantissement complet… Le nombre de paramètres indispensables à sa tenue étant trop important avec des contraintes d’évolution à la bonne cadence et à la bonne simultanéité pour qu’ il puisse concrètement en être autrement. Comme en Grance cette évolution »naturelle » a en plus été modifiée par des réglementations d’ augmentation brutale de la base nécessiteuse (retraite à 60ans) couplée à l’ allongement statistique de la vie humaine, que voulez-vous qu’ elle fît (contre un sort aussi contraire)? Qu’ elle mourût !

    1. gameover

      Tu as pris la métaphore de la construction (ta déformation professionnelle; j’attendais les tuyaux, ceux des égouts)… perso j’aurais pris celle de la grenade dégoupillée (celle de l’article) que l’on se repasse de main en main quand on voit que chaque gouvernement corrige juste ce qu’il faut le système pour qu’il ne fasse pas trop parler de lui jusqu’à la prochaine législature… façon patate chaude… mais avec des effets différents.

  13. Patatrac

    « qui a abouti à la mise en coupe réglée du pays par une caste fort réduite de personnes bien introduites dans tous les milieux »

    Cette caste est-elle composée de bras cassés, est-ce un ramassis de pinces et de clés de douze ? Probablement pas, elle ne tiendrait pas longtemps (l’ancienne URSS est un contre-exemple). Ce qui est par contre problématique c’est que, se perpétuant par cooptation (voir les profils des dirigeants des sociétés du CAC40 et de leurs N-1, N-2, N-3, le monde de la presse, et d’autres) elle est devenue, comme tous les cercles fermés, incapable de se réformer et réfractaire aux méritants externes. Ce serait presque un phénomène oligarchique.

    A mon sens, les « élites » ne se renouvellent que dans deux cas : une forte expansion économique qui fait aussi émerger d’autres profils, avec d’autres expériences, ayant en commun une certaine forme de « réussite entrepreneuriale ». Nous sommes dans un Etat / état de déliquescence avancée, et c’est l’autre cas : un renouvellement par rupture qu’une situation catastrophique exigerait.

    1. Flo

      Je suis d’accord, en particulier avec votre dernier paragraphe.
      J’ajoute que ces deux types « d’élites » sont en guerre larvée depuis des années (sauf au sommet où elles sont contraintes de se mettre d’accord pour éviter un effondrement total du système).
      Dans la période difficile actuelle cette guerre apparait de plus en plus clairement, d’où la fracture qui aboutira sans doute à la rupture que vous évoquez.

  14. Vodkaman

    @ H16
    juste une petite typo : D’un autre côté, deux ans, ça laisse largement le temps aux zorganismes paritaires

    vous voulez dire organismes parasitaires je suppose 😉

  15. Deres

    Poutine est un russe, il ne mérite donc pas le respect. Mais Mestralet est un énarque. La France lui doit donc tout que qu’en soit le prix. Les autres énarques et accoquinés ne voudrait pas créer un précédent de lèse-énarque … Ce serait contre la bienséance.

    1. Lafayette

      En effet l’huile de friture c’est multi-usage, tantôt la moule frite, tantôt le calamar au soleil, tantôt la prise du gouvernement.

    2. David

      Il faut lire les commentaires sur Amazon, pas piqués des hannetons :

      « As UPS discretely unloaded my 55 gallon drum, the driver accidentally spilled it into my driveway. Any amount of cars can now fit into the garage. »

      « Good Lube, But…. I’m surprised by the high price. […] I’ll wait until they release a three pack. »

      « GREAT FOR MY RUBIK’S CUBE » ;

      etc. un bon moment de franche rigolade

      1. MadeInCH

        Ma vie sociale et ma réputation sont foutues…
        .
        J’ai voulu partager ces instants de rire avec des amis.
        Réponse:
        « J’aimerais quand même bien savoir par quels chemins tortueux tu te
        retrouves sur ce genre de page. »
        .
        Personne ne voudra me croire lorsque je tenterais de m’innocenter!!!
        :(((
        C’est la fôte à H16!

  16. hop hup

    Dans un rapport, les sénateurs UMP Catherine Procaccia et PS Ronan Kerdraon (qui n’est aujourd’hui plus sénateur) proposaient de supprimer la délégation de gestion de mutuelles étudiantes. La mauvaise gestion, l’insuffisante qualité du service couplé à des coûts élevés remettent en cause l’existence de ce système, unique en Europe. 80 sénateurs issus de plusieurs groupes politiques se sont associés pour en faire une proposition de loi, examinée aujourd’hui au Sénat

    Les étudiants rattachés au régime de leurs parents

    faire payer les pertes aux régimes général c’est bien ça non ?

  17. Taisson

    Encore un article utile, qui souligne bien le phénomène « Caste » » de tous ces opportunistes qui s’approprient toutes les « bonnes » places, et se cooptent les uns les autres…Il sera difficile de les faire partir « gentiment »!
    Et le remplacement par force risque d’en voir arriver des pires.
    Je ne sais pas si quelqu’un à des idées, mais, moi, je manque vraiment d’imagination pour penser que l’on pourra s’en sortir..
    A l’époque Miterrandienne, tout ceux qui avaient au moins un petit bout de cerveau en état de marche, parlaient déjà des problèmes que la retraite à 60 ans provoquerait inévitablement. Ceux qui réclamaient d’introduire de la capitalisation, au moins pour les régimes complémentaires, étaient traités de tous les noms, égoïstes, capitalistes, limite fachos, rien ne semblait pire que d’avoir l’idée d’économiser, plutôt que de dépendre des actifs…
    Le ver est dans le fruit depuis trop longtemps !

  18. cc

    Comme vous dites H16, tout le débat autour des régimes de retraite est déjà ancien, les facteurs connus, l’équation posée et les conclusions de plus en plus évidentes.

    Ce qui est fascinant c’est le…. rien.

    Le vide.

    Il n’y a AUCUNE réaction.

    On pourrait penser que les salariés du privés, les jeunes défilent dans la rue, brûlent des voitures pour exprimer leur « mal-être », et protestent contre le fait de se faire enfiler dans les grandes largeurs….

    Et pourtant non.

    Il ne se passe rien. Strictement rien. Oh certes, quelques énervés (toujours les mêmes hein) votent un peu FN, histoire d’enquiquiner l’establishement.

    Certains jeunes (de mauvais esprits) osent même quitter le pays. Mais bon ça casse pas des briques.

    Alors, forcément, on s’interroge.
    😉

    En clair : à quoi bon expliquer, encore et encore… Si le mec en face ne réagit absolument pas quand il reçoit une grande claque dans la gueule ?

    De nombreux jeunes « sentent » (plus ou moins confusément) qu’ils toucheront peau de balle. Mais ils ne réagissent pas.

    Cette apathie est absolument fascinante. Elle me fait penser au veau qui comprend qu’il va se faire égorger dans l’abattoir façon halal… et qui accepte son sort, et se donne à la fatalité et au couteau de l’égorgeur.

    En conclusion : qu’ils aillent tous se faire voir.

    1. Flash

      Le Monde leur dit que tout va bien, alors tout va bien. Le progrès, c’est l’avenir, forcément, nécessairement. Toute régression est impossible. Il n’y a donc rien à craindre.

      1. Adolfo Ramirez Jr

        L’Etat n’en fait pas assez. Il faut augmenter les impôts, les prélèvements, pour pérenniser le système et le rendre plus juste.
        La fuite en avant est la seule réponse d’une bonne partie de la jeunesse, tant lobotomisé qu’ils sont par le socialisme. Il faut augmenter la dose pour la piquouze, il n’y a pas d’autres alternative pour eux.
        Toute régression est impossible, et toute réforme est régression.

    2. Flo

      Je crois que beaucoup agissent et réagissent le plus discrètement possible.
      On a deux systèmes qui fonctionnent en parallèle.
      Le système par répartition (et tous ses dérivés) et le système…D dans lequel tous ceux qui le peuvent (et se doutent que ça peut très mal finir pour le premier, tout en espérant d’autant plus qu’ils ont cotisé longtemps qu’il restera quand même un petit quelque chose) « cotisent » une deuxième fois par la méthode qui leur paraît la plus appropriée en espérant ne pas se faire spolier purement et simplement (après avoir été lourdement taxés sur cette seconde cotisation) : épargnes diverses, placements, investissements…
      Bien entendu le second système, individualiste et parfaitement moral, est aux antipodes du système collectiviste obligatoire et totalement immoral. Dans notre beau pays la plupart des gens qui pratiquent les deux nieraient la main sur le cœur qu’il faille progressivement basculer du premier vers le second.

      1. cc

        Que les gens (malins et qui peuvent) s’organisent afin d’épargner pour leurs vieux jours car ils sentent le mauvais coup venir… bien sûr… mais je parlais du principe.

        Car en attendant, ils continuent de « con-tiser », et de subir.

        On nous bourre le mou avec la justice, l’égalité… mais il n’y a personne du privé pour manifester contre les régimes spéciaux, contre les avantages scandaleux des retraites des fonctionnaires.

        Et encore manifester serait un understatement. Il faudrait brûler des voitures, pour émuler (au minimum) nos amis djeunes des banlieues qui n’en veulent et qui eux aussi souffrent.
        😉

        Idem pour la sécurité de l’emploi pour les fonctionnaires. Dans un pays qui compte 5,5 millions de personnes au chômage et en sous-emploi… c’est devenu simplement obscène.

        Et pourtant, rien. Qui remet en cause le statut de la fonction publique ?

        1. Val

          @cc : les gens formés et informés comme vous et moi se tirent à l’étranger et épargnent . Idem pour leurs enfants. Perso je suis lucide : j’ai trop à perdre à casser des voitures et en plus je ne serais pas crédible ; par contre je manifeste pour les causes qui me sont chères (ça me bouffe pas mal de dimanches ) c’est absolument sans effet sur le pouvoir mais ça fait chaud au coeur.
          Les jeunes des banlieues ne sont ni formés ni informés , l’etat les « achète » en les laissant faire de l’argent en trafics divers , certains sont tentés pas la violence et cassent effectivement des voitures et partent au djihad . Et vous ?

          1. Kazar

            Je ne l’aurai pas mieux écrit, avec la précision qu’ignorant la tournure que prendront les évènements en cas de faillite, élection de MLP, ou autre, je suis désormais armé, en toute légalité bien sûr.

    3. pactol

      Tous individuellement, nous sommes conscients de la fin du système de retraite. Mais comme évoqué plus haut, les connivences et les petits amis énarques feront tout pour que rien ne change (pour leur propre intérêt). Mon prof d’éco en seconde en 86 me parlait déjà de la fin du système de répartition dans 25-30 ans si on ne faisait rien (et pourtant, il me semble qu’il était de gauche car il nous invitait à lire Le Monde …). On a rien fait donc nous y sommes. De toute façon, le système éclatera car nous ne pourrons rien y faire. Nous ne pourrons préserver la chèvre et le choux. La retrait par capitalisation sautera également du fait de la quantité de monnaie imprimée par les banques centrales pour financer les Etats. Nous avons à faire à un océan de monnaie de singe. Notre système économique actuel (et pas seulement français mais beaucoup quand même) est foutu. Un jardin, un poêle à bois et un fusil pour protéger sa famille et ses biens. La loi du plus fort règnera en maître pendant quelques temps. Un p’tit retour à la féodalité quoi !!!

    4. Before

      En fait, je pense qu’on y croit pas. Un peu comme l’accident de la route, c’est toujours pour les autres, jamais pour soi.
      Le syndrome « ça tiendra bien jusqu’à ce que moi, je sois à la retraite » !!

      Et aussi le fait que les principaux dindons de la farce sont les salariés du privé, complètement désorganisés (pour ce coup-là, les syndicats sifflotent en regardant ailleurs) au contraire des salariés du public qui ont un réflexe de corps plus immédiat.

      1. La Coupe Est Pleine

        C’est pas faux, mais que peut-on réellement faire ?
        La révolution ?
        Quitter la sécu ? (Au prix d’interminables poursuites judiciaires)
        Sacrifier plusieurs générations de retraités ?

        Franchement je ne vois pas trop comment sortir de ce système …

        1. hugeus

          Je tiens à préciser que pour tous les libérés que je connais, et dont je fais partie, les poursuites judiciaires, ce sont les libérés qui les mènent !
          Alors oui, tout le monde se retrouve au tribunal, mais ce sont les organismes sociaux qui se défendent, c’est autrement plus confortable !

    5. Honorbrachios

      @taisson : et c’est pire, car des tas de « jeunes » (maintenant souvent dans les hauts postes PS) manifestaient contre à chaque fois que tentatives de réformes furent faites

    6. barbatruc

      Non, l’explication est toute simple : la majorité de la population (jeunes et moins jeunes) croit que l’État est souverain , et qu’il garantira TOUT , y compris les retraites. On nous rabâche bien depuis 2008, que l’État garantit les dépôts bancaires à hauteur de 100 000 € … C’est du bidon mais tout le monde ou presque y croit.
      Que voulez vous, la propagande Française est un cas d’école, l’éducation nationale, et les médias ont bien rempli leurs missions. Regardez autour de vous , famille, amis , personne ne s’inquiète vraiment , mon frère cadre commercial, cotisant ARGIC, ne s’émeut pas de la probable faillite de la caisse , il croit tout simplement que c’est impossible. Genre « too big to fall  » . Au cas ou il y aurait un soucis , l’État , le fameux État sauvera la caisse. La France est dans le déni collectif depuis un certain temps. Le mur s’approche et chacun gère les choses à sa manière , ça me fait penser au dicton de JP Chevalier :

      « Quand l’onde d’un tsunami arrive, c’est toujours trop tard pour agir. Les éléphants de Thaïlande perçoivent dans leurs grosses pattes les vibrations du tremblement de terre précurseur d’un tsunami et ils se réfugient alors sur les hauteurs. Les Thaïlandais qui ont bien compris leurs réactions les suivent alors. Ils s’en sortent toujours tous. »

      Le soucis c’est qu’il n’y a point d’éléphants en France.

      1. La Coupe Est Pleine

        « Le soucis c’est qu’il n’y a point d’éléphants en France. »

        => Pas si sûr ! Les « éléphants » sont la caste dirigeante du pays … hors depuis Cahuzac on voit bien où sont leurs priorités : à Singapour !

      2. channy

        #Les Thaïlandais qui ont bien compris leurs réactions les suivent alors. #
        A noter qu environ 4500 thailandais n avaient pas un elephant a cote d eux ou alors ne comprenaient pas les reactions de leurs pachydermes nationaux..
        Et que dire des elephants indonesiens qui n auraient eux rien senti dans leurs grosses pattes?
        Perso je trouve cet exemple d un gout douteux

    7. Aristarque

      Même sur ce blog, le sujet ne passionne guère puisque nous sommes très loin de l’ étiage habituel des 200 commentaires à cette heure… 😥

      1. Il n’y a en fait plus débat : ceux qui croient encore au système sont très peu nombreux et sont ceux qui en bénéficient le plus (syndicalistes, fonction publique, élus). Tous les autres savent que ça part en lucioles.

          1. Caton

            La retraite par répartition, ça veut dire que j’aurai « contribué » pendant quelques décennies à fonds perdus. L’alternative politiquement correcte en 1946 aurait été un fonds de retraite par capitalisation géré par le PCF.

            Finalement, le système par répartition, c’est un moindre mal.

      2. Black Mamba

        Allez ! Je vais mettre mon petit commentaire …. Le sujet qui fâche ceux qui vont bientôt prendre leur retraite :mrgreen: si on est encore jeune ne pas hésiter de stopper le massacre … Cesser les cotisations dans le vide …ce que fait White Panda depuis 2008 ….
        35 000 euro par an d’économie … On se fait plaisir car on ne sait pas quoi sera fait demain !!!

  19. cc

    Rien à voir, mais la vitesse d’effondrement est impressionnante. Areva, un énième désastre industriel et financier « public ».

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/19/areva-dans-la-tourmente_4525745_3234.html

    Investissements n’importe quoi, copinage du public, copinage politique, irresponsabilité, incompétences, malversations, comptes trafiqués…. what else ?

    En temps normal, « avant », on aurait fait une petite recapitalisation, ou une « structure de defeasence »…. Mais aujourd’hui ? Il n’y a plus d’argent.

    L’entropie nous mord les jarrets… Et elle accélère.

    1. royaumont

      Sur rance info, ce matin, un journaliste a évoqué, à propos de problèmes d’areva, le coût et le faible retour sur investissements des énergies renouvelable. 1/4 de phrase à voix basse pour une litote, d’accord, mais quel progrès…
      Le coupable a du être pendu, sa maison rasée et sa famille relogée aux Kergelen !

      1. Adolfo Ramirez Jr

        Areva c’est du nucléaire. POINT. qu’est ce qu’ils foutent avec des panneaux solaires et des éoliennes, ça n’est pas du tout leur secteur d’activité, ça n’a pas les mêmes rentabilités, retour sur investissement, etc…

        1. gameover

          J’ai travaillé 6 mois à Areva… j’ai démissionné au bout de 3 mois + 3 mois de préavis.
          C’est une machine à cash mais trop d’encadrement et de copinage.
          Plus il y a de budget, plus ils en bouffent.

  20. LECOMTE René

    Souvenez-vous, il y a meme pas deux ans, MST, au sortir de la négociation avec ses syndicats, a clamé haut et fort que cette dite négociation sauvait les régimes pour 40 ans, en chargeant la barque la pénibilité (et ce sont les ponctionnaires chargés d’écrire les décrets d’application qui se la prennent en plein nez, la pénibilité).
    Faillite en 2018 : elle ne sera plus là pour se justifier, mais bénéficiera des largesses attribuées aux bons commis de l’état, surtout les roses, car il semble qui n’y a plus que ceux-là en place.

  21. LECOMTE René

    Et une bombe de plus, laissée par Mite errante, qui va exploser. Tout cela pour assouvir sa suffisance exacerbée. Moi, je… essaie de faire aussi bien, mais il peine. Meme avec ses femmes, il n’a pas réussi à les cacher pendant deux septennats, ni à reprendre les nationalisations, pourtant réclamées haut et fort par Montebourde.

  22. hop hup

    Gérard Collomb (PS) propose une période d’essai de deux à trois ans pour les CDI

    encore un truc qui ne risque pas d’être appliqué vu qu’on est en période pré électorale

    1. Aristarque

      Il avait déjà été antérieurement proposé un allongement à un an, ce qui avait été retoqué par le CC pour un motif du style « durée démesurément longue par rapport à l’ enjeu », si je m’en souviens correctement… Alors deux ou trois ans….

  23. cc

    Souvenez-vous de ce nom Jean-Pierre Leleux.

    Ce sénateur UMP(s) propose d’élargir la redevance télé… à chaque foyer.

    Oui.

    Sénateur.

    Et « UMP ».

    On s’en souviendra.

    1. Pat

      Grâce à Leleux et ses prédécesseurs, les contribuables de la ville de Grasse payent pour une usine d’incinération de déchets par pyrolyse qui n’a jamais fonctionné. La ville a perdu 20 ans de procès contre la société qui a construit cette usine. Plus récemment, un projet de funiculaire passant au-dessus d’immeubles existants a réjoui tous les Grassois qui ont vu leurs taxes locales tripler en 15 ans (avec l’aide récente de la CFE)

      1. Pat

        Pour ceux qui l’ignoreraient (ce qui est compréhensible), Jean-Pierre Leleux a été maire de Grasse de 1995 à 2014, et son dauphin aux dents longues vient de prendre la suite.

    2. Aristarque

      Ne comprenant pas ce qui était résumé, je suis allé lire l’ article. Le raisonnement est imparable (et impayable): il y a de la fraude dans les déclarations de postes teles

      1. Aristarque

        Lutter contre cette fraude fatigue du ponctionnaire et coute de l’ argent. Donc, taxons absolument TOUS les lieux d’ habitations pour être sûr que fraude, il n’y a plus! Chef, il y a des automobilistes qui roulent plus vite que permis et qui ne sont pas pris ! Filons des PV à tous ceux qui ont une voiture ou moto pour être sûr que les coupables soient sanctionnés…
        Il aurait eu sa place sous Robespierre ou dans la lutte contre les hérésies: taxons les tous, Dieu reconnaîtra les siens… Heads have to roll, comme dit l’ autre…

          1. MadeInCH

            Lorsque j’étais gamin, je pensait que, fondamentalement, une taxe à payer, c’était pour compenser le fait que l’on faisait quelque chose de « pas bien », même si nécessaire. Une taxe sur l’essence, je comprennais, car les voitures, ça fait des fumées, du bruit, ça use les routes, on risque de tuer ou de se faire tuer par une voiture.
            Mais alors, je ne comprenais PAS DU TOUT poutquoi il FALLAIT payer pour parquer sa voiture!!!
            .
            J’ai grandis, depuis…

    1. Aristarque

      C’est vraiment un rêve parce que des socialistes, j’ estime (hélas!) qu’ il y en a encore davantage que de fonctionnaires, ce qui n’ est pas peu dire… 😥

  24. pi31416

    La retraite par répartition, c’est le top. Je dirais même: la Mecque plus ultra

    Ainsi moi, Jacques, je cotise deux fois plus pour la retraite de Mathieu que pour celle de Gaston. Pourquoi? Parce que Mathieu gagnait (et donc cotisait) deux fois plus que Gaston.

    C’est génial. Je dirai même: c’est transcendental de logique, comme Ugolin dévorant ses enfants pour leur conserver un père.

    C’est si logique que les mots me manquent. « Lingua sed torpet » comme disait l’autre. Et c’est d’une logique si aveuglante que « gemina teguntur lumina nocte » comme chantait le même.

    N.B. Les prénoms n’ont pas été modifiés

  25. hop hup

    Le gouvernement veut relancer le débat sur la fessée

    quand un gouvernement ne sert a rien il faut bien trouver de quoi s’occuper pour justifie son existence

    1. Calvin

      Moi je suis d’accord pour relancer le débat.
      Il y a des fessées qui se perdent au gouvernement.
      La sanction des élus doit être rétablie pour les élus, ministres, etc.
      Oui à la fessée !
      Et je m’occuperai personnellement de NVB.

  26. LECOMTE René

    Oui, mais comme Rocard, son chef ne voudra pas. En 2003, le secrétaire général du PS était celui qui nous sert de Président. Il avait décidé de faire avorter cette réforme avec l’appui des autres syndicats marxistes en bloquant le pays, et rajouté une couche en faisant défiler les lycéens manipulés par les syndicats trotskistes.
    Bien mal acquis ne profite jamais.

      1. Aristarque

        Merci. Mettez vous à sa place : le PS avait décidé de ne plus s’occuper que des clientèles électorales payantes en termes de vote dans le bon sens. Il n’ avait donc aucune envie de soutenir pareille réforme visant très essentiellement les gros bataillons de son soutien. Là Manouel sort, comme à son habitude, de beaux discours ronflants, agitateurs d’ air mais sans la moindre once de volonté de les mettre en pratique… Sa tactique est vraisemblablement de faire croire à une volonté de réformes tous azimuts, juste pour avoir un prétexte de prendre le large hors du pédalo vers fin 2015 pour brailler urbi et orbi qu’ il a été bridé par Solexine Rex, que sans cela, nous aurions vu ce que nous devions voir et qu’ il préfère, qu’ il ne peut continuer, son honneur de réformateur le lui commandant, et qu’ il se met en réserve de la Ripoublique, appelant tous les lucides de Grance à lui en donner le mandat, lui le Tigre du 21me siècle…

  27. JS

    C’est exactement pour toutes les raisons énumérées dans ce billet que je ne travaillerais plus jamais avec un contrat de travail et une fiche de paie FR !!!

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