Retrouver une administration efficace. Vraiment ?

Oui, bien sûr, lorsqu’on liste les avantages que procure le statut de fonctionnaire, on aboutit à la conclusion que ce dernier représente, réellement, un système de privilège spécifique dans une France qui a pourtant clairement réclamé vouloir s’en débarrasser il y a deux cent ans. Entre le système de retraite et ses régimes spéciaux, des salaires souvent plus élevés que pour un travail comparable dans le privé, ses allocations familiales plus généreuses, les facilités de logement (parc social, remboursement de frais et prêts bancaires spécifiques), ainsi que l’évidente sécurité de l’emploi, force est de constater que le statut public offre des prérogatives alléchantes.

En général, lorsqu’on fait remarquer ces écarts à leurs bénéficiaires, ils s’empressent de répondre, avec un petit air outré, que, monsieur, d’une part, si c’est si bien, eh bien que tout le monde passe les concours correspondants et les rejoigne, hein, d’abord, et que, d’autre part, ces avantages répondent à des impératifs pour attirer les talents, éviter la corruption ou ne pas soumettre le service public aux aléas économiques, parce que « ce service n’est pas une marchandise », mon brave monsieur.

cat conspiration

Ces réponses font, évidemment, sourire (ou tousser, lorsqu’on reçoit son tiers provisionnel).

Outre l’évidente absurdité de l’argument « venez tous nous rejoindre », offre rocambolesque qu’aucun budget étatique sérieux ne sera jamais à même de pouvoir supporter, et pour lequel les précédents soviétiques ont largement montré la nocivité d’une fonction publique étendue à tous les domaines possibles et imaginables, ces réponses ont aussi le défaut d’occulter une réalité bien triste.

En pratique, ces avantages entraînent deux effets pervers.

Le premier effet, connu et pourtant mollement accepté dans les rangs mêmes des fonctionnaires, est que cette sécurité et ces avantages automatiques défavorisent de facto ceux qui font leur travail correctement. En effet, tout agent économique rationnel, plongé dans l’égalité de traitement, subira une poussée de haut en bas visant à fournir un effort exactement similaire au plus petit dénominateur commun parmi ses pairs : pourquoi se fouler et récupérer systématiquement tous les dossiers les plus complexes, alors qu’en faisant le minimum syndical, on s’épargne du tracas, des heures supplémentaires et qu’on touche la même chose ? Comme les avancements, les indemnités et les primes sont alors assez parfaitement déconnectés des qualités effectives de chaque agent et du travail qu’il fournit, même les agents les plus médiocres peuvent prospérer.

moneyLe second effet, nettement plus pernicieux, est que du point de vue socio-économique, ces inégalités ont complètement séparé la population française en deux entités aux comportements économiques différents, l’une d’elle n’ayant plus pied dans la réalité qui interdit les hausses de salaires régulières, les avancements automatiques ou les facilités mécaniques d’accès à certains avantages. Une partie de la population française, baignée de la certitude qu’elle pourra toucher son salaire en fin de mois, n’a pas les mêmes aspirations ni les mêmes modes de consommation que l’autre partie, soumise aux aléas économiques.

À ceci on doit ajouter son comportement politique tout aussi différent, son intérêt bien compris étant la conservation ou l’accroissement des moyens à sa disposition, au détriment de l’autre partie de population, qui paye, et ce même si cela met en péril la nation toute entière. Enfin s’ajoute à ceci les comportements des syndicats souvent d’autant plus caricaturaux qu’au sein même de cette fraction privilégiée, ils représentent un bastion lui-même surprotégé, et n’ont aucune espèce de honte à réclamer toujours plus d’avantages, quand bien même les difficultés économiques s’empilent sur les épaules de l’autre fraction de population.

On le comprend, cette inégalité est la source de la qualité toujours plus basse des services publics.

Maintenant, il faudrait se garder de toute conclusion hâtive. Certes, le constat est posé. Certes, l’analyse est évidente. Et certes aussi, une remise à plat des statuts de la fonction publique permettrait sans doute de retrouver une administration efficace.

Mais est-ce souhaitable ? Désirez-vous vraiment que vos amendes routières vous parviennent en 2 jours plutôt qu’en un mois ? Désirez-vous vraiment que les écoutes administratives soient simplifiées ? Voulez-vous vraiment que l’État français, qui a largement prouvé son incroyable capacité à venir fourrer son nez dans toutes vos petites affaires, le fasse maintenant de façon efficace ? Est-il appétissant d’imaginer une administration policière ou fiscale au top de leur forme ? Et si l’on pourrait déjà se réjouir de méthodes de recrutement enfin idoines et adaptés dans les corps de l’administration française (qui nous éviterait sans doute de tomber sur des François Hollande ou sa fine équipe au pouvoir), pourrait-on se réjouir au même titre d’avoir une application encore plus zélée des lois existantes avec une avalanche de contrôles sanitaires, de contrôle sociaux, un internet encore mieux surveillé ?

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

Enfin, compte-tenu de la récente et énorme crispation des pouvoirs publics sur la liberté d’expression, et sa volonté farouche de protéger encore plus la population dans de gros coussins de vivre-ensemble douillet assemblé comme dans un joli cercueil capitonné, peut-on réellement souhaiter que ceci soit fait avec efficacité ? Au vu de l’extension permanente de l’État dans nos vies, on en viendrait presque à souhaiter encore plus de traitements de faveur pour le statut public, achevant ainsi le sabotage d’une administration dont l’obésité, déjà morbide, entraîne le pays à sa ruine.

Ces questions sont ironiques, bien sûr, mais toute ironie mise à part, la situation économique du pays est maintenant suffisamment tendue pour que le débat sur l’égalité entre le public et le privé se referme très vite puisque ne se profile maintenant plus qu’une alternative : ou bien le premier s’aligne sur le second, ou bien le pays fera faillite.
—-
Ce billet a servi de chronique pour les Enquêtes du Contribuable

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Commentaires246

  1. Black Mamba

    C’est sûr que je n’avais pas vu ce côté au cas où elle serait extrêmement efficace qu’elle deviendrait bien plus nuisible pour notre quotidien …
    😕

    1. Kekoresin

      Sauf que, quite à rêver, on peut imaginer un système épuré de toutes les absurdités bureaucratiques qui, par un effet tenant de la magie, allègerait la pesante charette aux roues carrées qui écrase la tête du con-tribuable dans les ornières boueuses enatiques…

      1. petit-chat

        L’article ne remet pas en cause l’Administration. Et pourtant, qu’est-ce qu’elle nous apporte, à part les emmerdements qu’elle crée elle-même pour organiser sa survie et son accroissement ?

    2. René de Sévérac

      A propos, « les précédents soviétiques ont largement montré la nocivité d’une fonction publique » ; pas si sûr tant que le système tient !
      Ayant travaillé pour l’URSS, dans les 70s (aux beaux jours de Brejnev);
      faisant remarquer à mon interprète la présence de deux dames tricotant de part et d’autre de l’ascenseur, il me fut répondu que, suite à l’automatisation de l’ascenseur, il avait pas été utile de supprimer le job.
      Vu que peu de temps avant j’avais observé des dames du même age casser la glace devant l’hôtel, je fus convaincu que les premières avaient un job en or !

    3. Olivier Vitri

      Alors on peut rêver d’une administration moins efficace et tout aussi stupide, du moment qu’elle est beaucoup moins chère donc moins nuisible. Et là, leurs sévices publics, on pourra vraiment s’en foutre.

  2. Voleurdufeu

    L’alternative finale est purement rhétorique. Comme le secteur public représente déjà 30% de l’électorat, qu’il tient les institutions, et contrôle les médias avec les subventions, il ne lui sera jamais trop difficile de trouver 20 à25% d’alliés pour avoir une majorité politique, quelle qu’en soit la couleur. Tout cela commence à sentir bon le bain de sang.

    1. Tribuliste

      Oui, il suffit de lire les journaux pour comprendre qu’un groupe d’une dizaine de personnes peut s’apparenter à un « les français sont favorables à » « X % des français pensent que ». Le pouvoir s’auto-alimente, et aujourd’hui le seul contre pouvoir efficace devient la violence comme vous le dites.

      Mao avait été écarté du povoir après l’échec de son bond en avant, il y est retourné en usant de la révolution culturelle : nous y sommes.

    2. René de Sévérac

      Hollande l’a démontré.
      Au plus bas de sa courbe il faisait 15% de satisfait.
      Si vos 20 à 25% sont bons, il y a des ingrats !

      1. Deres

        Le taux de satisfait ne fait pas le résultat des urnes. En faisant les bonnes promesses, il peut très bien s’assurer le soutien de la fonction publique en 2017. Il n’a fait aucune réforme sérieuse de leur statut pendant son quinquennat, ce sera déjà un gage de tranquillité. Si un soupçon de croissance revient, il promettra immédiatement ses dividendes sous forme de la fin de la « faustérité » : retour de la croissance du point d’indice et dépenses publiques augmentant de 2.5% par an.

  3. Tribuliste

    Efficace est un bien grand mot dans un domaine si…alléatoire. Peut-être pourrions-nous commencer par Envie? Redonner le goût du travail aux agents et les responsabiliser serait un énorme progrès.

    Ensuite éclaircir les règles de fonctionnement, reorienter le service public vers celui qui le finance et en est (trop) souvent victime : le public.

    Hollande et son équipe nous ont d’ores et déjà prouvé avec leur « choc de simplification » qu’ils étaient aussi impuissants qu’impliqués, tout comme dans la finance.

    Malheureusement seule une crise majeure pourra secouer les centaines de milliers d’agents qui vivent dans un autre monde.

    Pour cela un petit washing brain quotidien sauce H16 de 2 heures serait un bon début..

    1. Honorbrachios

      « Hollande et son équipe nous ont d’ores et déjà prouvé avec leur « choc de simplification » qu’ils étaient aussi impuissants qu’impliqués, tout comme dans la finance. »

      non seulement ils n’ont rien fait en ce sens mais ils ont accrus de manière exponentielle la sphère d’influence du public en faisant tout un tas de commissions, sous commissions, autorités, hautes autorités, autorités administratives, organismes de certifications en tout genre, normes et contrôleurs de normes, etc…,
      quand à la fin de ta phrase « tout comme dans la finance. », personnellement, je ne vois pas le rapport avec la choucroute…la finance a été anesthésiée et détournée et ne sers plus qu’à alimenter les états surendéttés

      1. Tribuliste

        En effet, d’où mon parallèle avec la finance : « On ne contrarie pas ce qui vous masse les c……. et vous remplit le ventre »

      1. petit-chat

        Il faut cliquer sur le « Répondre » juste en-dessous du texte que vous souhaitez commenter.
        Et bien sûr, javascript doit être activé (ce qui est votre cas).

        1. edith

          c’est ce que j’ai fait mais le commentaire apparait 5 commentaires plus bas. C’est directement que je ne peux pas commenter. Il doit y avoir un problème avec le formulaire de réponse pour certains commentaires et pas d’autres.

  4. sam00

    Encore faudrait-il que l’administration et le service public puissent être efficaces …
    Fut un temps, j’aurais put y croire. Aujourd’hui, cela me semble relever du rêve éveillé.

    Une simple petite excursion dans une de ces entités publiques permet de réaliser combien ils sont déconnectés de la réalité. Il faut vraiment être au contact de cette réalité pendant quelques semaines pour se rendre compte du désastre.

    Certains sont extrêmement sérieux quand ils parlent de souffrance au travail et de rythmes intenables. Leur déconnexion d’avec le monde réel est là, et même si il existe encore une forte proportion de fonctionnaires capable de fournir une charge de travail correcte, je pense ne pas exagérer en disant qu’au moins 30% ne sont même pas aptes à travailler correctement et seraient incapables de tenir un mois sur le même travail dans le privé.

    Ce décalage avec le réel est carrément monstrueux dans le monde de l’enseignement.
    Pour y avoir travaillé pendant près d’une année, j’y ai croisé des cas assez effrayants. Je vous livre celui qui m’a le plus frappé:

    Une CPE dans un collège, avec 20ans de carrière, mariée à un fonctionnaire catégorie A qui oeuvrait en tant qu’ingénieur au conseil régional, deux enfants et logement de fonction.
    Elle qui gagne dans les 2500€ net, lui dans les 3000€net.
    Et bien cette dame, qui semblait pourtant bien équilibrée, m’a expliqué le plus sérieusement du monde que sa condition misérable impliquait que, lorsqu’elle serait à la retraite, elle devrait demander un logement HLM, car ses maigres moyens additionnés à ceux non moins misérables de son époux, ne leur permettaient pas d’acheter une maison.

    A ce niveau ‘aveuglement, comment voulez-vous que l’on en sorte?
    Et ce n’est pas un exemple caricatural!
    Par contre, cela m’a permis de mieux comprendre pourquoi ils se mobilisent tant pour faire grève! Ils sont convaincu d’être les nouveaux prolétaires du siècle! Les oubliés de la croissance et de la répartition des richesses …

    1. petit-chat

      Elle a du prendre au pied de la lettre ce que Sarko a dit, un jour où il était bourré sans doute : à 50 ans, si on n’a pas une Rollex à gna-gna-gna €, on est bon pour les fourches Attaliennes…

      1. sam00

        Je n’en sais rien …

        Et j’en ai des dizaines d’exemples de ce type!

        Celui qui m’a fait le plus rire, c’était à l’époque de la campagne présidentielle de royal.
        La dame aux caméra avait lâché en off qu’il faudrait que les profs travaillent 35h au collège.
        Le jour même le représentant syndical SUD, prof de sport du collège, nous expliquait doctement que les politiques étaient dans le délire et qu’ils ne se rendaient pas compte de la charge de travail annexe: les cours à préparer, les copies à corriger, etc …

        Le monsieur s’est fâché tout rouge lorsque je lui ai fait remarqué que la préparation des cours et la correction des copies, en sport, ne devait pas lui prendre trop de temps par semaine …

        1. Black Mamba

          La déconnection avec le réel n’appartient pas seulement au public … Pendant très longtemps, ma fille aînée pensait qu’il suffisait d’avoir une carte bleu pour avoir indéfiniment de l’argent 😯 , de même plus tard , elle projetait de s’acheter une maison à peine quelques semaines Job … Son innocence m’a bien fait rire 😉

          1. Tribuliste

            Les aléas d’une enfance dorée dans une famille richissime… heureusement vous veillez à ce que ses Burberry restent en contact avec la terre… 😉

            1. Black Mamba

              Yes , stage de survie en Australie lui fait un bien fou …
              Petite anecdote , avant d’arriver en Australie elle avait passé trois jour à Hong Kong , là , la pauvrette bloque sa carte bleue , le clavier numérique n’étant du même sens qu’en Europe … Pas de panique , elle avait du liquide…
              Arrivée en Australie , elle ouvre aussitôt un compte bancaire, je lui transfères sa cagnotte de départ (5 000 euro) … Quelques soucis avec la banque , sa nouvelle carte bleue arrive à son domicile en France 👿 , elle recommande une autre … Le temps passe, elle n’a plus d’espèces … Elle panique car elle n’a plus de quoi se nourrir ni payer son appartement , elle me crie famine … Et moi de lui demander si elle avait dilapidé déjà la petite fortune envoyée 😯 … « Ben, non , je n’ai pas de carte … » ( je vous fais grâce de tous les noms d’oiseaux qui me sont passés dans l’esprit) … Ma chérie , il suffit que tu ailles au guichet de ta banque et que tu leur demandes de donner la somme dont tu as besoin … Ah !? 😕

                  1. gameover

                    C’est vrai qu’il y a des situations assez cocasses quand les enfants vivent des expériences qu’ils n’ont jamais croisées précédemment.
                    La mienne de fille ça a été de découvrir la nécessité de dégivrer le frigo de son studio puisqu’ç la maison nous avions un frigo américain donc ventilé bien avant qu’elle ne naisse et qu’elle n’a donc jamais vu un frigo givré et elle croyait donc qu’il était en panne…

        2. Higgins

          Devant l’ineptie, je n’ai pas d’autres mots, de ce qu’est devenu le sport à l’école, je viens de demander à mon médecin généraliste d’exempter totalement ma fille, actuellement en première, d’activités physiques estampillées EN. Pour être précis, la petite dernière souffre d’une tendinite tenace et néfaste au poignet qui l’a déjà exemptée de sport depuis trois mois. Mon médecin, également médecin du sport, a été d’accord avec mon diagnostic. C’est devenu n’importe quoi.
          J’ai pourtant un copain d’école qui a été le premier professeur de sport agrégé de France. Pour bien le connaitre, je sais combien d’efforts et de travail ça lui a couté et son mérite est totalement justifié. Mais l’EN est devenu depuis trente ans une immense fabrique de crétins où l’imbécilité le dispute à l’impéritie la plus complète. Normal 1er, au lieu de tracer des traits sur la comète, ferait bien de s’en préoccuper au lieu de considérer ce pays comme une annexe du PS de Corrèze.

      2. Kekoresin

        Pas de Rolex mais des pendules XXL qui retardent le matin et avance l’après-midi. Les tiques du mammouth bénéficient d’une technologie unique au monde qui leur évite les maléfiques heures supplémentaires qui détruisent tous les emplois de ce pays.

        1. petit-chat

          XXL, mais c’est quelle époque ? Avant l’An 40 semble-t-il. Ou alors un monarque dont l’EdNat aurait omis de me causer ?! :green:

            1. petit-chat

              Oh, je suis comme les femmes : j’utilise beaucoup de choses sans savoir comment elles fonctionnent….!
              J’ai mis un lien dans un prochain post, le temps qu’il soit validé…
              : « mrgreen » : = :mrgreen:

              1. Bonsaï

                Merci. Il s’agit donc de ces petits vaudous plus ou moins bienveillants et qui compensent souvent une certaine carence lexicale …
                Très utilisés aussi dans les forums de gamins, ça fait un peu caïd pour pas très cher.

      3. Pheldge

        C’est de Séguéla Jacques, le publicitaire, cette citation, à propos de Sarko qui apparemment avait reçu une Rolex en cadeau et en était fier …

    2. Théo31

      Votre CPE devrait demander à un banquier à qui il file un crédit : au smicard précaire du privé ou au fonctionnaire rentier à vie ?

      Ces gens-là sont obscènes.

      1. sam00

        J’en ai des dizaines comme ça.

        – Le prof d’informatique qui ne sait pas faire un copier-coller : ce n’est pas de sa faute, ça fait 5ans qu’ils demande et n’obtient jamais une formation à word et excel. Le matériel informatique volé pendant ses cours? Ce n’est pas son rôle de faire la police.
        – Les profs de technologie incapables de changer la cartouche d’encre d’une imprimante
        – Le prof de géographie qui fait un cour sur l’espace européen et qui ne sais pas situer sur une carte l’autriche et la pologne …
        – Le prof de Français qui fait des pieds et des mains pour obtenir un tableau électronique car cela lui permet de ne plus faire de fautes d’orthographe au tableau …
        – etc …

        Le pire étant les agents d’entretiens qui, pour tirer 50m de câble réseau dans un plafond on mis plus de trois semaines à commencer le travail … j’ai fini par le faire moi même.

        Quand je dis qu’il y en à 30% qui sont incapable de travailler, je n’exagère pas, loin de là …

        1. Aristarque

          Non, vous n’ exagérez pas. Ma fille aînée, prof dans un collège rural des Yvelines, s’ est attirée une remontrance du chef d’établissement, syndiqué, après avoir perdu patience de voir la photocopieuse de la salle des profs réclamer son toner quotidien pendant quinze jours sans que les doléances de ses collègues ne semblent dépasser la barrière de corail de l’ administration inerte. Elle avait donc empoigné une cartouche de toner, chargé le bac idoine, relancé la bécane et fait ses copies. Pour le chef d’ établissement, ce n’ était pas admissible que l’ on pallie ainsi l’ absence pour arrêt maladie de l’ agent Responsable de l’ entretien de la bécane alors que l’ Ednat n’ avait pas cru bon devoir lui mettre à disposition un remplaçant…

      2. Kekoresin

        Les profs sont un sous-produit des facs publiques, grandes héritières de mai 68 rougeoyantes sous les drapeaux du Che!

        Ils réclament le respect par décret de loi dans des défilés touchants de mièvrerie, mettant en avant l’avenir des ch’tits nanfants comme prétexte pour plus de moyens (traduction: + de salaires et – d’efforts pour l’obtenir)

    3. Tribuliste

      Toute personne « équilibrée » ayant travaillé dans le public aura pris la fuite. Après face au confort et à l’absence de risques les autres font le dos rond et s’adaptent. Un beau gâchis dans de très nombreux cas.

      1. Black Mamba

        Ben, certaines personnes saines d’esprit voient dans la fonction public une porte de sortie ou une porte de secours … Quand tu as travaillé des années à ton propre compte et que tu as beau faire des efforts pour garder la tête hors de l’eau , rien n’y fait , le système épuise toute ton énergie , ton argent … Donc malgré ta répugnance pour le dit public et bien ton instinct de survie te dit de l’embrasser et de faire partie du système …

      2. Epicier vénéneux

        Au bout des six premières semaines de mon externat, j’étais tellement déprimé par l’absence de stimulation intellectuelle que ma copine m’a largué. Rien ne se passait dans le service. Rien. Une prison mentale. J’ai dû faire une demande de changement de service (il fallait la motiver sans pouvoir dire la vérité pour ne pas vexer le patron) et ai pu aller à la morgue de l’hôpital. Amazingly enough, l’état dépressif a disparu en moins de deux mois. C’est une histoire vraie.

        Depuis ce temps, je ne me moque plus des fonctionnaires qui enchaînent les congés maladie pour dépression. Je sais que ceux-là au moins ne plaisantent pas. C’est effectivement du gâchis.

        1. Théo31

          Sans parler de l’alcoolisme. Quand j’étais pion, le directeur du lycée venait constater tous les matins l’ivresse d’un prof qui passait devant lui sans la moindre honte. Les élèves se plaignant que les cours n’étaient pas assurés, un collègue suppléait en cachette et contre rémunération avec l’accord directeur qui ne pouvait rien faire.

      3. Higgins

        Un copain, ancien militaire qui a passé une maitrise en droit pénal en cours du soir, est devenu greffier après avoir passé le concours. Il a appliqué dans son nouveau poste, une très grosse cours d’appel pas nécessairement représentative des autres cours d’appel, les remèdes qui fonctionnaient dans son ancienne vie. Au bout de quelques temps, son responsable l’a convoqué pour lui signifier toutes ses qualités et pour lui indiquer qu’il fallait qu’il mette la pédale douce, sa « performance » gênant des gens installés. Il a depuis changé de poste à plusieurs reprises où son excellence est pleinement apprécié.
        Le régime de la fonction publique est dans ce pays un système totalement soviétique. Normal, on le doit à ce bon Thorez, celui qui a déserté en URSS en 1939. Il a substitué à une administration une bureaucratie. L’excellence, quand elle existe (et elle existe encore sinon le système se casserait la figure), est banni de cet univers et il ne fait pas bon à y être meilleur que les médiocres. Pour connaître le dévouement et la qualité de nombreux fonctionnaires, je souhaiterai que les mauvais en soient bannis. Ils font trop de tort.

  5. petit-chat

    « En effet, tout agent économique rationnel, plongé dans l’égalité de traitement, subira une poussée de haut en bas visant à fournir un effort exactement similaire au plus petit dénominateur commun parmi ses pairs »

    J’aime beaucoup ce théorème hacheseizien décrivant la culture du proto-fonctionnaire dans son chémostat.

    1. Bonsaï

      Votre emploi du terme chémostat pour qualifier le milieu du fonctionnaire, décrit mieux que de longs discours le phénomène de parasitisme engendré par l’hypertrophie de l’état.

        1. Lafayette

          Bon faut pas leur en vouloir, ils attendent la paye le 1er du mois et doivent attendre la fin du mois comme tout le monde. C’est trop injuste l’argent était déjà là.

        2. HussardBleu

          Prototionnaire ? j’aime assez… sachant que Macron a pour double sarkozien le dénommé Proto…

          et pi, cela me rappelle cette délicieuse épigramme funéraire, très Ancien Régime :

          « Ci-gît Chamillart
          de son roy le protonotaire
          il fut un héros au billard
          un zéro au ministère »

          Notre gouvernement déborde de Chamillarts…

  6. La roussette

    « Et si l’on pourrait déjà  »
    je sais qu’il y a des pourris à tous les étages de l’administration…
    Mais quand même…

    1. gameover

      Je comprends bien votre souci avec les si et les -rait mais il me semble que c’est ici une interrogation indirecte avec une hypothése niée…

      Pour conserver le conditionnel qui est obligatoire vu le sens on pourrait écrire « Et quand bien même on pourrait déjà se réjouir… »

  7. petit-chat

    La perception (je sais, le terme est dur !) du malheureux qui habite encore en fRance est que l’Etat, son Administration et ses séides (disons, pour l’exemple, les merdias, les Douanes, les Inspecteurs de Ci, de Là) sont ses ennemis.
    Contraint de se battre avec les appendices de ces monstruosités au quotidien, risquant sa peau à chaque instant par un contrôle quelconque (faillite, divorce, perte de son emploi / entreprise), il voit chaque jour une embûche plus petite que celle du lendemain.
    Et pourtant…Il vote.

    1. Tribuliste

      Voter est sans risque et permet de croiser la fille du maire plus souvent… Le plus dangereux est d’ouvrir sa boite aux lettres ; entre voisins on se soutient et chaque semaine on organise une session d’ouverture des pluis en commun. On craque moins facilement 😉

  8. lyx

    Les Français découvrent un peu plus chaque jour que …

    * – leur Economie est sinistrée
    * – leur Commerce extérieur est sinistré
    * – leur Industrie est sinistrée
    * – leur Système de retraite est sinistré
    * – leur Régime d’indemnisation du chômage est sinistré
    * – leur Finance publique est sinistrée
    * – leur Système de santé est sinistré
    * – leurs Entreprises sont sinistrées
    * – leur Education nationale est sinistrée
    * – leur Recherche est sinistrée
    * – leur Université est sinistrée
    * – leur Formation professionnelle est sinistrée
    * – leur Presse est sinistrée
    Le mot « sinistré » vient de « gauche »..et comme par hasard tous ces secteurs sinistrés sont ceux pris en otage par la gauche syndicale, politique, idéologique, médiatique etc

        1. petit-chat

          Ils ont tenté, avec une banque, de remettre ça d’aplomb. C’est Dextra je crois, pour éviter l’infamie de la banqueroute due à la mauvaise conjecture, l’Europe, la criiise et à tous ces cons qui votent avec les pieds contre les bons traités -ratifiés dans leurs dos-.

    1. Kekoresin

      Les français sont complètement cons! Je le sais, j’en fais parti!

      Ces créatures étranges, façonnées dans la glaise malodorante d’un socialisme de castes, pleurnichent sans arrêt sous la pluie drue des taxes mortifères. En même temps, ils pleurnichent dès qu’on touche à un service soit disant public qui les obligeraient à faire 20 bornes de plus alors qu’ils en roulent 50 pour payer l’essence 2 cts moins cher!

      Bref, ça pleurniche tout le temps, et le sol français rendu boueux par tant de crues lacrymales, continue d’engloutir inexorablement le troupeau de bêtes apeurées, avec un rytme plus ou moins soutenu selon l’équipe d’eunuques qui gèrent le marécage!

      1. petit-chat

        C’est toujours un grand moment de rigolade qui, ajouté à l’article, participe à ma production lacrymale, mais pas pour les raisons citées !

  9. sam00

    Tiens, au détour de la lecture d’une news, je suis tombé sur un entrefilet disant que le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) ne s’applique pas à tous les Français, car certains bénéficient déjà d’un régime spécial prenant en compte la dite pénibilité.

    Le décret est sorti le … 24 décembre … LoL!
    http://www.legisocial.fr/actualites-sociales/1333-le-compte-personnel-de-prevention-de-la-penibilite-ne-concerne-pas-tous-les-salaries.html

    On découvre, un peu étonné, que certains métier sont très pénibles en Fraônce et font donc l’objet depuis longtemps d’une prise en compte de la pénibilité dans le régime spécial de retraite dont ces salariés bénéficient. Entre autres:
    – Le régime de retraite des agents titulaires de la banque de France (imaginez donc la pénibilité)
    – Le régime de retraite des personnels de l’opéra national de paris
    – Le régime de retraite des personnels de la comédie française
    – Le régime de retraite des clercs et employés de notaires
    – Les régimes de retraites de la SNCF, de la RATP, de EDF, etc …
    ….

    Comment voulez-vous rendre cela efficace?
    Faire simple qu’il disait! Choc de simplification, tout ça …

    1. Aristarque

      Pourquoi ne suis-je pas vraiment surpris que ce que je redoutais des premières années du compte pénibilité, savoir qu’ il serait bien plus vite pénible d’ être gratte-papier à la SS que maçon, soit déjà en vigueur dans des administrations surprotégées à tous niveaux? La deuxième option proposée par notre hôte va se révéler obligatoire… :mrgreen:

      1. petit-chat

        Z’homme polytique n’est pas pénible, ils peuvent émarger jusqu’à 105 ans sans problème. C’est les premiers sacrifiés, bel exemple pour les ineptes et les mauvaise langues qui prolifèrent sur ce site !

  10. Val

    Je ne sais pas pour vous , mais , c’est quand même plus facile à lire qu’hier . Mais nous avons perdu en esthétique ce que nous avons gagné en compréhension . Tragique nature des choses ..

    1. petit-chat

      C’est ce qu’expliquait un commentateur très lettré d’hier : le Chinois ménage beaucoup l’apparence, et tout doit être interprété, alors que le Français se veut net et précis, sans une grammaire à géométrie variable…

      1. bob razovski

        « alors que le Français se veut net et précis, sans une grammaire à géométrie variable… »
        Quand un énarque parle, j’ai un doute…

        1. Black Mamba

          Je suis d’accord , la langue française est réputée d’être une langue diplomatique , selon le contexte et les interlocuteurs la phrase peut prendre diverse tournure … Ce qui semble être un compliment pour un auditeur cache parfois une insulte bien déguisée pour un autre qui l’entend … Les sous-entendus …

  11. Val

    « ils s’empressent de répondre, avec un petit air outré, que, monsieur, d’une part, si c’est si bien, eh bien que tout le monde passe les concours correspondants et les rejoigne » : on voit que vous en fréquentez , c’est effectivement une des réponses classiques . Il y a aussi la version plus agressive : « et bien tu vois , vous avez voulu faire les malins et les cupides en allant dans le privé , et bien tant pis pour vous , il fallait bien choisir » ,bon là je m’en marre encore car la personne qui a sorti celle-là était chez France Telecom avant privatisation …. pas étonnant que les gus se jettent de dépit par les fenêtres … bon je sais , pas tres chrétien tout ça mais bon , ça soulage .
    J’avoue que faire la liste des énormités qu’ils sortent prendrait des années :
    – une prof : tu as de la chance , tu n’as pas trop de vacances , nous , c’est terrible, on a pas assez de sous pour partir autant de temps .
    – salarié EDF : oh tu sais chez EDF , c’est dur quand même , on nous force à suivre des cours pour nous former aux nouvelles technologies .
    -ancien prof : oui je suis à la retraite (enseignante , 16 annees de travail , 3 enfants ) mais c’est une retraite de misère
    – conjoint d’expat , edf : moi : – ah tu n’as pas dû démissionner ?- non, je suis en disponibilité – ah tu touche qqchose ? – oui , mais c’est un salaire de misère ….
    – salarié du privé malade à crever : – je n’en peux plus d’être claqué , fonctionnaire : – tu devrais faire une cure d’un mois .
    etc etc … la liste est sans fin, deux mondes … comme le dit H16 ..et ça va mal finir .

    1. Aristarque

      Vous semblez avoir échappé au couplet habituel des profs qui gagnent bien moins que dans le privé qui ne manquerait pas de leur offrir, au minimum, des salaires triples compte tenu de leur niveau de qualification (c’est ce qu’ ils croient de leur niveau) . Or, dans la gestion de copropriétés, c’est fou ce que j’ai pu croiser de profs, de couples de profs plus exactement, déjà propriétaires à des âges où tant d’ autres nantis de l’ existence en étaient encore à rêver au jour où ils pourraient s’ y lancer… Et cette faune était déjà dans la dynamique de ceux qui seraient appelés plus tard bobos…

  12. thom__yorke

    Je suis professeur des écoles et assidu de ce site depuis plus de 2 ans maintenant. J’aime mon métier, je m’y investis énormément (une 60aine d’heures par semaine, oui je sais il y a les vacances, mais lissées sur des semaines de 35 heures, cela revient quand même à travailler 60 semaines par an).
    Je ne me plains absolument pas (même si comme certains d’entre vous, faire des semaines à rallonge pour un salaire de 1500€ en étant cadre est parfois difficile à comprendre pour un conjoint) car je suis assez passionné par mon travail.
    Je suis bien en accord avec ce qui est dit dans cet article. Mais je demande simplement à certains de ne pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier. On est tout de même un certain nombre à s’investir fortement dans notre métier. Après, si l’on me propose de libéraliser mon métier comme dans les propositions de H16 pour relancer le pays, c’est sans aucun soucis que j’accepterai. Je sais que je fais bien mon travail, et que j’ai tout à y gagner (notamment en terme de reconnaissance et de salaire…).

    Petite parenthèse : les anecdotes de certains me stupéfient, même si je sais que dans le secondaire il y a encore pas mal de privilèges (grâce à un syndicalisme beaucoup plus puissant que dans le primaire notamment…).

    1. « ne pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier »
      En tout cas, l’article fait bien attention de ne pas, justement, tout globaliser bêtement.

      1. thom__yorke

        Oui, je m’adressais à certaines réponses. Je sais que vous êtes toujours particulièrement juste lorsque vous parlez Education Nationale.

    2. Kekoresin

      J’ai moi-même des profs dans ma famille et je suis toujours ironique et parfois cynique quand l’heure prè-apéro s’étire à l’infini.

      J’en veux plus globalement au corps enseignant qu’aux enseignants eux-mêmes. Au même titre que j’en veux au peuple d’élire toujours les mêmes crétins carriéristes, j’en veux à l’enseignement en général de ne pas se battre pour de vrais changements au lieu de se battre contre eux.

      J’ai eu beaucoup de stagiaires dans mon entreprise et le constat est vraiment amer. Au niveau BAC, beaucoup ne savent pas calculer un pourcentage simple ou écrire une phrase construite avec moins de 10 fautes. Cette année est la dernière où j’accepte des stagiaires de toute façon, car si l’un d’entre eux se blesse en loupant une marche dans ma boite, les emmerdes pleuvront comme les grenouilles sur l’Egypte, pour peu que la marche assassine ne soit pas dûment signalée par un écriteau aux normes pondues par un énième cancrelat bureaucratique.

      Je suis bien désolé, mais le niveau de maîtrise des bases ne peut pas être la résultante unique d’un manque de moyens! Si je voyais plus souvent le corps enseignant se mobiliser sur ce sujet, je serais moins « poil à gratter ». Nul doute que bien des profs dépensent de l’énergie, mais bien souvent, cela se dilue dans un brouet insipide de programmes aussi ambitieux qu’inadaptés. Mettre la culture et le civisme à la rose comme priorité au détriment des bases revient à noyer un délicieux nectar avec du Coca. Quand on bâtit une maison, on ne commence pas par le toit!

      Alors oui, la plupart des profs sont corporatistes et de gauche. Cette gauche qui méprise toute activité privée génératrice de revenus. Cette gauche qui méprise l’entreprise sauf le jour où il faut caser leurs chérubins pour le stage obligatoire…L’éducation nationale me fatigue et syphonne mes impôts au passage!

      1. brondillant

        plus personne ne veut de stagiaires et de moins en moins veulent de jeunes. Stagiaires et jeunes complètement éloignés de la réalité et qui te cassent les couilles avec leur « respect ».
        Dernièrement nous en avons eu deux dont je n’ai pas voulu m’occuper et c’est l’apprenti qui s’en est chargé. Il y a bien longtemps que je n’ai tant ri.
        Quand aux fonctionnaires ………………………..

        1. petit-chat

          De plus, il convient de payer les stagiaires il me semble ?
          Non seulement ils ne produisent aucune richesse, il leur faut un tuteur responsable de toute la paperasse, de sa sécurité/confort et payé par l’entreprise. Avec un questionnaire à la con pour le stagiaire, style « on t’a pas fait trop souffrir, ils ont été tous gentils avec toi, où t’as mal ? », beurk.

          1. brondillant

            le plus comique c’est que ATTENTION OUVREZ LE BAN , je cite : » c’est pour leur montrer le monde du travail » comme quoi quand ils voient bosser les profs eh ben y voient pas le monde du travail.

            Allez on est sauvé Charlie respire un sauce est passé dans le Doubs
            Le Sauce passe et la Grance aboie.

        2. HussardBleu

          Idem, je refuse depuis l’année dernière toutes les sollicitations de stages : antérieurement, j’en prenais, parfois pour plusieurs mois, pendant lesquels j’avais sur le dos des jeunes la plupart du temps encombrants, dont je devais m’occuper au détriment de mes propres tâches.

          Maintenant que l’administration a régenté ces « ouvertures » qui permettaient d’acquérir un peu d’expérience, s’il faut par surcroît payer pour être emm…. et remplir des documents à n’en plus finir… sorry… count me out !

                  1. Bonsaï

                    Non, non, l’heure est grave. J’ai l’impression que c’est quelqu’un qui est sur la piste de HB. Quelqu’un qui, pour une raison ou une autre, essaye de le traquer et de le coincer.
                    Ouvrons l’œil, mousquetaires à la rescousse !

                    1. HussardBleu

                      hmmm….cette Dear Prudence de notre chère Helvète… je vais passer en mode QD… et parler de la chose à mon ami Teddy de Montreal…

                    2. petit-chat

                      Si c’est simplement un problème de gonzesses, alors dém..-vous entre vous ! Je reconnais cependant que HB est un beau parti (pris, je crois).

    3. sam00

      Si il est évident qu’il ne faut pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier (j’ai parlé de 30% de sert à rien … hein), la rengaine du PasDamalgam est un peu usante aussi.

      J’ai des fonctionnaires plein ma famille, et parmi mes amis et connaissances. Je travaille aussi parfois avec des fonctionnaires. Je sais faire la différence entre ceux qui ont un baobab dans la main ou qui croient sincèrement être surchargés (tant ils sont inadaptés au travail), et ceux qui font des horaires de dingues parce qu’ils sont effectivement submergés.

      Mon père bossait à la SNCF comme simple ouvrier, et il en a vu du lourd! Des cheminots qui bossent bien, et des qui volent les outils pour les revendre. Des qui ont le soucis du service public, et des qui pensent uniquement à leur petit nombril.
      J’ai une tante qui était secrétaire du préfet, les horaires à rallonge et les semaines de 50 heures, je sais très bien que ça existe dans la fonction publique. Elle a vu aussi des sacrés bataillons de sert-à-rien ou de mauvais-à-tout, qui n’était là que parce qu’un élu les avaient placé là, à rien faire.

      Dans mes expériences professionnelles, j’ai put en voir des fonctionnaires et des profs passionnés qui se dévouent au service des citoyens. j’ai aussi vu des ivrognes indéboulonnables, des branleurs professionnels « surchargés », et des vrais incapables bien protégés par la hiérarchie.

      A force de toujours dire qu’il ne faut « pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier », les vrais, ceux qui travaillent vraiment, se tirent une missile atomique dans le pied.

      Et je ne dis pas qu’il n’y a pas de moutons noirs dans le privé, bien au contraire. Je dis juste que dans le privé, ont fini par arriver à les virer où les neutraliser (mise au placard) alors que dans le public ils continuent à être nuisibles à l’ensemble du pays.

      1. Black Mamba

        Je suis entièrement d’accord avec vous … ce que je déplore , c’est le manque de tac et de diplomatie des quelques libéraux sur ce blog …
        Chacun voie midi à sa porte, il vrai que le dialogue ne permet pas de faire avancer le problème … on est là et las à nous battre contre des moulins mais ce n’est pas une raison de manquer de courtoisie vers chacun .
        On peut faire l’effort d’élever le débat sans s’insulter .

        1. sam00

          Diantre! Où donc ai-je écris une insulte?

          Peut-être mes propos sont-ils un peu rudes, et manquent de tact … mais c’est usant à la longue d’argumenter avec les donneurs de leçon professionnels de la fonction publique, qui en plus de vivre de la rapine, viennent aussi nous expliquer que nous ne serions rien sans eux, et que notre cerveau malade n’est pas apte à juger de l’importance considérable de leur mission et des difficultés qui sont les leurs.

          Je présente mes plus plates excuses à ceux qui se sentiraient blessés.

          1. thom__yorke

            Je ne me suis absolument pas senti agressé par votre post, seulement celui de paf. Je suis même entièrement d’accord avec ce qui y est dit, et qui reflète bien l’hétérogénéité des situations et privilèges dans les différentes fonctions publiques…

                1. Deres

                  Pour moi, l’erreur est de parler des fonctionnaires en tant qu’individu. Ce sont des français moyens comme les autres. C’est le système de fonctionnariat qui pose problème comme l’explique H16 ci-dessus. Ce système ne crée pas de rétroaction positive au travail sérieux et utile. Au contraire, il sanctionne bien souvent les initiatives.

                  Mais comme le souligne H16, le problème est plus profond que l’on croit. En effet, les fonctionnaires respectent la loi et n’ont pas à l’interpréter. Donc les initiatives de leurs parts pourraient être forts dangereuses pour la démocratie. Par exemple, si les professeurs étaient plus libres, le talent de certains pourrait se révéler mais certains se mettraient à enseigner ce qui leur plait. Le vrai problème vient de notre classe politique qui ne veut pas faire de management et de lois simples et efficaces. Et privilégie le micro-management qui consiste pour une hiérarchie à réguler les détails par incompétence pour faire les choix stratégiques qui sont normalement dans son périmètre.

      2. thom__yorke

        Je suis moi aussi d’accord avec vos réponses. J’ai malheureusement moi aussi vu certains moutons noirs, notamment un ivrogne qui prenait mon poste en début de carrière car il avait plus de points que moi, qui piquait dans la caisse de l’OCCE mais qu’on n’arrivait pas à virer…
        Mais je suis rassuré quant à votre vision des choses. Je voulais simplement être réhabilité car être traité d’assisté quand on sacrifie de nombreuses choses de sa vie privée (pas toujours facile d’entendre dire sa fille que « papa travaille encore ? »), ça fait parfois du mal. Et on est un certain nombre à avoir une vision plus libérale de la société. Dans le primaire, j’arrive à en convertir, notamment sur ce site que je ne manque jamais de consulter. Mes collègues en sont arrivées à dire : « on ne revote plus à gauche ! ». Maintenant, voir arriver un libéral sur une quelconque liste relève de l’utopie, le voir élu et appliquer son programme encore plus, mais ne désespérons pas. Le mur des réalités se rapprochant à grands pas, peut-être qu’un messie arrivera…

        1. Black Mamba

          « peut-être qu’un messie arrivera… »
          Oh ! Yes ! J’y crois, moi, à l’arrivée du Messie , mais pour les libéraux de ce blog, cet argument est hors de propos :mrgreen:

        2. MadeInCH

          Je suis le Messie! Annoncé par tant d’anciens Prophètes!!!
          .
          Heuu… Pourquoi assemblez vous des deux morceux de bois avec un angle droit entre eux?

  13. paf

    on l’aura entendu le ‘pas tous dans le meme panier’.
    J’imagine que c’est moins important quand il s’agit d’expliquer l’economie alternative et les mechants capitalistes aux eleves, ou de leur demander s’ils sont Charlie.
    Vous etes tous dans le meme panier parce que vous vous y etes mis. Le service est minable, le resultat dangereux, le pays pue du cul.
    On va vous mettre dans le meme panier et puis on laissera les nouvelles generations faire le tri, d’accord ?

    1. thom__yorke

      Arrêtez de nous parler comme si nous étions une corporation ou je ne sais quoi d’autre. Je ne suis pas responsable de ce que font certains fonctionnaires, et je trouve autant idiot que vous celui qui demande si ses élèves sont charlie, et quant au programme d’économie du lycée, Dieu merci, j’ai choisi le primaire pour me focaliser sur les fondamentaux et inculquer le bon sens et l’esprit cartésien (hayekien ?) à mes élèves.
      J’ai le droit au respect.

        1. gameover

          BM, je ne pense pas qu’il faille éluder l’intervention de paf de cette façon.

          Si on assimile le comportement du groupe (les fonctionnaires, l’ednat…) au comportement de certaines composantes du groupe c’est qu’il y a une raison :

          – soit ces composantes sont majoritaires et alors c’est normal de fustiger le groupe : dans la mafia il y a certainement des gens avec une bonne moralité mais ça ne m’empêchera pas de tirer dans le tas au cas où.

          – soit que ces composantes se présentent comme une majorité et elles ne sont pas contredites par la majorité dite silencieuse : on rencontre cela avec les écolos, les homos etc… les minorités gueulent plus fort que la majorité. Le comportement des minorités est donc perçu comme celui de la majorité… et c’est bien la faute de cette majorité de se laisser ainsi assimiler.

          Pour ce qui est de l’ednat on n’en a entendu aucun s’opposer au « je suis charlie » généralisé ou à la minute de silence. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui puisqu’en ne disant rien ils aquiescent depuis des dizaines d’années à la déliquescence des programmes mais surtout ils l’appliquent ce programme déliquescent.

          Celui qui en ne disant rien participe à une épuration ethnique est aussi coupable que celui qui édicte les règles de cette épuration : la seule solution pour se démarquer est donc de quitter l’institution qui applique ces règles si on ne veut pas y être assimilé. La résistance interne ça n’existe pas, c’est une bonne excuse.

          1. Black Mamba

            « Celui qui en ne disant rien participe à une épuration ethnique est aussi coupable que celui qui édicte les règles de cette épuration  »
            Ce n’est pas faux … mais tu oublies que parmi les silencieux certains sont des résistants et que le seul moyen de sauver un minimum ou maximum, c’est de la fermer, faire profil bas tout en manoeuvrant contre le système. .
            et si je me permets d’atténuer les propos de paf , c’est que je serais ravie qu’il intervienne de manière plus courtoise … ou plus explicite .
            D’ailleurs , cela a fonctionné , il s’est étendue sur le sujet plus bas … et la blague sur le cintre était pour d’étendre l’atmosphère ….

            1. Black Mamba

              Si par miracle , une bonne réforme sur l’éducation nationale se mettait enfin en place pour vraiment apporter les bases et le bon enseignement à nos enfants … le résultat se verra au mieux dans 5 ans au pire dans 10 à 15 ans si on compte la fac …
              donc si cette réforme se fait un jour , il sera judicieux que de bons éléments restés silencieux jusqu’à maintenant soient présents et tout de suite opérationnel .

      1. Kekoresin

        Le respect n’est pas un droit! Le respect ne se décrète pas! Le respect se mérite et si tes élèves en ont pour toi, ce ne doit pas être par hasard.

        Le problème vient également du manque d’ouverture d’esprit de beaucoup d’enseignants. J’ai 2 filles que je ne peux pas aider à la demande de leurs profs car n’applique pas leur méthode (avec laquelle elles ne comprennent souvent pas grand chose). Alors pour eux, il est préférable de rester dans l’ignorance avec la méthode certifiée et approuvée par un rond de cuir à la con, que d’essayer d’accéder par une voie de traverse à la compréhension. C’est débile, dangereux et à l’image dogmatique du mammouth, disparu faute de pouvoir s’adapté!

        Cela dit, je tiens à préciser que je n’exprime jamais ça à haute voie avec mes filles pour ne pas dégrader encore plus la relation avec l’école. De même, je ne considère pas mes enfants comme des petits génies incompris. Je me suis juste permis de dire au prof d’histoire géo qui m’annonçait des cours complets sur l’esprit Charlie, que ma fille cadette viendrait étoffer le débat propagandiste sirupeux avec quelques numéros de feu Hara-Kiri!

        1. thom__yorke

          Je demandais le respect à paf, pas à mes élèves. Je ne viens pas sur ce blog pour me faire insulter gratuitement. Le respect dans ma classe, je l’ai et heureusement !
          Après, il faut savoir que les profs ne sont pas tous formatés. On est différents, avec des sensibilités différentes et une manière de voir les choses différentes. Je vous rassure, je ne suis pas passé dans une « essoreuse à idées déviantes pour l’Etat » avant de rentrer dans le métier !

        1. Val

          Pas forcément paf , certains font une sacré resistance en interne et ce n’est pas facile , ils sont alors entre le marteau et l’enclume . Ceux la , mérient notre plein soutien car ils sauvent nos enfants .

          1. Théo31

            Il arrive un moment où il faut ouvrir les yeux : rien ne changera dans ce pays. Le socialisme, religion de l’Etat, est là pour un bon moment encore. Regardez les Grecs, quatre ans de merde et ils sont toujours aussi cons. Une seule solution : la

              1. Black Mamba

                Quelle grève ?
                Celle de l’impôt … je crois bien c’est ce qu’ils ont fait et voilà à quoi cela a abouti vote massif pour le communisme .
                Non ! La grève de l’il’impôt n’est pas suffisant … il faut éduquer les gens, changer leur vision , mais c’est un travail long et pénible … l’autre solution ➡ s’entretuer .

        2. thom__yorke

          Mon métier, personnellement, ce n’est pas de bosser pour l’EdNat. C’est d’instruire les fondamentaux à nos chères têtes blondes, les amener à réfléchir par eux-mêmes, à développer un esprit cartésien, à entreprendre et bien d’autres choses encore (à éduquer aussi, un peu trop souvent…). Il y en a qui n’imaginent pas qu’on puisse le faire par vocation.

        3. petit-chat

          Pour avoir côtoyé cette engeance, je trouve paf très modéré.
          J’en pense bien pire, ayant participé contre l’avis du Corps Enseignant (ouais, c’est comme ça qu’ils s’appellent entre eux) à l’Instruction de mes gosses, et à assurer moi-même leur Éducation (ce qui est hors les attributions des enseignants-gardiens scolaires qui se réclament pourtant du contraire).
          Pourquoi les gosses confiés à l’EdNat, même très (trop) tôt ne savent pas lire, écrire un peu, compter, ignorent même les couleurs passés l’âge de 5 ans ???
          Et mes gosses ont très loin d’être des génies.
          Pas besoin d’imaginer le naufrage, on l’a sous les yeux.

          1. val

            +1 même expérience que petit – chat ! Il faut reconnaître que les enseignants « resistants » sont une infime minorité. Le système encourage en effet la paresse et une pseudo éducation délétère. …..

          2. Deres

            Oui, je suis atterré … Le mien connait et sait déjà écrire toutes les lettres. Il arrive à écrire les prénoms de tous ses camarades. Et que font-il à la maternelle ? Il font UNE lettre en pâte à sel, la première de leur prénom … C’est l’école de la médiocrité …

            Le problème est que le gamin est trop fatigué le soir quand on le récupère pour apprendre grand chose. On peut difficilement compenser en quelques séances, le WE quand on a le temps, toute une semaine de perdu …

            1. petit-chat

              Et après, il convient aussi de débarrasser le jeune cerveau des nouvelles conneries à la mode, le gender, les LGBT, la LYCRA qui viennent tout-à-fait officiellement foutre la merde.

  14. blackwarrior

    clair que tous les fonctionnaires ne sont pas à mette dans le même panier,mais le sujet est vaste..j’ai grandi avec les deux,mon père qui travaillait dans le privé ma mère dans le public..je travaille (quand je peux) dans le privé et comme nombre de français,je suis obligé d’admettre que les gens du public me hérissent le poil,pas d’obligation de résultat,des primes qu’eux mêmes sont incapables de justifier,les premiers à foutre le bordel en descendant dans la rue pour sauvegarder leurs privilièges de nantis,les premiers à se plaindre aussi,retraites royales payées en partie par le privé basées sur les 6 derniers mois si je ne m’abuse (nous c’est les 15 dernières années?),accès à des produits financiers plus que profitables…bref dans le pays de l’égalité ça me fait bien marrer de savoir que je vais en chier toute ma vie alors que d’autres,qui me font la leçon, eux peuvent s’accorder pour rire dans mon dos et bien s’amuser au taf..oui y’a une guerre entre le privé et le public et aucun gouvernement qui n’a les couilles de réformer tout ça..

    1. Black Mamba

      « dans le pays de l’égalité ça me fait bien marrer de savoir que je vais en chier toute ma vie alors que d’autres,qui me font la leçon, eux peuvent s’accorder pour rire dans mon dos et bien s’amuser au taf. »
      Si vous êtes si malheureux , pourquoi ne quittez-vous pas le pays ?
      Attention, cette question n’est nullement une agression de ma part mais un simple intérêt …
      Vous allez me dire que vous vous êtes financièrement investi dans l’achat d’une maison… Il est toujours possible de la vendre …
      Je dis cela car il ne sert à rien de garder de tel rancœur contre le genre humain … Chacun essaie de vivre au mieux de survivre …

      1. blackwarrior

        je ne dois pas être le seul en France a être amer envers ceux qui nous gouvernent et ceux qui profitent du système..alors oui peut être que ta question est légitime BM et que je manque de courage pour quitter ce pays mais il est aussi illusoire de penser que l’herbe est plus verte ailleurs et j’aime malgré tout le pays qui m’a fait naitre..j’attends juste beaucoup plus d’équité et d’intelligence qu’un autre..mais un travail d’optimisme sur soi est aussi nécessaire..;)

        1. Black Mamba

          Je comprends que vos racines vous soient importantes et précieuses … Je n’en ai pas , il m’indiffère de bouger, je suis toujours à la recherche du mouvement , de la nouveauté … Pierre qui roule n’amasse pas mousse … Mais j’ai pu constater que chaque changement a été plus tôt bénéfique, même s’il m’a souvent demandé un temps d’adaptation, le temps de me faire aux nouveaux repères …
          L’important dans la vie , c’est de s’entourer de « personnes de qualité », le matériel vient après …

          1. gameover

            Ta réponse « la france tu l’aimes ou tu la quittes » n’est pas mieux que le « venez nous rejoindre » des fonctionnaires.

            1. Black Mamba

              Je cherche à comprendre, c’est bien pour ça que j’ai mis clairement que ce n’était pas une agression …
              et quitter le pays fait partie des idées pour combattre le système … car en restant, on peut faire de la résistance active ce qui est mon cas dans diverses manières ou essayer de sauver les meubles en partant le plus vite car je constate que cette résistance ne suffit plus … je vois tous les jours mon pouvoir d’achat fondre comme neige .
              Et c’est avec une certaine impatience et appréhension que je suis là, à ne pouvoir rien faire pour quitter le pays car tout est sur les épaules de WP . Il s’active de son mieux mais chacune des étapes est délicate et compliqué .
              Il regrette de n’avoir pas fait cela dix ans plus tôt … il manquait de courage.

              1. Black Mamba

                Notre comptable nous a félicité d’avoir pour l’année 2014 diminué notre revenu de 40 % … P**** , on n’avait pas le choix , notre clientèle a été pressurisé par les impôts donc on nous a mis à la diète de force … et c’est loin d’être fini …

                1. Aristarque

                  Comment ??? Vous n’avez pas augmenté vos prix quand le marché baisse à l’ image de la Poste ??? Rhôôô!!! Vous ne connaissez rien aux affaires… 😕

                  1. Black Mamba

                    Mon époux est fortement tenté , je le tempère pour le moment.
                    Ce n’est pas en augmentant les prix que la foule va venir dépenser vu qu’elle déjà fauché …
                    WP doit faire un immense effort sur lui même pour ne pas faire fuir le peu qui ont encore les moyens … cela lui coûte d’avoir un profil commercial .
                    D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, il n’a pu s’empêcher de faire bouler un client 😉 .
                    J’ai réussi à la fin de la journée à lui faire comprendre qu’on n’avait plus le luxe de faire la fine bouche 😕

      2. Y

        Entre « éduquer » les gens et qualifier la fonction publique et assimilé de genre humain ,vous faites fort
        Il y a des institut dans le privé et ils ne sont pas fonctionnaires je crois.

    2. thom__yorke

      Le problème c’est que dans le public, on n’a pas non plus tous des privilèges. Le seul que j’ai est la sécurité de l’emploi. J’en conviens, il est très important. Mais je n’ai pas de prime, la même durée de cotisation, pas d’heures sup’ (et pourtant Dieu sait si j’en fais…), et quant à ma retraite calculée sur 20 ans au lieu des 6 derniers mois, je suis preneur, car mon salaire étant gelé et mes prélèvements augmentant chaque année, je gagne de moins en moins. Donc j’aurais une meilleure retraite si elle était calculée ainsi. Après je sais que dans le secondaire, ils ont droit aux heures sup’, à une prime de 1200 et autre, donc tout le monde n’est pas loti de la même façon, même quand on est censé faire le même métier. Et je peux affirmer en connaissance de cause que les syndicats y sont pour beaucoup, mais ça vous le savez déjà…

  15. yoananda

    Texte qui a le mérite de poser le débat, mais je pense qu’il faudrait aller plus loin.

    Juste une toute petite piste : chez les angliches pour être élu, il faut démissionner de la fonction publique.
    Déjà rien que ça, je trouve que ça limiterais pas mal les abus.

    Mais il est clair qu’il faut trouver des solutions pour équilibrer les nombreux privilèges de la fonction publique.
    Bien sûr, ça se fera quand le pays aura fait faillite, quand la FMI sera venu à notre secours … car avant … ce n’est même pas la peine d’y penser.
    Mais vu que ce n’est qu’une question de temps …

    1. Jiff

      « chez les angliches pour être élu, il faut démissionner de la fonction publique. »

      Si je ne m’abuse, et si tant est que la diarrhée législative n’ait pas tripatouillé ça une centaine de fois dans les quinze dernières années, le « détachement administratif » ne peut légalement durer plus de trois ans avant de s’éteindre.
      Ergo, la loi n’est même pas respectée par les principaux intéressés.

      On a d’ailleurs, par le passé, eu certains remous de l’opinion publique à cause de gens qui se retrouvaient réintégrés dans leurs administrations des fois jusque plus de quinze ans après détachement…
      Oui passé, parce qu’aujourd’hui tout le monde s’en fout plus ou moins et surtout parce que ce sont des infos qui ne sont plus diffusées… parce que des gens comme Juppé étant partis en retraite à 51 ans et demi avec +€15,000 par mois, ça fait désordre même si ça paye tout juste l’apéro, un peu aussi comme la nouvelle fiche de paye ne fera plus apparaître le super-brut ni les « détails » des charges, parce que tu le v(e)aux bien et que « Ta Gueule, C’est Magique » – et puis bien sûr, parce que c’est gratuit.

      « Bien sûr, ça se fera quand le pays aura fait faillite, quand la FMI sera venu à notre secours … car avant … ce n’est même pas la peine d’y penser. »

      Même pas, parce qu’à ce moment il faudra encore un demi-siècle pour en arriver à une situation assainie (au même titre que l’épuration de la mafia sicilienne a pris un certain temps); et ça risque fort de ne pas se passer tranquillement étant donné que même punitif, le FMI n’en reste pas lui-même une grosse administration bien dodue qui se garde bien de taper sur le « noyau dur » des administrations « redressées ».

      1. yoananda

        heu … ça fait au moins 30 ans qu’il faut assainir la situation …. donc s’il faut 50 ans pour le faire, et vu que rien n’indique qu’on soit prêt à le faire un jour, autant dire que ça ne sera pas fait, non ?

        On est un pays peuplé de retraités, de fonctionnaires, d’immigrés, et d’émasculés. Qui va changer les choses ? les 3 fachos/cathos qui restent et qui empêchent Valls de dormir ?

  16. tatsou

    Ayant fait partie de la grande famille de l’Educnat (prof agrégé) pendant 15 ans, je me permettrai quelques remarques : pourquoi donner toute son énergie à son travail quand on n’en retire aucune gratification financière ? Eh bien, peut-être par amour du travail bien fait, par conscience professionnelle ! Je sais, ces concepts exhalent une odeur de morale chrétienne (ou ouvrière) qui vous est totalement étrangère, vous qui avez pour ligne directrice de peser toute chose à l’aune du tiroir-caisse. En outre, et pour reprendre un argument que vous semblez réfuter, si le métier de prof était une telle sinécure, croyez-vous que l’Educnat aurait tant de mal à recruter des candidats de valeur, dans un pays ou 5 millions d’entre nous connaissent les affres du chômage ?

      1. Black Mamba

        Il faut bien quelques trolls de temps en temps pour nous faire revenir à la réalité … il y a encore beaucoup à faire avant que les mentalités changent 😉

        1. lyx

          Et bien oui, je vous conseille vivement la lecture de « Pulp liberalisme » de D. Tourre « La tradition libérale pour les débutants » en vente dans tous les bons « amazon »

    1. Kekoresin

      L’URSS n’a pas cru bon de peser quoique ce soit avec le tiroir-caisse. La Grèce en a fait de même. La résultante est la ruine et la misère!

      Quand la droite a voulu donner la possibilité de faire des heures sup et ainsi valoriser la rémunération des enseignants, j’en connais plein qui en ont profité et qui trouvaient ça très bien. Et hop, ils se sont précipités aux urnes pour élire Groslande et ses écolos rigolos qui ont balayés ces mesures décidément trop capitalistes d’une main corporatiste rigide. En lieu et place, des milliers d’embauches aux traitements minables (hé oui, le tiroir-caisse a un fond). Et maintenant tu viens pleurnicher?

      Je pense qu’avec une agrég t’es capable comprendre que le socialisme, c’est la paupérisation! Mais pour te donner un peu raison, il y a une sorte de grandeur naïve teintée de nostalgie dans la pauvreté méritoire…

    2. Théo31

      Combien de profs en délégation syndicale pour éviter d’avoir à exercer leur métier ? Combien en arrêt maladie pour la même raison ?

    3. gameover

      « …si le métier de prof était une telle sinécure, croyez-vous que l’Educnat aurait tant de mal à recruter des candidats de valeur, dans un pays ou 5 millions d’entre nous connaissent les affres du chômage ? »

      Ce qui est rare est cher
      Un cheval bon marché est rare
      Donc un cheval bon marché est cher

  17. paf

    C’est pathetique.Meme sur un media libertarien confidentiel ils la ramenent, a peine prononce le mot ‘fonctionnaire’ ou ‘prof’.Il y en a toujours un pour venir nous expliquer qu’il est pas comme les autres, que ce n’est pas si terrible, qu’ils ne sont pas privilegies, et que c’est pas ma faute si le pays est etrangle par les taxes.
    A chaque tablee, un fonctionnaire.Dans chaque famille, quelques profs.Toujours et partout a ramener leur tronche pour nous repeter que notre lassitude est mal placee, qu’ils sont incompris et ont la vie SI dure.
    Et puis a cote de ca, ca vote contre la liberte sous toutes ses formes, ca moutonne a qui mieux mieux pour n’importe quelle cause, ca chie sur les entrepreneurs, ca empoisonne l’esprit des gamins francais qui n’y entravent plus rien et arrivent a l’age adulte completement paumes, ca enseigne encore et encore et inlassablement une version pour attarde mental de l’economie mondiale, ca egalise et ca nopasaranise, ca fait de la philo de merde a deux francs, ca pollue les medias avec une indigence intellectuelle terrible.
    Absolument tous les profs que j’ai connu et que je connais se prennent pour des lumieres du monde, leur metier est si beau. Ouvrez les yeux, c’est une filiere a tocard, on reste a l’ecole pour la vie. Les gens talentueux se cassent de cet univers calcifiant.
    Profs, vous n’etes pas supers. Ca fait bien longtemps que vous vous faites un film qui n’etait qu’un mensonge de plus, invente par la republique, film que vous nous servez encore et encore longtemps apres que tout le monde ait cesse d’y croire.
    Fermez vos gueules et faites votre travail, n’en soyez pas trop fiers non plus. D’autres gens ont un vrai metier.

    1. Black Mamba

      O vertige de la penderie béante sur l’alignement militaire des pelures incertaines aux senteurs naphtalines…

      Je hais les cintres.
      Le cintre agresse l’homme. Par pure cruauté.
      Le cintre est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
      Le cintre est un loup pour l’homme.
      Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être.
      Prenez la porte. (Non. Ne partez pas. C’est une façon de parler.)
      Prenez la porte. Une porte. Il arrive que l’homme prenne la porte dans la gueule. Bon.
      Mais il n’y a pas là la moindre manifestation de haine de la part de la porte à l’encontre de l’homme.
      L’homme prend la porte dans la gueule parce qu’il faut qu’une porte soit ouverte, ou bleue.
      Le cintre, lui, est foncièrement méchant.
      Personnellement, l’idée d’avoir à l’affronter m’est odieuse.
      Il arrive cependant que la confrontation homme-cintre soit inévitable.
      Quelquefois, plus particulièrement aux temps froids, l’envie de porter un pantalon se fait irrésistible.
      L’homme prend alors son courage et la double porte du placard à deux mains.
      Il est seul. Il est nu. Il est grand.
      Son maintien est digne, face au combat qu’il sait maintenant inéluctable.
      Son buste est droit. Ses jambes, légèrement arquées. Ses pieds nus arc-boutés au sol.
      Comme un pompier face au feu, il est beau dans sa peur.
      Les portes du placard s’écartent dans un souffle.
      Les cintres sont là, accrochés à leur tringle dans la pénombre hostile.
      On dirait un rang de vampires agrippés à la branche morte d’un chêne noir dans l’attente silencieuse du poulain égaré au tendre flanc duquel ils ventouseront leur groin immonde pour aboucher son sang clair en lentes succions gargouillées et glaireuses, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
      Cependant, l’attitude de l’homme n’est pas menaçante.
      Simplement, il veut son pantalon. Le gris, avec des pinces devant et le petit revers.
      L’oeil averti de l’homme a repéré le pantalon gris.
      Il est prisonnier du troisième cintre en partant de la gauche.
      C’est un cintre particulièrement dangereux. Sournois.
      Oh. Il ne paie pas de mine.
      En bois rose, les épaules tombantes, il ferait plutôt pitié.
      Mais regardez bien son crochet. C’est une poigne de fer. Elle ne lâchera pas sa proie.
      L’homme bande. Surtout ses muscles.
      Il avance d’un demi-pas feutré, pour ne pas éveiller l’attention de l’ennemi.
      C’est le moment décisif.
      De la réussite de l’assaut qui va suivre dépendra l’issue du combat.
      Avec une agilité surprenante pour un homme de sa corpulence, l’homme bondit en avant.
      Sa main gauche, vive comme l’éclair, repousse le cintre pendu à gauche du cintre rose, tandis que sa main droite se referme impitoyablement sur ce dernier.
      La riposte du cintre est foudroyante.
      Au lieu d’accentuer sa pression sur la tringle, il s’en échappe brutalement, entraînant dans sa chute le pantalon, le gris, avec les pinces devant et le petit revers, celui-là même que l’homme veut ce matin parce que, non, parce que bon.
      A terre, le cintre rose est blessé.
      Rien n’est plus dangereux qu’un cintre blessé.
      Dans son inoubliable « J’irai cracher sur vos cintres », Ernest Hemingway n’évite-t-il pas d’aborder le sujet ?
      Un silence qui en dit long, non ?
      L’homme, à présent, est à genoux dans le placard.
      De sa gorge puissante monte le long cri de guerre de l’homme des penderies.
      « Putain de bordel de merde de cintre à la con, chié. »
      Le cintre rose a senti le désarroi de l’homme. Il va l’achever.
      Il s’accroche dans le bois d’un autre cintre tombé qui s’accroche à son tour dans la poignée d’une valise.
      Il fait noir. La nuit, tous les pantalons sont gris.
      L’homme, vaincu, n’oppose plus la moindre résistance.
      Le nez dans les pantoufles, il sanglote, dans la position du prieur d’Allah, la moitié antérieure de son corps nu prisonnière du placard, l’autre offerte au regard de la femme de ménage espagnole.
      Il souffre. Quelques gouttes de sueur perlent à sa paupière.
      Il n’est qu’humilité, désespoir et dégoût.
      Quelques couilles de plomb pendent à son derrière.
      Il a soif, il a froid, il n’a plus de courroux.
      « Donne-lui tout de même un slip », dit mon père.

      Pierre Desproges : Textes de scène

    2. Val

      @paf , le tableau que vous faites est assez ressemblant pour une part significative de profs , c’est vrai . Mais beaucoup luttent, ils sont atterrés par ce qu’est devenu l’ed nat . Ils sont horrifié du niveau des jeunes qu’on leur confie et se voient dans l’incapacité d’enseigner convenablement. Je soutiens et participe à qq assos qui luttent depuis des années pour faire bouger les choses , ce sont des profs et des instits qui y œuvrent à présent, ce sont les plus actifs et les plus virulents contre le système . Mais leur constat est le même que le nôtre : le système est totalement verrouillé par les syndicats . Eux ne peuvent , chacun à leur niveau ,que sauver les meubles et avec eux quelques jeunes du naufrage . Ils sont totalement lucides croyez moi . Mais que faire ? Ne rien faire veut dire que le public va continuer sa descente aux enfers emportant avec elle les moins armés de notre pays , ceux la même que l’ed nat était sensée aider ; les autres auront les moyens de se payer le privé hors contrat , il s’ouvre de nouvelles écoles tous les jours … autre méthode : pendre les syndicalistes à un croc de boucher, ça me démange …

      1. petit-chat

        Il y a un bien une petite solution, proposée ailleurs sur ce site par h16 lui-même : le chèque éducation. Et cesser de mettre des bâtons dans les trous roues des écoles privées.
        Les bons profs qui pullulent trouveront ainsi un emploi en harmonie avec leurs compétences réelles, et auront la satisfaction de satisfaire à leur vocation….

        1. Black Mamba

          Comme tout syndicat il ne voit que les intérêts de leur petit groupe de syndiqués … les autres membres sont sacrifiés pour le besoin du système .
          Même dans la profession libérale on peut voir ça … ils ont vu que le profit immédiat sans penser à l’avenir.

        2. val

          @Y peu importe qui et combien sont syndiqués. Nous avons un pays où les syndicats sont les moins représentatifs et qui cependant décident de tout , absolument de tout, à commencer par la gestion des carrières ds l éd Nat . C est un système communiste pur jus.

  18. George Kaplan

    Quand on évoque le coût de nos millions de fonctionnaires et que l’on cite par exemple l’Allemagne moins fonctionnarisée sans pour autant être sous-administrée. On s’entend souvent répliquer : « Quoi ? vous voulez qu’on supprime des infirmières » ?
    Bref, je passe aussitôt pour un tueur de Bisounours et autres chatons mignons..

  19. janus

    @paf : Parfait ! Que cet agrégé nous explique comment sont constituées les instances dirigeantes des universités , comment sont choisis les professeurs d’université Et pourquoi désormais l’Université française est une des moins productive en matière de travaux d’envergure dans les différents domaines (y compris en sociologie…) des grands pays ?
    Et que vaut l’amour de son travail sans évaluation de la qualité OBJECTIVE de celui-ci ? Et peut-être l’aime-t-on d’autant plus que nul ne vient en comptabiliser les résultats ?

  20. tonio

    Pistes :
    – retirer le droit de vote aux fonctionnaires et assimilés.
    – les fonctionnaires et assimilés ne sont pas non plus éligibles.

    Avec ces deux conditions on évite une bonne part de la perversion du système. Et les avantages qui paraissent souvent indus actuellement deviennent alors la juste contrepartie d’une renonciation. Et on évite le mélange pervers de la haute fonction publique avec les mandats électifs.

    1. Lameador

      Dans mes bras cher ami

      Pas simple à mettre en place comme mesure, mais indispensable pour permettre le retour à une démocratie réelle. Les révolutionnaires américains ou ceux de la Bastille n’imaginaient pas que le vote pourrait être capturé par ceux qui vivent de l’impôt.

    1. petit-chat

      C’est le syndicat des boulangers qui a demandé à ce que les boulangeries et points chauds ferment un jour par semaine pour « protéger la profession » en refusant une concurrence déloyale…à ceux qui veulent se reposer.

  21. Honorbrachios

    je ne vais pas mettre les pieds dans ce débat plutôt chiant…ceci dit le principal problème qu’il y a avec les fonctionnaires n’est sans doute pas tant qu’avec les enseignants, infirmières, police, etc…qui font tous en général bien leur travail dans des conditions pas facile (bien que j’ai des souvenir de profs vraiment horrible !) mais je crois que les pires choses se voient par exemple au niveau des conseils généraux (et trucs dans le même genre ) : 2 petites camionnettes (à 50k) , avec 2 chauffeurs tapant la discute, 2 autres qui regardent, un ou deux qui font (mal) la circulation, et UN qui bosse à ramasser … par exemple, un tas de feuilles (en automne donc 1h après ça se voit pas) sur une route par ailleurs complètement défoncée (mais qu’ils ne réparent pas vu que c’est (pas?!) de leur ressort…ces gars prennent probablement dans les 2k par mois et bouffent des budgets qui manquent ailleurs

    1. blackwarrior

      le problème avec de nombreux fonctionnaires c’est qu’ils ne voient que par le bout de leur lorgnette et ne se remettent jamais en question..je sais pas moi,quand je ne me sens pas crédible je ne l’ouvre pas (merci aux participants qui ont répondu à ce « professeur des écoles » j’ai jubilé..mai un autre aspect négatif de leur profession,qu’ils soient profs ou policiers (voir un certain article de Capital sur le nombre d’heures travaillées et de récupération) c’est un déni total de leur participation à la déchéance de ce pays..dormez bien sur vos deux oreilles,ça va peut être ne pas durer.

            1. Quiet Desperation

              Attention, Lulu, Teddy de Montbrial est en alerte…. et il a des flingues de concours… sans compter qu’il a toujours sa dynamite pour les cas extrêmes…

            2. petit-chat

              edith 9 février 2015, 20 h 02 min
              c’est à dire?

              Traduction : quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule.
              Mais je ne suis pas sûr du dernier mot…

              1. pouf pouf

                tout d’abord, merci … ensuite, edith à déjà fait un court passage ici, il y a quelques mois, mêmes types d’interventions, humour de créateur très déstructuré, je dirais modiste, tailleuse ou quelque chose du genre, coupes asymétriques …

                1. petit-chat

                  à St Claude…?
                  J’ai pensé à un gosse, mais il n’y a pas assez de fautes (‘faut dire qu’un post avec un seul mot limite le risque…). Ou à une arsouille pollueuse, je crois qu’en langage geek ça s’appelle un troll ?
                  Mais le cerveau déstructuré me convient bien aussi (tout le monde me le dit !)

                2. Black Mamba

                  Pouf pouf ton discours était aussi destructuré au début, je t’ai vaillant défendu … aujourd’hui tu es devenu un cygne majestueux 😉

                  1. pouf pouf

                    wahou, merci BM, mais je préfère vilain petit canard qui s’adapte. Au commencement, j’essayais avec cent cinquante mots, depuis j’en ai mis cent de plus … comme j’étais incapable de communiquer dans une e-agora, je me suis mis tout nu pour voir, ça fonctionne toujours quand on est à poil.

              2. pouf pouf

                venant de ludwig, c’était un poil plus nuancé… en substance ça pourrait aussi vouloir dire que les bègues ont intérêt à nous passionner ou s’abstenir.

  22. lyx

    En Suède qui a « libéré » son système d’enseignement le cahier des charges des obligations à respecter par les Directeurs « autonomes » d’école maternelle tient en 16 pages 21×27. Soit à peu près le volume d’instructions et de circulaires que reçoit chaque semaine une directrice d’école française qui manque toujours d’armoires pour les archiver.

    1. janus

      J’ai souvenir de mes premiers professeurs de lycée en mathématique : En 6e et 5e le même individu officiait, considéré comme fou par sa hiérarchie , mais inoffensif . et de fait il était absolument inoffensif, mais tout aussi absolument incapable d’enseigner quoi que ce soit et la risée des garnements qui y apprenait non les maths, mais le chahut. Il fut un catastrophe pour nombre d’enfants pour qui les mathématiques n’étaient pas le domaine de prédilection. Cela date de 60 ans et le système l’a protégé dans son néant improductif durant toute sa carrière. Et cet exemple, qui me revient devant la playdoyer pro domo de notre larmoyant agrégé, n’est pas le seul.
      Le système du chèque scolaire est le seul qui permettrait à notre merdier national de enfin se hisser à un niveau minimum acceptable de performance et chacun étant évalué par le vote quotidien des parents pourrait ainsi objectivement déterminer quelle est sa performance réelle . Et peut-être verrions nous un peu plus d’homme motivés officier dans ce gynécée qu’est devenu l’éducation nationale…

  23. Pheldge

    L’évaluation des profs par les parents sera proportionnelle aux notes données à leur chérubins, ce qui n’est pas terrible comme critère …
    Par contre, les résultats de leurs élèves lors des examens, ou contrôles interclasses , permettent de les comparer.
    J’ai connu un prof d’anglais, qui « enseignait »à ses élèves , la danse africaine ! il était connu, redouté des parents et impossible à virer !

    1. gameover

      Ni l’un ni l’autre.

      L’évaluation par les résultats dépendrait du niveau d’entrée des élèves.

      Le seul système valable est la réputation comme pour le plombier du coin.
      C’est d’ailleurs comme cela que les parents voulant échapper à la carte scolaire font.
      Et même dans un lycée ou un collège pourrave certains profs conservent une bonne réputation qui se transmet d’année en année et ce n’est pas basé sur les bonnes ou mauvaises notes que met le prof mais sur la perception de sa pédagogie : même de mauvais élèves savent que leur prof est bon.

      1. Black Mamba

         » la perception de sa pédagogie : même de mauvais élèves savent que leur prof est bon. »
        Ça me rappelle une année où ma fille a balancé une table sur son prof de math car son enseignement était pourri . Elle avait beau lui expliquer qu’elle ne le comprenait pas , il ne faisait aucun effort pour l’aider …
        j’ai repris avec elle , son programme de seconde et elle avait réussi à épater par la suite un autre prof de math en 1er S.
        Quant à l’autre prof , il a subit pendant un an , la présence de ma fille dans sa chorale … en effet , c’était un de mes collègues de chant :mrgreen: j’avoue, je suis une peau de vache … Elle a pu le chambré devant tous ces élèves 😈

  24. balt

    Je ne crois pas qu’il y ait des fonctionnaires d’un coté ,le reste de l’autre.Quand je vois comment ça bosse dans les banques,les assurances,edf,gdf,les sociétés d’autoroute,la télévision ,le RSI etc….La seule différence c’est la sécurité de l’emploi,la productivité me semble la meme.Quelle est la différence de productivité entre un chroniqueur de Canal+ et une secrétaire de mairie a Marseille?La frontière se situe plutot entre secteurs protégés ou non.

    1. val

      Eh balt vous ne citez que des boites devenues privées récemment et à statut très privilégié . Essayez donc de parler avec des personnes du privé lambda.

    2.  » les banques,les assurances,edf,gdf,les sociétés d’autoroute,la télévision ,le RSI « 
      Ce sont des exemples typiques de sociétés liées au capitalisme de connivence, et donc bien plus proche de l’administration étatique que des entreprises en concurrence sur un marché.

      1. blackwarrior

        c’est assez vrai surtout pour tout ce qui touche au secteur financier,genre la caisse des dépôts..j’avais été faire un stage au service informatique de cette boîte,j’ai halluciné…

      2. balt

        je suis d’accord avec les commentaires,mais combien reste-t-il d’activités mises en vraie concurrence?Une minorité.A quoi sert de licencier des fonctionnaires si c’est pour embaucher des copains dans les agences d’état(statut privé) ou dans des entreprises qui dépendent de l’état.Si on licencie une secrétatire de mairie a Marseille pour embaucher un conseiller clientèle BNP qui passe ses après midis en « rendez vous »(tennis) on n’y gagne rien!Juste pour dire qu’il est bien pratique de dénoncer les fonctionnaires pour mieux cacher les autres.Je suis le premier a penser qu’il y a bien trop de fonctionnaires,qu’ils coutent très cher,mais surtout qu’ils bloquent l’économie par leur trop grande intervention
        @val:je suis du privé lambda

    3. sam00

      Vous marquez un point important dans votre conclusion sur la distinction entre secteur protégé ou non.

      Par contre, je saisi mal votre méthode d’argumentation qui consiste à citer des secteurs protégés pour les comparer à d’autres secteurs protégés …

      Négocier un contrat ou un avenant au contrat qui soit cohérent est autrement plus difficile dans une PME non protégée que de revendiquer des augmentations dans toutes les boites que vous citez.

      Un exemple: la PME (100 personnes) pour laquelle je bosse.
      Si l’usine s’arrête une journée pour cause de panne informatique (par exemple), ça la met en grande difficulté.
      Une semaine et la boite est morte.
      Maintenant, comment faites vous quand il n’y a qu’un seul informaticien ? Des astreintes ? Vous intervenez à 7h (comme moi ce matin) sur le principe de la solidarité ? Vous vous mettez en grève pour demander plus de moyen?

      Moi, j’aimerais simplement que lorsque les politiciens et les Français se gargarisent du mot égalité, qu’ils reflechissent bien à ce que ça veut dire …

  25. Christophe

    Bravo ! En effet il n’y a plus de « débat ».

    Il faut démanteler les privilèges de cette caste, ni plus ni moins.

    Mais bien entendu, cela ne se fera pas volontairement.

    Voilà pourquoi au lieu d’opposer le démantèlement à la faillite… nous devons comprendre que c’est la seconde qui nous permettra d’atteindre le premier !

    Donc vive la faillite, vive le chômage… la bonne eau de javel qui permettra de désinfecter notre pays, et ses habitants (côté cerveau, beaucoup ont en effet besoin d’un grand nettoyage).

    1. balt

      Ok,la faillite,mais qui va les empecher de revenir avec un nouvea nom et un discours du type(jaichangéjesuispluslememe).En général ça marche il suffit de promettre le paradis!

  26. 3sièmeoeil

    Un moment que je vous lis sur le blog… Avez vous pensé 5 minutes que ceux qui nous pondent des programmes électoraux n’ont JAMAIS eu pour objectif de nous faire la vie k’on rêêve , mais bien de nous enfermer dans une cage avec pour seule obsession de faire tourner la roue du ragondin! Comme le lapin blanc d’ALICE : « vite, je suis en retard en retard j’ai rendez vous cake part !! »
    Personne , en « haut » , ne VEUT améliorer le système, simplifier le problème ou rationaliser les dépenses mais bien surabonder en terme de législation, alourdir les règles … bref, embrouiller le chaland tout en lui faisant gober le contraire (apparemment, ça marche encore) afin qu’il ne réfléchisse jamais plus loin qu’autour de ses petits soucis du quotidien : crotte, il faut payer plus d’impôts, donc travailler plus… ou travailler moins… faire plus ou moins de gosses…
    Au bout du bout, on croit et continue de croire que pour obtenir un truc, quel qu’il soit , on doit OBLIGATOIREMENT le piquer à l’autre, se battre, lutter, en ch…r alors que c’est faux !
    Fonctionnaire (je l’ai été dans les hôpitaux et j’ai fait mon boulot à fond, on m’a prise pour une folle 🙂 , j’assume!) ou privé, on fait au quotidien des trucs abscons, la procédure qualité en est un exemple frappant, dire des tas de trucs qu’on fait pas parce que c’est cher, pas pratique, pas efficace, chronophage mais ça fait classe dans le classeur qu’on s’empresse d’oublier dès lors qu’il est validé… ou alors, on s’y agrippe désespérément au point d’oublier son intelligence ( les procédures de soin : une engeance chez la jeune génération qui ne sait plus faire un gaz du sang en bricolant une seringue avec de l’héparine : y’a pas de kit tout emballé -merci BIG PHARMA- , donc c’est pas possible)… dans le fond, c’est pas plus mal, parce que le médecin demande des gaz pour des cas où ils seraient plus dangereux qu’utiles, surtout que lui, ne sait pas les faire !
    On en est juste à s’obséder sur la pléthore de moyens alors que le sens a disparu , noyé dans les discours abscons (sécurité, fraternité, gloire et beauté …)
    – qu’est ce qu’on fait là,
    – est ce qu’on peut le faire tous ensemble
    – comment distribuer les tâches en fonction des capacités et des résultats espérés
    La vie est simple,
    1 – cherche qui tu es
    2 – cherche ce que tu as à faire
    3 – fais le , sans te soucier de ce qu’en pense ton voisin
    je suis devenue chef d’entreprise, ben, je me plains de rien, je fais ce que j’aime faire, ce que je sais faire et je vis mes difficultés comme une occasion de m’améliorer.
    Mais c’est sympa de voir qu’il existe des endroits où on se laisse pas tétaniser par la peur de l’ouvrir .

  27. zelectron

    extrait:
    … toujours plus de chômeurs (chiffres de ce soir 3.350.000 !) on peut difficilement faire pire… mais si ! Le crétinisme socialiste dépasse l’entendement: on continue à embaucher et régulariser des fonctionnaires qui comme chacun sait sont d’une productivité stupéfiante et inégalable (et des consommateurs de TV made in China) C’est tailler dans les effectifs (1 à 2 millions en trop, sauf régaliens) qu’il faut et pas geler leurs salaires

    Dans le même ordre d’idées, pour faire place nette ainsi que des économies plus que sérieuses

    « Pour l’abolition du statut de fonctionnaire » exemple la Suisse :

    En 1999 la dette Suisse était passée de 50 à 100 milliards en 10 années, les salaires du privés commençaient à s’effondrer, L’opinion, dans ces conditions, n’acceptait plus ce qu’elle percevait comme des privilèges exorbitants donnés en apanage à la fonction publique et en Suisse il n’est pas facile d’augmenter les impôts comme en France parce que le peuple dit non la plupart du temps.

    Le conseil fédéral emmené par le PDC Joseph Leu a commencé à plancher sur une nouvelle loi sur « le personnel de la Confédération » (les fonctionnaires), le but était de revenir à une gestion saine des finances en supprimant le status et les avantages des fonctionnaires qui seraient soumis au mêmes régime que le privé.

    En 2000 les syndicats obtiennent un référendum (100’000 signatures) pour refuser cette nouvelle loi, en 2002 la votation a lieu, le référendum des syndicats est rejeté à 67% (quelle punition!) par la population.

    Depuis 10 ans, le budget de la confédération est de nouveau positif, la dette Suisse a décrut de 50% à 36% (du PIB?). CQFD

    1. Aristarque

      Bien mais pour l’ instant, vous avez une classe politique qui obéit encore (peut-être à contre coeur mais obéit) aux décisions des votations… Ce n’est pas vraiment le cas chez un de ses voisins, l’ occidental, où le rêve de changer le peuple quand il vote mal, se fait tout éveillé… Et que dire de l’ action récente dans un pays prétendument exemple situé bien plus an nord? Gageons que cette « democrassie » doit faire phosphorer dans nos partis politiques, sans la moindre honte…

  28. Toutatis

    C’est bien gentil de dénoncer le soviétisme d’en bas. Il faudrait aussi s’attaquer à celui d’en haut, c’est-à-dire le système mis en place par les banques centrales. Système dénoncé par exemple par Alain Madelin ou Charles Gave. Le premier parle de « système soviétique », le second le qualifie d’oligarchique. C’est drôle de voir ces deux personnages dénoncer les deux soviétismes, mais jamais en même temps, quand ils en critiquent un ils oublient complètement l’autre. C’est comme si on n’était pas sur la même planète dans les deux cas. Pourtant il doit bien y avoir des rapports entre les deux.

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