Du Bitcoin à la Grèce de hérisson

Plongée dans la crise et les dettes abyssales depuis cinq ans et les décisions politiques hasardeuses depuis plus de quarante, la Grèce continue d’alimenter la rubrique « Réanimation Post Mortem » des pages financières. Et actuellement, à mesure que les négociations avec ses créanciers patinent de façon bruyante, le scénario d’un défaut de paiement se rapproche encore, ce qui signifierait une probable sortie de la zone euro.

Tout comme les précédentes « réunions de la dernière chance », la tension apparaît monter tant du côté des autorités grecques qu’européennes, accréditant la thèse que la situation est sérieuse, quasiment désespérée, que trop c’est trop, que ça suffit à la fin et que ça ne se passera pas comme ça nom d’un petit bonhomme, scrogneugneu. Et tout comme les précédentes réunions, on serait donc logiquement en droit d’attendre un nouveau versement de secours, un nouveau ballon d’oxygène pour les Grecs et un énième compromis arraché de haute lutte à la dernière minute de la dernière heure, compromis un peu bancal mais pas trop permettant à tout notre petit monde politicien de montrer l’importance de ses prises de têtes (ils ont, encore une fois, sauvé le monde, les enfants, ouf !) et la fermeté des uns et des autres dans leurs positions.

europe crisis

Cependant, à la différence des fois précédentes, tout ceci se déroule sur un fond de marchés nerveux (les cours des actions sont complètement détachés de la réalité), et alors que la conjoncture est en train de se retourner : la croissance extrêmement fragile ne semble pas pouvoir résister devant les difficultés du marché chinois ou la baisse assez notable de la consommation un peu partout dans le monde (avec par exemple un Baltic Dry Index franchement bas) ; en outre, le fait que la production de pétrole soit nettement plus élevée que la demande et ce, depuis plusieurs mois, est indicatif d’un gros décalage entre consommation et production, et par extension, un bon indicateur de la santé réelle de l’économie.

thatcher socialismBref, les conditions générales ne semblent guère favorables ni à un compromis, ni même à une nouvelle aide dont on ne sait pas d’où elle sortira. Que voulez-vous, même si on peut imaginer une grosse quantité de tractations au niveau européen, à un moment ou un autre, quoi qu’il arrive, l’argent des autres vient à manquer.

Et justement, en parlant d’argent des autres, une sortie grecque de la zone Euro aurait quelques conséquences palpables pour les autres économies européennes. On peut imaginer plusieurs choses, notamment que la dette grecque soit annulée, ce qui laisserait une fière ardoise notamment pour les Français (entre 3000 et 4000 euros par foyer fiscal, selon différents calculs). Mais même sans imaginer un tel passage d’éponge, les conséquences, bien qu’indirectes, seraient probablement douloureuses.

Ainsi, on pourrait s’attendre à quelques tensions sur les marchés financiers, et notamment sur les bons du trésor des différents pays de la zone euro, tensions qui entraîneraient une remontée plus ou moins raide des taux d’intérêt. Au-dessus de 2.5%, plusieurs pays commenceraient à trouver l’addition salée, et à 3%, l’Italie, l’Espagne, le Portugal … et la France se trouveraient en fâcheuse posture. L’ampleur de la crise aidant, il ne serait guère surprenant que cette situation dure plusieurs semaines. Des défauts de paiement en cascade ne seraient alors pas à écarter.

Parallèlement, on assisterait à ce qu’on observe déjà actuellement en Grèce, à savoir à un « bank run » plus ou moins rapide, et plus ou moins discret. Il faut savoir en effet que, pendant que les négociations de marchand de tapis entre Grecs et autorités européennes continuent sous les yeux humides d’une presse nerveuse, le peuple grec, lui, retire tant qu’il le peut l’argent de ses banques, comme le mentionnait Charles Gave il y a quelques jours dans un excellent billet, information d’ailleurs confirmée par d’autres sources : malgré une limite de retrait à 300€ par jour et par déposant, des milliards sont déjà sortis des comptes courants et sont venus s’entasser dans des milliers de coffre-forts personnels.

L’attitude des Grecs n’est guère surprenante : ils ont rapidement compris que ce qui est arrivé à Chypre n’était qu’une répétition, et ils comprennent surtout que tout, actuellement, se met en place pour un sévère contrôle des capitaux chez eux. Au passage, si ça peut se passer comme ça en Grèce, cela peut très bien se passer ainsi en France. Après tout, la directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires s’applique depuis le 1er janvier dernier, à tous les États membres (France comprise), et elle met en place le mécanisme qui fut justement testé à Chypre. Si l’on y ajoute l’interdiction de plus en plus étendue du liquide que Sapin et ses sbires tentent d’instaurer (l’actualité sur le prélèvement des impôts à la source rentrant d’ailleurs dans ces mesures de contrôle toujours plus fin des avoirs du cheptel à tondre), le tableau brossé ne fait aucun doute : le « chyprage » au niveau européen se rapproche.

crise grecque - eurozone crumbling

Dès lors, on ne s’étonne plus d’apprendre que le marché automobile grec est en pleine effervescence avec des ventes qui ont augmenté de 43% en avril et de 23% en mai. L’argent qui sort est rapidement employé, thésaurisé sous forme d’achats avant de disparaître dans le gouffre d’un changement de dénomination (vers la drachme ?) suivi d’une inflation qu’on imagine sans mal galopante.

En plus des voitures, des biens immobiliers et de l’or, éternel refuge, on peut mentionner un autre bénéficiaire notable de ces arbitrages massifs : le Bitcoin, cette monnaie numérique qui ne repose sur aucune banque centrale et aucune autorité extérieure.

Bitcoin : Greece real plan b
Bitcoin : le vrai plan B de la Grèce
Eh oui : la monnaie digitale n’est pas morte, loin s’en faut. Ces derniers mois, son cours s’est passablement assagi puisqu’il a oscillé entre 220 et 250$ par bitcoin. Et à mesure que les tensions s’accumulent autour des îles grecques, la monnaie semble intéresser à nouveau un public de plus en plus au courant des avantages natifs que ce support offre pour rester à l’abri du prédateur étatique : mardi, bitcoin a atteint son plus haut depuis deux mois au-dessus de 250 dollars, niveau qu’elle a conservé mercredi.

Pour certains, le lien entre les événements grecs et les cours solides du Bitcoin ne fait guère de doute ; Joshua Scigala, dirigeant de la plateforme Vaultoro (qui permet d’échanger des bitcoins contre de l’or et inversement) explique ainsi le pic de connexions grecques observé sur son site ces deux derniers mois :

« Ils n’attendent pas que le gouvernement trouve un plan de sortie et se débrouillent tout seuls. Vous avez des gens qui s’inquiètent pour la fortune familiale, les économies de toute une vie, qui ont peur que leur argent soit coincé dans une banque… Ils préfèrent le garder dans un actif privé comme l’or ou le bitcoin. »

Pour mémoire, là encore, c’est exactement les comportements qu’on a observés pendant la crise monétaire à Chypre. Ceux qui ont eu l’idée de sortir leur argent liquide dans les jours qui ont précédé l’intervention des autorités européennes, et qui ont soit conservé les billets dans un coffre à portée de main, soit les ont converti en bitcoin dans la foulée, ont pu sauvegarder une partie de leurs avoirs. Les autres, on s’en souvient, ont subi une ponction arbitraire de 6 à 10%.

Au point où en est la Grèce, tout peut donc maintenant arriver. Et même si un compromis devait être trouvé, il ne sera, encore une fois, qu’une façon de repousser le problème de fond(s) : cette dette est impossible à rembourser, et les économies de la zone euro sont toutes si étroitement liées les unes aux autres que la moindre panique du côté grec touchera inévitablement toutes les autres. Dans ce contexte, l’or peut apparaître comme un refuge classique. Moins classique, mais d’autant plus pertinent à mesure que le dénouement final se rapproche et que les états se montrent de plus en plus intrusifs, l’option Bitcoin ne peut plus être ignorée.

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires184

  1. Sémaphore

    D’ après les commentateurs, le détachement inouï du cours des actions par rapport aux performances réelles des entreprises et à leurs perspectives immédiates est dû à une ruée des investisseurs sur celles-ci en relation avec les taux misérables servis actuellement par les obligations. Malgré toutes les faveurs dont les Etats ont entouré leurs obligations…

    1. Oui. Les zinzins ont beaucoup d’argent, peu de lieu pour le placer, et peu de rapport dans les obligations d’état. D’où les bourses élevées artificiellement.

      1. gameover

        Il y a certes quelques PER élevés mais celui du SP500 est de 20.5 pour un histo de 15.9 ce qui n’est quand même pas un écart extraordinaire. (Sur le CAC40 on est à 15.8).

        Ca montre aussi que dans un environnement à taux bas les intervenants sont aussi prêts à diminuer leur attente de rendement en surpayant légèrement les actions.

    2. Higgins

      Oui. C’est ce qu’expliquait Charles Gave ce matin aux Experts. Les taux bas favorisent une orientation de l’épargne vers la bourse d’où la hausse des actions constatées. Le problème est que cette valorisation des actifs est purement financière et ne se traduit par une amélioration qualitative de ces actifs. Le maintien des taux bas empêche les investissements « productifs » et tuent l’économie. Elle se fait au détriment de ces derniers et in fine, ne provoque pas de croissance, uniquement la création de bulles malsaines.
      En outre, le maintien des taux bas ne favorise pas du tout la mise en œuvre de réformes structurelles majeures.

  2. Le Gnôme

    La lessiveuse est dépassée, surtout avec les cambriolages qui se multiplient. L’or physique, c’est bien, encore faut il avoir un endroit où le planquer, parce que loue un coffre à la banque est hasardeux. Effectivement, le bitcoin est une solution élégante.

    1. Aristarkke

      Vendredi matin, dans une grande surface de bricolage de l’ Essonne, au nom enchanteur, le client était accueilli par une expo de petits coffres-forts…

      1. Anarcho Asperger

        Laissez moi vous raconter une histoire vivifiante datant de mars 2013 à propos de Bitcoin, extraite du livre « Digital Gold » p.183 :

        Voici comment Wences Casares, Argentin de 41 ans, (donc fin connaisseur des crises monétaires en tout genre), fondateur de la start-up Xapo, (portefeuille Bitcoin en ligne) attira l’attention d’un parterre d’investisseurs lors d’un repas d’affaire :

        « Pour prouver combien c’était facile [de transférer de la valeur avec Bitcoin], Wences demanda à Blodget [cofondateur et CEO du magazine Business Insider] de sortir son téléphone et il l’aida à créer dessus un portefeuille Bitcoin vide. Une fois que ce fut fait, Wences utilisa le portefeuille Bitcoin de son propre téléphone portable pour envoyer 250 000$, soit 6 400 bitcoins, sur l’adresse Bitcoin fraîchement crée par Blodget. Cette somme d’argent transita ensuite vers chacun des téléphones portables des convives présent autour de la table dès qu’ils eurent configuré leur portefeuille Bitcoin. N’importe qui aurait pu s’enfuir avec les 250 000$ de Wences, mais ce n’était pas vraiment un risque avec ce groupe de personnes [tous déjà millionnaires]. à la place, en même temps que l’argent circulait, Wences vit les rires des invités et leurs yeux écarquillés de surprise au sujet de ce qu’ils observaient. »

        Révélateur non ? La démonstration par l’exemple est toujours terriblement efficace.
        Puissent les grecs minimiser leurs pertes et leurs souffrances grâce à Bitcoin.

    1. royaumont

      Dans le sauve-qui-peut grec, on peut penser à multiplier les solutions pour planquer des avoirs. Le bitcoin a sa place dans ce mix, aux cotés de l’or, du cash, etc…

  3. lateo

    Si la Grèce est éjectée (ou s’éjecte) de l’UE, pourra-t-on se fier au «résultat» pour juger quoi que ce soit?
    Je ne crois pas.
    Il serait alors trop important de montrer à tous (et surtout au Portugal et à l’Italie, mais pas seulement…) que quitter l’€uro, c’est l’Armageddon ; le pire qui puisse arriver à l’Europe politique, c’est un succès de la Grèce une fois sortie du carcan bruxellois.
    Avec cette hypothèse, quoiqu’il arrive la Grèce est sévèrement dans la mouise («soit tu te prostitue, soit on te tue»).

    1. Oui, mais tout est dans la dose ; trop taper sur la Grèce quittant l’euro, c’est risque de faire paniquer les marchés et enfoncer toute l’Europe. C’est aussi prendre le risque de jeter la Grèce dans les bras de Poutine.

      1. lateo

        C’est vrai que d’un autre côté, c’est aussi la mouise pour les «institutions européennes»… Qui sont dans une voie sans issue, réduites à des non-choix.

        L’option russe serait cocasse.
        Surtout si à terme la Grèce devient un hub de distribution du gaz russe et engrange les brouzoufs à la pelle pendant que l’UE se pèle les miches ou éclate son budget énergétique (en même temps que toute sa rhétorique anti-pétrole/anti-charbon/anti-nacléaire…), faute d’avoir un peu trop fait chier leur fournisseur d’énergie pas trop sale et pas trop chère.

        1. Bon apparemment, c’est plié : l’option russe ayant été balayée (cf ceci : http://rt.com/business/268780-eu-russia-sanctions-extension/ ) et la Grèce ayant donc probablement pris position pour l’extension des sanctions, cela veut dire qu’en contrepartie, elle n’ira pas fricoter avec Poutine, ce qui veut aussi dire qu’elle a donc obtenu une rallonge.

          Rangez les petits-fours et ne vous précipitez pas sur les DAB : la catastrophe a (encore une fois 😉 ) été évitée.

              1. theo31

                L’UE est une vaste blague, à l’instar de la nomination du braconnier devenu garde chasse. Elle va encore se coucher histoire de continuer un peu la fête du slip.

                1. Aristarkke

                  Ce n’est pas aussi illogique que cela paraît d’ embaucher un ancien braconnier comme garde-chasse. S’il se maintient réglo, son efficacité promet d’être bonne puisqu’il connait les ficelles du camp adverse… 😉

            1. john

              Les Grecs s’en fichent, ils sont dans la position du surrendetté qui n’a, en quelque sorte, rien à perdre, mais beaucoup à faire perdre.
              Ils ne craignent plus le défaut car ils n’ont plus de déficit primaire (contrairement à la France). Ils ont déjà mangé leur pain noir.
              Et de toute façon, la dette ils ne peuvent pas la rembourser, et meme avec la meilleure volonté du monde, même avec une super croissance, ils n’y arriveront jamais à cause des intérêts, s’ils sont à un taux normal.
              D’où l’idée de l’Europe de noyer le poisson et de baisser artificiellement les taux d’interet pour « geler » la dette sans qu’il y ait de défaut… mais sans la rembourser non plus, et en payant un taux d’interet qui est en réalité lésionnaire pour les créanciers (c’est à dire nous notamment en fait).

              Sauf que les Grecs, eux, s’en fichent. Que la dette soit gelée ou qu’il y ait défaut, ça ne change rien pour eux. Ils ont déjà pris la recession dans la figure et se sont déjà ajustés à ce qui aurait toujours du être leur PIB et leur niveau de vie. Quant à leur réputation, ils sont déjà discrétidés depuis belle lurette. Et à la rigueur un défaut proche de 100% leur permettrait de réemprunter sans dotue un peu.

              En clair, la dette ne concerne plus les grecs.

              Ils peuvent donc monnayer leur comportement pour que le montage du gel de la dette tienne. Car ils peuvent tout faire fouarer et ficher une trouille énorme aux marché financiers et donc indirectement à toute l’europe ! Ils ont en fait un poids politique énorme ! Alors qu’ils sont un nain economique.

              Syrisa l’a bien compris et en joue. Quant à nous, à refuser de constater comptablement notre perte et de la prendre, je pense qu’on a pas fini de faire la danseuse.

              1. argone

                oui c « préliminaire » mais dans cette news on apprend aussi que :

                « Gazprom avait annoncé un accord avec des géants énergétiques européens, l’anglo-néerlandais Shell, l’autrichien OMV et l’allemand EON ouvrant la voie à un doublement des capacités du gazoduc Nord Stream vers l’Allemagne par la Baltique. »

                Le bizness continue…

                1. gameover

                  Oui parce que les restrictions commerciales concernent les pièces détachées et installations pour le pétrole… mais pas le gaz… on appréciera la différence.

          1. john

            Hum pas sûr, car il a du fric, plein de fric (un peu comme l’Iran qui est assis sur un tas d’or noir). Mais il est devenu un paria et risque d’etre vraiment isolé financierement et de connaitre le meme sort que l’Iran s’il s’isole trop. Plus il crée d’aliances et de ponts économiques , qui sont autant de breches dans le mur qu’on est en train de mettre autour de la Russie, plus il tiendra longtemps.

            Poutine a un reel interet à créer des liens avec tout ce qui n’est pas européen ou américain. Un plus il arriverait en chevalier blanc aux yeux des grecs, ce qui est toujours mieux que d’etre celui qui tape du point sur la table. Poutine est un malin, il saisira l’occasion s’il y a une occasion a saisir.

    2. Caton

      Le budget de la Grèce présente un excédent primaire. Ce n’est pas le cas de la France. Si la Grèce est « sévèrement dans la mouise », que dire de la France?

        1. Duff

          Effectivement parler autant de la Grèce c’est cacher le cas italien. On vante les réformes de Renzi mais sur le terrain de la croissance c’est l’encéphalogramme désespérément plat.

            1. Duff

              Sauf erreur de ma part, le service de la dette ponctionne un % du PIB hallucinant (>4%) plus qu’en Grèce. C’est un petit miracle si la démocratie n’ait pas encore sautée là bas. C’est très fragile, le mouvement 5 étoiles est toujours au dessus des 20% de voix.

        2. john

          @ H16

          Je crois que c’est erroné, l’Italie est en meilleure posture.

          D’abrod elle n’a pas de déficit primaire :
          http://www.challenges.fr/economie/20140109.CHA9049/le-deficit-italien-grimpe-a-3-du-pib.html
          Ils sont dans la meme situation que la Grece : ils s’en foutent de faire défaut fondamentalement puisqu’ils n’empruntent plus structurellement, ils paient seulement des interets.

          D’autre part, ils ont une industrie existente relativement compétitive. Contrairement à nous.

          1. On peut analyser les choses de différentes façon, mais de plusieurs points de vue, l’Italie serait bien la suivante dans les dominos ; notez les taux d’intérêts sur les bons italiens (à peu près double des Français), le montant de leur dette (non seulement relative, mais aussi nominale), et l’appréciation par les investisseurs de la capacité de l’état italien à lever l’impôt : dans ces trois domaines, la situation est bien pire que la française.

            1. john

              Un défaut supplémentaire : la natalité est moins dynamique que chez nous, et la croissance potentiellement moindre (à gestion économique égale).

              Ceci étant, en tant que créancier, il vaut mieux un surrendetté qui peut survivre et rembourser un peu, qu’un moindre surrendetté qui fait de la cavalerie et qui est incapable de faire face seul à ses besoins primaires sans une bonne récession à venir.

              Une remarque : Si les taux refletaient une réalité quelconque, ils tourneraient autour de 95 % au japon et en grece, 20 chez nous et en Italie.
              Tout est bidonné par les BC qui modèlent les taux de marché en fonction de leurs rachats d’obligations du trésor.
              Si ces rachats cessaient on serait aux taux que j’indique, c’est à dire en défaut de paiement.

              Ok pour le reste, mêmle si le montant de la dette n’est pas en soi une donnée partinente, mais plutôt la capacité à la rembourser qu’il l’est, je pense (mais c’est ce que vous sous-entendez).

              1. « Tout est bidonné par les BC qui modèlent les taux de marché »
                Justement. Si même bidouillé, les taux de l’Italie sont supérieurs à la France, ça n’augure rien de bon.

                1. john

                  Si on met la France face à l’Allemagne, avec des taux finalement assez proches, mais des situations pourtant bien differentes (aucune marge de manoeuvre d’un côté, de quoi voir venir de l’autre), je pense que les taux ne veulent vraiment pas dire grand chose, meme en relatif d’un pays par rapport à l’autre.

              2. Caton

                la natalité est moins dynamique que chez nous

                La natalité en France est essentiellement celle des immigrés en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Ce n’est pas franchement un plus d’un point de vue économique.

              3. theo31

                « ils tourneraient autour de 95 % au japon »

                Bah non. Les créanciers du Japon sont les Japonais. Le jour où l’Etat fait faillite là-bas, les créanciers auront droit à un gros doigt d’honneur.

    1. Black Mamba

      En lisant, hier des articles sur le Grèce, c’est exactement la même pensée qu’a eu WP, il a commencé relire des articles H16 sur le sujet …
      Il cherche la méthode la plus simple pour se constituer un portefeuille btc.

      1. DoS

        Franchement ?! Achetez une petite maison au Portugal à la place.
        Au moins vous aurez en plus la joie de profiter de la vie, du climat, de la nourriture, de la mer.
        Le problème du survivalisme est que l’on ne profite pas de sa vie dès lors que l’on ne pense qu’au pire.

        Je propose de changer de paradigme et de vivre avant d’être mort.

        Size the day BM & WP, comme dans le cercle des poètes disparus.

        1. Calvin

          Le problème, c’est quand on a des enfants.
          Le point de vue change considérablement et le carpe diem laisse la place à un paradigme de survie familiale.

        2. Black Mamba

          Nous sommes encore jeunes, quoique disent les autorités Australiennes, se mettre à la retraite prématurément ou en mode survivalisme, ce n’est pas envisageable nous avons des bouches à nourrir et il faudra financer les études de nos enfants, la plus jeune à 8 ans …

          1. acarel

            Avec des enfants et une obligation à penser à leur avenir, nous sommes pris en otages. Nous sommes bon à tondre (travail, enfants famille et biens…il n’en faut pas plus à notre bon Etat pour ne pas nous oublier)

        3. john

          D’accord avec vous DoS, d’autant que ce que vous préconisez permet de faire un peu des deux. C’est une diversification ET un loisir. Mais pour profiter de la maison portugaise, il faudra quelques liquidités pour y vivre pénard. Quelques bitcoins mis de côté feront alors bien l’affaire 🙂

          1. john

            En ayant toujours à l’esprit que Bitcoin reste malgré tout une preuve de concept. Pas mettre tout son fric la dessus. Mais une bonne diversification.

        4. theo31

          Le survivalisme, ça coûte foutrement cher de vivre en autarcie comme ses lointains ancêtres. Car vous supprimez la division du travail, et sans elle, pas de prospérité possible.

          1. Calvin

            Le survivalisme, ça permet de tenir les quinze jours difficiles, le temps de la reprise en main par la clique à Melanchon.
            Ensuite, on va avoir quelques mois/ans de répit, du gros n’importe quoi, des vidages de coffres, et, là, on aura le pays foutu.
            Faudra tout rebâtir.

              1. Duff

                C’est bien fort de ce constat que la ploutocratie bruxelloise rêvent de supprimer la démocratie : Certains avaient immédiatement compris dès 1920 que dans un régime socialiste la croissance était impossible puisque les prix sont faux. La démocratie est la seule menace pour ces ODS (les oints du seigneur de Charles Gave inspirée de Thomas Sowell). Plus de référendums, des traités validés par des assemblées de godillots aux ordres etc. Des Monti tombés comme un cheveu dans la soupe, la BCE qui s’est emparée du pouvoir à Athènes etc. Ce n’est que le début à mon avis, on n’a encore rien vu de ce que ces gens sont capables.

  4. Marco33

    La Grèce est un cadavre que les lapins crétins veulent à tout prix réanimer.
    D’après l’histoire cinématographique, les zombies ne sont rarement sympatiques…

  5. Gerldam

    Il me semble qu’un compromis sera trouvé. Il ne coûtera pas forcément bien cher: la BCE va « prêter » à la Grèce, le montant exact de ce qu’elle doit au FMI. L’argent ne touchera jamais la Grèce et l’honneur sera sauf. Il y a certainement des arrangements entre grosses banques centrales et le FMI pour que le résultat soit peu dolore.
    Idem pour l’argent dû à la BCE.
    On a donc recourt une fois de plus à la technique désormais bien rodée de tous ces appatchiks européens: KICK THE CAN DOWN THE ROAD.
    Combien de temps cela peut-il durer?
    Ma réponse personnelle est: très, très longtemps.

  6. Peste et coryza

    De toute façon, c’était inévitable… mais on a fait durer, avec pour seuls résultats d’accroire les souffrances des grecs (bien réelles) et le gaspillage de pognon. Tout ça pour que l’euro ne vole pas en éclat.
    La seule question qui reste est : qui va payer la facture ?

    «soit tu te prostitue, soit on te tue»
    La mort ou l’esclavage ont toujours été l’aboutissement de l’endettement.

    En tout cas, si ça marche, ça va être intéressant. La France, l’Italie, l’espagne, le portugal, l’irlande… n’ont plus d’intérêt à rester dans l’euro. L’Allemagne et ses vassaux de l’est, si (d’ailleurs beaucoup de pays de l’est ne sont pas dans l’euro, c’est le cas de la rep tchèque et de la Hongrie).

    @Lateo
    La Grèce peut toujours aller voir les russes et les chinois… eux ont de la thune à ne plus savoir quoi en faire (surtout les chinois), et des intérêts à placer eu Europe.

    1. lateo

      Il resterait bien une filiale de la SARL « islamiste-affilié-à-al-quaeda » en Grèce justifiant une intervention de l’OTAN si d’aventure les grecs étaient subitement trop potes avec «les méchants».
      Question de droits de l’homme, tout ça : on ne peut quand même pas laisser la «mère de la démocratie» aux mains des méchants…

        1. lateo

          L’Europe n’a rien contre les nazis qui l’aiment.
          Dernier exemple en date : l’Ukraine.
          Et ce n’est pas comme si le premier président de l’UE n’avait pas «légèrement» fricoté avec le 3ème Reich [ https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Hallstein ], paraît-il qu’il avait bien réfléchi à une «Europe allemande» et qu’il était plus rationnel de reprendre le boulot en l’état plutôt que de repartir de zéro.

          1. john

            La fiche wiki ne parle pas de participation active. Il y a tout de meme une difference entre resistance, passivité et rôle actif. Si pour vous ne pas être resistant et être nazi sont assimilables, dans ce cas tous les allemands qui ne sont pas morts dans un camp étaient nazis ..

            1. lateo

              Non. Mes précédents posts ne sont pas passés, mais c’était un cerveau du régime. Et pas le seul du genre a être recyclé pour «l’Europe».
              Une simple cherche suffit à trouver pas mal de matière.

              1. john

                En tout cas ca ne transparait pas dans le lien que tu as fourni.

                Le but affiché de l’Union Européenne à la sortie de guerre était la paix. Ca fait 70 ans que les 25 pays européens de l’union ne se sont pas tapé dessus. C’est un cas unique dans l’Histoire de l’Europe depuis des siècles.

                Et pourtant à la sortie de la guerre, je pense que pas mal d’Européens n’auraient pas dit non à une petite revanche.

                Donc sur ce point, je pense que l’idée de promouvoir un marché commun pour éviter la guerre, est une franche réussite (qu’on oublie un peu trop d’ailleurs).

                Alors si un ancien nazi a participé à la paix, eh bien tant mieux.

                1. lateo

                  [ironie sans méchanceté]Leçon bien apprise, un bon point. [/ironie]

                  Fais des recherches. Ce que je t’invite à découvrir c’est que «l’Europe» est une construction pourrie, hautement hypocrite et qui n’a rien de pacifique. Et ce, depuis son embryon.

                2. Jiff

                  « Alors si un ancien nazi a participé à la paix, eh bien tant mieux. »

                  Le souci ça n’est pas (vraiment) lui, c’est qui tirait ses ficelles dans l’ombre; et le tire toujours…

                  D’ailleurs, CDG avait déjà parfaitement compris ce jeu saumâtre à l’époque (d’où « la politique de la chaise vide »): https://www.youtube.com/watch?v=v7PfTAOAp6M (de 2:00 à 3:47, le point d’orgue commençant à 2:48.)

  7. rassama

    Petite typo:
    « Au passage, si ça peut se passer comme ça en Grèce, cela peut très bien se passera ainsi en France.  »

    On sent bien l’hésitation entre l’affirmation et le potentiel ^^
    bon du coup ça peut ou ça va se passer? ^^

    1. royaumont

      VGE a fait quelques perles dans sa carrière (réforme Haby, regroupement familial, SME, loi Pleven, constitution européenne), mais il est loin d’être sot. De plus, il ne craint plus rien.
      La France et l’Europe étant entre la Russie et les USA, nous avons tout à gagner à rééquilibrer nos relations vers l’est, c’est pour nous une clé pour défendre notre indépendance économique et politique.
      J’avais supposé, au moment de la crise en Ukraine, que c’était une pomme de discorde entre Europe et Russie créée de toute pièce par les USA, justement pour interdire un rapprochement où ils ont trop à perdre (la mainmise sur l’europe). La réaction de VGE va dans ce sens.

        1. Peste et coryza

          On parle bien du même Giscard, énarque et machine à calculer, qui conchiait Pompidou parce que ce dernier était « que » normalien fils d’instituteur auvergnat ? (Pompidou a à son actif une anthologie de la poésie française qui fait encore autorité… et un bon sens paysan doublé d’une culture livresque que n’avaient pas Giscard… mais Giscard valait infiniment mieux que Sarko ou Hollande).
          Giscard a abaissé la France par détestation de celle ci (un problème apparemment très répandu dans l’histoire de France, lisez « c’était de Gaulle » de Pierrefite).

          Que la France et la Russie ont intérêt à être alliés, c’est une évidence : la Russie est trop loin pour nous menacer, mais gêne notre rival outre Rhin, l’Allemagne.
          Que la France et l’Allemagne ont intérêt à être alliés, c’est vrai aussi : la pire chose que craint une puissance maritime comme l’Angleterre, c’est un bloc continental. Mais ça laisse à Allemagne les mains libres à l’est (ben oui, ça fait 1000 ans que les allemands veulent leur espace à l’est, Merkel réussit avec l’arme économique là où le moustachu a échoué avec les panzer).
          La France et l’Angleterre, je vois pas… par contre, abaisser sa puissance maritime et financière, ça oui !

          Les USA, c’est encore plus compliqué : c’est la plus grande menace, mais le client sur lequel on marge le plus…
          Les USA sont aussi une puissance maritime et financière : ils n’ont aucun intérêt à voir des puissances continentales comme l’Allemagne et la Russie s’associer (ce qui s’est déjà fait : du genre tu me laisses l’est et les balkans, et je te laisse l’Ukraine et le Caucase). La puissance industrielle allemande avec l’énergie et les ressources russes… ça laisse songeur.

          La France… c’est compliqué aussi. On a une culture de puissance continentale, mais on a le deuxième espace maritime au monde… on est présent dans toutes les zones où l’avenir se joue, mais on s’englue en Europe, qui passe de plus en plus sous la coupe Allemande (ne serait-ce qu’avec les pays de l’est, qui se réfugient sous les ailes de l’aigle bicéphale par crainte du retour de l’ours).

      1. theo31

        La loi Pleven, c’est sous Pompidou. En revanche, tu oublies la plus belle perle du vieux débris : les accords d’Helsinki. Evidemment, il se trouvera bien un crétin pour dire qu’il était libéral.

        1. Duff

          l’impôt sécheresse de 76 ou comment inventer l’écologie punitive par l’impôt : Brillante innovation immédiatement repérée et amplifiée pour les pastèques et les socialistes officiels.

  8. Alzheimer

    La Grèce pourrait bien servir de cobaye à une autre solution « élégante » : l’instauration d’une monnaie entièrement électronique.

    Dans les négociations, Bruxelles et les lobbies de l’industrie du télépaiement, imposent un deal : on vous soutient « dans » l’euro comme une corde un pendu, mais vous mettez en place un système de monnaie électronique parallèle DrachMoneo sur lequel transite obligatoirement toute transaction avec l’Etat (impôts, subventions, allocs, paie des fonctionnaires…)

    L’Europe fournit les quelques millions de terminaux. Chaque citoyen grec aura donc son compte DrachMoneo. L’Europe fournit aussi et gère le logiciel de contrôle, de paramétrage des taux et de reporting (aka surveillance !)

    Dans un deuxième temps, on oblige les employeurs privés à payer les salaires sur ce compte. Puis on limite et taxe les transactions en liquide.

    Ce système électronique agit comme cliquet sans retour. Tout ce qui y entre ne peut plus en ressortir. Progressivement il aspire la quasi totalité du PIB.

    Après un tel essai en vraie grandeur, le système sera étendu à toute la zone Euro, et signera le retrait de la monnaie liquide.

    Autant ce scénario est très beau sur le plan technique, autant c’est un cauchemar pour les libertés. Un monde où toute transaction est surveillée, voire bloquée, par l’Etat est une affreuse dictature.

    1. Adrien

      On y est déjà, en dictature. Faut retrouver une déclaration de Sapin n’hésitant pas à annoncer devant un public conquis (fonctionnaires des impôts et forces de l’ordre je crois) que « on a le droit de savoir » ce que les Français font de leur cash. Terrorisme, sécurité, bombes qui explosent, tout ça.

      1. Peste et coryza

        Je ne suis pas convaincu que ce possible, surtout avec les grecs et les italiens.
        Déjà qu’en Italie, il y a trois économies (la légale, la « au black », la criminelle, chacune étant indispensable au pays), je ne crois qu’une monnaie électronique soit acceptée : elle risque de faire flancher 2 des 3 !

      2. Alzheimer

        Ah mais je suis d’accord. On est déjà en dictature. Juste qu’elle n’est pas encore « affreuse ».
        On a à bouffer (Lidl), on peut râler au bistrot « Chez H16 », on peut même partir en vacances à la plage de Bray-Dunes si on veut !

        1. Calvin

          Amusante ta remarque.
          Puisqu’on est dans un pays de bisous, surtout depuis Charlie, je propose que l’on inverse le préfixe con- avec bon-.
          Les boncitoyens français, c’est à dire les bontribuables de France, vont devoir régler une partie de la dette grecque.
          Avec l’aide des cons du Trésor (public).

          1. Sémaphore

            C’est malheureusement plus que probable… Et pour une paille de trois mille euros par foyer fiscal, ce qui se traduira, justice sociale aidant, par zéro pour certains et 21 ou 24 mille pour d’ autres. A part cela, tous égaux, n’est-il-pas???… 😈

      1. john

        Remettons les choses dans le contexte :
        Ils n’ont contraint personne à leur prêter. Ils n’ont pas adhéré à l’union par la force. Ils n’ont forcé personne à remettre au pot en 2012. Et aujourd’hui nous restons libres de nos choix.

        Certes, ils ont menti, mais d’une part, un créancier se doit de vérifier la solvabilité de son débiteur, et cela était facile à faire. Leur duperie était une tarte à la crème.
        Ensuite ils ont volé par la ruse, pas par la force. Donc en 2012 nous ne pouvons pas les accuser.

        1. Calvin

          Ils ont menti mais on leur a donné mandat pour mentir.
          L’UE a demandé à des experts impartiaux (sic) de valider leurs comptes pour pouvoir entrer dans l’euro.

        2. theo31

          N’empêche qu’un créancier avisé n’aurait jamais prêté un euro à un pays qui a été en défaut de paiement pendant plus de 50 ans depuis 1830.

          On s’en bat les couilles que la Grèce aie été le berceau de la démocratie : on ne prête pas à des magouilleurs.

        3. Jiff

          « un créancier se doit de vérifier la solvabilité de son débiteur, et cela était facile à faire. »

          Lis l’excellent article de Charles Gave (mis en lien par le taulier) et tu comprendras tout de suite le pourquoi du comment…

    2. royaumont

      Combien de personnes vivent en France d’activités non déclarées. Un million ? Deux ? Plus encore ? Je souhaite bien du plaisir à ceux qui devront gérer une telle masse de sans-ressources.
      Couper les vivres à autant de personnes, c’est jouer avec des allumettes dans une poudrière.

      1. Peste et coryza

        Bah, ça c’est déjà vu… La France l’avait fait avec les soldats au moyen age…. ça a donné des groupes de 16000 personnes pas très sympathiques et aux noms évocateurs.

        @H16
        Petite question : où sont es serveurs qui stockent les bitcoins ?
        Je gage mon chapeau que si l’état dans lequel de situe ces serveurs a des problèmes de phynances, il enverra surement quelques matamores pour « faire un retrait ».

        1. Il n’y a pas de serveurs qui stockent bitcoin. Il n’y a pas de stockage de bitcoin, déjà, pour commencer. Il n’y a qu’un ledger, un journal des transactions, et ce journal est stocké en P2P sur des milliers de noeuds (des particuliers).

          Beaucoup de gens ne comprennent pas que Bitcoin a été construit, à la base, pour ne faire confiance à personne, donc pas à des serveurs, des entités quelconques, et surtout pas à l’État. Il a été conçu aussi, par effet de bord, pour que « empêcher bitcoin » revienne à « empêcher internet ». Autrement dit, si un état veut empêcher bitcoin, il doit réfléchir au coût d’opportunité de le faire (interrompre internet et en supporter les conséquences vs laisser faire et en supporter les conséquences).

          1. john

            Il y a quand meme un entre-deux. Selon moi, l’Etat pourrait punir l’utilisation du bitcoin, sans interdire internet.
            La peur, la difficulté de s’en servir comme moyen de paiement quotidien le rendrait confidentiel. Il marcherait toujours, mais serait avant tout une valeur de reserve dans les pays qui l’interdisent, et non plus un moyen de paiement facile. Ce pour quoi il est conçu à la base.

        2. seldoon182

          Lorsque l’on vous dit que vous détenez des bitcoins, cela n’est pas tout à fait vrai. Il faut penser aux porte-monnaies Bitcoin comme étant des clés qui déverrouillent une quantité de bitcoins en circulation (actuellement 14 437 500 bitcoins en 2015). Lorsqu’une transaction à lieu en bitcoin, aucuns jeton n’est réellement transféré vers un autre portefeuille, c’est la propriété des clés qui change de main. En réalité, Bitcoin ne peut pas être considéré comme étant une « monnaie ». Il n’y a aucun fichier informatique qui permet de représenter l’unité de compte Bitcoin. Le seul fichier associé concerne les données de votre portefeuille qui agit comme une sorte de titre garantissant la propriété d’une partie des bitcoins stocké dans un grand livre de compte, la blockchain. Lorsque vous réceptionnez de nouveaux jetons dans votre porte-monnaie Bitcoin, vous augmentez ce pourcentage de part dont vous êtes maintenant propriétaire. Votre porte-monnaie est votre clé pour accéder à cette propriété.

      2. Alzheimer

        Le jeu est l’âme de la mécanique. Un moteur parfaitement ajusté ne fonctionne pas. De même, le cash, le black, l’informel… c’est de l’huile dans les rouages, du jeu qui encaisse un choc mal calculé.

        Priver les gens de débrouille, c’est provoquer des drames sociaux.

        Mais ce n’est pas parce qu’une économie exclusivement électronique ne peut pas fonctionner qu’ils n’essaieront pas. On a déjà vu des entêtements idéologiques catastrophiques.

        L’exemple ci-dessus (introduction d’un DrachMoneo), montre qu’un tel processus est possible. De façon soft, caractéristique de l’établissement progressif de notre dictature actuelle, et non pas de façon brutale, qui serait rejetée immédiatement (grenouille ébouillantée).

        Le porte-monnaie électronique est le cheval de Troie d’une élimination du cash. Si les Grecs sont obligés d’en adopter un, on a du souci à se faire et il faudra envisager des modes de réaction plus, euh… dynamiques. L’enjeu en terme de libertés est trop fort.

        1. john

          Ca ne marchera jamais, car si vous enlevez toutes les monnaies physiques (pièces, billets), les gens utiliseront d’autres types de monnaie, tels que des biens facilement echangeables, ou à la rigueur des monnaies étrangères comme dans tout bon pays marxiste/socialiste-revolutionnaire où le dollar est la monnaie de fait, en parallele avec la monnaie d’Etat qui ne vaut plus rien.

          1. john

            La monnaie ou moyen d’échange d’Etat n’est utilisé que tant que la commission qu’il prélève (sous forme d’inflation, contrôles fiscaux, etc ..) reste inférieure au coût d’utilisation d’une monnaie alternative non étatique.

            1. Alzheimer

              Certes, mais avec un Etat aux abois et fortement répressif sur CE sujet, le coût de l’illégalité peut être exorbitant. Genre une amende de dizaines de milliers d’euros si on se fait choper = ruine totale.
              Cf par exemple l’amende ahurissante pour incitation à sortir du RSI.

              Les pays de l’Est n’étaient pas dans une logique de prédation du patrimoine de leur peuple. Nos gouvernements actuels et à venir, oui. Nous entrons plus en spoliature* économique qu’en dictature idéologique.

              C’est d’ailleurs le risque avec le Bitcoin : une répression démesurée, y-compris en piégeant les utilisateurs avec des « pots de miel », pour l’interdire de fait.

              *néologisme libre de droit.

  9. Adrien

    Hache, un de vos tweets est cité dans un live du Figaro, avec le premier dessin ! La classe.

    Ce qui d’ailleurs me fait dire (l’existence du live du Figaro avec une news sur la crise grecque toutes les 5 minutes s’entend) qu’un accord-de-dernière-minute est bouclé et qu’on est repartis pour un tour. La Grèce est sauvée !

  10. Val

    Tout ceci sent vraiment le roussi . Autant je crois au BTC comme outil de transfert rapide et efficace , autant je m’en méfierais comme outil de stockage long terme . Mon point de vue est que BTC ne se monnaiera pas trop bien dans le contexte de chaos qui se profile à l’horizon . Apres s’il ne s’agit que de gestion de portefeuille et de risque « normal », en avoir un peu peut être pertinent . Mais j’ai qd même des doutes sur la martingale btc(comme pour toute martingale d’ailleurs ,surtout pour nous autres gens du commun et derniers dindons entrants) , un banquier m’a dit que btc était fortement détenu par le FBI , et cela semble confirmé par wired http://www.wired.com/2013/12/fbi_wallet/ mais bien sûr ce n’est qu’un point de vue .

    1. Remarques sages. On ne mettra pas sur BTC l’argent des patates. Et on pourra s’en servir si l’on doit fuir un pays qui subit un chyprage, ou mettre à l’abri quelque argent pendant un peu de temps. Sur quelques jours, les envolées de BTC sont maintenant plus rares…

    2. seldoon182

      La question du stockage des Bitcoins est une question primordiale ! Un portefeuille Bitcoin géré avec un bon Brainwallet ne peut pas être attaqué. La perte de ces bitcoins est du à une mauvaise gestion. Lorsque tu fait tomber ta glace par terre, ce n’est pas la faute du cornet, ni du marchand.

      Concernant l’outil de stockage qu’offre Bitcoin je ne suis pas du même avis que toi. En effet, sachant qu’il n’y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins en circulation. Le stock de richesse de l’humanité est actuellement estimé à environ 250 trillions de $ (estimations de la valeur de marché de tous les actifs sur la Terre).

      Si ne serait-ce que 0,1% de la valeur actuellement stockée en actifs divers (terrains, immeubles, actions, obligations, or, comptes bancaires…) devient stockée en bitcoins, cela impliquerait que la masse monétaire des bitcoins soit égale à 250 milliards.

      250 000 000 000 / 21 000 000 = 11 904 $ par bitcoin.

      0,1% étant pessimiste.

      1. gameover

        Je pense qu’il faut uniquement tenir compte de l’actif circulant.
        J’avais fait un calcul pour l’or et j’étais arrivé à $10,000 l’once.

        1. seldoon182

          Bitcoin n’est pas seulement qu’un système de stockage, c’est également un système de paiement très performant. Diverses études projettent pour 2020 un marché des transactions hors cash de 780 trillions de dollar (soit 780 000 milliards). Si l’on suppose encore 0,1% de ces transactions aura lieu en bitcoins (ce qui, étant donné que Bitcoin est plus performant que les autres systèmes de paiement existant, est somme toute assez raisonnable), cela implique qu’une valeur de 780 milliards de dollar $ devra être transférée via des bitcoins chaque année à partir de 2020.

          En supposant une vélocité monétaire de 2, c’est-à-dire un peu plus élevée que celle du dollar actuellement, et 20 millions de bitcoins en existence (pour simplifier), cela nous fait un prix par bitcoin de :

          (780 000 000 000 / 20 000 000 ) / 2 = 19 500$

          0,1% étant toujours pessimiste.

  11. Kazar

    Un compromis sera trouvé, ils veulent tous conserver leurs places !!! Un grexit ferait pas mal de dégâts, et mettrait à mal l’euro. Donc ils vont continuer à faire de la cavalerie, c’est à dire à prêter de l’argent pour rembourser un autre emprunt.

  12. DoS

    Les premières ont été les banques à fuir ce pays, puis les riches, puis les fonctionnaires. Reste Toto qui n’a pas d’autre choix que de se faire voler ses derniers sous. La Russie me semble un moindre mal dans cette hypothèse.
    La Grèce ne résistera pas et il n’y aura pas de sang. Reste que le monde entier est sensible au petit nerveux qui a une tendance à se projeter là où il ne devrait pas.

    J’ai comme une impression qu’il y a un vecteur directeur dans notre monde aujourd’hui, tenter de fuir en BTC, ou en avion est une action vaine.
    Je miserais plus sur le vélo, l’abris survivaliste, la combinaison H16 certified et un retour à la culture de patates.

    Une chose importante et qui pourtant s’effrite avec notre argent: l’amour, l’amitié, la famille. Si il ne reste plus rien, alors il est important de conserver le plus important.

    Ça et mon livre Aventure&survie.
    Bon, 200 pompes pour tous le monde. On se bouge bande de larves….

  13. brunoarf

    2015 : une série de 25 raz-de-marée va venir s’abattre sur la Grèce. Ces raz-de-marée, ce sont les échéances de remboursement. L’un après l’autre, ces 25 raz-de-marée vont percuter la Grèce.
    Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    Echéancier de remboursement : pour cette année, dans le menu déroulant, cliquez sur « 2015 » : http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

    30 juin : la Grèce doit rembourser 1,539 milliard d’euros au FMI.
    10 juillet : la Grèce doit rembourser 2 milliards d’euros de bons du Trésor.
    13 juillet : 450,475 millions d’euros au FMI.
    17 juillet : 1 milliard d’euros de bons du Trésor.
    20 juillet : 2,095 milliards d’euros à la BCE.
    20 juillet : 1,360 milliards d’euros aux banques centrales nationales.
    20 juillet : 25 millions d’euros à la Banque Européenne d’Investissement.
    7 août : 1 milliard d’euros de bons du Trésor.
    14 août : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.
    20 août : 3,020 milliards d’euros à la BCE.
    20 août : 168 millions d’euros aux banques centrales nationales.
    4 septembre : 300,317 millions d’euros au FMI.
    4 septembre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.
    11 septembre : 1,6 milliard d’euros de bons du Trésor.
    14 septembre : 337,856 millions d’euros au FMI.
    16 septembre : 563,094 millions d’euros au FMI.
    18 septembre : 1,6 milliard d’euros de bons du Trésor.
    21 septembre : 337,856 millions d’euros au FMI.
    9 octobre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.
    13 octobre : 450,475 millions d’euros au FMI.
    6 novembre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.
    7 décembre : 300,317 millions d’euros au FMI.
    11 décembre : 2 milliards d’euros de bons du Trésor.
    16 décembre : 563,094 millions d’euros au FMI.
    21 décembre : 337,856 millions d’euros au FMI.
    Question :
    Avec quel argent la Grèce va-t-elle rembourser ces 25 échéances ?

      1. Caton

        Mais non… ça fait longtemps qu’on n’en a plus. Ça sera plutôt l’argent des enfants ou des petits-enfants encore à naître.

    1. gameover

      04/06/2015
      « En difficulté financière, Athènes est en pleines négociations avec ses créanciers, UE et FMI, sur un accord qui permettrait de débloquer la dernière tranche des prêts internationaux au pays, soit 7,2 milliards d’euros, de quoi honorer ses dettes. »
      __________
      Prête moi de l’argent pour que je te rembourse
      C’est juste du roulage de dette.

  14. Honorbrachios

    C’est une remarque niaise mais il faut quand même la faire… en quoi un pays ayant l’euro et faisant n’importe quoi ne peut il faire faillite ?! Ou on a signé un truc pareil ?

        1. Laurent

          Donc l’avenir d’un continent dépendrait d’un groupe de gens, pas très fortunés, pas très violents, qui vont simplement prendre LEUR argent au guichet.
          Si un système aussi énorme peut tomber suite à de si petites actions, autant qu’il tombe tout de suite.

          1. Caton

            Note que c’est aussi le cas en France. Pourquoi crois-tu que les retraits sont limités à ce point dans la plupart des banques?

            1. john

              Je crois pas que le bank run soit la menace là tout de suite.
              Les limitations c’est surtout que ça rend difficile les échanges d’argent à l’abris des regards.
              C’est pour compliquer et restreindre l’économie « au black ». Et pour pas que les gens ralent on dit que c’est pour lutter contre le terrorisme.

              Si le manque de cash était le problème, il leur suffirait d’en imprimer et de laisser la BCE intervenir (ce qui est le rôle d’une banque centrale à la base, qui n’a normalement pas vocation à imprimer du fric, ou « sauver » des banques mort-vivantes, mais juste éviter que les banques saines manquent de cash si trop de créanciers viennent solder leur compte en même temps) et le problème serait reglé définitivement.

              1. Caton

                Pour Q4/2014, d’après Jean-Pierre Chevallier, les leverage réels étaient :
                – Natixis : 45,9
                – Société Générale : 35,5
                – Crédit Agricole : 26,2
                – BNP-Paribas : 30,4

                Cela se passe d’explication supplémentaire…

                Au passage, la taille du bilan de BNP-Paribas, c’est 96,3% du PIB de la France.

              2. Honorbrachios

                Non non, c’est bel et bien pour éviter un bankrun en France que les limitations ont étés mises en place. La situation est critique même s’il y a blackout total sur le sujet , de plus , si c’est déjà en place, il sera plus facile de le renforcer le jour j…

      1. royaumont

        Peut-être parce que les banques investissent les dépôts avec des leviers hallucinants et que des retraits massifs pourraient faire s’écrouler le château de cartes qu’est le marché obligataire.

          1. john

            Les leviers ne sont pas un problème en soi, mais il doit y avoir une contrepartie : pas de sauvetage des banques en cas de faillite.
            Naturellement les gens viendraient alors à regarder les comptes des banques et à éviter les canards boiteux ayant trop de levier

              1. Caton

                Le levier est un problème dans la mesure où les banques jouent au casino avec les dépôts de leurs clients. Si c’était leur propre argent, je ne dis pas…

                1. john

                  Si les banques n’étaient pas « sauvées », les gens (sensés) y regarderaient à deux fois avant de confier leur argent. Les banques devraient donner des gages de garantie, présenter leur bilan de façon claire, etc ..

            1. john

              Les banques centrales devraient rester ce qu’elles étaient à l’origine , une mutuelle interbancaire assurant la liquidité aux banques solvables en cas d’urgence. Elle ne devraient pas être un organisme étatique de sauvetage des banques et des états en déroute créant de l’argent ex-nihilo

        1. Caton

          Peut-être parce que les banques investissent jouent les dépôts au casino avec des leviers hallucinants

          Voilà, j’ai corrigé pour vous.

  15. vegeta

    Sa marche bien le chantage : ou tu me donneS ma dose (d’argent « public ») ou je vais voir le dealer poutine et je ne te rembourse pas

    1. Calvin

      En même temps, il y a une différence importante entre Poutine et l’UE :
      – l’UE te permet de re financer ta dette ad vitam eternal,
      – si tu ne rembourses pas Poutine, il va venir te couper un doigt, puis deux doigts, puis la main, puis la tête….

        1. Calvin

          Sur ce coup là, je donne quittus à Poutine.
          Les russes savent montrer les muscles.
          La veulerie des européens a touché un plafond.

  16. Pheldge

    Ne vous inquiétez plus ! Tout va s’arranger : «Jack is back» Les trois mots postés par DSK dans son premier tweet …et qui affolent le web !

    Le grand économiste que le monde nous a envié est de retour ! 🙂

    1. Pheldge

      Ce sont des citoyennes présumées innocentes sauvagement discriminées et rouées de coups par des voyous racistes et xénophobes! c’est ignoble et j’espère qu’elles ont pensé à porter plainte ! nous sommes dans un état de droit ! Ah mais , monsieur …

      1. Peste et coryza

        Ce sont des petits joueurs. Dans l’est, c’est semelles en béton + plongeon dans le Danube… avec la police qui n’en a rien à f**tre (en Roumanie, ls policiers roulent avec leurs propres voitures, avec leur propre essence, et souvent payent de leur poche armes et uniformes… normal qu’ils tournent au « café » et qu’ils bien moins regardant que leurs homologues français).

        1. Grosminet

          Vous exagérez sévèrement ! Les cas de policiers roumains qui payent l’essence pour leurs déplacements professionnels, c’était le cas il y a une bonne dizaine d’années, plus maintenant. Quant à l’achat de l’arme et de l’uniforme, je n’ai jamais entendu de chose pareille, surtout dans le cas de l’arme (le régime de détention et de commerce des armes est très contrôlé en Roumanie, bien pire qu’en France). Sachez de plus qu’en règle generale, en Roumanie un policier n’est pas à plaindre du point de vue de sa situation matérielle, corruption oblige, encore que même de ce côté ci les choses s’améliorent, bien que les cas où la police locale est de mèche avec les malfaiteurs en tout genre sont encore fréquents.

  17. guillaumebougard

    je me demande si l’EU et les US ne devraient pas se declarer simultanement en cessation de paiement et laisser les Chinois, les petromonarchies et autres economies a surplus commerciaux artificiels se demerder. Apres tout, l’EU + US = 2/3 de l’economie mondiale, donc on peut dire un gros fuck you au reste du monde, qui n’aura d’autre choix que de dire yes boss.

    1. Honorbrachios

      Je crois que c’est ce qu’ils voulaient faire mais les chinois et les russes ont vus le coup venir et pris des dispositions pour pas se faire plumer. Il y a quelques articles là dessus sur leblogalupus et zerohedge

      1. john

        Les pays arabes investissent en EU et en US pour ne pas subir la perte de valeur des liquidités USD/EUR qu’ils possèdent. La Chine s’autonomise, assure ses approvisionnements, crée son armée, se crée un marché intérieur et une zone économique en dehors de l’europe et des USA, est en train de mettre en place une monnaiecrédible , etc ..

    1. Black Mamba

      Si tu t’adresses directement au maître , les commentaires sont mis en modération , tu peux être certaine qu’il le lira .

  18. john

    @H16

    Comme vous avez l’air assez interessé par la question des monnaies numériques, pourriez-vous indiquer les monnaies que vous suivez avec intérêt, et la(les)quelle(s) êtes vous prêt à investir dessus (hormis le Bitcoin puisqu’on devine que c’est déjà le cas)?

Laisser un commentaire