Le salariat va disparaître et l’État français ne s’y prépare pas.

Un des derniers billets de Verhaeghe (que je recommande) sur l’uberisation de la sécurité sociale met en avant l’importance de l’actuel statut du salarié pour expliquer le fonctionnement (et la fin inévitable) de la Sécurité sociale à la française, et explique assez bien pourquoi, dans cette optique, le Léviathan a faim de ces contrats de travail en particulier, au détriment des autres formes de rémunération, pour perdurer.

Je partage bien évidemment cette analyse, et je voudrais profiter de ces quelques lignes pour l’étendre.

Tous les jours se multiplient des exemples d’évolutions, voire de révolutions, dans le domaine de l’emploi et des nouveaux services que les individus sont à même de proposer. Ainsi, Le Monde nous relate la toute récente introduction du « Flex » travail chez Amazon, aux États-Unis : moyennant des conditions d’accès très simples (majorité, permis de conduire, pas d’antécédents judiciaires), n’importe qui peut s’improviser coursier pour le compte du géant en ligne.

oh filocheBien sûr, La flexibilité de ce travail (tant dans les horaires que dans le mode de travail détaché de toute hiérarchie) est le revers d’une pièce où la couverture sociale est entièrement laissée à la responsabilité du coursier : l’entreprise permet à « l’employé intermittent » d’aménager complètement ses horaires, son lieu de travail, mais ne s’occupe pas de son assurance maladie ou chômage. Rien qu’ici, on comprend déjà toute l’insurmontable abomination qui peut se lire dans les yeux exorbités de l’un ou l’autre de nos militants syndicaux communistes tout droit issu de l’inspection du travail qui, à l’évocation d’un tel statut, est déjà pris d’une rage folle (Gégé, surveille ta tension).

La réalité c’est que, comme tout le reste, le travail salarié tel qu’on l’entend de nos jours est quelque chose qui évolue à grand pas. La révolution industrielle a permis des gains énormes de productivité par la spécialisation et la division du travail. L’arrivée des technologies de l’information est en train de modifier profondément le rapport qu’on aura avec cette spécialisation et cette division du travail : l’Humanité aura encore longtemps besoin d’experts et de la division du travail, mais un même individu va pouvoir se spécialiser dans plusieurs domaines et travailler pour plusieurs clients au cours d’une même journée ou d’une semaine.

En effet, il était jusqu’à présent complexe d’organiser, de coordonner, de répartir les tâches, de transmettre et de partager l’information ; ceci nécessitait des infrastructures coûteuses, présentes dans des entreprises où la concentration capitalistique est importante, et constitue de fait un ticket d’entrée élevé qui imposait aux individus de se joindre à l’entreprise (via le salariat) plutôt que de la concurrencer. À présent, grâce aux nouvelles technologies, le ticket d’entrée s’est véritablement effondré : un smartphone ou un appareil équivalent (qu’il soit mobile ou spécialisé) permet de remplir des douzaines de fonctions d’un seul coup, ce qui crée de nouvelles opportunités pour répondre à des besoins existants, et, mieux encore, peut créer de nouveaux besoins qui nécessitent de nouveaux emplois. Bientôt, il ne sera plus nécessaire, ni rentable (et à terme, ni même possible) de travailler pour le même employeur huit heures par jour, tous les jours, pendant 20 ou 30 ans, et multiplier les employeurs entreprises clientes et les occupations sera monnaie courante.

oooh filocheOr, de façon particulièrement intéressante, on apprend parallèlement à ces développements, dans un exemple choisi récemment mais en réalité placé au milieu de cent autres tous aussi illustratifs (Gégé, si tu me lis, …), que les inspecteurs du travail et ceux de l’URSSAF ont une fâcheuse tendance à saboter les contrats des auto-entrepreneurs qui ont eu l’outrecuidance de travailler pour des collectivités locales. En effet, depuis avril 2015, le directeur régional de l’Urssaf Bretagne a jugé bon de prévenir par courrier les élus locaux que l’emploi de ces dangereux individus pourraient facilement les faire sombrer dans l’illégalité du travail dissimulé.

Ce n’est pas une nouveauté, tant l’inspection du travail que les URSSAF ayant cette propension naturelle à prétendre dégotter du travail dissimulé dès lors que les rentrées d’argent frais ne sont plus aussi bonnes, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’indépendants, de petits patrons, d’auto-entrepreneurs, bref, autre chose que des salariés. Le coup du DG de l’URSSAF breton était donc prévisible et il n’étonnera que les plus naïfs — ou les plus cyniques — encore prêts à croire que ces organismes travailleraient vraiment pour l’intérêt des parties concernées (Gégé, si tu me lis encore, …) alors qu’en réalité, ces administrations, quasiment en roue libre, fabriquent tous les jours un peu plus de misère.

URSSaf

Eh oui : l’État aime les salariés tendrement, avec gourmandise même parce que ce sont les moutons les plus faciles à tondre. Outre qu’ils remplissent très habilement la niche d’action des socialistes et des communistes (celle étiquetée « forçats de la Terre » et « classes exploités »), ces salariés sont aussi la source de la force des syndicats et, par facilité de ponction, celle des administrations et des myriades d’organismes sociaux qui tournent autour.

La disparition de ces salariés signifie très clairement l’évaporation des syndicats (ou du moins, ceux qu’on connaît) et la perte complète du levier des administrations, des organismes ponctionneurs et redistributeurs. En outre, cette disparition signifie aussi qu’on transforme un corps social assez bien défini en une masse d’individus assez indépendants dont les besoins et les demandes sont de moins en moins agglomérés et qui, nouvelles technologies obligent, ont les moyens de le faire savoir. Ces différents éléments expliquent aussi pourquoi la disparition de ce statut effraye à ce point les élus et les administrations qui ne savent absolument pas comment gérer cette nouvelle donne. Un indépendant est, par construction, plus difficile à « sédentariser », à traquer, à ponctionner.

Mais voilà, posez-vous la question : l’avenir est-il aux grandes entreprises multinationales aux salariés toujours plus nombreux, ou, au contraire, aux corporations qui reposeront sur le travail collaboratif d’individus détachés ? Bien évidemment, il ne s’agit pas de dire ici que les grandes entreprises comptant des dizaines de milliers de salariés vont disparaître du jour au lendemain, mais bien que la tendance nouvelle, celle qui imprimera durablement le XXIème siècle ne sera pas celle de la concentration. Pour rappel, l’Éducation Nationale, c’est plus d’un million de fiches de paie. La SNCF, c’est 250.000 employés. Microsoft n’arrive pas à la moitié (117.000 personnes). Google n’en occupe pas la moitié (57.000). Quant à Uber, il en compte 2200… Dès lors, l’avenir repose-t-il sur de grosses administrations, de grandes entreprises aux bureaucraties lentes à réagir, ou sur des entreprises très dé-concentrées capable de s’adapter à base salariale réduite à sa plus simple expression ?

Or, bien malheureusement, plutôt qu’accompagner la société dans son changement, plutôt que favoriser les auto-entrepreneurs, les petites structures et plutôt que favoriser la prise de risque et de responsabilité des citoyens qui le font vivre, tout montre que l’État français a choisi de combattre cette profonde mutation, de mettre en œuvre tout ce qu’il pourra pour asticoter, agacer, persécuter, ponctionner ceux qui tentent de s’adapter à la nouvelle donne.

Forcément ça va bien se passer.

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Commentaires236

  1. Le Gnôme

    Je crois qu’il faudra encore des usines pour la fabrication du matériel, difficilement réalisable par des individus seuls, mais que le reste sera « uberisé », et où chacun s’assurera selon ses besoins ou ses capacités. Le Gégé est mort, mais il ne le sait pas encore.

      1. Aristarkke

        Je ne le crois pas car les robots peuvent convenir à de la fabrication de très grandes séries mais pas à de la petite série ou du cousu main. Un domaine qui y échappe totalement est par exemple le bâtiment où la force humaine reste omniprésente. Et des auxiliaires qu’ on pourrait qualifier de robots embryonnaires éventuellement, s’ils ont une petite utilité dans la construction neuve sont complètement inutilisables dans l’entretien des mêmes bâtiments une fois occupés… Par exemple : le porte ballon électrique qui permet à un seul opérateur d’accrocher les gros ballons aux murs, en particulier les versions horizontales. Même topo entre la construction automobile neuve et l’entretien…

          1. Istvan

            Je suis curieux de voir ce que ça va donner l’impression 3D « macro » dans le bâtiment… Les premiers tests (en chine d’ailleurs) ont permis de construire le gros oeuvre d’une vingtaine de maisons de style pavillon avec une imprimante et une équipe réduite pour l’alimenter en matières premières VS probablement 20 équipes complètes pendant plusieurs jours/semaines pour arriver au même résultat « à la force humaine » et avec les techniques actuelles.

          2. FASTNET

            Pour les travaux publiques on ne peut pas faire autrement : chaque chantier est un prototype.
            La FNTP a bien des scénarii, mais depuis 20 ans rien ne bouge.
            Pour faire une LGV, une Autoroute ou un Port/Aéroport les robots ne sont pas encore autonomes.
            Reste des drones terrestres radioguidés mais il y aura encore des « pilotes » !

          3. Aristarkke

            Pour encore un bon bout de temps car la mise en oeuvre de robots de fabrication ailleurs que dans une usine conçue ou adaptée pour cela n’est pas aussi assurée pour un futur proche que vous l’imaginez..
            Ou alors, il faudra que les robots progressent énormément pour devenir aussi adaptable que l’homme à un environnement varié, inattendu et non completement modélisable au préalable sans parler des intempéries météo. Allez visiter un chantier de construction aussi banal qu’un immeuble d’habitation de plusieurs étages (il doit bien y en avoir en Belgique et je doute qu’ils y soient mieux organisés et plus propres que ceux de Grance) et nous en reparlons. Même chose pour les travaux publics de voirie, d’assainissement, etc… Et ces corps de métiers plutôt pénibles, sont en fait demandeurs de pareils aides pour des raisons évidentes de gestion de personnel…. En ce qui concerne les voitures, il est exact qu’elles sont en partie construites par des robots industriels mais selon une logique de progression dans l’élaboration du produit qui disparait une fois qu’il est achevé. Si pour changer un filtre à huile ou les bougies, il faut prévoir de déposer le moteur complet par un robot pour le confier à un autre robot qui fera les opérations avant de le rendre au premier qui le reposera…Et merci de ne pas me répondre du style « d’ici un ou deux siècles… » 😛

              1. Aristarkke

                ??? Lis donc la PQR des bouseux et tu verras que le vol de tracteurs et autres matériels agricoles est une activité en constant développement… (à destination des pays de l’ Est) quand ce n’est pas le siphonage des réservoirs…

                1. sam player

                  @Val
                  T’es pas obligé de partir en vacances non plus pendant que le GPS fait le job.
                  Travaillez, prenez de la peine, c’est le fonds qui manque le moins…

        1. albundy17

          pour le cousu main, fait confiance ne serait ce qu’aux imprimantes 3D.

          Il reste un laps de temps pour remplacer les opérateurs « d’entretien » mais ça arrive, vite.

        2. jean philippe

          Désolé de vous décevoir mais si vous tapez « imprimante 3D maison » vous allez recevoir le choc de votre vie… Finies les équipes pléthoriques dans la construction, et pour l’instant il ne s’agit que de maison individuelles ou de petits ensembles, mais rien n’interdit de penser que l’on puisse le faire sur de hautes constructions…

          1. Pwet

            Pour la raout merdiatique de l’année dernière à propos des maisons imprimé en 20 heures pour 2500 USD : http://3dprint.com/57764/winsun-3d-print-fake/ tout le monde s’est fait roulé dans la farine et les démentis n’ont pas tapissés les journaux, c’est le moins qu’on puisse dire. Cependant, la « recherche » avance à grand pas dans l’impression 3D « macro » et d’ici 5 à 10 ans … Va y avoir du maçon au chaumage ( faute d’orthographe ou jeu de mot ??? ) à mon avis.

        3. gameover

          Harry
          Au sujet des robots, petite et grandes séries, services etc…
          Tu raisonnes par rapport à un existant mais quand on automatise un process on repense complètement le produit : là où dans l’automobile on faisait des durites de refroidissement à partir d’un simple bout de tuyau coupé à la demande, on fait des durites moulées (c’est un exemple).
          Les produits sont devenus modulaires pour aussi permettre une maintenance aisée : démonte un smartphone, il y a une dizaine de modules maxi qu’il est très facile de tester et de changer.
          La modularité des équipements qu’ils soient industriels ou ménagers a commencé avec la sous-traitance et l’apparition des ensembliers.
          Beaucoup de métiers dans le bâtiment vont avoir à faire leur révolution pour repenser les utilités en tant que réseaux avec interconnexions modulaires : électricité, plomberie etc… afin d’éviter des interventions coûteuses sur site, en prix et en délais.
          Tu prends en exemple le ballon d’eau chaude mais tu attaques le problème par le mauvais bout : l’utilité du ballon est de stocker de l’eau afin de :
          – la chauffer la plupart du temps en heures creuses : mais le problème et le coût de l’énergie et le lissage de son utilisation. Si l’énergie est moins chère et de proximité il n’y a plus besoin de ballons.
          – et aussi pour des raisons de confort d’utilisation : mais on n’a pas besoin de ballons de 250 litres pour cela.

          C’était juste pour reprendre ton exemple et montrer que les problèmes se résolvent souvent quand les contraintes de base sont analysées autrement.

          Tu parlais de l’entretien automobile : changer un cardan, même si ça ne prend qu’une demi heure c’est une plaie à cause des éléments qu’il faut démonter ou déconnecter (direction, suspension) et écarter et il faut même vidanger la boîte de vitesses ! C’est une hérésie alors qu’il serait possible d’avoir un composant très simple prenant la place de l’ancien avec une connexion en aval de la boîte et une connexion en amont de la roue sans avoir à démonter autre chose.

          1. Aristarkke

            Si tu viens me chercher sur la construction automobile et l’entretien de ces engins, on va péter du téra-octet dans les mémoires de l’hébergeur de notre hôte comme pour rire;;; 😆
            Ton système de deux flasques (un en bout d’un demi-arbre en sortie de boite et un autre en bout de cardan côté boite) assemblés par six vis existait chez VW pour la Golf I, la Polo I et le Scirocco I sorties en 1974/75. Cela rendait le changement de cardan comme un jeu d’enfant sans aucune obligation de démonter partiellement le train avant ou de vidanger la boite. Je ne sais si VW a continué depuis dans cette voie parce que je n’ai pas eu de VW plus récent… Mais cela n’a pas été copié par beaucoup…
            Ford pour les Fiesta I et II avait un système un peu moins pratique quoiqu’il évite de vidanger la boite, lui aussi…

            1. gameover

              C’est bien pour cela que j’ai choisi l’automobile vu que je sais que tu aimes bien tout faire toi-même. A 18 ans j’ai moi-même démonter mon premier moteur de 750 (K6) dans mon studio d’étudiant et rectifié le vilebrequin suite à une gamelle ayant emporté le carter d’alternateur 😀 et le volant y attaché…

              Sur Audi, je n’ai pas encore démonté mais le cardan est flasqué coté boîte mais passe toujours à travers le moyeu coté roue.

              Toussa c’est pour dire qu’il est possible de construire autrement pour permettre la maintenance. Il suffit que le surcoût éventuel au moment de la construction se récupère assez vite au moment de la maintenance. Avant d’avoir mes enfants je n’avais jamais eu à changer de cardans sur une voiture… mais leurs manies de sauter les trottoirs et d’enclencher la marche avant juste après une marche arrière sans immobiliser le véhicule entre les deux fait que depuis je suis un bon client chez Oscaro 😀

              1. Aristarkke

                Ne pas oublier de déposer l écrou qui serre le cardan dans le moyeu! 😆 Une fois que tu as déposé le flasque côté boite, la sortie du secteur crénelé côté moyeu ne pose pas de difficulté. C’est quelquefois un peu dur à cause de la poussière ou de la corrosion qui le fait se coincer mais quelques bons coups de massette sur une autre massette en appui sur le bout du cardan en viennent facilement à bout. Éventuellement, suspendre le cardan avec de la ficelle pour qu’il soit à peu près en ligne aide convenablement aussi…

          2. Aristarkke

            On utilise les gros ballons en raison du nombre d’utilisateurs potentiels et du fait du tarif réduit nocturne. Mais il y a une perte à cause de la déperdition thermique du ballon et du coût de l’ abonnement qui mange une partie de l’ économie. Cela dit, comme la chauffe du ballon n’est pas très rapide, un 100L devient incontournable hors tarif réduit même si un puisage de 30L est déjà plutôt une rareté…

            1. albundy17

              Sans tarif « réduit » les ballons sont une connerie.

              Suis même pas certain de la rentabilité avec heures creuse vs une prod instantanée

                  1. gameover

                    Chaleur massique de l’eau : 4.18 J/°C/g

                    Soit une température d’entrée de l’eau de 10¨C et une température de sortie de 45°C soit une différence de 35°C et un débit de 6 litres par minute ça fait :

                    4.18 x 6000 * 35 / 60 = 14 630 J/s = 14.63 kW

                    1. sam player

                      @Val Harry
                      Un T850 en fait.

                      Le T-850 est un modèle de Terminator présent dans le film Terminator 3. Il s’agit d’une évolution du T-800. En effet, le T-850 est plus résistant et plus réactif que le T-800. On sait également qu’un « programme de psychologie humaine de base » lui a été ajouté. Ce programme lui permet notamment de mieux appréhender les comportements humains et donc de mieux les prévoir, améliorant ainsi son efficacité dans la traque de ses proies.

                      Le T-850 a également une mise à jour de son « sens de l’humour ». (wiki T800) 😀

                1. albundy17

                  Tu te laves ? mrgreen:

                  non, pas besoin de 10Kw pour une douche, par ailleurs, qui ne possède pas un abonnement 45 A.

                  Après, suffit de prévoir, les réchauffeurs instantanés sont minuscules, t’en met à chaque point de puisage, en économisant même le long trajet entre ton gros ballon qui prend de l’espace et coute un bras a remplacer.

                  1. shoot again

                    MDR Albundy, c’est bien pour cela que je t’ai mis préventivement le calcul pour t’éviter d’être ridicule.
                    C’est juste de la physique !

                    Tiens t’auras droit à mon shoot again !

                    1. albundy17

                      c’est embêtant ça, tout ces préparateurs instantanés pour douche qui se vendent, sans compter les chaudieres ECS micro acumulation totalement elec qui distribuent une maison complete, le tout sans centrale nucléaire à coté

              1. Aristarkke

                Il n’y a pas que la problématique économique à prendre en compte. Il y a aussi le confort d’ utilisation qui passe par la constance de la température de sortie de l’ ECS. Seul le ballon de stockage permet cela. Les chauffe-eaux électriques instantanés sont une rareté (Cedeo ne les propose même pas aux professionnels) plutôt incommodes d’ utilisation (selon l’aveu d’ un client qui m’a fait remonter un mini ballon de 30 L) outre qu’il faut un abonnement de 12 KW mini sans pouvoir utiliser les radiateurs électriques dans le même temps sous peine de disjonction…

                1. gameover

                  Oui Harry. Et perso pour éviter un tirage d’eau froide pendant 30 secondes le temps que l’eau chaude arrive j’ai mis une pompe de recirculation qui se déclenche avec une horloge en semaine ou sur l’allumage de la lumière dans la salle de bain.. c’est génial.

      2. Pheldge

        Patron ( les anges chantent tes louanges ) je vous trouve aujourd’hui d’un optimisme débridé et néanmoins suspect, qui tranche avec l’habituel CPEF ! Parce que IMHO, du temps va s’écouler avant que les générations actuelles, formées à l’école que nous connaissons et qui recommande tout sauf la prise de risque et l’investissement personnel, se détournent du très protecteur et rassurant statut de salarié.

        1. Aristarkke

          Quitte à tirer la langue pour louanger lourdement le taulier, évite de le tutoyer. Cela ne se fait pas dans l’obséquiosité…

            1. Aristarkke

              Je parle de l’obséquiosité qui est un faux respect outrageusement surjoué pour paraître crédible. Dieu n’interdit pas à ses fidèles de le tutoyer sous la réserve que ce soit un tutoiement respectueux car Il ne permet pas qu’on traite Son nom et Sa réputation à la légère (Ex 20:7 ou Lev 24:16 par ex). Dans le Notre Père donné comme modèle par Jésus, l’ entame courante est Notre Père qui es aux cieux; Que Ton nom soit sanctifié; Que Ton règne vienne (etc…). Comme Jésus l’ as donné en modèle, il serait assez étonnant que le tutoiement soit répréhensible en tant que tel s’il reste empreint de respect comme il sied à un enfant de s’adresser à son propre père.

              1. Pheldge

                Le tutoiement en français dans « Notre Père » est assez récent , ça doit dater de Vatican II , c’était le cas dans la messe en latin ( que tu as très bien connue 😉

        1. Black Mamba

          Pour tendre notre pelouse, nous avons une tondeuse robot programmable , finit les heures de tontes, nous avons une imprimante 3D , nous faisons appel à ses services pour remplacer des petites pièces cassées ou pour simplement éviter de commander… Le temps de programmation est long pour le moment mais avec de la pratique nous arrivons à réduire ce temps de réflexion …,

                1. Pheldge

                  Vas-y fais l’innocent ! y’a pas ton alcoolyte le soudard bleuâtre pour te tirer d’affaire aujourd’hui, alors tu flambes pas, hein , mon vieux saligaud … 🙂

                  La main dans le sac ( celui de l’intéressée …) que tu t’es fait chopper ! parce que parmi toutes les consonnes restantes de l’alphabet , 19 , tu as, comme par hasard choisi celle qui pouvait « donner des idées » ! Et tu viens encore nous jouer les Tartouffe Tartuffe ? tu ne manques pas d’airs 🙂

            1. Black Mamba

              A l’heure actuelle, il existe des imprimantes pour fabriquer les couronnes céramiques, bridges simples et inlay -onlay mais la machine coûte une fortune, de l’ordre de 60 000 euro à 80 000 , il faut compter le consommable et la caméra optique … Pour espérer rentabiliser la machine , il faut faire une dizaine de couronne la semaine . Et pour chaque couronne fabriquée , il fait encore verser des intérêts à la marque.
              A moins de s’associer , le joujou est trop cher pour nous , il nous bouffe notre marge et très rapidement de nouveaux modèles plus performants sortent tous les 2 ou 3 ans … WP a failli craqué pour un de ces engins mais moi, là ministre des finances , j’ai dit non …

              1. Kermit

                Concernant les imprimante 3D dentiste (ou plutôt mini centre d’usinage outils diamants), j’ai un ami qui fourni le matos d’occase « refurbished » (je sais plus comment on dit ça en français). Il fournit aussi les consommables. Beaucoup de dentistes passent par lui (ceux qui le connaissent). Il doit y avoir quelqu’un d’équivalent dans ta région.

                  1. sam player

                    Refurbished est correct et très usité pour reconditionner, remettre à neuf mais sans changer les fonctions principales (rebobinage de moteur électriques, remise à neuf de machines).
                    Reengineered c’est plutôt repensé, restructuré avec des modifications importantes, genre on repart de zéro et ça concerne plutôt des projets.

          1. albundy17

            la tondeuse robot, c’est une tuerie, épatant que le gouvernement ne se penche pas sur le dossier vu le manque à gagner qui se développe. J’ai de plus en plus de clients qui s’en équipent, lassé de payer une misère aux tondeurs et le reste en charge.

            BM, quelle marque, surface, depuis quand et indice de satisfaction STP ? (j’en veux une pour chez moi :mrgreen:)

            1. Black Mamba

              Nous sommes déjà à la deuxième génération … La première , on l’a eu pour une bouchée de pain , il faut départ délimiter le terrain avec une barrière de fils électriques enterrés. Les capteurs détectent le fil et la machine reste dans la limite. La deuxième machine , on peut lui programmer ses heures et elle fait bien le travail , le seul hic , le terrain doit être parfaitement plat sinon elle se coince … On doit revoir la délimitation du terrain , les capteurs parfois ne visualisent et la tondeuse du coup se balade sur le bitume 🙁

              1. albundy17

                Arf, j’ai dû te demander des infos confidentielles…

                Chez 2 clients, terrain complétement accidentogène, piscine (ce qui serait embêtant si le robot capte rien) pas de soucis en 2 ans, husqvarna. C’est cher, mais pas tant que ça

                1. shoot again

                  Perso 2000m².
                  J’ai déjà essayé les robots mais il me faudrait des centaines de mètres de fil guide. Si les systèmes de triangulation n’arrivent pas assez vite, je vais m’y coller.

                  1. Pheldge

                    Tu peux essayer un guidage à partir d’un capteur GPS avec les corrections EGNOS pour avoir une précision métrique ou abonnement à Orphéon ou autre opérateur pour précision supérieure, à condition de disposer d’un plan de ton terrain qui soit géo-référencé ( googlemaps ou même le géoportail IGN sont pas assez précis ) . Sinon, tu as les systèmes de télémétrie qui permettent au robot de se localiser par rapport à 3 ou plus points connus … il existe depuis longtemps des systèmes de guidage d’engin pour les terrassements ( GPS ) la mine ( télémétrie ) . Tu devrais pouvoir trouver du matos d’occase 😉

                    1. gameover

                      Pheldge c’est ce que j’appelle triangulation (3 points connus). C’est ce que l’on faisait en mer par rapport à des amers ou des stations radio.

                1. shoot again

                  Beaucoup d’arbres, d’arbustes, de dénivellations, de bordures et un passage obligé entre l’avant et l’arrière de la maison.
                  Les robots que j’ai essayés jusqu’à maintenant se tapent dedans et tournent en rond si je ne balise pas ces zones

                  1. Lark on the Wing

                    ahh! ces adeptes du Sam Suffit en pré week-end….. on imagine des aventuriers libéraux quelque peu dans le style Captain Blood (d’Industrie), et on découvre quoi ? des ingés spécialisés en tonte d’herbe….

                    et avec les herbes coupées, vous faites du compost ou du paillage, chère amie ?

    1. royaumont

      Certains secteurs industriels peuvent tout à fait fonctionner avec une myriade de petits ateliers spécialisés.
      La Chine,notamment, fonctionne beaucoup sur ce modèle.

      Ce phénomène est bien décrit par E Orsenna dans « Une histoire du coton ». Tout ancien ministre de Mitterrand qu’il soit, c’est un honnête homme et les conclusions qu’il tire de ses observations sont … surprenantes vu son pedigree.

      1. albundy17

        « Tout ancien ministre de Mitterrand qu’il soit, c’est un honnête homme »

        lol, ministre, miterrand et honnête dans la même phrase… Y’a un concours, je ne suis pas au courant !

          1. albundy17

            Ha oui, le temps efface tout, de la mémoire, c’est comme ça que l’on a des repris de justice aux manettes, les autres sont incompétents

          2. Pheldge

            Rectification, il n’a jamais été ministre ! conseiller de tonton, oui, « écrivasseur » de ses discours, oui, conseiller de ministres aussi je crois !

            NB: y’en a bien qui écrivent une docteure , une écrivaine, alors moi aussi je peux en faire des mots , et des rigolos en plus !

  2. Aristarkke

    J’apprécie aussi Verhaeghe mais son dernier billet sur la SS laisse un goût surprenant de sa part et plutôt amer. Après avoir rempli l’été de billets démontrant l’inanité de la SS tant dans ses buts réels que dans son fonctionnement, voila-t-y pas qu’il vient d’en commettre un où il parle de nouvelles pistes pour « la sauver » en l’état, telle quelle sans le moindre changement autre que de l’épaisseur du trait…Si j’admets volontiers qu’une assurance maladie est utile comme toutes les compagnies d’assurance, je suis hérissé à l’idée qu’on puisse envisager de garder ce monstre pétaino-communiste en vie aussi longtemps qu’on en aura une ressource dispendieusement dépensée… Evidemment si son porte-monnaie est inépuisable, c’est une option…

      1. Aristarkke

        J’entends bien. Je vous disais simplement que cet auteur avait la capacité de commettre des billets d’une convenable optique libérale pour subitement revenir à une orthodoxie collectiviste surprenante pour ne pas la qualifier davantage. Son article sur cette fringale de salariés qu’a l’Etat grançais est d’une logique aboutie de sa part puisque de son point de vue d’esclavagiste asservissant sa population, cela permet de la contrôler en tous points et en particulier, par le canal du « nerf de la guerre », aboutissant à des prélévements bordés, assurés, peu contournables et de surcroît payés par tout un tas d’intermédiaires qui anesthésient les payeurs véritables quant à l’identité de qui sort réellement l’argent de sa caisse. Cela permet de vendre une « tranquillité » d’esprit mais à un prix réellement ahurissant et d’autant plus que le résultat des promesses initiales justifiant ce coût est de moins en moins assuré quant à sa matérialisation…

        1. gameover

          Harry, il faut remettre les choses en place. Quand on divise le budget de la sécu maladie par le nombre d’assurés on arrive à 275 euros mensuel par personne et c’est du même ordre que les assurances privées en Suisse….
          … mais c’est une moyenne et le problème n’est pas celui des dépenses mais des recettes : la famille est une seule unité de recette mais de multiples unités de dépenses : un salarié permet de couvrir une, deux, cinq, dix personnes de sa famille.
          Et moi je vais payer (PP+PS) plus de 1,000 ou 2,000 euros pour moi tout seul alors que ce salarié ne va payer que 200 euros (PP+PS) et qui plus est, sur les bas salaires l’éxonération de charges est payée par mes impôts et je paie pour 10 ou 15 personnes.

          1. RBF

            « Quand on divise le budget de la sécu maladie par le nombre d’assurés on arrive à 275 euros mensuel par personne et c’est du même ordre que les assurances privées en Suisse…. »

            On parle toujours de prix, et on en oublie toujours les prestations. Parce que la LAMal, c’est du très lourd à côté de la SS !

            Puis cela ouvre les accès aux soins en Suisse, dont le système de santé n’est pas dans un état de délabrement comme le nôtre, et où il ne faut pas attendre 6 mois pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste !

            Avec 275 euros donnés en France, on a vachement moins bien qu’avec 300 euros donnés en Suisse.

            1. Aristarkke

              Et j’ai cru comprendre que les praticiens suisses ne se contentaient pas d’honoraires de misère, tellement même que BM en bave sur son clavier et que cela arrive jusqu’ici…
              A propos du délabrement, j’ai vu un articulet sur le fait que Chateau-Chinon, sous préfecture sera la première entité administrative de cette taille, en Grance dépourvue de médecin généraliste à la fin de cette année… Les habitants devront se taper 18kms A + 18 Kms R pour trouver le plus proche…
              Quant à ici, 30 kms au sud du périph’, c.a.d. pas vraiment la Grance profonde, nous inaugurons notre 13me mois sans le moindre généraliste

          1. Lark on the Wing

            Amusante, cette réflexion de notre cher prélat : je viens de commencer le livre de souvenirs de Philippe de Villiers, et sa charge contre l’Enarchie (qu’il connait pour en avoir été) éjouit mon vieux coeur de Landsknecht…. (je ne suis plus cavalier depuis nombre d’années, hélas).

                1. Lark on the Wing

                  « We aim to please, so will you aim, too, please ! »

                  Trouvé dans un vieux pub du Yorkshire aux tuyaux de cuivre astiqués à miracle, qui auraient tiré des larmes à Mr Harry….

    1. gameover

      Tu as raison Harry mais je pense que c’est parce qu’il pense une sécurité sociale parfaite dans une non-concurrence avec des besoins standardisés et c’est utopique. Mais en théorie ce serait effectivement le système le moins cher car il appert que dans les assurances privées les coûts de marketing sont assez important et grèvent les coûts fixes.

              1. Le Gnôme

                Quelque chose contre les nains, c’est pratique, un nain, ça ne prend pas beaucoup de place et certains se contentent de la pelouse !

  3. Aristarkke

    Le collectivisme n’aime pas, par construction, tout ce qui est indépendant car l’émiettage, l’atomisation de la masse ponctionnable rend cette dernière opération de prévarication, beaucoup plus difficile et complexe. Et ce type de ponctionneur n’ignore nullement que la liberté économique appelle la concurrence à court terme. Tout ce qu’il déteste d’autant plus qu’il sait qu’elle est porteuse de mort à terme pour son système.

    1. Istvan

      Le rêve de l’Etat (en général, français en particulier) : une société où tout le monde serait son « locataire de survie » :
      – plus de patrimoine significatif (succession hyper taxées, impôts faisant fondre le patrimoine type ISF, impôts et taxes sur la détention du patrimoine, etc.)
      – travail tellement cher qu’il est vraiment pas facile de trouver un emploi salarié et qu’une fois qu’on l’a trouvé, il est plus ou moins au SMIC
      – ne pas mourir de faim et s’offrir quelques loisirs bas de gamme (vacances CAF, etc.) grâce aux aides sociales.

      Dans ce monde merveilleux un politicien promettant une hausse d’une quelconque aide corromprait de fait immédiatement et légalement une large majorité de la population.

      Quelle horreur.

    2. bob razovski

      Voilà qui va encore emmerder Michel le Conifère, lui qui vante le paiement des impôts en ligne comme la première pierre de son édifice menant à la retenue à la source.

      Va se retrouver fort marri le pauvre, quand il devra gérer 20 millions de sources différentes. Autrement dit, sa réforme est mort-née.

      Ralalalala… C’est pas sympa pour Michel.

  4. Bonsaï

    On va donc assister à l’entrée parfois douloureuse dans une société des migrations, à tous les niveaux.
    On notera également que le retour au nomadisme n’est pas seulement un avantage ponctuel, d’un point de vue plus philosophique il évoque aussi la préhistoire, l’humanité d’avant la sédentarisation.
    Bref, d’avant les civilisations qui furent toutes développées sur une base sédentaire, notamment sur les bords de grands fleuves comme en Chine, en Egypte ou encore en Mésopotamie.

    1. Nyamba

      M’enfin mais non : la flexibilité de l’emploi n’est pas incompatible avec la sédentarité – et avec une économie tertiaire, on peut bosser de chez soi.

    2. gameover

      La sédentarisation vient surtout du fait ancestral de devoir cultiver soi-même pour subvenir à son alimentation et c’est donc né d’une contrainte. Quand cette nécessité a disparu, c’est le lieu de travail qui a sédentarisé certains. Mais maintenant c’est cette sédentarisation qui participe au chômage en diminuant la mobilité et la flexibilité.

    3. theo31

      Le nomadisme est incompatible avec le socialisme. C’est pourquoi ce dernier commence par mettre du barbelé autour du territoire où il sévit. Et c’est aussi pourquoi le socialisme est TOUJOURS nationaliste et impérialiste : le pillage permanent menant à la ruine, il est obligé de s’étendre pour survivre.

      1. Peste et coryza

        D’un autre coté, seuls les sédentaires peuvent (pouvaient ?) produire des biens constamment. Les nomades ne peuvent (pouvaient ?) pas, car ils ne peuvent déplacer un atelier ou un champ avec eux.
        En général, les nomades vivent sur le dos des sédentaires pour se procurer des biens manufacturés… on verra si ça change avec les imprimantes 3D.

  5. albundy17

    Plus puissant encore que Flex, une application android aux states permet de trouver la personne idoine pour un bricolage, une haie à tailler, une fuite impromptue, enfin tout ces petits machins qui pourrissent la vie et nécessitent beaucoup de temps et d’espoir pour s’en dégager.

    Ceux qui proposent leurs services sont notés par leurs commanditaires et affinent en fonction leurs tarifs, le client sait donc quand, combien, en quelques clics.

    C’est génial.

    Évidement en france, comme uber, nous ne sommes pas pret d’en profiter

      1. albundy17

        Navré, vu ce reportage il y a moins d’une semaine mais n’étant pas concerné, je n’ai pas noté l’appli, plutôt pensant à la préparation psychologique du travail précaire pour les français

  6. Nyamba

    Oh la la, spécialisation, division du travail… je ne puis m’empêcher de partager cet adorable article (ainsi que l’étude dont il est tiré) qui m’a fait sourire aujourd’hui : http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/30/une-etude-detruit-le-mythe-de-la-fourmi-travailleuse/
    Pour le reste, je doute très fortement de l’adhésion du lecteur moyen de l’Huma à cette nouvelle donne en matière d’emploi. C’est gentil de penser à Gérard et son petit cœur de syndicaliste – mais je suis sûre qu’il dort tranquille, assuré que la résistance sera héroïque. Bosser pour vivre et prospérer ? M’enfin, c’est un truc de bourgeois, ça.

    1. royaumont

      Bien sûr, il y aura des résistances, on peut même prédire que l’affrontement sera féroce (Uber nous en donne un premier aperçu). Mais plus cette logique se développera, plus il sera difficile de s’y opposer et plus l’obstruction sera perçue comme anti-économique et illégitime.

  7. Harold Glitch

    La chose exaspérante c’est de devoir remplir (et renvoyer) chaque mois les « formulaires déclaratifs relatifs aux impôts et taxes » même si vous n’avez eu aucune activité (TVA & URSSAF) Faute de quoi, vous recevez une punition pécuniaire pour avoir méprisé l’administration.

      1. Harold Glitch

        Pour faire gagner de la trésorerie à l’URSSAF, le fœtus pourra faire un paiement sans-contact avec sa carte BéBéCéBé. Il faudra simplement enfiler la carte lors de la conception avant de faire sa petite affaire.

  8. Gerldam

    Deux remarques: l’une, plus ou moins déjà faite est que, pour concevoir des moteurs d’avion, un smartphone est un peu short. L’autre est que cette ubérisation s’applique surtout à des jeunes. Passé 50 ans et surtout 60 (dans l’optiique d’une retraite à 65, voire 67 ans), je vois mal le gars grisonnant, sur son scooter, le smartphone à la main monter des étages pour réparer un robinet. Certes nous aurons plusieurs vies professionnelles dans ce siècle, mais il faudra trouver des occupations plus calmes pour les seniors, comme l’enseignement de leurs savoirs.

    1. « je vois mal »
      C’est parce que vous collez un système de travaux à une réalité sociologique qui n’existera pas. Les seniors vont se retrouver à faire autre chose, mais pas ce genre de travaux-là. Ca peut aller du baby/ado – sitting en passant par le coaching, etc… En réalité, personne ne sait ce que ça donnera exactement, mais une tendance générale qui devra concerner un tel marché (on parle de millions de troisième âge) ne pourra rester sans réponse.

      1. Bonsaï

        Et là, ça craint un peu avec les milliers de migrants dans la force de l’âge qui ne demanderont qu’à travailler, sans ergoter sur des questions de confort ou de sécurité.
        Les vieux à la casse, voilà l’avenir tout rose qui se prépare pour nous, les amis !

        1. gameover

          Bonsaï tu es dans l’auto-contradiction car tu oublies que si le coût d’une intervention baisse, alors le consommateur augmente son pouvoir d’achat en volume.
          De plus si le migrant travaille à bas coût alors c’est autant d’aides qui ne sont pas ponctionnées sur les autres… et c’est là aussi une augmentation du pouvoir d’achat.
          Le gain est donc sur les 2 tableaux.

            1. gameover

              Oui, je pense qu’effectivement le calcul des taxes repose sur ce principe et d’ailleurs la baisse actuelle des carburants est une opportunité d’augmenter les taxes : le malade supportera la ponction.

      2. Guillaume

        Des carrières courtes type footballeur. En gros, jusqu’à 25 ans tu te spécialises. De 25 à 45 tu tires le cash de cette spécialisation, et tu te créé un matelas.
        De 45 à la fin de vie, tu sors du métier ou évolue vers de la formation,etc. Et le matelas est investi dans d’autres activités : immobilier, ouverture de commerce…. Il n’y a plus vraiment de frontièere actif / inactif.

        Le problème, c’est que notre système fiscal n’est pas du tout adapté à ce mode de fonctionnement, car il va empecher la création du matelas en phase 2.

        1. Bonsaï

          De plus, chaque individu a un fonctionnement différent. Certains préfèrent nomadiser (pour ne pas dire « glander ») dans leur jeunesse, avant de s’attaquer au boulot sérieux. C’était le cursus classique, longues études puis randonnées pour connaître le monde, puis choix d’une carrière et installation…
          Bosser d’abord et glander plus tard, cette équation ne marche pas : vous êtes vous-même l’avocat la formule « bosser toujours »…

          1. Peste et coryza

            Personnellement, ce monde en transition m’effraie.
            J’ai choisi la voie longues études, mais boulot de suite, et ça a foiré… et je ne vois pas ce que je vais pouvoir faire dans un monde Uberisé…

  9. David Jeames

    En NZ, l’assurance santé et l’assurance chômage sont à la charge du salarié et ne sont pas obligatoires. Résultat : des charges sociales allant du 0 à 11% (au choix du salarié) uniquement pour la retraite et un salaire ultra-net 50% supérieur à la France (en tout cas dans mon domaine).

        1. albundy17

          sélection naturelle. Rhaaa, c’est troP injuste. En même temps après un rapide calcul de ce que je me suis fait ponctionné pour me protéger, j’aurais de quoi m’offrir deux transplantations cardiaque au cout actuel.

      1. Le lambda a de la famille, des amis, des relations et des intérêts chez ses clients et ses fournisseurs. Sinon, le lambda n’existe pas.

      2. David Jeames

        J’ai oublié de signaler que la conséquence directe est aussi une société de plein emploi. Donc le lambda au chômage, cela se fait rare. Sans compter qu’ici, il y a une vrai charité … Sûrement une conséquence des salaires ultra-net plus élevées.

        1. albundy17

          J’y pensai également, le plein emploi, la NZ est l’eldorado ? je ne connais pas. Inflation ?

          C’est épatant ces pays qui fonctionnent, la Norvege (dommage qu’on se les gèlent) couine en ce moment pour un taux de chômage en hausse à 3.5 (je crois), ils ont un pib par habitant double que le notre et pas de dette.

          1. Nyamba

            La NZ a ses difficultés propres (dans mon domaine, c’est toujours plus ou moins lié à l’élevage laitier et l’utilisation des terres) ; il reste que par rapport à la France, c’est incomparable.

  10. lom

    De fait, on peut conjuguer un statut de salarié en travaillant pour plusieurs entreprises différentes clientes.

    C’est le statut de consultant qui permet aux entreprises de se payer un expert pour une mission à durée limitée, sans devoir le gérer à vie et le placardiser. L’expert consultant n’a plus à subir la routine et chefaillon chef de service, l’entreprise cliente optimise ses coûts, ne payant que pour une mission, et pas toute la vie d’un gus qui lui même finit en bore out.

    1. Bonsaï

      Le choix de l’assurance est en effet libre (et il y en a un certain nombre sur le marché !). Toujours est-il que le citoyen est tenu de se couvrir de tout risque et par conséquent, de s’assurer à la compagnie de son choix.
      Même chose pour l’assurance dite « ménage » pour les petits tracas de la vie quotidienne comme la voiture qui percute le nain de jardin du voisin, ou le petit footballeur en herbe qui envoie par mégarde son ballon dans le salon d’à côté…

  11. yoananda

    L’état combattra cette évolution et la France se tiers-mondisera inéluctablement, puisque nos gouvernements calquent leurs politiques sur les pays du tiers monde, en font venir la population (qui a la mentalité adaptée), etc…
    Au moins ça a le mérite d’être cohérent.

  12. Higgins

    Le billet d’Eric Verhaeghe sur la disparition programmée de la Sécu par Uberisation est effectivement à lire.Un des corollaires à la perspective de voir disparaître le salariat est la robotisation à venir (http://lesmoutonsenrages.fr/2015/09/29/la-main-doeuvre-bientot-obsolete/).
    Nous connaissons tous ici Franck Lepage et sa démonstration impressionnante sur la langue de bois. J’ai pris le temps de regarder le spectacle complet (2h18 quand même) et je dois dire que, sans adhérer à ses conclusions, l’analyse qu’il mène vaut le détour (https://www.youtube.com/watch?v=9MCU7ALAq0Q). En particulier, il insiste à un moment sur la notion de révolution, au sens marxiste du terme. La nôtre a eu lieu parce que la société de l’ancien régime était en décalage avec l’évolution de la technique (arrivée en cours ou à venir de la vapeur) et les évolutions que cette technique allait engendrer. Bien que son spectacle date de 2007, il nous voit dans une situation comparable avec l’irruption d’une informatique facile d’accès et surtout avec l’arrivée d’Internet. Nous sommes à l’aube d’une révolution, nous en vivons les prémisses, dont il est difficile de savoir où elle va nous mener. Ce n’est cependant pas en faisant l’autruche (on devrait remplacer d’ailleurs notre coq gaulois par cet animal sauf que je ne sais pas si les autruches plongent leur tête dans le tas de fumier) qu’on affrontera cette période avec les meilleurs atouts dans les mains.

  13. Guillaume

    Le truc, c’est que si le salariat disparait, alors être salarié deviendra un avantage énorme vis à vis du reste de la population. Ca sera un statut encore plus enviable car lié à un salaire et de la visibilité.

    De plus, le salariat est plus que « juste » faire des tâches. Les sociétés qui embauchent le font autant pour les tâches à réaliser, que pour la personne. Elles attendent une loyauté, le fait que ces personnes s’impliquent et défendent l’entreprise en toute circonstance. Et on l’oublie, c’est aussi un moyen de conserver les bons, éviter qu’ils partent pile au mauvais moment.

      1. Flash

        Il a raison, techniquement.
        Pour garder quelqu’un, il y a plusieurs leviers. La sécurité en est un. Le salariat a un avantage de ce point de vue-là.

    1. gameover

      Guillaume, vous pensez vraiment que quand vous êtes fournisseur vous ne devez pas poter le même intérêt à votre client ?
      Etre en CDI c’est en fait le même risque que le fournisseur qui n’a qu’un seul client. Vous pensez qu’un statut de salarié vous protège alors qu’il vous capte et vous retire du marché de la concurrence et donc vous pénalise en fait.
      Si ce n’est pas le cas c’est que vous n’avez aucune valeur.

      1. Pheldge

        GO, toi qui es comptable et qui connais les chiffres et sais les trouver, sur la population active salariée actuelle , quelle est ton estimation du nombre de salariés capables de suffisamment d’autonomie, pour prétendre s’émanciper ? et que fais tu de instinct grégaire ?

        1. Bonsaï

          Il ne suffira pas en effet de raisonner in abstracto. Il convient aussi de considérer ici des facteurs essentiels tels que l’offre et la demande dans un secteur et une situation donnée.
          Les données psychologiques et les choix philosophiques ne suffisent pas pour déterminer les choix professionnels qu’un individu est amené à faire au cours de son existence. A titre d’exemple (que mon père, paix à son âme, me servait parfois), les aristocrates russes devenus chauffeurs de taxi à Paris, après la révolution d’octobre…

        2. gameover

          Pheldge, le CDI est quelque chose d’artificiel dans le sens où ça n’a aucun rapport avec la fourniture du travail. Pareil pour la mensualisation.
          Auparavant tous les travailleurs étaient des journaliers et ces salariés avaient autant intérêt à ce que leur employeur soit satisfait s’ils voulaient être pris le lendemain ou la semaine suivante. Avec le CDI c’est juste 1 à 3 mois après.
          Je ne trouverai pas de chiffres mais je pourrais te retourner la question dont tu trouveras toi-même la réponse évidente : combien de gens sont capables de choisir eux-mêmes leur logement, leur voiture etc…
          C’est ça l’autonomie et ce sont 100% des gens car c’est simple.
          Regarde ce qui s’est passé avec les auto-entrepreneurs : des centaines de milliers de personnes se sont jetés sur le dispositif car il était simple, un taux et point barre. pas de revenus, pas de taxes. L’autonomie est lié à la simplicité.
          Les gens sont autonomes avec un micro-ondes (cafeteria) mais pas avec un four.
          Les systèmes complexes créent la dépendance et une fausse sécurité.
          Quand je vois des salariés licenciés après 30 ans dans la même boutique et pleurer à la télé en se demandant ce qu’ils vont pouvoir faire je me dis que c’est le système de protection (CDI entre autres) qui les a mis dans cette situation. Mettre une ceinture de sécurité n’évite pas l’accident.

          Beaucoup croient dans le privé qu’ils sont payés au salaire qu’ils ont grâce à la réglementation et aux conventions collectives et que sans celles-ci ils auraient beaucoup à perdre. En fait c’est faux, dans les boulots qualifiés même au niveau du CAP je n’ai jamais vu quelqu’un payé au minimum de sa catégorie ou de son coefficient. Les salariés au-dessus du SMIC sont payés par rapport à une valeur et un marché.

          1. Pheldge

            Je suis entièrement de ton avis pour ce qui est de la main d’oeuvre qualifiée, mais ce n’était pas ma question qui concernait « les autres » qui sur mon île constituent une grosse partie de la population, hélas, pour longtemps encore.Et ne me réponds pas à coup de Darwin pleaze !

  14. lvpc (@lvpc_be)

    Je vois au moins 3 problèmes dans votre article. Le premier, c’est que vous présentez über comme un progrès sur le salariat (les taxis). Sans préjuger du fond c’est ridicule en l’état, parce que la concurrence est totalement faussée. Alors ou on taxe les chauffeurs über comme les taxis ou on arrête de taxer les taxis. Ce progrès, comme vous l’appelez, je n’ai pas l’impression qu’il soit de nature à rendre la société plus juste, mais juste de la placer un peu plus sous la coupe de quelques multinationales. Et de même, faire disparaître les syndicats, c’est juste jeter le bébé avec l’eau du bain,et remettre en face de multinationales des individus forcément isolés et donc faibles. Dans un premier temps, vous, vous êtes de la « gentille droite », et on bouffera les socialistes, et c’est vous qui accessoirement serez commis de cuisine. Mais après, devinez qui est au menu ? Parce qu’on peut pérorer longtemps sur « comment qu’y sont pas gentils les socialiss », mais dans les faits, la France mène une politique de droite depuis longtemps. Vous parlez de l’évolution du monde comme si c’était une fatalité écrite dans les astres. Non, ce sera ce que les gens en feront et pas ce dont vous rêvez, ou ce que vous détestez. De deux choses l’une : ou bien l’on choisit une société forcément grégaire, et forcément régulée, ou bien c’est chacun pour soi façon Flintstone, mais penser naïvement qu’on peut arriver à une société dont les individus se comporteraient comme des esclaves tout en ayant aucun des avantages d’une société organisée relève du délire et d’une certaine méconnaissance de l’histoire. Les sociétés, par un mouvement de balancier, vont tantôt à gauche, tantôt à droite, au gré des perruches qui sont sur le perchoir. Et bien sûr, les perruches les plus efficaces sont celles qui ramèneront le plus rapidement possible le perchoir du « bon » côté. Braves bêtes.

    1. tabbehim

      Les syndicats, en leur époque, étaient utile, MAIS
      Aujourd’hui, ils continuent sur le concept de lutte des classes en france.
      Pour rappel, ami belge, le taux de syndicalisation en France est RIDICULE (moins de 8% dans le privé, à peine 10% dans le public 😉 )
      En gros, on a des syndicats idiot qui font fuir, mais qui on assuré leur place auprès des gouvernants.
      Quand à uber, ils sont des auto-entrepreneur, donc, taxé.
      Les taxis se sont eux même mis dans la panade par leur comportement et leur traffic de license. qu’ils disparraissent.
      Quand aux multinationales méchantes et mangeuses d’hommes, il va falloir évoluer. google ne tabasse pas des bonnes soeur à coup de bébés phoques et pourtant, ils ont un sacré monopole….idem pour windows, apple, etc.

      1. lvpc (@lvpc_be)

        Pour les syndicats, c’est exactement la même chose en Belgique. Et pourtant c’est bien à ces associations de défense des travailleurs que nous devons pas mal d’avancées sociales en Europe. Dire après qu’elles sont aujourd’hui corrompues par le pouvoir est un lieu commun. De là à penser que les gentils patrons de multinationales vont régler le problème, permettez-moi d’avoir un léger doute. Je vous signale tout d’abord que jamais, dans l’histoire, aucune société n’a été dirigée directement par des multinationales qui par essence, n’ont aucun ancrage social. Ce qui logiquement entraîne : pas de responsabilité. Là, par contre, les exemples sont légion, et ils ne parlent pas en faveur de l’éthique, ou d’une bonne gouvernance (à part financière).

        1. tabbehim

          Oo
          Mon cher, en belgique, le taux de syndicalisation est de 50,4 en 2012. contre 7.9% en France.
          votre comparaison tombe de fait directement à l’eau 🙂
          en france, les syndicats n’ont pas besoin de défendre les employés, puisqu’ils sont financièrement indépendant des cotisations, l’état payant tout ^^
          Quand aux bienfait des syndicats, il y’a longtemps, ils ont été utile, mais ils n’ont pas évolué. regardez ce que les syndicats français défendent aujourd’hui et en 1936….ils ont bien peu changé, en 1936, c’était légitime, mais maintenant…..

          Pour l’exercice du pouvoir, les ors de la république coupent tout aussi surement les gouvernements du peuple que les bureau des multinationales, à un détail près, si une de ces multinationales perd de l’influences, elles changent ou disparait. l’état français n’est qu’un vieux truc remplis d’oligarque de fait.

          1. bob razovski

            On pourra même évoquer les cas où les syndicats oeuvrent à l’encontre des salariés eux-mêmes. Voir les question du travail du dimanche.

        2. « c’est bien à ces associations de défense des travailleurs que nous devons pas mal d’avancées »
          Allons. La vulgate gauchiste, ici, ça ne marche pas. À d’autres.

          « multinationales qui par essence, n’ont aucun ancrage social. »
          Oh, encore un poncif. Faux.

        3. theo31

          « aucune société n’a été dirigée directement par des multinationales »

          Normal : une entreprise a pour buts de satisfaire les besoins de ses clients et dégager des profits. C’est une entité juridique, pas politique.

          « c’est bien à ces associations de défense des travailleurs que nous devons pas mal d’avancées sociales »

          Les salariés n’ont pas attendu les syndicats pour créer des sociétés d’assurance pour se protéger des aléas de l’existence. Les premiers partis socialistes étaient en fait très hostiles aux syndicats car concurrents.

    2. Lorelei

      Je ne sais pas si la société actuelle est plus juste, et par rapport à qui et à quoi?
      Et je souhaiterais savoir aussi qui les syndicats représentent-ils actuellement?

    3. Nyamba

      Ce n’était pas à vous que l’on avait conseillé de consulter les archives du blog avant de dire qu’il était « de droite » ? Vous nous expliquerez ensuite où se situe sa naïveté.
      Quant à ceci : « ou bien l’on choisit une société forcément grégaire, et forcément régulée, ou bien c’est chacun pour soi façon Flintstone », cela manque sacrément d’imagination, et c’est fort dommage pour vous…

      1. Oui. La lecture des archives s’impose. Prochain commentaire qui montre que notre intervenant n’a pas fait cet effort alors qu’il pontifie sur ce que je serais ou pas, je lourde.

        1. tabbehim

          oh 🙁
          j’aime bien voir des collectivistes s’auto-descendre en flamme sur ce site 🙂
          d’autant que ça m’a mis de bonne humeur, j’ai trouvé une solution simple à mon problème .ksh 🙂

          et puis, arrêter la drogue étatique, même pour nos amis belge, c’est long, il faut l’accompagner 😀

    4. Je note que vous avez ouvert les vannes à bêtises et nous déversez un niagara de poncifs.

      – les uber sont taxés. Renseignez-vous. Faites un effort.
      – relisez les archives. Moi de droite, gros lol.
      – France politique de droite : quelle blague. Il vous manque un minimum de culture politique de base.
      – imaginer qu’on « choisit une société », c’est n’y rien comprendre.
      – croire au balancier « droite / gauche », c’est encore une fois montrer une consternante absence de culture politique. Pour info, le balancier se situe entre collectivisme et individualisme.

      Bref, n’importe quoi.

      Et sinon, il y a une touche magique sur le clavier, à peu près au milieu, la grosse, c’est le « retour chariot ». N’hésitez pas à vous en servir. Une fois passé l’étonnement, vous devriez trouver ça utile.

      1. Caton

        Pour info, le balancier se situe entre collectivisme et individualisme.

        …sauf en France, où il se situe entre collectivisme et départ.

      2. Lark on the Wing

        « Et sinon, il y a une touche magique sur le clavier, à peu près au milieu, la grosse, c’est le « retour chariot ». N’hésitez pas à vous en servir. Une fois passé l’étonnement, vous devriez trouver ça utile. »

        Noel ! Noel ! Monseigneur retrouve l’esprit de ses vieilles chroniques « Baroin »… ahhh! comme il nous manque, ce garçon si bien peigné… L’ai entendu ce midi à la radio, pour une fois, avec sa nouvelle voix grave limite caverneuse (il a dû suivre des cours de diction pour apprendre à « placer » ), y allant de sa petite censure personnelle sur la pauvre Morano….
        Quel courage chez un être aussi frêle !

    5. lom

      Si vous ne voulez pas voir que les évolutions techniques changent les façons de produire et aussi les biens et services produits, c’est vous avez des lacunes en histoire. Les techniques agricoles ont constamment changé les sociétés, au point qu’il y a peu d’ agriculteurs maintenant puisqu’il y a eu migration vers le secteur secondaire puis vers le tertiaire.

      Le salariat a été une façon soft de remplacer l’esclavage, mais il est appelé à se réduire car les NTIC permettent de travailler en multiplexage plus efficace que d’être cloitré dans une seule fonction et entreprise.

      D’autre part, de plus en plus nombreux sont ceux qui ne souhaitent plus devoir subir un chefaillon de service pendant des années et préfèrent s’affranchir de hiérarchies souvent ubuesques, y compris dans le secteur privé.

    6. theo31

      « la concurrence est totalement faussée »

      C’est l’argument éculé utilisé par les rentiers de situation pour la refuser et surtout la faire empêcher. Devant une situation, il y a toujours deux options :
      – s’adapter en se sortant le doigt
      – chialer et disparaître.

      Les moines détruisaient les machines des imprimeurs pour les empêcher de leur nuire. Qui a gagné à l’a fin ? Qui a besoin de l’imprimerie pour vanter le bien d’un pot de miel fabriqué en abbaye ?

      Quant à la droite, en France, Giscard et De Gaulle ont plus oeuvré à la soviétisation du pays que tous les socialo-communistes officiels réunis : Giscard a augmenté les prélèvements obligatoires de 7 points de PIB en 1974-81 quand Mitterrand les faisait monter de 2. Ce sont Sarkozy et Balladur qui ont fait exploser les déficits et la dette.

  15. tabbehim

    Bercy Moscou pour ce billet très optismiste 🙂

    les Français sont vraiment des Bauveau qui aiment tendrement se prendre des coûts de pistolet à Grenelle dans leur Chatelet sur le chemin les menant à Vendôme 🙂

    la folie française est quelque chose d’amusant après tout non 🙂

    et pour ce qui est du flex, certaines sociétés de presta le font déjà, mais de manière TRES camouflé (en essayant d’avoir des employers payer à la mission qu’il choississe/trouve)

  16. René-Pierre Samary

    Ce sujet est très intéressant, patron. Son principe est simple : beaucoup de services à l’entreprise (services, en effet, Aristarkke) pourraient être rendus par des indépendants. Autrement dit, l’entreprise/organisatrise externaliserait nombre d’interventions qui peuvent être exécutées par des « particuliers ». Pour ceux-là, ce serait un peu comme ouvrir boutique virtuelle avec leurs compétences.
    Cette pratique, qui ne peut être généralisée (il faut en effet des machines, et l’administration des hommes) est bénéficiaire pour l’entreprise, qui peut se concentrer sur son core business, et pour le prestataire ; dans les deux cas au bénéfice des deux parties (quand on pense, entre autres, aux temps de transport pour aller au bureau, alors que le bureau, ce peut être chez soi). Néanmoins, quand on entre dans les détails, ce n’est pas toujours simple. Être indépendant, cela demande beaucoup de rigueur (j’ai toujours travaillé comme indépendant, et j’en sais quelque chose). Cela demande aussi d’être un tant soit peu protégé (que le contrat entreprise/prestataire soit respecté)… Vous parliez dans un billet précédent de délais de paiement, j’évoquerai les impayés…
    Mais ne rêvons pas. Pour une telle évolution (déjà en route), il faudrait qu’un Etat libéral fasse sauter nombre d’obstacles, desserrer nombre de carcans, et adapter les règles à de nouvelles normes, ce n’est pas demain la veille…

  17. Vilain Mamuth

    Le salariat va t’il vraiment disparaitre? j’en doute un peu. Bientôt salarié de Paule Emploi, je suis en plein dilemme, entre le coeur qui veut suivre la voie de l’indépendance et la raison qui préfère le manteau douillet du salariat, j’ai tendance à pencher du coté moelleux de la force.
    Être indépendant, c’est se vendre tous les jours, c’est un entretien d’embauche permanent. Tout le monde est il prêt à être son propre commercial et en assumer le risque? En ce qui me concerne, pas sûr, c’est un exercice que je déteste.
    L’homme ayant une tendance naturelle au moindre effort, n’auront nous pas de toute façon une majorité de personnes qui souhaiteront encore et toujours des CDI?
    A moins que tout ça ne se fasse par la force des choses et qu’il ne nous reste qu’à s’adapter?

    1. Pheldge

      Je suis hélas d’accord sur ce constat. Et bien qu’étant notoirement plus jeune que « des certains que je ne nommerai pas … » j’ai bien peur de ne pas voir une franche évolution, dans ce pays , de mon vivant !

      1. Aristarkke

        notoirement pour à peine 10% mmoins vieux??? Pas de quoi te faire beaucoup de tartines de Soylent Green avant d’en devenir fournisseur….

    2. René-Pierre Samary

      Un entretien d’embauche permanent ? Pas exactement. En fait, la meilleure publicité, c’est le bouche à oreille. Quand on fait du bon boulot, votre client en parle à d’autres, et peu à peu la question peut devenir : comment limiter la charge de travail, en sélectionnant.

    3. albundy17

      Consternant.

      L’homme ayant une tendance naturelle au moindre effort, se sort les doigts, invente et améliore son quotidien.

      Le parasite, lui….

      1. Vilain Mamuth

        Affligeant…. Quel est le rapport….
        Quand vous avez le choix entre 2 choses qui vous apportent le même résultat, vous choisissez la plus compliquée?? Votre but c’est d’avoir la médaille du mérite pour ne pas avoir choisi la facilité?

    4. gameover

      Vilain Mamuth, vous voyez une instabilité et c’est en fait que vous ne regardez pas comme vous mêmes en fait fonctionnez quand vous êtes client.
      Quand un produit ou un service vous convient, vous êtes fidèle et vous ne mettez jamais votre fournisseur dans un challenge permanent.
      Pensez aux fournisseurs que vous avez abandonnés et ceux que vous avez conservés : automobile, énergies, téléphonies, alimentation (marques, distributeurs, marché du dimanche), bars, opticiens, médecins… et les raisons qui vous ont fait changer ou rester.
      Le CDI ne vous donne pas plus de sécurité que le mariage mais juste une impression et si vous ne faites plus d’efforts les deux volent en éclats un jour ou l’autre sans préavis.

      1. Caton

        Le CDI ne vous donne pas plus de sécurité que le mariage

        Vous exagérez. Je n’ai jamais vu ma maison et la moitié de mon capital disparaître parce que je démissionnais.

          1. Lark on the Wing

            Honte à toi, Théo ! malgré toutes les preuves de sa merveilleuse bonne volonté libérale que nous fournit chaque jour BM, elle qui surveille les pelouses comme la comptabilité – dans un certain sens, elle pratique une forme de tonte sur les revenus de WP – elle qui est le porte-flingue du ménage dans ses rapports avec les divers prédateurs fiscaux et sociaux, elle qui mène à la cravache sa descendance (n’hésitant pas à l’exiler aux antipodes par lettre de cachet), elle qui traque le faux titulaire de CMU, elle qui combat l’Ordre (et parfois la Loi), et en un mot règne sans partage sur son foyer….
            Et tu lui fais un mauvais procès pour quelque Kelly ou Birkin oublié dans un de ses posts ?

      2. Vilain Mamuth

        Certes, le CDI n’est pas exempt de risques de rupture.
        On ne se comprend pas.
        Prenons un gars lambda, qui bosse bien, qui se sort les doigts et qui ne veut pas être un parasite. Le mec veut juste bosser et gagner sa croute pour lui et sa famille, ce n’est pas un entrepreneur dans l’âme. Je pense qu’il existe de nombreuses personnes dans ce cas, voire une majorité. Si qqun a la preuve du contraire, je suis preneur.
        Il a le choix entre trouver un CDI avec la perspective d’un salaire qui tombe régulièrement, avec effectivement, un risque un jour, peut-être, de se faire virer ou que la boite ferme.
        Ou bien, il a le choix de se lancer , de trouver des clients, de les garder, etc. avec le risque de ne pas avoir de revenus suffisants immédiatement.

        Le premier choix parait plus rassurant non??

        Ma question est donc simple, y aura t’il des gens qui opterons majoritairement pour le 2e choix?

        Bien sûr, si ce n’est plus un choix, ou que ce choix se résume à c’est ça ou tu ne bosses pas, alors la question ne se pose plus et on aura tous perdu quelques minutes de notre temps un jeudi après midi d’octobre.

        1. gameover

          Oui mais le choix est biaisé car le risque ne paie pas.
          Quand votre risque paie, c’est l’état qui égalise… alors pourquoi se casser le c**.

  18. Laurent

    Il semblerait que la France s’oppose à l’évolution. Au lieu de l’accompagner, et pourquoi pas, de l’améliorer.
    Pourquoi la SS, apprenant l’arrivée de Uber, ou de Flex, n’aurait-elle pas pu proposer une couverture sociale adaptée à ces nouvelles façons de travailler ? Pourquoi ne pas ouvrir un dialogue avec ces sociétés pour trouver des solutions ? Après tout, la diversité de l’emploi est la meilleure réponse au chômage de masse.
    Non, ça ne rentre pas dans les cases, c’est donc mauvais et il faut l’éliminer ! La mentalité française s’est fossilisée, quelques part entre 1789 et 1973…

    1. bob razovski

      Parce qu’on va encore créer moulte couches Cerfatiques.

      Parlez à l’état français :

      – ne percevez-vous donc pas l’évolution ?
      – Si, fiscalement.

      Nous n’avons pas la même notion de la « perception » 😉

  19. Kermit

    J’ai une petite divergence d’opinion concernant ce sujet.
    Le phénomène d’überisation n’est pas neuf et ce n’est pas un phénomène.
    Il s’agit simplement d’un nouveau moyen pour les personnes travaillant au noir – le VRAI travail, non racketté par un parasite social ou étatique – de prendre contact de la manière la plus sécurisée et la plus simple possible avec leurs clients potentiels.
    La réponse à pourquoi l’URSSAF, le RSI, l’État n’encadrent pas ces nouveaux moyens est que s’il y parvenaient, ces nouveaux moyen perdraient leurs avantages et donc disparaîtraient ou seraient réduit à la portion congrue.
    Le « système » est devenu trop lourd et il est trop tard pour le réformer. L’économie « normale » est en vrille, c’est particulièrement vrai en france depuis le début de l’année.

    Les gens doivent vivre, et ceux qui n’ont plus d’emploi salarié ne peuvent le faire qu’en dehors du système. Ceux qui ont ENCORE un emploi salarié sont en transition, cela ne durera pas. Le seul moyen en france d’avoir un tel emploi est de travailler pour une entreprise situé sur une niche, c’est à dire une activité ou le prix ne compte pas ou peu, et il y en a beaucoup. Mais au fur et à mesure que la crise progresse, il y a de moins en moins de niche et de plus en plus de ponctions (sous forme de simplifications administratifs ou de baisse d’impôts/taxes ;o) – et lorsque je parle d’emploi, je ne parle bien sur PAS des fonctionnaires et assimilés ! Je parle des créateurs de richesses, pas de ceux qui la crame !!!

    1. Ce que vous décrivez est exact mais pour la France. Uber et le reste s’est bien développé en dehors de ce pays, or, l’URSSAF et le RSI n’existent pas ailleurs.

      1. Kermit

        En effet, je ne parlais que de la france, pour les autres pays je ne sais pas.
        Par contre über me semble être un cas particulier car il est attaqué dans beaucoup de pays, USA y compris – Le lobby taxi est très agressif et pas seulement en france … ce qui est très curieux !

        1. Aristarkke

          Le lobby taxi est agressif partout où le système de licences en place aboutit à une raréfaction de l’offre et un renchérissement desdites plaques absolument hors de proportion avec le revenu réel déclaré du moins. Vous remarquerez également qu’en Grance, les compagnies de taxis parisiens restent dans un silence assourdissant de discrétion, laissant faire le sale boulot par les artisans taxis…

          1. Les grosses boîtes de taxis sont de véritables mafias discrètes.
            Quant à Uber dans les autres pays, ils n’ont pas été condamné. C’est Uberpop qui pose des soucis parce qu’on est dans la simple application du principe d’entraide / autostop … rémunéré, ce qui déclenche à la fois des boutons chez taxis et VTC.

            1. Aristarkke

              D’ après les chiffres fournis par un voisin qui est taxi locataire d’ une compagnie parisienne, le rendement de la location d’une plaque compris la voiture est de 50.000 € l’ an quel que soit le CA réel du taxi. Le loyer varie selon la voiture retenue, en son cas des Peugeot moyenne gamme 308 break. La voiture étant flinguée en 2,5/3ans, il y a à la louche un amortissement de ce matériel de 10.000€/l’ an à retirer du loyer brut, ce qui laisse un revenu brut avant les autres frais de 40.000€…. Comme il ne faut pas des centaines et des centaines de personnes pour gérer 10.000 plaques (on n’est pas chez l’ Express Publication), il est patent que la G7 est d’une très confortable rentabilité… très discrètement… Le loyer journalier étant donc de 130€, il est compréhensible que tous les taxis parisiens cherchent à faire au moins une fois le trajet Paris Roissy AR qui en une ou deux heures, solde ce poste de dépense fixe pour les 13 heures d’amplitude de fonctionnement…

            2. Popeye

              la plus grosse boite de taxis parisiens, c’est G7.
              G7, c’est Rousselet fils.
              Rousselet père, c’est la création de Canal + sous Miterrand le Florentin.
              Tiens, je risque de me mettre à médire. L’expression « capitalisme de connivence de père en fils » m’a traversé l’esprit.

    1. gameover

      Là c’est sur 4 cadrans, mais en fait sur un seul cadran c’est plus clair et ça évite d’introduire l’effet gauche droite.

  20. scrooge

    Le système de redistribution obligatoire qui accompagne chez nous le salariat est le véritable coeur du problème. Une fois un certain équilibre rompu entre ceux qui créent la richesse et ceux qui tirent parti de la distribution, le système rentre dans un cercle vicieux qui voit simultanément les emplois salariés se réduire et les bénéficiaires des redistributions augmenter. Nous avons franchi ce point d’équilibre il y a déjà longtemps mais les effets en deviennent insupportables à la grande majorité de ceux qui travaillent aujourd’hui.
    La disparition du salariat post seconde guerre mondiale à la Française est une évidence (il suffit de regarder la courbe du chomage pour s’en persuader). Ce type de phénomène de disparition est asymptotique: au début ça ce ne se voit pas trop (le moment où il faut agir et adapter le système) et ensuite cela va en s’accélérant (le moment ou le système va vers une très forte rupture par manque d’adaptation ).
    Avant d’arriver aux robots et à la nouvelle technologie type Uber, il y a eu le départ du travail manuel puis intellectuel à l’étranger (la « maudite » mondialisation) puis la rupture de quelques digues protectionnistes (transport aérien, concurrence des habitants des pays de l’est sur notre sol, etc…).
    On est bien sûr resté assis sur notre derrière à coup d’emplois aidés et de 35h00 (pour partager le travail encore plus vite avec des salariés situés à l’étranger) pendant tout ce temps.
    Ce qui m’agace encore plus c’est de voir que l’état s’autorise régulièrement à être au dessus des lois qu’il sait faire appliquer de façon sourcilleuses aux entreprises privées nécessairement perverses (heures sup de la police non payées, vacataires justice non déclarés, emplois aidés, etc…).
    J’ai l’impression que tout s’accélère maintenant, sans doute parce que nous entrons dans la partie amusante de l’asymptote mais aussi parce que les phénomènes extérieurs se déplacent beaucoup plus vite. Il est assez rationnel de penser que ce qui est arrivé à l’édition musicale peut servir de modèle à tous les services qui sont aujourd’hui concernés par l’uberisation.
    Ca n’a jamais autant senti le sapin (l’arbre)

  21. lvpc (@lvpc_be)

    @h16

    Les archives, je les ai lues à 80%, je n’y ai pas trouvé, Monsieur Vitri, de raisons de penser que vous soyez autre chose qu’un contempteur viscéral et compulsif de la gauche. C’est juste mon opinion, disons que je m’autorise à penser, comme dirait Coluche.

    Et pour moi, un discours qui divise l’humanité de manière binaire en fonction des idéologies politiques est sophiste par essence.

    Je ne vais pas commenter vos attaques ad-hominem. Je n’ai pas l’habitude, quand je suis invité, d’insulter mon hôte. En Belgique, on n’a peut-être pas de culture politique, mais du moins, on est polis.

    Je regretterai sans doute l’humour décalé de vos chroniques, ce qui m’avait fait tout d’abord m’arrêter sur votre blog.

    Un dernier mot : si vous pensez (et acceptez) qu’on ne choisit pas la société dans laquelle nous voulons vivre demain, pourquoi les politiques prendraient-ils seulement la peine de vous poser la question ?

    Je m’arrache. Bonne continuation.

    1. « je les ai lues à 80% »
      Alors ça, c’est hautement improbable.
      Quant à faire le calimero insulté, pardon, mais c’est clairement vous qui avez ouvert le bal, et d’autre part, je ne vous ai nullement insulté en exposant clairement que vous manquiez de culture (renseignez-vous, ceci n’est pas une insulte).

      « attaques ad-hominem »
      Là encore, vous manquez clairement de recul rhétorique. Une attaque ad hominem, ça a un sens précis. Je vous mets au défi de trouver une telle attaque.

      Bref : vous vous arrachez, c’est très bien, au revoir.

    2. tabbehim

      et bien, peut être que vous n’avez pas la même lecture que beaucoup 🙂
      Quand aux questions que les politiques posent, ici, en France, sachez mon cher que ces questions ne sont jamais sans arrière pensées électoraliste.
      vous regardez la france et les billets de mr H16 par le filtre de vos expériences en Belgique.
      de base, vous avez un sacré biais.
      Par ailleurs, la politique française est un sophisme affligeant de pseudo alternance ou un gouvernement casse ce que l’autre à fait, sauf ce qui ressmble à une taxe ou un impôt.

      Ici, il y’ a les quelques rares personne qui s’autorise à penser que l’état devrais arrêter de mettre son nez partout, et laisser les personnes s’arranger entre elle librement et intelligement.

    3. gameover

      « si vous pensez (et acceptez) qu’on ne choisit pas la société dans laquelle nous voulons vivre demain, pourquoi les politiques prendraient-ils seulement la peine de vous poser la question ? »

      Outre que si on a le choix, on peut choisir, je ne vois pas pourquoi l’état devrait choisir à ma place la voiture que je veux (si je suis indécis ou si aucun véhicule ne répond pour l’instant à ma demande)

  22. Superseb34

    Ah, la requalification des coursiers indépendants en salariés…

    j’ai récemment vu passer des arrêts magnifiques sur le sujet.

    Dites vous que les juges aussi défendent le salariat…

    hihihi (rire jaune, mais néanmoins sardonique).

  23. Dominique.

    Salariat depuis 32 ans:moi..modeste observateur,routier actuellement,7 entreprises sur ces decennies;constats certains:la « bobophilie »(absenteisme chronique vous l’avez compris)d’un nombre qu’on ne peut négliger chez les escl… euh servit..euh travailleurs oeuvrant dans ces entreprises, »bobolâtrie »evidemment stimulé grâce a la SS monopolistique.Un exemple?le plus consternant alors!:je ferais 4 ans dans cette entreprise ou 450 personnes fabriquent des montures lunettes,dans mon atelier il y a cette employée (hem..excusez du peu mais pour garder un certain humour je precise ce détail!) elle sait y faire pour allumer tout l’atelier!
    Cette femme en parfaite santé,je le verrais effectivement sera absente a son ouvrage pendant un an.
    Un petit peu hs mais..qui dit bobo dit personne qui decide s’il y a un bobo,qui le constate,un medecin complai…euh non conniv..non non!concupisc..(dans le cas de mon allumeuse je le soupçonne) mais non plus!je dééconne!plus sérieusement,entendu a la radio « le medecin en Chine est rémunéré quand ses patients sont sains,en France la rémunération se fait de manière que vous connaissez probablement aussi bien que moi sinon mieux »..avec cela dit,faut il prendre exemple sur un pays communiste??non mais allô quoi!

      1. Caton

        Certes, mais il y a une remarque intéressante: traditionnellement, en Chine, le patient payait lorsqu’il était en bonne santé, alors qu’en Europe il payait lorsqu’il était malade. Le socialisme a fait évoluer cela, aujourd’hui en France le patient paye qu’il soit malade ou pas.

    1. tabbehim

      ah ouais……
      j’ai juste hâte de voir la gueule du logiciel étatique 🙂
      le décompiler, rire à ses dépend, et me dire qu’à moins qu’ils fassent appel à une vrai société pour le coder, ça va vite être craquer et rendu inutilisable.
      Et me dire ensuite que verrue étatique a été financé et est maintenu avec mes impôts :/

  24. Lorelei

    J’aime bien lire ce blog, j’y apprends plein de choses: ad hominem, homme de paille, la puissance développée des éoliennes… et je confirme plein de choses aussi: les obsessions de certains, le refus d’être contrarié d’autres, l’envie de liberté de beaucoup…
    Ca me change 🙂

    1. Lark on the Wing

      il est vrai que faire rien que peigner sa longue chevelure blonde sur un rocher, au bout de quelques siècles, on doit s’ennuyer….
      Mais Dieu que Marylin était jolie…..

  25. Beldchamps

    Personne n’a abordé le sujet des complémentaires santé « labellisées » , c’est à dire sélectionnées et encadrées par maman-Etat pour que les agents territoriaux bénéficient d’avantages fiscaux/sociaux ? Marifol veut généraliser la couverture santé à tous. C’est le cas pour les salariés, et un projet est en cours pour les retraités. Une fois tout le monde couvert en complémentaire, on pourrait craindre un désengagement de la SS sur sa branche maladie au profit d’organismes privés qui prendraient le relais mais sous contrôle de l’Etat. Ou alors je vois beaucoup trop loin, c’est juste MST qui fait du social.

        1. sam player

          BDC, oui c’était le sens de ma réponse, on va le vendre comme un meilleur remboursement… qui coutera plus cher que le remboursement.
          Si on a le choix… ♫ ♪ partir un jour, ♫ sans retour la la la ♪ ♪

    1. Aristarkke

      Vous ne voyez pas trop loin.
      Vous voyez juste les deux ou trois coups d’après celui-là…
      La SS se désengagera mais sans rendre le pognon correspondant (faut pas trop déc….er tout de même, nonmého

    1. sam player

      Comme je suppose qu’il y a des impondérables lorsqu’on va à vélo (pluie, neige etc…) je suppose qu’un nouveau métier va apparaître : vérificateur de garages à vélos…
      Quel pays de cons !

  26. jga

    Je mettrais volontiers en regard le sujet d’hier sur les temps de paiement prohibitifs et celui du jour. Sortir de la douillette garantie des congés payés et du fixe qui arrive tous les mois sur le compte comme sorti de la Corne d’Abondance n’est pas une transition qui se fera aisément.

    1. Sémaphore

      Il est vrai que les congés payés sont encore vécus par nombre de salariés comme un bonus arraché au vilain patron cupide et avare alors qu’il ne s’agit que d’une présentation comptable du revenu annuel global. Un cadeau offert à soi-même par soi-même ne peut effectivement que réjouir… Toujours le mythe du repas gratuit…

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