OS, backdoors, hoax, wikipedia : l’internet, c’est vraiment pas pour les politiques

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Dès lors, qu’y a-t-il de plus terrible qu’un grand pouvoir donné à des personnes complètement irresponsables et, pire encore, incompétentes ? La question n’a malheureusement rien de rhétorique quand il s’agit d’évaluer les dégâts que font nos chers (très chers) politiciens lorsqu’ils se mêlent de nouvelles technologies.

Ces colonnes sont régulièrement l’occasion de se pencher sur l’une ou l’autre déclarations tonitruantes d’un ministre ou d’un député qui croit se grandir en tentant une nouvelle proposition de loi, un nouvel amendement ou une simple remarque sur l’un des nombreux sujets qu’il ne maîtrise pas, au premier rang desquels, bien avant l’économie, se trouvent les technologies numériques et tout ce qui a trait à l’Internet de façon générale. Du reste, à l’exception notable d’un certain Tardy, aucun ne peut réellement prétendre y comprendre quelque chose et une partie se repose sur les élucubrations plus ou moins justes de leur cabinets, quand l’autre improvise carrément.

C’est lors de ces petites parties de campagne en roue libre, élastiques pétés et chemise débraillée, que nos politiciens sont les plus drôles puisqu’ils produisent alors d’intéressantes séries d’âneries comme d’autres les chapelets de saucisses industrielles. Notez que c’est à notre dépens puisqu’au final, leurs lubies sont nos factures.

Dernièrement, à la faveur des discussions entourant le projet de Loi Numérique d’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État en charge du numérique et des petits appareils qui font pouic et qui ont des petites diodes colorées, c’est une averse de bêtises qui s’est abattue sur l’hémicycle. Comme à l’accoutumée, on retrouve aux premiers rangs des producteurs de saucisses législatives les habituels politiciens en mal de grande épopée ou de gestes forts, l’ego en bandoulière, toujours sur la brèche pour laisser enfin une empreinte durable dans la loi française. Et c’est l’inénarrable NKM — Nathalie Kosciusko-Morizet pour les plus acharnés de la typographie — qui mène l’avant-garde de cette phalange de dangereux excités toujours prêts à tripoter les technologies numériques de toutes les façons possibles.

Cette fois-ci, NKM a jugé intelligent de proposer un amendement à cette loi Numérique pour obliger les concepteurs de systèmes de communication à fournir à la police judiciaire un moyen de déchiffrer les messages. C’est bien évidemment complètement grotesque, tant sur le plan pratique que technique. Sur le plan technique, cela revient à construire des solutions pas tout-à-fait assez robustes, ce qui ne manquera pas d’attiser l’appétit des hackers qui ne seront pas tous bienveillants. C’est un premier Fail assez misérable. Sur le plan pratique, dès qu’il sera connu qu’un système de communication dispose d’une telle backdoor, les utilisateurs se précipiteront sur les systèmes concurrents, ou s’empresseront de trouver des parades (il y en a toujours). Ce sera un second Fail qui, en plus d’être technique, sera économique puisque le fabriquant ou le concepteur pourra dire au revoir à ses contrats.

Au passage, la récente actualité sur les routeurs Juniper aurait du percoler jusqu’à NKM, qui se montre comme prévu complètement à la ramasse. Le seul avantage qu’on peut trouver à notre acronyme député est qu’étant de droite et la proposition de loi de gauche, il a été aisé à Lemaire de faire retoquer ce consternant amendement.

La France l’a échappé belle ?

Malheureusement, ce serait sans compter sur les autres producteurs de saucisses, dont Delphine Batho n’est pas la dernière. Rapidement rejointe par (encore elle) une NKM en pleine forme — la saucisse législative, ça l’attire irrésitiblement — Delphine se sentait bien de déposer une jolie proposition demandant la création à terme d’un Commissariat à la souveraineté numérique pour que ce dernier entame les travaux de conception d’un « système d’exploitation souverain ».

gifa facepalm de funes

Pendant que l’effroi s’empare de ceux qui s’y connaissent un peu, tentons d’expliquer succinctement de quoi il s’agit.

Pour nos frétillants députés, la souveraineté française impose que nous nous départissions de tous ces systèmes d’exploitations (OS) qui nous viennent des États-Unis où, comme chacun le sait, se fomentent sans arrêt les pires complots, les plus sordides écoutes et se creusent les plus cachées des backdoors. Utiliser les productions Microsoft ou Apple, c’est laisser nos machines ouvertes à tous les vents du hacking commercial, terroriste ou mafieux. La grandeur de la République ne peut supporter tel affront. On imagine alors sans mal une équipe d’experts du nouveau Commissariat à la Souveraineté-bidule, se jetant sur des claviers ergonomiques et pondant, en quelques mois voire en quelques semaines, un OS prêt à bondir sur toutes les plateformes, depuis les téléphones portables jusqu’aux mainframes en passant par les tablettes et autres portables.

Las. Outre la collision de cette proposition avec un système d’exploitation déjà existant spécifiquement construit pour les opérations sensibles des administrations françaises, on ne peut s’empêcher de noter l’étrange absence d’un tel OS dans les autres pays. Attention, je ne parle pas ici des versions spécifiques développées par l’un ou l’autre services de renseignement de tous les pays de la planète, qui existent à foison et qui sont des versions « durcies » de systèmes déjà robustes (OpenBSD, typiquement), mais bien de ce qu’envisagent nos gentils députés, à savoir une version Grand Public, qui permettra à tous les petits Français de se sécuriser les octets.

Peut-être est-ce parce que c’est finalement très complexe, très coûteux, et pas à la portée d’une administration qui a déjà largement prouvé ses talents en matière informatique ? Peut-être que les très rares exemples dans d’autres pays sont un excellent indicateur de ce que vaut l’idée ? Pour rappel, le Brésil s’y est essayé et ce fut un fiasco. Quant à la Chine et la Corée du Nord, est-il utile de prendre encore une fois exemple sur des dictatures communistes ?

Et sur le principe, un OS souverain, c’est un peu comme un Web souverain (garanti sur facture au rythme où vont les députés) : on voit bien comment le vendre aux citoyens, on voit assez mal comment le réaliser et le maintenir, on voit en revanche fort bien qui sera facturé et qui touchera la cagnotte en fin de course. Quant à l’usage réel, je vous laisse imaginer le pire, puisqu’il est, là encore, évident et quasi-inévitable.

lemaire - backdoor et os souverain

En imaginant ce pire-là, vous me taxerez d’exagérateur. Pourtant, lorsqu’on prend connaissance d’encore un autre amendement, on comprend qu’il n’en est rien. La réalité dépasse l’affliction initiale : le pire, en France, devient certain. En effet, on apprend que, toujours dans ce cadre guilleret des discussions autour de la Loi Lemaire Numérique, un autre paquet de députés compte, dans un autre amendement, alourdir les sanctions pénales contre la diffusion de fausses informations lorsqu’elles génèrent du buzz sur Internet et notamment quand il s’agit de rumeurs à caractère politique.

Cet amendement a été, pour le moment, rejeté. Et pour le moment donc, le monstre n’a pas vu le jour. Mais le fait que cet amendement ait existé, et qu’il soit né dans la tête étroite de ces députés en dit très long sur la volonté systématique du Parlement à contrôler tous les moyens d’expression, à commencer par Internet. La situation précédente, il y a trente ans, où l’information était fort bien contrôlée, leur plaisait délicieusement. À l’évidence, malgré leurs exhortations, malgré leur maîtrise indirecte des médias à coups de subvention, les citoyens refusent de plus en plus souvent de les croire. Le fait que la réalité puisse filtrer jusqu’aux citoyens semble les turlupiner si gravement que tous les amendements sont bons pour venir se mêler des affaires des autres : backdoors pour lire et écouter sans que le citoyen puisse s’en protéger, OS souverain (puis Web souverain) qui sera à la merci d’un gouvernement et d’un « kill switch » facile à camoufler, restrictions toujours plus fortes sur la liberté d’expression pour tuer dans l’œuf toute velléité de faire voyager une information…

Orwell's 1984 was not supposed to be an instruction manual

De ce noir constat, on ne peut guère en tirer d’enseignement optimiste sur l’avenir qui se profile. Un bon point surnage cependant : les administrations qui auront la charge de produire ces bricolages souverains ou d’espionner les internautes sont les mêmes que celles qui tentent, fort maladroitement, de pipeauter sur Wikipédia… et se font gauler.

Néanmoins, je ne suis pas sûr que tout miser sur la médiocrité de l’État soit une démarche saine pour la protection de nos libertés.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires102

  1. Le Gnôme

    L’OS à la française ressemblera au télégraphe Chappe, il se coupera par temps de brouillard ou de mauvais temps.

    Je me demande pourquoi NKM se proclame de droite, elle ne dépare pas dans le paysage boboïde et germano-pratin de la gauche parisienne.

    1. Nomi

      J’allais justement faire une comparaison du même genre: un OS « français » lancé par l’état finira comme ces ronds-points aussi biscornus qu’onéreux, qui vous conduisent vers un cul-de-sac, une route pas terminée débouchant sur un terrain vague en rase campagne…

    2. Aristarkke

      Restera-t-il en fonctionnement pendant la période de chute des feuilles d’arbres? Celles qui pénalisent tant la ponctualité de nos trains QLMENE (donc même les Suisses et les Suissesses!)

      1. Résistant Valaisan

        Ah, ne me parlez pas des trains suisses. Nouvelle lubie de leur part : « Mesdames Messieurs nous arrivons A L’ HEURE en gare de Lausanne sur la voie 8 ». Putain !!! On dirait la SNCF. Bien sûr qu’ on arrive à l’ heure, on est en Suisse, ou bien ? Tout fout l’ camp.

    3. bernard

      L’administration française à part les gendarmes ne sont même pas capable d’équiper leurs ordinateurs de Linux (alors que certaines distributions sont françaises), alors l’idée d’un système Français est particulièrement farfelue.

  2. lepti Libéral

    Mais…c’est noté « adopté » pour la proposition du commissariat à la souveraineté numérique » (rien que de l’écrire j’ai les doigts qui frissonnent!)

      1. Nomi

        Je m’attendais à ce billet… par contre, l’image en fin de topo, « 1984 n’était pas supposé être un manuel d’instruction », non, mais en fait si, en quelque sorte, puisqu’il ne faisait que divulguer des manuels déjà existants et connus depuis longtemps. Machiavel était à peine un précurseur.
        Mais n’y voyez aucun complotisme.

  3. Higgins

    Si un de ces cuistres lit ce billet, qu’il comprenne et qu’il fasse comprendre aux autres cuistres qu’ils nous les gavent grave et que la seule chose qu’on leur demande, c’est qu’ils nous foutent une paix royale et surtout, qu’ils arrêtent de voter des trucs imbéciles et inutiles pour faire croire qu’ils servent encore à quelque chose.

      1. Higgins

        Comme truc imbécile voté en loucedé la soir avec 8,5 pelés présents, il y a l’interdiction de la publicité autour et pendant les émissions enfantines sur les chaînes publiques votée cette semaine à l’instigation des escroclogistes. Sont tout content de leur coup, ces a…. là. Du coup, les chaînes publiques vont réclamer une augmentation de la redevance ou faire voter, toujours en loucedé et de nuit de préférence, une énième taxe pour financer le bouzin (pour info, 245 nouvelles taxes seraient entrées en vigueur le 1er janvier).
        C’est plus que pénible, ça devient proprement insupportable.

  4. LM

    J’ai adoré les saillies de NKM cette semaine. Niveau connerie, elle est en passe de dépasser la dinde du poitou. Ce n’est quand même pas donné à tout le monde !

    1. channy

      Apparemment la présence de gros Micros mous démultiplie son niveau de connerie.;comme avec d’ailleurs beaucoup de politocards…on en parle pas assez du syndrome du gros micro mou

  5. Pere Collateur

    Quand on pense qu’il y a peu encore, on pensait que c’était un problème générationnel, et que les futures quarantenaires seraient moins ignares en matière de numérique que les cranes en peau de zob qui les ont précédé…

    Le pire c’est que NKM, elle est polytechnicienne, et que son frère est un grand patron du numérique qui s’y connaît vraiment. Je ne comprend pas comment avec un profile pareil on peut avoir le culot de sortir des âneries de ce niveau? Rien que le fait d’y avoir pensé, même tout bas, ça mérite une tarte dans la mouille, et une seconde juste au cas ou.

    En ce qui concerne l’OS souverain, d’un point de vue technique, c’est hyper simple à faire: On prend une distrib Debian, et on y met une image de fond avec le drapeau Français, et un beau « liberté, égalité et choucroute garnie ». Ca fera très bien l’affaire, et les coûts de maintenances seront minimes ^^

    Le seul point sur lequel je suis d’accord, c’est qu’il faudrait idéalement gicler Microsoft et Apple. Mais ca ne peut se faire que par la démonstration qu’il y a mieux et moins cher et donc une démarche volontaire et éclairée des utilisateurs. Tenter d’imposer un OS souverain, la Chine a tenté, avec un dérivé de RedHat il me semble. Résultat: Les Chinois ont une confiance telle dans leur gouvernement qu’ils ont préféré utiliser massivement Windows XP 🙂 Bien joué!

    Mais comme le précise notre hôte, quoi que les gouvernements fassent, il y aura toujours des contournements dans tous les sens. Je les vois mal pouvoir faire quelque chose contre gpg par exemple.
    Bref, pour eux c’est déjà game over. Ils ne l’ont juste pas encore intégré.

    1. Higgins

      Comme le dit très bien Madelin, en politique, entre la connerie et le machiavélisme, privilégiez la connerie dans 90 pour cent des cas. Mais à ce niveau, ça devient inquiétant.

      1. Val

        @Higgins , Madelin dit des choses intelligentes de temps en temps , mais là il a tort , ce n’est jamais de la connerie. Ils servent juste leur propre intérêt, qui en l’occurrence, n’est pas le nôtre .

        1. Higgins

          Entièrement d’accord mais je suis de plus en plus convaincu qu’ils sont avant tout très cons. Au niveau où nous sommes arrivés, le mot déphasage est faible tant le fossé est grand entre leurs errances et la realite. L’autre jour, aux Experts, il y avait un député socialiste, un « frondeur », présent. Visiblement, il ne comprend rien à ce qui se passe et a acquit ses notions d’économie dans un bréviaire marxiste première mouture. Il vit dans son rêve, plutôt son cauchemar. Au moins un de ses interlocuteurs était passablement énervé par ses réponses complètement bêtes, les autres étaient simplement polis. On ne tire pas sur une ambulance.

          1. Val

            @higgins « On ne tire pas sur une ambulance » : eh bien ça dépend , nous on est dedans et ce sont eux qui la conduisent . Le manuel bien compris des services dit bien que c’est le conducteur qu’il faut abattre en premier , et la je suis d’accord , car présentement , ne va t on pas vers le précipice ? Qu’en dis le militaire qui sommeil (ou pas) en vous ?

            1. Higgins

              Je reste très prudent. De mon expérience personnelle, je dirai que dans l’armée des Indes, j’ai connu, et ce n’est pas peu dire, des sphères de liberté incommensurables. Je mesure au quotidien quelle a été ma chance et je crois profondément que j’en ai fait bon usage. J’ajouterai que je considère qu’un bon militaire est avant tout un anarchiste. Ça peut paraître paradoxal mais sans un tel état d’esprit, on ne peut pas comprendre l’éclosion de personnalité comme Bigeard ou autres.
              Pour autant, la réussite est avant tout tributaire de l’environnement, quelque soit les formes prise par ce dernier. Le Civil recèle d’innombrables pépites mais, en comparaison avec le Militaire, les pièges sont infiniment plus nombreux, les personnels très naïfs (ou bêtes, c’est selon) et le conservatisme bien plus présent. Ça explique la médiocrité , pour rester poli, de ceux qui prétendent nous représenter.
              J’ajouterai, pour terminer, que si l’armée des Indes sait former son personnel (les formations dispensées sont de très bon niveau car elles allient encore le fond et la forme), elle ne sait pas ou ne peut pas, avec une prédilection pour cet aspect, toujours l’exploiter correctement sauf en temps de guerre. Mon expérience du civil me laisse penser que le dernier est beaucoup plus pusillanime et conservateur. J’ai le cas précis d’entreprises où c’est particulièrement marquant et où l’ambiance n’est pas particulièrement au beau fixe, l’horizon étant assez sombre. En leur sein, généralement les solutions sont disponibles mais personne n’ose franchir le pas..

            2. Higgins

              J’ajouterai à mon propos qu’en matière militaire, c’est comme pour la marché, c’est le plus efficient et le meilleur qui gagne. il n’y a pas d’alternative fusse-t-elle idéologique.

        2. sam player

          @ Val, éternelle question : ils sont cons ou ils le font exprès ?

          La connerie est une fonction continue et donc je penche pour le 1/

    2. Black Mamba Warrior

      « liberté, égalité et choucroute garnie » … Hum … Je verrai plutôt  » liberté, égalité et couscous garni ». :mrgreen:

      1. Caton

        Le marché a parlé. C’est sans appel.
        Apple: Le marché a parlé en 1987. Il a réfléchi en 1998, après que Microsoft les ait sauvés de la faillite. Le marché s’est finalement dédit en 2002 et Apple a décollé. Et le marché peut encore changer d’avis, Tim Cook n’est pas Steve Jobs, et les résultats de Beats Electronics après le rachat sont là pour le prouver.

        1. Ce qui ne change absolument rien au constat. Il n’y a pour le moment aucune raison d’en vouloir à Apple ou Microsoft pour l’absence d’OS français.

          1. Aristarkke

            Si! D’ exister… 😉

            Quand la micro informatique est apparue (Pheldge venait d’abandonner le téton pour la tétine de biberon, il y avait plusieurs OS disponibles selon les constructeurs, très nombreux à l’ époque (tout début des années 80), y compris français (Goupil à Creteil, par ex.) Mais IBM a vite dominé le marché initial parce que MS Dos fonctionnait ET qu’ il y avait déjà un choix convenable de logiciels « compatible IBM »comme on disait alors (notamment des jeux que les gamins de maintenant seraient écroulés de rire à les voir) Tous ceux qui exploitaient d’ autres OS ont vite dû se reconvertir parce que rapidement, les développeurs n’ont plus utilisé que cette base. Et quand vers 1990, IBM a développé un OS baptisé OS2 qui, paraît-il, était nettement plus (adjectif positif au choix) que MSDos, les clients n’ ont pas suivi pour de mauvaises raisons probablement, vu des informaticiens…
            Saleté de clients….

        1. Pere Collateur

          Non non non. J’ai dit qu’il faudrait idéalement gicler ces OS. Mais pas par la contrainte. En convaincant qu’il y a mieux. J’ai un clavier, pas un AK 47. Contraindre, c’est le meilleur moyen d’obtenir le strict inverse des buts recherché.

          Après, sur la question, est ce que je suis libéral? Non.
          J’en partage beaucoup d’idées et de positions, mais je ne suis de loin pas un libéral chimiquement pur.
          Néanmoins j’apprécie les gens qui s’en réclament, car très souvent, ce sont des gens brillants qui font progresser ceux qui leur tendent une oreille.

          D’ailleurs, dans la vrai vie, le libéralisme ne pourra jamais s’exprimer sur tous ses aspects. Il y aura toujours des entorses. Sur l’immigration par exemple, les positions des libéraux les mettent automatiquement hors jeu.
          Je dirais que c’est le même phénomène que ce qui arrive à Mélanchon Vs Le FN: La seule différence est sur l’immigration. Mélanchon croûtonne à des niveau minables. La mère Le Pen fait un carton.

          Enfin bref, je ferme la parenthèse.

          1. Bonsaï

            Et d’ailleurs, dans la vraie vie, un véritable libéralisme aurait besoin de planètes beaucoup plus grandes que la Terre, ou de possibilités pour terraformer un nombre suffisant de planètes.
            En effet, sur un territoire trop exigu à partager, il n’est tout simplement pas envisageable d’espérer expérimenter un vrai libéralisme (au-delà d’un sens strictement économique).

            1. MadEInCH

              Faux.
              Dans du « Libéral Chimiquement Pur », les raté darwiniens meurent, et les parents responsables se reproduisent moins.
              Les « blancs » d’Europe ne se reproduisent pas assez pour augmenter la population. C’est stable depuis 30 ans.
              Tout le monde le sait, mais c’est le fgait que des connaissances d’Asie me l’ont dit que je m’en suis rendus compte. Et lorsque je leurs ai dit que la population en Europe augmentait: « C’est pas des européens. C’est un scuicide ».
              Mais la « stabilité », ça ne va pas pour les tenants de la Sainte Croissance et de la Divine Retraite à Répartition. Et de plus, les employés se mettaient à coûter cher, car moins de concurrence sur le marché du travail.
              Alors immigration facilitée/encouragée, et aussi diabolisation de ceux qui annoncent des risques.
              Mais si toute la planère était au niveau de l’Europe, avec une mentalité semblable, alors pas de problèmes, et la populaiton s’auto-régulerait.
              Mais l’orgueil des gaûchistes est bien visible dans la belle phrase « Tout le monde est comme nous »: Un universalisme ou le « nous » (blanc européens/ricain) est LA référence unique.

              1. Bonsaï

                Finalement tout est affaire de choix politico-économiques. Si on veut juste avoir affaire à des zombies consommateurs, il sera en effet plus prudent de les faire tous se mélanger, pour qu’à la fin il ne reste qu’un troupeau non identifiable.
                Si par contre, on préfère dealer avec des individus plus exigeants et éclectiques, on devra veiller à maintenir l’offre à un certain niveau de qualité !

  6. kekoresin

    Optimiste pour la liberté d’Internet vu l’incompétence récurrente de nos élus qui ressemblent plus à grand papa qui s’essaye au street dance avec un gramophone à piles à galène. Pessimiste quant à la facture d’un énième filet à chats cosmiques géants finement ciselé à la connerie d’état. Ha, nos cher$ bidouilleurs en chef, nostalgiques des heures de gloire de Bull informatique, toujours prêts à claquer le bon pognon des autres pour rattraper le mirage d’une France gaullienne, phare du monde civilisé et véritable mode d’emploi pour toutes les dictatures en goguette. Encore une fois le mur de la réalité sonnera la fin d’un match perdu d’avance, laissant une trace baveuse de plus dans la longue liste de fails français! Apéro!

      1. Aristarkke

        Compte tenu de Cul-de-Zac et de ses dépôts à l’ étranger, on peut écrire aussi:
        ch€r$ po£itici€n$
        (la mondialisation, toujours elle…)

  7. petit-chat

    C’est Excel l’Amère, la tête d’abruti femelle ? Mais, mais, elle me paraît tout-à-fait apte à n’importe quel poste (ne parlons pas d’emploi) dans ce gouvernement où elle ne dépare pas.

  8. bob razovski

    « Axelle Lemaire, la secrétaire d’État en charge du numérique et des petits appareils qui font pouic »

    Un peu de respect pour Pouic, mon porte monnaie 😉

  9. Aristarkke

    « Pénaliser ceux qui diffusent des rumeurs à caractère politique »
    Et les mêmes nous parleront ensuite, trémolos dans la voix de la liberté de la presse, de la transparence, etc…
    Exemple: avant que la vérité vraie ne sorte de sa boite de Pandore, Cul-de-Zac jurait ses grands dieux et les autres qu’il n’avait aucun compte planqué à l’ étranger, que ce n’était rien que de la médisance, etc… Donc à ce stade de rumeurs, ceux qui l’avivaient auraient donc risqué de vilaines poursuites… Bref, ils auraient eu tort d’avoir dit le vrai… Pas besoin d’être grand clerc pour deviner l’ utilité de pareille législation… Et tintin pour les lanceurs d’ alerte, entre autres…

    1. Caton

      « Y a-t-il des droits d’auteur sur les blagues politiques? »
      « Oui, entre 3 ans et perpétuité selon la qualité de la blague. »
      — Devinette soviétique

    2. Higgins

      Je ne sais plus quel est site spécialisé qui rapportait ce nouveau délire. J’avais bien aimé sa spécification, pourquoi pas, mais au moins qu’on puisse sanctionner également et tout aussi sévèrement tous ceux qui font de fausses promesses en vue de leurs élections.

  10. DoS

    Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités…

    Peut on comparer nos élus avec des super-héros ?

    Si nos élus étaient des héros, ils seraient plus des super-zéros. Ils utiliseraient la kryptonite en injection, ou en sniffette. J’en verrais bien comme le joker ou bien ces êtres avec des tuyaux fluos de partout.

    Mais c’est quoi un super-héro ?

    C’est comme spiderman, superman, batman, H16: des hommes masqués (zorro aussi). Ils font quoi ?

    Contrairement aux anti-héros, ils sont désintéressés, font le bien pour se faire du bien.

    Quand des socialistes pourront supprimer leurs privilèges pour sauver des pauvres…..cela ne sera plus du socialisme.

    De l’altruisme, de l’amour, du partage. Bref, de l’humain qui aime la vie et les autres.

    Vive les super-héros !

  11. Kloupa

    Madame Batho, ah oui, la folle qui voulait interdire les feux de cheminée: une bonne référence. On se souvient aussi du succès d’un « simple » logiciel de paie Louvois. Alors au train où vont les administrations dans ce pays, on ne peut que leur conseiller de travailler à faire évoluer le Minitel pour être sur d’avoir un bon OS made in France…Très drôle aussi le blocage de l’administration de la place
    Beauvau sur Wikipédia!

  12. Aristarkke

    HS mais en rapport avec la high tech!
    On sent venir le capitalisme de connivence avec ses gros sabots.
    Quand on sait la difficulté à décrypter les offres sans cesse variables des opérateurs…

    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/orange-bouygues-le-gendarme-des-telecoms-pose-ses-conditions_1754435.html

    « J’aime » aussi la considération sur la position dominante d’Orange : 35% de marché – SFR 28% – Bouygues 14% Free 13% et 10% pour les MNVO qui ne devrait en aucun cas être renforcée par cette acquisition…

  13. Aristarkke

    Patron, il va falloir numéroter vos abattis!
    Après l’OS made in Grance préconisé par Excelle L’Amère, voilà-t-y-pas que notre Roi-des-Forêts par le de lancer un comparatif étatique des tarifs bancaires…
    Quelle excellente idée pour cramer stérilement des montagnes de pognon…
    (voir par votre moteur de recherche favori ce qui sort en nombre de sites comparateurs de ces tarifs à commencer par ceux d’une revue militante bien connue…
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/bercy-va-lancer-un-comparateur-de-tarifs-bancaires-sur-internet_1754383.html

  14. Ben Oui

    Je trouve que nos politiques ont tous fait de très-très gros progrès (faut les applaudir !), ils ont compris que les technos numériques sont devenus incontournables et indispensables. Il faut juste qu’ils assimilent que le temps perdu ne se rattrape jamais avec des lois. N’oubliez pas qu’il n’y a pas très longtemps c’était hadopi, l’internet zone de non-droit, bla-bla-bla et compagnies.

    Maintenant qu’ils ont voté des lois pour se renseigner, nous allons avoir de grands moments avec des idées extraordinaires, comme le permis de surfer, les frontières virtuelles infranchissables, les douaniers algorithmé, le Cloud crème au déjeuné, le buzz qui tâche,… h16, n’est pas prêt de prendre sa retraite !

    1. La branlométrie politique va encore faire des bonds de géants.

      Pour rappel, la branlométrie est la science qui s’occupe de mesurer le degré de branlette, de branlage, de pignolage et de masturbation atteinte par un processus, un mécanisme ou un ensemble d’individus. La branlométrie politique est la branlométrie spécialisée dans le domaine des politiciens et dispose de son échelle spécifique tant les ordres de grandeur sont supérieurs à la branlométrie traditionnelle. L’échelle (ouverte) de branlométrie politique est logarithmique.

      Pour cette idée, on doit facilement atteindre le 8 dans l’échelle ouverte de branlométrie politique.

  15. Emre Prince

    Bonjour,
    L’ingérence de la politique dans le monde des nouvelles technologies ne date pas d’aujourd’hui, à se rappeler les débats de l’assemblée nationale à propos de la loi hadopi qui était au final un fiasco législatif et qui sera amendée d’ici quelques années. Heureusement il y a le potentiel de la contourner comme bien expliqué là https://www.contournerhadopi.com/690/hadopi-2/
    C’est sur qu’il ya une volonté systématique du Parlement à contrôler tous les moyens d’expression, bien sur le commencement serait par Internet, alors soyons vigilants et défendons nos droits.

  16. Vincent

    Salut,
    Internet doit être gérée par une instance d’experts en la matière. Pas de politique dans l’affaire. Délaisser cette responsabilité au pouvoir législatif c’est comme si vous donniez la main à des hackers pour faire ce qu’ils veulent de votre ordinateur ou base de données personnelles; d’ailleurs rappelez vous l’histoire des employés Américains qui ont été piratés l’été 2015 (un petit rappel par là https://www.meilleurantivirus.com/1892/hacking-les-donnees-de-4-millions-demployes-du-gouvernement-americain-ont-ete-pirates/ ). Un politicien doit faire la politique et ne pas décider la liberté de Monsieur tout le monde pour naviguer ou pas sur Internet.

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