Naufrage d’Areva ou l’impossible éducation des Français au capitalisme

Le forum économique de Davos est, tous les ans, l’occasion pour différentes organisations non gouvernementales zumanistes, journalistes très conscientisés et autres politiciens du camp du Bien de rappeler à quel point les riches sont beaucoup trop riches alors qu’en même temps, les pauvres sont beaucoup trop pauvres. 2016 n’a pas échappé à la règle et se sont succédé études douteuses et sondages affligeants.

Oxfam nous a ainsi bassiné avec les palpitants (et pas du tout attendus) résultats de son analyse de la situation mondiale en termes d’inégalités en trouvant (ô surprise) que les inégalités se creusent (encore !), que les riches sont (encore !) plus riches et les pauvres sont bien sûr (encore !) plus pauvres. Les médias, notamment français, se sont empressés de relayer scrupuleusement les petits chiffres de la gentille organisation pro-gouvernementale. Et même lorsque des doutes grossiers ou des limites évidentes apparaissent, la presse n’hésite pas à sauver le soldat Oxfam en l’absolvant généreusement de ces grosses approximations. Autrement dit, on peut bien raconter des calembredaines si elles vont dans le sens communément admis que les (salauds) de riches, s’ils s’enrichissent, c’est bien en piquant leurs richesses aux pauvres.

Et à chaque fois que, dans l’actualité, le fameux forum est évoqué, la même presse n’hésitera pas à utiliser de fines ellipses pour le désigner : temple du capitalisme, les cimes du capitalisme mondial, bref, on sent bien que le capitalisme pose un grave souci, c’est évident, et que nos politiciens s’y pavanent semble chatouiller nos élites journalistiques. Ne comptez cependant pas qu’ils dénoncent la connivence des politiciens avec certains grands capitaines. Non. Ce qui chatouille les journalistes, c’est bien que des riches puissent s’afficher si ouvertement, à la face du monde alors que, normalement, la honte d’être ainsi parvenus à amasser fortune devrait les submerger.

Dès lors, on ne peut s’étonner que, lorsqu’on leur demande, les Français montrent plus que des réticences vis-à-vis du capitalisme. Les années précédentes, La Croix avait même commandé un sondage concomitant au vilain forum des riches, pour jauger de l’opinion des Français en la matière. En 2011, le sondage ne laissait aucun doute : un gros tiers n’était vraiment pas pour et souhaitait même son abandon. En 2013, le même sondage montrait une tendance alarmante : le capitalisme ne recueillait qu’une vingtaine de pourcent d’opinions favorables.

Ah oui, décidément, ces riches qui s’enrichissent, ce capitalisme qui s’installe partout (vraiment ?) et ce libéralisme qui dégouline de tous les pores de nos politiciens français (mais si, mais si !), trop c’est trop !

dis m'en plus sur l'ultralibéralisme en France

D’ailleurs, pour contrebalancer ces aspersions gigantesques de capitalisme et d’ultranéolibéralisme, pourquoi ne parle-t-on pas plus des réussites de ces modèles économiques et sociaux alternatifs qu’un nombre croissant de Français semblent réclamer de façon véhémente ? Qui nous narrera les passionnants rebondissements et la croissance phénoménale du bonheur brut par habitant des pays qui ont su choisir l’alternative au capitalisme, comme le Brésil, l’Argentine ou mieux encore, le Venezuela ? Qui, à part Libération, l’Humanité, Le Monde, le Monde Diplomatique ou tant d’autres, saura expliquer à tous les Français que ces pays, et tant d’autres, expérimentent chez eux et avec succès l’arrêt du capitalisme ?

libération tractAh, décidément, heureusement qu’il existe encore toute un cohorte de fiers soldats de la pensée alternative ! Si les journaux français (et plus généralement, francophones) ne s’étaient pas eux-mêmes investis de la mission d’expliquer, en détail, les bienfaits du socialisme, du collectivisme et de l’absolue nécessité de donner à l’État des pouvoirs décisifs, qui diable s’en occuperait ?

Et ça marche.

Les réussites flamboyantes des régimes étatiques plus ou moins musclés passés ou présents font peu de poids face aux promesses de lendemains qui chantent que nos journaux nous narrent avec application. En plus, le discours fonctionnera d’autant mieux dans les journaux qu’il aura été entendu préalablement avant, qu’il aura été expliqué et détaillé, par exemple à l’Université, dans les lycées et les collèges républicains, jusque dans les écoles où tout sera pensé, ouvragé pour conscientiser le futur petit citoyen.

Les citoyens, éduqués à la pensée anticapitaliste, baignés dans l’ambiance anticapitaliste depuis le journal du matin jusqu’à celui du soir, ne conçoivent plus la société que comme une lutte permanente contre ces riches qui les dépossèdent évidemment (!) du fruit de leur travail. La liberté n’est plus qu’un mot creux utilisé exclusivement pour créer de nouvelles restrictions, pour mieux corseter ces salauds de riches dont, bizarrement, le nombre ne cesse de croître lorsqu’il s’agit de payer taxes et impôts.

Quant aux politiciens, ils ont bien compris qu’un discours réellement libéral ou pro-capitaliste revient à signer leur arrêt de mort et fournissent donc ce qui est demandé.

Du reste, comment faire comprendre le capitalisme lorsque son « application » à la française consiste à faire injecter 5 milliards d’euros de l’État (des contribuables donc) directement dans le capital d’Areva, une entreprise énergétique ? Pourquoi nos médias tentent-ils d’expliquer que, subitement, c’est devenu le rôle de l’État de produire de l’électricité ? Pourquoi expliquent-ils que le capitalisme aurait subitement pour but de faire durer des canards boiteux, en allant piocher dans les poches du contribuable ? Pourquoi tentent-ils de faire comprendre que le capitalisme serait un jeu génial où les gains sont individuels et les pertes immédiatement collectivisables pour ces personnes bien placées auprès des gens portés au pouvoir grâce à leur démagogie ?

Peut-être faudrait-il commencer par expliquer que l’État qui intervient dans l’énergie, ce n’est pas du capitalisme, c’est de l’étatisme ? Que l’État qui pioche dans nos poches pour sauver des boîtes coulées par des incompétent(e)s, c’est de la connivence ? Que l’État qui décide directement de l’allocation de votre argent à votre place, c’est du collectivisme ? Que ni étatisme, ni connivence, ni collectivisme ne sont du capitalisme, et encore moins une expression même lointaine du libéralisme ?

Mais voilà : expliquer tout ça, ce serait revenir sur des décennies de discours, de positions et de dogmes qui ont bâti l’utopie française, celle dans laquelle le capitalisme apporte évidemment la misère (surtout là où il ne sévit pas), et où l’État détient évidemment la solution aux terribles dérives observées partout où son action n’a pas été profonde, totale et irrémédiable. Revenir là-dessus, ce serait admettre que certains programmes de l’Éducation Nationale sont lourdement orientés, que la presse n’a plus rien de neutre ou d’objectif ou que la télévision distribue plutôt de la purée que des informations…

Et ça, c’est absolument impensable.

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Commentaires268

  1. Le Gnôme

    Les Français n’aiment pas le capitalisme, quoi d’étonnant, lavage de cerveau dès l’enfance, piqûre de rappel tous les jours avec les médias, ils veulent le socialisme. Ça tombe bien, ils l’ont. Mais ils ne sont pas contents parce que il y a toujours trop de capitalisme, c’est pour cela qu’on a invité un des frères Castro.

    Et puis pour Areva, ce n’est pas cher, c’est l’Etat qui paye, comme Vallourec.

    1. Aristarkke

      Sauf que Vallourec subit sa position actuelle non pas en raison de défaillances graves dans sa production comme AREVA (Flamanville, Finlande) mais en raison de l’ extraordinaire effondrement du prix du pétrole brut en cours depuis un an. Tout le secteur pétrolier est à la peine boursière depuis des mois dont Vallourec devenu opéable pour une mise modeste en raison de son savoir-faire, même si ses tubes fournissent d’ autres industries que la pétrolière. Après les aventures d’Arcelor Usinor, je suis moins catégorique sur l’ innocuité du risque de laisser tomber des entreprises dont le savoir-faire n’est que de très peu dans leurs déboires…

      1. sam00

        Si l’état français dans sa vision à long terme non électoraliste n’avait pas fermé toute possibilité d’expérimentation et de recherche en matière de gaz de schistes, peut-être que cela aurait aidé vallourec à se développer sur le marché intérieur? non?

        C’est sur que la chute brutale des cours du pétrole joue énormément, mais étrangement il n’y a pas que Vallourec qui est concerné par cette chute … et tous les acteurs de ce secteur n’ont pas besoin d’un recapitalisation bien heureusement

        1. Aristarkke

          Et CGG (Géophysique)? Qu’en faites-vous ? Et que savez vous sur le besoin de recapitalisation d’ autres « petites » sociétés de ce domaine? Ce n’est pas une chose qui se claironne à l’ avance.

          1. gameover

            CGG MDR. L’état par l’intermédiaire de la BPI est rentré à 18 euros par action et on est à 0.60 euros. Je me demande s’il y a un gars qui fait les comptes à la BPI.
            Technip avait proposé un bon deal il y a 2 ans avec une OPA sur CGG mais vu que l’état est intervenu pour recapitaliser CGG ça a foiré.
            Pourtant la mise en commun de moyens, surtout les navires, aurait pu permettre de dégager des bénéfices. Mais là encore, CGG qui louait ses navires jusqu’en 2008 s’est mis à les acheter au pire moment.

        2. Aristarkke

          Je l’ai déjà dit ici et je ne suis pas le seul: Je suis content que le pétrole et le gaz de schiste ne soient pas exploités en Grance sous ses actuels gouvernements soces rosâtres ou bleuâtres. Hors le problème du prix de revient/ prix de vente, les revenus dégagés seraient immédiatement dilapidés dans un clientélisme forcené, une gabegie démesurée et une corruption encore plus dévastatrice que l’ actuelle. La Grance deviendrait rapidement une économie de rentes diverses qui stériliserait ce qui peut rester d’entreprises. Se reporter par exemple a la malédiction qu’a été l’ or et autres métaux précieux des Amériques pour l’ Espagne…

          1. hugeus

            100% d’accord avec vous. Quand j’énonce ce raisonnement à mes connaissances qui généralement répètent le discours BFM, je vois toujours la surprise dans leurs yeux : ils n’ont toujours pas compris que toute bonne initiative laissé entre les mains de cette république bananière est systématiquement et irrémédiablement gâché.

          2. sam00

            Sur l’exploitation, parfaitement d’accord avec vous Harry sur les conséquences possibles.

            Sur la recherche et l’amélioration des technologies d’extraction, je pense que c’est une erreur.
            Avec en prime maintenant l’idée pour certains que nous aurions un tas d’or sous nos pieds alors que rien ne le prouve sans forages

      2. gameover

        Harry Vallourec c’est aussi des erreurs stratégiques avec un endettement pour rénover leurs usines de tube au pire moment en 2008, en haut de cycle.
        Et Vallourec ce n’est pas seulement le tube pétrole… mais il pâtit aussi du ralentissement du nucléaire et comme il avait de trop bonnes marges sur ces prodits il a abandonné depuis longtemps les autres échangeurs, la mécanique et l’automobile qui lui rendraient bien service actuellement.
        Ca ressemble à la maladie hollandaise dont sont affublés les pays possédant des matières premières : le marché est biaisé soit par les subventions, soit par des prix déconnectés et il chasse le marché fondamental. On croit qu’on a un champion mais le colosse a des pieds d’argile.
        Vallourec c’était le placement du bon père de famille comme l’Air Liquide… fail.

        1. Aristarkke

          GO, c’est une chose que de dégringoler en Bourse en raison de ses incapacités technologiques et ses malversations financières sans parler de la douteuse capacité de la pedegere de naguère pour diriger une boîte de très haute technologie. Vallourec n’est quand même pas la seule boîte à souffrir actuellement bien que ce ne soit pas de chance que et le pétrole et le nucléaire ne sont pas au top en même temps. Quant au choix fait de laisser tomber l’ automobile et d’ autres technologies moins rémunératrices alors, il est typique de ceux qui veulent privilégier la finance sur l’ industrie mais qui oublient qu’une industrie n’ est pas capable de virages comme un Lysander vs un Airbus A380…
          Dans le cas de Vallourec, il demeure essentiel de préserver l’ outil industriel en état de marche pour qu’il puisse redémarrer dès que le marché du pétrole verra le prix du baril augmenter. Perso, j’estime qu’un prix du baril durablement trop bas engendrera des risques de guerre élevés. Entre le Venezuela et l’ Algérie qui en dépendent pour que la situation sociale ne dégénère pas…

  2. Higgins

    Le hasard m’a fait tomber sur cette dépêche qui en dit long sur la perception et la conception de l’économie qu’ont nos élus. En particulier, l’argumentaire d’un de ces dernier sur l’opposition aux cars « Macron » est proprement sidérant: « La région Aquitaine ne veut pas que les lignes de cars privées concurrencent ses TER entre Niort et Poitiers. Elle vient de saisir l’autorité régulatrice. »(http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2016/02/03/La-Region-s-oppose-aux-autocars-Macron-2611930)

    1. Royaumont

      L’argumentaire avancé est sidérant de bêtise. Les notions de marché, de rentabilité, sans parler de concurrence leur semblent totalement étrangères.

      1. Higgins

        Surtout que vu la distance (environ 80 km), le trajet via Blablacar est rapide et peu onéreux (moins de 5 euros).
        Le TER ne pourra jamais être compétitif sauf subvention à donf. Déjà que les cars subventionnés par le région voyagent souvent à vide.

    2. Aristarkke

      Mettez vous à leur place, Major. Ils subventionnent lourdement les TER pour que les prix de leurs billets soient attractifs, populaires, etc… et voila-t-y-pas que ces autocaristes viennent dans leurs campagnes égorger économiquement leurs danseuses… Avec grand risque de les faire passer pour des cons… Et avec celui de rendre les projets de lignes TGV régionales vains et non avenus…

      1. Higgins

        Ou, nous sommes bien d’accord. Pour être parfaitement équitable, j’aimerai également bien connaître la nature de l’actionnariat de la société d’autocar. Le capitalisme de connivence dans ce pays peut prendre bien des aspects.

      2. gameover

        PTDR le privé non-subventionné moins cher que le public subventionné, faut le faire !
        J’aime bien aussi l’argument : le car va déposer les passagers directement au Futuroscope au lieu du centre ville… et ça c’est embêtant, vaut mieux que les gens dépensent 2 fois avec les transports locaux pour justifier leur pertinence.

        1. Higgins

          Surtout que ce n’est pas coton d’aller de la gare de Poitiers au Futuroscope (j’ai tenté de tester). Le pire étant la liaison Aéroport (10 mn du centre ville en voiture avec les feux rouges et le centre ville: il n’y a pas un seul bus!!! (testé également).

          1. Pierre

            J’ai testé également, un lendemain de greve des taxis, le trajet aéroport-gare. Bilan, 45 min d’attente en stop avant d’etre pris

  3. Villon89

    Oui, mais pendant ce temps là à Nice, un chat est brûlé vif et défenestré. Dans le Nord, le petit Djason est battu à mort par son père parce qu’il empêchait son papa de jouer à la console…Tous les jours, les actualités nous balancent du fait divers sordide. Mais n’oubliez pas que nous avons tous le droit de vote et que donc, ce droit appartient aussi aux crétins. Ces derniers étant majoritaires (et avec l’aide de l’Education Nationale, ils le seront de plus en plus!), la politique n’est pas prêt de changer car il faut les séduire ces pauvres crétins.
    Et rien de tel, qu’un discours facile à comprendre, avec de gentils travailleurs et de méchants patrons ( enfin , bref tout ce qu’ils ont vu dans les dessins animés Disney de leur enfance). Gardons tous à l’esprit, chers lecteurs de ce blog, que nous ne sommes pas la majorité…

    1. Pactol

      Et maintenant même les profs commencent à se rendre compte de l’aspect débilitant des programmes.
      C’est dire du niveau atteint !!!!

      1. DoS

        Ce matin j’ai compris un truc aux WC (désolé c’est pas en me rasant).

        L’art de la synthèse est utile quand l’on est capable de garder QUE le bon et l’utile. Le problème de Mollande est qu’il ne garde que des gros morceaux de noirceur et de cynisme.

        Il manque juste les ingrédients de base:
        Justice, liberté, amour, bienveillance.

        L’on ne fait pas de construction sur des fondations pourries.
        Cette situation va mal finir.

      1. Villon89

        Je propose une chose simple : Soumettons chaque votant a un quizz de 10 questions avant le vote ; Ceux qui n’obtiennent pas la moyenne ne peuvent pas voter !
        Je vous renvoie à un livre de Daniel Gaxie « Le cens caché » paru au Seuil en 1978 (déjà!). L’auteur est certes un représentant de cette université bien à gauche mais son analyse nous démontre à quel point la majorité des électeurs a littéralement été dépossédée de son vote. En axant la politique sur l’image, l’électeur moyen se trouve privé de la vraie politique, celle qui se décide entre copains. Ainsi, il vote pour la « bonne gueule du candidat, la beauté de sa femme, la couleur de son chien, etc…tout en laissant passer tout un tas de décisions qui ont une influence considérable pour son quotidien, ses libertés, et tout simplement sur sa vie.

        1. sam00

          ça dépend de qui écrit les questions du quizz … Je vous rappelle que l’éducation nationale fraônçaise enseigne des choses amusantes comme : en économie, c’est la demande qui crée l’offre …

          Si les questions du quizz sont de cet acabit, je crains que l’on se retrouve avec les plus débiles comme seul veautants 😉

          1. MCA

            « c’est la demande qui crée l’offre … » Lol,

            J’en ai une autre bien bonne : « la concurrence fait baisser les prix », sauf que les fournisseurs n’ont jamais intérêt à la concurrence, mais tout intérêt à l’entente cordiale.

              1. MCA

                On peut voir les impôts comme un socle commun, il devrait rester encore une marge de manœuvre pour la variation des prix.

                Après avoir bien cherché, je ne me souviens pas avoir vu le prix de la baguette de pain varier du simple au double, ni les autres produits ou services.

                Cela dit, je me souviens encore d’un cours de formation où l’intervenant vantait les mérites de la concurrence. Je lui fis la remarque ci-dessus.

                Changement de ton, il avoua hilare, qu’à un certain moment de sa vie il négociait dans la métallurgie les gros contrats de fourniture (style rails, poutrelles métalliques etc…) et que lui et ses « concurrents » se réunissaient dans une salle anonyme du quartier Saint Lazare pour mettre un peu d’ordre dans cette soit disant concurrence et s’entendre sur la répartition du gâteau; ça c’est du vécu un peu différent de la petite chanson habituelle et certainement plus proche de la réalité.

                Pour les structures plus petites, les syndicats professionnels doivent bien y être pour quelque chose également dans l’affaire, non?

            1. sam00

              La demande crée l’offre … oui effectivement un gros LoL @MCA

              Mais hélas entendu dans bien des cours d’économie de lycée ou d’université … et lu dans de nombreux manuels des mêmes lieux …

              1. MCA

                Comme quoi le conditionnement des cerveaux commence tôt, cependant la vie aide à rectifier pour ceux qui arrivent encore à ouvrir les yeux.

        2. Albon

          Ce ne pas près de changer, ça les arrange trop !
          Il suffit pour s’en convaincre d’écouter Geoges Frêche, ancien (parce que mort, sinon il le serait encore) dépité du Kandubien comme chacun sait:
          Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %.
          Il y en a 3 % avec moi et 3 % contre.
          Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse.
          Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les engranger.

      2. Val

        @H vaste problème la definition de la bêtise . Je connais des handicapés déclarés 100% qui à mon sens donneraient des leçons d’intelligence à bien des gens . Je pense également que les gens sont bien moins bêtes que l’on veut le croire , ils voient juste leur intérêt : un fonctionnaire n’est pas « bête » il vote pour son intérêt bien compris justement. Aujourd’hui les gens seraient bêtes justement de voter libéral , car une grande majorité est gagnante car elle vit de la redistribution étatiste . Elle sait confusément que cela mène à un mur , mais elle se dit : « pourvu que ça dure au moins le temps que je vive, et puis sait on jamais , ça peut marcher » .
        Certains jugent bête de voter court terme , d’autre jugeront stupide de voter pour un mieux hypothétique long terme … Aujourd’hui il est idiot économiquement d’aller bosser dans le privé , et c’est ce que nous défendons … mais pour les fonctionnaires , les idiots , c’est nous !
        Je connais un ex fonctionnaire (un de plus !) qui a démissionné de la FP car son job heurtait trop son éthique . Il a sacrifié lucidement salaire et sécurité pour ses convictions . Pour moi c’est un héros , pour beaucoup d’autres c’est un idiot.
        Chacun à sa définition de la bêtise .

        1. MCA

          Très beau développement, la bêtise c’est un peu comme l’échelle de la douleur, notez de 1 à 10 votre douleur… c’est très subjectif; la notion de bêtise l’est tout autant.

          SI quelqu’un que vous jugez « bête » vous traite de « c.. », hormis le plaisir de fin gourmet que cela procure, quoi en déduire?

          Je rajouterais volontiers que le « bête » c’est l’autre et pas moi, et que l’on juge l’autre à l’aune de sa propre « intelligence », c’est donc un jugement relatif.

          L’échelle du QI (sensée mesurer l’intelligence, ce dont on peut légitimement douter d’ailleurs) suit une courbe de Gauss, les extrêmes sont rares, la majorité est dans la moyenne; et quant on voit ce que la moyenne en arrive à faire, ça peut justifier de sérieuses inquiétudes si on reboucle sur le sujet traité quelques jours auparavant concernant l’IA .

      3. Aristarkke

        Heureusement que je ne vote pas, Patron! Il y a un je-ne-sais-quoi de ressemblance avec mon gravatar… 😉
        Quoique savoir qu’il y a encore plus de nuls que soi et pas qu’un peu, console…
        🙂

  4. Pactol

    La France a toujours été centralisée, du temps de roi (Colbertisme) de France jusqu’à maintenant. Nous n’avons connu que des étatistes (y compris De Gaulle) et bien que des grands travaux aient permis d’avoir une croissance sans précédent du pays (nucléaire/hydroélectricité).
    Le noyautage des appareils de L’État par des socialistes et des communistes datent de la fin de la seconde guerre mondiale et s’est renforcé à partir de 1981 sans que personne ne trouve à redire. Et pourquoi ? Car on baigne dans la connivence ! Ce que certains appellent du capitalisme de connivence, mais ce n’est pas du capitalisme.
    Pour avoir des copains ayant fait science éco en fac, je peux vous dire qu’Hayeck, la théorie des cycles, la création destructrice ont joyeusement été abordés par dessous la jambe. Et vu mon ages, ce sont personnes qui sont à tous les rouages secondaires de L’État et donc appliquent de manière zélée la doctrine actuelle. Ils ne connaissent rien d’autre.
    Une catastrophe.
    Mais faut-il rêver de ce qui se passe aux US ou en GB ? Pour moi non, seuls certains pays comme Hong Kong peuvent encore prétendre au label d’État libéral.

    1. Gerldam

      En fait le capitalisme de connivence (crony capitalism de l’autre côté du « pond ») est l’inverse du capitalisme de concurrence non faussée.
      Je ne peux que recommander sur le sujet l’excellent livre de Jean Marc Daniel « L’état de connivence ».

    2. Calvin

      Les politiciens sont forcément étatistes ou auront tendance à le devenir.
      Ce sont aux citoyens, à la société civile, aux contre pouvoirs, aux entrepreneurs, etc, de les recadrer, de les borner dans leurs prérogatives.
      En France, l’irresponsabilité est partagée par le plus grand nombre.

  5. ébène

    En ce qui concerne Areva, depuis 2012, l’état et ses sbires (ministres et autres …) a consciencieusement et méthodiquement scié la branche. Le résultat était prévisible. Mais on a sauvé les copains (les dirigeants). L’honneur est sauf

  6. albundy17

    « un cohorte »

    Il y a une astuce ?

    Sinon, rassurez vous, la france n’est plus seule, on apprends que la plus grosse partie du PIB us est dû à l’obama care ^^

  7. DoS

    Je suis…riche.

    Ch’sais pas moi, mais d’un coup c’est plus trop populaire comme truc…

    OH, bien sur j’ai remarqué aussi que cela pouvait attirer les gens. Que cela titillait même leur amour pour vous. De la haine, de la jalousie, mais, ils viennent vous lécher les pieds. Que vous soyez moche, vieux et malade, cynique et pourri, rien n’y change.

    En fait mon cher H, je vais vous dire.

    Ce que le Français exècre le plus c’est lui même. C’est cette culpabilité à aimer l’argent et en même temps à lutter contre les vieux réflexes communistes.

    Pour l’argent le Français tuerait père en mère. Serait prêt à trahir son propre MOI.

    Alors quoi de plus beau que le socialisme pour cela ?

    1. Aristarkke

      Ressenti pareil! Le choc de savoir que je fais partie des 10% les plus riches. Je n’en avais aucunement l’ impression mais bon…

        1. Aristarkke

          Crois-tu que cette flatterie de basse extraction me fera oublier l’ outrancière critique que tu adressas naguère à ma contrée d’origine quant à sa météorologie??? Va donc contempler l’ étendue de mon ressentiment en réponse et reviens si tu l’ oses ! 😈

          1. albundy17

            Ce n’est nullement de la flagornerie, faut être au RSA pour grimper dans les 5 ou 6 %, et encore, je suis pas sur.

            Quand au climat que tu évoques, pour y avoir purgé plus de trente ans en tant que natif de cette bonne ville de roubaix (sic), il ne s’agit là également que d’un constat, le chauvinisme a ses limites :mrgreen:

              1. albundy17

                Oui, c’est vrai, mais quand il ne pleut pas, la couverture nuageuse est si épaisse et basse qu’il faut allumer les lumières en plein jour, je trouve ça déprimant 😀

        1. DoS

          pi-vert va !

          Plutôt que de faire des trous dans les arbres, viens donc profiter du meilleur système au monde.

          Celui qui dépense tes thunes avant que tu n’aies la moindre chance de les gagner.

          Bercy beaucoup, c’est plus fort que toi, moi, nous….C’EST !

          Et si tu ne comprends pas la logique (pourtant évidente) de notre Europe technocratique qui rachète et mutualise les dettes (voeux de 2012 de Mollande), alors reste bien au chaud….loin de nous.

    2. Laurent

      Je vous envie beaucoup 😀

      Oui, le rapport à l’argent de certains est… bizarre. Ils le vénèrent et l’exècrent en même temps. Ils lui prêtent un pouvoir qu’il n’a pas, tout en ne sachant pas l’employer là où il pourrait être utile. On en parle, sans le connaitre. On ne nous apprend ni à le gérer, ni à l’investir. On sait juste le gagner bêtement (travail = revenu) et le dépenser tout aussi stupidement (consommer sans réfléchir).
      Idem avec les banques : on protège celles qui sont nuisibles, on les déteste tout en en ayant besoin quotidiennement.

      A lire : Père riche, père pauvre. Très instructif !

      1. DoS

        Non, être riche en France n’est pas enviable. C’est une plaie.

        L’Etat enlève le droit au bonheur d’avoir de l’argent.

        De l’utiliser par exemple « simplement » en le transmettant à sa famille, ou plus pragmatiquement, en créant des entreprises ou en offrant des logements pour le locatif (aux pauvres….)

        Nous voyons que depuis 2012 (a very bad trip) le fameux Président Libéral Mollande joue à détruire la valeur de l’argent par idéologie de goche….pour conforter son électorat…..

        L’effet ISF, taxes à gogo, lois débiles ont « enfin » atteintes leur but:

        Détruire la richesse, l’immobilier, l’emploi, la vie, la valeur de l’argent, du travail…..et donc à la fin, le pauvre !!!!! Youpi.

        En fait c’est un sans faute. 100% de réussite socialiste.
        J’en reprendrais bien une louche pour 2017.

    3. Royaumont

      Hollande n’aime pas les riches, il me déteste, donc je suis riche…
      Grâce à ce syllogisme à la Ionesco, je suis ravi de me découvrir riche et donc apte à être pillé par l’Etat.

  8. Val

    Cette histoire d’Areva est un véritable cas d’école de A à Z, à ce niveau là c’est de la caricature. On est résolument passé du côté obscur voire grotesque. Le cadavre bouge encore mais nous sommes en état de mort clinique.

    1. albundy17

      Aréva est véritablement un énorme gâteau, y en a un paquet qui en ont croqué comme les balka, camba fait figure de scout avec sa mnef

    2. Royaumont

      Avec Areva et la SNCF, on a affaire à des modèles du genre : dirigeants incompétents et protégés, parachutés à leur poste pour de mauvaises raisons et dégagés par principe de toute responsabilité.
      On voit le résultat, le contribuable y va de quelques milliards de sa poche, sans que personne ne s’en inquiète ni ne soit inquiété.
      Vu la cadence à laquelle les pertes s’accumulent, on peut se demander comment tout cela tient encore.

      1. Higgins

        Pour la SNCF, je modérerai. Certes, les poissons pourrissent toujours par la tête mais dans le cas de notre fleuron ferroviaire, il y a longtemps que le corps est atteint et que la qualité des dirigeants n’influe plus ou si peu sur sa destinée.

        1. Duff

          En effet mais quand des dirigeants ne dirigent rien et ne sont responsables de rien, pas étonnant que la CGT ou autres mafias communistes fassent la loi. Comme prévu, les informations récentes sur le drame de Brétigny sur Orge démontrent deux faits graves :
          1/ La SNCF est lourdement coupable, ses agents et leurs responsables qui fermaient les yeux à de graves manquements
          2/ Les « dirigeants » ont cherché à maquiller la responsabilité de l’entreprise jusqu’à entraver l’enquête

          Dans une démocratie en bonne santé et si cette entreprise avait des actionnaires soucieux des têtes auraient giclé. Là en Fraônce rien, circulez y’a rien à voir, payez et fermez là.

        2. Royaumont

          Pépy vient de connaitre 3 accidents graves en 3 ans, une déroute financière et industrielle majeure (même pour la SNCF, c’est inédit), il est capable de dire devant la presse que l’industrie ferroviaire ne l’intéresse pas… et il est toujours là.
          Dans n’importe quelle entreprise fonctionnant normalement, il aurait dû dégagé. Là non. Enarque, LGBT et franc-mac, il est intouchable.

  9. DoS

    DDoS, E471…….buzzzz, Os souverain, Constitution 2.2016, buzzzzz….Marine, la guerre.

    The Tall man : Faut-il commencer à voler nos propres enfants pour les sauver du gouffre ?

    Peut-on modifier la réalité ? Que voulons-nous voir ? Est-ce donc une fatalité ?

    ruehlam erton ed selbasnopseroc semmos suon

  10. Aristarkke

    Enfin, Patron, vous êtes d’une mauvaise foi sidérante!
    Bien sûr que le socialisme marche à donf!!!
    (Suffit juste d’y croire et de ne pas lui tenir rigueur de tout ce qui foire quand il est expérimenté).
    JF Revel disait en substance que le capitalisme était jugé sur sa réalité quotidienne alors que le socialisme l’ était sur ses théories et intentions.
    Ce qui entraîne que le socialisme est intrinsèquement le Royaume du mensonge puisque ses thuriféraires, obligés de devoir masquer l’ écart grandissant entre la théorie et la pratique expérimentée concrètement, n’ ont pas d’autre choix (dans leur logique) que de mentir chaque fois davantage, jusqu’à l’échéance effondrement.

    1. Pat

      Le plus bizarre, c’est que JF Revel se disait « de gauche »; il n’avait pas compris que la vraie générosité ne s’affiche pas dans une idéologie.
      Fournir un (vrai) emploi est en pratique un engagement de loin beaucoup plus fort que distribuer des repas aux restos du coeur.

          1. Higgins

            A part Madelin (bien qu’il ait abandonné la politique), il n’y a pas pléthore sur le marché du moins parmi les individus bénéficiant d’une audience nationale. Des personnes comme Vincent Bénard sont inconnues du grand public.

  11. Theo31

    J aime bien ces interviews de pauvres qui ont un toit, une voiture et surtout le dernier modèle de grand écran et la console de jeux. Les passe plats sont une honte.

    1. Aristarkke

      Je vous comprends. Moi qui fais donc partie des 10% les plus riches conserve deux télés à écran cathodique m’obligeant bientôt à dépenser deux décodeurs new wave pour la TNT. Y’a pas de justice!

  12. Aristarkke

    Oui, Yrreiht, déjà deux commentaires. Non, Yrreiht, pas pu m’en empêcher! Non, Yrreiht, pas taper sur vieillard, pas taper, pas taper…

  13. Pere Collateur

    Et bien sur, comme prévu, Lauvergeon n’est absolument pas inquiétée… Tout va bien, tout va plus que bien. Vous êtes en France. Des type avec du sang plein les pattes peuvent être ministre des affaires étrangères, en toute impunité et une copine à Mittrand peut acheter des mines d’uranium factice sans que ca fasse la moindre vague. D’ailleurs il serait bien de faire un bilan de ce qu’elle a couté à nos impots celle là. Ca serait très instructifs.

    1. Higgins

      Qu’elle soit inquiétée ou non importe peu. Ce qui est réellement inquiétant, c’est qu’elle ait pu avoir ce poste et surtout qu’elle ait pu s’y maintenir. Je suis persuadé qu’une fine analyse de cette entreprise laisserait voir des dérives gênantes depuis déjà longtemps.

    2. Marabout

      Surtout qu’il était de notoriété publique que ces mines étaient, pour certaines, non rentables, pour d’autres totalement bidons. La grande majorité des experts le savaient. Lauvergeon a juste voulu se faire mousser en achetant ce gouffre, mais elle ne POUVAIT PAS ignorer que cela allait plomber le groupe. Le fait que monsieur S, alors candidat à la présidence de la République et favori des sondages, n’avait jamais caché son intention de l’évincer, a du jouer dans le fait que ce rachat s’est fait quasiment dans la précipitation, juste avant l’élection dudit président. Encore une question d’ego, dont les contribuables et les salariés payent le prix fort.

    3. bibi

      Pourquoi voudriez-vous inquiéter la salarié Lauvergeon alors que la politique industrielle d’Areva est dictée par son actionnaire l’état qui via le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives détient 54,37 % du capital.
      Si c’était le PDG d’une entreprise publique qui décidait de quoi que ce soit, je pense que nous le saurions depuis longtemps.

      1. Val

        +1 @bibi les dirigeants de ces groupes sont des valets en cheville avec leurs sponsors.
        Lauvergeon , valet de gauche , Proglio de droite , l’unique objet de l’Etat étant de profiter du pouvoir donné par la puissance de ces firmes .Maitriser l’énergie est vital , c’est le nerf de la guerre. On voit au gré des changements de pouvoir , la valse des valets . J’imagine qu’il est dangereux quand on est un valet de jouer solo, Marjorie ? qu’a t il fait , ou pas fait ? c’est un autre sujet.

  14. Gerldam

    A mon avis, on ne saurait mettre dans le même sac le Brésil et le Vénézuela. Certes le Brésil est géré par une nulle, la corruption atteint des sommets, mais on peut entreprendre au Brésil et le pays ne serait pas si différent de la France sans ce carcan de textes législatifs encore plus touffus, longs, contradictoires que ceux de la France, ce qui leur coûte au moins 2 points de PIB chaque année (et ils le savent, comme chez nous), mais, voyez-vous, mon bon Monsieur, abroger tout et repartir sur de bonnes bases, « CE N’EST PAS POSSIBLE ».

    1. MCA

      J’ai comme l’impression qu’ils voudraient tous réformer en simplifiant, mais à RECETTES CONSTANTES.

      Or, la complexité du monument fiscal est tel que nos dirigeants craignent tous un effondrement spontané des recettes si on enlève une brique de l’édifice.

      Alors ils se livrent à un toilettage cosmétique de simplification qui se traduit par le rajout d’une couche supplémentaire.

      Pas évident à gérer cette situation.

      1. sam00

        Ils ne craignent pas un effondrement des recettes, ils craignent que le peuple prenne conscience de l’ampleur de la spoliation!

        J’ai plusieurs fois mené l’expérience, et je peux vous dire sans crainte que vous pouvez transformer un militant socialiste en adepte du libéralisme, ou au moins en militant pour la réduction de l’État, juste en lui mettant sous les yeux l’ampleur de la ponction.

        Même une personne qui gagne le SMIC se rend compte qu’à plus de 50% de ponction sur son super brut, il serait capable de s’en sortir tout seul si l’État lui fichait la paix

        1. MCA

          D’accord pour votre complément, mais je doute fort qu’avant de prendre une mesure quelconque, ils ne fassent pas tourner à fond les ordis de Bercy pour voir si un loup ne serait pas caché dans la mesure qu’ils envisagent.

          Un état aux abois ne peut se permettre de perdre des recettes en tentant de « simplifier ».

          Par contre si la simplification se traduit par une hausse des recettes, pas de problème. (style mesure favorisant les moins riches et ponctionnant grassement le reste, une version fiscale du pâté d’alouette en quelque sorte).

  15. Bernard

    La dégringolade d’Areva en sans doute plus due à de l’affairisme de connivence qu’à de l’incompétence.
    On ne sait toujours pas qui a touché la plus grosse part du gâteau Uramin qui rappelons le, représentait quand même la modique somme de 2,5 milliards de $.

  16. sam00

    Ah! Aréva … la magnifique illustration du capitalisme de connivence à la Fraônçaise (et valourec n’est pas mal non plus) :

    « Philippe Crouzet, le président de Vallourec est l’époux de Sylvie Hubac ancienne directrice du cabinet du Président de la République….
    Olivier Fric, négociant, consultant et intermédiaire sur l’affaire Uramin est l’époux à la ville d’Anne Lauvergeon ancienne président d’Areva…. »

    A lire ici: http://institutdeslibertes.org/les-grands-echecs-de-letat-francais-stratege-industriel/

    1. Royaumont

      Thatcher disait que la meilleure politique économique, c’est encore de ne pas en avoir…
      Vu ses résultats, on pourrait l’écouter. Mais non, ce n’est pas assez flatteur pour l’ego de nos dirigeants, cette approche.
      Avant même l’incompétence ou l’affairisme, l’hybris est le plus grave défaut des politiques, en tout cas le plus destructeur.

  17. JiJiBé

    « …expliquer tout ça, ce serait revenir sur des décennies de discours, de positions et de dogmes qui ont bâti l’utopie française… »

    L’utopie française. Résultante du fouillis intellectuel infusé dans les esprits, lesquels depuis belle lurette ne discernent plus l’altérité entre « Les animaux de la Ferme » (Martine à la campagne) et « La Ferme des animaux » (Orwell)

    En l’occurrence le label Lurette est une marque exclusivement française garantissant au consommateur que rien n’ayant jamais fondamentalement changé dans les moeurs et les pratiques, l’immobilisme et la paresse sont de première nécessité et les seuls garants d’une parfaite longévité.

  18. cherea

    « Quant aux politiciens, ils ont bien compris qu’un discours réellement libéral ou pro-capitaliste revient à signer leur arrêt de mort et fournissent donc ce qui est demandé. »

    Je vois un espoir, aux US Bernie Sanders se définit comme socialiste et fait presque un carton.

    Peut Être qu’en France, un type qui se dit capitaliste & libéral peut marcher. N’est-ce pas le cas de Macron? Oui, il ne va pas assez rapidement mais il part de tellement loin que maintenant on décille les yeux quand il dit qu’il faut qu’il y ait plus de milliardaires.

    Enfin pour tous ceux qui promeuvent le socialisme. Il y a en proportion plus de Français qui vont dans les pays libéraux que dans les pays socialistes…combien de français à HK, Singapore, Australie, UK? Combien au Vénézuela, Argentine…?

    Je me souviens comment fermer la gueule d’une partisane d’un système économique socialiste:

    1. honorbrachios

      @cherea : je ne vois pas en quoi voir les usa pencher de plus en plus vers le socialisme est une bonne chose…quand à macron, tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il présente mieux que montebourricot à l’international, nothing else…

      1. cherea

        vous n’avez pas compris mon propos, si un homme politique peut dire aux USA qu’il est socialiste et prendre des voix, alors peut-être que dans un mouvement de mirroir, un homme politique en France pourra dire sans honte contenue être libéral et prendre des voix.

        Dit autrement, si ce qui était impossible il y a peu d’un côté de l’Atlantique est maintenant possible alors peut-être que ce sera la même chose chez nous.

        1. honorbrachios

          Je ne pense pas qu’il existe un effet miroir…le socialisme gagne du terrain partout ou il n’a pas été testé car c’est plus facile de se faire élire en disant : «votez pour moi je vous donnerai de l’argent» que «vous devez bosser et vous prendre en main»
          Pour macron, je ne vous empêche pas d’être optimiste, mais je suis plutôt sur la ligne «Val» plus bas dans les comments!

      2. cherea

        @honorbrachios
        Macron, nothing else, ok mais comme je dis on part de tellement loin qu’il faut prendre avec optimisme le moindre pas orienté dans cette direction, malgré tout ce qu’on peut dire.

        1. Royaumont

          Macron est un des rare, dans la classe politique française, avec qui le procès en indigence intellectuelle ne fonctionne pas.
          C’est déjà beaucoup.
          Par ailleurs, il n’a dans la poche la carte d’aucun parti, on peut espérer moins de dogmatisme.
          Après, reste à savoir quelles sont ses intentions réelles et s’il arriverait à faire bouger une nation sclérosée et un appareil d’état totalement calcifié.

          1. Pactol

            Il n’a pas de dogmatisme mais il est le représentant de la connivence. N’oubliez pas d’où il sort et où il a été formé. Il ne connaît rien de la réalité de l’économie, de la vie d’une entreprise voir de la vie tout court

          2. Bonsaï

            Officiellement, il n’a peut-être pas de carte de parti, cela ne l’empêche pas d’avoir d’évidentes affinités avec certains milieux :
            « En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique, et devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, il indique que l’échec de son militantisme local et l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République l’ont poussé vers cette activité. En 2012, il est nommé gérant, et pilote l’une des plus grosses négociations de l’année (le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de neuf milliards d’euros lui permet de devenir millionnaire ».
            (in Wikipedia)

          3. Val

            @royaumont Macron -s il est sincère- est tout aussi stupide et présomptueux que d autres . Il croit qu il peut faire quelque chose . Il ne peut rien faire. Personne ne le peut . Tant que le mur des réalités n est pas pris.

  19. Resistant Valaisan

    Il est 13:41, je suis peut-etre le 430e a poser la question mais…. demandez deja a un Francais de definir « capitalisme ». Il est capable de taper completement a l’ oppose.

    « La guerre, c’ est la paix. La liberte, c’ est l’ esclavage. Le capitalisme, c’ est la connivence »

    La guerre des mots…

  20. gatling

    La France, tu l’aimes ou tu la quittes… 😀

    Bon trêve de plaisanterie, avant de chouiner et de prendre les gens pour des cons qui n’aiment pas le capitalisme et blablabla et trouver des raisons bidons, il faut ouvrir les yeux à la vraie réalité qui fait que le capitalisme est de plus en plus detesté :

    1/ Beaucoup trop de dirigeants ont des pratiques « peu » (et c’est un euphémisme) vertueuses
    Un exemple récent datant d’hier soir : l’émission cash investigation sur les pesticides montrant les décisionnaires des 6 plus grosses boites en fabriquant (bayer, dupont, monsanto, etc.) pourtant au courant des études montrant la nocivité de plusieurs dizaines de produits sur le marché mais continuant à les vendre partout ou la législation ne les a pas interdit. Un vrai scandale sanitaire.
    Les anciens exemples d’abus de dirigeants? Et bien le capitalisme les trainent comme des boulets : Le scandale des fabricants de cigarette mentant sur les dangers de la clope dans les années 50, l’amiante, 100 ans de pesticides pour beaucoup retirés les uns après les autres, les métaux lourds, maintenant les plastiques, etc. etc. etc.

    2/ Les nouveaux actionnaires sont des rapaces de plus en plus assoifés de dividendes… (2 fois plus en 15 ans…) Et là c’est la vraie désinformation des Français contrairement à tout le baratin de votre article. Car derrière ces actionnaires rapace ce cachent en fait des fonds d’investissement et derrière ces fonds se cachent… l’épargne des Français de classe moyenne… qui confient leur argent à n’importe qui (assurances vies par exemple) leur promettant un rendement énorme et les laissent gérer leur argent. ça donne le magnifique « capitalisme financier » que tout le monde dénonce alors qu’en réalité tout le monde en est un peu responsable.

    3/ Les patrons partent partent avec des parachutes dorés même après avoir été des gros mauvais. Bel exemple du capitalisme qui donne sans doute trèèèèèès envie aux Français d’adhérer à ce système. En réalité, ça leur donne surtout envie d’impôser à bloc les riches justement 🙂

    4/ Enfin le management à la Française ou quand t’es salarié, t’es une merde. Les patrons te prennent pour de la merde => Les patrons sont des pervers-narcissiques => Etre un patron, c’est être un connard.

    Bref, avant de pleurer, je vous conseille d’essayer de redonner une bonne image des patrons en France. Au prochain forum du medef, tentez leur de leur expliquer un par un à la sortie de la salle (pourquoi pas en leur refilant un tract) qu’il faut arrêter de donner une si mauvaise image de ce fabuleux système en usant de pratiques plus vertueuses, d’un meilleur management des boites et en arrêtant de montrer au monde qu’être patron c’est s’engraisser 5 ans même si on est mauvais et finir rentier.

    1. Val

      @gatling je crois que vous n avez rien compris à l article. Otez vous lunettes roses , lavez vous le cerveau si vous l avez encore et relisez. A toute ..

        1. JiJiBé

          Sans parler de ceux provoqués par le zica et la dengue.
          La dengue ?? J’avais cru comprendre qu’elle avait démissionné il y a une semaine.

      1. DoS

        Il a des lunettes AFP. Bah, c’est foutu pour lui….

        Mais j’aime bien un poil de troll quand même. Cela me fait sentir « presque » intelligent.

        Pas de doute, je vote PS en 2017. J’aime tellement ce bordel que j’en veux plus…..fuck yeah !

        Poussons ce « concept » de libéralisme débridé jusqu’au bout du trognon.

        (PS: je veux bien un Gepalmoral 2000 et un bidon de lubbe 3000 l, un lexo-via-nax 300, et une petite piqure d’héro-isme c’est tendance à la coâmpagne y parait)

    2. Deres

      Tu fais l’apologie du communisme qui justement cherche par définition à diviser la société en classe sociale qui se déteste et s’affronte. Conclusion, tu généralises les exemples qui te viennent à l’esprit sur la classe des patrons (bourgeoisie, capitaliste, etc c’est pareil) ennemis du prolétariat (salariés, pauvres ou autre). Et au final, ce genre de raisonnement à base de petites cases bien délimitées et de division entre gentils et méchants ne peut que mener à une volonté de génocide de classe après une dérive étatiste pour érsoudre toput ces gros problèmes qui n’existent pas.

      1. Deres

        Au lieu de dénoncer des comportements et de croire que ceux-ci viennent d’une sorte de méchanceté innée (un patron est nécessairement un être abject), il faut aller à la source du problème. Les agents économiques ont souvent des actions rationnelles face à leur environnement. Et c’est là que l’on se rend compte que la source de problèmes est généralement l’Etat qui veut également se charger de les résoudre. Par exemple, la fameuse justice sociale nécessaire car noter système crée un maximum de chômage et d’exclusion. De même en France, les riches sont égoïstes car ils avent que largement plus de la moitié de leur revenu part en impôts et solidarité diverses. Donc comme on ne les remercie pas mais qu’au contraire on leur crache dessus, il ne faut pas compter sur leur enthousiasme envers ce système.

    3. Pat

      Curieux : vos 3 et 4 se contredisent totalement. Les « patrons » qui partent avec des parachutes dorés sont des salariés, et ont souvent été mis en place par les gens au pouvoir. Aucun n’a créé la moindre entreprise. Des connards, oui, mais des capitalistes, non. Juste des profiteurs d’un système de connivence entre l’Etat et les entreprises du CAC40.

    4. Vodkaman

      je propose une pétition pour interdire l’étude de l’œuvre de Zola en dehors de toute mise en perspective avec les dérives syndicalistes, cela évitera peut-être de lire des conneries de ce genre.

    5. sam00

      @gatling

      Il semble impossible de vous apporter suffisamment d’arguments pour vous amener à réfléchir à vos propos et essayer de les nuancer, j’aimerais pourtant relever le gant

      Comme je ne veux pas parler de généralités, je vais simplement vous parler de mes deux derniers patrons (parmi d’autres). C’est un exemple personnel, donc ce n’est évidement pas généralisable, et cela reste un exemple parmi d’autres à comparer au MEDEF que vous citez.

      Le précédent devait sa boite à son père (son principal client et était colérique et borné, suffisant, et qui ne se sentait pas patron si il ne gueulait pas chaque jour. Un bon gros salop de patron comme certains le diraient.
      Mais enfin, il me payait pour faire un boulot, d’abord inintéressant, puis ensuite bien plus intéressant et lucratif … jusqu’à que je me lasse de ses crises de colère et que je ne parte. Nous fumes d’ailleurs nombreux à partir à la même époque … environ 15 départs dans une PME d’a peine plus de 20 personnes.

      Malgré bien des moments fort désagréables, je garde quand même un certain respect pour lui … il a appris de ses erreurs passées, il a su maintenir son entreprise en vie avec près des trois quarts de ses effectifs démissionnaires en à peine six mois, et il parait même que depuis il ne se met plus en colère pour un rien … surtout depuis que son second (un vrai incompétent beau parleur celui là) est parti lui aussi

      Mon actuel patron est double. Ce sont deux frères qui ont hérité l’entreprise de leur père. En PME, c’est souvent le cas.
      Quand je suis entré dans cette boite, ils étaient en train d’affronter la crise qui les frappaient de plein fouet, et certaines de leurs grosses erreurs qui leur revenaient en pleine gueule (trop gros investissements sur les épaules de personnes prétentieuses mais manquant d’expérience, et croissance de l’activité et des recrutements trop rapide … pour résumer) .
      Cinq ans plus tard, la boite est toujours là, elle a affronté une crise majeure (division par deux du CA), du faire un plan social (et j’ai vu mes patrons proches d’en pleurer publiquement), assumé beaucoup de ses erreurs passées, nous essayons d’aller de l’avant malgré une escroquerie d’un demi million de la part d’un client qui a ses entrées à l’assemblée nationale (il doit plus de 10 millions au fisc, mais ça ne l’empêche pas d’être libre … procédure en cours).
      Et elle procure toujours du travail à près de 80 personnes, et avec le travail le salaire, et avec le salaire le pain … pardon je paraphrasais Bastiat.

      Tout n’est pas rose dans cette boite, et j’ai eu quelques échanges courtois mais musclés avec mes patrons. Mais voilà, je suis un peu idiot. Reprendre un service informatique d’une pme industrielle, laissé à l’abandon par mon ancien chef, avec tout à refaire (infra SI inexistante, câblage, procédures, parc logiciel, tout …) et sans moyens ou presque; personnellement j’y ai vu une opportunité.
      Mais je pourrais aussi vous dire que j’ai du gérer à poil, seul, et sans documentation tout ça, mais ce serait prétentieux et nombriliste. Je pourrais vous dire que j’ai recruté un vieil ami de 15 ans, qui m’a planté au bout de 18 mois en essayant d’entraîner tout le monde dans sa chute, … ce serait parler de moi et cela n’apporterait rien.
      Je pourrais dire que les semaines font plus souvent 50h que 35h, mais je m’en moque car j’ai d’autres avantages comme celui d’avoir des horaires libres (dans les limites de mon contrat, ce qui me satisfait parfaitement).

      L’important, c’est qu’aujourd’hui cela paye, même si il nous arrive encore d’avoir quelques mots, et de ne pas être d’accord sur certains points de gestion clientelle. L’entreprise à progressé, nous avons mis en place des outils et mécanismes de traçabilité dont peu de concurrents peuvent se venter (même si c’est une obligation légale … il y aurait beaucoup à dire là dessus), développé de nouveaux produits et de nouveaux clients, et j’ai pu grandir professionnellement et financièrement …

      Aujourd’hui nous franchissons un nouveau cap, nos actionnaires nous accompagnent comme des partenaires, nos clients apprécient nos produits, les employés font front commun malgré quelques électrons libres … et l’état nous laisse en rase campagne face à un escroc passible du pénal. Ce n’est pas grave, en s’en sortira sans l’état, qui lui par contre facturera les contribuables des 10 millions et plus qu’il s’est fait escroquer.

      Alors voila gatling, ce n’est qu’une expérience personnelle, ce n’est pas généralisable. Il y a des salops, des imbéciles, des parvenus, et des incapables … au MEDEF, dans les PME, à la tête de petites ou grandes entreprises (comme parmi les salariés notez bien) … mais je vous offre un exemple qui devrait vous inciter à ne pas généraliser et dire : tous salops, tous pourris … du moins en ce qui concerne les patrons.

      Et la grande différence entre le libéralisme que vous semblez haïr, et le communisme qui dispose de toutes vos faveurs; c’est que dans le premier cas cela ne vous coûte rien si une entreprise coule parce que le patron est mauvais ou les actionnaires trop gourmands, et dans le second cela vous coûte directement quand l’état dans sa grande intelligence décide de renflouer des boites qui ont dépensé sans compté, rétribué des dirigeants incompétents, etc etc …

      Je pense qu’une certaine nuance dans vos propos vous ferait le plus grand bien … ou à défaut relire Jaures quand il parlait de la difficile condition des entrepreneurs 😉

  21. DoS

    Flash info:
    Pikketout ne se présentera pas aux Présidentielles !
    Ouf ?

    Non pas ouf, car il va continuer à écrire des conneries et à les faire appliquer par d’autres cons que lui.

    Finalement, il n’est pas si con…..

  22. lxy

    Atomic Anne le PDG que le monde entier nous enviait comme la présentait nos Pravda. Nourrie dés son plus jeune âge au lait du socialisme, brillante mais pas assez pour « faire » Polytechnique. Elle profite d’une nouvelle disposition qui permet à des ingénieurs « de base » comme elle d’entrer dans le corps prestigieux des Ingénieurs des Mines réservé jusqu’alors aux 11 premiers classés à la sortie de Polytechnique. Elle est chaperonnée alors par l’un de ces Ingénieurs, socialistes, qui la présente à la crème de l’establishment français et très rapidement elle se retrouve à l’Elysée conseillère de Mitterrand, dans le bureau voisin. Aujourd’hui encore c’est elle qui préside les repas annuels des anciens collaborateurs de Mitterrand. La connivence dans le cas de Areva a plus à voir avec la « socialie » qu’avec le capitalisme. Sortie tout droit des cotillons de Mitterrand elle est bombarde patronne d’un très grand groupe industriel, sans même avoir fait ses armes dans une grosse Pme. Or il n’y a rien de plus dificile dans l’industrie que l’ingéniérie internationale : faible marges et difficultés énormes. Seules des entreprises confirmées, d’expérience avec un encadrement de très haut niveau peuvent s’y maintenir. Or Anne Lauvergeon, sans aucune expérience de ce sport s’est empressée de virer tous les cadres ayant de l’expérience qui refusaient de lui cirer les bottes, et s’est entourée d’une cour d’incompétets qui ne risquaient pas de lui faire de l’ombre, tandis qu’elle se pavanait dans toutes les pince-fêtes de la pensée magique.D’ailleurs à la grande époque de l’Union de la Gauche où on a nationalisé à tour de bras on ne compte plus le nombre d’incompétents qui ont coulé des grandes entreprises françaises….qui n’ont pas pu s’en remettre depuis…malgré les sommes énormes dépensées par l’Etat et donc le contribuable. Anne Lauvergeon n’est pas le seul cas de la gabegie socialiste mais en est un grand champion.

    1. nemrod

      C’est pas elle qui voulait mettre sur la touche les mâles blancs hétérosexuels ?
      Finalement elle aurait peut être du les garder…non ?

      1. Pere Collateur

        Si si, c’est elle. Et bizarrement sa chute c’est accélérée juste apres cette sortie malheureuse…

        A noter qu’elle a fait des petites: J’ai vu passer le même discours chez la nouvelle patronne de France Télévision. On peut donc résolument prédire et son sort et celui de cette si chère télé publique. Bien joué!

    2. Val

      @lxy « Anne Lauvergeon n’est pas le seul cas de la gabegie socialiste mais en est un grand champion » : et c’est pas donné à tout le monde ! la concurrence est sévère … 😉 j ai souvenir d’un JMMMMMM mais il y en a tellement . Cette annesse poussera t elle le vice comme ce dernier de financer à posteriori la boîte qu’elle aura elle même aidée à couler , je m’interroge ?

    3. voleurdufeu

      @lxy ´brillante, mais pas assez pour faire Polytechnique’ Elle est quand même sévrienne et agrégée de physique.Si le reste de votre information est du même niveau…

    4. Aristarkke

      très rapidement elle se retrouve à l’Elysée conseillère de Mitterrand, dans le bureau voisin.
      (…) tandis qu’elle se pavanait dans toutes les pince-fêtes de la pensée magique.

      Sous l’Arsouille, pince-fesses conviendrait mieux à décrire la situation, non ???

  23. panchovilla

    évidemment, si vous demandez aux Français s’ils aiment le capitalisme, ils vous répondront non, et c’est normal, c’est sémantique. Beaucoup de mots en « isme » ont une connotation méprisante ou dévalorisante. Par contre si vous leur demandez s’ils aiment la liberté d’entreprendre, et autres droits à disposer de son argent comme on l’entend, ils vous répondront oui. Le sondage est vicié à la base. Les français sont à 90 % issus de paysans, généralement peu partageurs (mais toutefois très solidaires dans le malheur – ceci n’est pas de l’ironie).

  24. nemrod

    Bof…les Grançais sont indécrottables.
    Ils vont mordre la poussière et quand ils auront bien goûté sa saveur acre un bon moment, ils se relèveront…peut être.
    Dommage pour ceux qui n ‘y seront pour rien ; vont morfler aussi.

  25. Higgins

    HS mais ça vient de tomber. Le gouvernement va prolonger de trois mois l’État d’urgence (projet de « loi » présenté la semaine prochaine et absolution dans la foulée par les chambres enregistrement). Cet état d’urgence sera prolongé jusqu’à ce le nouveau texte réformant la procédure pénale, qui reprend une bonne partie de celui de la procédure d’urgence, soit avalisé par les moutons du parlement. Liberté, j’écris ton nom tant que je peux le faire.
    Nous allons devoir apprécier la Socialie, le nouveau nom du fascisme.

  26. Régis33

    Après avoir lu la prose de notre hôte , au demeurant bien tournée .
    Et avoir lu TOUS les commentaires , également , très instructifs et particulièrement fort à propos , j’attends toujours THE solution .
    Car pour moi , simple patron de société , bien évidement porté vers la liberté d’entreprendre que vers l’étatisme à outrance .
    J’attends de vous Messieurs , ( et de notre hôte ) une démonstration magistrale que le libéralisme absolu est LA solution , un pays , un endroit ,où ça marche !
    Pour moi , après moults lectures , réflexions , interrogations , le libéralisme absolu , tout comme le communisme le plus pur , tel que la expérimenté l’URSS,ne font finalement partis que du même cercle idéologique , l’un à une extrémité , et l’autre à l’opposé , mais se rejoignant finalement dans un la circonférence des défauts humains .
    Opposer le capitalisme/libéralisme pur au capitalisme de connivence est aussi idéologique que le communisme dans sa folie centraliste .
    Car qui ici peux me citer UN exemple de capitalisme qui ne fini pas en connivence , qu’elle soit entre une corporation et l’état ou entre deux concurrents qui s’entendent pour fermer un marcher , voir arriver à force de fusion/acquisition à contrôler un marché en entier ?
    Les USA ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés début 20 ème en votant une loi anti trust .
    Pour un entrepreneur comme moi , le maillon faible est tout simplement l’homme .
    L’homme avec ses défauts , envies , vices .
    Aucune idéologie , qu’elle soit libérale ou communiste ne parviendra à résoudre ce problème insoluble .

    On peut , bien sur , rêver à des solutions qui semblent évidentes , d’un point de vue pragmatique et abstrait , mais l’homme est faillible .
    Son appétit de pouvoir , de gain , de richesse , son égoïsme intrinsèque à l’instinct de survie, balaiera , à mon sens , toute avancée concrète .

    Fatalisme de ma part ?
    Peut-être ……

    Messieurs , alors , j’attends toujours l’exemple top d’une société idéale libérale ?

    Sans démonstration concrète de votre part , je considérerais que ce n’est qu’une idéologie utopique comme une autre pour des lendemains qui chantent .
    Même si l’aspiration me porte vers le libéralisme .

    P.S. : merci à notre hôte de ne pas me censuré ,comme parfois , même si cela contrevient à ces idées , la contradiction et toujours constructive .
    J’en ai chié pour écrire cela ! 🙂

    1. « le libéralisme absolu est LA solution , un pays , un endroit ,où ça marche »
      Nouvelle Zélande.
      Suisse.
      Hong-Kong.
      Canada.
      Singapour.
      Australie.
      Chili.
      Irelande.

      Tous ces pays prouvent, à différents degrés (nettement plus élevés qu’en France) que le libéralisme, ça marche effectivement. NB : tous ces pays ont un taux de chômage très inférieur à la France.

      « L’homme avec ses défauts , envies , vices . »
      Et pour éviter ces vices, vous placez donc le pouvoir dans les mains … des hommes. Malin.

      De façon générale, je trouve assez comique qu’on attende du libéralisme d’être absolument bon, et qu’on tolère du système actuel d’être quasi-intégralement mauvais sous prétexte qu’il serait plus réaliste que le premier. Le 2P2M ne vous étouffe pas. En tout cas, ça explique pourquoi « j’attends toujours THE solution » ; celle-là, c’est garanti, elle n’existe pas.

      1. Duff

        On peut introduire un peu de géopolitique pour les nuls, pour l’avenir d’HK on peut se poser des questions. L’Europe dispose d’une admirable propension à s’auto-détruire quant au Chili même si Bachelet est freinée par l’excellente constitution, les voisins expérimentent avec un talent imaginatif toute forme de socialisme pour rester pauvres. Comme quoi les îles, rien de mieux…

  27. Régis33

    Merci pour votre réponse .
    Le problème c’est que je ne vois pas vraiment de solution ou du moins un exemple où la libéralisation intégrale serait la panacée .
    Quand aux pays que vous citez , ils sont bien évidement plus libéraux que le notre .
    Mais ce qui me gène , c’est surtout le fait de prôner le régalien et rien que le régalien . Jusqu’à preuve du contraire ça n’existe pas .
    Car je ne vois pas dans vos exemples , un pays qui ne fait pas de l’interventionnisme à un degré ou un autre , donc , pour moi c’est justement à quel degré doit il s’arrêter ?
    Ma réflexion , c’est que croire que le régalien dans sa plus simple expression est la solution , comme je le vois souvent écrit par vous ou d’autre , est aussi  » Bisounours » que l’idéologie communiste .
    Car pour en revenir à ma foutu marotte , l’homme n’est pas conçu pour être bon et généreux envers les autres , seul l’instinct de sa propre survie le guide .

    Historiquement , et après avoir fait pas mal de recherches , aucune société  » égalitaire » où l’homme serait libre de faire ce qu’il veut n’a marché , les grandes civilisations n’ont pu se développer que par la volonté d’hommes forts et déterminés, en construisant un état puissant , donc de fait inégalitaire .

    Mais peut être avez vous des exemples que je ne connais pas .

    1. Vous êtes pétri de contradiction. On ne peut pas à la fois dire « l’homme n’est pas conçu pour être bon et généreux envers les autres , seul l’instinct de sa propre survie le guide » et, dans le même temps, lui fournir du pouvoir, de plus en plus étendu (au-delà du régalien).

    1. Régis33

      Sans en apporter d’autres ??????
      Dons simple critique stérile non constructive !!

      Wouaaaaah , ça , ça fait avancer le schmilblick !
      Et donc à part râler sur les erreurs des autres vous proposez quoi , si vous étiez à la place des xxxxxxxxx qui font semblant de gouverner ?
      Là , je dois dire que ça me laisse pantois .

      1. Ben c’est pourtant logique. Vous désirez une solution. Et si la solution était de n’en prôner aucune ?

        De votre côté, vous cherchez un graal. On vous dit : y’en a pas, il n’existe que l’ordre naturel et l’organisation spontanée des humains entre eux. Le reste, c’est de la fanfreluche. Libre à vous de n’y pas croire. C’est justement tout le problème : tant qu’une majorité voudra être gouvernée, elle aura ce qu’elle réclame. Et on voit le résultat.

      2. Higgins

        Je vous encourage à lire, si ce n’est déjà fait, les oeuvres de Frédéric Bastiat, particulièrement « Les pamphlets » et les « sophismes économiques ». Là comme chez beaucoup d’autres auteurs libéraux, vous ne trouverez pas de « check list » ouvrant la porte du nirvana mais des réflexions, des principes, des démonstrations axés autour la philosophie libérale. Lisez-les, méditez-les et élaborez votre propre philosophie libérale avec votre vécu et votre personnalité. Elle vaut certainement la mienne ou celle d’un autre. Être libéral, c’est récuser le dogmatisme et privilégier le pragmatisme. Comme vous le soulignez, à la base de tout, il y a l’homme avec son intelligence, ses qualités mais également et surtout ses faiblesses. Avoir des principes, spécialement quand on se réclame de la philosophie libérale, ne dispense pas de faire appel à l’intelligence et à la bonté d’âme le cas échéant notamment en matière sociale. Personnellement, je crois imbécile de ne pas faire appel, le cas échéant, à des solutions iconoclastes par rapport à des principes libéraux en matière économique (peut-être faut-il savoir sauver certains canards boiteux). Il faut simplement garder en tête que ça doit rester exceptionnel. Généralement, les bonnes solutions (celles qui sont pérennes dans le temps) sont ailleurs.
        Il est important, je crois, qu’un état se recentre avant tout sur ses fonctions régaliennes (Défense, Justice, Police, Finances et politique exterieure) et qu’il ne s’arroge aucune fonction économique (participation ou possession d’entreprise). Il doit leur octroyer les moyens humains et matériels de fonctionner au profit de la collectivité. Si un litige survient entre deux personnes ou une personne et une organisation (entreprise, administration), il se doit de faire en sorte que ce litige soit traité en temps et en heure suivant une procédure ad-hoc acceptée de tous (c’est généralement la fonction du Droit mais pas que). Notre société souffre certes à cause de la crise mais surtout parce que le politique s’est depuis trop longtemps affranchi de ces principes simples et efficients et s’est octroyé des prérogatives qui ne sont pas les siennes (cf le post à propos du conseil régional de l’Aquitaine et des TER Niort-Poitiers). Ce qui sépare un état socialiste (comme est hélas le nôtre) et un état libéral tient en peu de chose: là où le second introduit de la confiance et valorise les qualités des uns et des autres, le premier flatte les bas-instincts (jalousie, envie, etc…) de sa population et construit une société basée sur la défiance (d’où la multiplication des structures de contrôle qui, in fine, finissent par échapper à leurs maîtres et vivent leur vie en s’arrogeant des droits. Le cas de l’inspection du travail est à cet égard plutôt éloquent).
        Ce que vous demandez exigerait un ouvrage complet qui est, de toute manière, impossible à écrire tant la réalité est changeante. Le Libéralisme, c’est avant tout le refus des mauvaises solutions. En France, depuis trop longtemps, ce sont hélas elles qui ont le vent en poupe. On en voit le résultat aujourd’hui.

        1. Régis33

          Votre tempérance me sied plus , car le pragmatisme est votre voie maîtresse , il me semble .
          Quand à F. Bastiat , j’en ai lu une bonne partie , mais ces solutions , et exemples aussi sages soient ils , ne me semble plus très adaptés à notre économie moderne mondialisée .
          Disons que ma réflexion se concentre sur la recherche du point d’équilibre entres deux idéologies opposées , car je ressens , de manière , intuitive on va dire , qu’aucune n’est bonne dans son entier .

          1. sam00

            Pour ce qui est de la mondialisation, relire le texte de Bastiat sur le maire d’Enios qui voulait réserver le marché communal au travail communal 😉

          2. René-Pierre Samary

            Pas grand’chose à ajouter, après le vibrant plaidoyer d’Higgins et la semonce du patron. Le point d’équilibre ? Bien sûr que le libéralisme a ses limites, quelle idée, aussi judicieuse soit-elle, n’en a pas ?
            Mais il faut, avant d’imaginer un point d’équilibre, que la balance ne soit pas faussée par une masse d’idées fausses. Un nageur lesté de plomb ne peut trouver son « point d’équilibre », il va direct au fond.

  28. Aristarkke

    Les amis. Vient de sortir sur Boursier.com un article sur tout ce que Nicolas 1er promet de faire si la Grance a le courage de le réélire… Bref, à peu près tout ce qu’il promettait déjà en 2006 et 2007… Pour l’ instant Peak de la Faribole échappe au crochet de boucher mais sur quinze mois de délai, cela peut encore changer…

    1. Régis33

      Pitin , pour qui on va voter , car ne pas voter , c’est laisser le choix de vote à encore plus con que moi ?!
      Je refuuuuuuuuuuse . :d

    2. Guillaume

      « Nicolas Sarkozy s’engage par ailleurs à réformer la fiscalité du capital, estimant que « l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail décidée par François Hollande en 2012 a été une profonde erreur économique qu’il faudra corriger ».
      C’est pas lui qui se targuait d’avoir fait cette sombre connerie ?

  29. Régis33

    L’organisation spontanée des humains , à cause de ce que je citais , justement sur l’homme , s’appelle la raison du plus fort et la sauvagerie .
    Toutes les espèces évoluées et grégaires , fonctionnent sur un mode pyramidal , l’espèce humaine ne faisant pas exception , ne pas vouloir de ce modèle ( bon ou mauvais  » c’est renier notre évolution depuis les origines .
    D’où mes interrogations .
    Je suis en total accord avec votre constat et synthèse des défauts de notre système étatique .
    Par contre , là où , je ne vous suis plus totalement ( même si c’est la voie qui semble la plus posée et intelligente ) c’est dans la solution libérale des solutions .
    Nous évoluerions dans un monde où les hommes règles leurs oppositions , concurrences commerciales ou autres conflits , de manières  » civilisés » et pragmatiques , je serais d’accord sur votre  » idéologie » .
    Mais quand on règle en butant , éliminant , l’opportun , penser que le libéralisme réglera les problèmes cela me semble un peu le monde de OUI OUI non ? 🙂

    Et oui , effectivement , l’organisation spontanée des humains entre eux de manières pacifiques , je n’y crois pas du tout , car des millénaires d’histoire nous prouvent le contraire .

    Cela n’empêche pas d’essayer d’y tendre . 😉

    1. « L’organisation spontanée des humains , à cause de ce que je citais , justement sur l’homme , s’appelle la raison du plus fort et la sauvagerie . »
      Ben non. Il n’y aurait jamais eu de sociétés si c’était vrai.
      Le souci, c’est que pour discuter de tout ça, il faut faire l’effort de se renseigner un peu.

      « Toutes les espèces évoluées et grégaires , fonctionnent sur un mode pyramidal « 
      Non. Là encore, renseignez-vous. Commencez par « nombre de Dunbar ».

      « Mais quand on règle en butant , éliminant , l’opportun , penser que le libéralisme réglera les problèmes cela me semble un peu le monde de OUI OUI non ? »
      Et justement, ça, c’est parce que vous n’avez pas compris ce qu’est le libéralisme, qui est une philosophie du droit. Partant, tout le reste demande un travail d’explication dantesque que ces colonnes ne pourront contenir. Vous avez fait la moitié du chemin en comprenant que l’étatisme n’est pas une solution. L’autre moitié reste à faire, et cette démarche est personnelle.

      1. Higgins

        « Le Libéralisme, c’est une philosophie du droit ». Oh que oui. Je n’aurai pas mieux dit.

        @Régis33

        Notre hôte complète, du moins de mon point de vue, parfaitement ce que j’ai écris plus haut et tenter d’expliquer. Le chemin est encore long avant d’arriver au sommet de la montagne. Ne vous découragez pas.

        1. Régis33

          Higgins ,
          Me décourager , ça serait fuir , et pas faire tourner une boite dans ce p..in de pays ….. que j’aime malgré tout ( le pays , pas les dirigeants hein ) ! 🙂

  30. cerf8d

    CPEF et ce pour deux raisons:
    1/ L’ensemble du pays est accro à la dépense publique et le sevrage va être douloureux.
    2/L’autre jour protestant contre le fait que la mairie réquisitionne nos installations sportives pour un gala de catch je suggérait qu’on soit dédommagés par une réduction des impôts locaux (après tout je paye un service et la mairie m’empêche d’en profiter cela devrait ouvrir droit à compensation). J’ai eu beaucoup de réactions du genre « Ça a fait plaisir à 700 personnes vous pouvez bien vous priver pour cela ». J’ai immédiatement pensé à Atlas shrugged.

  31. Régis33

    « « L’organisation spontanée des humains , à cause de ce que je citais , justement sur l’homme , s’appelle la raison du plus fort et la sauvagerie . »
    Ben non. Il n’y aurait jamais eu de sociétés si c’était vrai. »

    Je voulais justement souligner que l’organisation des humains en sociétés a toujours nécessité une organisation pyramidale , d’où la venue des problèmes intrinsèques à celle ci , qu’on le veuille ou non .

    Libéralisme = philosophie du droit !?
    Philosophie , idéologie , religion , 3 mots qui me font immédiatement armer le Mosin ! 🙂
    Car pour moi presque synonymes .

    1. Val

      @régis33 « Philosophie , idéologie , religion , 3 mots qui me font immédiatement armer le Mosin » : mais vous avez forcément une ligne de conduite vous mêmes. Et ne me dites pas que c’est Darwin parce que je ne vous croirai pas (ou je dirai chiche, qu’on rigole)
      Ce n’est pas forcément un religion ni une idéologie mais pourrait sans doute s’apparenter à une philosophie. D’ailleurs vous avez ecrit « presque » 😉 (pris le doigt dans le pot de confiture)
      Bon à votre décharge, les profs de philo labellisés EdNat TM étaient tres souvent étatistes tendance rouge… pas étonnant que vous ayez pris la matière en grippe.
      sinon cool que vous ayez pris le temps de dialoguer ici. et nous aussi on adore notre pays c’est bien pour ça qu’on enrage

      1. DoS

        Religion est plus proche du socialo-communisme.
        Idéologie également…
        Philosophie plus proche du libéralisme.

        Finalement mon instinct me dit qu’il vaut mieux aller vers des gens qui ne veulent pas me changer ou me dire comment faire….qui acceptent mes défauts et éventuellement mes qualités qui seront rémunérées à leurs justes valeurs.

        Si les gens vont vers le socialisme c’est par paresse physique et intellectuelle.
        Pour fuir les responsabilités et éviter de se faire traiter de voleurs ils vont désigner des chefs voleurs qui vont s’octroyer le plein droit de le faire légalement.

        Le fait de refuser le libéralisme, c’est uniquement la peur de se regarder en face dans le miroir. Cette peur (avec celle de la mort) est aujourd’hui le pire fléau de tous les temps.

        Donc pour changer de paradigme politique (philosophique) il faudrait arriver en premier lieu à faire évoluer l’humain. Chose qu’il refuse catégoriquement. A priori…..

        1. Bonsaï

          Vous confondez le contenu et le contenant :
          « Religion est plus proche du socialo-communisme.
          Idéologie également…
          Philosophie plus proche du libéralisme ».
          Je suis assez consternée de constater qu’au 21ème siècle, les résultats de l’EDNat n’ont plus rien à voir avec ceux des siècles passés !
          Religion et philosophie sont des disciplines du savoir, dans lesquelles l’esprit s’exerce à définir, développer et argumenter des thèses. L’idéologie est une synthèse d’idées personnelles ou collectives, servant de guide moral, philosophique et/ou politique.
          Socialisme, communisme et libéralisme sont des idéologies politiques.
          Et toute argumentation commence par une définition stricte des mots…

          1. gameover

            Pour accéder à la liberté, il faut avoir l’esprit libre, c’est-à-dire n’être l’esclave de rien ni personne qui puisse prendre le pas sur nos vies contre notre volonté.

            Une idéologie ou une religion ne répond pas à ce principe.
            Le libéralisme même si ça vous secoue les branches est donc une philosophie.

            1. Bonsaï

              Etant donné qu’il existe des écrits de type philosophique sur le libéralisme, on peut effectivement dire que le libéralisme est une philosophie etune idéologie.

                  1. DoS

                    Si vous voulez….je ne suis pas pénible !

                    Vous êtes de mauvais poil en ce moment…..j’ai fait un pas de travers ? Si oui, je m’en excuse.

                    Concernant les nuances entre les termes, et l’EDna….et mon formatage….j’avoue…je suis coupable à 100% !

                    Le fait est, que j’essaie avec mes modestes capacités à chercher le juste et le bon.

                    Je ne dirais jamais OH grand jamais que j’ai raison. Car pour moi cela ne veut rien dire…..

                    Par contre, pour avancer j’essaie de comprendre la logique des autres pour m’améliorer MOI.

                    Comme je suis perdu dans ma tête, les gens qui pensent en math me rassurent plus que les autres.

                    De là à dire qu’ils ont raison et les autres non….

                    Nous ne sommes que des humains imparfaits ! Et pour commencer c’est un bon départ de l’accepter.

            2. Val

              @GO « il faut avoir l’esprit libre, c’est-à-dire n’être l’esclave de rien ni personne qui puisse prendre le pas sur nos vies contre notre volonté. » oula GO , voila une def de la liberté que ne renierait pas un bon soixanthuitard . C ‘est pas la mienne et elle n’est pas libérale …. Il n’y a pas de liberté sans loi , je parle du temporel .
              Apres la religion est une affaire personnelle , une relation que l’on a ou pas avec dieu , ceci est tres personnel et n’a rien à voir avec la cité . (enfin …. la chrétienne)

          2. DoS

            « Religion et philosophie sont des disciplines du savoir, »

            Comment du vent peut il être du savoir ?

            Le seul but de ces choses est de rassurer l’humain devant le vide de son existence. Vous le savez pourtant ?!

            C’est pour cela que le Bouddhisme permet d’accepter ce vide sans le rejeter. Les autres religions vont à la destruction de l’autre par peur de ce vide…..

            1. Val

              @Dos , c’est votre point de vue , mais pas le mien . Vous n’avez rien pour étayer le votre , pas plus que moi , c’est ainsi et c’est une bonne chose . Puis-je seulement vous demander sans me juger que je prenne d’autres postulats que les vôtres ? Je le fais bien , vous devriez y arriver 😉

              1. DoS

                Pas sur que j’y arrive….mais je suis bien obligé ?!

                Si vos postulats permettent de rendre le monde plus beau et plus gentil alors ils sont les bons.

                Les miens n’ont pas de but puisqu’ils n’existent pas.

                1. DoS

                  Au fait j’avais une réflexion sur les maths.

                  Savoir si les humains avaient crées les maths ou l’inverse. A priori c’est les deux.

                  Mon avis est que Dieu n’est pas très loin d’être un Matheux assez génial. Et à priori l’humain cherche des raisons très compliquées à son existence. Une personne qui aurait la foi dirait: la vie est très simple et notre environnement aussi.

                  Hélas, aujourd’hui nous voyons bien que nous devenons complexes.Nous cherchons plein de choses alors qu’elles sont juste là !

                  Vous comprenez ?

                1. Bonsaï

                  Le bouddhisme ne prône pas d’accepter tout et n’importe quoi, bien au contraire. Il n’y a pas une « religion » plus attentive aux nuances & subtilités de la pensée…

    2. DoS

      Sans vouloir vous vexer (ce que je vais faire de toute façon), vous voulez rendre intelligent un débat qui n’existe pas.

      Pour illustrer la vision du vrai et du faux, je vais juste vous donner deux exemples de la nature.

      Lorsque deux chiens (des gros) mâles se rencontrent la première fois, l’un doit prendre le dessus sur l’autre. C’est une évidence. Si un humain (capitalisme de connivence) se place au milieu et grâce à des chaines maintient la tension le plus longtemps possible? alors que se passe t’il ?

      Oui, la guerre. Celle qui arrive aujourd’hui de partout.

      Si vous prenez les crayons de Milton Friedman (oui j’adore cet exemple) vous allez constater que les humains vont travailler ensemble spontanément.

      Maintenant sur la nature humaine, ce que vous dites est faux et découle du premier exemple. Si vous prenez deux enfants de 6 mois (c’est testé par des scientifiques) ils vont avoir envie de faire le bien autour d’eux. Spontanément.

      C’est qu’après une période de formatage d’humains déviants qu’ils vont devenir comme ils sont !

      Aujourd’hui je lis que Hollande et ses copains sont libéraux…..en fait, le plus gros problème en France est la dé-sé-ducation. Dans une dictature communiste comme la notre il est impossible de se faire une bonne idée du vrai et du faux.

      D’ailleurs prenez les infos en ce moment: zika, un bateau, taubira….point !

      Alors que le monde est en feu ?! Étrange non ? En tout cas, cela mais fait flipper.

    3. « l’organisation des humains en sociétés a toujours nécessité une organisation pyramidale »
      Non, c’est faux. Partant, le raisonnement est faux (et il y a d’autres raisons : la violence ou l’usage de la force est en réalité clairement codifié, dans le monde animal et dans le monde humain. Le poncif de la loi du plus fort est juste ça, un poncif, mais n’existe pas en vrai).

      1. René-Pierre Samary

        Notre sympathique interlocuteur base ses raisonnements sur des prémisses qui sont largement des erreurs anthropologiques. Il voit les sociétés humaines comme des fabrications plus ou moins artificielles, qu’on peut donc décrire à partir de simples axiomes, comme en mathématiques. C’est l’erreur commise par les grands penseurs du 18ème et 19ème siècle, comme Hobbes ou Rousseau, quand les sciences sociales balbutiaient. Ethnologie et sciences génétiques n’ont pas encore mis à mal ces visions réductrices, à preuve les restes de religiosité qui demeurent en Occident.

        1. Val

          @rené , il faut vraiment passer en religion 2.0 , ça bouge aussi de ce côté la , j’ai peur que vous ne soyez resté collé aussi au XIXe de ce côté la …. à votre décharge , c’est le cas de pas mal de monde , je le reconnais .

          1. René-Pierre Samary

            Chère Val, si c’est tout ce que vous avez dans votre musette, comme arguments… Le fait que « ça bouge », et que je ne serais pas à la mode…
            Je m’intéresse aux religions, comme faits culturels, bien sûr. Mais je suis un indécrottable athée, tranquillement athée, désolé.
            Tranquillement… bon, pas tant que ça. Les monothéismes sont pour moi une malédiction, et spécialement le judéo-christianisme. Ce fameux « progrès » a enlaidi le monde et les hommes (tout en apportant parfois du positif, évidemment).

            1. bibi

              C’est vrai que que quand une bonne partie de l’Europe a renoncé aux valeurs judéo-chrétienne le monde c’est immédiatement embelli.
              Personnellement jusqu’à aujourd’hui je n’avais pas encore perçu la dimension libératrice de l’athéisme communiste comme national socialiste et cette beauté retrouvée née du rejet des fondements du judéo-christianisme par la négation de l’individu au profit d’un destin collectif dans une totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge reminiscent.

              1. gameover

                Bibi vous mélangez 2 phénomènes pour en déduire que la fin de l’un est corrélé au début de l’autre.
                Avec un tel raisonnement on arriverait à dire que la fin du réseau RTC du téléphone nous a conduit à l’avènement du djihadisme.

                1. bibi

                  Chaque fois que l’occident a renoncé à cela:
                  Tu n’assassineras point.
                  Tu ne voleras pas.
                  Tu ne feras pas de faux témoignage.
                  Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.
                  Ca c’est fini en massacre de masse.

                  1. gameover

                    bibi 14 h 32
                    Les djihadistes ont renoncé à ces valeurs mais ils ne sont pas pour autant communistes (quoique j’ai du mal à définir leur régime politique)

                    de A=>B on ne déduit pas que B=>A

                2. Aristarkke

                  J’ai l’impression que tu n’as pas perçu le grincement ironique de Bibi, pourtant perceptible dans sa dernière phrase…
                  (d’ accord, cela a maintenant un âge certain mais tout de même… 😉

                  1. Pheldge

                    tiens mon papet, à propos d’âge et d’alcools écossais, toi qu’es connaisseur , comment cékon appelle un malt ricain (US ) ?
                    un malt US-ien ?

              1. René-Pierre Samary

                Je ne prosélyte pas, on ne fait pas de prosélytisme pour une absence. Aux croyants de tenter de convaincre d’une présence (dans mon cas, ça va être très, très difficile !)
                L’athéisme, pour moi, c’est un peu comme le libéralisme ; avant tout, un refus.
                Mais le ton sérieux de ma réponse ne convient sans doute pas à celui de la vôtre, ironique. Mille excuses, zelectron !

                1. Higgins

                  Plus sérieusement, étant croyant, je ne cherche à convaincre personne sur ce qui « est ». À chacun son chemin ou sa croix, c’est selon. J’ajouterai que je suis on ne peut plus méfiant envers toutes les formes d’endoctrinement.

                  1. Beldchamps

                    D’accord avec Bibi, 5 février 14h32, et Tocqueville aussi :
                    Toute religion, écrit Tocqueville, place « l’objet des désirs de l’homme au-delà des biens de la terre ». C’est pourquoi toute religion a pour vertu de soutenir le sens moral d’un peuple, et sans peuple vertueux, il n’y a pas de liberté. « Quand la religion est détruite chez un peuple, le doute s’empare des portions les plus hautes de l’intelligence et il paralyse à moitié toutes les autres. Chacun s’habitue à n’avoir que des notions confuses et changeantes sur les matières qui intéressent le plus ses semblables et lui-même. »

                    La religion facilite donc l’usage de la liberté. Elle fournit un élément de stabilité morale dans ce nouveau monde démocratique qui est en mouvement perpétuel.

    4. gameover

      « Je voulais justement souligner que l’organisation des humains en sociétés a toujours nécessité une organisation pyramidale , d’où la venue des problèmes intrinsèques à celle ci , qu’on le veuille ou non . »

      Vous prenez une conclusion pour l’hypothèse et vous faites complètement abstraction du droit. Même un gosse de 12 ans raisonne mieux que ça.

      1. DoS

        Car vous êtes une adepte de la logique Mathématique, comme notre hôte. La récurrence !

        Les 99% des Français pensent en thèse anti-thèse synthèse.

        L’on n’apprend pas aux Français à déduire une solution logique et utile. L’on apprend aux Français à accepter ce qu’on lui dit.

        Là où ça devient génial, c’est avec le pouvoir. Hollande se fait des synthèses de lui même. En gros à la fin il ne reste pas grand chose…..

          1. DoS

            Et SI, c’était volontaire ?

            La récurrence en math devrait pouvoir s’appliquer en économie.

            J’ai un problème, exemple le chômage, j’analyse le problème, les entreprises sont trop taxées, la législation est ignoble et instable, donc pour donner de l’emploi je supprime ce qui va pas ?!

            C’est logique ?

            Si en revanche, l’on commence à transformer les chiffres de base pour les plier à une fausse réalité (par exemple pour rentrer dans l’Europe ou obtenir le vote aux élections). L’on analyse mal les chiffres au départ, l’on donne donc une mauvaise solution et on retourne au début….en vain et infiniment.

            Le politique reste et restera indispensable !
            Et en effet que ferions nous sans leurs conneries ?

        1. Régis33

          Merci à tous pour vos commentaires , même si je ne suis pas d’accord sur tout , et où je vois que même entre libéraux , vous n’êtes pas d’accord sur la définition du libéralisme , cela permet , en tout cas d’avoir justement plusieurs opinions , en tirer un fil conducteur .

          Je peux simplement regretter que la notion de philosophie ressorte un peu trop car , il me parait difficile de faire d’une philosophie , une politique viable pour changer les choses , avec un programme , un parti , en un mot une direction qui pourrait , peut-être ( ne rêvons pas ) faire changer les comportements des Français et leur esprit moutonnier .

          Car à vous lire , tous , il apparaît qu’il y ait autant de libéralisme qu’il y a d’interlocuteurs , chacun ayant , il me semble , sa propre vision du libéralisme .
          Difficile , dès lors , d’en faire une politique acceptée par tous , si vous n’êtes pas fichu de vous mette d’accord entre vous .

          Cordialement

          1. Higgins

            Et oui. Par définition, le Libéralisme n’est pas dogmatique. C’est avant tout des principes sur lesquels les libéraux sont d’accord. Après, c’est la pragmatisme qui l’emporte.

      2. Pheldge

        A propos de pyramide, il y en a un qui a fait plus fort sue les pharaons et Madoff réunis ! évidemment, c’est un noiche 🙂
        lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/01/20002-20160201ARTFIG00178-chine-gigantesque-escroquerie-en-ligne-a-76-milliards-de-dollars.php

  32. Higgins

    HS mais impossible de trouver un article qui fait état du four rencontré par Manolito hier lors de son passage au Salon des entrepreneurs. Au fur et à mesure de son discours, la salle s’est vidée (entendu ce matin chez Stéphane Soumier) vu l’indigence de ce dernier.

    1. DoS

      Quoi ? Il voulait vendre un nouveau contrat de responsabilité ?

      C’est vrai quoi, les entreprises en France ne sont pas gentilles.

      Enfin vu ce qu’il se passe dans le monde en ce moment au niveau des grosses entreprises (industries, banques, pétrole…etc)

      Je trouve l’attitude de nos politiciens complètement décalée, repoussante, ignoble, débile, stérile, inutile, indigente, puérile…..

  33. lxy

    L’amélioration considérable du niveau de vie en France depuis 70 ans et partout ailleurs dans le monde + ou – démocratique est dû à l’esprit d’entreprise, de l’invention de base jusqu’à la diffusion et la commercialisation des innovations. Un régime socialo-communiste en est incapable (le seul produit de consommation courante inventé en Urss est la Kalachnikov !).
    Le moteur du progrès et du niveau de vie ne peut être que libéral et c’est bien entendu aux Usa que se sont développées depuis 70 ans les grandes innovations technologiques grâce à des sociétés américaines qui ont diffusées leurs techniques dans le monde, là ou nos multiples « Plan calcul » et « Informatique pour tous » ont été des échecs retentissants( et coûteux). La propagande gouvernementale en France cherche à accréditer l’idée que les Français sont innovants, que l’Etat se mobilise pour les jeunes entreprises etc. La langue fourchue habituelle quoi !
    Résultat,.. toutes les entreprises du Cac40 françaises sont centenaires là ou Apple, Google, Oracle, Qualcomm n’ont que quelques dizaines d’années d’ancienneté, toutes crées par un « Entrepreneur » (ou un couple).Google et Apple sont les deux plus grosses capitalisation boursières mondiales !)
    J’ai eu la chance de bosser pour ce qui n’était en 1990 qu’une Pme d’une centaine de personnes, Qualcomm à San Diego. Aujourd’hui c’est un leader mondial de la téléphonie mobile (sa capitalisation boursière dépasse celle de Esso, sauf erreur) et son hégémonie technologique inquiète même le Gouvernement chinois ! Seul le libéralisme, aujourd’hui comme toujours, en France comme ailleurs, peut réunir les conditions du progrés technologique, économique et social.
    Pour paraphraser Churchill « le régime de démocratie libérale n’est pas idéal, mais c’est quand même le moins pire…et c’est celui qu’on aime ! » Une idée toute bête qu’aucun Français n’est plus incapable de formuler sous le lourd couvercle de l’emprise socialo-communiste qui contrôle tous les rouages essentiels du pays : Education nationale, Universiié, organes publics de recherche (CNRS), medias, journalisme, AFP (Agence Française de propagande), partis politiques, organismes sociaux, santé, sécurité sociale, etc,etc
    Comment gagner une course avec autant de poids sur le dos (en hippisme ces poids sont désignés « handicap »…tout un programme !)

    1. zelectron

      preuve en est qu’aux 2 périodes ou la gauche a été au pouvoir la régression économique s’est accentuée par le biais de la spoliation éhontée de la majorité des ressources de français au profit de la caste oligarchique des fonctionnaires et des élus de cette obédience méphitique..

      1. DoS

        Nous consommons toujours les restes de l’industrialisme.

        Le socialisme a acheté une fausse croissance depuis 40 ans. Cela à profité à nos vieux….et sera assez traitre pour nos descendants.

        Alors, nous dirons que c’était à cause du LIBÉRALISME. Puis nous remettrons une couche de socialo-communisme….en vain

  34. etrela

    Bonjour,

    Autant je partage l’analyse sur le non libéralisme français, autant je ne pense pas que le cas AREVA puisse être monté en épingle comme illustration.
    Je n’ai pas l’impression que quelqu’un en ait parlé ici, si ce n’est pour dire qu’AREVA produit de l’énergie et donc n’a rien avoir avec l’état.

    De mon côté, vu la dimension stratégique et éminemment géopolitique des choix énergétiques (cf. la légion d’honneur à nos « amis » saoudiens), je ne suis pas choqué du sauvetage du savoir faire (si véritablement il en reste) d’AREVA. Et je suis vraiment intéressé par un avis plus étayé sur cette question qu’un simple : « ce n’est pas libéral donc c’est mauvais »

    Christian

    1. L’état est actionnaire d’Areva, et EDF (état actionnaire aussi) va devoir se démerder pour reprendre ses projets. Bilan : Areva va couler (le contribuable va payer), va entraîner EDF dans la faillite (le contribuable va payer).

      Non, décidément, ce n’est pas libéral.

      1. gameover

        Oui Etat actionnaire à plus de 85% soit en direct soit au travers du CEA et d’EDF. L’Etat a souvent envisagé mais toujours empêché / reporté l’entrée d’actionnaires privés

        Le savoir faire : à l’exception des EPR qui ne sont toujours pas en service, Areva n’a pas construit de nouvelles centrales depuis 10 ans, ceci expliquant cela. Les meilleurs Chefs de Projet sont partis depuis longtemps et il ne reste que les brêles.

        1. Aristarkke

          Et vu le cours d’ EDF qui se traîne péniblement circa 10€, l’ Etat ne peut pas financer l’augmentation de capital d’ Areva qui serait nécessaire, par la vente d’un paquet d’ actions EDF, sauf à ce qu’il soit gros (reste à trouver un acheteur spéculatif à ce niveau de mise… ) . Mais d’ un autre côté, jamais l’ Etat ne pourra laisser couler EDF vu les gigantesques (et cataclysmiques retombées). Comme quoi le monopole n’ est pas la bonne solution quand il n’y a pas de ronds dans la caisse.

        2. etrela

          Voir ma réponse à h16. Je suis bien au courant. Non seulement les chefs de projets expérimentés sont à la retraites, mais les gens compétents quittent le navire en profitant d’un plan de départ volontaire aux conditions exceptionnelles (3 ans de salaire).
          Ma question est plus théorique et concerne le comportement d’un état libéral dans un tel cas.

      2. etrela

        Non, mais, je suis bien au courant. Je partage le constat de non libéralisme. Et pour avoir travaillé chez Areva à la « restructuration » toutes les actions entreprises actuellement coulent un peu plus le navire (comme cette idée merveilleuse du plan de départ volontaire).
        Je pose la question à des libéraux comme ceux présents sur ce blog et c’est une vrai question, pas de la réthorique : comment un état libéral gère ce genre de problématique, étant donné l’aspect stratégique évoqué précédemment ?

        1. Justement, il n’y a pas d’aspect « stratégique ». L’aspect stratégique pour l’état, c’est la justice, la police, la diplomatie et l’armée. L’énergie ne rentre pas là-dedans.

          Areva, EDF, l’énergie nucléaire, ce n’est pas stratégique. Cela a été rendu stratégique à coups de milliards, à coup d’interventionnisme, mais ça reste au départ un choix parmi d’autres. Dans un état libéral, Areva n’aurait pas été la propriété (même partielle) de l’Etat et aurait carafé. Et une autre entreprise aurait pris le relais.

          1. etrela

            Ca me parait un peu faible: « il n’y a pas d’aspect stratégique ». Je veux bien comprendre qu’AREVA ait été rendu stratégique à coup de Milliards, mais ça me parait difficile de prétendre que l’accès à l’énergie n’est pas une donnée stratégique des économies actuelles.
            De la même façon, ça me semble un peu facile dire qu’ « une autre entreprise aurait pris le relais »… Vu les barrières à l’entrée.

            1. Les barrières à l’entrée sont de quelle nature, au fait ? Ah oui, étatiques…
              Et j’attendais le coup de « l’énergie, c’est stratégique ». Oui, mais à bien y réfléchir, la santé des populations et de l’armée, aussi. On ne défend pas un territoire avec une fièvre de cheval, morbleu ! Et que dire de l’accès à la nourriture ? Pas d’armée vaillante sans des ventres pleins ! Bref, de fil en aiguille, tout est rapidement stratégique.

              Non, décidément, l’état n’a pas à intervenir dans l’énergie. Armée, police, justice, diplomatie, je le conçois (bien qu’on peut pousser le raisonnement à son terme et dissoudre l’Etat totalement, en fait). Mais l’énergie, non. Pas plus que la santé, la nourriture, la monnaie ou l’éducation.

              1. zelectron

                100% d’accord, l’état ne doit avoir qu’un rôle d’arbitre et ce, exclusivement, son intervention à tout bout de champs, à tous propos et en tous lieux est d’une « nuisibilité » incommensurable, ou plutôt si, plusieurs millions de milliards de pertes irrémédiables 🙁

              2. Higgins

                Ça a pu avoir sa justification dans l’immédiat après-guerre compte-tenu des destructions subies par le pays et le contexte économique. Je ne crois plus que ce soit du tout d’actualité. Des politiciens raisonnables auraient du depuis longtemps privatiser EDF, comme la SNCF d’ailleurs. Ça nous éviterait de connaitre les canards très boiteux actuels: http://chevallier.biz/2016/03/edf-pas-au-courant-des-dettes/ et http://chevallier.biz/2011/08/sp-le-aaa-de-la-france-et-la-sncf%E2%80%A6/ (le dernier billet date de 2011. Je ne crois pas un instant, vu la dépréciation d’actif actée par l’entreprise hier – 12 milliards d’euros – que la situation se soit arrangée). La situation de ces entreprises vire au rouge critique.

                1. Justement, ce billet parle d’EDF & d’Areva pour dire une chose simple : AREVA est en faillite, et EDF y va tout droit.

                  On va avoir une année 2016 abominable de ce point de vue.

                2. Aristarkke

                  Vous êtes trop pessimiste, Major.
                  Nos oreilles étaient rebattues ce matin du fait que la perte de 12 Mds euros de la SNCF ne la gênerait aucunement dans ses investissements et son exploitation…
                  Adeptes forcenés de la transparence, nos dirigeants ne peuvent que dire la Vérité, n’est-ce-pas ??? A quand un beau ministère approprié ??? 😉

                1. Mais si, c’est argumenté (plus que cette dernière réponse, en tout cas) ; c’est même l’argument simple de la pente glissante. Vous dites que c’est stratégique, je vous oppose que la notion de stratégique n’est pas définie, et qu’alors, tout peut l’être. Où arrêtez-vous le curseur ? Ce n’est pas une question triviale du tout. Et comme actuellement, le curseur est très loin (et on voit les dégâts), je me permets de remettre le curseur aussi loin que possible de l’autre côté. C’est à vous de m’expliquer ce que stratégique veut dire, pourquoi l’énergie l’est et pourquoi pas l’alimentaire.

            2. Pheldge

              bin le pétrole aussi c’est stratégique, faut que l’état s’en occupe sinon on va tous mourir de froid ! Et l’argent , hein, les banques , ces rapaces qui songent qu’à nous plumer quand l’état ne veut que notre bien … l’agriculture, les matières premières … bon, je continue, camarade etrela ? Et comment font-ils ailleurs , sans EdF ni Areva ? et pourtant , en les regardant à la télé, ils n’nt pas l’air si malheureux !

              1. etrela

                Votre réponse est à côté de la plaque… Je n’ai jamais défendu l’existence d’un EDF national, ni même d’un AREVA. Je me pose une question et votre commentaire est simplement méprisant et condescendant.

                1. gameover

                  etrela c’est vous qui avez « justifié » l’existence d’EDF et Areva en parlant de domaines stratégiques et en demandant ce que le libéralisme pouvait proposer.

                  Il vous a simplement été répondu que « stratégique » ne voulait rien dire et on vous a demandé de définir ce terme car tout comme l’énergie on pourrait aussi classer d’autres domaines dans la même catégorie.

                  Perso en plus de la nourriture et l’éducation je rajouterais aussi : l’industrie de l’armement, le spatial, la recherche des labos pharma, les routes, le chemin de fer, les ports… et en final tout est stratégique vu que l’on ne sait pas ce que ça veut dire.

                  Vous partez du principe que + d’indépendance c’est + de sécurité mais en fait non. C’est la collaboration et les échanges qui conduisent à assurer notre sécurité. Si nous n’avions pas d’industrie d’armement nous pourrions faire comme 95% des pays qui n’en ont pas : nous approvisionner sur le marché. Idem pour les médicaments et l’alimentation.

                  Et comme je dis souvent, un conflit c’est souvent 2 blocs l’un contre l’autre et dans ce cas l’échange est toujours possible au sein de votre bloc. Mais si vous êtes seul contre tous alors votre problème n’est certainement pas d’être indépendant mais d’être seul… vous êtes mal barré.

                  1. Aristarkke

                    Si nous n’avions pas d’industrie d’armement nous pourrions faire comme 95% des pays qui n’en ont pas : nous approvisionner sur le marché.

                    GO : la Grance le fait déjà pour les munitions des armes légères…
                    A priori, les munitions pour les armes militaires sont plutôt stratégiques en définition classique de défense stratégique…

                2. Pheldge

                  Je ne suis ni méprisant ni condescendant, juste un peu provocateur … pour vous inviter à réfléchir. Votre raisonnement repose sur l’existence de « secteurs stratégiques », c’est un réflexe en France pour justifier tous les abus et toutes les gabegies … c’est pourquoi je vous suggère de vous poser la question « comment font les autres pays qui n’ont pas d’AREVA , ni d’EDF, ni d’Air France etc … » Chose incroyable, ils ne s’écroulent pas, voire font mieux que nous ! qu’en concluez-vous ? moi je me dis que l’axiome du « secteur stratégique » ne tient pas.

              2. etrela

                Au passage, rassurez vous (ou bien au contraire inquiétez vous) l’état s’en occupe du pétrole et de son approvisionnement, ce qui nous vaut tout un tas de connivences avec des pays ou je ne mettrai pas un doigt de pied.

                  1. zelectron

                    19 1ères participations de l’état
                    AIRFRANCE AIRBUS THALES EDF SNCF DCNS RATP FRANCE TELEVISIONS RADIOFRANCE RENAULT PEUGEOT ORANGE AREVA LAPOSTE NEXTER SAFRAN FDJ ENGIE AÉROPORTS DE PARIS (France 2 au 20 heures 8-03-16)

                    1. Et comme par hasard, Airfrance, EDF, SNCF, France Téloche, Radio France, Areva font des pertes colossales.

                    2. gameover

                      Bah c’est l’Etat Stratège, être suprême et rationnel, vous ne pouvez pas comprendre vous, simples mortels…

                    3. Pheldge

                      Il AVOUE, il avoue ! « vous ne pouvez pas comprendre vous, simples mortels… » il reconnait qu’il n’est pas un humain, tout au plus un hybride … 🙂

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