Kafka aux grands brûlés

Dans la catégorie « Ces gens qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous », on ne présente plus les syndicats. C’est assez régulièrement que je présente dans ces colonnes leurs actions d’une pertinence douteuse pour aider l’une ou l’autre entreprise. Cette fois-ci, cependant, plutôt qu’une entreprise privée, évoquons une structure publique…

Parce qu’en effet, si le syndicalisme mal compris et mal appliqué est un des maux qui rongent les entreprises françaises, avec une bureaucratie galopante et des normes toujours plus délirantes à tel point qu’on peut raisonnablement parler d’une occupation intérieure délétère, il en va malheureusement de même dans le public. On pourrait croire qu’être hors du secteur commercial et donc pas directement soumis à la terRrible concurrence du marché et du capitalisme sauvage qui broient les individus (et des chatons) par douzaines, ça protègerait les institutions publiques des errements parfois stupéfiants des organisations syndicales ; il n’en est rien.

syndicate = mafia

À vrai dire, c’est même pire : la structure même des structures publiques et l’aspect parfois rigoureusement inamovible de certains syndicalistes, malgré leurs pratiques embarrassantes intellectuellement voire douteuses légalement, ont tendance à aggraver une situation qui serait déjà pénible dans une entreprise privée. Pour ceux qui veulent simplement faire leur travail, et qui prennent goût à le réaliser correctement, cette situation est à ce point insupportable qu’elle finit par démotiver complètement certains professionnels au demeurant très compétents. Il n’est pas rare que ces derniers, lassés de trouver toujours des bâtons dans leurs roues, démissionnent (soit littéralement, soit métaphoriquement en réduisant leur travail au strict minimum, syndical).

L’exemple d’aujourd’hui m’est fourni par un aimable lecteur (S.B) — que je remercie au passage — et nous amène du côté de Toulouse, au C.H.U. de Rangueil, et plus spécifiquement au service des grands brûlés de l’hôpital dont l’équipe compte 30 membres. Pour des raisons aussi bien d’organisation que médicales, cette équipe a choisi de caler ses journées sur un temps de présence de 12h. Les roulements et les gardes permettent ainsi, de l’aveu même des personnes concernées, de « mieux répondre aux besoins si particuliers des grands brûlés ».

D’après Mylène Delile, une des infirmières de l’équipe, cette organisation permet au même intervenant de mettre à l’air et refermer le pansement, évitant ainsi des changements d’équipes intempestifs, ce qui assure un meilleur respect des règles d’hygiène avec, à la clef, une diminution  significative du nombre d’infections. En outre, cela entraîne un meilleur contrôle de la nutrition des grands brûlés. Et de façon plus terre-à-terre, un autre avantage dégagé par ces journées de 12h, plébiscitées par l’équipe, est de laisser un vrai temps de pause pour les repas, et de descendre le nombre de week-end de permanence à un par mois au lieu de trois dans la précédente organisation. Pour le Dr. Jacky Laguerre, responsable du service des grands brûlés au CHU Rangueil,

« Le service est transformé, c’est plus calme, plus posé. »

Un service qui marche comme sur des roulettes, des gens satisfaits, qui s’organisent sans avoir eu besoin de l’intervention de tout une armée de parasites divers ? C’est intolérable ! Heureusement, le syndicat SUD est intervenu et a décidé de porter l’absence de problème devant le tribunal, en déclarant défendre la santé du personnel, pourtant améliorée par cette nouvelle organisation. Il faut comprendre les syndicalistes : ils ont le respect de la loi chevillé au corps, c’est bien connu.

Las. Après un premier jugement favorable, le tribunal administratif de Bordeaux s’est déclaré favorable en appel à l’organisation en 12 heures au service des grands brûlés. Vraiment, de qui se moque-t-on ? SUD ne se laissera pas faire ! Victor Alava, le syndicaliste pointilleux, lancé dans cette procédure invraisemblable, soutient de façon extraordinairement crédible ne pas mener bataille contre le personnel, et pour appuyer cette évidente volonté de conciliation, a décidé de se pourvoir en cassation, afin, je cite, de défendre

« … la santé du personnel, la loi, et nous demandons à la direction de mettre en place un moratoire sur les organisations en 12 heures »

Il faut dire que le petit Victor a un argument de poids : le retour à la précédente organisation (celle qui, apparemment, présentait plus de risques pour la santé des patients, mais dont Alava n’est pas le représentant syndical, faut pas pousser, hein), sanctionnée par la loi, et qui tient en plus en 7h42.

Oui, vous avez bien compris le tableau : il s’agit de bousculer l’organisation en 12 heures, décidée et choisie par les praticiens et les professionnels du terrain, pour mettre en place une superbe organisation décidée par un groupe syndical et une loi arbitraire, qui tient en 7h42.

Et immédiatement, on comprend l’importance du combat de notre ami Victor. Car il est clair que 7h42 est à la fois une durée de temps facile à retenir et qu’elle divise de façon fort pratique une journée de 24h en 3,1169 parts égales (soit PI à moins d’un pourcent, mes amis, eh si !). Or ça, on ne le dira jamais assez, cela permet des roulements du feu de Dieu entre équipe. 7h42,  vous ajuste automatiquement les petits rythmes circadiens comme il faut ! 7h42, c’est une façon comme une autre de faire rentrer Kafka tout entier avec un pied de biche au milieu d’une mécanique de précision suisse.

Government_Regulations_Demotivator

Un régal, non ?

Ici, on est en droit de s’interroger ce qui est le plus pathétique.

Est-ce le fait qu’on fasse perdre du temps à la Justice sur des affaires aussi ridicules, qu’on mobilise des juges, des avocats, sur l’organisation d’une équipe de professionnels qui ont décidé, en toute connaissance de cause, de s’organiser entre eux afin d’optimiser leur bien-être et celui de leurs patients ?

Est-ce le fait qu’un syndicaliste ou qu’un groupe syndical puisse ainsi s’arroger le droit de fourrer son nez dans ces affaires alors que les adultes responsables, en face, ne lui ont rien demandé ? Certes, des lois, génériques et loin des cas particuliers, leur donnent ce genre de latitude relativement iniques, mais comment rappeler à ces individus qu’ils sont normalement au service des salariés et des employés, pas au détriments de ces derniers ?

Est-ce le ridicule de la contre-proposition (7h42, bordel ! 7h42 – on croirait une proposition de SUD Rail !), qui ne peut que consterner l’individu normal doté de deux sous de bon sens et d’une paire de pouces opposables ? Et puis d’abord, pourquoi 7h42 et pas 8h ? Et surtout, pourquoi pas 7h43, ou o6h57, tellement plus fun dans le principe ?

Au-delà de cet exemple si caricatural qui serait drôle s’il n’était pas réel, imaginez bien qu’en France, ce pathétique se retrouve à tous les niveaux, dans le public et dans le privé. D’amoncellements normatifs ridicules en syndicalistes arcboutés sur des principes stupides et une déconnexion dramatique (voire carrément dangereuse) au réel, on en arrive à un pays où Kafka n’est plus seulement partout, il règne en maître avec Ubu, par roulements de 7h42.

Logiquement, 7h42 ou pas, ce pays est foutu.

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Commentaires165

  1. Aristarkke

    Cela m’étonne cette division au résultat de 7H42mn. Vous n’oublieriez pas un paquet ou un fagot de secondes ???

      1. Aristarkke

        Ce n’est pas ce que je voulais dire. Mon propos se voulait ironique en feignant de soutenir que vous aviez oublié un paquet de secondes pourtant mentionné dans cette revendication syndicale. Tant qu’à être kafkaïen, autant l’ être à fond!… 🙂

        1. Calvin

          C’est prévu Harry : le jour de solidarité du lundi de Pentecôte se traduit généralement par une rétrocession de minutes de récupération. Du Kafka en cascade. Du Kafkasde, quoi…

        2. bibi

          Votre propos n’a rien d’ironique et je pense que vous êtes dans le vrai.
          Il est évident qu’afin d’avancer masqué nos syndicalistes n’ont pas mentionné la véritable durée et qu’ils l’ont arrondie à la minute inférieure.
          Selon moi il manque exactement 6 secondes au 7h42min ce qui nous ferait alors une durée de 27276s.
          La vous vous rendez compte ébahi que nous sommes dans une durée qui relève du paranormal puisque c’établissant exactement à 42*660+6.

      2. Pheldge

        Euh, de tête, 7 h 42 x 5 jour = 35 h + 210 mn soit 1 h 30 donc 36,5 h hebdo …
        faudrait voir avec les conventions collectives du sous-secteur …

            1. gameover

              Je comprends que tu aies des difficultés à faire de tête du calcul sexagésimal… les 2 organes ne se trouvant pas au même endroit…

              1. Pheldge

                Arrête … j’vais m’faire dessus tellement qu’je rigole ! 😀
                sérieux !
                Et au fait merci ! je comprends que quand au sexe j’ai si mal : c’est un problème de calcul !

            2. Aristarkke

              N’ aggrave pas ton cas déjà bien meurtri… Si peu, Msieur Sabatier!… Juste deux heures à la ramasse sur un total de 3,5 H… Tu devrais consulter d’ urgence! Pas bobs, ces signes précurseurs! Pas bon du tout! 😥

              1. Pheldge

                ça n’a rien à voir Harry, chez toi c’est de la saine alitée, mais pour moi ça tient du dévouement désintéressé : dès qu’il y a possibilité de faire le pitre, de se ridiculiser, voire les deux, on peut compter sur moi 😀

    1. Pheldge

      Faut quand même saluer ce défenseur anonyme des Mathématiques , catégorie amateur, qui réussit à introduire le nombre Pi dans une négociation syndicale. Personnellement je me serais plutôt attendu à ce qu’il recoure à l’exponentielle, pleine de promesses du même métal, mais bon, sachons reconnaître et encourager cette initiative isolée ! 😀

      1. Calvin

        Ou plutôt le logarithmique car, c’est bien connu, le syndicat, comme le logarithmique, ne paie rien.

        1. Pheldge

          Tiens, en parlant de l’ex-potentielle , ça me fait penser à Valérie « merci pourceau d’maman ! » Trierweiler … 🙂

    2. HoaSen Do

      Waouh! je constate un article d’une très grande recherche journalistique !! 7h42:c’est le temps de travail en jour d’une journée au CHU de Toulouse (les 42 mns supplémentaire permettent aux agents 19 RTT dans l’année).
      Pour information: j’étais dans le service des Grands Brûlés quand les 12h ce sont mises en place. D’une part ce n’était pas à l’unanimité : celles qui n’ont pas voulu ont été forcées de partir et se démerder pour trouver un autre service. Celles qui ont voulu revenir en arrière car au bout de 12h elles n’étaient plus assez concentrées pour faire des soins, ont été poussées à partir aussi… Et quand il a été envisagé de revenir en arrière (soit à 7h42), l’équipe s’est aperçu qu’il manquait du personnel … Car les 12h suppriment 6% du personnel, mais ça, les agents ne le voient pas …

      1. mulasse

        > 42 minutes permettent aux agents 19 RTT dans l’annee

        Voila, le temps de travail n’est pas calcule pour avoir des rotations logiques et simples. Non, c’est 19 jours divises par 52 semaines.
        Ca rend les choses compliquees, debiles a souhait, parce que le temps de travail est calcule pour optimiser les « droizakis ».

        Tu viens etaler ta science communiste en te moquant de l’auteur et tu vois meme pas le probleme dans ce que tu ecris. Ce pays est tellement foutu lol

        1. Val

          +1 @mulasse , @Hoa sen : merci pour votre post , il permet d’étayer manière récréative le blog de H ! Le socialisme : c’est caler qq heures de travail de la manière la plus incommode possible autour des jours de congé … vous connaissez la théorie des grosses pierres ? eh bien , pour un socialiste la plus grosse pierre c’est les congés , vous nous en avez fait vous mêmes la brillante démonstration. Bravo !

      2. Calvin

        « Suppriment du personnel » : ah bon ? On les a tués ? Ou ils ont été redéployés là où on en avait besoin ? Et faire des économies, c’est donc le mal…

        1. gameover

          tsss tsss ce sont les 12h qui suppriment le personnel, donc c’est la pendule qui tue… et voilà pourquoi les foncs ont l’oeil dessus…

  2. Le Gnôme

    Comment se fait il que la démagogie prenne le pas sur le bon sens ? Les syndicats sont comme les politiques, ils sont hors-sol, ils ne raisonnent pas en fonction du monde tel qu’il est, mais comme ils voudraient qu’il soit en tordant le bras au besoin à la logique la plus élémentaire.

    Une vraie réforme de la représentativité syndicale serait la bienvenue, qui ferait émerger des syndicats moins politiques et plus près du terrain.

    1. Pat

      Ce qui gêne les syndicats, en général, c’est qu’employeurs et employés puissent s’arranger entre eux sans leur intervention, ce qui montre leur inutilité. Ils ne défendent personne en-dehors d’eux-mêmes. Qu’y a-t-il de plus ridicule dans une manifestation qu’un syndicaliste CGT qui se promène avec son gilet CGT en agitant son petit drapeau CGT ? Il prouve qu’il n’est là que pour faire la pub de son syndicat…

  3. Val

    Merci de faire reference à Kafka ! Ce brillantissime Tchèque avait tout décrit du monde fou qui nous entoure . Le château comme je l’ai déjà dit ds vos ligne est pour moi le plus visionnaire …. et traumatisant .

  4. Aristarkke

    La question est de savoir si le Patron de ce service a contraint le personnel soignant y affecté d’ y souscrire aux roulements par demi jour. Cela me paraît peu probable dans la mesure où ces personnels peuvent obtenir des changements de services facilement au sein du même hôpital. Ma seconde fille, infirmière, avait apprécié ce roulement par douze heures sachant qu’une partie du travail consiste surtout à être présent sur place, parce que la contrepartie est davantage de jours de récup, donc disponibles, en semaine.

    1. Pheldge

      Enfer et damnation ! qu’apprenons-nous ? « ma seconde fille … » deux filles, et je ne sais combien de fils … a ton âge! T’as jamais entendu parler de la vasectomie ? 😀

      1. MadeInCH

        Il n’a pas dit quelle âge elle avait…
        Au fait… Arrivé à l’age de la retraite, si un employé est bon et que le patron veut le garder, c’est possible, en France, ou bien il FAUT PASKE ssécommessà pis plasssôjeunn, cesser de travailler?

        1. Aristarkke

          En théorie, c’est possible mais surtout si ledit employé n’ a pas acquis la totalité de ses trimestres, ce qui deviendra de plus en plus le cas dans le futur proche…

      2. Aristarkke

        Deux fils en plus pour les officiels. Pour les autres, il n’y a jamais eu de retour de marchandises défectueuses ni de plaintes des clientes… 😉

  5. Aloux

    Je m’insurge contre l’utilisation abusive du terme « kafkaïen » pour décrire le fonctionnement de ce pays : même dans ses moments les plus cauchemardesques, Kafka n’a jamais réussi à imaginer des personnages aussi méchants et débiles que ceux que l’on croise désormais quotidiennement en France.

    1. bob razovski

      J’avais pensé à des journées de 7,62 x 39, mais des journées de ce calibre deviennent dangereuses, surtout pour le syndicaliste s’il se retrouve du mauvais côté du canon.

      1. Lorelei

        Ce serait plutôt 39h divisées par 5 jours et on rajoute 8/100e d’heures, soit 48 minutes. Il doit y avoir qq minutes pour les pauses, donc 7 heures 42…
        Il n’y a pas une loi qui permet aux syndicats de récupérer les indemnités données par les tribunaux lorsque les contraintes législatives ne sont pas strictement appliquées, comme dans le cas du Séphora des Champs Elysées.
        Ca permettrait de comprendre pourquoi les syndicats viennent mettre leurs gros doigts crochus dans tous les cas où salariés et employeurs s’entendent, hors des cas habituels de type 7 heures de travail sur 5 jours.

  6. Bonsaï

    Si les syndicats sont supposés défendre les travailleurs, ils devraient normalement suivre les desiderata de ces derniers et non leur imposer un point de vue hors sol. Mais on voit que là aussi la France a des ces pratiques assez spéciales et folkloriques qui font tout son charme !

    1. Calvin

      Non, un syndicat se doit de suivre les lois qu’il a contribué à faire voter et combattre celles qui le gênent.
      C’est un principe à la carte. L’humain, en vrai, le syndicat s’en tape.

    2. Royaumont

      Ça fait belle lurette que les syndicats se fichent comme d’une guigne de l’intérêt et de l’avis des travailleurs. Leur position d’interlocuteurs exclusifs pour le dialogue social (sic) est garantie par la loi, ce qui leur confère pas mal d’avantages, de prérogatives et de financements. Ils n’ont pas besoin des travailleurs, ils est juste nécessaire qu’ils fassent parler d’eux de temps en temps.

  7. Gerldam

    Il est vrai que la connerie, en France, n’a plus de limite. Sur le mode syndical, les dimanches travaillés – ou pas- sont aussi un grand classique. Les syndicat sont identiques aux politiques: tous -ou presque- parfaitement nuisibles.
    Il nous faut un produit pour détruire tous ces nuisibles comme de l’arsenic pour dératiser.

  8. Popeye

    Quand on lit ça, on se dit que le slogan publicitaire de la SMP (société militaire privée) fondée par Chris Kyle pour entre autres former des tireurs longue distance est vrai. « sometimes, your mom is wrong. Violence CAN solve some problems… »

    1. Caton

      « There are very few personal problems that cannot be solved through a suitable application of high explosives. »
      — Scott Adams

      1. Peste et coryza

        La version française reste la meilleure :
        « Il n’y na que peu de problèmes qui ne puissent être résolus par quelques centimètres d’acier bien placés ».

      2. Popeye

        Scott Adams, c’est le philosophe officiel de l’US Marine Corps?
        Parce que j’avais déjà lu ça – enfin un peu modernisé : on parlait de « C4 » au lieu de « high explosives » – sous le titre « principe philosophique USMC »

    2. Val

      +1 « Violence CAN solve some problems » bien d’accord, et ce triste mais oh combien vérifié principe se téléscope assez régulièrement avec mes incorrigibles principes chrétiens. Si seulement nos musulmans , moins empêtrés que nous sur ce plan là , pouvaient aller nous faire la grâce de botter des c*ls bien placés , je leur en serai gré éternellement.

      1. bibi

        Le moment venu ou vous hésiterez encore une foi à user de la violence, il faut vous rappeler des paroles du Seigneur qui a dit lui-même : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

        1. MadeInCH

          Dans un livre décrivant les actions à avoir en cas d’engagements, il y a celui ou une patrouille en croise une autre du camp d’en face. De mémoire:
          « Celui de tête: arroser en rafales courtes en reculant et en criant « Contact! Contact! ». Le 2eme homme lance une grenade fumigène et s’apprête à prendre le relais du 1er homme lorsque celui se retrouvera chargeur vide en reculant. Ne pas arrêter de lancer des rafales courtes pour se couvrir et faire très mal très vite!
          Soyez chrétiens et n’oubliez pas les paroles du christ: Donnez! Donnez! Donnez! »

    3. bob razovski

      « sometimes, your mom is wrong »

      Il est gentil Chrisounet, mais en france il n’y qu’une moôôman : l’état.! et l’état iz never vrong !

      Faut tout leur apprendre à ces ricains, ralala…

  9. JiJiBé

    Kafka, Ubu et le gros joufflu qui gouverne (?!) le royaume de Pétaudière et qui tenait hier son discours hebdomadaire écrit par qui vous savez :

    « Alors parlons de la situation, tenez !
    Sans préciser laquelle !
    Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation, quelle qu’elle soit !

    Il y a quelques mois, souvenez-vous, la situation pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui n’en était pas meilleure non plus !
    Déjà nous allions vers la catastrophe et nous le savions…
    Nous en étions conscients !

    Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui !
    Oui ! La catastrophe, nous le pensions, était pour demain !
    C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui !
    Si mes calculs sont justes !

    Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
    Qu’elle est toujours pour demain !
    Alors, je vous pose la question, mesdames et messieurs :

    Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons ? D’ailleurs, je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare ! »

  10. JiJiBé

    Et j’ajouterai à propos des calculs très compliqués et ci-dessus exposés et toujours du même auteur que de toute manière :

    « Rien moins rien = moins que rien !
    Si l’on peut trouver moins que rien, c’est que rien vaut déjà quelque chose !
    On peut acheter quelque chose avec rien !

    En le multipliant !
    Une fois rien… c’est rien !
    Deux fois rien… ce n’est pas beaucoup !
    Mais trois fois rien !… Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose… et pour pas cher !

    Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien :
    Rien multiplié par rien = rien.
    Trois multiplié par trois = neuf.
    Cela fait : rien de neuf !

    Comme quoi… Ce n’est pas la peine d’en parler !

  11. acarel

    les adultes responsables, en face, ne lui ont rien demandé ? êtes- vous bien sûr qu’il n’y a pas eu « rapportage »?

      1. Pheldge

        42 mn n’est-ce pas, comme je crois la meilleure durée possible pour l’heure de cours, dans les collèges et lycées ? c’est un peu devenu une unité de compte, un standard !

        1. bibi

          42mn, ça ne correspond à rien, mn n’étant pas une unité de durée, l’abréviation de minute est min.
          42mn est donc parfaitement adapté pour définir la durée d’un cours dispensé au sein de l’éducation nationale.

  12. Droopyx

    On pourrait faire un beau bûcher avec plein de codes du Travail place du Capitole avec ce gentil délégué au milieu.
    Il pourrait ensuite tester les 2 types d’organisation du service du côté malade et rendre un avis très très éclairé.

  13. Nomi

    « Kafka aux grands brûlés », un titre qui a de la profondeur littéraire. Heureusement, le syndicat SUD est intervenu et a décidé de porter l’absence de problème devant le tribunal »… l’article du jour est inspiré, le taulier porte la plume à la plaie est maestria aujourd’hui je trouve!

    La noyade transcendantale des romans kafkaïens trouve ici un exemple tout droit sorti du passé soviétique, et dont on se demande si on doit en rire, en pleurer, enrager ou capturer comme objet pour cabinet de curiosités. Exclusivité unique au monde Mad in France only!

      1. Nomi

        C’est libre de droits :mrgreen: Vous avez aussi le « Merde in France », et, réservé aux milieux hôteliers, le « Maid in France » spécial DSK. Bientôt, peut-être, le Made in France vaudra moins que le Made in Taïwan (« méditation », en langue de Skippy).

    1. theo31

      Si tu cherches des super-ultra-mega-connards, tu les trouve chez les syndiqués, les écolos et les féministes. Le pire est quand les trois ont fusionné.

      La gauchiasse la plus débile de l’univers se trouve bien en fRance.

  14. Aristarkke

    Patron, vous parliez de ceux qui bossent dans les structures publiques et qui n’en peuvent plus des bâtons et embûches qui jonchent leurs parcours professionnels. Cela me remet en mémoire que dans l’hosto (privé, propriété d’ une fondation) où bosse ma tendre moitié, le médecin chef de son service soupire à propos de sa prise de retraite de dans deux ans tellement qu’il n’en peut plus de faire de moins en moins de médecine contre une augmentation de la paperasserie et des tracasseries administratives. Quant à un autre médecin chef de service, il a rendu son tablier au 31 Décembre pour aller se faire voir en Suisse… (il est presque vingt ans plus jeune) et l’ hosto ne lui a toujours pas trouvé un successeur…
    Quant à nous dans notre commune, nous restons sans médecin référent suite au pétage de plomb du dernier. Et à vingt mn du périph (sans bouchon), nous ne sommes pas vraiment dans la Grance profonde. Un an et demi que cela dure, maintenant…

    1. gameover

      TKT, MST a dit dernièrement qu’elle va mettre un numérus clausus par région… j’imagine la suite !

    2. Eh oui. Magie du socialisme. Il s’installerait au Sahara, la première année, il ne se passerait rien. La seconde non plus. Et la troisième, il y aurait pénurie de sable.

      An France, c’est pareil, avec tout.

      1. Caton

        Pour information, la République algérienne démocratique et populaire, qui est bien entendu socialiste, importe du sable.

        lequotidienalgerie.org/2011/12/02/quand-l%E2%80%99algerie-importe-le-sable/

  15. panchovilla

    j’ai un ami chauffeur de bus à Brest. Dans cette entreprise autrefois publique le syndicat majoritaire est la CFDT. Il y a là comme ailleurs des alcooliques, violents, fainéants, tous multi récidivistes de la sanction patronale que même la CFDT a renoncé à défendre. Au bout d’un moment, c’est une question de crédibilité syndicale.
    Ils ont créé une section « SUD Transports ». Voilà. Si ça peut relativiser les choses…
    En fait les gens qui ont opté pour les 12 h sont sans doute syndiqués et les organisations majoritaires ont sans doute aidé à ce que tout ça passe bien avec l’environnement règlementaire. Ne voyez pas le mal partout.

    1. Nomi

      Un syndicat dénonce en justice une mesure efficace, bienfaisante et satisfaisante pour tout le monde, mais non, ne voyez pas le mal partout… Vous savez, même si vous fermez les yeux très fort pour ne pas voir la catastrophe en cours, la catastrophe a quand même lieu!

      1. panchovilla

        je voulais juste dire que ce n’est pas parce que ce syndicat là, ultra minorotaire, fait des bêtises, que tous les syndicats en font. J’ai une expérience de DRH dans le public et croyez moi parfois c’est bon d’avoir des représentants du personnel.

        1. Nomi

          D’accord. Ils ne font pas toujours des « bêtises ». Parce que sans doute que cela demande une certaine intelligence de réussir à en faire à tous les coups?
          Bref, trouver de bons syndicalistes ne dédouane le fait que le système syndical français est aussi démocratique, pertinent et efficace sur les plans économiques et sociaux que le PC soviétique sous Staline.

  16. Royaumont

    Un cas un peu semblable a eu lieu à la SNCF lors du passage aux 39h en 1981.
    Les équipes au 3 huit continuaient à faire 8h, ce qui permettait un roulement simple et régulier qui arrangeait tout le monde.
    Heureusement, la CGT y a mis bon ordre et a imposé des roulements de 7h48, ce qui a entraîné un planning labyrinthique.
    Le délégué syndical à l’origine de cette brillante initiative ne s’est pas fait que des amis.
    en matière de c… syndicale, la SNCF a toujours un train d’avance.

    1. Ce n’est pas le souci. Le souci, c’est le découpage à la journée pour des équipes tournantes, contre leur avis.

      1. gameover

        En plus ça leur permet d’avoir trois week-ends de libre au lieu d’un seul….. ça aurait dû faire plaisir au syndicat !… comme ça ils peuvent faire leurs courses, ah bah nan en fait 🙁

    1. Caton

      Bah. 7 heures x 5 jours = 35 heures hebdomadaires. Et 42, parce que c’est la réponse à la question ultime. C’est pourtant simple.

      1. Higgins

        Si des TA ont été saisis, c’est le conseil d’état. La chambre sociale de la CC, c’est pour les suites des Prud’hommes.
        Pour Bibi, je n’évoquais pas les cours supra-nationales.

  17. peyo

    « imaginez bien qu’en France, ce pathétique se retrouve à tous les niveaux, dans le public et dans le privé. » Se méfier de la généralisation pour argumenter est la moindre des choses. Seriez vous sectaire ?

    1. bulltrap

      Je me demande de quels recours disposeraient un collectif de salarié s’estimant floués par ce coup de force syndical.

      J’imagine qu’avec un cycle de 12h vs 7h42 c’est au bas un tiers en moins de déplacements à effectuer et donc une économie en temps et frais accessoires, + économie sur d’éventuels frais de garde.

      Sinon j’ai souvenir que les accords d’entreprises peuvent s’appliquer par rapport à ce que prévoit la loi ou convention collective s’ils sont plus favorables aux salariés, mais des 2 systèmes, comment quantifier objectivement lequel est le plus favorable?

  18. panchovilla

    au fait, puisque je tiens le micro :
    nos humoristes ouarf-ouarf de la gauche autorisée dans les médias se sont bien marrés en annonçant que les EUA avaient nommé une ministre du bonheur et une autre de la tolérance. Ouarf-ouarf à tous les étages, et à toutes heures !
    mais quand leur bon maître François nomme une ministre de la biodiversité et une autre de l’égalité réelle, silence…..

    1. Pheldge

      Je suis persuadé qu’un don philanthropique et substantiel des EAU vers la presse française, lui ferait reconsidérer, fort honnêtement, sa position.
      Ne mords pas la main qui te nourrit.

      1. Popeye

        D’ailleurs des mauvaises langues qui voient le mal partout ont remarqué que seule La Dépêche du Midi avait fait une présentation tellement neutre du remaniement ministériel qu’elle en était élogieuse par rapport aux autres titres. En fait, ces mauvaises langues ont prétendu que cette présentation « neutre et objective aurait quelque chose à voir le fait que Jean-Michel Baylet, dirigeant de la Dépêche du Midi, soit entré dans ce dit gouvernement.

        Non mais franchement, n’importe quoi. Comme si ça pouvait avoir un lien!?!

        1. Pheldge

          Les gens sont médisants, tsss … tous des jaloux d’envieux ( non, il ne s’agit pas d’Aristarque ! et c’est pas parce qu’on dit « un vieux », qu’il faut le stigmatiser à lui faire mauvais tourner son green soylent qu’il sera plus bon à rien )

        2. gameover

          Bah oui les journalistes sont indépendants ! Quelles mauvaises langues ceux qui disent ça !
          Ceux de la Dépêche du Midi ont juste eu une perception différente de leurs collègues, peut-être une plus grande sensibilité…

  19. scrooge

    Pour voir à l’oeuvre, dans mon milieu professionnel, les mêmes exaltés, j’ai mis au point une tactique pour éviter de perdre mon calme: il faut se mettre dans leur tête (il y a souvent beaucoup de place libre) et comprendre leur motivation première ou plus exactement primale. Ensuite on fait dans le ludique.

    Dans un territoire syndical Français il y a ceux avec qui le dialogue est possible (CGC, CFDT, CFTC) ceux avec qui on peut s’entendre sous réserve de bien montrer officiellement qu’on reste en desaccord complet (CGT, FO) et celui avec qui on ne peut même pas se mettre d’accord sur le sens et l’intelligence de la question posée (SUD)
    Le motif qu’ils agitent n’a aucune importance en soi. Cela va régulièrement contre la loi (quils ne prennent pas le temps de connaître), souvent ouvertement contre l’intérêt des salariés et souvent contre les intérêts de l’entreprise. (pas toujours car ils sont trop brouillons)
    Ils font de l’activisme de type trotskyste et cherchent simplement à créer le désordre maximum car ils sont persuadés que le désordre les nourrit.

    Dans le cas présent, il est évident que l’organisation du travail choisie est légale: l’employeur peut imposer les horaires (c’est comme ça) du moment qu’il respecte le cadre légal et les vacations de douze heures sont admises par le code du travail. Lorsqu’on doit organiser un service 7j/7 24h/24, il faut idéalement 3 vacations de 8h00 ou 2 de douze si le travail permet une telle amplitude. (faut quand même aligner les douze heures). On dimensionne dans ce cas pour chaque poste 5 à 6 salariés pour assurer les roulements.
    Si on passe en dessous de 8:00 par vacation il faut alors 4 roulements sur la journée au lieu de trois. A 7:30 par roulement on arrive à 4*7.5 = 30h00 de présence pour couvrir 24h00 de travail. Première victoire syndicale possible: 6h00 payée à ne rien faire.
    Bien sûr dans ce cadre le responsable s’organise pour réduire les dégâts avec des vacations allégées de nuit etc… donc des horaires pourris en terme de régularité. La troupe devient mécontente donc écoute plus facilement les syndicats. Deuxième victoire syndicale.

    SI en plus de ça, le chef de service est pervers, il pourrait proposer des vacations de 6:00 (4*6 = 24) qui couvrent bien la journée avec des prises de service à 2:00 du matin, 8:00 etc.. possibilité de temps partiel 30:00 sur 5 jours etc.. et proposer l’ensemble à la CFDT en disant que c’est une conséquence d’une idée de SUD. Ambiance de fin de banquet garantie et un peu de surenchère en vue.

    BIentôt la retraite et fini avec toutes ces conneries….

  20. Régis33

    srooge ,

    Démonstration superbe , on sent le fin négociateur !
    Heureusement qu ‘en tant que patron de PME , je suis en dessous du radar des syndicats ,
    Autrement , je prends du .308win et je tire à vue sur SUD .

    1. scrooge

      Merci à vous. Il faut en effet travailler dans une très grosse boutique pour développer ce type de compétence/connaissance qui est complètement inutile ailleurs. Heureusement pour ailleurs.

  21. mulasse

    Putain mais non….
    7h parce que 7×5 = 35 (chiffre qui met la trique a n’importe quel syndicat aubriste) et 42 parce que c’est la reponse a la grande question de l’univers.

    Victor est juste un geek de gauche.

    Mais tu peux pas comprendre! You REALLY are a selfish capitalist prick anti-government extremist!

        1. mulasse

          Ah putain, les capitalistes qui essaient de faire de la science…. Ridicules! Vous etes tellement a cote de la plaque les mecs.

          Je fais partie du politburot, je sais de quoi je parle. Au bon vieux temps, vous seriez deja tous au goulag. Vivement que manu soit president bordel!

          1. bibi

            Bien que je sois adepte de punir les enfants en leur faisant exécuter des taches ménagères quand ceux-ci n’apprennent pas leur leçon.
            Je trouve que vous y allez un peu fort en abaissant ce pauvre Calvin à l’exécution d’une tache réserver exclusivement aux filles.
            Méfiez-vous en apprenant à un garçon à repasser vous risquez fort qu’à l’adolescence il ne perçoive pas l’attrait premier que peut avoir une femme, et pourquoi il est donc utile à l’homme en devenir qu’il est d’apprendre très tôt à supporter la compagnie de ces êtres inférieurs, le poussant ainsi immanquablement à devenir homosexuel.

            1. Pheldge

              Vous devriez avoir honte de vos propos, bibi ! je vais immédiatemment prévenir la Haute Autorité de lutte contre les Discriminations et la Stigmatisation ! Si le petit Calvin est attiré par les hommes, le repassage l’aidera à assumer sa différence. S’il ne l’est pas encore, il pourra le devenir. Sachez pour finir,qu’il n’y a que des homosexuels : ceux qui s’assument , et ceux qui s’ignorent.
              Moi même j’ai très jeune assumé mon lesbianisme prononcé ! Votre intolérance devrait être punie !

              1. bibi

                Je m’inscris en faux, car je ne suis ni homosexuel ni lesbien.
                Moi monsieur Pheldge je suis auto-sexuel, et je suis entrain de rédiger un projet de lois que je vais transmettre au ministre de l’égalité réelle pour qu’enfin la loi punissent la discrimination et la stigmatisation dont sont victimes les branleurs car si la société ne veut pas accepter les branleurs d’elle même il faudra bien l’y contraindre.

  22. PEB

    5 x 7 h 42 min = 38 h 30 min. Ce forfait dépasse de 3 h 30 min les 35 h. Cela permet de générer en cascade une dizaine de jours de RTT. L’enjeu est que les roulements de 12 h mettent toute cette belle mécanique par terre.
    Si vous organisez 4 gardes hebdomadaires de 12 h pour chaque agents (dont on déduit 45 min forfaitaires de pause repas), vous obtenez une semaine de 45 h. Si les gardes sont réduites à 3, vous avez 33 h 45 min. Lissé sur deux semaines, on aurait du 39 h 22 min 30 s. Soit un enterrement de première classe des sacrosaintes 35 h! (A moins d’augmenter les congés compensateurs de 2 à 3 jours.)
    Ce rythme de travail est cependant compatible avec la directive européenne 2003/88/CE sur le temps de travail: http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=706&langId=fr&intPageId=205

    De plus, cet arrangement n’a sans doute pas été négocié en comité technique local (CTL), ni visé par le CHSCT. Et les organisations plus ou moins majoritaires détestent que’on leur fasse des enfants dans le dos.

  23. Gats

    Cela me fait penser à une personne proche qui s’en sort en travaillant dans la sécurité. Son job c’est rester assis dans un cabanon en contrôlant les voitures qui rentrent ou qui sortent et en inscrivant leur plaque d’immatriculation. Rien de bien prenant, même plutôt cool comme boulot. Mais voilà ce travail est à 50 km (environ) du domicile. Cette personne s’est arrangée pour faire ses 7h quotidiennes d’un seul coup avec un mini pause pour midi où de toute manière elle reste dans son cabanon avec un sandwich. Le syndicat est passé par là et lui a imposé une pause beaucoup plus longue et hors de son cabanon. Maintenant cette personne ne peut plus voir son fils rentrer de l’école (ou aller le récupérer sur le chemin du retour) et doit rester dans sa voiture en dehors du parking le temps que sa pause règlementaire est finie. Au lieu d’être au chaud à regarder des films avec un sandwich cette personne est maintenant dans sa voiture dans le froid.

    Merci les syndicats !

    1. Eh oui.

      D’un autre côté, elle peut aussi recommencer discrètement son ancien régime si elle obtient l’accord discret de son supérieur hiérarchique. Filouter des filous, c’est de bonne guerre.

  24. Gats

    Impossible. Le syndicaliste passe bien devant le cabanon pour rentrer comme pour sortir. Donc il repèrerait très vite la chose.

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