Cliniques : surtout, évitons tout bénéfice !

Idée catastrophique basée sur une forme subtile de jalousie maladive, amendement passé en loucedé au milieu d’une grande loi imbuvable, vote en catimini, application impraticable et effets de bords multiples désastreux : tous les ingrédients sont ici réunis pour une « foirade des familles » © Politiciens Français.

De quoi parle-t-on ? D’un amendement à la Loi Santé de Marisol Touraine, déposé à la dernière minute en avril dernier, qui a été introduit sans concertation par le cabinet de la ministre et dont Bercy n’était pas au courant. D’un amendement qui, comme souvent, a été écrit à la va-vite, sur la base d’une idée qu’on croyait simple mais qui était surtout simpliste et qui va avoir des effets de bords désastreux. D’un amendement qui ne sera cependant pas revu et corrigé, voire annulé, et qui oblige les différents acteurs concernés (ministères et cliniques) à discuter péniblement du décret d’application de cette Loi Santé.

Décidément, cette Loi Marisol ressemble de plus en plus à la Loi Duflot tant les effets catastrophiques qu’on pressent pour la première rejoignent l’ampleur de ceux observés par la seconde (avec la mise à mort du secteur de la construction en France).

Cette fois-ci, il s’agissait pour le cabinet de Touraine d’appliquer aux cliniques la règle européenne en vigueur pour les services d’intérêt économique général (SIEG). Ce sont des secteurs financés au moins en partie par des fonds publics, ce qui permet de leur imposer certaines contraintes économiques. Dans le cas qui nous occupe, l’idée est de limiter les profits réalisés par les cliniques sur le dos de l’État ; en substance, cela part du principe que si l’État participe au financement de ces cliniques, alors la partie des bénéfices obtenus grâce à ce financement ne doit pas être déraisonnablement élevée. Et s’ils sont déraisonnables, alors pour faire original, poum, ponction.

impots et taxes

Oui, vous avez bien lu : l’État entend faire en sorte que ces services d’intérêt économique général ne génèrent pas trop de profit. C’est normal : le profit, par définition, est quelque chose d’assez sale. Faire du profit, cela veut dire évidemment qu’on profite de la situation. L’État, c’est bien connu, ne profite jamais d’aucune situation puisqu’il se doit d’être le plus impartial, en tout temps et en tous lieux. Sa justice est impartiale. Son traitement social est impartial. Son implication dans la société, dans les sociétés, toutes les sociétés (même commerciales, mêmes privés) est impartiale, c’est une absolue évidence.

Et surtout, qui mieux que l’État peut prétendre ne faire aucun profit ? En matière de non-profit, l’État est même un cador. De façon conceptuelle, c’est déjà un athlète olympique du non-profit puisqu’il s’insère comme intermédiaire dans un nombre considérable de transactions entre individus qui, sans lui, pourraient éventuellement mal tourner (c’est-à-dire, devenir profitable aux deux parties, si vous me suivez). Et de façon plus concrète, l’État français est lui-même un champion international du non-profit puisqu’il parvient, avec une abnégation qu’on ne peut qu’admirer, à cumuler plus de 2000 milliards d’euros de non-profit dodu, soit plus de 30.000 euros de dettes pour chaque Français dont il a la tendre charge.

Il est donc logique qu’à ce point imprégné de cette volonté de non-profit, l’État essaie par tous les moyens d’étendre ses vertueuses conceptions partout où il le peut. Par définition, les cliniques réalisant du profit sur le malheur des autres (les bobos, maladies et autres accidents de la vie de leurs patients), il fallait intervenir afin qu’un peu de décence soit ré-instillé dans ce monde atroce de gens qui n’ont pas compris que le profit gêne et la dette libère.

Bon. Bien sûr, il reste quelques petits soucis à régler pour qu’un pas décisif soit à nouveau franchi vers ce monde douillet de non-profits.

Le premier problème à surmonter, sans doute le plus délicat, sera de préciser les modalités du calcul sur lequel sera assis la joyeuse petite ponction que nos cabinétards et nos petits calculateurs de Bercy s’empresseront de réaliser. Comme une clinique, ce sont plein de services, plein de personnels, plein de matériels, plein de sources différentes de dépenses et de bénéfices, comme une clinique se fait aussi bien payer par des organismes publics que des assurances privées, mutuelles ou patients, comme une clinique, eh bien, c’est un peu plus complexe que ce que semblent imaginer nos énarques en roue libre, il va inévitablement y avoir quelques subtilités pour calculer ce qui entre dans le bénéfice déraisonnable (et public) et ce qui entre dans le bénéfice joufflu mais parfaitement privé.

Autrement dit, cet amendement promet un décret particulièrement subtil à rédiger dont tout indique qu’il va se terminer au mieux en jus de boudin illisible, en pire en abomination fiscale vexatoire comme notre pays en produit de façon industrielle.

parcours institutionnel Duflot Jan 2013

Le second problème consistera bien sûr à définir clairement la notion de raisonnable. Si, du point de vue de l’État, les choses sont assez claires (tout centime pris sur le dos de l’usagé dans un service qu’il rend est manifestement vécu comme une horreur indicible), à tel point que, par mesure de précaution sans doute, l’État à décidé de faire du déficit sa règle d’or, il en va tout autrement pour le reste des acteurs économiques qui, pas fous, comprennent qu’un peu de bénéfice de temps en temps, ça met du beurre dans les épinards et ça permet de payer les amendes, les taxes surprises, les ponctions rigolotes et autres cotisations frétillantes qui ne manquent pas de jaillir à chaque session parlementaire et au détour de cette myriade de cerfas que nos administrations pondent à rythme effréné.

Dès lors, on s’attend à d’homériques aventures et de picrocholines batailles lorsqu’il s’agira de bien expliquer qu’un profit de 12% (par exemple) sera raisonnable alors qu’à 13%, Bercy estimera que l’établissement de soin se vautre indécemment dans la pire des luxures financières.

Enfin, et c’est probablement le plus intéressant dans cette histoire, il serait dommage de passer sous silence les effets pervers évidents que ces consternantes stupidités socialistes créeront immanquablement.

Même en passant sur l’aspect désastreux du message général qui consiste à tabasser fiscalement des établissements qui s’en sortent très bien, cet amendement poussera tous ceux qui font un bénéfice à tailler leurs activités et leurs budgets pour le réduire autant que possible. Ces bénéfices représentant au mieux des investissements, au pire de coquettes sommes redistribuées aux actionnaires, cela se traduira à la fois par des baisses sensibles d’investissements dans les cliniques, ou par une baisse d’attractivité pour les actionnaires qui se retireront du secteur.

C’est très malin. Ces dernières décennies, la France était parvenue à gentiment dégringoler dans les classements de la qualité de soin ; par exemple, le nombre d’IRM par habitants en France n’est ainsi pas supérieur à celui de la Turquie, pourtant pas spécialement réputée pour son système de soin, et notre pays perd des places pendant que la Turquie en gagne. Grâce à ces efforts vigoureux pour écrabouiller toute velléité d’investissement dans le secteur privé de la santé, gageons que la France perdra encore quelques plumes dans les prochains classements. Mais, joie, bonheur, les profits seront enfin raisonnables !

La qualité des soins s’effondrant, on peut même parier que de frétillants imbéciles élus monteront en tribune à l’Assemblée Nationale, la gorge nouée par l’émotion, pour réclamer qu’enfin, l’État reprenne en main l’intégralité de la Santé en France. Et c’est exactement ce qui se passera, accélérant encore le mouvement vers l’abîme.

La collectivisation continue donc dans ce pays. Jusqu’à présent, elle trottinait à bon pas. Ces dernières semaines, elle galope.

Commentaires149

  1. Calvin

    Les sessions parlementaires où un quarteron de présents vont ajouter des amendements alakons sont suivies par des votes massifs où chaque groupe vote comme un quarteron dont ces amendements.
    La démocratie a donc gagné. Youpi.

    1. Heln

      Les mutuelles qui gèrent des centres de soins se sont pris une taxe (1 million d’euros pour la mienne)en plus de la suppressionde l’aide d’état pour les dispensaires (en échange le patient signe une sorte de pacte foireux de fidélité au centre qui reçoit ce faisant une somme modique), petit cadeau souvenir de R.Bachelot. Bref à chacun ses attentions envers l’opposition…
      Tout cela est bien évidement complètement politique, la droite et la gauche se tirent dessus à boulets rouges dans une guerre économique fratricide mais typiquement franco-française ! ! !

  2. Lambda expression

    Comme d’habitude, j’applaudie ces initiatives, je les supporte.
    Ne critiquez pas ces bienfaiteurs, ils agissent dans votre sens, pour mettre à bas l’edifice. N’est ce pas ce que vous souhaitez ?

  3. Gerldam

    Bienvenue en FRSS. On ne distingue vraiment plus la différence entre un régime totalement collectiviste et la France. Comment peut-on être con à ce point-là? Comme si bien expliqué dans le billet, l’application de cette ineptie sera sans doute l’une des pires usines à gaz de cette législature qui, pourtant, en a pondu plus d’une.

  4. bob razovski

    Un groupe de travail est-il prévu ?

    Car l’important est de mettre en place une commission d’étude sur la raisonnabilité des profits en milieu (in)hospitalier tempéré, pilotée par un groupe de travail interministériel auquel un commissaire aura deux ans pour rapporter.

    Je table sur un 0,1%, basé sur le taux de cotisation du 1/4 supérieur de la tranche 6bis, déplafonné pour éviter la tuile, révisable par trimestre de deux mois, auquel s’ajoutent CSGCRDS.

    1. Laurent

      Il y aura sans doute une haute autorité chargé de surveiller les profits des clinique avec une bonne douzaine de membres émargeant avec de conséquents salaires à la clef. Donc encore une sinécure pour quelques amis, parents ou avoués…

  5. Aristarkke

    Comment concilier cette volonté de profit raisonnable si cela fait disparaître l’Hôpital Américain de Neuilly qui évite de trop y fréquenter la diversité tant recommandée dans le 9.3.?
    Aller au Val-de-Grâce ???

          1. MCA

            Il s’est fait soigner récemment et avait le choix entre Avicenne de Bobigny et US de Neuilly.

            Petite devinette : vers quel établissement son cœur à balancé?

            1. Pheldge

              Tu peux parier que ce fut contre son gré ! c’est son entourage, et surtout son service de sécurité qui l’a obligé à aller dans un hôpital où on n’allait pas importuner le 3 ème personnage de l’état … et puis c’est l’état d’urgence aussi !

  6. bulltrap

    Quoique, cette règlementation pourrait être intéressant si elle s’appliquait aux organismes en tout genre vivant du racket énergétiques via les tarifs de rachat permis par la collecte de la CSPE (éolien/solaire etc).

    1. bulltrap

      Par contre, quid des sociétés siphonnées par l’Etat lorsqu’il a revêtu sa veste d’actionnaire (EDF, Engie etc), savent-ils que baisse des profits = en principe baisse des dividendes ? (du moins jusqu’à un certain point).

      1. Calvin

        Ce qui est pompé par l’Etat n’est pas du profit mais une juste contribution volontaire au bien public.
        Vous avez raté des cours de socialisme à l’école ???

      2. Aristarkke

        Si EDF est sommée par Peak de la Faribole de verser son dividende habituel , ceux qui y sont rentrés ces dernières semaines vont bénéficier d’un rendement d’usurier….

  7. nemrod

    Principe d’Audiard…le bon dialoguiste pas le cinéaste « social ».

    Ah, voilà que je reprend le moral.

    Je suis pas toubib mais peux soigner tout ce qui n’est pas grave…je vais être hyper bankable après l’effondrement.

    Ceux qui auront un truc un poil sérieux seront foutus, pas la peine de le préciser.

  8. Kuing Yamang

    br : « Un groupe de travail est-il prévu ? »
    Il faut d’urgence faire un grenelle sur les bénéfices des cliniques privées, mais en attendant, je propose un moratoire des bénéfices.

    1. bob razovski

      Sauf s’ils sont immédiatement redistribués à des organismes mandatés par l’état, dont la liste, exhaustive, sera jointe en alinéa 4.

      dans ce cas, il y aura exonération de ce « raisonnable », mais viendra se greffer dessus des frais de gestions, à hauteur de 4% pour le grand paris urbain.

      1. nemrod

        Même Di Caprio s’y met.
        L’a eu l’Oscar enfin !
        Pour sa performance dans un film d’un mexicain au nom imprononçable.
        Bon, c’est bien, l’a pu anonner son texte et être convaincant au bout de 25 prises.
        L’aurait du remercier ses parents de l’avoir fait naître avec une belle gueule, s’i était lucide.
        Ben non : une tirade sur le rechauffement.
        Va surement plus prendre l’avion et vivre dans une yourte chauffée à la merde de Yach.
        Je pense qu’il va plutôt vivre sur son yacht …et il aura raison d’ailleurs.
        S’il pouvait juste nous éviter sa morale à 2 balles…

          1. Deres

            Les oscars pour les acteurs s’obtiennent après une sorte de campagne politique dirigés vers ceux qui votent. Il y a donc nécessairement une forme de clientélisme et de promesses associés.

  9. kekoresin

    Championne toute catégorie de la dette, ou c’est certain, et c’est encore sans tenir compte de la dette de la SS (et ses panzers de myars) qui n’entre pas dans le calcul. Ben oui, vous comprenez, c’est indécent de parler tune quand il s’agit de la santé des petits cotisants de français sans défense qui comptent sur l’état pour leur tisser un doux cocon étouffant et hors de prix. Et le nigaud moyen de brandir sa pancarte « Soins gratuits pour tous », comme si la gratuité avait déjà existé sur cette planète! Quant au profit, tout à fait d’accord. Le français à ce propos n’arrête pas de se justifier. S’il gagne bien sa vie (en fait très très très bien sa vie au vue des ponctions pour le coup déraisonnables), il devra clamer qu’il travaille jour et nuit environ 180h/semaine pour que son entourage ne lui crache pas dans le dos.

    La réussite en France passe par une autoflagellation constante et l’ambition mérite au mieux quelques contrôles fiscaux pour voir d’où vient l’anomalie, au pire le Goulag si le prétentieux exploiteur de salariés en détresse fait montre d’arrogance, ou plutôt une absence de mauvaise conscience à faire du profit. Les esprits sont bien calibrés, les lois sont en phase, et les politiques répondent parfaitement aux critères intellectuels des ovins qui les élisent.

    Ce pays est foutu, atteint d’une surcharge pondérale irréversible, une masse graisseuse qui grouille de parasites et qui le mène inexorablement vers la stase des organes vitaux.

      1. kekoresin

        Toujours ce sens de l’exagération – ça doit être l’apéro de début de semaine 🙂

        Et puis, si tes journées font seulement 24h, c’est que tu dois être un gros fainéant, non?

  10. jeff1969

    Quand j’ai vu la loi, je me suis bidonné à l’idée qu’il allait falloir définir la notion de raisonnable ! Ca mérite un bon gros groupe de travail avec tous les copains socialistes qui n’ont pas assez de revenus « raisonnables »…. 😉

    1. Pere Collateur

      C’est comme la notion de « pénibilité » de leur fameux compte pénibilité. D’ailleurs on en entend plus trop parler ce ce machin. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles?

    2. nemrod

      C’est pourtant simple, bon sang.
      Quand c’est moi du »camdubien » qui touche c’est raisonnable.
      Quand c’est le vilain » captalisseliberalmangeurdchatoncommuniste » c’est déraisonnable.
      Vous faîtes pas d’efforts non plus !

      1. Deres

        La notion de raisonnable dans le service public dit non lucratif veut dire que tout les bénéfices sont redistribués entre les intervenants par ordre de nuisance sous forme d’avantages non imposables.

    3. Deres

      Ils évoquent la fin de tels termes vagues pour les licenciements (et ce n’est pas encore fait !) mais en parallèle, ils en rajoutent dans toutes les lois qui passent … C’est à cela que l’on voit que ce pays est foutu. Même un vrai réformateur n’arriverait pas à réformer aussi vite que les conneries sont ajoutées.

  11. dede

    « bien expliquer qu’un profit de 12% (par exemple) sera raisonnable alors qu’à 13% »

    D’apres Melenchon (et beaucoup d’autres), un profit, ca se compte en euros, pas en pourcentage…

    1. kekoresin

      Je suis tombé hier sur une émission de LCP (je sais, je sais, foutez-vous de ma gueule – c’était pendant ma pose post apéro) ou il y avait Agnès Verdier perdue sur un plateau improbable. A côté d’elle, un professeur étudiant en économie (SIC!!!) qui prônait 1000 euros de revenu par habitant sans contrepartie, y compris pour les enfants. Un public à la hauteur du débat, composé en grande partie d’étudiants en études qui pleurnichent contre les entreprises « qui jouent pas l’jeu, qui sont méchantes mais bon j’aimerais bien qu’elle m’embauche quand même. » La pauvre Agnès avait bien du mal a expliquer la réalité à ce parterre de poulets décérébrés, même avec des mots simples de moins de trois syllabes. Au bout d’un moment, elle s’est tu et a souri.

      1. bob razovski

        « je sais, je sais, foutez-vous de ma gueule –  »

        Honnêtement, j’ai été tenté… :mrgreen:

        Mais un moment d’égarement est toléré, tant qu’il reste raisonnable.

        1. nemrod

          Tiens dans le genre « foutage eud’gueule ».
          Y a l’ursaff qui m’écrit pour que j’embauche.
          Vont me donner 500 euros par trimestre pendant 2 ans pour embaucher un gus dont je pourrait jamais me débarrasser ensuite même si on lui greffe le pied gauche à la place de la main droite.

          M’ont piqué 4000 roros y a 10 jours pour une femme de ménage au 1
          /3 temps et un employé à 35 heures un poil au dessus du smic.
          Font pas le lien avec le fait que j’embauche pas…
          La femme de ménage part en retraite : quel bonheur, une de moins.
          L’employée passe à 24 h…en attendant d’aller chez popaul Emploi.

          Quelle bande de cons quand même.

            1. bibi

              Sauf à ce que vous ayez dressé convenablement WP, j’y réfléchirai à 2 fois avant d’ouvrir une bouteille de champagne car c’est vous qui devrez la jeter, mais si vous le faites j’espère que vous la sabrerez au katana.

              C’est quand même pas de bol pour votre femme de ménage de finir un contrat en fin février quand celui-ci tombe un lundi 29, elle aurait pu partir le vendredi 26 sans ce mauvais tour du calendrier.
              On se demande ce que fait la CGT contre une telle injustice.

                  1. Bonsaï

                    Verra-t-on bientôt, comble de l’angoisse, la France disparaître sous des montagnes de poussière… conséquence du licenciement massif de femmes de ménage présenté par les lobbies libéraux du pays comme un acte de bravoure militant !
                    Révolution ! vive les minons et les toiles d’araignée…

                    1. nemrod

                      Un licenciement…mais vous déraisonnez mon pauvre Arbuste !
                      Un non remplacement de départ en retraite.
                      Ca n’est pas encore interdit ( car en pratique le licenciement l’est)…pour l’instant.

                    2. Black Mamba

                      Il est prévu qu’on fasse appel à un prestataire pour le grand ménage de trois heure et cela une fois par semaine … Pour les autres jours, je le ferai … Je fais actuellement un mi-temps j’aurai le temps pour casé deux heures dans la semaine .

                    3. theo31

                      Il arrive aux femmes de ménage ce qui est arrivé aux secrétaires médicales. Ensuite on s’étonne que les médecins passent plus de temps à faire de la paperasse qu’à soigner les gens. Un pays comme la France ne peut pas se contenter d’avoir entre 7 et dix millions de chômeurs.

                1. Black Mamba

                  Pour la question qui va faire le ménage , je te répondrais moi comme à chaque fois … Notre femme de ménage ne s’est jamais foulé à la tâche , elle faisait acte de présence et encore !!!
                  Il est arrivée une année où BP alias WP était en congé maladie, j’étais présente au cabinet pour m’occuper des archives et autres affaires administratives, on avait saisi l’occasion pour faire des travaux et bien pendant trois semaines, je croulais sous la poussière , madame ne s’est pas pointé fois prétexte que le boss ne travaillait pas… Elle a osé réclamer son salaire complet : on a vu rouge … Rouge de chez rouge … Le Patron lui avait dit qu’elle devait ses 15 heures de ménages restant dans la journée … Elle a fait profile bas et elle s’est contenté de un quart de son salaire .

    1. Baichette

      Une clinique est une entreprise qui veut faire des profits sur le long terme (personne ne crée une entreprise pour faire des pertes à vie).
      Donc une clinique qui fait des profits devra en réinvestir (meilleurs chirurgiens, matériel de diagnostic…) pour se créer une réputation de top niveau.
      Si elle a les meilleurs chirurgiens et le meilleur matériel, la qualité va monter.
      Simple non?

      1. zelectron

        votre explication est très claire à l’attention des bisounours, sauf si le groupe financier qui possède la clinique empoche les bénéfices et ne réinvestit pas. Il en est même des qui empochent et vendent pour le prochain qui donne un coup de peinture et on recommence . . .

        1. Heln

          D’ailleurs quid des cliniques rachetées par les fonds pensions américains ? Le bénef quitte la France direct après paiement des salaires et frais que je sache… Et ce sont les frenchies qui vont se faire enfler une fois de plus…

            1. Heln

              C’est pourtant bien simple, ces bénéfices ne seront pas dépensés en France, donc pas de TVA ni de consommation sur place. La France se fait racheter par petits bouts.
              Ce n’est pas tout. Le secteur de la santé est une des rares activités qui restent rentables en France et non délocalisable en plus, cela attire beaucoup les investisseurs notamment les fonds de pension. La santé est basée sur un système social (hyper)généreux payé par nos impôts, enfin notre dette actuellement, qui ne cesse de grossir. Donc là ce sont nos enfants et suite qui se font avoir.
              D’autre part les mutuelles diminuent leur part à charge en essayant de faire croire qu’elles maintiennent leurs cotisations, ou les augmentent pour maintenir les prestations. Pour le reste des honoraires, libres à nos chers concitoyens d’adhérer à une sur-complémentaire (pas plus de 40euros par mois pour ce que j’en sais), un grand moment d’inventivité pour les assurances. Bref tout cela venant en déduction de leur train de vie. Sont-ils mieux soignés en payant (beaucoup) plus? Non, il faut admettre que la qualité des soins diminue, contre la volonté des professionnels je le souligne. Mais les tours de vis de la sécu font qu’on fait moins d’IRM que la Turquie par exemple (une étude que je viens de lire, si je retrouve le lien je vs l’envoie) ou une nouvelle nomenclature à la base décidée pour couvrir tous les actes s’avère en réalité un outil pour interdire les nouveaux actes, puisque ce qui ne figure pas dans la nouvelle NGAP est purement et simplement interdit, à moins de commencer à soigner selon les données acquises de la science et au noir en plus! … Voilà, bonne soirée.

              1. Tout ce que vous décrivez ici est un problème pour l’Etat français (directement responsable), mais pas pour les Français eux-mêmes (qui n’y pourront absolument rien, sauf à abandonner ce système social & socialiste débile).

                « on fait moins d’IRM que la Turquie par exemple » : oui, c’est même dit dans le billet 🙂

                1. Heln

                  Personellement et contrairement à l’état français, je ne fais pas la confusion entre mon budget et le sien. Je réitère, les Français paient plus cher pour un service de santé de moindre qualité, sous prétexte de maîtrise. Et une partie des professionnels de santé qui ne travaillent plus en libéral avec tout ce que cela implique,mais en salariat pr de grandes compagnies financières étrangères, font travailler l’économie française au profit de ces compagnies. Mais je comprends qu’il est difficile de bien vendre une officine aujourd’hui, comme il est difficile d’embaucher une assistante, alors qu’il y a quantités d’emplois potentiels…
                  Et jene parle pas de cette loi sur l’obligation pour l’entreprise de souscrire une mutuelle prses salariés. Venant de quelqu’un sensé détester la finance, c’est se foutre du monde! Toutes les petites mutuelles locales se font racheter par les malakoff mederic, axa, etc.
                  Bref l’argent fuit ce pays de toutes part qui, ainsi que vous terminez souvent vos chroniques, est foutu …

              2. Pheldge

                « Les bénéfices ne seront pas dépensés en France, donc pas de TVA ni de consommation sur place … » ouhhh mais que c’est très vilain et odieusement capitaliste comme comportement, et doit être sévèrement réprimé ! Il est temps que l’état réglemente taxe et interdise tout ça, comme ça, il n’y aura plus d’investisseurs du tout , et ça sera parfait pour une nationalisation , et donc étendre la gabegie actuelle du secteur public. Vous en avez d’autres des idées à la graisse de hérisson ?
                Et cette idée naïve et consternante, selon laquelle les bénéfices d’une entreprise devraient être dépensés là où ils ont été générés, pour au final faire un circuit financier bien fermé …
                Donc par exemple, quand Renault fait des bénéfices dans ses usines hors France, il faudrait tout dépenser là bas ? ah mais là c’est pas pareil , c’est de la santé … et alors expliquez-moi pourquoi , parce que l’argent sort quand même de la poche du consommateur via les cotisations sécu-mutuelle. Ce n’est pas de « l’argent public » parce que « l’argent public » ça n’existe pas !

                1. gameover

                  Oui d’ailleurs Heln il ne va jamais en vacances à l’étranger. Tout au plus fait-il dans la journée un saut vite fait vers les pays frontaliers pour faire quelque photos, toujours ça de pris. et chier sur place, toujours ça de gagné pour le PIB.

                  1. Heln

                    Je choisis bien mes destinations, et vais dans des pays amis (Espagne, Italie, etc) et je l’assume ! Pas question de financer des islamistes ( tant pis)

                  1. Pheldge

                    Je cite « des cliniques rachetées par les fonds pensions américains ? Le bénef quitte la France direct… » et « ce sont les frenchies qui vont se faire enfler une fois de plus… »
                    J’ai peut-être mal compris ?
                    Quant à « il y a toutplein d’autres arguments.. » allez-y citez en un ou deux.
                    Finalement vous rejoignez dans un autre commentaire 8 h 51 vous rejoignez l’avis partagé ici … vous ne seriez pas un peu politicien, par hasard ? no offense mais bon, je me pose des questions 😉

          1. zelectron

            Cher GO laissez filer votre imagination, j’ai rencontré 2 exemples de cette sorte, l’une (après 3 tentatives) est devenue maison pour personnes âgées (mouroir), l’autre (après 2 gestion « malheureuses ») a été démolie pour profiter d’un immense parc et construire des résidences de lusc (ça s’écrit comme ça?)

            1. gameover

              Donc ce n’est pas « on donne un coup de peinture et on recommence ».
              La valeur d’une entreprise se mesure à son patrimoine matériel et immatériel et à ses capacités bénéficiaires.

          2. Pheldge

            gameover, tu es terrible, que il faut t’expliquer à chaque fois ! le capitalisme c’est très mal, et surtout parce que avec l’argent des petits épargnants, le vilain patron il monte une boîte , ici une clinique, où il exploite honteusement les salariés sous payés, pour faire des énormes de bénéfices que il va planquer ailleurs pour pas être solidaire républicain, et quand il voit que la baraque elle commence à se casser la gueule parce que l’équipement a vieilli qu’il est tout pourri, hé bin le salaud, il revend tout, (même que il s’en fout de faire des chômeurs) à un autre salaud encore pire … le but de l’entreprise, c’est de s’auto -détruire, après avoir bien pompé l’argent des gentils épargnants, pour que l’état il vienne la sauver !

  12. Caton

    En juillet 2014, l’ATIH indiquait que les hôpitaux publics coûtaient deux fois plus cher que les cliniques privées pour la même prestation. Et la volonté de privilégier les gros hôpitaux publics aux dépens des petites structures privées s’affirme de plus en plus, y compris à travers des mesures vexatoires comme celle-ci. Il y aurait une volonté de creuser les déficits de l’assurance maladie que nos polytocards ne s’y prendraient pas autrement.

    1. barbatruc

      Les gros hôpitaux publics ont les budgets pour investir dans du matériel dernier cri, alors que petites structures privées ou publiques, sont vraiment à la ramasse et emploient des techniques qui datent d’une décennie avec tous les risques que cela comporte.

      J’avoue que j’ai changé d’avis cette année sur le service publique hospitalier, ayant été confronté à une méchante tumeur au rein.

      J’ai été opéré dans un CHU par robot DA VINCI , dont la facture d’achat ferait pâlir n’importe quel acheteur d’une clinique moyenne, la formation des chirurgiens sur robot est au top , ces derniers ayant été formé par la célèbre marque américaine.

      Des chirurgiens jeunes, très spécialisés , un bloc opératoire au top , un service d’urologie à la pointe du classement français public /privé confondu.

      D’ailleurs dans ces pathologies , les CHU sont systématiquement en tête du classement.

      Après c’est vrai que le service d’ hôtellerie est pourri par rapport aux cliniques, mais ça compte finalement assez peu puisqu’on est sur pied 48 h après l’opération.

      J’ai gardé une très mauvaise impression des cliniques, avec des dépassements d’honoraires systématiques , ses chirurgiens actionnaires de la boutique, prêt à vous amputer d’un rein pour se payer la meilleure place au port de plaisance à Fort de France.

      1. gameover

        C’est fou ça, on critique le système jusqu’à ce qu’on en soit bénéficiaire sans se poser la question de tous les droits qui ont été piétinés pour en arriver là et on oublie tout.
        Youpi !

        1. barbatruc

          Quand on a un sérieux soucis de santé on oublie l’idéologie et on devient vite pragmatique. Je constate juste que la technologie dernier cri se trouve dans les hôpitaux publics , les meilleurs spécialistes aussi. La prise en charge du cancer est d’un excellent niveau à l’hôpital public, c’est juste une constatation.

          1. gameover

            Vous êtes au courant des plaintes déposées par les cliniques pour entraves et entorses à la concurrence ?
            Votre comparaison n’est pas valide.
            Je vais couper les jambes à mon petit frère et vous verrez que même en marchant j’irai plus vite que lui.

            1. gameover

              … et les meilleurs spécialistes ne sont pas dans les hôpitaux publics mais là où il y a le fric…

              La mer n’est pas à Saint Tropez parce qu’il y a des people…

          2. anne

            bonjour barbatruc, vous oubliez que les hopitaux sont subventionnés, et endettés à hauteur de 20 milliard de dollars ( ce pourquoi ils peuvent se payer da vinci )
            le meme acte en clinique est moins  » remboursé » par la sécu qu’à l’hopital…
            quant aux meilleurs spécialistes dans les hopitaux : pas forcement… en chirurgie, les chir sont souvent meilleurs et plus rapides dans les cliniques… ils doivent leur poste à leurs qualités et ne sont pas automatiquement  » renouvelés » comme à l’hopital, où l’on essaye de se refiler d’hopital en hopital, un chirurgien médiocre, voir dangereux

      2. Y

        Tout ça existe dans le privé à but lucratif. Vous dites des bêtises … Par contre les autorisations d’ouverture de ces services dépendent toujours de la tutelle…qui freine une concurrence  » déloyale ». Qui vide les CHU de leurs médecins spécialisés ….

  13. yoananda

    On se réjouirait presque de la collectivisation/étatisation/socialisation de la société française grâce à la manière acidulée/rigolote dont vous la chroniquez.
    Un peu comme on prends plaisir à regarder un épisode des shadocks.

    1. Peste et coryza

      Dans toute expérience avec des êtres vivants, il vaut mieux être chercheur que cobaye…
      Or, dans cette histoire, nous sommes les cobayes.

      1. theo31

        Dès qu’il s’agit de leurs expériences dégueulasses, les socialistes n’appliquent jamais le principe de précaution : un humain devient une variable d’ajustement de leurs lubies.

  14. christophe1500

    Je vois surtout que les etablissements privés n’auront que moins d’intérêt à faire la chasse au gaspi et à optimiser et rationaliser leur coût.

    En effet à quoi bon faire des économies si c’est pour les refiler à l’état ?
    Donc au final ils veulent que le privé devienne comme le public c’est à dire jmenfoutiste sur les dépenses.

    Au final c’est toujours les client qui ne bénéficie pas des baisses…

  15. Médecin hospitalier

    Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’une clinique bien gérée ne doit pas faire de bénéfices. Elle a un budget et elle le dépense. Les grands groupes privés d’hospitalisation ont des filiales qui permettent de recruter des personnels intérimaires, d’assurer la restauration, l’entretien et le nettoyage des bâtiments, et fournissent toutes les prestations nécessaires. C’est là que le groupe se rémunère. Coup d’épée bureaucratique dans l’eau, « pour changer »…

  16. Coup de pied occulte

    « la partie des bénéfices obtenus grâce à ce financement ne doit pas être déraisonnablement élevée ».

    L’application de ce principe (à le supposer conforme à la Constitution, parce que calibrer une ponction en fonction de l’interprétation que fait l’Etat de la déraison, c’est déjà moyen) ne pourrait elle pas s’opérer dans le secteur des radars routiers pour le coup ?

    1. Les Charcuteries Olo

      Comme dirait le professeur Touvabienovitch : « Oh ! Pas la peine !… pas la peine confrère ! Ici Tout va Bien ! Tout va
      Parfaitement !…

      Tout va Très Bien !…
      Nous sommes tous Très Bien Ici » Voilà ce qu’ils vous disent confrère !
      Tous… « 

  17. JiJiBé

    Lorsque je lis ou entends « Touraine » magnifique région que j’ai connue, je pense à la Loire, au Cher, au Montlouis, au Bourgueil, au Vouvray mais aussi à Loches et ses sinistres cages suspendues où fut mis au régime sec un certain La Balue.

    Lorsqu’il s’agit de la péronelle, je pense à la bassinoire, au clystère, au bredouillis, au trompe-l’oeil, à l’orfraie mais aussi à Loches, sa clinique modèle et ses superbes cages suspendues où serait la bienvenue une certaine Marisol la Berlue.

  18. JiJiBé

    @Bonsaï

    « les minons et les toiles d’araignée »

    Alors vous et l’Histoire de France…

    « Les mignons et la fraise godronnée » très mode sous le règne d’Henri III auriez-vous dû illustrer et préciser.

    De plus lorsque on sait qu’il est mort assassiné sur la chaise percée en protestant, voilà un homme convenez-en qui n’a pas eu de pot* et dont la mémoire ne mérite pas d’être aussi inconsidérément « panossée »**

    * A l’époque la chaise percée n’était pas encore catalysée.

    ** Dame Bonsaï vous traduira.

  19. JiJiBé

    Et maintenant que j’y pense et pour revenir au sujet, Henri III est passé par la Touraine (pas dans hein…ce n’était pas le genre) avec ses sabots mignons et même qu’il l’a appelée vilaine !

    1. bibi

      Il n’y a pas besoin de s’attaquer à l’enseignement privé pour la simple et bonne raison qu’il est sous cotrat et que c’est la même merde qu’à L’EN voire pire dans de nombreux cas.
      Ce à quoi s’attaquera c’est le privé hors contrat qui est une insulte à l’égalité républicaine

      1. theo31

        Le mode de recrutement des profs du privé sous contrat n’est pas le même que celui du public. C’est au lauréat du concours de trouver l’établissement qui l’embauchera. il s’agira donc de soumettre les lauréats et les directeurs des écoles (qui eux gèrent leur personnel) au bon vouloir des petits scribouillards du ministère.

  20. jeans82

    Le controle de ces benefices raisonnable n est pas gagné. Il sera toujours aisé de transférer le profit dans des filiales de la holding propriétaire de la clinique en surfacturant les prestations diverses et variées. Faut juste faire ca proprement et c est gagné

    1. gameover

      oui exactement et il faut n’avoir aucune notion de comptabilité pour pondre une telle loi. Et pourtant ils auraient pu réviser avec les prix de transfert.

      1. Pheldge

        Après réflexion (oui, ça m’arrive de temps en temps , de faire travailler ce brillant cerveau dont la nature m’a doté, pour autre chose que des calembours et autres blagues salaces 😉 ) donc, après réflexion, je pense que cette loi, c’est encore un coup de comm, une « loi de gauche », pour rassurer l’électorat et les élus du même nom, par les intentions affichées, mais conçue pour être inapplicable, si jamais elle est votée en l’état.
        Une escroquerie morale de plus, au crédit du pépère ( que les vers le mangent le plus tôt possible ! )

  21. scrooge

    Cette loi est une connerie chimiquement pure: stupide dans ses principes et largement inapplicable dans les faits. Sa formulation est l’oeuvre d’élus cumulant des années d’expérience de vie hors sol passées à maîtriser finement tout ce qui est inutile.
    Je les imagine tous inscrits à une sorte de concours à la ferraille et au jambon qui va récompenser celui ou celle qui inventera le truc qui fait égalitaire et qui soit au final le plus contre productif possible.
    Il y avait longtemps (au moins 5 à 6 semaines) qu’on n’avait pas assisté à une embardée sur le thème du vilain profit qui prive les travailleurs de la juste rémunération de leurs efforts ou spolie l’état etc…
    L’idéologie progresse quand même à pas de géant: le profit peut être maintenant raisonnable. Vous n’imaginez pas le progrès que cela représente dans une pensée de gauche. Marx doit tourbillonner dans sa tombe d’un tel oxymore, la CGT réfléchit (c’est une image) à une action pour stopper cette dérive capitaliste, la maire de Lille se drape dans sa modernité et va faire une tribune dans le Monde.
    Je parie que ce profit si clairement identifié comme déraisonnable va sans doute s’évanouir et les impôts payés dessus aussi (impôts sur les bénéfices, impôts sur le patrimoine, impôts sur les taxes, etc…).
    Dire que dans un pays normal, on pourrait prendre ces exemples comme étant à suivre: comment font ils pour gagner de l’argent, investir et offrir un service de qualité dans le domaine de la santé, à la tête de petites unités etc..

  22. rené-pierre samary

    Les profits doivent être « raisonnables ».
    C’est beau, la magie du verbe.
    On se délecte à vous lire, patron. En même temps, ça fait mal, tous ces coups de pieds au c.l qu’il nous faut intérioriser ; ce qui n’est pas bon pour notre idiosyncrasie si, comme le dit Nietzsche, « à lutter contre la bêtise, les plus justes et les plus doux des hommes finissent par devenir brutaux. Car au front stupide, l’argument qui revient de plein droit est le poing brandi. Mais comme leur caractère est doux et juste, ce moyen de légitime défense leur fait plus de mal qu’il n’en inflige. »

    1. Pheldge

      Dans mon secteur d’activité ( je rappelle que j’aide de mes conseils, de jeunes filles malgaches à monter une petite activité libérale de massages et de bien-être ) le profit raisonnable, ça fait 30 %. Il faut savoir rester raisonnable 😉

      1. MCA

        Hé bé!

        Faut ‘il que ton caillou soit un repère de mafieux tel que l’espace étant saturé par la concurrence, tu en sois réduit à aller dispenser ton savoir faire libéral aux innocentes créatures du caillou voisin!!!

        Maintenant c’est sûr que suivre les recommandations gouvernementales et rester raisonnable en n’appliquant qu’un petit 30%, … tu risques fort de casser les prix.

        Avec un dumping pareil, un conseil d’ami : baisse la tête, rase les murs et prend garde aux représailles .

        1. Pheldge

          c’est juste que les jeunes filles malgaches, ont , comme qui dirait , « la fibre entrepreuneuriale » , parfois même on appelle ça la fibre-homme 😀

  23. jeans82

    Ils aurait pu commencer par publier une analyse exautive des dépenses de la secu avant cette loi. Est ce mes médicament inutile. La CMU. Le surbooking des lits d hôpitaux. Les examens inutiles. Les transports en ambulance pour tout et n importequoi. Comme pour les accodent de la route ou l on nous dit que les morts ce n est du qu’à la vitesse. Ici le trou de la secu c est vous qui demandez trop de médicaments et les mechantes cliniques qui vous soignes contre de l argent.
    On vous la dit dont c est vrai. Il faut le croire. Pour doutez vous encore ?

  24. zelectron

    LA SECU EST EN FAILLITE, SINON POURQUOI FAUT-IL DES PULLULADES DE MUTUELLES COMPLÉMENTAIRES AU POINT QU’IL NE RESTERA PU QU’ELLES ?
    (je fais de gros efforts d’orthographe pour plaire à madame la sinistre de l’educnat)

    1. MCA

      En adepte de la théorie du complot NVB, je n’hésiterais pas à dire que c’est justement le but recherché, privatiser la sécu sournoisement en augmentant la part remboursée par les mutuelles (qui elles augmentent les cotisations mécaniquement) et baissant parallèlement celle de ma sécu.

      Et pour être bien sûr qu’il en sera ainsi, obliger légalement à s’affilier à une mutuelle.

      Les « remboursements » sur l’optique en étant la caricature et un avant goût de l’avenir du reste.

      Et pour enfumer tout ça, la tarte à la crème de la concurrence qui fait baisser les coûts des mutuelles.(c’est là qu’il faut rire)

      Elle est pas belle la vie?

  25. zelectron

    6 mai 2011 – Depuis l’arrêt du Conseil d’Etat, les organismes de Sécurité sociale ont le statut d’organismes de droit privé chargés d’une mission de service public où l’Etat ne se gène pas de fourrer son nez . . .

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