L’incalculable contribution des syndicats français au chômage

On le sait : il faut, partout dans le monde, beaucoup de sueur, d’abnégation, de courage et de persévérance pour créer et faire vivre une entreprise. En France, les obstacles administratifs, économiques ou sociaux rendent la tâche encore plus ardue, ce qui explique un taux de chômage structurel élevé. En revanche, partout dans le monde, foirer une entreprise est assez simple et en France, ça l’est encore plus puisqu’il suffit de faire intervenir l’État, les syndicats ou la justice.

L’affaire qui nous occupe aujourd’hui se déroule au sein de la société Desseilles, qui, bien qu’un des fleurons de la dentelle de Calais, n’en est pas moins en difficultés. Elle est même en liquidation judiciaire avec quelques jours de sursis, suite au jugement du tribunal administratif de Lille tombé en décembre, qui ordonne la réintégration de cinq syndicalistes licenciés en 2013 : l’entreprise doit à présent payer les deux ans et demi de salaires non versés pour chacun d’entre eux, ainsi que les indemnités prud’homales qu’ils vont demander pour les dommages et intérêts, soit entre 700.000 et un million d’euros, qui ne sont évidemment pas disponibles dans la trésorerie de l’entreprise.

Le hic, c’est que les syndicalistes licenciés l’ont pourtant été dans un cadre bien spécifique, celui du licenciement économique, validé par l’inspection du travail ainsi que la DIRECCTE (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et le ministère du Travail, et ce, malgré les recours des licenciés.

Heureusement, la conjonction d’un syndicalisme utile et bien compris avec une justice taillée au cordeau par le tribunal administratif va donner à l’affaire un tour croustillant en imposant donc la réintégration des salariés, au motif que l’entreprise aurait dû proposer des reclassements en interne à ces salariés. Un reclassement interne dans une entreprise qui calanche, c’est croquignolet, on l’admettra.

gifa a little crazy

Quant à la réintégration, selon toute vraisemblance, elle fera fermer l’entreprise complètement, entraînant ainsi la transformation d’une poignée de licenciements économiques par une faillite complète avec 74 nouveaux chômeurs à la clé. Réintégration qui, de surcroît, n’est souhaitée par aucun des salariés actuels de l’entreprise, qui comptent pourtant des délégués syndicaux des autres centrales, et ont même monté un collectif pour que les licenciés ne soient pas réintégrés, et qui soutiennent la direction.

Seul un appel de la décision au tribunal permettra, s’il passe, de sauver les meubles et de permettre à un repreneur chinois de rattraper l’entreprise en difficulté. Mais si l’appel est rejeté, le repreneur a déjà fait savoir qu’il n’irait pas plus loin.

Belle affaire, ne trouvez-vous pas ?

En tout cas, tout y est réuni pour déclencher une tempête de facepalms violents.

Tout d’abord, sur le plan philosophique, on pourra se demander à quoi sert la multiplication des instances validant un licenciement, fut-il économique. En effet, même si l’inspection du travail, la DIRECCTE et le ministère lui-même semblaient d’accord sur le principe, il n’aura suffi que d’une petite décision de justice pour remettre en cause toute leur belle assurance. Les entreprises et, de façon plus générale, la société françaises y gagneraient si on pouvait se passer de leurs services compte tenu des résultats observés ; autant aller au procès directement, ce qui évitera d’occuper bêtement le temps des directions, inspections et autres encombrants ministères.

D’autre part, cette affaire prouve encore une fois la difficulté même de rompre un contrat de travail, notamment pour des syndicalistes, et même dans le cadre pourtant extrêmement balisé d’un licenciement économique. En outre, cette difficulté entraîne assez directement des conséquences néfastes imprévues et catastrophiques. Ici, très concrètement, cette surprotection des salariés va directement aboutir à multiplier par près de 15 les dégâts des 5 licenciements initiaux pour les transformer en 74. Certes, les syndicats ont clairement eu leur rôle à jouer dans cette consternante démonstration de force obtuse, mais à ce point de la réflexion, on en vient à se demander chafouinesquement si ces lois ne sont pas justement écrites pour donner in fine un pouvoir immense à des irresponsables trop heureux de résister encore et toujours contre le méchant patronat, quitte à tuer tout emploi autour d’eux…

gifa cat facepalm

Enfin, on devra noter l’incroyable incohérence de la protection sociale française que le monde nous envierait tant, qui oscille ici entre l’incohérence la plus crasse et l’hypocrisie la plus débridée.

Car c’est bien d’incohérence et d’hypocrisie dont on doit parler ici lorsque d’un côté, on se barbouille bruyamment du collectif et qu’on prétend chercher le bien commun, et que de l’autre, on bousille consciencieusement le moyen d’existence de salariés qui sont très heureux de leur condition.

En somme, on détruit le bien commun et ce lien social du travail dont les syndicalistes, les inspecteurs du travail, les juges administratifs, les ministres et tant d’autres acteurs se gargarisent à longueur de journée, sur les plateaux télé et dans les plus palpitants articles de presse, et on le fait au profit de personnes qui ont largement démontré leur toxicité au point de déclencher chez les autres salariés le besoin de vouloir se protéger d’eux (ici, en créant un collectif pour éviter leur réintégration).

Oh, j’entends bien les arguments dégoulinant de duplicité de ceux qui viendront, droits comme des I et la main sur cœur, prêts à jurer de leur rectitude morale, nous expliquer que le tribunal n’a fait ici que respecter la Loi, toute la Loi, rien que la Loi et qu’elle ne permet pas, aveugle qu’elle est, la moindre interprétation. C’est trop chou.

Mais voilà : ici, la justice (administrative) est devenue complètement autiste, rejetant l’esprit de la loi, le bon sens et la recherche du moindre mal au profit d’une application stricte, rigide même, de textes impénétrables dont elle entend rester la seule à pouvoir faire l’interprétation. Elle n’est plus que l’expression d’une forme de jusqu’au-boutisme, ne cherchant pas, comme jadis Saint Louis sous son chêne, à équilibrer les sentences mais à rendre un verdict qui soit conforme à l’idéologie qu’elle entend promouvoir ainsi, cette idéologie qui commande que le patron est un fourbe, que le travail aliène, et qu’il faut donc lutter, par tous les moyens, pour libérer les travailleurs et asservir les patrons.

almost blind justiceEn revanche, cela ne choquera personne que la même justice, aux mains d’autres tribunaux, voire aux mains de nos parangons de moralité, n’aura aucun mal à passer outre les petits écarts des uns ou des autres s’ils sont dans le Camp du Bien, élus ou syndiqués. Cette même justice saura se montrer accommodante ou vraiment très aveugle lorsqu’il faudra oublier certains comportements.

Et là où chaque article de chaque livre de loi sera épluché pour n’en oublier aucune subtilité s’il s’agit de faire rendre gorge à un salaud-de-patron, la loi deviendra un maquis d’interprétations et de latitudes généreuses lorsqu’il s’agira de juger l’un ou l’autre privilégié de la République, l’enfant sacré du syndicalisme, ou le socialement proche victime d’une trop méchante société.

Le sort de cette fabrique de lingerie calaisienne apparaît aussi sombre qu’incertain. Mais une chose est sûre : si elle disparaît définitivement, les syndicats et le tribunal administratif pourront se vanter d’y avoir grandement contribué. Dans un pays ou près de 5 millions de personnes se battent pour trouver un travail, c’est toujours bon à savoir.

Commentaires169

  1. Aristarkke

    Du moment que l’idéologie du syndicalisme protecteur du salariat puisse survivre dans les esprits, ce n’est qu’un prix à payer bien peu élevé, ne trouvez-vous pas ???

    1. Pat

      C’est une question de principe. Il faut défendre le syndicalisme coûte que coûte, et qu’est-ce 74 emplois de moins, surtout à Calais où la vie est si facile ?

      1. albundy17

        A propos de Calais, y a t il des autochtones parcourant ces lignes ?

        Entre le gvt qui dit tout va bien et certains témoignages tout aussi crédibles il est difficile de faire la part des choses

        1. MyK

          Oui ! Même à Calais h16. Mais ce bout de pays est foutu… et c’est pas prêt de s’arrêter, alors pour se remonter le moral on écoute le gouvernement..
          Les pros & artisants de la ville ont manifesté hier à Paris et ont quand même obtenu la mise en place d’un guichet unique pour remplir les CERFAs.. alors franchement… franchement… c’est qui les plus malheureux?

          1. Aristarkke

            Des privilégiés! Au pays de l’ égalité égale légale, c’est un vrai skandâââàlll aurait beuglé le kamarade Georges M.

    2. Pat

      En plus, cela servira de leçon aux futurs exploiteurs, je veux dire entrepreneurs, avant qu’ils tentent de licencier leurs futurs employés syndicalistes.
      Vous croyez qu’ils n’embaucheront même pas : ah bon ? Mais pourquoi ?

      1. albundy17

        Il y a d’ailleurs un seuil du nombre de salariés que seuls les plus hardis (ou fous) se permettent de franchir, on constate donc en france que les pme restent à 49 salariés, quitte à refuser du boulot.

        C’est trop bô cette protection salariale

          1. zelectron

            Kamarades, dilapidez, gaspillez, jetez l’argent par les fenêtres, mieux encore soyez élu, là vous toucherez au nirvana des dépenses somptuaires !
            Surtout continuez à édifier des monuments à votre gloire, des aéroports inutiles et autres ouvrages d’une nécessité absolue, plébiscités par tous les citoyens quels que soient leurs tendances politiques : j’ai cité les « ronds points giratoires » et autres hôtels de régions et de départements

            A mort les PME/PMI/TPE/ETI, du balai !
            seuls les ponctionnaires socialo-fascistes peuvent créer de l’emploi pour surveiller l’emploi !
            les autres sont des parasites de start-up et d’innovateurs y compris dans les domaines du brick and mortar !
            Il faut qu’ils émigrent pour faire place nette au parti à la pensée unique (inique?), ah! mais, je vous y prend à me contredire, je vais vous dénoncer à la police spéciale si vous continuez !!! pour affectation en Corée du Nord !!!

  2. Aristarkke

    Un reclassement interne dans une entreprise qui calanche, c’est croquignolet, on l’admettra.
    Quand on confie la rédaction des lois à une quasi mono-classe de fonctionnaires, il ne faut pas s’étonner qu’elle ait ensuite de forts relents de la vision fonctionnaire de la vie économique.

    1. sam00

      Cette obligation de reclassement interne obligé aussi à ne pas créer un nouveau poste dans le même domaine de compétences que celui du licencié, et cela pendant six mois, sous peine de devoir le reprendre à ce poste là, même si la ressemblance de poste est lointaine

      Exemple pour l’administration : le développeur peut être reclassé en opérateur CFAO, ou en standardiste …

    2. Pat

      C’est dans la ligne du candidat Philippe Poutou, interdire les licenciements (puis, pourquoi pas, rendre les embauches obligatoires). Pas étonnant qu’il ait reçu un bon accueil à l’époque chez Ruquier.

      1. nemrod

        Rigolez pas !
        C’est pour bientôt les embauches obligatoires, je parie ma paie.
        Y a pas de raisons que ça s’arrête la déconnade générale.

  3. Aristarkke

    Et malheureusement, des épisodes comme celui-là, il doit s’en trouver des tombereaux annuels au travers de la Grance… Les cinq millions de chômeurs ne sont pas apparus par la grâce de la génération spontanée…

      1. Aristarkke

        Tout dépend de ce que l’on regarde et de comment on l’ apprécie. Sur la base du site Agoravox (des sites qui vous abreuvent de pourcentages: on en trouve des dizaines mais desdits qui donnent des chiffres pour les cinq catégories, c’est le premier que j’ai trouvé), il y a 6,22 M de chômeurs, cinq catégories additionnées dont les 0,33 M dans les Dom Tom. A la louche : 5,9 M en métropole. Les catégories B et C valent 0,712 + 1,172 M mais sont composées de gens à temps partiel pauvres. Sur le 1,9 M, je (oui, Bibi) considère que la moitié ne cherche pas obligatoirement à travailler davantage et ne doit pas être considérée comme du chômeur à temps partiel. Je retire donc 0,95 M du total pour estimer le tout (officiellement enregistré) à 5 M de vrais chômeurs. Je n’ignore pas que beaucoup de gens essaient de calculer le supplement de chômeurs non déclarés, etc et qu’on parlerait, selon certains, de > 8 M de chômeurs voire encore plus…
        5 M est déjà un score catastrophique et il n’est pas besoin de se battre sur les chiffres pour le rendre encore « plus pire » qu’il n’est, vu le niveau atteint…
        C’est comme avec les morts du communisme estimés être entre 70 et 100 M. Quel que soit le chiffre exact qu’il sera probablement impossible d’établir à 2 % près (erreur admise légalement pour les balances et autres instruments de mesure commerciale courante), c’est bien trop pour rendre cette idéologie admissible comme bienfaitrice du genre humain…

  4. Aristarkke

    H16, les instances requises (inspection du travail, etc…) le sont en raison de la loi protectrice des délégués syndicaux.
    Le fait d’avoir leur absence de malédiction ne permet pas de s’abstenir de respecter tout le reste même parfaitement illogique…
    La nullité d’un Code du Travail de 3.500 pages apparaît ici clairement.
    Pour licencier, il y a un parcours du combattant à respecter pointilleusement, fût-il incohérent même dans sa logique propre, parce que le législateur a voulu ainsi décourager au maximum le licenciement qui, rappelons-le, est dans l’imaginaire soce, un défoulement quotidien des patrons en mal d’activité…
    Vous nous aviez raconté, il y a maintenant quelques années, un dénouement pareil à propos d’une fabrique de cercueils (il en faut, malheureusement)…

    1. albundy17

      Les cercueils sont désormais disponibles en carton, réduisant également la facture de gaz crémation (environ 4.000 euros).

      Les entreprises de PFG ont de beaux jours devant elle, un client ouvre un crématorium par an, installé depuis 4 ans.

      Maintenant pour le code du travail, un ramassis de bêtises tellement imbriquées que l’on peut lui faire dire tout et son contraire (à la discrétion des juges), ne peut que faire penser au code civil ou pénal, qui souffrent du même symptome !

      Faudrait bruler tout ça et reprendre une feuille blanche

  5. Superseb34

    Ah, le TA

    Il me souvient d’un jour où, contre toutes les habitudes, j’ai « plaidé » au TA (oui, en principe la procédure étant écrite on ne fait que des observations).

    Le « rapporteur public » était totalement à côté de la plaque (ne répondait pas à la question posée) et en plus, nous expliquait benoîtement que ce n’était pas grave si l’administration ne respectait pas la loi…

    La jeune juge (une énarque toute fraiche) avait visiblement envie de la suivre.

    J’ai expliqué que si on faisait ça c’était cautionner le début de la dictature.

    Bien entendu la juge a suivi sa collègue.

    Bien entendu je lui ai collé un recours en omission de statuer, en expliquant que j’avais posé une question précise, et qu’outre le fait qu’elle violait la loi, elle n’avait de toute façon pas répondu à la question posée mais à une qui ne l’était pas.

    Bien entendu le Président du TA a renvoyé ça directement au Conseil d’Etat constatant qu’en effet, elle n’avait pas répondu à la question.

    Bien entendu la décision fut infirmée.

    Ah, le TA.

    Ah, ces juges administratifs qui ne sont PAS des magistrats (mais des fonctionnaires).

    Ah, ce TA qui contrôle de plus en plus de choses, et notamment nos libertés alors que normalement ça relève du judiciaire.

    Bienvenue en dictature.

  6. Aristarkke

    le tribunal n’a fait ici que respecter la Loi, toute la Loi, rien que la Loi et qu’elle ne permet pas, aveugle qu’elle est, la moindre interprétation.

    Ce n’est pas cela qui est choquant puisque c’est le propre même de la Justice juste.

    En revanche, cela ne choquera personne que la même justice, aux mains d’autres tribunaux, voire aux mains de nos parangons de moralité, n’aura aucun mal à passer outre les petits écarts des uns ou des autres s’ils sont dans le Camp du Bien, élus ou syndiqués. Cette même justice saura se montrer accommodante ou vraiment très aveugle lorsqu’il faudra oublier certains comportements.

    C’est cela qui est absolument inadmissible et, je suis désolé, il y en a au moins un, Bibi, (formulation rhétorique car je sais qu’au moins ici, je ne suis pas seul) à être violemment choqué par ce deux poids deux mesures et ce « Selon que vous serez puissant ou misérable,les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.  » de notre bon Jean de la Fontaine.

    Que faire quand les bornes des limites sont ainsi explosées???

    1. Calgon

      yep, je partage le fait que ce qui est intolérable justement avec cette « justice », c’est que le résultat en est parfaitement imprévisible (ce qui rend toute forme de Justice du coup particulièrement incompréhensible : si je fais ça – hors de toute considération de bien ou de mal – serais-je sanctionné ou non ?).

      Et les TA / Prud’homme ne sont pas systématiquement anti-patron : ma belle-sœur, licenciée abusivement par un petit cadre nazillon pour un prétexte mensongé (mauvaise attitude au travail … lol) par son entreprise est en train de se faire envoyer gentiment sur les roses parce que, malgré un gros dossier avec pleins d’éléments à charge contre l’Entreprise, cette dernière est capable de produire 2 ou 3 attestations (qui n’ont pas du tout été écrite sous la contrainte par des employés encore en postes) confirmant son motif légitime de licenciement.

      Ce qui tue la justice française, c’est bel et bien son coté totalement imprévisible.
      Vite, que meurt la bête, qu’on puisse passer à autre chose.

      1. Pat

        Tribunal paritaire ne veut pas dire « décisions équilibrées », mais partage des décisions favorables. Pour que chaque parti (employeurs, salariés) ait son lot de décisions favorables, on donnera raison au salarié même pourri défendu par les syndicats, et tort au salarié non syndiqué qui se défend lui-même.

    2. Nomi

      « c’est le propre même de la Justice juste »

      Je disconviens vigoureusement (bruits de paperasse, de matériel de bureau et de classeurs qui s’écroulent dans un branle-bas de combat homérique). Aristarque lui même en perd sa philosophie!

      La Justice, avec une majuscule, « juste » n’est pas celle qui ne fait que respecter la loi, toute la loi, rien que la loi, sûrement pas! D’abord parce qu’évidemment, le lois votées peuvent être parfaitement injustes. Ensuite parce qu’elles sont le plus souvent, de nos jours, votées par un petit nombre de personnes pour être appliquées au plus grand nombre, sans leur consentement ni leur avis préalable. Enfin, parce qu’il y a une différence entre la loi et le Droit, entre la loi faite par les hommes et la loi dépendant d’un sens plus élevé de Justice, en tant que Vertu, qui contribue de fait au bien de la société.

      Et aujourd’hui, la vertu, la justice, et l’équité la plus élémentaire ne sont plus que des mythes même pas jugés dignes d’être enseignés à nos jeunes étudiées. Ces nobles aspirations sont même complétement tournées en dérision, piétinées ouvertement et fièrement par toute une classe politique.

        1. Aristarkke

          Le droit, d’ où est il tiré, si ce n’est de lois (humaines ou naturelles) pour le fait qu’il doit rester le plus constant possible pour sa bonne application?

          1. gameover

            D’où l’intérêt du Common Law.
            Car bien souvent en France on engage une procédure en espérant qu’il sera statué différemment des cas précédents. Aux USA on sera au contraire conduit à transiger si on sait qu’une cour d’ordre égale ou supérieure a déjà statué. Le Common Law donne beaucoup plus de stabilité au système judiciaire mais ne l’empêche pas pour autant d’évoluer, mais très doucement.

          2. Nomi

            Nope. Tout le monde fait la confusion entre « les lois » et « le Droit ». Le Droit est définit de façon plus universelle, et surplombe les lois. En gros, le Droit, c’est « tu ne tueras point, tu ne voleras point ». C’est ce sur quoi tout le monde s’entend partout dans le monde. Evidemment ça n’empêche pas qu’il y ait des voleurs et des tueurs, mais c’est si communément admis et généralement respecté que tout un chacun peut raisonnablement se promener autour de chez lui et d’un pays à l’autre sans avoir de craintes ou de probabilités exagérées d’être détroussé ou égorgé (ou les deux). Cela me semble en effet rejoindre le concept de common law cité par GO.

            Article intéressant à ce sujet:

            http://nicomaque.com/2013/11/10/doit-on-obeissance-aux-lois-de-son-pays-par-christian-michel/

            1. Aristarkke

              Respectueusement mais fermement disconviendrai-je à vos propos. Le Droit est l’ ensemble des Lois et autres textes contraignants , régissant les rapports entre les hommes d’un même pays ou de pays différents dans le cas du droit international. Ce que vous évoquez, Nomi, sont les principes fondamentaux du Droit qui servent, en théorie, à bâtir un Droit cohérent convenablement. La Loi de Moise comportait un peu plus de six cents articles mais pouvait être résumée dans les Dix commandements dont le caractère très général montre bien qu’ils étaient des Principes de base. Et malgré cela, Jesus Christ a déclaré que deux (super ?)commandements : Tu dois adorer Dieu comme le seul Dieu vivant créateur de toutes choses et Tu dois aimer ton prochain comme toi-même résumaient toute la Loi de Moise et l’oeuvre des Prophètes.
              C’est parfaitement exact mais vous conviendrez que quelques explications de gravure (comme disent les militaires) sont nécessaires pour la mise en application pratique.
              Car ces Principes ne peuvent pas être utilisés en solo sans être complétés de grilles d’ appréciation avec des niveaux de gravité. Je prends un exemple avec : Tu ne tueras point. Bien. S’il n’y avait pas quelques articles du Code Pénal différenciant différentes façons d’enfreindre ce principe, comment jugerait-on, par exemple, l’ officier de police dans la tuerie du Bataclan qui a réussi à dézinguer un des djihadistes???
              Selon les Cours devant lesquelles il serait présenté suite à sa violation, les appréciations pourraient grandement différer alors qu’il est patent et non contestable qu’il a enfreint le Principe de base???

              1. gameover

                Y a un film pas mal qui est passé hier, film tiré de la BD « Judge Dredd ». De la vraie justice rendue sur le lieu du forfait et sans possibilité de faire appel !
                Bon, tout comme la bande dessinée, le film n’a jamais envisagé que la justice pouvait se tromper ou être corrompue, mais la police si !

          3. Pheldge

            Ah oui, de ton temps, jadis, au jurassique inférieur … depuis ça a bien changé, la loi devient le droit ! juste ou pas, on s’en fout, c’est la loi !

              1. zelectron

                Cher de Samos,
                – n’y a-t-il pas confusion entre droit et devoir, à moins que le mot devoir ne disparaisse du dictionnaire sous les coup de boutoir des socialo-fascistes . . .

                1. MadeInCH

                  Le mot « devoir » ne va pas disparaître.
                  Les « droits », c’est pour les employés, les fonctionnaires, et les subventionnés.
                  Les « devoirs » au sens « noble », c’est pour els politiciens et capitaines d’industries amis des polyticiens.
                  Les « devoirs » au sens « obligation sale chien » c’est pour les patrons, les hommes, et les blancs.

      1. Val

        @Nomi « La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle n’apparaît pas de temps en temps, le doute s’installe »

        1. Nomi

          @Pheldge@Val

          Oui, j’en ai conscience, mais avec bien plus d’acuité, et ça devient une habitude pour moi de le répéter: on s’y est fait, c’est le fatalisme qui prévaut, et c’est bien cela qui est le plus désolant. On a pris l’habitude de baisser notre froc sans que plus personne n’ait besoin de nous y forcer. La route de la servitude, ce n’est pas parce qu’on nous l’impose, c’est parce qu’on constate sans plus réagir, avec fatalisme.

  7. malicorne

    Du syndicalisme franchouillard, comme du reste, les français ont la mémoire courte. Il suffit de se poser les bonnes questions : qui était Maurice Thorez ? , d’où viens le statut de la fonction publique et pourquoi ? qu’était la BCEN ? qu’a été le rôle des maquis FTP juste après guerre (et avant) ? Pourquoi le PC et son bras armé la CGT étaient-ils si puissants dans les administrations , comme les transports, l’éducation, la Justice, les communications jusqu’en 90 ? Par qui ont été crée les mutuelles et pourquoi ?
    Pourquoi les syndicats du public ont-ils gardé ce pouvoir de nuisance ? de qui et de quoi est fait ce bon système politique qui fait tous les jours notre bonheur ? Comment assure-t-il sa survie aujourd’hui ?

    1. Gerldam

      Vous avez parfaitement raison. Je me souviens avoir hurlé quand j’ai entendu ce sinistre Sarkozy se réclamer du Conseil national de la résistance (avec un tout petit r vu que seuls les résistants de la dernière heure ont survécu). Un CNR communiste pour l’essentiel.

      1. theo31

        La droite mongaullienne a toujours été procommuniste. Le grand (juste par la taille) Charles avait songé un temps installer son QG de guerre à Moscou, Londres étant trop près de Washington.

  8. Pheldge

    Patron, là, non ! non, c’est pas gentil ! ce matin, j’étais de bonne humeur, j’ai envoyé un petit mot doux à ma chère et tendre, j’imaginais ce soir, un dîner intime puis … puis le billet du jour ! mon Dieu, mon Dieu … non ! assez !
    Et ils continuent de plastroner à la télé, de nous donner des leçons d’économie et de gestion, comme Benoit Hamon interrogé par Olivier Mazerolles sur RTL : »Monsieur Mazerolles, laissez-moi prendre un exemple : je suis chef d’entreprise, j’ai un pic de commande. La situation est un peu tendue. Je suis un peu inquiet sur l’avenir. Qu’est-ce que je vais faire, si j’ai un pic de commande ? Faire travailler plus ceux qui travaillent déjà ou embaucher ? Si vous me permettez, demain, de payer mon heure supplémentaire seulement 10 % de plus, j’augmenterai les heures supplémentaires et je n’embaucherai pas !  »
    Sans parler des mauvais souvenirs, des angoisses du passé qui reviennent me hanter …

    1. Calvin

      Hamon est incapable de penser au delà de l’horizon d’un mandat.
      De fait, si le pic de commandes diminue, on fait quoi ? Son cerveau n’est pas équipé pour réfléchir jusque là. Et le pire, c’est qu’ils sont interrogés, sont montrés dans les médias, etc…
      Pathétique.

        1. Aristarkke

          Oui, je maintiens ma marge brute à son niveau de 2010 et 2011 qui sont les années où j’ai vraiment repris après une année 2008 catastrophique en impayés quasi irrécouvrables (25.000 euros). 2014 a été (très) bon. 2015 avait démarré sur les chapeaux de roue mais s’est essoufflée en seconde partie d’année pour terminer néanmoins correctement. 2016 va faire un premier trimestre excellent.
          Mais j’ai également une gestion drastique : depuis 2009 chez un domiciliateur local après restitution du local artisanal précédent, certes très agréable mais qui coûtait une blinde (15.000 euros d’économie annuelle loyer+charges+rembt TF). Economie investie dans deux boxes pour le stock de fond, sérieusement écrémé lui aussi après passage de 120 m² à 30m², que ma SCI loue à mon exploitation.
          Véhicules achetés d’occasion aux enchères (les fameux Doblo et Ducato) plutôt que du leasing basé sur du tarif catalogue que plus aucun acheteur direct ne paie plus (et de loin).
          Recours à des relations en auto-entrepreneur quand j’ai besoin de bras supplémentaires : je sais avec qui j’ai affaire et je paie une facture qui solde chaque chantier distinctement « sans suite ».
          Quant à la clientèle, j’ai aussi viré deux des syndics « achetés » avec l’entreprise,
          l’un parce que six mois de délai pour payer paraissait être sa norme de rapidité maximale sans compter les envois de duplicatas certifiés conformes, le coup du Conseil Syndical qu’a pas encore donné son accord de paiement, les relances téléphoniques, le coup du chèque qui a été envoyé « avant-hier » et que vous recevez quinze jours après avec un cachet postal de l’avant-veille, etc…
          l’autre parce qu’il aimait bien mes dépannages rapides et diligents à budget raisonnable mais, curieusement, n’arrivait jamais à faire voter mes devis plus conséquents en AG qui, officiellement, ne décidait finalement pas les travaux.
          Sauf qu’il n’avait pas imaginé que je pouvais retourner dans ses immeubles pour servir des copropriétaires à titre privé et constater que le chantier « pas décidé » était en cours…

    2. Deres

      Il a raison. C’est pour cela que dans ce cas là en France; on refuse tout simplement la commande non prévue ou trop petite. Les commandes doivent se plier à la rigueur du système et se faire un an à l’avance. Non au diktat des commandes. C’est là l’origine du problème.

      Quand on regarde les courbes d’embauches te de licenciement de la DARES, il est très clair que passé le pic de la crise en 2009, les entreprises licencient en fait très peu (deux fois moins qu’avant la crise). Le problème est surtout que les embauches se sont écroulées. On n’embauche pas en France, car il faut être certain d’avoir trouvé le bon candidat, d’avoir du travail pour lui pendant de nombreuses années et avoir suffisamment de marge pour encaisser les probables futurs baisse de productivité globale découlant des nouvelles lois en attente.

      1. Aristarkke

        Je confirme, Deres.
        Mon dernier salarié est parti en 2009 (monter son auto-entreprenariat).
        Jamais remplacé.
        J’ai évidemment perdu du CA mais ma rémun’ est bien meilleure puisqu’elle ne sert plus de variable d’ajustement aux coups d’accordéon des rentrées/dépenses…
        Le débauchage étant trop difficile et trop risqué financièrement pour une TPE, elle assure (sa survie) comme elle le sent et peut…

  9. Calvin

    J’avais entendu des militants soutenir les syndicalistes coupables de violences et voies de fait envers la direction (Air France, Good-Year) en disant : « mais la violence, elle est venue des patrons qui licencient. Elle est là la vraie violence. »
    Bon, admettons.
    Dans cette histoire, j’espère que les 69 employés risquant leur job à cause de 5 minables syndicalistes vont harceler ces derniers. Et j’espère un fort mouvement de soutien des militants pour eux. Car la violence, de fait, vient de ces 5 raclures.

      1. Patatrac

        @ Calvin, 9h48
        Il y a quelques années, de passage dans une grande ville en Europe, par un bel après-midi de printemps, une manifestation de quelques centaines de personnes défile, les artères principales de ladite ville sont bloquées. Sur le parcours, des forces de maintien de l’ordre, assez susceptibles et encore plus nombreuses que les manifestants regardaient les alentours de la manifestation et non les manifestants (qui étaient plus que pacifiques et presque sympathiques). J’interroge mon voisin, lui demandant si les autorités craignaient des débordements violents. La réponse qu’il me fit fut celle-ci : « non non… c’est pour protéger les manifestants des débordements possibles de la population… c’est arrivé plusieurs fois, ici les gens n’aiment pas être entravés dans leurs déplacements…» Pour une fois, j’eus souhaité voir la CGT manifester dans cette ville, et observer le déroulement…

  10. alecton

    Il faut lire et relire Arthur Koestler, mais les français sont des veaux incultes. Et ce ne sont pas générations nouvelles qui biberonnent du PAF et du short drink qui feront les efforts nécessaires au souvenir.

    La grève de demain, à ce propos est la première grève SNCF qui aura lieu un mercredi depuis plusieurs années. En effet, lundi et vendredi sont journées de RTT et le mercredi celle des enfants, il n’y a jamais grève. Je me demande si faut de mobiliser les travailleurs, la CGT ne tenterait pas de remplir les rues de poussettes et de bambins, histoire de faire croire à une grande mobilisation. Les derniers mouvements de grèves ont été des fiascos dans la fonction publique.

    1. petit-chat

      Des enfants, des femmes avec des poussettes ? Ils risquent les lacrymo, les charges de CRS, les GAV avec fouille…minutieuse, cf les manifs contre le mariage (ah, je vais dégueuler) pour tous !

  11. Gerldam

    J’avais effectivment vu ce « sujet » comme ils disent sur TF1 (et oui, j’ai parfois de mauvaises lectures). Je dois dire que la présentation du journaliste n’était guère en faveur du TA.
    Le pire, c’est que ce sont ces mêmes foutriquets qui vont mettre en l’air l’une des toutes petites avancées que consitute la réforme du Code du travail, le mal nommé. Il faudrait dire « Code du chômage ».

  12. kel

    Je crois me souvenir d’un reportage effectué il y a 2 ou 3 ans sur cette société.
    On voyait les repreneurs qui se battaient pour trouver des commandes (essentiellement des dentelles à produire et livrer immédiatement). Ils revenaient dans l’atelier, fier de leurs commandes à produire, demandaient à un ouvrier de réaliser, et celui-ci, immédiatement signifiait au patron qu’il prenait ses heures de délégation syndicale. Le patron était au bord des larmes devant ce sabotage délibéré, et les autres collègues (yc des DS d’organisations différentes) se réorganisaient pour faire de leurs mieux pour arriver à sortir la commande en temps et en heure.
    Je préconise une solution simple, économique et définitive, de type Allemands d’un autre temps, pour ces saboteurs 🙂

  13. Aloux

    En même temps, et en dépit de tous les éléments qui s’accumulent, parlez à des Français, même (surtout ?) éduqués, ils sont nombreux à râler contre le méchant capitalisme et à vouloir toujours plus de socialisme.

    Ça tombe bien, c’est exactement ce qu’ils vont avoir, et ce sera bien fait pour eux.

    J’avoue avoir de plus en plus de mal à compatir.

  14. mad max

    Rhaaa les Prud’hommes, cette vaste blague qui consiste à donner raison aux employés dans l’extrême majorité des cas! Je crois qu’ils sont encore pires que les syndicats.
    J’ai eu affaire une fois à eux à cause du licenciement pour faute grave de l’ex nounou de ma fille, qui gardait chez elle un chien d’attaque (Am. Staff de son fils) sans bien sûr nous avoir prévenu. C’est bien sûr formellement interdit dans les conditions d’agrément et elle a… Gagné.

    Magique non?

    1. albundy17

      Ma jolie voisine vient de se faire enfler de 3.000 euros par sa nounou a domicile, censée garder les 3 gamins de 17 à 19 heures et qui les collaient très régulièrement chez moi sous la responsabilité d’un de mes gosses de 12 ans à l’époque. Pour la petite histoire elle allait pendant ce temps se faire sauter en face. J’admire d’ailleurs le courage de ce voisin d’en face.

      1. Deres

        Oui, licencier un employé de maison, c’est exactement comme une multinationale qui licencie. En fait, c’est exactement le même code du travail. C’est là qu’on comprend le problème des TPE … Il faut prévenir le salarié par lettre recommandé, attendre une période déterminée, organiser un entretien de licenciement, justifier la raison du licenciement (cause réelle et sérieuse) donc pas simplement que vous n’avez plus besoin de la personne ou que vous voulez en changer car son travail se dégrade, donner des preuves en cas de fautes, attendre le préavis, donner une prime de licenciement. Et derrière, il y a bien entendu la possibilité d’être attaqué aux prudhommes également. En réalité, en France, prendre une femme de ménage, c’est exactement la même chose que de monter une entreprise de ménage avec un employé à temps partiel et un unique client, vous …

            1. gameover

              Je vais offrir un bouquet de fleurs à mon lave-vaisselle ce soir (du jardin le bouquet hein, les primevères sont en fleurs).
              Et avec ma machine on va aussi partager un repas… moi je mange, elle elle lave

                    1. gameover

                      Oui, comment tu sais ? A ton age ?
                      Avant y a eu :
                      Conforama : c’est bon de changer
                      But : on s’y retrouve tous
                      Dyson : l’aspirateur qui ne perd pas d’aspiration

                    2. Aristarkke

                      A mon âge, farpaitement!
                      Mon modèle 57 ne se plaint pas (au moins officiellement à mes oreilles) de mes méthodes de conduite…

                    3. Aristarkke

                      On s’y perd dans ce fil. Ta méthode de couleurs inverses n’ est pas au point, GO.

                    4. gameover

                      Harry à partir du 5 ou 6ème niveau de commentaires il n’y a plus d’imbrication.

                    5. Pheldge

                      @ Calvin : pas exactement, la feumeuh à le GO, elle s’appelle, Tess Al ( un peu comme dans t’es sale ! ) et tous les wekk end il essaie désespérément de l’amadouer : « alors Tess Al, on nique ? »
                      🙂

                  1. Aristarkke

                    Reviens aussi au commentaire d’Albundy 10H54. Tu y trouveras un exemple d’utilisation de censé fort-bien-t’à-propos!… 😉

                    1. Pheldge

                      je sais pas si vous avez remarqué, mais le GO, il est de bonne humeur il plaisante, il est poli avec les madames, tout ça .. c’est suspect ! à moins que, « Mme GO n’a pas eu de migraine ce week end » me souffle-t-on , oui, ça doit être ça ! 🙂

                    2. albundy17

                      Je te rappelle que Madame Go est vraisemblablement une vedette, celle qui mérite ta confiance, rarement atteinte de migraines, d’où le silicone, etc, etc :mrgreen:

          1. Mario Nettiste

            Non pas.
            Elles pensent (cela arrive… comme tout), en cette époque troublé de féminisme, valoire davantage… Toujour revenir aux fondamentaux…

        1. Peste et coryza

          Il va falloir que l’on m’explique un truc :
          Pourquoi embauchez vous comme employée votre nounou ou femme de ménage/homme de peine ?
          Ma mère a fait les deux, et jamais elle n’a été sous statut salarié.

          1. gameover

            Oui P&C mais c’est normal car dans votre village c’était tellement pauvre que l’URSSaf n’imaginait pas que des gens travaillaient…

            Et d’ailleurs souviens toi, tellement pauvre que c’est les pigeons qui vous lançaient du pain 😀

            1. Peste et coryza

              Je ne crois pas que Aix les Bains soit une ville pauvre… en tout cas, elle ne l’était pas quand on y habitait.

    2. Le Grincheux

      Plus rien ne m’étonne. Personnellement, j’ai été condamné pour non paiement de salaire à une personne qui n’a jamais pu travailler pour moi (et j’ai dû demander au même tribunal un papier pour réintégrer dans une comptabilité des salaires que j’aurais dû verser avant la création de mon entreprise).

      Pour être tout à fait clair, j’ai été condamné au non paiement des salaires de mars, avril et mai 2004 pour une entreprise créée le 11 juin 2004… Cherchez l’erreur ! Mais la bouffe du président devait être bonne, il ronflait durant l’audience.

  15. Bernard

    Concernant la DIRECCTE cela me fait penser à un petit contentieux que j’avais eu avec une nounou en 96.
    Au moment de son embauche l’URSSAF m’avait fait un document nominatif m’expliquant la réduction de charges à appliquer pour cet emploi.
    Après moult péripéties (un an et demi d’arrêt maladie suivi de neuf mois de grossesse difficile succédés par un congé parental).
    Je me suis bien évidement retrouvé au prud’hommes.
    Elle partait au départ vivre avec son compagnon à 40km de chez moi, elle ne voulait plus rester et voulait que je la licencie. Chose que j’ai malheureusement refusé.
    Bon. La pauvrette a touché quelques heures supplémentaires injustifiées qu’elle avait gribouiller au crayon sur un bout de papier alors que je lui faisais signer ses fiches de paie.
    Elle n’était là que pour surveiller et faire diner mes enfants. Elle a prétendu que je lui faisait faire les vitres de l’appartement alors que j’avais toutes les factures de la société qui s’en occupait. Que je l’obligeait à nettoyer les communs de l’immeuble ou je louais à l’époque alors que dans mes charges je payais aux tantième une société de nettoyage diligentée par le syndic.
    Mais le plus drôle dans l’histoire c’est l’URSSAF qui m’a réclamé les exonérations de charges qu’ils m’avaient pourtant accordé 🙂
    Résultat : Entre le cout de l’avocat, l’huissier que je faisait venir à mon domicile à chaque fin d’arrêt maladie (j’avais peur qu’elle se tape la tête sur un radiateur et hurle que je l’avait frappé. Chose qui n’est jamais arrivé puisque les arrêts étaient reconduits systématiquement) l’indemnisation et le rappel de charges, un ingénieur m’aurait couté moins cher pour s’occuper de mes enfants.

      1. Flo

        Voilà.
        Sous-traitez tout ce que vous ne pouvez ou ne voulez pas faire vous-même et qu’ils aillent tous griller dans l’enfer qu’ils nous préparent les premiers.

  16. panchovilla

    puisqu’on parle de syndicalisme, j’ai appris hier que le sieur Martinet, chef de l’UNEF, a explosé le record de Julliard qui de mémoire avait mis 6 ans pour avoir une licence de droit (ou d’histoire) avant de partir dans un master pipeau et de finir son cursus universitaire par le remarquable score de 8 années passées à la fac (alors qu’on y manque de place !!!). Martinet a 27 ans et au bout de 10 ans d’études il vient de décrocher sa licence de biologie. c’est trop énorme. Et fier de son cursus, il pérore sur le droit du travail à la télé….on rêve ! du coup il part lui aussi sur un master pipeau, qu’il aura puisqu’il est aussi le chef des profs de la fac.
    ce pays va crever.

      1. Pheldge

        Bof, c’est pas pire que la licence de clown, ou le diplôme supérieur de hip-hop … je suis sûr qu’en fouillant un peu il doit y avoir des filières sur la parité, l’égalité réelle et le vivransamble du râble …

    1. Deres

      C’est logique car les membres de l’UNEF doivent être étudiants. Donc ces apparatchiks perdraient leurs postes si ils finissaient leurs études. Ils les prolongent donc jusqu’à ce qu’ils ait réussi à se trouver un poste politique à leur mesure ou au sein du PS grâce à leur réseau. Et à ce moment là, ils finalisent leur études rapidement en partie par piston politique.

          1. Peste et coryza

            Je crains que vous ne les sous estimiez. Ils ont des compétences politiques indéniables (regardez les scènes de « débats en amphi pour savoir s’il faut bloquer la fac ou non). Et en plus, il savent taper dans la caisse de la sécu étudiante.

    2. Val

      @panchovilla : ce qui est symptomatique ds notre pays, c’est le fait qu’aucun journaliste ne lui claque la gu**le . Un nullard comme lui n’aurait aucune voix au chapitre aux UK . Il se serait fait démolir par les médias et aussi par l’autre bord politique.

      1. nemrod

        Il n’y a qu’un seul bord politique en Grance.
        Les journaleux politiques et ce genre de gus sont socialement très proche.

  17. Lorelei

    Chouette! 74 libérés de leur dur labeur. 74 libérés de leur patron qui les exploite sans vergogne. 74 qui ne gagneront plus leur salaire à la sueur de leur front.
    Les syndicats ont fêté ça, j’espère.

    1. albundy17

      Ils vont peut être organiser un pot commun pour payer les inévitables crédit immobilier que ces gens ont sur la tête ?

      En italie apparemment ça fait le forcing pour que les banques puissent saisir les biens au bout de 7 mois d’impayés, ce que je peux comprendre mais les conséquences….

      Un film sympa qui montre les jolies procédures US a ce sujet, en 2008 – 2009 : 99 homes

  18. petit-chat

    Un (petit ?) HS :
    Qui était ce Chef d’Entreprise qui remettait entre les mains de ses salariés la possibilité ou non de le reconduire à la tête de l’entreprise, et qui, au final, c’est fait virer ? Ça date de plusieurs années (10, peut-être).

    1. Pheldge

      Camarade, les patrons sont tous des pourris, vive l’auto-gestion prolétarienne ! il faut nationaliser toutes les entreprises et leurs honteux profits, et rendre aux travailleurs la direction de leur destin !

      1. Peste et coryza

        Le plus drôle est que :
        – un petit patron est un prolétaire.
        – le Front de gauche et le NPA n’ont plus un seul prolétaire dans leurs rangs : ils sont tous passés à l’abstention, au FN, on ont plié bagage faire de la plus value ailleurs.

      2. Aristarkke

        Au fait, pour les nanas auxquelles tu donnes des cours de maintien, celles que tu (for)mates, tu as quel statut : employeur, employé ou interbittent du best tacle ?

      3. Aristarkke

        Pheldge ami!
        Nous ressortir la tarte à la crème de l’ autogestion prolétarienne ? les 60’es à donf!!!
        Pourquoi ne pas nous reparler du titisme pendant que tu y es???

    2. gameover

      Jacques Benoit SA.

      Y avait un loup dans le processus car il était actionnaire à 70% et vu le système fifty/fifty avec les salariés, avait donc 35% des voix (70/2)… et le changement de PDG nécessitait 75% des voix et donc rien ne pouvait se faire sans son accord.

      Il a déposé le bilan. Normal, il était idiot.

  19. zelectron

    Le principal but du syndicalisme français consiste à fabriquer du mécontentisme exacerbé et accessoirement la mise à mort des entreprises tels que les taureaux dans l’arène ou peut-être l’inverse . . . 🙁

  20. bibi

    Premièrement quelqu’un peut-il m’expliquer comment un tribunal administratif qui est une juridiction ou l’assigne l’état peut prononcer une peine contre une entreprise de droit privé alors que le plan social a été validé par l’inspection du travail et le ministère du travail?

    Deuxièmement si une entreprise a dérogé au droit du travail en embauchant du personnel pour faire effectuer les taches des licenciés économiques en quoi le tribunal administratif est compétent pour prononcer une peine de réintégration, ne serait-ce pas aux prud’hommes de s’occuper d’un tel cas?

  21. Val

    C’était donc ça en 1346 , à cette époque on était plus finauds et on avait réussi à fourguer nos syndicalistes aux brits. On était forts à l’époque on les avait posté à genou , en chemise et la corde au cou. Manque de bol, ils ont été graciés. On ne peut jamais compter sur les anglais et ce n’est pas mon grd père marin qui dira le contraire.

  22. kekoresin

    La loi oblige à réembaucher tout salarié débarqué pour cause économique. Peu importe l’environnement ou l’alignement des planètes, maman état a décidé que c’était la règle. En plus, un licenciement économique coute très cher à l’entreprise. Normal, lorsqu’une boite commence à boiter, on lui ampute les deux jambes et la tête histoire de bien marquer le coup, et de punir l’impétueux patron qui décidément gère mal sa petite barque au milieux de la tempête administrative qui ne manque pas une occasion de remplir le frêle esquif plus vite qu’il est possible d’écoper.

    Mais bon, tout va bien Madame la marquise. On peut voir un défilé d’intervenants télévisés nous expliquer que la France est une terre entrepreneuriat. Ben voyons. Déjà, à la création de la boite, c’est le parcourt du combattants avec des ribambelles de CERFA, d’accréditations, d’enregistrements payants auprès d’organismes où pullulent les idiots utiles qu’à eux-mêmes. Ensuite, l’état se fait un malin plaisir à vomir des changements de règles, de conventions de branches pleines de macaques à fesses tricolores, et de taxounettes indispensables à l’engraissement des responsables syndicaux qui, pour le coup, n’ont rien contre le gavage dans les restos les plus chicos.

    Je viens d’enregistrer ma boite en Angleterre. Un délai insupportable de 48h après, j’ai reçu un courrier de bienvenue avec un feuillet sur les règles éthiques que se doit de respecter toute entreprise et le numéro et le nom d’une personne référente si j’ai besoin de conseils pratiques. Pas de capital à immobiliser, pas d’épaisses démarches étouffantes, et un ton déférent qui pointe l’énorme différence entre l’administration anglaise et notre hydre boursoufflée, friande de papier et d’inconscients entrepreneurs plein d’entrain qui viennent danser à la portée de ses bouches voraces.

    La France est vraiment un pays de merde mais qu’on se rassure, l’administration fournit assez de papier pour torcher la planète entière!

  23. peyo

    Il faut supprimer les syndicats et le droit du travail, les patrons sont tellement gentils et efficaces qu’ils résoudront tous les problèmes dans le dialogue et pour le bien être de tous. Les marchés leur dicteront la voie, ce sont des prophètes bienveillants.

    1. albundy17

      Oui ! Et nouvelle qui va réjouir, demain le sénat débattra du revenu universel (c’est normal, le mercredi c’est le jour de Mikey après tout)

  24. albundy17

    Ce qui est vraiment hallucinant avec ces syndicats, c’est qu’ils sont encore moins représentatif que Présigland et que tout salarié crache au bassinet, de force. Non en fait ils ne le savent même pas.

    Et comme le dit le titre du jour, incalculable est le nombre de gens sans emploi grâce à ces petits cancrelats. Le plus drole d’entre eux me revenant à l’esprit est bien celui qui a obenu un poste a brussel, vu qu’il gueulait trop chez arcelor, je crois. C’est trop bô la solidarité

    1. theo31

      Pour défendre leur gueule avec l’argent gratuit des salariés, tu peux compter sur les syndicalistes. Toute cette histoire a dû coûter une blinde et ce ne sont pas les chômeurs lambda qui ont le temps et l’argent nécessaires pour défendre leur steak.

    2. RBF

      Les syndicalistes peuvent aussi devenir extrêmement agressifs. Les séquestrations de dirigeants, c’est désormais monnaie courante, mais ils progressent, car maintenant ils lynchent carrément tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin.

      Dernier exemple en date, les dirigeants d’Air France, passés à tabac par des gens qui ont bien trop de pouvoirs.

      Je me souviens de la dernière fois où je suis allé, en tant que sous-traitant basé à l’étranger, dans une grande usine française. Avec ma chance, c’était l’époque des élections syndicales, et chaque syndicat avait placé ses pitbulls à la sortie de l’usine pour distribuer la propagande. L’un d’eux s’approche de moi pour me donner le tract. Je lui dis gentiment que je suis un sous-traitant de l’étranger, donc non concerné. Il est devenu incroyablement agressif et m’a obligé à prendre son PQ. Je m’en souviendrai toujours car j’ai été marqué à vie par une telle sauvagerie. Franchement j’ai eu peur de ce cinglé.

  25. Hober Mallow

    Cette histoire me rend dingue parceque j’ai un ami patron d’une petite entreprise qui fabrique des emballages cartons qui a subit la crise de plein fouet et a été obligé de se séparer de 2 salariées (le mal au ventre).
    Tout à été fait dans les règles de l' »art » au niveau juridique et les salariées sont parties avec les sommes réglementaires légales.
    Ces deux Con****es se sont retournées contre lui via les prud’hommes et lui demandent 150 000€ qu’il est bien incapable de payer.
    Ce sera Toute la boite et les 5 salariés restants qui seront au chômage aussi.
    ca m’ulcère ;(( et ça donne des envies de distributions de baffes par paquets de douze…
    Ce schéma est extrêmement récurent et rien que dans ma boite, des gens connaissent tellement bien le code du travail qu’il trouvent tous les moyens de ne pas bosser et revenir juste quand c’est « nécessaire ».
    Sacré belle France celle-là, ça demande bcp d’énervé à ceux qu’on encore envie !

  26. Hober Mallow

    et dire que c’est cette France qui génère son propre cancer et qui va aller défiler demain….Pour en demander encore plus…

  27. calc8

    Tiens au fait :
    « travail » : nom masculin
    Étymologie :
    Travailler ; du latin populaire tripaliare, ‘torturer’ ; du latin tardif tripalium, ‘instrument de torture à trois pieux’.
    (Source: Antidote/Druide, mon correcteur orthographique et grammatical)
    Ceci expliquerait-il cela ?

  28. LECOMTE René

    Et en plus des organismes d’état (y compris les juges) qui se contredisent, Sapin en a rajouté une couche : « la question du recouvrement auprès de multinationales étrangères – type Google ou Coca Cola – se pose effectivement pour certaines optimisations fiscales « légales » juridiquement mais rejetées par Bercy pour des raisons « morales » (sic) ». – Le Point : http://www.lepoint.fr/economie/nouailhac-les-vantardises-de-bercy-et-les-fourberies-de-sapin-08-03-2016-2023977_28.php
    Encore des règles non écrites et sujettes à tous les abus. Cela doit relever de la « justice sociale », si chère à un ancien premier ministre et qui consiste à conserver tous les régimes spéciaux ou intermittents au détriment de ceux qui ont un semblant de protection.

  29. zelectron

    D’aussi loin que je me souvienne, que de mépris de la part des pantins politiques, quelle morgue, quel regards hautains vis à vis de nous autres de l’industrie, quelles remarques apitoyées sur nos métiers et à contrario ceux de Chimène pour le tourisme, le commerce, l’administration-reine, quel dégoût dans leurs regards et pincements de nez vis à vis des paysans pantalons crottés odorants, mains blanches n’ayant jamais trempé dans le cambouis, verres virevoltants de « iski » trinquant sur les coupes aux lèvres champagnisées de leurs accompagnatrices piaillant à qui mieux (2 fois)

  30. Bonsaï

    HS : Pour les inconditionnels de la start up Über qui décoiffe, voici quelques nouvelles à propos des effets secondaires qu’elle provoque sur son passage :
    « Le service de réservation de voitures avec chauffeur a relevé cinq cas de viols présumés et 170 «dénonciations légitimes d’agressions sexuelles» entre décembre 2012 et août 2015, indique Uber dans une lettre ouverte adressée au site d’information BuzzFeed.. »
    Le Matin.ch

    1. Pour les inconditionnels des taxis traditionnels, sachez que les vols et les viols y sont tout aussi fréquents. Qu’en conclure ?

      Absolument rien de pertinent. Merci.

      1. j’écris ton nom

        Il faut en conclure que l’anonymat du chauffeur est une situation nuisible.
        Préférer des centrales de réservation bien organisés qui tiennent à leur image de marque; dont Uber, mais pas limitées à Uber. Ou des indépendants que l’on connaît.

        1. L’anonymat du chauffeur ? Sur Uber (ou d’autres) ? Mais comment, puisqu’ils sont enregistrés sur la plateforme, quelle qu’elle soit ? Et en quoi est-ce différent d’un taxi avec juste son n° (qui est peut-être faux) ?

          1. j’écris ton nom

            L’anonymat du chauffeur est nuisible; c’est donc un plus à contrario pour les plateformes qui identifient formellement leurs chauffeurs, voire (comme Uber), leur font accorder des notes par les usagers.

            Un chauffeur qui violera un jour a toutes chances de s’être permis des remarques ou autres tentatives déplacées dans la passé, avant de passer à l’acte. Les usagers d’une plateforme peuvent sanctionner durement la chose, ce qui affectera les perspectives d’activité du chauffeur, même s’il n’y a pas de sanction disciplinaire.

            Prendre un taxi en maraude est un peu plus sûr que faire de l’auto-stop. Ne prendre de taxi ou équivalent qu’au-travers d’une plate-forme « de confiance » est beaucoup plus sûr. choisir son taxi chez Uber, sur la base des notes et commentaires reçus est encore plus sécuritaire.

            1. gameover

              Oui exactement comme pour blablacar puisqu’en plus de la note générale vous êtes aussi noté anonymement sur la conduite.

      2. gameover

        Oui, d’ailleurs une simple recherche sur Google avec les mots taxis et viols fait ressortir 4 à 5 cas en FRANCE sur la même période (dont une vieille dame de 83 ans)..
        De plus au contraire d’un taxi qui est complètement anonyme sauf si le passager note son numéro (pour peu qu’il ne soit pas faux), la transaction avec Uber permet d’identifier clairement le chauffeur de taxi au cas où et/ou d’avoir des éléments même si c’était un « prêt » de compte.

        Un chauffeur Uber a été récemment écarté du service car accusé de viol par sa cliente alors qu’aucune plainte n’a été déposée par celle-ci. Il semble qu’elle n’était tout simplement pas contente du tarif. Ca rappelle les femmes divorcées qui accusent leur ex de pédophilie pour les empêcher d’avoir la garde des enfants. Idem en entreprise pour justifier une démission et le pactole. Des cas aussi dernièrement pour faire le buzz, même des filles qui prennent cette excuse lorsqu’elles rentrent tard le soir.

        1. Bonsaï

          Bon, là c’est Über soi-même qui publie ces statistiques, si tu lis bien l’extrait. Donc, ce n’est pas la peine de se précipiter à la barre pour la plaidoirie d’office, hein…

          1. gameover

            Si tu avais lu les articles à ce sujet il y a quelque temps tu aurais vu que Uber a fait cette mise au point suite à un buzz.

            « Des captures d’écran de son logiciel de service client font apparaître des milliers de messages avec les mots «viol» ou «agression sexuelle», selon le site Buzzfeed, qui se les est procurées d’une source interne. Pour agression sexuelle, 6.160 «tickets» étaient listés et pour le mot «viol», 5.827 tickets ressortaient. Ces recherches sur le logiciel s’étalent de décembre 2012 à août 2015.

            Contacté par Buzzfeed, Uber a fini par fournir des explications sur ces chiffres. L’entreprise affirme que seuls 170 e-mails font état de récits d’agressions sexuelles et seuls cinq messages rapportent un viol. Le reste correspond selon Uber à un grand nombre d’erreurs de frappes («rape», viol en anglais, au lieu de «rate», tarif en anglais). La firme assure aussi qu’un grand nombre d’utilisateurs d’Uber abusent du terme «viol», lorsqu’ils sont mécontent du prix de leur course par exemple. »

            … donc ce n’est pas Uber qui communique volontairement mais pour rectifier des médisances.

            Donc tes cas présumés et tes dénonciations légitimes… on ne sait même pas s’il y a eu des dépôts de plainte.

            Donc on peut présumer légitimement qu’il n’y a rien de spécifique à Uber. Un vrai travail de journaliste aurait été de faire la comparaison Uber / Taxis mais ça doit trop être du travail trop dur.

            1. Bonsaï

              Comme toi je sais lire et j’ai donc lu j’ai lu tout ça avant de publier mon HS. Et finalement, je réitère l’indication que cette stat provient d’Über (USA) soi-même.
              Et comme toi et moi, les lecteurs sont assez grands pour en tirer leurs propres conclusions…
              Là, tu viens de donner gratos 45 minutes de ta vie à défendre Über contre des moulins à vent, puisqu’il s’agissait bel et bien d’un document issu de sa propre administration à l’attention de BuzzFeed !

                  1. gameover

                    Ca ,ne risque pas, le fleuret n’est qu’une arme d’entraînement et elle n’a jamais servi à des duels. Et il y a toujours une mouche en bout… donc raté !

    2. Pheldge

      Je sais que c’est très mal vu de plaisanter sur ces sujets sensibles, en particulier quand on célèbre la femme dans le monde, mais, au point où j’en suis, ma réputation n’a plus à souffrir 😉
      Donc, Bonzaye, si je comprends ta question, c’est : »quand on a envie de se faire prendre sauvagement, sur la banquette arrière d’une voiture, vaut-il mieux recourir à Uber, ou bien le service classique, est-il capable d’assurer une prestation de qualité ? ». C’est important, parce que on parle là d’un gros fantasme féminin !

      Il y en a même des qui , ( des bizarres, mais bon, qui suis-je pour juger …) qui rêvent d’une selle de moto ointe de lubrifiant, et que ça leur fait elles-mêmes lubrifier, rien que d’y penser 😀

  31. HerveLe

    Que pensez-vous du lien entre la loi travail et l’application des GOPE de bruxelles (j’tentends que ces Grandes Orientations économiques) envoyées au gouvernemnet chaque année sont partiellemenet cause de cette loi et de l’empressement du gvmt à légiférer?

  32. Tana

    Pourquoi le Tribunal Administratif alors que c’est une société privée et la réintégration de syndicalistes ce sont les prudhommes, non ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.