Création d’entreprise et état d’esprit français

Régulièrement (et particulièrement en période électorale) revient la question de savoir ce qui fait qu’en France, le taux de chômage est aussi élevé. Bien sûr, on peut trouver une explication dans la conjoncture économique actuelle, particulièrement rude. La structure des charges qui pèsent sur l’emploi forment une autre raison souvent invoquée. Ces deux facteurs sont, clairement, les plus visibles. Pour ma part, j’en identifie un troisième, plus profond.

Et pour l’illustrer, je vous encourage à jeter un oeil rapide sur ce blog, qui relate une récente affaire de licenciements économiques dans une petite entreprise et l’issue de l’action en justice qui fut menée par quatre des employés concernés.

Pour résumer, la société Hellin, dans le Nord, qui fabrique essentiellement des cercueils depuis 1862, a perdu un gros marché et vu son chiffre d’affaires réduit à 47%. Le patron, n’ayant aucune marge de manœuvre, a décidé de licencier sept de ses vingt employés. Il explique ainsi :

« Quand on perd la moitié de son chiffre d’affaires, quelle variable d’ajustement a-t-on pour ne pas mourir ? On continuera à inclure toujours autant de bois dans nos cercueils et la direction ne se paye déjà plus. »

Notez donc qu’ici, la direction n’est pas, le cigare au bec, en train de décider du sort de salariés entre deux repas plantureux dans un grand restaurant parisien, et qu’elle a déjà fait un certain nombre de sacrifices personnels. La situation est donc bel et bien tendue à l’extrême. Mais baste : passons.

Le licenciement est acté, et, comme souvent dans ces cas là, paf, quatre des sept salariés concernés attaquent l’entreprise aux prud’hommes au motif que la lettre de licenciement ne précise pas que c’est la baisse du chiffre d’affaires qui justifie la suppression de leur poste. Bien évidemment, la société Hellin est condamnée à leur verser 61.000 euros de dommages et intérêt, soit plus que le fonds de roulement de la société. Autrement dit, c’est la faillite quasi-certaine pour toute l’entreprise.

Ici, on peut se dire que la concurrence, qu’elle soit nationale ou mondiale, se frotte les mains : ce qu’elle a tant de mal à faire (se débarrasser d’une entreprise sur la place depuis 150 ans), la « justice » s’en charge en quelques semaines. On s’interroge aussi sur ce qui motive les juges prud’homaux dans ce cadre. Certes, protéger les salariés contre les patrons qui font des fautes, c’est très noble, mais là, très concrètement, quatre personnes ont eu « gain de cause » (pour autant que le gain soit réel), mais treize supplémentaires se retrouvent sans emploi.

Le lecteur franchouillard moyen se fera fort, dans les commentaires relatifs à l’article du blog, de faire remarquer que ce patron n’est vraiment pas malin d’avoir osé faire des lettres de licenciement sans passer par un avocat ! Le cuistre, le fat ! Il aurait dû savoir que le droit du travail français était un tantinet complexe et méritait largement qu’on dépense quelques milliers d’euros de conseil afin de faire un beau licenciement économique sans erreur (alors que la trésorerie était tendue comme une conversation Le Pen – Mélenchon).

Et si ce n’est pas la légèreté de ce patron qui est généreusement fustigée, un autre lecteur n’hésitera pas à faire remarquer que les juges des prud’hommes sont des gens pondérés, bons et pétris d’humanité qui cherchent avant tout à faire triompher le Droit (du Travail), belle et noble construction française protégeant le salarié contre les vices inhérents du capitalisme et de l’actionnariat qui ne font rien qu’à broyer des vies. Dura lex sed lex et bien fait pour sa gueule, en somme.

Bref. Le patron fut un idiot, et le jugement ne fait qu’éclairer une vérité inaltérable : le Droit passe avant tout.

Moui.

Sauf qu’au final, ce n’est pas sept chômeurs de plus, mais vingt que le petit Paul Employ va devoir gérer. Malins, les juges ! Bien joué, le Droit ! Or, c’est justement le nœud du problème : qu’est-ce qui peut bien pousser des juges à ce genre de décision, sachant que le résultat logique est une détérioration générale de la situation après leur passage ? Quel raisonnement peut-on tenir, quelle rigidité intellectuelle crasse permet d’expliquer qu’on préfère vingt chômeurs à sept ?

Cat vs Dog : Who's the boss, now ?

Laissons la question quelques minutes en suspens et regardons une autre affaire dans laquelle on assiste, assez consterné, à une nouvelle étape de délitement dans la vie entrepreneuriale française : il apparaît en effet que des tribunaux de grande instance ont récemment interdit à deux entreprises françaises de mettre en œuvre un plan social, sous prétexte que ces sociétés sont filiales de groupes étrangers en bonne santé et donc qu’il n’y a pas de motif économique pour un tel plan.

Or, seuls les conseils des prud’hommes peuvent normalement annuler un plan social ex post (une fois celui-ci mis en œuvre). Ici, ce sont des tribunaux de grande instance qui l’ont fait, ex ante (avant même qu’il soit acté). L’affaire est donc en montée jusqu’en Cour de Cassation qui doit trancher ce mardi.

Qu’elle tranche dans le sens précédent ou pas, à la limite, peu importe. Ce qui importe ici, c’est l’attitude générale de la Justice envers les entreprises. Comme dans l’affaire précédente, on y détecte sans mal exactement le même esprit.

Et c’est là, le fameux facteur que j’évoquais dans mon introduction : si la France n’arrive pas à se départir d’un nombre important de chômeurs, ce n’est pas seulement dû à la conjoncture ou à des charges salariales trop importantes. En réalité, il règne maintenant en France un esprit si farouchement opposé à l’entrepreneur, si résolument opposé au patronat, si viscéralement en contradiction avec la volonté de laisser les plus courageux d’entre nous fonder des sociétés que, petit à petit, la création d’entreprise s’étiole. Le maillage des PME s’effiloche pour ne plus laisser que des grands groupes, français ou étrangers, avec des reins juridiques suffisamment solides pour répondre à toutes les demandes farfelues, incessantes et changeantes de l’administration.

Fondamentalement, tout en France a été organisé pour saper les volontés. Créer une entreprise, devenir patron, c’est, avant tout, prendre un risque et désirer valoriser son savoir-faire en dehors des structures balisées du salariat. Mais voilà, en France, créer une entreprise est d’abord ressenti comme une façon de faire son intéressant, de se démarquer, pour, essentiellement, s’enrichir. Dès lors, le patron est vu systématiquement, par la Justice, l’administration fiscale et territoriale, comme un fieffé loustic qui fera tout ce qu’il peut pour dissimuler ses revenus et éviter le juste impôt. Le patron est, par défaut, celui qui fera régner l’oppression sur le salarié. Le chef d’entreprise est ressenti, systématiquement, comme le Goliath que chaque petit David, qu’il soit bureaucrate ou syndicaliste, se sentira le devoir de dézinguer. Mais là où le David biblique décocha un caillou bien ajusté à Goliath, en France, ce sont des millions de Davids qui décochent, sans arrêt, des millions de grains de sable, de cailloux et de fourberies à chacun des Goliaths qui se sera dressé, un peu naïf, sur leur chemin.

À force, non seulement entreprendre devient un véritable calvaire ou seule la connivence avec les politiciens locaux permet de s’en sortir, mais elle épuise tant de monde que chaque entreprise qui ferme décourage plusieurs autres vocations qui ont vu les obstacles absurdes, lamentables et/ou ubuesques jetés par les administrations, les syndicats, la justice et le reste.

À ceci faut il encore ajouter l’esprit typique du « Tu n’y arriveras jamais » qui a su percoler en France au point que les gens ne s’en rendent même plus compte : l’échec étant vécu comme une infamie absolument indépassable, se lancer dans la création d’entreprise, c’est risquer de l’argent et du temps, et qui sait, frôler voire plonger dans l’échec.

Et là, c’est superbe : si l’entreprise marche, le peuple des jaloux, toujours fort de ses millions de membres, jettera à la face du patron qui a réussi tout ce que le socialisme peut produire de gentilles incitations à se départir de cette réussite qui pour aider les pauvres, les sans-grades, les tristes, les malheureux. Et pan la taxe, et pan l’impôt, et pan le redressement, et pan les contrôles multiples. Fallait pas se lancer, mon canard.

Si l’entreprise ne marche pas, on aura le douteux plaisir de ne pas déclencher la jalousie, mais on devra tout de même se cogner, au milieu des « Je te l’avais bien dit », les procès prud’homaux, les redressements et, bien sûr, les remarques en biais sur le mode « Il a détruit X emplois » lorsque la faillite sera actée.

Ces effets sont palpables, partout, tout le temps, autour de vous. Cet esprit typique qui honnit l’échec, la prise de risque, et se badigeonne de jalousie le reste du temps, c’est bien là le point fondamental qui, chaque jour, fait fermer des portes, décourage les volontés, fait fuir les cerveaux et crée de nouveaux chômeurs.

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Commentaires154

  1. Nicolas B.

    Je suis atterré par les commentaires… moi j’ai tout simplement du respect pour les gens qui osent se lancer… Les juges prud’hommaux sont dans ce cas des sales cons… J’espère qu’ils auront des remords d’avoir détruit des emplois!

  2. Ernest

    Au nom de tous ces pauv’ petits entrepreneurs qui ne verront jamais le jour à cause de ces foutus français qu’ont rien compris, merci pour cette analyse qui restera dans l’anal.

    1. yann

      En effet.
      Je n’ai pas les chiffres pour l’affirmer, mais il me semble que c’est moins le coût du travail qui plombe l’activité en France que le coût de la création du travail.
      Me trompé-je ?

  3. fryer

    Très bon article.

    Petite précision tout de même. Sans éluder la responsabilité des juges dans cette mascarade, il ne faut pas oublier que la loi puise la source chez le législateur (de facto plutôt le gouvernement). Tout mettre sur le dos de la Justice est à mon avis n’observer que la partie émérgée de l’iceberg.

    Après certes, certains arrêts de cassation vont plus loin que la loi en respectant le sacrosaint esprit du texte, ce qui a le don de me faire rire bien jaune.

  4. Pascale

    Bah, pour Royal, il parait que la crise économique (avec son corolaire le nombre de chômeurs) est provoquée par « l’injustice sociale » ! Et que par conséquent elle trouve particulièrement normal que Hollande ait promis une tranche d’impôt à 75%.
    Les juges qui prononcent les sentences que vous évoquez se prennent pour les Zorros charges de rétablir la Justice (sociale) .

    1. Deres

      Même dans la débilité, ils sont illogiques. Si ils pensent que gagner plus de 100 000 euros par mois est indécent, pourquoi ne pas l’interdire ou saisir tout ce qui dépasse ? Ils n’ont même pas d’idées claires sur leurs concepts débile de justice et d’égalité sociales. Ils naviguent à vue. Si cela se trouve, Hollande à improviser sa nouvelle tranche en pleine émission suite à de vagues discussions avec ses équipes … Tout cela n’a ni queue ni tête. Le pire est de lire les commentaires du Monde avec plein de lecteur qui trouvent cela normal et génial et renchérissent avec des « bien fait pour leurs gueules à ces salauds de riche ». Cela servirait juste à délocaliser tous les conseils d’administrations, les sportifs, les chanteurs, etc à l’étranger …

        1. Paf

          je crois comprendre que Guillaume en a ras-le-bol de voir toujours les memes tronches dans le show-bizz, ce qui motiva son commentaire plutot bete sur un plan eco.Je le comprends dans la mesure ou quand j’ouvre les paris-match et autres revues a ragot francaises, ce sont toujours les memes a peu de choses pret depuis huit pardon dix pardon depuis que je suis enfant, drucker, halliday et bouvard mais plus jacques martin qui est mort.

        2. Pod

          Cher Guillaume, vous me semblez tout à fait mûr pour un abonnement à Rue89
          Cf l’article relatif à Forget et consorts concernant leur installation en Swiss…

      1. Stéphane

        Ils ne veulent pas les interdire – aussi « indécents » soient-ils – ils veulent leur part du gâteau.

        Les trois-quarts, plus exactement.

        Gagner un million d’euro par an fait de vous un kriminel kapitalist, mais si l’Etat vous en vole les trois-quarts, c’est bon, circulez.

  5. Pascale

    Pour ce qui est de se payer les services d’un conseil en droit du travail, l’entreprise avait certainement de gros problèmes de trésorerie et ainsi certainement incapable de dégager le moindre euro pour le licenciement. Quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, il n’y en a plus, et quand la banque vous interdit de dépasser votre découvert autorisé, comment faites vous?

    1. nebukanetsar

      Pour ce qui est d’un avocat spécialisé contre quatre demandeurs ayant un seul avocat mais quatre axes éventuels d’attaque en démultipliant les points de vue, on peut estimer les honoraires à 8 à 10.000 euros HT.
      Si le directeur n’avait pas de quoi se payer lui même un peu, il est vraisemblable qu’il n’avait pas cette dispo en caisse.
      Cela dit, les magistrats appliquent le droit tel qu’il est dans les codes et résultent des lois votées par nos chers députés (vous savez bien, ceux qui votent les impôts des autres mais minimisent les leurs ou augmentent leurs indemnités lorsqu’ils doivent se résoudre à se mettre au niveau de la populace asservie).
      Or, comme depuis Marx (Karl, pas Groucho), le patron est un cannibale assoiffé du sang et de la chair des salariés…

  6. Pascale

    La fameuse désindustrialisation de la France que tous nos minables socialistes déplorent, est provoquée non pas tant par la recherche du profit des entrepreneurs que du désir de ces derniers d’échapper à toutes les brimades auxquelles ils sont exposés en permanence.

    1. Nicolas

      Et aussi, parce que les profit sont les investissements (et les emplois futurs) à la nécessité de dégager assez de profits pour pouvoir faire face à la concurrence.

      Le capital et le travail sont deux fois plus taxé en France que dans le moyenne de l’Union…

  7. Pere Collateur

    Je ne peux que confirmer l’enfer qui est fait dans ce pays à celui qui lance sa propre affaire.

    Et comme vous le dites si bien, c’est bien le troisième facteur qui est le plus puissant déstructeur d’emploi.
    Car, les obstacles administratifs, même si des fois on frole le délire le plus total, quand on est motivé, on les passe sans trop de mal.

    Mais là ou ca se corse, c’est le moment on l’on va démmarrer les démarches pour employer quelqu’un.
    C’est là que j’ai dit stop et que finalement, je choisis de ne pas faire grandir mon affaire.
    Ca n’est pas le cout, même si il est élevé en France, ca n’est pas tous ces papelards improbables qu’il faut se coltiner, c’est bien le risque hallucinant qu’il y a à employer quelqu’un.
    Il est même très nettement supérieur à celui qu’il y a à louer un appartement.
    Déjà le passage chez un spécialise du droit du travail est obligatoire rien que pour rédiger un pauvre contrat de 10 pages très aérées.
    Ensuite viennent la surprise des caisses qu’il va falloir payer rubis sur l’ongle sinon paf sur la tête.
    Apres vient le moment des entretiens d’embauche pour trouver un candidat qui fera l’affaire.
    (D’ailleurs à ce moment, on constate que trouver des gens à peu près fiables dans ce pays est une difficulté non négligeable).
    Apres viens la discussion salariale, les avantages et là on voit que pour si on veux ajouter des avantages en nature comme de bêtes tickets repas, c’est retour chez le spécialiste du droit du travail… Snif.

    Bref, quand on a deja une petite affaire qui tornicotte en solo, qui nourrit bien son homme, essayer de faire grandir sont entreprise dans ce pays ne vaut pas le coup.

    A la limite, si on peu grandir sans embauches, là oui. Mais sinon, c’est emmerdes et compagnie. Ca sert à rien de se décarcasser.

    Et c’est là qu’on comprend le chomage structurel de ce pays et qu’on devient admiratif envers ceux qui, dernier des mohicans, emploient encore des gens dans ce pays de cons.

    1. GrosBen

      Tout pareil.
      Je suis artisan dans un domaine assez peu connu en France, je travaille seul et principalement grâce à internet. Ca fait 7 mois et ça marche fort, il me serait nécessaire d’embaucher quelqu’un mais voilà c’est pas tant le niveau des charges qui me rebute mais tous ces obstacles administratifs liés à l’embauche.
      Malgré toute ma bonne volonté pour faire les choses bien et d’offrir des conditions de travail correctes (qui sont aussi les miennes), je serais tout simplement incapable de savoir si je respecte bien toute la réglementation tellement elle est complexe. Ce qui veut dire que si je tombe sur un salarié con qui a l’intention de nuire, il pourrait très bien parvenir à me couler l’affaire et me mettre à la rue. J’évite donc la tentative de suicide et je refuse du boulot pour continuer à bosser seul… Bravo la France !

    2. Pod

      +1 excellent post.
      Je tiens le même raisonnement que vous et avec un statut comparable; je suis freelance et le resterai tant que je serai dans ce pays. Hors de question de me faire dilater l’arrière train par le système entretenu dans ce pays par l’Etat et ses Etats-dans-l’Etat (URSSaf en tête). J’ai une chance : mon business peut être totalement localisé « online » et l’industrialisation rendue possible par les technos permettant de se passer de salariés en décuplant les effets. C’est mon parti-pris et pas question de changer tant que, comme dit plus haut, des sbires communistes continueront à piller les risqueurs et leurs belles ressources de ce pays pour sponsoriser du gland de base.

  8. infraniouzes

    Espérons que le fabriquant de cercueils aura eu l’idée, avant fermeture, d’envoyer un bel exemplaire de sa production à Nicolas Sarkozy et au secrétaire général de chaque syndicat dont, au moins un, a dû fortement inspirer les salariés à cette action aux prud’hommes.

    En France, on a pas d’idées mais on a des syndicats et des juges. . . .

  9. Joe

    Ca donne des envies de Fransisco d’Anconia ! Si j’avais beaucoup trop de pognon, je m’achèterai une belle entreprise de main d’oeuvre dans une ville bien paumée avec une forte représentation syndicale bien dogmatique. Je serais le premier employeur local et je m’amuserai à mettre à jour toutes les failles ou absurdités du droit social. Certes, c’est criminel et c’est joué avec la vie de certaines personnes qui n’ont rien demandé mais ce ne serait pas moi qui aurait commencé !

    1. Joe

      Ca va juste multiplier les personnes rémunérées en contrat de prestation via une société holding personnelle. Tellement facilement contournable quand on est pété de thunes…
      Pour le coup, c’est une mesure démagogique qui n’a que des impacts négatifs sans aucun upside !

      1. pod

        (…) Tellement facilement contournable quand on est pété de thunes…

        pas d’accord, vous n’y connaissez rien du tout. C’est aisé et à la portée de n’importe qui, à condition (et oui), d’avoir le relationnel compétent( mais ça aussi c’est un apanage d’enfoiré de riche que d’avoir du réseau).

        1. Joe

          Je reformule : c’est d’autant plus facile qu’on est pété de thunes pour payer quelqu’un pour faire les choses proprement. Sinon, créer sa holding perso et facturer dedans, c’est à la portée de tout le monde, nous sommes d’accord. En faire sortir le cash proprement avec la friction fiscale la plus faible possible, c’est une autre affaire.
          Quand on ne facture par beaucoup, on se fout dans le 8ème et on passe sous le radar, mais quand ça commence à représenter des sommes significatives, c’est une autre paire de manche.

  10. Kuing Yamang

    Même constat quant à la prise de risque dans les professions libérales, comme par ex. en médecine:

    « Neuf étudiants sur dix rêvent d’être salariés, dans un établissement hospitalier ou une entreprise, plutôt que de reprendre un cabinet.  »

    http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/02/04/Ils-revent-tous-d-etre-salaries

    Le niveau de bisounoursitude des Fraônçais est consternant.
    La France est bien championne du monde de l’assistanat et ennemi n°1 de la responsabilité et de la prise de risque. Tout le monde attend dans ses pantoufles que ce soit l’autre qui aille au front.

      1. Nicolas

        « C’est clair qu’en france, il vaut mieux être fonctionnaire vu que c’est la norme! »

        Claire application du libéralisme que de vouloir en France devenir fonctionnaire..

    1. Emmanuel M

      Le problème vient qu’on permet à des connards qui ne prennent aucun risque de « partager » les profits de ceux qui en prennent en cas de succès, sans jamais partager leur responsabilités.

      Du coup, le risque devient très … risqué.

    2. Guillaume

      Si tu savais dans d’autres domaines, combien rêvent d’être fonctionnaire. C’est simple, autour de moi, tout le monde passe des concours à fond, quel que soit le niveau.

      Tout le monde semble d’accord pour penser que c’est le dernier moyen d’avoir un « vrai métier », qui permette d’avoir un salaire garanti à la fin du mois, un logement, éviter le chomage à 55 ans et une retraite garantie!

      Et plus le pays s’enfonce, plus ce phénomène s’amplifie.

      1. Guillaume

        D’ailleurs, un matin dans les TEC, j’entendais une prof de troisième s’offusquer : quand elle demande aux filles ce qu’elles veulent faire plus tard : quasiment toutes veulent « bosser dans le social ». En fait, ces petites ont simplement compris que la subvention est une source de financement efficace!

      2. pod

        pour une petite paye de M_, la Renault et le petit pavillon avec bobonne et le clébard… à crédit chez Casden(t) ?

        Qu’ils les gardent… de toutes manières, ça ne durera plus très longtemps à présent, car plus « le pays s’enfonce » et moins la planque se réchauffe.
        Foutus ignares vos amis : ils ne lisent donc rien ? S’ils arrivent à obtenir un poste suite à leur concours, encore une belle palanquée de bras ca(s)sés en devenir !! (aussi sympas soient-ils/elles, mais ce n’est pas le sujet ici)

        1. Guillaume

          Beaucoup de fonctionnaires embauchés aujourd’hui deviendront des « contractors », qui feront bosser des sous-traitants de l’administration, tout en compressant à fond leurs tarifs (enchères inversées, paiements en retard, exigences alakon etc…).

          Et à choisir entre fonctionnaire et sous traitant de l’administration, il vaut mieux être du bon coté du revolver! C’est une question de pragmatisme.

  11. Lib

    Et encore, tu ne parles pas du droit des faillites…

    J’ai participé en début d’année au sauvetage d’une PME des griffes des organismes sociaux. On poireautait au tribunal de commerce avec une quinzaine d’autres entreprises. Régulièrement le haut-parleur annonçait : »URSSAF contre entreprise XXX ». Les 3/4 des boîtes étaient assignées par l’URSSAF !

    Quand tu as de problèmes de trésorerie, tu peux négocier avec tes fournisseurs, ton bailleur, tes clients… Chacun fera un effort, se disant qu’il n’a aucun intérêt à te couler. Seul l’Etat se montrera intransigeant. Il préfèrera t’acculer à la faillite et mettre tes 20 salariés au chômage plutôt que te faire crédit de 3 mois de charges sociales.

    Bien sûr, une fois la boîte coulée et les 20 salariés licenciés, les caisses ne touchent plus du tout de cotisations et doivent au contraire payer des indemnités chômage.

    La logique de ce comportement m’échappe.

    1. Pascale

      Mais le problème c’est que tous les socialos vous expliquent que si l’URSSAF et la Sécu sont en déficit c’est à cause des sommes faramineuses que leur devraient « les patrons ». Sans chercher à voir « ce qu’on ne voit pas », les sosialos en profitent pour charger encore ceux contre lesquels toute leur haine est dirigée.

      Quand je leur explique qu’en bons gestionnaires, l’URSSAF et autre organismes voleurs auraient du provisionner comptablement les risques inhérents à toute activité financière, comme le font les dirigeants d’entreprise qui savent que les risques d’impayés doivent être pris en considération, les socialos changent d’attaque sur les patrons et ça se termine sur la finance apatride.

      Et il est certain que c’est l’URSSAF en priorité qui traine les entreprises devant le tribunal de commerce, sachant que l’URSSAF est déjà un créancier chirographaire. Mon père était chez d’entreprise et moi je le fus, et c’est de l’URSSAF que nous avons toujours craint les contrôles ou le dépôt de bilan. Jamais le fisc avec lequel il est toujours possible de négocier.

      1. pod

        Cette merde d’URSSaf est un Etat dans l’Etat, tel que j’ai pu l’écrire plus haut.
        J’ai pris leur bêtise dans les dents pendant un an et demi :
        – un incompétence crasseuse,
        – du suivi qui n’en est pas,
        – une incapacité à tenir des engagements d’échéanciers non transmis dans les km de couloir où rampent ces protozoaires
        – une capacité à vous perdre dans les méandres de l’insulte intellectuelle à tous moments.

        Ces gens-là vivent dans un espace-temps différent du nôtre, capable d’une anti-logique que même un aliéné ne saura dépasser. Combien de fois suis-je resté bouche bée en entendant des âneries et anachronismes assenés avec une conviction qui déstabiliseraient les plus aguerris ?

        Plus accessoirement mais simple exemple, j’ai mis 17 mois à faire comprendre à ce Brasil bien franchouille que le compte bancaire qu’ils essayaient de sodomiser en vain était clôt depuis belle lurette, que ma thune leur était expédiée par chèque par voie rectale (postale, pardon). Et constamment —— systématiquement : les mises en demeure, les injonctions,… ET QUAND ON SAIT LES MONTANTS QU’ON LEUR BALANCE ALORS QU’ON NE SE PAIE PRESQUE PLUS pour tenir un coup de vent qui dure et qui dure !!

        Comme dans toute administration d’Etat, c’est bien quand ça va mal qu’ils commencent à bien vous pourrir la vie, à vous bouffer le temps que vous n’avez pas car toute votre énergie est destinée au fait de sortir la tête de l’eau.

        Combien de temps ces nuisibles vous ont-ils fait perdre ?
        Combien cela vous a-t-il coûté ? Pour ma part c’est énorme et ça continue car je ne peux pas encore quitter ce pays.

        Ces pousse-mégots sont des cons décérébrés, de simples cloportes à la solde de directeurs invisibles, introuvables (il ne vaut mieux pas pas qu’on les trouve d’ailleurs).

        En 11 ans d’activité, ils m’ont ponctionné des sommes ahurissantes avec un gros risque de bouillon évité de justesse en 2009, lorsque Lehmann Bros s’est mondialement vautré. Et c’est bien là que ces cons ont commencé à bien me pourrir la vie.

        Et tout entrepreneur sait que cette douloureuse ponction est en pure perte, car, en tant qu’enfoiré de patron (ou auto-patron), vous n’avez le droit à rien si ce n’est un élargissement du fondement au 5 de chaque mois. Vaseline et cotillons sont à votre charge, normal.

        Mais tout ceci reste de l’ordre de l’euphémisme, les mots me manquent…

    2. yp

      Ca… Vous vous arrangerez avec le fisc, même sur la TVA – s’il n’y a plus de pognon, vous pourrez négocier (ça dépends évidemment de l’inspecteur.) Mais avec ces s****es de l’URSAFF, par contre c’est tout, tout de suite…

      L’autre problème dans ce pays, c’est l’insécurité fiscale/sociale (sociale au sens URSSAFF). Ca change tout le temps, c’est un vrai bordel. Au point qu’un gars qui aurait l’idée saugrenue d’ouvrir sa boite dans ce pays, passera plus de temps à faire des genres de rituels ridicules qu’à ramener du pognon… Bref, ouvrir sa boite, c’est une très mauvaise idée et je ne parle pas d’embaucher des gens (enfin, dans ce pays !)

  12. Deres

    C’est encore juste une petite partie du problème … Au final, tout tourne autour de la productivité globale du pays. La législation contraignante et tatillonne fait partie des soucis mais c’est juste un point parmi des centaines d’autres … les français ont une productivité horaire très importante, pour ceux qui travaille. C’est logique car le travail n’est plus possible que si il rapporte beaucoup car sinon il n’est pas rentable. le fait que nous soyons parmi les pays les plus productifs individuellement est une catastrophe, alors que nos politiques s’en vantent en permanence … On préfèrent retirer les gens du monde du travail plutôt que de les faire participer à la production.

    1. gnarf

      Eh oui zont qu’a monter le smic au niveau du salaire d’un technicien diplome avec experience…et comme-ca il n’y aura plus au travail dans le prive que des gens ayant au moins cette productivite.
      Donc hausse de la productivite….oueeeee!

    2. Nicolas

      « le fait que nous soyons parmi les pays les plus productifs individuellement est une catastrophe »

      Et oui : tant que les gens ne comprendront pas qu’avoir un énorme productivité à un marathon ou l’on ne participe que 5mm est une illusion purement mathématique..

      1. breizh06

        +1
        Les indépendants travaillent +45% que les salariés (public + privé). Le travail coûte +11% de plus qu’en Allemagne.

        http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/pourquoi-les-francais-travaillent-moins-que-les-autres_278248.html

        En fait le système ne tiens que parce que les fourmis acceptent de trimer pour les cigales (cf les rats plongeurs).
        Si les fourmis font « la grève », comme dans le roman d’Ayn Rand et comme pour les rats http://rats.plongeurs.free.fr/, ça se termine dans le sang.

    3. Brice

      Merci pour cette explication ! Je n’avais en effet jamais compris pourquoi, alors que ce pays est dans un merdier pas croyable, nous avions une « excellente » productivité, servant de pare feu à toute critique à Thibault et consorts.

  13. Gilles

    Eh oui, mes bien chers amis, moi je suis parti, j’ai plié bagages car je ne voulais plus des socialistes. Alors, je suis allé au Viêt-Nam, pays des rouges officiels. Et là, surprise, les décideurs locaux ont les idées très claires sur l’économie : on doit surtout foutre la paix aux entrepreneurs,et prélever des taxes modestes; En plus, la réussite est bien vue ici. Deux ans après mon départ, je confirme mon choix, et je vous laisse car je dois embaucher encore deux salariés cette semaine, dont un artisan français écrasé par les charges. LOL !! Mais il est aussi vrai que la semaine est de 48 heures, et que je peux embaucher et débaucher dans la seconde (et j’utilise cette seconde possibilité avec extrême prudence).

    1. channy

      pardon mais ja i bosse en asie du sud est dans des pays gouverne ens ous main par les vieux fossiles cocos vietnamien c est a dire cambodge et Laos.certes les taxes sont basses mais combien vous donnez en tea money? je ne parle pas au cambodge des armees de cancrelats fonctionnaires sous payes qui viennent vous faire chier juste pour avoir un billet de 20 dollars. l obligation d employer un fonctionnaire souvent un flic(son 2 eme job pour vous eviter d avoir une grenade qui pete dans votre boite) ..et la reussite bien vue? mouais tant que tu arroses les bonnes personnes oui..demander a celui qui avait cree les assurances generales du cambodge..du jour au lendemain un fonctionnaire haut place a decide que cette boite serait la sienne point barre..certes au niveau management dans ces pays vous faites ce que vous voulez..et virer un gusse peut vous valoir 20 personnes vous attendant avec un baton a la sortie de la boite
      que ce soit au laos,cambodge, thailande, malaisie philippines, indonesie tout se passe bien si votre boite est internationale ou sis vous payez votre tea money et ne faite pas trop d ombres aux potentat locaux…
      je ne sais pas si les vieux fossiles ont arreter leur crise de demence anti capitaliste passagere qui les caracterisait au debut des annees 2000

      1. channy

        j ai dit une connerie pour les assurances generales du cambodge c est indo china assurance..une rumeur courait que la Macif (France) allait racheter la compagnie pour 1 million de dollars du coup, un haut fonctionnaire a decide que indo china assurances etait son entreprise..le type a quitte le pays sous protection de l ambassade de france

  14. Ginette

    Micro entrepreneur, maintenant auto entrepreneur, je peux réaliser 32600 euros de recettes/an sans être redevable de la TVA. Si je dépasse, avec 40 % de travail supplémentaire, j’arriverai à retrouver un salaire net équivalent à celui que j’obtiens sans payer la TVA. Dès qu’on dépasse le seuil, la TVA est due au premier euro encaissé… Où l’on voit que le travail n’est pas encouragé. Comment imaginer que je vais travailler 50 % en plus pour commencer à voir une petite amélioration de mes revenus. Je suis – grâce à ces dispositifs – condamnée à rester dans des revenus décent (selon Mr Hollande) c’est à dire loin de 4000 euros par mois. Parfois je sens qu’il m’est interdit de travailler par nos décideurs en impôts et taxes qui veillent à toujours plus embêter leur monde.

    1. Pascale

      Attention!!! Hollande parle de modifier ce statut dont beaucoup de Français « profitent » alors qu’il permet de travailler à beaucoup. Le statut de micro-entrepreneur : trop beau pour être français !!!

      1. pod

        Ça ne cas pas durer, pas plus que la fiscalité des dividendes qui va en prendre plein le derche (un des derniers bastions « à peu près » avantageux).

        Chers amis entrepreneurs ‘light’, avant de muter vers une structure capitalistique, attendez les correctifs des lois de finance à suivre les mégazélections du prochain camarade-secrétaire… ça va remuer pour le peu de pognon qui nous reste…

  15. estienne

    N’oublions pas que dans l’esprit d’un bon républicain français, la libre entreprise constitue une tolérance accordée, dans sa magnanimité, par l’Etat souverain. Donc ce petit entrepreneur a intérêt à fermer sa g-, sinon il sera prié de gentiment refermer ses cercueils et d’aller pointer chez les fonctionnaires. Non mais !

    Il faut vraiment le vouloir pour ne pas se rendre compte que l’on est ici en République Socialiste du Frankistan. Hollande veut piquer 75% aux riches. Il aurait plus de succès en proposant un prélèvement de 100% et il serait en tous cas en cohérence avec l’ensemble du dogme. Je n’ai jamais compris pourquoi les Socialos ne suppriment pas tout simplement la propriété privée.

      1. Nicolas

        « Mais dans les faits la propriété privée n’existe plus. »

        Faut voir le Droit Rural : depuis Mitte, on se retrouve avec un régime hallucinant très proche de celui de l’Ancien Régime !

        En clair, un propriétaire qui loue à un agriculteur n’a plus aucun droit dessus.
        Et je ne vous raconte pas les loyers misérable qui ne paye même pas les impôts.
        Parait que c’est dans le but de spolier les propriétaire non agriculteurs. J’ai pas compris dans quel but (?). En tout cas, c’est un vache d’avantage pour l’agriculteur qui au bout de quelques années se retrouve avec de la terre quasi gratuite qu’il peut conserver indéfiniment en pratique.

    1. Nicolas

      « Je n’ai jamais compris pourquoi les Socialos ne suppriment pas tout simplement la propriété privée. »

      Oh mais c’est leur but. Dans leur idée, ils faut faire les choses progressivement (contrairement au cocos). Mais ils sont persuader que dans 2 ou 3 générations, on y sera..

  16. abrasif

    Si le resultat de toutes les legislation est de flinguer les PME (agricoles aussi) c’est que c’est fait pour. Tout doit etre entre les mains de l’etat ET des multinationales. Les autres doivent etre leur employes-esclaves. Toute la politique occidentale va dans ce sens.

    1. Guillaume

      Une PME est forcément le sous traitant d’un grand groupe (et d’un seul, pour être facilement pressurisable).

      Sinon, c’est louche, c’est qu’elle pique un marché aux mutlinationales amies.

    2. Nicolas

      « Si le resultat de toutes les legislation est de flinguer les PME (agricoles aussi) c’est que c’est fait pour. Tout doit etre entre les mains de l’etat ET des multinationales. »

      Historiquement, les PME ont été sacrifiées pour constituer des grands groupes plus ou moins contrôlés par l’Etat.. Et ca fait au moins 50 ans que ca dur..

      Mais bon, la France est un putain de pays ultra libéral !

  17. Marc

    Petit témoignage d’un entrepreneur qui a repris et développé une petit station de loisir été-hiver (ski, luge, luges d’été, VTT, petite restauration, etc…)

    J’ai vu débarquer un jour de pleine affluence 3 voitures avec une bonne dizaine de fonctionnaires : Des gendarmes, les contrôleurs URSSAF, Inspection du travail, jeunesse et sports, DSV. Le gendarme chef m’a pris de haut comme si j’étais coupable de je ne sais quoi. Je l’ai très mal pris et j’ai failli finir au poste pour outrage à agents. Une demie journée de contrôle alors qu’il y avait un boulot dingue ce jour là. Ils ont trouvé 2 ou 3 c…eries, du genre le registre du personnel doit être manuscrit!

    Je m’en suis bien tiré car j’étais quasiment en règle et que je n’ai pas d’arme, sinon je serais peut-être en tôle à ce jour.

    Je prends ma retraite dans un an, qui veut me reprendre ma petite entreprise ?

    1. Higgins

      Dans le même style, une mienne relation, restaurateur de sont état, a vu débarquer les services vétérinaires pour une inspection règlementaire et évidemment complète (sinon, ce ne serait pas drôle)…une veille de réveillon. Plus tard, le pauvre a embauché une jeune donzelle en formation alternée. La coquine était systématiquement en arrêt maladie les semaines de présence au restaurant. Impossible de rompre le contrat de travail!!! Ce fut le dernier apprenti qu’il prit.
      Plus proche de moi, un de mes amis militaire a découvert un jour, au bout de deux ou trois mois, dans son service une personne qu’il n’avait jamais vue. S’enquérant auprès d’elle de son nom et de sa position générale, il s’entendit répondre par cette personne qu’habitant loin de son lieu de travail (plus de 400 km), elle se mettait systématiquement en arrêt maladie pour s’occuper de sa fille, ne remettant les pieds au travail que pour maintenir ses droits en l’état (au bout de quarante jours d’arrêt ininterrompue, elle aurait été placé administrativement dans une position nettement moins intéressante et plus difficile à gérer). Impossible de mettre fin à cette situation (médecins militaires aptes à faire un contrôle surchargés et, qui plus est, nullement désireux de se mettre à dos la médecine civile). Seule et unique solution, attendre la fin du contrat et ne pas renouveler ce dernier.

  18. fifou

    C’est une tendance de fonds des pays europeens de massacrer les petites entreprises par de l’administration abusive et des pressions dans tous les sens

    De meme que des moutons nourris aux subventions et allocs sont plus faciles a gerer que des middle class intelligents qui veulent juste garder le fruit de leur labeur, il est plus facile pour les politiques d’avoir des chaines de grands groupes (taxables) dont les employes sont salaries (taxables a merci aussi) que des independants qui peuvent planquer un peu de leur argent honnetement gagne pour arriver a vivre correctement.

    Bref, pour que vivent leurs petits fours, ils feront tout pour la survie des centres commerciaux Carrefour avec magasins Darty, H&M et Cafetaria casino… au detriment des entrepreneurs independants

    Politique court-termiste s’il en est mais bon ils ne seront plus la quand il faudra payer la note…

  19. Pascale

    La dinde apporte comme preuve que cela ne sert à rien d’épargner les riches puisque tout bonnement ils ne sont pas revenus en France suite à la mise en Place du bouclier fiscal. Elle a du oublier dans son raisonnement que les Français ne sont quand même pas des abrutis finis, qu’ils savent apprécier les situation à leur juste valeur, en particulier l’insécurité fiscale, et qu’il valait mieux rester à l’abri à l’étranger en attendant le prochain revirement gouvernemental …. Qui a bien fini par se produire comme de bien entendu

    1. Joe

      Vous vous regardez iTélé le matin ! Vous avez sans doute noté la rhétorique de Ségo :
      – Interviewer : question de bon sens appelant une réponse évidente
      – Ségo : Mais pas du tout, d’ailleurs, ils sont content que l’on fasse différemment.

      Petit exemple bien parlant:
      – (Barbier) Vous voulez augmenter le temps de présence des profs au sein des établissements. Etes vous sûr que ça va leur plaire ?
      – (Ségo) Au contraire, les profs n’attendent que ça et nous en remercierons. Ils sont conscient qu’ils ont besoin de passer plus de temps auprès de leurs élèves pour s’épanouir dans leur métier. S’ils sont malheureux aujourd’hui, c’est la faute à Chatel.

      (Bon, c’est un peu romancé, mais en gros, c’est ce qu’elle a dit).

      Elle a utilisé le mécanisme deux ou trois fois, notamment sur les riches « qui s’étonnent de payer si peu d’impôt et seront contents de participer à la solidarité nationale ».

      De la grande dinde quoi

      1. Pascale

        Oui, comme d’hab elle appuie sur le pathos. Là en l’ocCurrence, elle essaye de faire passer le message que si les « riches » s’indignent de payer plus d’impôts c’est qu’ils sont encore plus méchants que ce que l’on croit de prime abord. Si les riches étaient des gens normaux, ils seraient contents de venir se faire voler par l’État. Donc ils sont deux fois coupables : 1/ ils sont riches 2/ ils ne veulent pas se laisser voler.

        Pas mal au niveau rhétorique.

        1. Théo31

          Personne ne lui a rappelé qu’elle avait tout fait avec Grosse Glande pour échapper à l’ISF et qu’étant riche elle aussi, elle devrait commencer par donner l’exemple ?

  20. gnarf

    Je connais une personne qui a mis toutes ses economies pour monter une activite. C’est un beau cas d’ecole.

    Des le debut il a du embaucher 2 employes au lieu d’un a cause d’une question de diplome indispensable. Il y avait donc un employe pourvu du diplome, mais pas bon dans son travail, qui etait surtout la pour que l’autre employe (bien meilleur) puisse travailler. Ca partait deja mal car 2 salaires avec les charges ca devenait chaud.

    Apres s’etre fait arnaquer par des clients mauvais payeurs, des associes qui n’etaient la que pour profiter de lui, il a perdu beaucoup de clients a cause de changements de loi intempestifs…il a finalement ferme son activite.

    Le comptable hors de prix n’avait pas declare correctement les employes…qui du coup n’ont pas eu droit au chomage et se sont retournes aux prudhommes contre lui. Impossible de porter plainte contre le comptable…il siege au tribunal!

    Ensuite ce qui restait de l’activite a brule…et l’un des associes a sorti des papiers (faux) montrant que tout le matos lui appartenait (alors qu’il n’avait quasiment pas apporte d’argent dedans)…pour toucher les assurances. Les flics envoyes faire le constat etaient ses copains.

    J’irais plus loin que toi H16. Pour moi le systeme Francais, tout comme le systeme sovietique auparavant, est une experience evolutioniste en grande envergure. Pour survivre il faut s’adapter et devenir cynique, arnaqueur, malhonnete.
    On dit que le systeme sovietique a cree l’homo sovieticus, dont le trait psychologique est qu’il croit que dans une transaction il y a toujours un arnaqueur et un arnaque. Meme chose en France.

    1. estienne

      Il y a en effet une idée très répandue dans notre beau pays, selon laquelle les contrats entre privés sont forcément léonins. Il n’y aurait que les rapports avec les Sévices Publics qui seraient bons et justes, car dénués d’intérêts privés égoïstes.
      Une telle vision engendre effectivement des relations contractuelles souvent plus conflictuelles que les relations existant entre citoyens de pays plus libéraux… et civilisés.
      Relire à ce propose « La Société de Confiance » de A. Peyrefitte.

      1. estienne

        …et comme les individus laissés entre-eux ne sont que d’infâmes salopards, il est normal que l’Etat vienne mettre bon ordre avec des Montagnes de lois. Non mais !

        1. Nicolas

          « Il y a en effet une idée très répandue dans notre beau pays, selon laquelle les contrats entre privés sont forcément léonins. »

          Oui. Je connais des gens qui, sortant de l’éduc nat, était bien sur de gauche.
          Etant très suspicieux et persuadé que tout est politique, qu’il n’existe que des rapport de forces, salauds de patrons, etc.. et bien ils CREER eux même cette situation, tellement ils exaspèrent leurs patrons -et même certains salariés à qui ils expliquent tout ce qu’ils devraient penser..

          Du coups, ils ont effectivement une vie de merde.. qui justifie leur idéologie.

  21. Nicolas

    Persister dans la recherche exagérée de richesse n’est que signe d’un crétinisme foncier, mais, aussi, preuve d’un délit. La richesse exagérée (vouloir, s’octroyer un revenu du style 200 000 fois plus que les autres est symptôme de maladie mentale) est le poison qui empêche toute autonomie, dignité, indépendance, conscience, liberté et fraternité. Bref le programme de 1789. Et l’accès à la civilisation dont la porte se nomme Droit Naturel : tant que nous n’appliquerons pas le Droit Naturel nous persisterons en barbarie. En 1789, les droits de l’homme se prononçaient droits à de la nourriture, à un toit, à des soins et à un accès au savoir. Conditions minimales pour pouvoir remplir ses devoirs de citoyen. Les droits de l’homme (devoirs de la Société) c’est pour pouvoir remplir les devoirs du citoyen (droits de la Société). Au moins, se maintenir à ce niveau : ras le bol des régressifs délirants des médias voyous !
    Dans le but multiple de réduire drastiquement les activités nocives, de répondre aux besoins réels, de structurer une nouvelle civilisation, de quitter la toxicité inefficace du profit et consorts : le résumé s’élève comme le « revenu d’existence », sans besoin du moindre justificatif, pour absolument tout le monde. Ce qui ouvre à l’acceptation collective de cette « pauvreté généralisée » de tout le monde : 2000 € par mois. La richesse exagérée se voit, ainsi, bannie de la Société, mais un « salaire maximum garanti » permet à qui, en plus de son revenu d’existence, désire participer à « l’économie des besoins ». La richesse socialement utile se voit bien acceptée (la richesse exagérée reste socialement nuisible). L’âge de la paix sociale advient (paie venant de paix, le revenu d’existence apaise, diffuse la paix du respect par le respect de la paix) et nous pouvons, enfin, accéder à « l’amour social » que, seuls, quelques pionniers ont atteint de vivre et ressentir, à la fête sociale permanente, à la célébration de la vie par tous les arts, aux échanges planétaires d’expériences, à la gratuité et aux « biens communs » ou, encore, à l’apprentissage de comment protéger vie et planète. Cette brève esquisse du bouquet de solutions provient de ce qu’il s’agit de demeurer, encore, elliptique. Etc etc LA RICHESSE COLLECTIVE (jamais encore vécue) DÉPASSE TOUTE RICHESSE PRIVÉE SÉPARÉE. Du jamais vu.

  22. Nicolas

    http://blog.lefigaro.fr/dugua/

     » Il entretient le mythe, manifestement en vogue ailleurs aussi, selon lequel il suffit d’augmenter les taxes sur les riches pour résoudre tous les problèmes.

    Mais surtout Brooks mentionne une extraordinaire expérience réalisée en 1972 par le psychologue Walter Mischel de l’Université de Stanford. L’épisode est semble-t-il connu. Mais je le découvre aujourd’hui: dans une pièce il a réuni de jeunes enfants autour d’une table. Sur la table: un sac de bonbons à la guimauve. Il leur a expliqué: « Si vous avez la volonté d’attendre 15 minutes, vous pourrez manger deux bonbons. Si vous n’avez pas ce courage, vous n’en aurez qu’un ».

    Naturellement la plupart des enfants a choisi de manger un bonbon immédiatement.

    Le plus intéressant est ailleurs ! Mischel a suivi ensuite ces enfants jusqu’à leur vie adulte…Ceux qui avaient très jeune le courage et la volonté de différer leur satisfaction ont mieux réussi professionnellement et socialement. La drogue, le chômage, l’échec ont davantage frappé ceux qui n’ont pas su résister à leur envie immédiate. »

    1. Heimdal

      C’est lié au QI en fait. Cette expérience a montré que la patience est positivement corrélée au QI. C’est le QI qui explique la patience et la réussite des uns et l’impatience et l’échec des autres.

  23. Jean

    « de faire remarquer que ce patron n’est vraiment pas malin d’avoir osé faire des lettres de licenciement sans passer par un avocat ! »

    Mmmmh en tapant « lettre licenciement économique » dans gougle je suis tombé sur une trentaine de sites qui précisent gratuitement et très clairement ce qu’il faut mettre ou non dans cette lettre.

    Donc oui la situation est ubuesque, mais aussi oui le patron est aussi un tout petit peu con (quel glandu enverrai une lettre de licenciement sans avoir vérifié quoi mettre dedans ?)

      1. Jean

        Bah si puisque je dis « Donc oui la situation est ubuesque ».

        Il n’empêche que être patron et ne pas savoir faire une lettre de licenciement, ou au pire ne pas savoir taper trois mots dans un moteur de recherche, QUI PLUS EST quand on est plus que censé être au courant de l’anormalité de la situation, c’est être franchement con.

        1. Ce que j’aime bien, c’est que vous partez du principe que le patron en question a écrit sa lettre sur un post-it avec un vieux crayon de couleur bleue en gros caractères d’imprimerie.

          Peut-être a-t-il précisément fait ce que vous avez décrit, et qu’il s’est quand même mangé les prud’hommes. J’irais plus loin : si vous devez licencier, je vous encourage à utiliser les conseils gratuits que vous trouvez sur internet. On en rira après. Un conseil gratuit, c’est un conseil dont le prix est nul et qui ne vaut donc rien.

        2. Jean

          +1 pour l’amalgame foireux gratuit=rien (cf les permanentes gratuites juridiques et la demie-douzaine de sites tenus par des juristes renommés).

          Sinon je ne pars d’aucun principe, juste de l’article en lien :

          « au motif qu’il n’a pas précisé dans leur lettre de licenciement l’impact de la baisse du chiffre d’affaires sur leur poste. »

          Cours de droit du travail 101 : la lettre de licenciement doit comporter le motif précis.

          Et si ce brave patron est aussi fort en droit qu’en gestion, il ne faut pas s’étonner qu’il se retrouve dans une situation de licenciement économique.

          1. Conclusion : tout ceci est normal, et ne nous posons pas de question. Allez, Paul, remets-nous une Tourtelle !

            Ce qui est affolant dans votre réaction est que vous ne comprenez même pas que
            a/ les juges ont fait bien plus de mal que de bien
            b/ les règles sont bien trop complexes
            c/ les lois françaises enferment et détruisent au lieu de sauvegarder et libérer.

        3. Jean

          H16 ce qui est affolant dans votre réaction c’est que vous ne comprenez pas que je suis parfaitement d’accord avec vous sur ces points.

          Rajouter que le patron est un crétin même pas foutu d’écrire une lettre correcte alors que la procédure est très simple et connue de tous me fait immanquablement passer pour un opposant farouche aux idées développées dans l’article.

          Ce manichéisme me fait peur.

          1. Je n’ai pas commenté sur votre appréciation du patron qui dénote surtout d’un gros manque d’empathie, manque d’empathie troublant alors que vous convenez vous même que commettre une erreur dans un contexte pareil est quasiment obligatoire si on n’y va qu’armé de sa bonne foi (or, c’est le noeud du problème).

            Pour le reste, si vous êtes d’accord, c’est plus clair en le disant.
            :)

        4. monoi

          Surtout que vous ratez completement le point important: peu importe ce qu’il y a dans cette lettre, le fait est que les emplois n’etaient plus viables.

          Les regles qui existent juste pour exister, c’est un autre cancer.

      2. Paf

        trop facile.Je parie que si vous ecriviez une lettre telle quelle est presentee sur google vous vous feriez tout de meme attraper au final pour quelque chose d’autre, une virgule pas a la bonne place.
        Votre reaction est typique puisque les faits les plus importants ( accumulation des procedures idiotes et mentalites cretines des ex-employes aux autorites en passant par les prudhommes) sont ecartes au profits du sacro saint ‘OuiMais’ sur une question completement minable de redaction de lettre de licenciement qui prouve la supposee betise du patron.
        OuiMaiiiiiiiiiiiiis

        1. Jean

          « Je parie que »

          Evitez de parier sur des sujets que vous ne connaissez pas.

          Les lettres de licenciement sont soumises à des règles (pour une fois) très simples et plus que largement documentées.

          « Votre reaction est typique »

          Non car comme je l’ai dit la situation est ubuesque (vous êtes le deuxième à avoir sauté cette ligne).
          Mais le patron est un crétin, c’est tout et on va pas en faire un plat.

          L’absence de manichéisme vous gêne visiblement.

        2. Théo31

          Vu la situation de son entreprise, le patron a très probablement autre chose de mieux à faire que de vérifier la haute tenue d’une lettre de licenciement.

          La situation est ubuesque, c’est normal : la France est un pays de cons chiasseux aigris qui voteront encore socialiste même quand tous les gens riches et toutes les entreprises auront mis les voiles. Ils ont les idoles qu’ils méritent.

        3. Lib

          @Jean,

          Mouais,

          J’ai googlé et dans ce que je trouve, on me propose un sympathique :

          [Exposer ici de manière détaillée, les difficultés économiques ou les mutations technologiques ou la nécessaire sauvegarde de la compétitivité à l’origine de la réorganisation de l’entreprise; préciser ensuite le lien de causalité entre ce motif économique et la suppression du poste ou la modification du contrat de travail qui en découle.]

          Bref, sur la partie sur laquelle notre patron s’est semble-t-il planté, on n’a pas un texte type. Il faut broder soi-même. Sachant que pour le pékin moyen, le lien de causalité entre la perte de 50% du CA et le besoin de licencier est tellement évident que l’obligation d’avoir à le démontrer peut plonger dans des abîmes de perplexité.

          Tiens, par curiosité, ça m’intéresserait de savoir ce que vous auriez rédigé, vous.

          En tout état de cause, il m’est arrivé plusieurs fois de licencier, je l’ai toujours fait avec le concours d’un avocat spécialisé ou d’un DRH expérimenté, et ça ne m’a pas empêché de perdre aux prud’hommes pour des motifs plus ou moins grotesques.

          Je ne prendrai jamais le risque de me lancer dans une procédure aussi minée sans un conseil d’expert. Mais je peux me le permettre, ma boîte est profitable.

          Le point du billet est justement que ceux qui n’ont pas ces moyens devront travailler sans filet. Alors ils perdront aux prud’hommes, un peu plus souvent que moi.

          Et ils se feront traiter de crétin par des inconnus sur internet. Mais ça je pense qu’ils s’en foutent un peu.

        4. Paf

          @jean: je n’ai rien loupe.J’ai juste particulierement remarque votre Ouimaiiiiiiis typique parce que j’en ai bien trop mange quand j’etais encore dans ce pays de cons.
          Que le patron soit un cretin, en vrai vous non plus n’en savez rien mais ca ne vous empeche pas de le dire alors meme que vous etes d’accord avec le reste.
          Parce que c’est quand meme le Ouiimaiiiiis le plus goutu, et que c’est trop difficile de s’empecher de ouimaistifier quand on est franchouille jusqu’a l’os, sans parler de la pignouferie typique de votre ‘cours de droit du travail 101′ dans le contexte de la discussion.La encore, vous etes peut-etre d’accord avec h16 mais pignoufiser, c’est tellement agreable, comment se retenir?
          la franchouille.

        5. Thomas

          Mais en gros l’entrepreneur, là il perd 50% de son CA,
          il se sert déjà la ceinture, son entreprise est pas géante, il les trouve ou les X000 euro de frais d’avocat et autre expert (qui peut être ne serviront à rien) ?

          En gros il est déjà mort quoi qu’il fasse.
          La France avec les entrepreneurs en difficulté c’est Ken le survivant.

    1. Calvin

      Comme j’avais entendu parler de cette histoire à la radio, je sais que l’explication de cette bourde est assez simple.
      Personne dans l’entreprise n’était dupe de la situation. Tout le monde se connait et connait la situation catastrophique dont la perte d’un marché important (en plus de la crise).
      Le plan de licenciement était évident et donc anticipé. Tous étaient prévenus et résignés.
      Le chef d’entreprise a oublié une chose : on ne fait pas une lettre de licenciement pour informer son employé, pour mettre fin à un contrat.
      Non, on le fait pour se prémunir de la vengeance des tribunaux et des syndicats.
      La règle d’une lettre de licenciement, c’est d’écrire à une personne, son employé, comme si vous ne la connaissiez pas, que cela faisait longtemps que vous ne l’aviez pas vu, jamais discuté des problèmes rencontrés par l’entreprise.
      En gros, une telle lettre doit suivre le poncif clairement ancré dans l’imaginaire français : un patron est un être abject, exploitant les autres, et cherchant le plus souvent à licencier sans raison.

      1. Jean

        Le problème en droit est que si la situation n’est pas blindée d’un côté, il y aura toujours des gens pour en abuser de l’autre. Ca fait 2000 ans qu’on discute de ce problème et on a toujours pas trouvé de solutions.

        Du coup « La règle d’une lettre de licenciement, c’est d’écrire à une personne, son employé, comme si vous ne la connaissiez pas » est vraie, mais si ce n’était pas le cas on recevrait des lettre écrites au crayon de couleur sur un post-it. Et le nombre de litiges exploserait, rajoutant un poids conséquent sur la pauvre justice française qui n’a déjà pas les moyens d’assurer le daily buisiness.

        1. Pure pétition de principe.
          Il y a des douzaines de pays qui n’ont pas notre législation enflée du travail et qui s’en sortent très bien.
          Dans beaucoup de pays, il n’y a même pas besoin de lettre de licenciement.
          Alors le coup du « si on laissait les gens faire, ce serait le souk », merci, mais c’est faux.

        2. Lib

          Avant 1973, la charge de la preuve que le licenciement était abusif incombait au salarié. Du coup, on se passait de tout ce formalisme délétère et les tribunaux s’occupaient d’affaires sérieuses.

          Du coup aussi, on n’avait pas de chômage, mais c’est sans doute secondaire.

        3. Paf

          Jean c’est le mec au bout de la table au diner de famille qui fait un débat super intense avec tonton Albert, en oublie tous les autres convives, ne profite pas de la bouffe et sort de table tout faché :D

    2. Nicolas

      « Mmmmh en tapant « lettre licenciement économique » dans gougle je suis tombé sur une trentaine de sites qui précisent gratuitement et très clairement ce qu’il faut mettre ou non dans cette lettre.
      Donc oui la situation est ubuesque, mais aussi oui le patron est aussi un tout petit peu con (quel glandu enverrai une lettre de licenciement sans avoir vérifié quoi mettre dedans ?) »

      C’est beau la naïveté. Avec vous, plus besoin d’experts : suffit de lire n’importe quelle connerie sur internet sans la moindre garantie (dans les deux sens du terme)..

  24. BobbyBob

    Une horrible question me vient à l’esprit… Que se passera t’il le jour où un juge prendra une décision de bon sens (mais alors vraiment vraiment évidente, du genre de ne pas condamner ce gentil patron qui vends des cercueils) ? Tout le monde applaudirait des deux mains, sauf la cour d’appel probablement, qui trouverait que c’est un jugement en équité.

    T’as pas fini de te faire un film ? Personne n’applaudirait. Tout le monde s’en foutrait et quelques uns, comme toi peut-être, se dresseraient fièrement pour montrer leur courroux.

    Certes. Et nos politiques, toujours prompt à surfer sur l’opinion publique, en feraient vite une loi : Désormais, ne pas indiquer le motif n’est plus un motif de dédommagement.

    Et BobbyBob sous LSD nous la joue Disneyland.

    Youplaboum, tous les fabricants de cercueils iront danser dans les cimetières, et ce sont les marchands de citrouilles qui seront content. Ok. Mais alors, mettons, 6 mois plus tard, une autre entreprise, avec un vilain patron celui là, oui, parmi les 999 999 999 gentils patrons qui ne pensent qu’au bien être et au développement personnel de leur employés, il y en aura bien 1 seul qui aura un début de commencement de méchanceté. Donc lui , il paye des avocats, il est presque méchant mais loin d’être presque fou, et il exploite la faille. Là pour le coup, tout le monde criera au scandale.

    Tout cela pour enfoncer une porte ouverte et dire que la loi est mal faite. Pourquoi? Parce que nos législateurs (comprendre nos politiciens) font mal leur boulot, mais je pense que les lecteurs assidus de ce blog n’auront plus le moindre doute à ce sujet en lisant les bons billets de h16. Et de l’autre, parce que le capitalisme de connivence fait que de plus en plus d’entreprises tentent de frauder, ou du moins de minimiser par des mouvements financier leurs taxes.

    Là encore, tu te fais un film. La plupart des entreprises ne rêvent que d’une chose : qu’on leur foute la paix. Les gens veulent, en majorité, faire du commerce tranquillement. Il y a des voyous et des fraudeurs, mais pas plus qu’ailleurs.

    Bref, pourquoi cette cabale récurrente contre les juges, prud’homaux et autre dès qu’une décision de justice aberrante est rendue?

    Et pourquoi pas ? Pourquoi plier la tête et ne pas dire que ça ne va pas ? Pourquoi se satisfaire d’une justice de merde payée fort cher ? Pourquoi se satisfaire de services sociaux de merde payés rubis sur l’ongle ? Pourquoi devrait-on trouver normal, ou devrait-on chercher des circonstances atténuantes à une situation qui perdure depuis des lustres ? Tu aimes tant te faire désanusser avec une chignole de douze ?

    Si la décision n’est pas légale, la justice de ce pays, parfois au bout de nombreux procès, et toujours au bout de nombreuses années, finit maintenant par le reconnaitre.

    Ben voyons. Là encore, Disneyland en technicolor. Et qu’est-ce que ça peut bien foutre que la Justice reconnaisse son erreur dix ans après, quand la boîte a coulé et que les salariés ont « bénéficié » des minables prestations sociales du chômage pendant 3 ans ? Là encore, c’est si chouette de se faire marcher sur la gueule ?

    Des mauvais juges, il y en a probablement, tout comme il y a des mauvais policiers, de mauvais medecins, des mauvais facteurs, des mauvais ouvriers, des mauvais patrons, etc… Cela ne veut pas dire, loin s’en faut que tous les juges, policiers, medecins, facteurs, patrons ou ouvriers sont mauvais et qu’il faut les traiter comme tels.

    Et voilà, l’argument typique des moutons : ils ne sont pas tous pourris, regardez, là, j’en vois trois qui sont sympas et font leur boulot correctement. Ouais. Bravo. C’est précisément parce que plus personne ne s’autorise à dénoncer l’incurie, le jmenfoutisme, la bêtise et l’inculture de certains, notamment ceux qui ont du pouvoir qu’on se retrouve dans une situation pareille. Non, tous les juges ne sont pas cons et inutiles. Mais quand l’un d’eux ou des groupes d’entre eux font d’énormes conneries, toute leur profession devrait être outrée et leur rentrer dans le lard. Les juges, comme les syndicalistes et quelques autres professions privilégiées sont les derniers à faire le ménage dans leur profession, et c’est assez spécifique à la France (et certains pays latins gangrenés par le corporatisme, le syndicalisme et la politique à deux balles). Alors le coup du « oui mais non pas tous dans le même sac », il a bon dos.

    Et dans le cas des tribunaux de grande instance, quelqu’un ici est-il assez naïf pour penser qu’une telle décision, sortant pourtant clairement de la juridiction de ces juges peut être intervenue de manière naturelle, dans l’esprit farfelu d’un juge? Que celui ci à eu un accès de folie et s’est pris pour Zorro ou Robin des Bois? Alors que nous sommes un des rares pays « occidentaux » où les juges sont notés et nommés par des politiques? Dans un pays en approche d’élections? Ou il est de bon ton de critiquer les riches, les plans de licenciement, etc?

    Mais il est bien connu que tous ces gens sont parfaitement sains d’esprits, calmes, pondérés, incorruptibles, et pas du tout à gauche, hein.

    Allons, vous n’y croyez quand même pas sérieusement vous?

    Je ne crois rien. Je constate.

    1. Nicolas

      « Alors que nous sommes un des rares pays « occidentaux » où les juges sont notés et nommés par des politiques?  »

      Ou z’avez vu cela ????

      Sinon, les juge appliquent le droit, même lorsqu’ils sont contres.

  25. Fab

    Le droit du travail est très strict en France et très difficile à appliquer pour un chef d’entreprise. Ce ne sont pas les personnes aux prud’hommes qui sont les responsables !

    Pour ma part, j’ai 25 ans et suis de nature « entreprenante », j’ai déjà créé plusieurs entreprises mais je pense que je vais arrêter pour me trouver un boulot tranquille sans prise de tête et profiter du système comme tout le monde – puisque c’est le seul choix possible aujourd’hui.

    J’ai connu des personnes qui ont monté leur entreprise, créé du travail mais travaillés 60h par semaine pendant 30 ans pour a la fin réussir à se payer une Audi A5 (pas une Porsche qu’on s’entende bien..) et avoir le plaisir de se faire cracher dessus ou insulter de « riche ».

    J’aimerai bien connaitre le nombre de chef d’entreprise qui vivent dans une situation précaire et également des chiffres sur les problèmes de santé qu’ils connaissent. Je pense que ce serait étonnant !

    1. Guillaume

      La meilleure chose à entreprendre, c’est passer des concours ;)

      Je trolle un peu, mais malheureusement, on te reprochera plus de ne pas avoir de statut en france que de vouloir entreprendre, etre mobile, souple etc…

      1. Stéphane

        Passer des concours revient à essayer de chopper la meilleure cabine sur le Titanic.

        Demandez-vous dans quel état sera la France quand ces gens arriveront à la retraite, et quelles sont les chances qu’ils y parviennent avec les mêmes conditions et avantages qu’aujourd’hui.

        Je suis d’accord avec Paf: la meilleure chose est de contempler ça de loin.

        1. Calvin

          Le Stéphane exagère !
          Allons, allons, il n’y a pas de pays en U.E. où les fonctionnaires sont licenciés à tour de bras, les retraites de ces mêmes fonctionnaires rognées d’un coup…

          Hum… Bon, sortons d’abord la Grèce de l’U.E, et ma phrase précédente sera juste !

    2. Nicolas

      « J’aimerai bien connaitre le nombre de chef d’entreprise qui vivent dans une situation précaire et également des chiffres sur les problèmes de santé qu’ils connaissent. Je pense que ce serait étonnant ! »

      Les chefs d’entreprises gagnent en moyenne 400 euros de plus qu’un cadre sup en France de mémoire.

  26. Deres

    Dans la famille des 110 propositions de Mitterrand, je voudrais la fiscalité des hauts revenus :

    « 35 – L’impôt direct sera allégé pour les petits contribuables, renforcé pour le gros revenus de manière à réduire l’éventail des revenus. L’avoir fiscal sera supprimé. »

  27. Hussardbleu

    Le Droit du Travail est un piège à cons (et même à gens plus… élaborés) : sa complexité byzantine est le but recherché en lui-même, puisqu’il s’agit – en fait – de faire juridiquement trébucher l’employeur dans toutes les circonstances où il est opposé au salarié.
    Un exemple entre mille : lors de l’entretien préalable au licenciement, le salarié peut se faire assister par un représentant syndical, mais pas l’employeur (pas même par un Huissier chargé de dresser constat de ce qui se dit, afin d’éviter toute contestation ultérieure sur la teneur exacte de l’entretien). Amusant et équitable, non?

    Le Conseil des Prud’hommes est composé paritairement de représentants des salariés et des employeurs, mais, déjà là, les dés sont pipés, puisque les représentants des salariés sont des permanents syndicaux – en heures de détachement payées par leurs entreprises, et dûment formés par leurs syndicats, financés par qui, au fait ?… – alors que les représentants des employeurs sont des gens de bonne volonté qui prennent sur leur temps de travail et n’ont pas le temps, en général, de suivre les formations, lorsqu’il y en a.
    S’il n’y a pas un juriste dans le lot, c’est plié, en général…

    Lorsque les juges deviennent des professionnels, au niveau Cour d’Appel ou Cour de Cassation, c’est tout aussi plié, puisque les magistrats en cause sont « de gauche » dans la plupart des cas, et il m’est même revenu, d’un ami greffier à la Cour de Cassation, la remarque d’un ancien Président de la Chambre Sociale pour lequel « le salarié doit toujours bénéficier d’un a priori favorable »… et au vu des arrêts, sa directive est suivie… Je tire un feu d’artifice quand je vois un arrêt favorable à l’employeur….

    Alors ? alors, comme personne n’a les cojones de foutre le Code du Travail au feu, c’est définitvement plié, mes amis….

    CPEF…. comme dit H16, que j’approuve totalement quant à sa remarque sur la valeur des conseils sur l’Internet. Une seule chose à faire : consulter Legifrance, les textes, rien que les textes !

  28. Waren

    Philippe Nemo a écrit quelque chose d’intéressant à propos de la haine vouée aux patrons. Dans l’esprit socialiste, la notion de création de richesses passe forcément par l’exploitation d’un tiers, employé ou ouvrier; ce qui implique que ces derniers sont obligatoirement lésés.

    La logique socialiste considère comme tout simplement inconcevable qu’une richesse puisse être créée ex nihilo, il y a nécessairement quelque part une spoliation, d’où cette haine viscérale.

    1. Nord

      Ah! je sens poindre l’oxymoron quand on envisage une logique socialiste, mais vous n’avez pas tort.

      La preuve par Rue89 (désolé, pas le temps ni l’envie de passer chez Seb Musset ou Méluche):

      « La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable », assurait Thomas Piketty en 2009 dans sa chronique dans Libération. D’ailleurs, les Américains avaient été encore plus radicaux que les Français. Le taux était fixé à 91% de 1941 à 1964, et il est resté au-dessus de 70% jusqu’en 1980 :

      « Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés […]. Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. » (http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/02/28/taxer-les-super-riches-hollande-est-il-alle-trop-loin-ou-pas-assez)

      Où il se confirme donc que ce sont des actes de vengeance, visant une rédemption rouge. Ite misa est, et CPEF bien entendu.

      1. Maruška

        ça fait mal aux yeux et à la tête de lire ce torchon! :-D
         »ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. » ça me tue. C’est l’Etat qui rémunère peut être?  »on » rémunère!!
        Je me rassure en me disant que les gens se lasseront de lire ces conneries un jour, et malgré les canadairs de subventions qui pleuvent dessus en ce moment, celles-ci se tariront bien un jour (puisque CPEF, on est bien d’accord).

      2. Nicolas

        « et il est resté au-dessus de 70% jusqu’en 1980″

        Tiens, et l’auteur ne dit pas pourquoi, genre, inefficacité totale d’un point de vu économique..

        « Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. »

        L’Homme de gauche est persuadé qu’être PDG d’une multi, ce n’est rien et que n’importe qui peut le remplacer au pied levé. Dont lui, bien évidement..
        Car il n’y a pas de compétence, vu que c’est nous qu’on est égaux.

    1. altigan

      C’est pour ça qu’il vaut mieux aller dans le sens du vent si on veut entreprendre , je veux dire par là que certaines activités sont les chouchoutes de l’administration :

      – tout ce qui touche à l’économie solidaire
      – tout ce qui touche au domaine du bio
      – monter une structure en SCOP : http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_et_participative

      Je vous assure que si vous remplissez ces trois conditions, les portes de l’administration vont s’ouvrir en grand et vous bénéficierez de pleines pognes de subventions en tout genre , Europe, conseil régionaux et généraux , DDTM …

      De plus vous n’êtes plus suspecté d’être un méchant capitaliste, mais un patron équitable et solidaire , ce qui procure un certain nombre d’avantages dans les relations avec les administrations !

      Vous savez ce qui vous reste à faire :)

      1. Cultilandes

        Etant agriculteur, je connais la chanson.
        On s’habitue à l’opportunisme, « au guichet », à aller ou à montrer que l’on va dans le sens du vent, au prix de contorsions, temps perdu, dossier et frais de dossiers qui font vivre toute une faune…

  29. pod

    Décidément, je prends le sujet de ce jour très à cœur, aussi pardonnez-moi d’employer ci-après des termes à nouveau vulgaires (cf. autres commentaires plus haut).

    « Freelance, je suis mon propre patron. Dans l’imaginaire moyen-franchouille, tout patron étant un enculé potentiel, je préfère continuer à m’enculer moi-même et tout seul : ainsi je ne perds pas de temps en inutilités étatisées et l’absence de vaseline reste tout à fait supportable quand on est en micro-comité. »

  30. pi31416

    Flamby est un dégonflé, avec sa proposition d’une tranche d’imposition à 75%, un DÉ-GON-FLÉ. Je crois me souvenir que les Beatles étaient partis s’établir aux USA quand le fisc britannique les avaient imposés dans la tranche des 98%. Un petit rigolo, Flamby, avec ses 75%, un petit rigolo, je vous dis!

    Mais il y a mieux que les Beatles. Voyez ici http://en.wikipedia.org/wiki/Pomperipossa_in_Monismania

    Pour les ceusses qui jaspinent point le shakespearien en voici une traduction très partielle mais suffisante: « Pomperipossa in Monismania »
    est un conte satirique écrit par Astrid Lindgren, auteur de livres d’enfants, en réaction aux 102% de la tranche supérieure de ses revenus qu’elle s’était vu réclamer par le fisc suédois.

    Le fisc suédois aurait eu tort de s’en priver: cet exploit fiscal était l’œuvre du Parti Social Démocrate, auquel Lindgren adhérait et a continué d’adhérer même après qu’il lui ait ratiboisé 102% de ses revenus.

    Comme quoi tu vois, Flamby mon ami, même à 110% et plus, tu trouveras encore des couillons pour voter pour toi. Alors ne sois pas timoré comme ça, promets-nous une tranche à 150% qu’on voie si Méluche aura les génitoires de surenchérir.

  31. DominiqueD.

    Tiens, cela me rappelle la loi de modernisation sociale que Guigou (gouverment Jospin) a proposé et fait voter.

    Imaginons qu’une entreprise au bord du gouffre envisage de se séparer de quelqu’uns de ses employés, avec cette loi, entre recours en justice, appel et compagnie, dans le pire des cas, entre la décision de licencier et le licenciement réellement acté, j’ai entendu dire qu’il pouvait y avoir au maximum un délai d’un an et demi. Autrement dit, l’entreprise a toutes les chances de crever durant cette période.

    Comme je le dis souvent, le péché des socialistes est de ne pas comprendre que le mieux est l’ennemi du bien, et que l’enfer est littéralement pavé de bonnes intentions.

    Quand l’Etat sera guéri de son syndrome Big Mother (pour reprendre le titre d’un ouvrage de « Michel Schneider » sous-intitulé « Psychopathologie de la vie politique »), cela ira mieux. Mais pour l’instant, aucune amélioration ne se pointe à l’horizon.

  32. Calvin

    Excellent post, dont les raisonnements et les conclusions sont mille fois vérifiés chaque semaine.
    Il manque néanmoins son corollaire. Comme les politiques ont remarqué que les entreprises pouvaient mal finir, ils ont appliqué (comme d’habitude !) une solution (bancale) aux problèmes qu’ils ont eux-même créés : les subventions aux entreprises.
    « Je condamne les employeurs, mais comme cela fragilise les emplois, je vais leur filer (un peu) du fric ».
    Mais attention ! Il ne s’agit pas vraiment d’aider la ré-industrialisation, l’innovation ou même aider face aux difficultés.
    « Il s’agit de lutter contre le chômage ».
    Et, finalement, comme toujours avec l’Etat, les mesures prises aboutissent aux effets inverses de ceux recherchés…

  33. Xango

    Ca me rappelle La Loi de Bastiat, que je suis en train de lire en eBook (gratuit) sur amazon Kindle (ampli gratuite aussi). « la loi dévouée, détournée etc…
    Ps : merci mamazon, en France en on est a aligner le prix du ebook sur celui du livre avec débat a la con sur le niveau de TVA …

  34. eheime

    je crois que vous pointez le probleme fondamental en france. Cela occasionne les problemes economiques que nous connaissons. Mais c’est aussi la raison d’une mentalite responsable d’un certain maletre a mon avis.

  35. channy

    tres bon article sur le fond H16 c est a dire creation d entreprise et etat d esprit francais
    vous avez cependant bien anticipe les objections eventuelles
    cependant au proces cette entreprise de cercueil elle avait un avocat ou pas? j ai toujours ete surpris de voir que dans les petites entreprises c etait souvent un cadre dote de notions juridiques tres discutables qui s occupait des affaires juridiques quand ce n est pas le comptable qui fait office de conseiller juridique..comme vous le dites plus loin les grosses boites ont les moyens de payer des gens pour satisfaire les caprices de l etat les petites entreprises non
    Pour avoir mis, une de mes anciennes boites aux prud hommes, ce que je regrette c est l absence totale de conciliation de la part des patrons…mais quand je vois les rapports salaries-patrons en france c est hallucinant..et quand vous avez l esprit ouvert et que vous souhaitez dialoguer avec votre patron..celui ci vous prend generalement pour un fou ou pour un type qui veut le pieger..vos collegues de travail pour un leche cul…car le patron c est forcement un salaud de riche qui vous exploite…si seulement le francais pouvait acquerir la culture du dialogue dans le travail ce serait un progres immense dans ce pays

    1. Nicolas

      « ? j ai toujours ete surpris de voir que dans les petites entreprises c etait souvent un cadre dote de notions juridiques tres discutables qui s occupait des affaires juridiques quand ce n est pas le comptable qui fait office de conseiller juridique.. »

      Vous pensez comme les journalistes qu’il y a des tripotés d’experts salariés et un budget sans limite pour ces conneries tellement les patrons de PME se gavent ?

      1. channy

        #Vous pensez comme les journalistes qu’il y a des tripotés d’experts salariés#
        vous m avez mal compris Nicolas, je dis que souvent helas dans les petites entreprises qui comme vous le soulignez n ont helas pas les moyens de se payer les conseisl d un avocat a plein temps on confie les questiosn juridiques a des cadres qui n ont pas assez de connaissances du droit et comme il a ete souligne plus haut par hussard bleu#Le Droit du Travail est un piège à cons# ..et souvent helas ca fini mal pour l entreprise…

  36. Emma

    Très bon billet cher h16, dans la veine d’un Alexis de Tocqueville quand il écrivait (De la démocratie en Amérique) en évoquant le souverain Etat :

    « Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

    Le plus fort étant à mon avis : « il ne détruit pas, il empêche de naitre » c’est tout à fait ce que décrivez.

  37. Achille

    Dans cette affaire de cercueils, les juges n’ont fait qu’appliquer le droit. Si la lettre n’est pas conforme aux minima de ce qu’elle doit contenir, c’est la faute assurée. Evidemment, il y a l’appel mais c’est coûteux et long, et probablement avec la même conclusion… Et quand on à la tête dans le guidon pour essayer de s’en sortir, et le moral dans les chaussettes, le sujet devient un mélange de colère, d’impuissance et de découragement.

    Je lis les commentaires qui vont dans le sens qu’entreprendre en France, c’est un peu galère. Oui et non. C’est Galère si on croit que tout va aller sur des roulettes et que la ligne de tel va être branchée illico (j’ai attendu 1 mois et demi), si on croit que la demande de compteur Bleu à la place d’un Compteur Jaune va se faire en un clin d’oeil (j’ai attendu 6 mois !!! et pendant ce temps ça facture évidemment), etc… C’est moins la Galère (dans le sens de se prendre la tête) si on est préparé à ce genre de situation parfois ubuesque et si on garde son calme. Etre Entrepreneur, c’est un état d’Esprit qui fait qu’on s’apprête à lutter d’abord contre des inerties d’Etat, et ensuite contre tout ceux qui veulent casser votre Rêve. c’est un véritable Combat sans violence et non une promenade de Santé en petite foulée chez les Bisounours.

    1. … et c’est absolument anormal. Il faut avoir vécu à l’étranger pour comprendre que ceci est à la fois typiquement français et parfaitement scandaleux.

    2. gnarf

      >>C’est Galère si on croit que tout va aller sur des roulettes et que la ligne de tel va être branchée illico (j’ai attendu 1 mois et demi), si on croit que la demande de compteur Bleu à la place d’un Compteur Jaune va se faire en un clin d’oeil (j’ai attendu 6 mois !!! et pendant ce temps ça facture évidemment), etc…

      Ba vous etes a mi-chemin de l’union sovietique au niveau des delais.
      Le veritable probleme c’est que quand vous perdez votre temps et votre energie a cause de ces choses, vous avez beau garder votre calme, vous avez moins de temps et d’energie a consacrer a votre activite elle-meme…donc vous etes plus cher et/ou moins bon.
      Et tout vos clients y perdent. Ces delais et obstacles entrainent directement le rencherissement des produits et services locaux, et donc la baisse de competitivite du pays et du pouvoir d’achat.

      En ex-URSS, on considere inadmissible d’attendre plus de quelques jours ouvres un service de telecom ou d’electricite. Ca donne une idee du chemin parcouru.

      1. Achille

        Complètement d’accord sur la nature « soviétique » du sujet. Le problème est que vos Interlocuteurs sont aujourd’hui des Entreprises devenues privées… Elles ont tout gardé du service Public (réactivité nulle) et elles ont tout pris du service Privé (monnaie maxi). Le second problème est l’absence de responsable de quelque chose puisqu’il y a une ribambelle de sous-traitants qui n’en peuvent mais… Ca n’est pas Eux mais les Autres. Mais comment faire autre chose que de subir puisque le Monopole est toujours là, quoiqu’on dise.

  38. Javayim

    Excellent post qui exprime parfaitement mon vécu et mes sentiments au regard des différentes péripéties que j’ai pu traverser avec mon entreprise.

    Merci de mettre en phrases et en ligne ce que beaucoup n’ont pas l’opportunité de dire, en espérant que cela puisse faire avancer les choses…

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