Du zouk pour tous

La question taraude tout le monde… Ou disons, tous les artistes dont la survie dépend, in fine, du bon vouloir de l’État et de leur ministère de tutelle : comment s’assurer que l’argent public continuera de couler comme il faut, là où il faut, alors que (horresco referens) les entreprises privées investissent de plus en plus dans les biens culturels ?

Oui, bon, certes, je sais que cette terrible angoisse ne doit pas étreindre tant de monde que ça, mais il n’en reste pas moins que la question reste posée, pleine d’anxiété, par un récent article du Monde entièrement consacré à cette palpitante question : comment bâtir une politique culturelle alors que des entreprises privées qui ne dépendent pas de l’impulsion politique peuvent, à tout moment, créer des fondations, des musées ou des happenings culturels festifs, citoyens et surtout pas payés avec l’argent des autres ? Comment orienter toutes ces masses d’argent bien juteux vers les bons artistes officiels ?

Pour Le Monde et son journaliste, la question se pose avec acuité en ces termes : la France a inventé l’État culturel (ben oui, ce que faisaient jadis les Soviets avec leurs artistes officiels n’a rien à voir, bien sûr), mais l’argent du privé y prend de plus en plus de place et pas seulement au travers du mécénat : certains musées, monuments ou salles de concert, aux ressources financières de plus en plus réduites, se retrouvent forcées aux pires extrémités consuméristes pour équilibrer leurs budgets. Pire, on voit même de la part du privé un plaisir non feint à se substituer à la puissance publique :

« le privé voit bien que l’État souffre, et il en profite pour être plus intrusif »

oooh filocheRooOooh ! Quel salaud ! Profiter d’un État à terre pour ainsi prendre la relève et subventionner des artistes à fonds perdus ou pire encore, avec de viles envies de profit derrière ! Mais ce n’est pas tout ! L’intrusion du privé sur les plate-bandes de l’État se traduit aussi, de l’autre côté, par une diminution du mécénat direct : ce que les fondations mettent dans un beau musée tout neuf, elles ne le mettent pas dans des dons généreux aux institutions officielles. Et ça, mes petits amis, c’est un bon gros manque-à-gagner pour la puissance publique qui risque de se retrouver en slip à force de ne plus pouvoir tabasser le contribuable de nouvelles taxes.

Oh, zut et zut à la fin.

oh noes

Vous le voyez bien : cette question, qui paraissait presque badine pour le citoyen lambda, celui qui travaille, paie des impôts et subventionne donc les cacas thermomoulés de Piotr Vladüuisky ou un plug géant place Vendôme sans le savoir, est absolument cruciale pour toute une population d’artistes et surtout d’intermittents de la culture qui papillonnent fiévreusement autour et dont le job serait subitement remis en cause par la disparition aussi souhaitable que douloureuse du Ministère de la Dépense Publique Pour Favoriser Une Culture Plutôt Qu’Une Autre.

À lire le papier du Monde, on comprend que l’heure est grave et on saisit l’ampleur de l’effroi qui mouille leurs petits yeux et agite leurs esprits de cette question lancinante : « comment faire pour que l’État conserve ses doigts dans le pot de confiture et puisse arroser ceux qu’il veut ? »

Je voudrais cependant les rassurer : nous sommes en France et, à tout problème de distribution gratuite d’argent des autres correspond une solution simple qui passe par l’extorsion et l’utilisation de la coercition. Avec ou sans le sourire. Autrement dit, dans tous les domaines y compris le culturel, il suffira toujours à l’Etat de passer une loi pour transformer un « manque à gagner » en milliers d’opportunités sonnantes et trébuchantes.

C’est d’ailleurs exactement ce qu’entendent faire nos députés grâce au projet de loi relatif à « l’égalité et à la citoyenneté », qui contient quelques croustillantes dispositions relatives aux médias, dont l’obligation pour les diffuseurs (chaînes de radio et de télé) d’une proportion de 4% d’œuvres musicales interprétées dans une langue régionale en usage en France, et ce dans le cadre de leurs obligations déjà existantes d’œuvres musicales d’expression française.

gifa yeah ok great

Très concrètement, cela revient à imposer un quota d’œuvres musicales spécifiques dans le cadre déjà contraignant des œuvres musicales françaises que les radios françaises ont l’obligation de diffuser, coûte que coûte et vaille que vaille. Pour les télés, outre plus de pouvoir au CSA, ce projet de loi prévoit aussi d’introduire des impératifs de diversité, pour contrecarrer la « sous-représentation » des personnes « perçues comme non-blanches » (selon les termes de l’article).

Au terme de la loi, ceci aboutirait à imposer des quotas de chants corses ou en créole à toutes les radios françaises, et ce alors que ces œuvres ne s’inscrivent pas toujours dans la ligne éditoriale de la radio (« Skyrock, Rap and R’N’B and I Muvrini non stop » ?) et, pire, que la quantité de titres disponibles ne permet probablement pas d’atteindre ces fameux quotas (et non, on ne peut pas toujours tout combler, même avec du Frankie Vincent).

Pour le moment, le projet de loi, adopté à l’Assemblée nationale, est en cours d’examen par le Sénat. Peut-être la Chambre haute, sentant l’aspect rocailleux et assez impraticable des amendements et nouveaux articles introduits, va-t-elle édulcorer un peu les consternantes idées de nos députés, mais l’idée générale est là, lancée, et n’attend qu’un bon moment pour mûrir et rentrer en force.

Or, c’est bien de force qu’il s’agit et qui permet d’apaiser définitivement nos artistes et nos intermittents de la subvention : quoi qu’il arrive, si jamais l’État devait vraiment manquer de fonds pour une exposition absolument indispensable à la perpétuation du phare de l’Humanité, si jamais (ô, horreur !) la Culture devait être trop envahie de ces fonds privés qui ne dépendent que du bon vouloir d’un riche magnat et non de la force publique à discrétion d’un ministre ou d’un politicien habile, rassurez-vous : la Loi saura remettre de l’ordre, la loi agira pour prendre dans les poches de Pierre et donner à Paul, la loi interdira les uns et adoubera les autres.

Car l’État sait mieux que le marché ce qui est culturellement bon pour vous.

crotte de chien volante, par Paul McCarthy

Commentaires169

  1. Le Gnôme

    Fouquet s’était déjà fait taper sur les doigts pour avoir construit plus beau que Louis XIV, alors l’intervention monopolistique de l’Etat ne date pas d’hier.

    1. Cyril45

      Le contexte était totalement différent. Et Louis XIV n’a jamais fait mettre de grosses m….. dans le parc de Versailles. Il a même soutenu des artistes qui n’étaient pas du goût de certains car trop provocateur.

  2. Calvin

    Il y a un point que permet cette loi de quotas de chansons spécifiques : si l’offre actuelle est pauvre (chants corses, occitans, auvergnats…), la possibilité de racketter, pardon, se faire rémunérer, fera que de nouveaux « artistes » vont apparaître avec des oeuvres, comment dire, ébouriffantes…. (rappelons nous du mélange Rap – Celte. :Manau)
    Quand il y a du pognon à la clef et l’Etat qui garantit avec l’argent de certains, y aura offre.

    1. guillaume_rc

      pas bête. je vais de ce pas monter un groupe de jazz manouche chanté en béarnais.
      En combinant tout ça je suis sûr de pouvoir toucher du pognon

    1. albundy17

      Tsss, mauvaise langue, dans les faits divers de tout les quotidiens, à chaque fois qu’un nom est lâché, les consonances sont manifestement occidentales

      1. Pat

        Dans l’histoire des bouteilles de gaz qu’elles n’ont même pas su faire pêter, il n’y avait pas, parmi les suspectes, une certaine Adèle H ? Ou j’ai dû mal comprendre…

      2. Aristarkke

        Parce que tu arrives encore à trouver des prénoms (je n’évoque même pas les noms de famille) dans les comptes-rendus des journaux??? On ne parle plus que de la nationalité juridique des phénomènes…
        Il y en même, comme Zemmour, qui osent dire que le roi est nu, par exemple en rapportant que la population carcérale Grançaise n’ est pas du tout en corrélation des pourcentages de ceux du dehors…

        1. albundy17

          « tu arrives encore à trouver des prénoms »

          Ha oui, dans le Sud Ouest, ils ne parlent jamais d’origines ethniques, mais dès que c’est du dupont, il cite, c’est tout juste s’ils ne donnent pas l’adresse

          « en rapportant que la population carcérale Grançaise n’ est pas du tout en corrélation des pourcentages de ceux du dehors… »

          Ha ben non, le pourcentage est beaucoup plus elevé, dedans

  3. guillaume_rc

    Une précision : le soutien accordé aux langues régionales, ça vient de la strate d’au-dessus, l’Union Européenne.
    Soutien enclenché dans le but avoué d’encourager les régionalismes et de détruire (à terme) les nations.

      1. MadeInCH

        Pas vraiment « les peuples », lorsqu’il s’agit de leur donner un avantage.
        Exemple: Viendez tenter de trouver du labeur en pays Schwytzerdeutsch. Z’allez aimer. ça encourage pas l’intégration. Ou bien ça la force à en oublier méchamment l’originale?

      1. guillaume_rc

        Je ne résume pas le problème à célafotaleurop. Je constate.

        Après que nos députés soient atteints de dysenterie législatives, ça ne fait aucun doute.

        Le clientélisme a aussi sa part. L’initiative de ce projet vient de V Lurel, élu antillais.
        Or si les Antilles sont pauvres en hard métal, en zouk en revanche…

          1. Aristarkke

            Alors comme cela, vous voulez l’herbe sous le pied de Philou, l’ AdP (rien à voir avec les transports, du moins les aériens) et vous pensez échapper à son courroux ??? 😉

          2. Aristarkke

            Comment? Pheldge est resté coi face à cette tentative de lui disputer la couronne du calembour??? Ho ??? Serait-il noyé sous la cendre de sa repentance ??? Quelqu’un l’ a encore vu vivant cet aprèm??? 😥

            1. Pheldge

              Moi y’en avoir une vie, en dehors de poster des âneries pour te faire rigoler ! par exemple, moi ramasser cocos, moi cueillir mangues et bananes, moi ramasser cafards, pour barbecue du soir, larves bien fraîches et grouillantes, pour faire fricassée du petit déj ! 😉

    1. Olivier R

      Détruire les « nations » en sauvant des langues? Vous êtes fort vous!! Je vois que le jacobinisme puant a encore de beaux jours devant lui même au sein d’ une communauté plutôt libérale… Et puis si déjà avant d’imposer des quotas ridicules la France se mettait enfin en règle avec la charte européénne ce serait déjà pas mal… Enfin bon vous la « qualité » de la chanson française je me dis que ça fera 4% de daubes en moins sur les ondes…

      1. guillaume_rc

        pas compris la dernière phrase.

        Pour le reste…. on peut se jeter des anathèmes et jouer à moi-je-suis-plus-libéral nananère. Je ne suis pas sûr que ça fasse avancer les choses.

        1. Aristarkke

          Allons, allons! Moi j’ai compris qu’il y a la chanson française, la chanson pas française (beurk, beurk, beurk), la chanson française d’ emballage mais pas de fond français et la chanson pas française d’ emballage mais de fonds français. En plus, il y a la chanson française utilisant des langues autres que françaises mais qui sont considérées comme françaises tout en étant incompréhensibles par le français souchien de base puisqu’elles sont issues de régions françaises qu’autrefois, elles ne l’ étaient pas, françaises et qu’ elles voudraient le redevenir, pas françaises (sans cracher sur le cheque mensuel français de pension alimentaire -faut pas déconner de trop, tout de même).
          Quant aux interprètes, il y a les français qui…
          [ on me dit dans l’oreillette que finalement le public éclairé de ce blog se résignera à se contenter des Papous à poux et des Papous pas à poux ]

          1. theo31

            Dans le pays de l’égalitarisme forcené, ça défrise qu’on encourage une autre langue que celle imposée à coups de génocides et de persécutions par le gouvernement. Il y a plein de pays où l’on parle plusieurs langues officielles sans que ça dérange personne sauf dans le pays des cons et des enfileurs de mouches.

                    1. albundy17

                      alors vous n’avez pas le même politiquement correct qu’en france, ici les allocutions sont creuses, sans sens ni direction, le tout est de ne pas se chopper un procès et de ne surtout rien dire

    2. Juju

      Quand on veut être nationaliste on s’enracine, on retrouve sa terre, sa ville, sa région(ou son coin).

      La centralisation par la langue non merci, trop de jacobinisme dans cette idée, surtout quand on voit comment on a imposé le Français.

      Et dire cela c’est un peu prendre les gens pour des débiles éternels, on peut parler le Français et sa langue national…Sauf en cas de difficultés sévères d’apprentissage.

  4. Higgins

    C’est une représentation figurative du Parlement la dernière photo?

    Ce genre de texte est d’autant plus débile que les nouveaux médias (Internet en tête) permettent de plus en plus de s’affranchir des sources traditionnelles. On peut désormais regarder la TV à la carte et ainsi échapper à la médiocrité des écrans. Des sites comme Radio.fr facilitent l’accès à des milliers de stations à travers le monde (dont certaines ne passent que du zouk et Frankie Vincent). Autant dire que cette nouvelle ligne Maginot va rejoindre son ancêtre en terme d’inutilité. CPEF.

    1. sam player

      Menfin !
      Faut imposer à TOUTES les radios ce quota pour pas que les auditeurs-trices arrivent à passer entre les gouttes.
      Next : supprimer le bouton marche / arrêt des autoradios
      Next : sélection des fréquences au hasard

      1. MadeInCH

        En Ripubléque Domécritoque de Corée (du nord), si je ne me trompe pas, les radions ont les fréquences des stations en pré-programmées.
        Du genre, Dugong: Boutton1, Mah-Jong: Boutton2, Sigmun: Button3, etc…
        Les radions sont plombées et il y a un contrôle régulier pour être sûr que les radios ne soient pas bricolées pour écouter autre chose que la Bienfaisante Parole du Cher Leader Capitaine Bien-Aimé.

  5. Kazar

    Comme d’habitude, vivement la faillite, puisque cela ne s’arrêtera que lorsqu’il n’y aura plus de pognon à distribuer. Et oui, plus cela tardera, plus cela sera douloureux. Faites comme en Allemagne, faites des stocks, car si vous croyez que tous ceux qui se tiennent tranquilles vont rester chez eux lorsqu’on va stopper la distribution de subventions aussi nombreuses que diverses et (a)variées, vous vous fourrez le doigt dans l’œil.
    Et pour info, voici ce que donne le rapport des forces en présence :
    http://www.bvoltaire.fr/maximedeladeveze/la-guerre-en-france-les-forces-en-presence,282088

        1. theo31

          On ne fait pas la guerre depuis un bureau mais au contact de l’ennemi, pas comme ces déchets de la démocrassie que sont Bush, Obama et Hollande. Tous ces étrons ne seront jamais Hannibal

      1. Taisson

        C’est sur, le chiffre de 20000 est « grotesque », cela voudrait dire qu’un tiers des délinquants serait prêt à commette des actions « méchantes  » sur le sol Français… c’est « grotesque » ! (mais possible…)

        Ce qui est bien avec les chiffres, c’est qu’en jouant sur les critères de départ et sur l’analyse des résultats, on peut leur faire dire n’importe quoi !

        En plus, il y à plusieurs millions (on ne peut pas les compter, mettons entre 2 et 3millons) de « Parfaitement Français », ( légalement parlant) et qui ne sont évidemment pas dans les chiffres « d’étrangers » ou « d’émigrés », qui les regardent faire avec des sentiments partagés entre la compréhension et l’admiration profonde…Et sont prêt à les aider en logistique par solidarité communautaire. Comme les palestiniens qui regardent leurs enfants jeter des cailloux sur l’armée israélienne…
        .
        La tactique de faire des « martyrs » avec les enfants et les femmes, discriminées, en france pour leur burkini, ça, ça marche !

        Mais, bien sur tout ceci n’existe que dans nos esprits habités par la « peur », car il est bien connu que tous ceux qui voient encore un peu clair sont des couillemolles tremblantes, et que le vrai courage n’appartient qu’ à l’élite intellectuelle…Heureusement qu’en cas de vrai grabuge, ils ont les couillons « peureux »comme chair à canon !!.

        Si la prochaine étape culturelle, était un quota de chansons françaises en arabe,  » l’élite », toutes tendances confondues trouverait surement ça très bien l
        Après tout, c’est bien la langue régionale de seine st denis…

        1. Il est inutile de discuter lorsque les arguments se fondent sur du pur émotionnel. D’une part, ça ne donnera absolument rien d’opérationnel (on débouche sur des idioties ou des abominations), et d’autre part, la « discussion » n’est qu’un pur exercice de style n’ayant plus aucunement pour but de construire un raisonnement étayé, mais de recueillir un assentiment.

          Très peu pour moi.

      1. Val

        @Pheldge mdr ! Je me disais bien que tu réagirais au quart de tour , et puis on aurait déçu le patron en ne saisissant pas la perche,mais j’avoue avoir été surprise que tu ne te sois pas lancé sur le truc avant moi (pudeur matinale , oreiller à plat , matinée chargée ??? …)

  6. Patatrac

    Je suppose que la photo en fin d’article représente des hippopotames s’esbaudissant dans une mare, selon le prisme officiel. Ou bien d’autres y voient aussi (et surtout) un gros tas de mer..e?

    1. Pat

      Une magnifique oeuvre d’art : c’est fait pour provoquer l’émotion. Chacun y voit ce qu’il veut ! C’est curieux, moi aussi, j’y vois un tas de m….

      1. Pheldge

        dans un premier temps j’ai lu « Une magnifique œuvre d’art : c’est fait pour provoquer l’émission … » parce que , moi c’est ce que ça m’inspire !

    2. Royaumont

      Pour ceux qui ne voient pas des hippopotames, je conseillerais la lecture de « la grande falsification » de Jean-Louis Harouel, réquisitoire féroce contre l’autoproclamé art contemporain.

  7. Bonsaï

    Ah! le dernier cliché de l’article nous rappelle trop les quatre année fangeuses du Porcinet en chef… lequel vient tout juste de se réveiller à notre bon souvenir pour faire accroire qu’il s’intéresse à autre chose qu’à lui-même.

  8. Lorelei

    La dernière photo est un montage? Non?
    Et des artistes sont contents d’ériger de telles « œuvres »? et des élus se congratulent de leur génie esthétique?
    Je suis souvent prise de fous rires quand je visite des musées d’art moderne. Je me dis souvent que les « artistes » se foutent de nous, que les conservateurs du musée doivent être incultes et que ceux qui s’extasient devant les œuvres n’y connaissent rien.
    Ou alors c’est moi…

        1. Lorelei

          Ceux à qui appartiennent les lieux en ont dans les yeux pour laisser poser des œuvres pareilles?
          J’ai toujours pensé qu’il devait y avoir connivence entre les artistes et les organisateurs pour exposer de tels… « trucs ».
          Et le public paie…
          Merci pour l’info, si je vois une expo de cet …, j’éviterai.

          1. Chieur chiant

            Avec mon pseudo, je suis très inspiré, ça me rappelle l’histoire de l’organe du corps humain qui voulait faire le chef… C’est toujours mieux que de l’insipide et sans saveur… mais lá, au moins, on est sur de savoir pourquoi on aime pas… à moins d’être un « scatophiste ». L’artiste a oublié un détail très important dans son œuvre, le papier toilette à coté.

          2. Pheldge

            « la merde au moins ça a du gout » que voilà une affirmation intéressante ! bon, on te croit sur parole, bibi, mais peux-tu, pour notre bouillon de culture à tous, nous préciser ce goût ? quelles saveurs as-tu des selles décelées ? des arômes capiteux, peut-être ? nous sommes impatients de connaître tes impressions de gourmet gourre merde ! 🙂

      1. sam player

        Le même McCarthy que celui de l’accident industriel Place Vendôme.
        S’il avait mis le plug avant ça nous aurait éviter la sortie de la bouse.

    1. Royaumont

      Les artistes se foutent de nous dans le meilleur des cas. Parfois il arrive qu’ils croient à ce qu’il font…
      Duchamps disait qu’on pouvait faire avaler n’importe quoi au public, lui il se foutait de nous. Et ceux qui s’extasient devant ce type de production donnent raison à ceux qui les prennent pour des idiots.

      1. sam player

        Je pense plutôt qu’au nom de la liberté d’expression une majeure partie des gens s’en foutent de ce genre d’AC et que 0.005% en profite pour faire passer n’importe quoi devant 2% qui s’extasient pour diverses raisons.
        Les journalistes font partie de ces 2% : il ne faut pas pisser contre le vent.

      2. Pat

        Par un témoignage presque direct, je sais qu’un certain Pablo P. a décidé un jour d’exploiter l’immense connerie humaine, et a fait part de son intention à un collègue peintre comme lui. Ce fameux zartiste, que je surnommerai Pépé le putois afin de sauvegarder son anonymat, a eu totalement raison, son absence totale de scrupule ayant fait sa fortune et celle de sa descendance.
        Ses zoeuvres se retrouvent dans tout bon musée et les prix de ces croûtes atteignent de nouveaux sommets chaque année.

    2. Val

      @lorelei +1 « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.  » Matthieu 7 15-20 , il y certains fondamentaux qui peuvent aider au discernement .

  9. Pheldge

    Je tiens en tant que Réunionnais à m’élever avec véhémence contre ce travers systématique qui consiste à assimiler créolité avec antillais ! Le Patron ( les vierges de mon île menacent de se refuser à lui ! ) à cédé à cette facilité, et j’attends de Sa part , un geste de bonne volonté, comme par exemple la citation in extenso dans le billet du nom d’un artiste réunionnais, d’un calédonien, d’un tahitien, d’un wallisien , à côté de celui de M. Vincent Francky !

        1. Aristarkke

          Tout se perd!!!
          Ah pour ça, oui et re-oui.
          Et en plus, il fait le kakou devant Arbolito et les autres pour leur reprocher des paille(tte)s au mépris de la charpente encombrant son oeil … Et paf, un corps gras pour mieux souligner le viol de Sainte Haxe et la claque mise à Laure T…
          Va te faire ensevelir sous la cendre du piton, ta faute étant sûrement trop lourde pour toi…

          1. Pheldge

            MDR 😀 peux -tu me dire ô ancêtre antédiluvien, par où j’ai fauté, que je puisse travailler à m’améliorer ( si tant est que cela soit encore du domaine du possible … )

            1. Aristarkke

              Il est encore plus mal en point que ce qui est imaginable. Voilà maintenant qu’il n’arrive plus à se relire. La vieillitude + la gastro sont évidemment des circonstances exténuantes…
              Ton « a » avec un accent, penses-tu qu’il soit approprié dans ta phrase ??? (désolé mais ma répulsion d’ écrire cette horreur même en copie didactique, est trop forte) 😳

  10. Doumé

    Que le privé investisse dans la culture, je n’y vois que des avantages si ça concurrence les me**es dont le public nous abreuve.
    Mais là où je ne suis plus d’accord, c’est sur les déductions d’impôts des dons privés, car c’est encore le contribuable qui décaisse au bout du compte, par le biais d’une augmentation d’un impôt quelconque, le mankagagné pour les caisses de l’Etat.
    Je suppose que l’investissement dans une fondation privée doit bien aussi avoir quelques avantages fiscaux, sinon il ne s’en créerait pas tant. Mais peut-être me trompe-je.

    1. « c’est encore le contribuable qui décaisse au bout du compte »
      WTF ?
      Le problème provient de l’augmentation de l’impôt décrétée par l’État, pas de la déduction. Un budget, ça se fait sur base de ce qui rentre, et non l’inverse, choisir ce qui doit rentrer sur base du budget défini, non mais et puis quoi encore!! S’il rentre moins, le budget est revu et c’est tout. Le coup du mankagagné, ça suffit un peu.

      1. Doumé

        « S’il rentre moins, le budget est revu et c’est tout. »
        Théoriquement, c’est ce qu’il devrait se passer, mais dans la réalité vraie, il remonte à quand le dernier budget revu à la baisse?

        Mais de toutes façons, faire des dons à une cause qui nous tient à cœur et en profiter pour se faire une réduction d’impôt, je ne trouve pas ça très juste, vis à vis de ceux qui n’auront les moyens de le faire, ni très moral.
        Vous conviendrez j’espère, que payer moins d’impôts et faire des dons non déductibles serait une bien meilleure solution.

        1. Non, pas du tout. Vous raisonnez à l’envers :
          a/ ce n’est pas parce que l’État cale ses entrées sur ses dépenses qu’il a raison ou que c’est juste. Et 40 ans de dettes accumulées me donnent raison.
          b/ en procédant de la sorte, l’État fait peser sur les générations futures ses choix immédiats. Vous parlez de justice, mais le système actuel est l’épitomé de l’injustice.
          c/ normalement, donner (sans rien en retour) est ce qui devrait être favorisé par dessus tout, précisément parce que c’est l’essence même de la charité, de cette « solidarité » dont se gargarisent tous les tenants de l’impôt. Le don, voilà de la redistribution efficace qui fait plus en tous temps en tous lieux que toutes les redistributions collectivistes qui sont en place. Dès lors, non seulement, il faut que les dons soient déductibles, mais ils devraient l’être à 100% et sans plafond. Les individus seraient alors à même de supprimer complètement leurs impôts en donnant à des associations caritatives reconnues et contrôlées, de leur choix, pour les causes qui leur tiennent à coeur. Le système actuel impose au contraire qu’on finance des choses contraires à nos principes (ex type : les chrétiens sont contraints, par la force, de payer pour des avortements ; les libéraux sont contraints de payer pour entendre débiter des conneries communistes à la radio ; etc…)

          1. Pheldge

            Nous sommes tous d’accord, mais quand on explique ça autour de soi, il y a toujours des hésitations, parce que la liberté fait peur, la liberté des autres que la majorité de nos compatriotes souhaitent voir « encadrée », et par … l’état bien sûr !

          2. Doumé

            h16 –
            Mais qu’ai-je écrit qui dit le contraire?

            Mais plutôt qu’un don 100% déductible des impôts, je préférerai un impôt allégé pour faire fonctionner un Etat réduit (Je ne peux imaginer un pays sans un minimum d’Etat, c’est peut-être la différence avec vous) et des dons non déductibles à verser à qui on veut, si on le veut.

            1. albundy17

              « Mais plutôt qu’un don 100% déductible des impôts, »

              vous estimez donc logique que lorsque vous donnez, vous êtes imposés sur le don.

              On devrait instaurer une taxe bouffe (supplémentaire) quand vous invitez des gens au resto, ou que vous nourrissez vos gamins, finalement c’est de la fraude fiscale

            2. dirty harry

              Doumé,

              Le discours de h16 est parfois compliqué, hier ou avant hier il se plaçait dans le cadre d’un système sans état et pas même une flat tax rikiki et là il vous parle de déductibilité des dons à 100% et donc il n’est déjà plus dans le même système car si c’est déductible c’est bien déductible d’un montant d’impôts dont il s’agit.
              Dur à suivre parfois.

              Il en rajoute une couche d’ailleurs avec « des associations caritatives reconnues et contrôlées » qui pourraient faire penser à une intervention de l’état, mais je ne le pense pas.

              Je pense pour ma part que ces associations caritatives devraient être à livre ouvert H24 sur le Net (en temps réel des recettes / dépenses) et que les internautes se débrouilleraient très bien pour aller débusquer les malversations.

              Il y a trop d’associations qui deviennent lucratives sans but et où le don se transforme en salaire d’emploi virtuel.

              J’ai vendu ma boîte mais je me rappelle une époque où on pouvat verser sa taxe professionnelle directement à un lycée professionnel par exemple et je ne me gênais pas pour le faire car cela me permettait d’obtenir les stagiaires que je désirais puis de les embaucher. C’était des automaticiens et j’étais sûr qu’avec le matériel dernier cri dont ils avaient disposé (grâce à ces versements) qu’ils étaient up to date.

              1. Doumé

                dirty Harry
                Certes, je ne comprends pas tout, mais c’est ce sont les sites et blogs de ce genre qui m’ont fait prendre conscience du danger que représentait l’Etat français pour le pays, alors j’essaie de m’accrocher.

              2. Aristarkke

                C’est la taxe d’apprentissage qui peut être versée en direct à un bénéficiaire de son choix dans une liste agréée (bien sur) par l’ Etat.

                  1. Aristarkke

                    Je reçois chaque année, fin janvier, des tracts de trois ou quatre quémandeurs de cette taxe dont la chambre de commerce de Versailles (Yvelines) alors que ma TPE est dans le Val-de-Marne…
                    Elle fonctionne aussi pour le commerce.

        2. Val

          @Doumé je réagis sur votre propos car j’ai été surprise de l’entendre dans la bouche de nos subventionnés par le privé de notre asso caritative (100% privée jusque la ) (laquelle se met en ce moment à dérailler ferme , mais c’est un autre sujet) .
          Ils avaient l’impression (ahurissante) que les donateurs « gagnaient » de l’argent en donnant car ils déduisaient de leurs impôts . C’est faux. . Donner leur coute plus cher que l’impôt ( + 40% je crois car les dons ne sont pas déductibles à 100%). Ils en arrivaient au raisonnement totalement aberrant que sans ISF , personne ne donnerait !!!!!!!!!!! C’est totalement incroyable ,sans ISF ils pourraient donner encore plus .
          Par ailleurs s’ ils n’avaient aucune déduction , ils donneraient encore sans doute , mais moins car ils n’en auraient pas les moyens .
          Ces déductions fiscales (qui sont faussement appelées des niches ) sont totalement autorisées par l’état, c’est juste le choix possible de donner à d’autres qu’à l’état et cela a une cout ; comme le dit H16 , la déduction devrait être totale .

          1. bibi

            Pour les entreprises
            https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F22263
            Pour les particuliers
            https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F426

            Dans tous les cas il y a un plafond de déduction donc l’état sait très bien quel montant minimum d’impôt il recouvrira.

            Donc si une entreprise fait un dont de 100, elle bénéficie d’une réduction d’impôt de 60 et donc elle aura versé au titre des dons plus impôts 140.

            1. Pheldge

              Euh, Sam, à l’aide ! bibi, si l’entreprise donne 100 et bénéficie de 60 de réduc d’impôts, ça veut dire que son don lui revient à 40 ! 🙂

              1. bibi

                Dire que son don lui revient à 40€ c’est de l’esbroufe parce que c’est alors considéré que sur les 100 du don versé il y en a 40 à la charge de l’entreprise et 60 à la charge de l’état ce qui n’est pas vrai.

                C’est pourquoi j’ai préféré montré qu’une entreprise verse en dons plus impôt 140 (don 100 impôt 40) alors que sans le don elle aurait versé 100 d’impôts.

                Alors oui le différentiel pour l’entreprise entre faire un don de 100 et pas de don est de 40.

                Mais au bilan vous n’aurez que 2 lignes
                don -100 impôt -40
                et non pas 3 lignes
                don -100 impôt -100 déduction fiscale +60

                1. sam player

                  Bibi, si le don est déduit des impôts sur les bénéfices (après calcul du bénéfice sans le don) alors ton raisonnement me semble faux.
                  C’est bien une partie du don qui vient réduire le montant de l’impôt. il n’y a pas de manipulation, le don de 100 revient à 40.

                  Et en plus, comme pour le particulier, il est préférable que le don soit déduit des impôts plutôt que du revenu.

                  1. bibi

                    Les 40 que vous obtenez c’est la soustraction entre deux exercices comptables différents un avec don et un sans don, je ne dis pas que cette méthode de pensée est fausse je dis que c’est de l’esbroufe car en faisant cela ont laisse croire que c’est l’état grand prince qui paye la différence entre les 40 et les 100 alors qu’il n’en est rien.

                    Un don de 100 reviendrai effectivement au niveau comptable à 40 si et seulement si :
                    don -40 impôt -100 et ensuite l’état donne les 60 restants.

                    Mais nous sommes alors dans un jeu de dupe car l’entreprise aura toujours décaissé 140 l’état aura encaissé 100 et décaissé 60, il lui reste 40 et 100 auront été donnés.

                    Le problème c’est qu’en disant qu’un don de 100 coute 40 (ce qui est n’est pas faux) on en arrive aux salops ils donnent pour payer moins d’impôt en oubliant que le montant don+impôt est toujours supérieur au montant des seuls impôts, pour finir par c’est moi qui paye le manquakagagné.

                    1. Pheldge

                      1/ personne ne dit que l’état est grand prince ! 2/ pour le donnateur, don+impôt sera TOUJOURS > impôt tout seul
                      3/ le phénomène reste marginal, personne n’ira donner 100 % de ses impôts parce que effectivement au final ça lui coûterait 140 % et la générosité à des limites !
                      Alors le coup du mankagagner ça reste du fantasme ! t’inquiète pas que si cette disposition fiscale avait eu des conséquences sur le budget de la nation au point de devoir t’en faire payer la note, elle aurait été supprimée !

                    2. bibi

                      Vous sur estimez énormément les capacités en arithmétique de bon nombre de gens, et ceux qu’ils comprennent quand on dit un un don de 100 coute 40.

                    3. sam player

                      Non bibi, la différence c’est que toi tu n’avais pas envie de faire ce don, donc effectivement ça te coûte quelque soit la somme que tu peux déduire !
                      Si ça tombe, à 100% déductible tu dirais que ça te coûte hi hi

                    4. bibi

                      Non, tout ce que je fais c’est lister ce qui est décaissé par une entreprise quand elle fait un don.

                      Même avec une déduction d’impôt à 100% il y aura toujours 100 à décaissé.

                      Est-ce que je préfère faire un don de 100 à l’amicale bouliste de Trifouilly-les-Oies que de verser 100 à l’état la réponse est oui!
                      Mais vous voyez aisément que quoi que je fasse cela me coute 100 la seule différence c’est que je choisit à qui je verse les 100.

          2. Doumé

            Val
            J’ai pleinement conscience que l’on ne gagne pas d’argent en faisant un don, mais la réduction d’impôts dans un pays dont l’Etat est incapable de se passer de toujours plus d’impôts, oblige cet Etat a augmenter les taxes et impôts pour survivre.
            Donc 66% du don que vous ne paierez pas à l’Etat sera immanquablement récupéré sur le dos de contribuables qui ne seraient forcément d’accord avec la cause que vous soutenez.
            Sans compter que ceux qui n’ont pas les moyens de donner les 34% qui restent, eux, sont dans l’obligation de payer l’intégralité de l’impôt à l’Etat et ne peuvent pas soutenir une cause.
            Donc je maintiens que pas de déductions et un impôt réduit au strict minimum pour tous seraient bien plus juste que le système actuel.

            1. Val

              @Doume merci pour votre réponse . L état à besoin de cet argent privé pour effectuer des actions qu il ne peut plus payer : éducation , social etc donc dire que l argent donne aux assos privée est une perte sèche est inexact . C est plutôt l inverse , l etat est très heureux que ces 34% ne sortent pas de sa poche. Par ailleurs l état fait des demandes incessantes pour financer ds le but de contrôler : son but : financement minimal pour une mainmise maximale. Les assos qui cèdent aux sirènes se font avoir.

            2. dirty harry

              Doumé dit :« …66% du don que vous ne paierez pas à l’Etat sera immanquablement récupéré sur le dos de contribuables… »

              Erreur de raisonnement, vous êtes en train de considérer que le don ne sert à rien et qu’il n’est donc pas venu subvenir à des besoins préalablement couvert plus ou moins bien par l’état, voire ses carences !
              En plus vous donnez à l’état des compétences qu’il n’a pas.

              1. Doumé

                dirty harry
                Autant, je cerne le raisonnement de Val concernant la mainmise de l’Etat pour une perte amoindrie, autant je ne comprends pas pourquoi vous dites que je considère que le don ne sert à rien et que je donne à l’Etat des compétences qu’il n’a pas.
                Le don sert aux associations et l’Etat a toutes facultés d’augmenter ou de créer impôts et taxes lorsque ses revenus ne suffisent plus, non?

                1. dirty harry

                  Oui c’est vous qui disiez qu’en gros la déductiblité des dons va créer un manque à gagner pour l’état… mais vous oubliez que ça va aussi créer un manque à dépenser pour l’état.

                  …et vu le taux de déductibilité de 60% seulement, il est même gagnant de 40% de dépense en plus.

                  Si je donne 100€ à une école, à un musée, ce devrait être au moins 60€ que l’état n’aura pas à donner et donc 60€ qu’il n’aura pas à prélever sur d’autres.

                  Le problème c’est la façon dont on fait les budgets en france. Aux USA quand ils ont instauré une taxe de x% sur le cannabis, ils ont défini un budget avec une recette de par exemple $20M affecté à ceci ou cela (écoles, il me semble). Quand ils se sont aperçus qu’ils avaient trop perçu ($60M) ils n’ont pas affecté l’excédent à un autre poste, ils ont diminué la taxe. Bon ça ne devrait pas durer, il suffit qu’une nouvelle loi donne une affectation supplémentaire.
                  Mais le principe est là.

                  En france les impôts et taxes ne sont pas affectés et c’est cela le problème : un excédent crée une nouvelle dépense qui va augmenter l’année d’après et nécessiter une nouvelle recette etc…

      1. Pat

        Le mot « culture » me semble ambigü en l’occurence. A remplacer par « récolte » ou « moisson » peut-être… Et ça leur donnerait un côté écolo-champêtre qui ne devrait pas leur déplaire. 😉

        1. Aristarkke

          L’ ambiguïté était voulue. Ces intermittents agissent constamment et soigneusement pour entretenir leurs sources de revenus permanents. Ils sont donc bien et d’abord et avant tout assimilables à des cultivateurs… 😉

  11. Le Gnôme

    Je mettrais bien l’étron géant devant l’Elysée, ou devant l’assemblée nationale, je trouve le symbole puissant et fort représentatif des zélites qui nous gouvernent.

    1. Pat

      En ajoutant l’odeur, l’effet serait encore plus fort, et le doute ne serait plus permis. D’autre part, il en faudrait deux autres, afin qu’il n’y ait pas de jaloux, entre l’Assemblée, le Sénat et l’Elysée.

  12. MadeInCH

    En fait, les cocos ont peur d’une chose:
    Qu’il devienne visible et évident qu’il n’est PAS nécessaire que l’Etat s’occupe de Culture.
    Qu’il devienne clair que la Culture n’a PAS besoin de l’Etat.

    1. Royaumont

      On peut même dire qu’il est nécessaire que l’Etat ne s’occupe PAS de culture. Le système actuel favorise les chasseurs de subventions, donc des courtisans, au dépens des autres artistes, dont les vrais, qui n’ont plus d’espace pour s’exprimer et sont donc étouffés dans l’œuf. Il en résulte la misère artistique actuelle, où rien de valable ne se fait (cf Kapoor ou McCarthy) malgré des moyens colossaux.

      1. MadeInCH

        C’est tellement contraire à l’étatisme jacobin centralisateur du Camp des Saints, qu’il faut commencer par l’étape intermédiaire déjà bien courageuse du « pas besoin », avant d’aller au « Surtout pas! ».

      2. dirty harry

        La subvention de la culture fait baisser le coût du ticket d’entrée et favorise donc l’abondance de la mauvaise qualité puisqu’elle ne coûte rien puisqu’elle sera bien souvent couverte par la subvention (cette subvention étant non seulement du liquide mais aussi de la mise en avant).

        Avec ce système de subventions, celui qui fait de la bonne qualité a en fait plus de mal à percer puisque la subvention a rendu accessible le marché à ceux qui n’auraient eu normalement aucune chance d’y être présent.

        (relire 2 fois)

        1. Royaumont

          c’est vrai, mais je pense que c’est pire que ça. Non content d’être subventionné, l’art officiel monopolise l’espace artistique et médiatique. Les autres, n’ont tout simplement plus de place pour exister.
          Le simple coût du ticket d’entrée n’est pas rédhibitoire : pour un musée d’art moderne, de mon point de vue, même gratuit c’est trop cher. Par contre, si cela m’intéresse, le prix est souvent justifié.

          1. dirty harry

            MDR
            Cout du ticket d’entrée : je parlais du coût du ticket d’entrée de l’artiste sur le marché, pas du spectateur !

            Monopolisation de l’espace : oui, mais c’est une conséquence (ce que j’appelais la mise en avant, la quantité venant du coût bas)

            Il fallait donc lire 3 fois !
            Je voulais mettre un exemple, j’ai hésité, j’aurais dû

  13. cyfloril

    dans l’article du Monde « Un événement considérable, qui pourrait détourner les visiteurs des musées parisiens et les fragiliser un peu plus. Nombre de conservateurs s’en inquiètent, ajoutant que l’opération Chtchoukine coûterait autour de 10 millions d’euros à la Fondation Vuitton, et qu’à ce niveau, ils ne peuvent lutter. »

    Le journaliste admet, par là, que la culture pour le peuple qui devrait donner un sens à tout ce cirque n’est pas la priorité de ces gens mais bien leurs revenus. Youpi! je viens d’assimiler complètement la différence entre symbiose et parasitose 😀

  14. Kloupa

    Moins d’art subventionné, ce sera peut-être bon pour sa qualité. Mais Le Monde ne doit pas se faire d’illusion, le tour de vis va aussi toucher la presse subventionnée dont il fait très largement parti: ils vont devoir faire preuve de professionnalisme pour attirer et conserver le lecteur, chose dont ils se sont déshabituées. Et oui, on ne peut pas tout faire et la création de la chaîne de propagande gouvernementale FranceInfo a un coût élevé, et il faudra raboter sur les subventions aux affidés du pouvoir.

  15. Onaneur de Moosh

    Phledge, y’a clairement du pognon à se faire en dans le séga! (pas la console)
    Prends le prochain ferry pour la Réunion, rentre le ventre, sors la gold top, et les euros vont dégouliner!

  16. jeans82

    sous prétexte de culture on subventionne n’importe quoi.
    Même sur les chaines publiques on finance et on accorde une large audience a la « culture » pour élite pour gravataire n’ayant plus accés a la télécommande.
    Qui ici a regardé en intégralité une diffusion de « Bibliothèque Médicis » ? C’est tellement intéressant !

  17. Greg

    H16 :  »
    toute une population d’artistes et surtout d’intermittents de la culture qui papillonnent fiévreusement autour et dont le job serait subitement remis en cause
     »

    Je reviens aux fondamentaux, Coluche il y a longtemps déjà…

    Le job remis en cause, ils s’en foutent, la PAYE remise en cause, là on peut parler…

    La version de base étant :

    « 5 millions de chômeurs qui cherchent un travail. Faut pas déconner, ils cherchent surtout un salaire ! « 

  18. sam player

    Même pas HS.
    Montebourg en a encore remis une couche à Belfort :

    Avantager les entreprises françaises lors de commandes publiques c’est culturel !
    Je savais bien que l’exception culturelle allait nous emmener assez loin.

    1. Aristarkke

      Il me semble avoir entendu dans les infos de ce matin sur BFM que le journal Les Échos émettait de gros doutes quant à la spontanéité spontanée du mélodrame Alstom à Belfort.

  19. Othello

    « certains musées, monuments ou salles de concert, aux ressources financières de plus en plus réduites, se retrouvent forcées » -> forcés

  20. baichette

    « Ministère de la Dépense Publique Pour Favoriser Une Culture Plutôt Qu’Une Autre » – Chapeau bas au maitre ce ces lieux

    Travaillant et vivant en Suisse Alémanique depuis 2 ans et 1/2 tout en suivant quotidiennement ce blog, j’ai quand même l’impression que l’effondrement de la France s’accélère furieusement.

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