Et maintenant, l’État aide les concurrents des taxis, toujours sans votre avis et avec votre argent.

Franchement, il n’y a pas à tortiller : la France des nouvelles technologies, de l’interweb et des réseaux sociaux, ça dépote ! À tel point que les entreprises rivalisent d’inventivité pour investir ces nouveaux espaces, ces marchés, et ces nouveaux modes de consommation. Pour la SNCF, cela se traduit très concrètement par un gros investissement dans une jolie startup, Allocab.

L’entreprise ferroviaire était déjà partenaire de la plate-forme en question, mais elle a jugé utile d’y renforcer son emprise en investissant 3 millions d’euros via SNCF Digital Ventures, son fonds d’investissement. L’idée derrière est de pousser ses clients à prolonger leurs trajets ferroviaires en réservant un véhicule à l’arrivée en gare. On comprend la SNCF : qui d’autre que cette plate-forme permettant de réserver des VTC (véhicules de transport avec chauffeur), des automobiles, donc, pour mieux représenter le futur de l’entreprise nationale de chemins de fer français ? Qui, mieux que la SNCF, pour nous faire préférer les VTC ?

Mmhm mais attendez quelques secondes, tout ceci est étrange.

Voilà qu’une entreprise de chemins de fer va donc pousser ses clients à aller vers la voiture. Mieux encore, voilà qu’une entreprise nationale, publique et dont l’état est l’unique « actionnaire » et responsable (puisque la SNCF est un EPIC), va pousser ses clients usagers à aller voir une entreprise privée directement concurrente des taxis. Encore plus mieux encore, voilà qu’une entreprise publique qui vend du rêve sur rail investit dans du rêve sur roue, alors que l’État prétend aider les taxis et a même régulièrement rappelé que leur monopole ne pouvait pas tomber…

taxis retour vers le passé

Tout ceci n’est pas seulement étrange, tout ceci sent le n’importe quoi très concentré.

Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : tant mieux si la SNCF sort de décennies d’immobilisme sclérosé par un syndicalisme englué dans une lutte des classes d’un autre âge et tant mieux si elle décide de foncer dans les nouvelles technologies, de favoriser ainsi une plate-forme de VTC et de donner un vrai souffle commercial et institutionnel à un moyen de transport plébiscité par presque tous les Français, depuis que Uber leur aura rappelé qu’innovation et bas coûts peuvent aussi exister en France. Tant mieux.

Mais il y a comme une grande confusion dans ce nouveau rebondissement dans l’aventure palpitante de l’État Actionnaire. On sent comme un grand trouble dans la force de l’État stratège qui semble ici se fourrer le doigt dans l’œil et ailleurs.

Difficile ainsi d’oublier que pendant que l’État investit 3 millions dans Allocab par le truchement de la SNCF, l’État investit aussi lourdement dans une plate-forme internet permettant de réserver des taxis. Cela s’appelle même Le-Taxi (parce que Le-Monopole aurait sonné trop revanchard, je présume). J’avais déjà évoqué le biniou il y a quelques temps en notant qu’enfin, grâce à cette application mobile développée par la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières ainsi que l’indispensable Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique, on allait pouvoir réserver un taxi sur son smartphone avec l’argent du contribuable.

D’un côté, nous avons donc Allocab, concurrent du taxi et du train, financé par l’État (qui fait des trains et chérit tendrement les taxis). De l’autre, nous avons aussi Le Taxi, concurrent des VTC et du train, financé par l’État (qui finance des VTC et du train en veux-tu en voilà). De près comme de loin, la seule conclusion qui s’impose réellement concernant l’État stratège, c’est qu’on est bel et bien en présence d’un schizophrène bourré.

Et si ces deux antagonismes devraient déjà, en eux-même, faire réfléchir sur la pertinence globale de la direction stratégique des uns et des autres lorsqu’il s’agit d’investir un peu d’argent des autres dans les nouvelles technologies, il faudra aussi ajouter à la note, maintenant franchement salée, la récente mésaventure d’Alstom et de ses petits trains. Eh oui, rappelez-vous : pendant que l’État fait apparemment tout pour à la fois favoriser le monopole des taxis et le saboter avec les plate-formes de VTC dans lesquelles il investit, l’État s’emploie aussi à concurrencer aussi bien les taxis que les VTC en offrant toujours plus de lignes de train à des prix défiant toute planification budgétaire, et va jusqu’à acheter des TGV pour des lignes locales basse-vitesse.

Et parce que point trop n’en faut, je n’évoquerais même pas ici les lignes de cars entretenues à grand frais par la SNCF (établissement toujours aussi public) qui concurrencent le train ainsi que les nouvelles lignes de car « Macron », décriées avec brio (et fourrage de doigt dans l’œil) par l’inénarrable Filoche, lignes au demeurant elles-mêmes poussées par le gouvernement.

filoche en autocar

Si, avec un tel tableau, vous comprenez encore quelque chose à la fine stratégie d’investissement de l’État et des entreprises dans lequel il est actionnaire, c’est que les explications n’ont pas été suffisamment précises.

Cependant, il reste tout au moins une donnée absolument certaine, commune à tous ces investissements : dans chaque cas, il s’agit d’abord de décisions politiques alimentées par l’argent du contribuable, d’une façon ou d’une autre, et jamais sur des marchés complètement ouverts et concurrentiels.

On peut toujours croire que celui des VTC l’est, mais force est de constater que les efforts permanents des taxis pour mettre des bâtons dans les roues d’Uber et ses coreligionnaires aboutit bel et bien à faire une chasse jalousement gardée du convoyage de personnages par véhicules de tourisme. Les cars n’ont été que fort timidement libéralisés (cabotage), et la libéralisation du rail en France est un tabou qui n’est évoqué à mi-mots que dans les séances les plus masochistes du donjon gouvernemental.

En clair, après avoir aidé les taxis contre votre avis et avec votre argent, l’État utilise maintenant votre argent pour concurrencer ces derniers. Forcément, avec tous ces investissements antagonistes, tout ceci va bien se terminer. Forcément.

forcément, ça va bien marcher

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Commentaires208

  1. Le Gnôme

    L’Etat favorise les VTC de la SNCF et met des bâtons dans les roues des véhicules privés, ya pas à dire, le socialisme, c’est magique.

    1. Aristarkke

      Les VTC avec l’ estampille Kamdubien ne sont pas nocifs pour les taxis que le sont les VTC aliens, mus par le turbo-Capitalisme assoiffé de profit!!!
      C’est pourtant simple à comprendre, depuis le temps…

  2. Higgins

    Sans parler qu’avec la loi Grandguignol, pardon Grandguillaume, l’état cherche à protéger les taxis des méchants VTC. La lecture et la connaissance de la princesse de Clèves devient indispensable pour conduire une voiture avec du monde dedans.

    A l’instant, j’entends SUR BFM Business confirmation que les tour-opérators américains et japonais ne trouvent pas d’assurance pour couvrir les « risques » de leurs clients qui voudraient venir en France. La faute à l’état d’urgence et au spectacle pitoyable offert par les quelques faits divers qui émaillent désormais notre quotidien (-35% de fréquentation dans les palaces). CPEF.

  3. sam player

    Je viens de comprendre à quoi sert l’interrupteur sur les prises électriques dans les pays étrangers : mettre en place l’adaptateur maison !

    1. Gerldam

      En fait, sur la dernière image, à condition de mettre une zone de sécurité de plusieurs mètres autour de la prise, ce système doit fonctionner très bien. Disposer une feuille isolante entre les bornes serait, dans ce cas, une protection totalement superflue.

        1. Gerldam

          Il semble que l’électricité ne soit pas votre fort: le seul risque est celui d’un court-circuit qui fera sauter le disjoncteur en amont, c’est tout; Zéro mort, zéro blessé, au plus une petite brûlure si on a été assez bête pour mettre ses grosses paluches là où il ne faut pas.

            1. Aristarkke

              Exactement surtout si le coupe-circuit est constitué d’un fusible classique par fusion, généralement peu sensible et éventuellement sur capacitaire précédé par le disjoncteur général »cie d’ électricité » qui n’est pas mieux
              Seuls les disjoncteurs « 30mA » sont vraiment sécurisants…

    2. Aristarkke

      Blague à part, cet interrupteur ne servirait-il pas à couper l’ alimentation d’ appareils sans interrupteur type les téléviseurs coréens qui au début de leur apparition, en étaient dépourvus, à cause de l’ état de veille qui est en principe la contrepartie du temps de fonctionnement. Il paraîtrait que ces diodes bien que consommant we façon infime, mangent dans les cinq pour cent du courant produit dans le pays

  4. sam player

    Perso ce qui m’interpelle c’est la distorsion de concurrence créée par une entreprise publique fortement endettée qui investit de l’argent qu’elle n’a pas.

    En 2ème lieu, ces entreprises publiques monopolistiques qui sous-traitent au privé fabriquent des travailleurs pauvres : elles font des marges indécentes sur un marché avec des clients captifs.

    Dans le cas que tu décris, la SNCF va-t-elle faire un appel d’offres pour assurer la liaison gare-domicile en VTC ?

    1. sam player

      Addenda : … une entreprise publique fortement endettée qui investit de l’argent qu’elle n’a pas pour faire concurrence au privé alors qu’elle-même restreint la concurrence sur son marché.

  5. Bonsaï

    Ah! voilà, c’est sur ces mers d’embrouilles, sur ces flots brumeux des agissements étatiques que le Capitaine navigue d’une main sûre, experte, pour nous sortir la tête des embruns.
    Merci pour ce fort morceau de bravoure dépeignant une structure décadente. Et qui deviendra peut-être un texte de référence pour les écoles du futur…

    1. sam player

      Petit mousse, même si le rôle du navire lui donne le titre de Capitaine les marins appellent leur capitaine « Commandant » même dans la marine marchande (et non « mon Commandant », on n’est pas dans l’armée !). Au pire dites Captain.

      — le Second

      1. Bonsaï

        Ici, je fais mine de ne pas m’adresser à lui, je tiens le rôle de l’archiviste,
        ou du héraut.
        Ou mieux encore de la poétesse étrangère, fascinée par cet homme étrange. Je ne dis pas « vous », mais « Il ».
        Subtilités de la langue française…
        D’ailleurs vous devez regarder assez de séries pseudo moyenâgeuses pour comprendre de quoi on parle ici !

  6. Royaumont

    Pour en remettre une couche, toujours avec la SNCF, qui en tient une sacrée (couche).
    La SNCF dispose d’une filiale spécialisée dans la location de matériel ferroviaire, filiale très active en particulier au Maghreb.
    Cette filliale, pour des raisons fiscale, est basée au Luxembourg. Récemment, elle vient d’acquérir du nouveau matériel, acheté en Allemagne, qui a remporté l’appel d’offre face à Alstom.
    Donc, d’un coté, la SNCF pratique l’optimisation fiscal et délaisse un fournisseur national (Ce qui a sans doute du sens, en terme de politique industriel).
    De l’autre, l’Etat, propriétaire de la SNCF, traque l’évasion fiscal et signe un gros chèque à Alstom pour acheter du matériel dont on ne sait quoi faire.

        1. sam player

          Tu rigoles mais ça joue certainement beaucoup cette consonance « Deutsche Qualität ».

          Tu devrais mettre une enseigne « KlempnerHeizungsWerkstatt » et tu montes que du Viessmann… mais va falloir changer le Doblo pour un Merco !

  7. Lorelei

    La SNCF fait ce que font les compagnies aériennes, elle propose un véhicule à l’arrivée. L’idée est bonne en soi. Mais si cela n’a pas été fait jusque là, est-ce rentable?
    Il va bien falloir que les Chemins de Fer se diversifient. Entre l’abandon des lignes, l’abandon du fret, la diminution du nombre des salariés, il ne va plus rester grand chose à l’Etat pour se remplir les poches avec le transport ferroviaire.
    la SNCF n’a-t-elle pas aussi investi dans un site de co-voiturage comme Blablacar? il me semblait avoir entendu ça.

    1. sam player

      « …..il ne va plus rester grand chose à l’Etat pour se remplir les poches avec le transport ferroviaire. »

      Au contraire, le ferroviaire lu vide les poches et il devrait abandonner cette mission s’il veut se les remplir 😀

      « la SNCF n’a-t-elle pas aussi investi dans un site de co-voiturage comme Blablacar? »
      Oui le site s’appelait 123envoiture.com (qui renvoie sur idvroom maintenant) et était le leader à l’époque (ça démarrait tout juste). C’est à se demander si elle l’a acheté pour le couler car le résultat est là puisqu’elle lui a enlevé complètement ses missions grands déplacements.
      Il semblerait qu’elle avait l’intention de lui faire faire les liaisons locales jusqu’aux gares mais que maintenant ce soit plus les covoiturages quotidiens domicile-boulot… c’est pas clair en fait.

    2. Higgins

      Non, la SNCF n’ aucune part dans Blablacar. Les deux sociétés sont totalement indépendantes l’une de l’autre. Une rapide recherche sur le net vous le confirmera même si cette société investit dans le co-voiturage (« La SNCF entre à hauteur de 28 millions d’euros au capital de la start-up Ouicar qui propose de la location de voiture entre particuliers. » http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-sncf-investit-28-millions-d-euros-dans-un-concurrent-de-blablacar-897371.html et « La SNCF a confirmé avoir racheté la société Green Cove, éditrice de sites de covoiturage. Un investissement qui replace l’établissement public dans un marché désormais positionné comme un concurrent du rail. » http://www.clubic.com/pro/actualite-e-business/investissement/actualite-583194-sncf-covoiturage-rachat-green-cove.html) .
      Le modèle économique du train mode SNCF est mort (trop cher, trop lourd, trop enkysté, sous-investissement chronique en particulier sur l’entretien des voies. « La bête humaine » mode Gabin a vécu) mais le poids de cette société est telle en France qu’elle est autorisée à faire feu de tout bois quoiqu’il en coûte à son propriétaire et aux contribuables. Je pense qu’elle n’a rien à faire dans le domaine du co-voiturage ou dans le transport par car. Qu’elle s’occupe prioritairement à faire l’effort de faire circuler ses trains en temps et en heure, ce serait bien. Nous sommes les spectateurs impuissants d’une longue et pénible agonie et on comprend pourquoi ses syndicats résistent tant à la concurrence prochaine.

      1. sam player

        Ne t’emporte pas, Lorelei disait « comme blablacar » et non « dans blablacar » ».

        Et comme dit ci-dessus la SNCF a bien investi dans un site de pur covoiturage qui était 123envoiture.com.

        1. Lorelei

          Merci pour vos réponses toujours si précises.
          Un conducteur de train m’a répondu que si les trains étaient en retard, c’était pour permettre aux personnes retardataires d’avoir leur train quand même. Logique imparable….

          1. bibi

            Ce n’est pas grave de partir en retard, en général les trains en France partent avec un retard de 2 à 5 min selon la distance qui le sépare du prochain arrêt, ce qui est grave c’est de ne pas arrivée à l’heure.

      2. Pere Collateur

        « Je pense qu’elle n’a rien à faire dans le domaine du co-voiturage ou dans le transport par car. »

        Oh que oui!

        Je vois de plus en plus, en rase campagne des cars siglés TER, se trainant sur des routes ou il est clair que ca n’est pas fait pour des engins de cette taille, qui pourrissent donc la circulation et tout ca pour transporter un chauffeur en cramant 100l au 100 de gazoil, car ces machins sont souvent vides ou au mieux avec trois pelés et deux tondus.

        Moi les trains je les préfère sur les rails. Au moins ils ne sont pas dans mon chemin quand je conduit!

        Mais j’ai eu le fin mot de l’histoire: Ces cons de la SNCF ont mal calculé leur coup avec les départs en retraite des cheminots: Ils en ont plus assez pour conduire les locomotives. Et comme c’est trop long et trop couteux d’en former, ils ferment des lignes là ou ca se voit pas, donc au fin fond des campagnes, et remplacent les trains par des bus. Bon, de là à penser que c’est volontairement que ceci a été fait dans le but de se débarrasser du problème « cheminot », il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Pour une fois que cette boite fait un truc cohérent 😉 Je ne vais pas me plaindre.

        De toute facon, quoi qu’il tente, c’est peine perdu car la bétaillère, c’est obsolète depuis un moment maintenant. Un peu comme la poste:

        Ils font feu de tout bois pour tenter de se « diversifier » avec des initiatives qu’on qualifiera « d’étonnantes » pour rester poli, tant, des fois, c’est grotesque.
        Ceux là aussi sont mort, mais ils ne semblent pas encore en avoir pris concience. Et moi, je ne verserais pas une seule larme sur leur sort, tant leurs « services » sont pitoyables. Bon débarras!

        1. sam player

          Rapport du Sénat sur la retraite SNCF :
          « Au total, les cotisations (1 932 millions d’euros en 2012) couvrent moins de 37 % des charges de pensions (5 242 millions d’euros en 2012), le ratio cotisants/retraités étant inférieur à 0,57 en 2012. Conformément à l’article 3 du décret n° 2007-1056 du 28 juin 2007, l’équilibre du régime est assuré par une subvention versée par l’État.

          « Le taux global de cotisation patronale s’élevait ainsi à 33,72 % en 2011 et s’établit à 34,17 % en 2012, soit une hausse de 0,45 %. »
          _________
          Même avec un tel taux + le taux salarial de 7.85% soit plus de 42% en tout ils ne s’en sortent pas. Pas étonnant que le billet SNCF soit cher.
          Gestion alakon.

          Et il faut donc que la SNCF aille choper du pognon dans d’autres activités pour payer toussa.

          1. Pheldge

            Remarque Issonkons, y’a la « méthode Attali MP » qui marche à tous les coups pour redresser les comptes des retraites, même les plus rétifs … à 67 ans pétants, zou ! overdose de pastaga et tout le monde y trouve son compte ! c’est pas beau ?

          2. bibi

            Les taux de cotisations pour l’assurance vieillesse du régime général c’est 27.2% pour le régime des agents SNCF c’est 43.87%.

            Donc pour faire simple si en 2015 les agents SNCF avaient les mêmes niveaux de cotisations que les salariés du régime général les cotisations retraite s’élèveraient à 1.3G contre 2.1G (le différentiel entre les cotisations et les sommes versées est payé par le contribuable 3.3G€).

            Quand on sait qu’en 2015 la SNCF a reçu entre 12G€ de subvention publique et réalise un déficit de 12G€, je pense qu’il y a des problèmes de gestions dans cette entreprise d’une bien plus grande ampleur que le régime de retraite avec son surcout de 800M (450€ par agent et par mois).

              1. sam player

                Même rapport :
                « S’agissant de l’âge moyen de départ à la retraite des agents de la SNCF, au 31 décembre 2012, il s’établissait à 51 ans et 4 mois pour les agents de conduite et à 56 ans et 2 mois pour les autres agents, selon le projet annuel de performances annexé au projet de loi de finances pour 2014. »

                lien à suivre

            1. sam player

              Ouais 43.87% vs 42%, je citais mes sources qui datent du 21 novembre 2013.

              Sur les retraites uniquement c’est plus que 3.3Mds puisque c’est déjà le montant de la subvention versée par l’état suivant ce rapport (5242-1932=3310)… et il faudrait donc ajouter ton différentiel de 2100-1300=800 millions et on arrive à 4.1Mds.

  8. Deres

    En fait, la contradiction est la marque de fabrique de Flamby, spécialiste du consensus mou. Comme il veut satisfaire tout le monde en même temps, ses décisions majeures sont systématiquement accompagnés de décisions mineures allant dans l’autre sens. Le résultat est que les personnes impactés ressentent souvent l’inverse de la politique officielle.

    Les exemples pullulent :
    – aides aux plus modestes mais taxations de heures supplémentaires
    – CICE en parallèle des hausses de charges et du compte pénibilité
    – baisse des frais de notaire en même temps que hausse des droits de mutation
    – embauche de 12 000 enseignants par an mais perte de 25 000 embauchés devenant des stagiaires pendant un an
    – politique volontaire de construction mais mise en place de frein à vocation social et écologiste
    – etc …

    1. Val

      @deres , oh je crois que leur stratégie est encore plus simple que ça : écran de fumée pour les gogos et s’en mettre plein les poches .

      1. theo31

        Un parasite n’a que deux programmes dans son code génétique : bouffer et se reproduire. Un socialiste, c’est pareil : il bouffe chez Laurent et se tape des putes qui ont la moitié de son âge.

    1. sam player

      L’Etat nous fait payer ses conneries.
      Il n’a donc aucun intérêt à ce que la situation s’arrange.
      C’est comme pour la taxe catastrophes naturelles : des travaux coûtent plus cher et il vaut mieux indemniser les victimes avec leurs sous.

  9. Aristarkke

    Ainsi donc, la SNCF, entreprise surendettée et en faillite permanente trouve le moyen d’entretenir en son sein un fonds d’investissements convenablement doté puisqu’il peut aligner 3millions d’ euros dans une nouvelle lubie. Mais je suppose que les économies sur les trombones sont en cours… 😥

  10. Aristarkke

    Monseigneur, je trouve le fonds de votre billet un peu ambigu.
    C’est contre la concurrence à base du pognon des autres et surtout celui des contribuables que vous vous dressez???
    Pas contre la concurrence dans son principe général???
    Parce que perso, je ne trouve pas à redire sur le fait que la SNCF cherche à prolonger son offre commerciale par la mise en place de VTC en propre comme elle propose avec le concours de loueurs de voitures, des services de location de voiture dans ses grandes gares. Il est plus que probable que n’importe quel opérateur privé de trains de voyageurs mènerait ce genre de démarche.
    En revanche, je suis outré qu’elle puisse se permettre ce genre d’aventure (j’ espère donc comme vous) en comptant d’avance, si cela foire, que cela ne fera donc qu’une ligne supplémentaire dans son déficit permanent déjà si lourd mais qui sera épongé sans autre forme de procès. C’est vraiment pratique d’ avoir des actionnaires aux poches profondes et garnies sans limite ni de montant ni de temps…

    1. Ce n’est pas la concurrence qui me pose problème. Ici, c’est la totale incohérence de l’État stratège : finance les uns contre les autres puis les autres contre les uns et toujours avec notre argent. Normalement, l’Etat ne devrait pas être dans les transports, point. Ni VTC, ni train, ni bus, ni car, ni taxi.

        1. bibi

          Que l’état est aussi légitime à s’occuper des forets, de l’eau et de la faune sauvage (la vrai pas celles de la jungle de calais ou des quartiers pudiquement dit sensibles) qu’à s’occuper du transport.

          1. Vassinhac

            La gestion de populations d’animaux sauvages qui circulent sur des grands territoires doit être gérée à une grande échelle. Les bécasses circulent sur l’Europe entière, les cerfs sur 1/2 département, etc.

            Il n’est pas aberrant qu’il existe des structures pour cela. La question est celle de leur nature et de leur organisation. Par exemple, la fédération des chasseurs, qui a une influence certaine sur les décisions publiques (non seulement législation mais aussi tous les plans de chasse), constitue un cas typique de monopole au profit d’intérêts catégoriels (qui ne représente même pas les intérêts tous les chasseurs).

            1. sam player

              « La gestion de populations d’animaux sauvages qui circulent sur des grands territoires doit être gérée à une grande échelle. »

              Les sauvageons ?
              ________
              Sinon, bof bof, gérer des animaux sauvages : encore une histoire à dormir debout. Historiquement il n’y a pas eu besoin de le faire pendant 10,000 ans et les espèces nuisibles (loups, ours…) avaient été se réfugier sur d’autres territoires.

              1. albundy17

                Heuuu, nan.

                Les animaux sauvages ont toujours été régulés par la chasse, les ACCA ont d’ailleurs des comptes a rendre quand il y a des déséquilibres, une ACCA de min coin a été collé à l’amende l’année dernière, ils avaient laissé trop de lièvres qui ont ravagé des champs.

                D’ailleurs, vu la désaffection dans les rangs de chasseurs, il faut s’attendre tôt ou tard qu’une nouvelle espèce de fonctionnaires voie le jour…

                1. sam player

                  Al, pourquoi à ton avis ce problème de surpopulation d’une espèce existe ?
                  Comment c’était traité avant ?
                  N’as-tu jamais entendu parler de primes pour des queues de renards ou de loups, primes payées par les paysans ou le seigneur du coin qui avaient intérêt à ce que la récolte soit bonne ou l’élevage productif ?

              2. Vassinhac

                la gestion permet d’éviter que le premier qui voit un animal le dézingue en se disant que si ce n’est pas lui, c’est son voisin qui va le tuer.

                elle devrait permettre, à l’opposé, d’imposer le prélèvement des animaux surnuméraires (ie qui ne permettent pas de cultiver son champ ou de replanter ses arbres en paix).

                1. sam player

                  @Vassinhac

                  Ridicule votre truc du voisin. Où est la victime ?

                  Vous pensez que les individus ne sont pas capables de faire par eux-mêmes au mieux de leurs intérêts ?

                  Au pire, pourquoi les agriculteurs ne paieraient-ils pas les chasseurs ? ou les habitants d’une commune ne paieraient-ils pas des chasseurs comme cela se passe au Canada entre particuliers pour la capture des castors qui construisent des barrages inondant des terres agricoles ?

                  1. Vassinhac

                    Le morcellement de la propriété en France rend nécessaire la coordination entre voisins si l’on veut gérer les populations (i.e. faire en sorte qu’il y en ait assez pour les écolos et les chasseurs, mais pas trop pour les agriculteurs et les forestiers).

                    Avant les années 60 il n’y avait pas de limite aux tirs et donc très peu de gibier dans les régions sans grandes unités foncières.

                  2. Vassinhac

                    L’ordre spontané est idéal quand les coûts de transaction sont faibles au regard de l’enjeu.

                    Le système actuel est une réponse imparfaite pour diminuer les coûts de transaction dans l’entente entre chasseurs et agriculteurs. Ce sont les chasseurs qui paient les dégâts des agriculteurs.

            2. bibi

              En Guyane le département le plus grand de France dont la superficie est égale à la plus grande région de métropole l’Aquitaine (nouvelle) avec ses 84000km² il n’y a rien de tout ça, et vous n’avez même pas besoin d’un permis pour chasser.

              1. Vassinhac

                c’est pour ça qu’il n’y a plus ou peu de gibier près des routes et qu’il faut aller de plus en plus loin dans la forêt pour chasser.

                La tragédie des communs, en somme.

                  1. Pheldge

                    certaines espèces se réfugient dans les villes et autres cités urbaines, les pigeons, et les cailles, en particulier les cailles-rats … 😉

                1. bibi

                  Mon dieu, mais c’est dramatique de pouvoir circuler avec un risque réduit de percuter un animal.

                  Tout le contraire de la métropole ou les abrutis de l’ONCFS ont pendant des années mis des quota de prélèvement beaucoup trop bas, au point que la prolifération est telle qu’on en est rendu à trouver normal de croiser des sangliers sur les trottoirs du centre ville de Bordeaux (c’est peut être ça qui a décidé Ali Juppé de vouloir un job à Paris)

                  1. Vassinhac

                    Qu’attendent les assureurs pour participer aux comités de plan de chasse ?

                    (Au passage les plans de chasse ne sont pas décidés par l’ONCFS mais par le préfet sur proposition des chasseurs. Comme tout éleveur,les chasseurs veulent plus de gibier pour avoir plus de naissances et donc plus de « récolte ». Il faut de sérieux problèmes pour que le préfet ne suive pas les chasseurs)

              1. Flambidouille aura réussi une chose au moins dans son quinquennat : dissoudre le parti écolo. Ok, ce n’était pas très dur, mais ça reste utile.

                1. Pheldge

                  P’tain sam, comment qu’t’es rapiat ! tu chouines pour 5 € … vas-y, t’as qu’à aller voter à la primaire de la droite, c’est que 2 € , ça te fait toujours ça de moins ! 😉

                    1. Pheldge

                      5 € mais tu manges comme un prince ! moi Môssieur, je me fais des repas à moins d’1 €, boisson comprise ( 1/2 bière 😉 ) ET fruit !

                    2. Aristarkke

                      C’est sûr que tes grillades de scolopendres, cela ne te coûte que la peine de les ramasser pour fournir le brouet…
                      Il faut aussi réguler la population de ces charmantes petites bestioles, après tout…

                    3. sam player

                      L’arbre c’est pas une Harley mais un 1200 Vmax rhoooo !

                      On mange sur la selle… on fait tout sur la selle d’ailleurs 😀

                    4. Pheldge

                      moi Môssieur sam, pour sauver la démocratie, je suis prêt à tous les sacrifices !
                      Etang que j’essuie, l’ancien, ta « salades de scolopendres » ça s’adressait à qui au juste ?

                    5. Aristarkke

                      Arbolito, ce n’est pas une Harley qu’il téflonne amoureusement…
                      Juste une Honda 750KZ qui n’est pas vraiment la perdrix de l’ année (juste un constat sans aucune commisération de ma part, vu les antiquités encore plus vieilles que je pilote quand j’ai le temps)…

                    6. Pheldge

                      et parmi vous, y’en a un qui a piloté une Yamaha, 750 H2 ? Hmmm ? l’ancêtre, t’as connu ça 3 cylindrs 2 temps si mes souvenirs sont exacts …

                    7. Pheldge

                      Sam, on dirait qu’on a le hoquet de côté du Léman, brother ?
                      Bonzaille, t’as encore sifflé la bouteille de saké ? 😉

                    8. sam player

                      Non Harry tu confonds, j’ai eu une 750K6 (pas KZ) que j’avais démonté dans mon salon pour réparer le vilebrequin tordu coté cône du volant quand j’étais jeune… euh y’avait des feuilles sur la route… revendue il y a peu d’ailleurs…

                    9. Aristarkke

                      Mon pauvre Philou qu’est mal en point…
                      Vieillitude, naufrage, toussa
                      Pourras-tu encore longtemps envisager de tenir ce qu’il faut pour toucher ton stock de Soylent Green ???

                      Récapitulons:

                      Au début des 70’s, on voyait effectivement des Kawasaki 500 H1 et des 750 H2…
                      Déjà rares à cette époque parce que, comme les Renault, rien ne les arrêtait, surtout pas leurs freins (deux tambours pour la première citée, simple disque + tambour pour la seconde) et le tri-cylindres avait tendance à serrer facilement par le cylindre du milieu au refroidissement « délicat »… (la H1 qui avait un bien meilleur rapport poids/puissance portait le surnom délicat de La Tueuse… comme la Vincent 1000 HRD, celui de faiseuse de veuves…)
                      Hélas pour elles, la 750 Four trustait les ventes en raison de performances à un poil près identiques mais assurées sans devoir être un as, de sa meilleure tenue de route, freinage, son démarreur électrique (fiable et efficace) et sa fiabilité globale remarquable pour l’ époque. Le tout pour moins de 10.000 F quand les Kawa à niveau de cylindrées identiques étaient 10 à 15% plus chères…
                      Le marché est un juge de paix, intraitable…

        2. Higgins

          Ce sont avant tout des héritages de l’Ancien régime (https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Administration_des_Eaux_et_Forêts_en_France), cette administration puisant ses origines dans un édit royale de Philippe le Bel en 1291, pour l’ONF et ses dérivées (https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_national_des_forêts).
          La question est: ces organismes ont-ils failli à leur mission? Pour moi, qui suis un libéral convaincu et au vu de mes connaissances sur ce sujet, connaissances que je suis prêt à compléter, la réponse est non. Leurs existences ne posent donc pas de problème particulier.

          1. bibi

            Vous trouvez satisfaisant la façon dont est gérée la foret Guyanaise?
            C’est un véritable gâchis que de ne sortir de ce massif que 60000 m3 par an de bois d’œuvre.

            1. Vassinhac

              et encore, l’Etat (l’ONF) dépense pour couper les bois plus d’argent que ce qu’il retire de leur vente… (en tout cas c’était le cas en 2010)

              La filière guyanaise est anémique et subit la concurrence du Brésil (et d’autant plus depuis la construction du pont sur l’Oyapock).

              1. bibi

                Oh mais quelle surprise l’état français est incapable de tirer un bénéfice de l’exploitation d’une forêt qui pourtant correctement exploité comme le montre le cas du brésil voisin serait rentable.

                Encore un grand un bien fait dont seul l’état à le secret.

        3. Que vient foutre l’État dans la gestion des forêts, de l’eau ou du reste du brol ? Sa valeur ajoutée (quasi-systématiquement négative) devrait largement inciter à tout privatiser rapidement (avec ouverture à la concurrence, hein, pas le truc à moitié hydrocéphale qu’on met en place en France d’habitude).

          1. Higgins

            Que la plus-value de l’Etat soit globalement négative lorsqu’il sort de ses attributions régaliennes, personne n’en disconvient. Que le privé ait pu mieux faire dans ces secteurs, peut être. Ont-ils failli à leur mission initiale pour autant, rien n’est moins sûr et, à titre personnel, rien ne m’indique qu’ils aient failli. Je serai même optimiste. Maintenant, en terme d’allocation et d’optimisation de ressources surtout quand l’Etat est sur-endetté, une privatisation peut se discuter, je n’y suis pas opposé. Mais attention de ne pas lâcher la proie pour l’ombre, les privatisations dans ce pays marchant main dans la main avec le capitalisme de connivence.

          2. Deres

            Le marché des terres agricoles est aussi sous la coupe de l’Etat via les SAFER qui décident qui a le droit d’acheter un terrain agricole en vente. Et on pourra dire que via les PLU et autres contraintes de construction les autres terrains ne sont pas complètement libres non plus.

            Un petit exemple :
            http://www.leparisien.fr/orsay-91400/orsay-la-mairie-gele-l-ouverture-du-supermarche-grand-frais-16-10-2016-6215136.php

            Le problème est aussi que la hausse de la loi SRU augmente la demande des municipalité en logement sociaux. Et les constructions nouvelles permettent de se les faire « donner » par les constructeurs qui surfacture en compensation les appartements des voisins … C’est une taxe caché pour le logement social qui contribue à la hausse des prix immobiliers.

            1. Vassinhac

              Je ne suis pas certain que cela augmente le prix du neuf, car ce dernier est déterminé en dernier ressort par le marché, à qui cela est égal (marginalement) qu’il y ait eu des coûts supplémentaires dans le programme.

              En revanche, cela baisse le prix d’achat du terrain. La taxe est donc payée par les propriétaires de terrains à bâtir (mais qui de toutes façons font leur plus-value sur les décisions publiques dicrétionnaires – à comprendre au sens mathématique, ie non-linéaire).

              1. sam player

                « …à qui cela est égal (marginalement) qu’il y ait eu des coûts supplémentaires dans le programme. »

                Non, les taxes impactent le prix du marché du neuf mais aussi par ricochet celui de l’ancien. c’est d’ailleurs pour cela que la réglementation a exactement le même effet que les taxes. Inversement pour les subventions.

                Et ce n’est pas spécifique à l’immo : les prix sur le marché de l’occasion évoluent comme celui du neuf. Ainsi une prime à la casse fait chuter le prix des véhicules anciens.
                Et d’ailleurs c’est pour cela qu’ils ont mis une durée de détention minimum du véhicule de 3 à 6 mois pour éviter que des gens rachètent des voitures pourries à 50€ pour profiter de l’opportunité de la prime à 1000€…

          3. Vassinhac

            Petite précision : l’ONF a le monopole forêts publiques uniquement, et est en concurrence pour les autres (sa part de marché sur le domaine concurrentiel est négligeable d’ailleurs).

            La question de la mise en concurrence pour la gestion des forêts des collectivités est discutée à mots couverts actuellement (à la demande de collectivités), mais le sujet est sensible.

            Pour les forêts de l’Etat, que l’Etat les gère n’est pas choquant. D’ailleurs l’ONF fait bien son boulot de gestionnaire technique, ce sont ses missions qui sont mal définies (en plus de son blocage syndical pour rationaliser les effectifs).

            1. bibi

              Si il est choquant que l’état gère les forets domaniales, au mieux il les vends au pire il les met en concession.
              Qu’est ce que l’état propriétaire a besoin de gérer lui même de son patrimoine?
              Tout ce qu’il gère fini immanquablement par se casser la gueule, car les revenus de l’état ne dépendent pas de sa capacité à gérer correctement quoi que ce soit, mais de sa capacité à lever l’impôt.

              1. Vassinhac

                sur la vente, je vous rejoins. Les forêts n’ont aujourd’hui aucun intérêt stratégique. Juste un intérêt éventuellement de transférer aux collectivités des forêts péri-urbaines. Les forêts de protection en montagne risquent en revanche de ne pas trouver d’acquéreur.

                Le fait que l’état aie une filiale gestionnaire ne me choque pas, mais elle devrait être en SA et non EPIC.

        4. Dr Slump

          Ah oui, l’ONF, ces bons fonctionnaires qui veillent au bien-être de nos forêts, rivières, et buissons sur les bords des autoroutes. On retrouve chez eux la même mentalité qu’à tous les niveaux de l’état: pour eux, les forêts, c’est à dire les arbres, ne peuvent pas pousser tout seul. Il faut s’en occuper, sinon, ce ne serait pas bon pour la nature.

          Ils ont tous, à tous les niveaux, la vision du « jardin à la française », où tout est taillé et carréné, chaque plante à sa place dans la plate-bande prévue à cet effet. Louis XIV et ses névroses ont vraiment fait du mal à la liberté en France.

            1. Dr Slump

              Je n’ai pas rencontré les mêmes alors 🙂 mais au temps pour moi alors, et c’est plutôt rassurant. Pour les ruisseaux et les bords d’autoroute, c’était juste pour décorer le propos, rien de bien académique! 😛

          1. Vassinhac

            et j’ajoute que les bords d’autoroute et les rivières ne sont pas de son ressort.
            Concernant les forêts, seul 1/4 est géré par l’ONF (en métropole)

          2. Pheldge

            Dr, pour avoir brièvement possédé quelques arpents de bois, je puis t’affirmer que sans entretien, la forêt ne donne pas beaucoup d’arbres dignes d’intérêt …

            1. bibi

              Aujourd’hui on ne parle plus de forestier (c’est vrai ça il devient quoi maxime), mais de sylviculteur (qui n’est pas celui qui fais pousser des Sylvie).

            2. Vassinhac

              en effet, l’idée est qu’il faut en faire le minimum, mais qu’il faut faire le nécessaire pour faire de la qualité.

              Sur certaines forêts (mauvais sols ou climat difficile), il est toutefois plus économique de ne rien faire et de récolter ce qui vient. C’est ce que font les gestionnaires.

              1. Pheldge

                Après avoir écarté la possibilité de cultures rentables en sous-bois ( cannabis, coca, pavot) pour des raisons climatiques, celles des champignons magiques ou des truffes à cause du sol, et compte tenu de l’éloignement des centres urbains qui rendait improbable la mise en place d’un « leisure park » très open, genre « Bois debout, lorgne », je m’en suis débarrassé, pour investir dans le « capital humain » sur mon île tropicale 😉

            3. Dr Slump

              Oui, j’en suis conscient mais je trouve ça un peu embêtant: on ne conçoit plus la forêt que comme un investissement, une plantation qu’il faut exploiter. L’aspect « nature » disparaît du cadre mental des propriétaires de forêts, et cela me déplaît.

              Parce qu’à la fin, ça crée la tendance que j’évoquais au début, on devient incapable de considérer qu’on puisse laisser la forêt ou la nature pousser toute seule sans notre intervention. Car chacun sait que notre action est, évidemment, toute puissante, parfaite, et sans égale pour faire de la terre un havre d’harmonie et de fertilité.

              Et incidemment, j’ai lu un jour que des scientifiques ont été stupéfaits de découvrir, en étudiant une forêt primaire de Roumanie, que c’est le fait de ne pas la débarrasser de ses arbres morts, de ne pas l’entretenir, bref, de l’abandonner lâchement à un développement sans aucune intervention humaine, qui expliquait son exceptionnelle biodiversité végétale et animale, et une vitalité incomparablement supérieure à nos forêts-plantations. Et donc, ça intéresse les chinois, ce genre de forêt. Et ça me désole que les derniers espaces naturels « vierges » sont tous transformés, peu à peu, en exploitation, en « parc », ce qui est une autre forme d’exploitation, en musée de la nature pour touristes curieux, en « réserve », et pour tout dire, en zoo.

              Je ne me compare surement pas aux « fluffies » verts écolo qui n’ont jamais dormi dehors dans la nature avec leur bite et leur couteau. Mais je n’y peux rien, j’entre dans la forêt comme dans un temple. Voir des abrutis endimanchés venir s’y « promener » en braillant comme des parisiens à la foire du Trône, ou des bucherons percer des trouées large comme des autoroutes pour « l’entretenir » avec pertes et fracas, je ne peux pas. Je dois être la réincarnation d’Idefix? Ou un avatar de celte nostalgique de la magie druidique. Bon. Ca m’a donné soif par Toutatix!

              1. Bonsaï

                « Mais je n’y peux rien, j’entre dans la forêt comme dans un temple. »
                J’adhère.
                Tous ceux qui sont retournés au sarcophage de Tchernobyl au bout de quelques années d’absence humaine ont tous été impressionnés par la luxuriance et la variété de la végétation qui avait repris ses droits…
                Les rares personnes qui habitaient cette jungle pétaient la santé d’après tous les témoignages, c’est dire !

              2. Vassinhac

                En fait, quand on est propriétaire d’un forêt, on peut choisir ce qu’on veut en faire.

                Si on veut une forêt pleine de vitalité primaire, on peut. Mais il faut avoir conscience que la vitalité de la forêt « naturelle » (le climax) ne s’atteint qu’en plusieurs siècles (3 à 4 sous nos latitudes), pendant lesquels il y a des charges (taxe foncière, IRPP forfaitaire, surveillance, entretien des bordures) et pas de revenus.

                Si on veut gagner de l’argent, on fait ce qu’il faut. S’il faut entretenir une plantation, on le fait. Si ce n’est pas nécessaire, on ne le fait pas. Dans le chêne, on ne fait des éclaircies que tous les 10 à 12 ans, ce qui signifie qu’on ne met pas les pieds dans la parcelle dans l’intervalle. J’ai connu plus interventionniste.

                Je ne connais pas de forestier qui prétend que la forêt à besoin de lui. Ce sont les communiquants (de l’ONF ou journalistes) qui le formulent comme cela. En revanche les clients ont besoin de la forêt pour fournir des meubles, du parquet, des tonneaux. Le forestier fait en sorte que la forêt puisse les fournir en adaptant la forêt au marché (anticipé à tort ou à raison sur quelques décennies). C’est tout.

                1. Aristarkke

                  Ne dit-on pas qu’on doit quelques belles forêts grançaises (celle du Tronçais) à la prévoyance de Colbert qui voulait que le roi de France de 2000 ait le bois nécessaire pour aligner la plus belle flotte de combat de la galaxie ???

    1. Pheldge

      Mais oui ! la solution, elle est là, elle nous pend au nez : 1/ on vide les prisons, après avoir bien excité es prisonniers, d’où grosse économie 2/ les 80 000 libérés cassent et détruisent ==> relance du bâtiment et du marché de la sécurité ! ça peut se faire en quelques jours, les effets sur la courbe récalcitrantes seront immédiats !

  11. Dr Slump

    Sans discuter le fond de l’article qui reste imparable, je pense qu’il y une erreur fondamentale sur la compréhension du mode de pensée de notre « élite » étatique.

    Pour ces messieurs-dames de l’état, la concurrence, le marché, la notion de rentabilité de l’entreprise, de performance, et de pouvoir d’achat sont des données superfétatoires: c’est secondaire, pour ne pas dire indifférent. N’allons pas leur parler de liberté et de main invisible, ce n’est pour eux que licorne et coquecigrue, aberration, délire d’ultra-libéral sous peyotl.

    La liberté du marché, vous n’y pensez pas! Pour eux, le marché est un gâteau, dont il convient de contrôler la recette de fabrication selon des critères politiquement corrects, et à partager en parts inégales entre les différents acteurs institutionnels d’intérêt publique « reconnu », c’est à dire les copains, coquins et autres partenaires aux intérêts communs bien compris, parmi lesquels les syndicats figurent en très bonne place, les énarques, la caste fonctionnaire, les « grands patrons » français, les grands monopoles du type SNCF, France Télécom, EDF, etc, qui même s’ils sont supposés être « libéralisés », gardent chevillée au corps la mentalité de monopole d’état qui fait ses affaires avec l’état, et non avec ses clients.

    Ce genre d’article aura donc du sens pour les gens qui connaissent la valeur de l’entreprise, du client, et du travail qu’il faut fournir pour en vivre, mais n’est que calembredaine et carabistouille pour ceux qu’il vise.

    Bref, je trouve cet article encore trop sympa pour ceux qui nous gouvernent, car il suppose qu’ils sont capable de comprendre ces choses et de s’en inquiéter, alors qu’ils n’en rien à secouer. a votre place, je serais plus virulent!

    1. Je ne me suis jamais fait la moindre illusion sur les capacités des décideurs à envisager la concurrence ou le libre marché, pas plus que je ne me serais bercé d’illusions en les croyant incorruptibles ou pas totalement voués aux gémonies du capitalisme de connivence.

  12. albundy17

    L’administration espagnole est en avance sur celle de la france au sujet de blablacar: 2 utilisateurs sont susceptible, suite à un controle de flics, de devoir payer 4.000 euros d’amende pour avoir surfacturé un déplacement à leurs co-voiturier

    1. Aristarkke

      Apparemment, l’ Administration Espagnole (la vache!) considérerait que l’ amortissement du véhicule (au sens large, compris les frais d’entretien conséquence de l’ utilisation) ne sont pas à prendre en compte dans le calcul du coût kilométrique.
      Et il lui paraîtrait qu’il n’y a aucune relation (ou très lâche et mal étayée) entre la distance et le volume de carburant…
      Enfin j’ai cru comprendre d’ un article lu sur un site d’information que cette soudaine interrogation lui serait venue en conséquence d’une plainte d’une société de VTC s’alarmant de l’ extension du covoiturage à faible distance qui serait beaucoup plus important en Ibérie que sous nos latitudes…

      1. Higgins

        Pratiquant Blablacar couramment lors de mes déplacements en offrant des places, je me pose en effet la question de savoir comment cela est-il possible? Les tarifs proposés par Blablacar, au vu de mon expérience personnelle, ne couvre pas le coût complet du déplacement. Je me demande donc comment l’administration fait pour plaider dans ce sens et quelle est son argumentation. J’espère sincèrement qu’elle va se planter mais je ne serai aucunement surpris que la nôtre lui emboite la pas rapidement avec l’aide bienveillante et désintéressé d’un pignouf de la chambre d’enregistrement. Leur antienne est toujours la même: « Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le. » (Ronald Reagan)

        1. Vassinhac

          Votre calcul est juste, mais j’entends encore régulièrement des gens dire « si la voiture est remplie, on gagne de l’argent » (sous-entendu par rapport au gasoil).

          1. sam player

            Bien évidemment le partage des frais fait gagner de l’argent par rapport à ne pas avoir de passagers payants ! Mais le déplacement coûte toujours même en cas de partage.

            Ceux qui pensent gagner net de l’argent ne tiennent pas compte de l’amortissement du véhicule ou du coût de remplacement.
            Il y a certainement quelques cas où on peut être en gain net sur certains véhicules d’occasion ou en ne prenant pas les autoroutes.

            Perso le covoiturage me paie à peine le péage dont le montant est souvent supérieur à mes frais de gasoil.

            Blablacar calcule ces tarifs en divisant les frais par 4, conducteur inclus, donc 3 personnes transportés. Ce barème est largement inférieur à celui de la DGI.

              1. sam player

                Oui c’est le mode de calcul : 3/4 = 75%.
                Mais je ne prends jamais plus de 2 personnes sauf si elles sont ensemble car j’essaie de les déposer au plus près de leur destination quitte à faire un petit détour (sauf en centre ville)

      2. Aristarkke

        Précision, l’ action du gouvernement de la région de Madrid contre deux conducteurs et Blablacar serait motivée par du lobbying forcené d’ un syndicat local de transporteurs de passagers…
        Le capitalisme de connivence rejette de partout, décidément mais avec la bénédiction administrative… Article de MSN Finance de ce jour…

  13. JiJiBé

    @Dr Slump 19 octobre 2016, 11 h 38 min

    « je pense qu’il y une erreur fondamentale sur la compréhension du mode de pensée de notre ‘élite’ étatique. »

    Je trouve cette expression bien aimable à l’endroit de cette ‘élite’ quant à leur mode de pensée.

    « Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On ne pense pas, Monsieur
    On ne pense pas, on prie »

    …on prie que çà dure le plus longtemps possible ! Il y a belle lurette que ces gens là ne planifient leurs charges qu’en fonction de leurs intérêts personnels immédiats dans une société en pleine désagrégation et dont ils se moquent complètement.

  14. MadeInCH

    Si la vision d’ensemble montre des contradictions, chaque élément en lui-même est logique.
    L’intérêt de l’ensemble n’est pas l’intérêt de la somme de ses composants.
    La SNCF veux tenter de gagner un peu plus de sous. Donc la SNCF investit dans un machin d’avenir. C’est logique, c’est dans son intérêt.
    Les polytocars doivent choyer un certain électorat pour cause de leur capacité de nuisance. C’est logique, c’est dans leur intérêt.
    Avez-vous déjà joué à un jeux de stratégie sur plateau? Du genre RISK?
    Avec untel, le vais un accord de paix ici (non agression Afrique-AmSud, par exemple) , et il est d’accord. Mais ailleurs, on se fritte violemment dessus. C’est logique.
    Autre exemple:
    Dans une grosse boîte, un travail doit être fait.
    Le département A peut le faire pour X €. Mais le département A peut jouer sur la définition du cahier des charges pour refiler la patate au département B, qui doit dépenser 3 fois plus pour faire le même travail.
    Le département A est content. Il a évité une dépense.
    La compagnie y a-t-elle gagné quelque chose? Non. Ce n’est pas dans son intérêt, car globalement plus d’argent a été dépensé pour rien.
    C’est des choses qui arrivent.
    On n’y peut pas grand chose.
    C’est comme la maladie. ça arrive et faut faire avec.

    1. « C’est comme la maladie. ça arrive et faut faire avec »
      Ben voyons.

      « Z’avez le choléra. Désolé. Adieu. »
      (Oui, on sait soigner, mais tant pis : ça arrive et faut faire avec)

      1. MadeInCH

        « Faire avec » c’est aussi s’adapter et corriger (soigner) lorsque c’est possible.
        Ce qui est impossible, c’est qu’il n’y aie plus jamais de maladie.

          1. Aristarkke

            Monseigneur, exercez votre longanimité naturelle!
            Ce ne sont que des Suisses, petits à en juger par Arbolito…

            Avec Bonsaï et lui, nous nous rendons compte aisément qu’ils ne causent pas le même français que nous.
            L’ altitude, le manque d’oxygène, le froid, l’isolement, le faible apport d’ immigration exotique finissent par des conséquences néfastes, que voulez-vous!
            Faut faire avec!!!
            😉

  15. Chieur chiant

    Schizophrène bourré??? non, c’est ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est comme le loto, y’en a bien un qui « gagnera » dans le lot ( qu’ils espèrent car c’est pas perdu pour tout le monde cet argent)…
    et puis, c’est pas cher, c’est l’état qui paye… à j’oubliais la célèbre formule, CPEF…

  16. LaVitreCassée

    J’adore le montage avec Filoche et les bouteilles de « villageoise »… 😀

    Je vais partir en h.s., mais deux choses que je voulais poster ici depuis quelques temps:

    http://www.20minutes.fr/societe/1944299-20161017-aube-fonctionnaire-paye-3700-euros-mois-rien-faire-depuis-10-ans

    La Mairie en question est juste à côté de chez moi… combien de cas comme celui-ci ???

    Et de la « pignouferie de presse » premium:

    https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-10-octobre-2016

    J’adore le paragraphe intitulé « la dynamique des migrants », le passage ou le (pseudo) journaliste écrit :

    « Que fait un réfugié quand il arrive en Suède ? Il achète un sandwich – et bing de la TVA – ou une doudoune – re-bing de la TVA. »

    Le style m’a immanquablement fait pensé à Hash, sauf que là ce n’est pas ironique… j’ai explosé de rire en le lisant la première fois !

    Bordel, le niveau de connerie de France inter, c’est quand même effrayant…

    1. charl

      Le meilleur de l’article:

      « Bosko Herman, âgé de 55 ans, est pourtant loin d’être un profiteur car il recherche activement du travail, explique Yves Labourée, directeur du centre de gestion de l’Aube. « Il ne reste pas assis sur sa chaise. En 2015, il a envoyé 49 candidatures. »

      49 candidatures en un an, soit une par semaine ! Mais oui, il cherche activement…

      1. albundy17

        Vu notre super code du travail à dégoutter d’embaucher un valide, comment prendre le risque de prendre un vioque de 55 ans, issu de la fonction publique ???

        Ce qui est particulièrement vomitif, c’est son statut et ces 10 ans d’engraissage

        1. Vassinhac

          Il est à peu près certain qu’il ne faut pas embaucher quelqu’un qui a plus de 10 ans de fonction publique dans les pattes (sauf pour acheter sa connaissance de l’Etat/collectivité et de ses réseaux, mais c’est en général pour les hauts fonctionnaires).

  17. JiJiBé

    A propos d’Eurostar entreprise ferroviaire détenue majoritairement par la SNCF nous avons appris que le trafic a été interrompu après une panne électrique dans le tunnel sous LE Manche selon BFMTV.

    Tout n’est pas perdu ! Vendez vos actions, liquidez vos obligations et investissez dans les manches, il y a de l’argent à se faire parce que la valeur est bien orientée et en hausse constante dans ce pays.

    1. Val

      Oui je sais ma fille est restée plantée à Londres ….à l epoque ou j habitais Bruxelles, je prenais toujours une marge d un thalys pour avoir une chance d être à l heure à un rendez vous à paris . Pour Londres c est parti pour être un jour de marge ….. de mieux en mieux …

  18. Aristarkke

    1/2 HS : Je ne suis pas sûr que le train soit partout une horreur économique sans nom dès lors qu’on ne parle pas de la SNCF mais cela, il faut le poser en principe.
    Aux States, Warren Buffet a lancé de gigantesques investissements pour mettre la main sur une compagnie de trains de marchandises, la Burlington Santa Fé (de mémoire).
    Son unité de compte, c’est quand même le $Md…
    Comme cela fait soixante ans qu’il est rarement à côté de la plaque malgré ses investissements old fashion, je reste circonspect…

      1. sam player

        Les trains autonomes sur les petites lignes façon VAL (nan pas toi Val, mais l’autre) ça serait été une idée qu’elle est bonne pour alimenter les gares principales : une motrice transportant des passagers et des wagons attelés à la demande et toussa gér automatiquement avec une intervention à distance en cas d’imprévus…

          1. Pheldge

            Ah, voilà une déclaration intéressante, alors « ton truc, çui qui te fait grimper aux rideaux, c’est quoi ? on entre enfin dans le vît vif du sujet 😉

            1. Aristarkke

              Tout de suite à penser de travers. Elle te disait simplement qu’elle n’est pas emballée par les tissus bayadère et toi, t’imagines des trucs…
              Si déjà le soleil juste printanier te fait pareil effet…

              1. Pheldge

                Pffff, t’imagines même pas … pendant mon séjour parisien, j’ai redécouvert les charmes des « tenues féminines des pays tempérés ». Et à peine posé le pied sur le sol paternel, je retrouve les beautés insulaires ! Béni soit le Tout Puissant qui me permet de connaître pareil bonheur, purement contemplatif !
                Ô que les femmes sont des être merveilleux …

      1. sam player

        La Suisse ça fonctionne bien le train et c’est bondé. L’infrastructure est financée par la confédération et il y a 27 compagnies privées (du moins du temps où j’y étais) qui paient des péages et qui ont l’obligation de couvrir leur coût d’exploitation.

        C’est ce système, dans l’idée, qui aurait dû être mis en place en france avec RFF mais en france c’est la SNCF qui assurait la maintenance des voies !
        Le client qui fait le travail du fournisseur !

        1. sam player

          Le client qui fait le travail du fournisseur… mais sans appel d’offres, ce quia conduit à des surfacturations de la SNCF à RFF, puis des hausses de péage de RFF pour compenser… Un cercle vicieux.

          1. Aristarkke

            Tss Tss Sam!
            La qualité (du travail) n’ a pas de prix quand l’ exécutant est d’élite!
            Du moins, c’est ce qu’il croit à l’ image de Peak de la Faribole…

        2. Val

          @sam tu sais il y a plein de trucs qui marchent en suisse et pas chez nous … et l’inverse … je vais finir par penser qu’il y a un effet de sol, et pourquoi pas d’ailleurs , c’est pas bonsaï qui dira l’inverse 😉

      2. Pheldge

        Edgar Faure avait déjà bien cerné le problème « Voici que s’ avance (le train de) l’ immobilisme et, nous ne savons pas comment l’ arrêter. » 😉

  19. kekoresin

    …Et des EPIC, la France n’en manque pas! Des dizaines de structures qui font concurrence au secteur privé pour embaucher les rejetons des zélus, les petits derniers qu’on a pas pu caser dans un hémicycle quelconque parce que l’aîné y est déjà au chaud. Y’en a dans le tourisme, dans les transports, dans l’armée, dans le bâtiment, dans la santé…C’est fou ce qu’on peut faire avec les deux mains au fond des poches de celui qui est devant, penché, soumis, trop préoccupé à géré la honte d’une bonne saillie socialiste en public pour faire le compte de la monnaie qui lui reste. Vraiment, dans ce merveilleux pays, c’est Tchi Tchi ou la mort. On se fait tellement enculer que les yeux finissent par pendouiller au bout des nerfs optiques après un « POCK » caractéristique d’une surpression interne. Et pour ceux qui prennent jamais le taxi pas de préliminaires pour eux, c’est direct double péné sans un mot doux à l’oreille!

      1. Val

        +1 mdr 😀 ! (tu vois Keko , par exemple ne peut pas exister en Suisse (cf + haut) , il n’y a que le bon sol français pour cultiver un pareil phénomène 🙂 )

          1. Pheldge

            En Colombie, ils ont un spécimen local qui lui ressemble un peu, sauf que c’est avec les « moyens du pays » , et on l’appelle « Koka-raisin 😉

  20. Aristarkke

    Deux députés sont en train de réfléchir à l’ avenir de la SNCF. Leurs propositions-choc dixit Le Figaro :

    Transformer la SNCF Mobilités en SA à capitaux 100% publics pour la libérer des pressions politiques (tiens. Ils reconnaissent que cela existe et pas que pour son bien, évidemment…)

    La laisser bâtir des plans d’ investissements futurs en lui garantissant le financement public nécessaire pour ne pas alourdir sa dette actuelle (???)

    Réfléchir à la création d’une écotaxe écovignette régionale pour lui garantir le subventionnement de son activité au plus près de ses besoins…

    Quel serait un projet de réforme s’il ne s’accompagnait pas d’une taxounette…

  21. Pheldge

    Bon, HS, et un peu en avance pour le plat préféré du vendredi, mais allez, disons que c’est un hors d’oeuvre :
    lepoint.fr/politique/segolene-royal-la-princesse-du-poitou-charentes-20-10-2016-2077278_20.php

    1. albundy17

      Je ne voulais pas le lire pour m’éviter la nausée des subventions, la curiosité l’a emporté, je n’ai pas la nausée, je me sens juste comme Keko

      1. sam player

        Le ton m’a un peu surpris pour « que choisir ».
        Pas trop l’habitude de les voir dans ce registre qui pourtant devrait être le leur.

    2. Aristarkke

      Je viens de l’enregistrer pour le lire plus tard.
      Je suis d’accord avec toi.
      Le ton est complètement inhabituel pour Que Choisir toujours plutot dans la défense de l’Etatmaman qui protège ses n’enfants du grand méchant loup capitaliste assoiffé d’argent…

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