Migrants : les bons et les mauvais

Pour ceux qui l’auraient un peu oublié, je rappelle que nous avons un gouvernement tout beau, tout neuf, très peu servi, depuis mai dernier. Ce dernier, constitué à la suite de l’élection triomphale d’Emmanuel Macron sous les vivats d’une foule extatique, a été à peine remanié lors de l’élection législative qui aura donné une majorité indiscutable au Président, et le voilà qui vient de sortir de sa léthargie estivale par le truchement de Gérard Collomb.

Oui, je sais qu’il est difficile d’imaginer un truchement en la personne de Collomb, mais pourtant, c’est bien ce dernier qui vient faire fermement acte de présence dans l’actualité estivale en prenant quasiment position dans la crise migratoire qui secoue la France et l’Europe depuis des mois. J’insiste sur le quasiment puisque, comme on va le voir et une fois l’information détaillée, on se rend vite compte que notre homme a émis une série d’avis et d’opinions palpitantes qui ne permettent surtout pas d’avancer sur le sujet.

C’est lors d’un entretien accordé au Journal du Dimanche que notre truchement se sera fendu de quelques phrases décisives sur la question. Revenant sur la situation préoccupante de Calais qui sort de plusieurs années d’atermoiements complexes sur le sort de migrants en attente de pouvoir rejoindre l’Angleterre, constatant qu’il reste encore plusieurs centaines d’entre eux sur le sol français, le ministre de l’Intérieur propose courageusement de ménager la chèvre multiculturelle et le chou expulsif en installant des sanitaires mobiles et en planifiant la construction de deux centres d’accueil. Mais attention : « assez loin de Calais et de Dunkerque » pour éviter les petits débordements festifs sur les autoroutes calaisiennes et aux abords du port qu’on observe actuellement (17 867 petites intrusions ici et là, tout de même).

Essentiellement, pour notre brave Gérard, il s’agit surtout de « concilier efficacité et générosité » dans un discours taillé sur mesure pour des médias studieusement à l’écoute. C’est d’ailleurs d’autant plus facile que c’est d’abord en parole avant d’être en actes, et encore plus lorsqu’on sait que la générosité ne provient pas de sa propre poche. En pratique, cette conciliation sera possible parce que notre « ami » du gouvernement va nous aider en distinguant, parmi les migrants, « les réfugiés de ceux dont la migration obéit à d’autres ressorts, notamment économiques ».

Diable ! Mais que n’y avions nous pas pensé plus tôt ! Et d’un coup, la situation devient plus simple puisqu’immédiatement, une solution pratique et opérationnelle peut être mise en place : d’un côté, les migrants économiques, de l’autre les réfugiés, et voilà, tout le monde sait cocher la bonne case sur l’inévitable Cerfa que l’administration fournit pour ce nouveau problème.

Et ensuite ? Ah heu eh bien parlons à présent des Albanais qui… Comment ça, c’est limite hors sujet ? Heu alors évoquons ces « hot-spots » que le président Macron (un Français, résident sur le sol français) entend créer dans les pays au sud de la Libye (sur lesquels il n’a a priori aucun droit). Vous allez voir que ça va évidemment résoudre le problème français, n’est-ce pas. Et à présent, parlons des incendies de forêt et des restrictions budgétaires pour les collectivités terri… Comment ça, non ?

Ah mais c’est fort embêtant, ça, de rentrer dans les détails. On n’a pas que ça à faire, voyez-vous. Et puis, le principe est très simple. D’un côté, vous avez les bons migrants, ceux qu’on ne refoule pas, qu’on va appeler réfugiés. Et de l’autre, ceux qu’on refoule, peut-être, éventuellement, si on a le temps, les moyens et si vraiment on n’a pas le choix, qu’on va appeler migrants économiques. Les premiers ont coché la case A-6 sur le cerfa, les seconds la case C-23 et puis c’est tout. Zip. Zoup. Emballez, c’est pesé. Revenons aux 300 millions d’euros de dotations qui… Quoi encore ?

Oui. Certes. Tout ce baratin ne résout rien du tout et ne répond absolument pas aux préoccupations des populations locales concernées directement par les afflux massifs de migrants divers et variés (qui ont coché la A-6, la C-23 et une myriade d’autres sur les douzaines de cerfas que l’administration n’a certainement pas manqué de leur fournir, stylo bille compris).

Il faut dire que les critères exposés par notre minustre ne sont pas réellement déterminants : savoir qu’un réfugié pourra être conservé seulement parce qu’il vient d’une zone de guerre, ou qu’un migrant économique devra être expulsé seulement parce qu’il provient d’une zone en difficultés économiques n’apportera probablement aucune résolution au problème essentiel des populations françaises qui entendent, elles, continuer à vivre dans un pays en paix et des zones économiques pas trop bousculées.

En pratique, notre Gérard n’a guère abordé le fond du problème.

Il peut bien prétendre « Dans le Calaisis, j’ai rencontré tout le monde », sans pour autant montrer en avoir retiré quelque chose. Notre homme semble avoir quelque peu palpé la « profonde angoisse » que ces habitants ressentent, mais n’a pas encore compris comment y répondre.

Proposer de trier les migrants est à peu près complètement inopérant puisque cette opération promet de ne pas être plus rapide que l’actuel traitement, déjà bien trop long (y aurait-il trop de cerfas à remplir ?), ce qui pose de gros soucis puisque les arrivants tendent à s’installer en attendant le verdict et que, de surcroît, les expulsions et reconduites à la frontières sont aussi rares que coûteuses et ne garantissent en rien un tarissement des arrivées.

En fait, l’angoisse des habitants du Calaisis ne provient pas de l’apparition spontanée de migrants dans les centres. Elle provient bien plus sûrement de l’apparition spontanée de certains d’entre eux sur les autoroutes, ou dans certains coins interlopes de leurs villes, villages voire maisons, sans aucune assurance de la part des autorités que les exactions constatées seront endiguées.

La question n’est dès lors pas vraiment de savoir si l’on est devant des migrants économiques, des réfugiés de guerre, des joueurs d’ocarina ou des prestidigitateurs/saltimbanques/jongleurs, mais bien de savoir si ces populations se comportent dans le cadre prévu par les lois existantes du pays.

Avant tout, les populations du Calaisis entendent que les lois de la Républiques soient appliquées et respectées, autrement dit que l’Etat assure sa mission régalienne de sécurité. Cette mission n’est plus assurée. Ni au Calaisis, ni ailleurs en France, du reste. La maréchaussée est amplement utilisée pour assurer la petite tranquillité des VIP et autres personnages importants de l’Etat, ainsi que la verbalisation in extenso des dangereux terroristes routiers, mais elle est de plus en plus absente pour tous les cas les plus usant pour la population, depuis les petites incivilités jusqu’aux crimes et délits qui nécessitent un vrai travail de terrain, depuis longtemps déserté.

Je l’ai déjà écrit, mais je pense utile de le réécrire ici : les problèmes migratoires ne seront pas résolus par ces mesures dilatoires périphériques. Et ce qui importe avant tout est un retour rapide et ferme à un vrai état de droit sur le sol français ce qui impose à l’Etat de réinvestir urgemment ses missions régaliennes. On en est loin.

Certaines déclarations du ministre de l’Intérieur, qui entend renforcer la présence des personnels de police sur le terrain, diminuer les tâches administratives et simplifier les procédures pénales, vont cependant dans le bon sens même si cet air de flûtiau n’est pas le premier qu’on nous joue sur ce thème. Du reste, lorsqu’on apprend qu’il entend aussi créer tout plein de postes et filer des tablettes numériques aux policiers, on ne peut s’empêcher de cocher les cases « plus de moyens » et « gadgets à la mode » du Cerfa politique « Bourrage de Mou Sécuritaire B-1124 » sans lequel tout ministre de l’Intérieur met son poste en danger.

Gérard Collomb, pour calmer le jeu à Calais, va donc tenter de filtrer. Il va discriminer, séparer les migrants économiques (dont la définition promet d’être croquignolette) des réfugiés de guerre. On lui souhaite bien du courage devant les levées de boucliers bien-pensants.

Mais tant que les problèmes essentiels de justice et de police ne sont pas traités en France en général et à Calais en particulier, les fameuses enquêtes d’opinion auxquelles se réfère le ministre deviendront de vraies épines dans sa couenne sensible.

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Commentaires141

  1. Aristarkke

    Gouvernement très peu servi mais largement asservi à des puissances occultes dont celles qui ont été mises en oeuvre pour son élection…

  2. Aristarkke

    AMHA, Monseigneur, ce ne sont pas les joueurs d’ocarina qui doivent constituer les plus gros bataillons de migrants à Calais ou sur le sol européen…
    D’une part parce que ce petit instrument sud-américain est plutôt rare de ce côté ci de l’Atlantique, d’autre part parce que la traversée du même océan par des migrants semble rester très confidentielle quant au nombre, enfin parce qu’aller directement en GB en provenance de ce continent est facile. Quelques pouillemes de degré à bâbord et c’est tout bon…

  3. Aristarkke

    Tiens, à propos de chasse aux automobilistes, méfiez vous des « radars chantiers » qui flashent aussi bien hors des heures dudit chantier que durant les weekends…
    Exemple celui installé dans la descente finale de l’ A3 vers Paris, niveau Bagnolet, qui a bien dû « travailler » ce weekend (passé de l’ autre côté à un moment où la circulation était suffisamment fluide pour le voir en action)…
    Nota : le chantier consistait en une vingtaine de cônes fermant la bande d’arrêt d’urgence sans même le moindre engin de chantier en attente et stationné…

  4. Bonsaï

    Ce sujet est un grand, un immense problème et pas seulement pour la France.
    Il touche les points les plus sensibles des citoyens et vient chatouiller quelques dogmes idéologiques portés par les pays européens et en particulier, par l’Union Européenne.
    Comment concilier des flots migratoires massifs et la nécessaire ventilation de cette population allogène non invitée et non désirée ?

    1. theo31

      En laissant le soin au indigènes de les accueillir ou non à leurs frais exclusifs.

      Pour appliquer le principe de la guerre civile aux migrants, il faut être tordu ou socialiste.

  5. Pat

    Ce qu’il y a de bien avec les cerfas, c’est qu’il n’y a pas besoin de savoir lire et/ou écrire le français pour cocher des cases. Le tri entre les « bons » et les « mauvais » migrants sera plus rapide… Evidemment, si le nom (vrai ou imaginaire) du migrant est écrit en arabe, nos fonctionnaires (qui-sont-en-sous-effectifs) auront peut-être un peu de mal à gérer la chose.

    1. Aristarkke

      « Et qui n’auront pas reçu la formation idoine » (nos fonx) manque dans votre relation de la (triste) situation…

  6. Gerldam

    De toutes façons, tous ces « migrants » sont des immigrés clandestins, sans aucun titre de séjour en règle pour ne serait-ce que stationer debout sur une parcelle du territoire de notre belle répoublique. Ils ont donc tous, à priori, vocation à être renvoyer d’où ils viennent. Sauf… sauf un tout petit pourcentage de gens qui risquent la mort là d’où ils viennent.
    Si donc, on applique les lois en vigueur, on doit expulser 80% des arrivants. la meilleure façon étant, bien entendu, d’éviter qu’il puissent partir (par exemple en refoulant tous les bateaux remplis de ces clandestins potentiels dès leur départ de Lybie, au lieu de les acceuillir les bras ouverts sur des bateaux de l’UE).

    1. MadeInCH

      « sauf un tout petit pourcentage de gens qui risquent la mort là d’où ils viennent. »
      Et encore.
      Un criminel qui a fui son pays parce qu’il a commis des crimes affreux méritant la mort dans ledit pays, et qui commet également des crimes chez nous, ne peut être renvoyé parce que il risque légalement la peine de mort « chez lui ».
      Ben moi, je le renverrais tout de même!

      1. Stéphane B

        Pourquoi le renvoyer ? Il conviendrait de laisser les services spéciaux de son pays s’en charger. On leur remet au commissariat et ils s’en débrouillent. Ainsi, on fait des économies

  7. Bonsaï

    Le pieux et hypocrite silence qui entoure ce sujet montre bien à quel point il dérange, même chez les commentateurs aguerris n’ayant d’ordinaire pas la langue dans leur poche…
    A l’instar des politiques n’osant pas s’exprimer à ce propos, tant ile sujet est délicat, vaste et brûlant !

  8. Mildred

    Il y a donc les migrants économiques et les réfugiés de guerre.
    Mais il les appelle comment, Gérard, ces dames âgées que la Société anonyme de construction de la ville de Lyon (SACVL), expulse de leur logement ?
    J’aimerais bien le savoir parce que j’en ai une chez moi depuis quatre mois, et que je ne sais pas comment l’appeler ?

    1. Aristarkke

      Elles n’ont pas pensé à mettre un fond de teint chargé, un niquab de la meilleure facture, se procurer un enregistrement de prêche islamique, s’ être entraînées à psalmodier dans cette cadence et aller ensuite faire un sit in dans les locaux de cette aimable société en n’ ayant pas omis de convoquer la Presse ???
      Elles devraient y songer…

      1. Mildred

        Aimable société – ironie de l’histoire quand la réalité dépasse la fiction – qui a fait du rez-de-chaussée de l’immeuble où la dame occupait un 48 m2, LE FORUM DES RÉFUGIÉS, comme le proclame toute la façade !

  9. MichelC

    Trop de Cerfas ❓ J’ai la solution de simplification hollandesque digne d’un énarque : un Cerfa avec 3 cases pour remplacer 3000 Cerfas d’une seule case 🙂
    Oh l’andouille 🙂

  10. Le Gnôme

    Promettre des myards pour les JO, des sous à Rihanna et autres fariboles festives va rendre très difficile de renforcer le régalien. Sauf à augmenter les impôts et les taxes, ce qui risque de se voir.

    1. Aristarkke

      Ils ne se gêneront pas pour autant. Le tout sera de trouver les arguments pour faire passer l’ éléphant dans le salon chez ceux qui ne paient que peu d’ impôts. Quant à ceux qui en paient beaucoup, ils sont minoritaires et ont donc juridiquement tort selon le mot de Laignel rendu immortel pour longtemps…

      1. Le Gnôme

        Ah, Laignel, personne de petite taille, élu de la région de Saint Nectaire qu’un opposant avait baptisé le nain sectaire. Il est toujours dans la politique, c’est fou, non ?

  11. nemrod

    Les intérêts et l’avenir de la population autochtone, Macron, ses sbires et tous les gnomes politiques Grançais s’en foutent comme de leur première rétrocommission.
    Quant à leurs souhaits et désirs…pouffons, pouffons.

    Leur plan de carrière et le fric qui va avec, des putes ( ou des mignons de plus en plus souvent ) et du champagne, un peu de gloriole et le plaisir de voir les courtisans s’humilier..voilà leurs motivations.

    Je sais c’est dur mais c’est comme ça du sous fifre de prefecture au Zident.

    1. Le Gnôme

      Je préfère ectoplasmes politiques à gnômes politiques, Le gnôme est gardien des trésors souterrains alors que son avatar politique n’est celui que des fosses d’aisance.

  12. Bonsaï

    Que faire des arrivées incessantes de migrants :
    « Le bateau mesure 40 mètres de long et navigue en mer Méditerranée. A bord du C-Star, des militants d’extrême droite. Leur mission : repousser les embarcations de migrants vers l’Afrique. Passé près de la Libye, samedi 5 août, le navire voguait, dimanche, vers la Tunisie. …
    Le groupe Génération identitaire a financé son opération, baptisée « Defend Europe », par une campagne de financement participatif (crowdfunding) lancée par des militants anti-immigration français, allemands et italiens, puis suspendue par Paypal, après des centaines de plaintes d’internautes. Malgré ça, les « identitaires » sont tout de même parvenus à réunir 76 000 euros. »
    in lemonde.fr/

    1. Gosseyn

      Amener des illégaux en Italie, c’est bien. Amener des illégaux en Tunisie, c’est mal. Logique de fous ou de passeurs.
      Notez bien les éléments de langage : Ce ne sont pas  »des membres d’une O.N.G. », mais  »des militants d’extrême droite ». Il doit y avoir un label …?

      1. Royaumont

        Pour être ONG, il faut l’imprimatur des ODS.
        C’est une logique de fous, pas de passeurs : s’il pouvait gagner autant à amener des illégaux en Tunisie, ils le feraient. Pour eux, ce n’est pas une question de morale, mais de rentabilité. Ils sont moins con que nos dirigeants.

  13. Infraniouzes

    Le règlement de la crise migratoire est, à mes yeux embués de larmes de crocodile, extrêmement simple. Ils suffira de s’asseoir sur la théorie « des droits de l’homme » et museler tous les théoriciens qui, depuis Bruxelles, nous étouffent, nous cassent les burnes et nous pourrissent l’existence. En foi de quoi, charbonnier restera maître chez lui et pourra faire ce que bon lui semble. On pourrait aussi organiser un référendum populaire sur ce phénomène de société comme on aurait pu le faire sur l’organisation de J.O. si ce pays était une vraie démocratie. Comme on ne sait pas s’il faudra l’autorisation de Bruxelles, se perd en conjectures…

    1. Royaumont

      Le referendum populaire, c’est bien, pour des sujet importants comme la couleur des éclairages de la tour Eiffel ou les essences d’arbre de la méridienne verte. Mais pour un sujet oiseux comme la souveraineté nationale, l’ordre publique ou les migrants, vous n’y songer pas malheureux ! le vulgus pecus est beaucoup trop bête et ignare pour savoir où est son véritable intérêt.

  14. breizh06

    Oui, le problème est donc de clarifier ce qu’on donne comme sens à la « propriété privée » et aux missions régaliennes de « défense du territoire ». Mes sous-sous doivent-ils être donnés à des gens qui s’invitent chez moi sans frapper à la porte ?

    Nos maîtres sont tous des radicaux de la rue Cadet, en costumes noirs, bien connus pour leur haine des cathos et de la civilisation chrétienne depuis 1905. De là à penser à une option machiavélique de diluer pas mal de population non-chrétienne chez nous, il n’y a qu’un pas.

  15. Royaumont

    Le problème des migrants est en fait assez simple à décrire :
    personne n’en veut, mais personne ne sait comment s’en débarrasser. Comme pour Amédée, plus ce problème grossit, plus il devient à la fois urgent de s’en défaire et difficile d’y parvenir.
    Les déclarations visqueuses de Collomb montrent certes son manque de courage (typique de notre classe politique peu classe) mais aussi, et c’est plus inquiétant, que personne n’a véritablement de stratégie crédible.

    1. Pourtant, rien que des démonstrations de force claires et nettes aux abords des autoroutes sur le mode « vous n’êtes pas en territoire conquis, vous devez vous comporter selon les règles en vigueur » remettrait nettement les pendules à l’heure. Même chose partout ailleurs sur l’ensemble de la chaîne.

      1. Royaumont

        Pour que les démonstrations de force soient efficaces, il faudrait pouvoir disposer de deux sanctions dissuasives : la prison et l’expulsion.
        Les prisons françaises déjà surpeuplées sont incapables ( et le seront encore longtemps, même si un effort venait à être fait) d’absorber les milliers ou plus de nouveaux condamnés potentiels.
        L’expulsion a aussi sa faiblesse : pour expulser, il faut un point de chute hors de France, sous souveraineté étrangère, donc où, par définition, on ne fait pas ce que l’on veut. Or, ces migrants, personne n’en veut, pas même leur pays d’origine (pour autant qu’on le connaissent, les impétrants ne font pas d’effort pour nous aider à identifier d’où ils viennent, ils ont compris le point faible du système).
        De ce fait, quand ils sont chez nous, c’est déjà trop tard. Et pour les empêcher de rentrer, je ne vois guère que les torpilles, solution un rien brutale et elle non plus pas forcément miraculeuse.

        1. La question des prisons a déjà été abordée ici.
          a/ il faut en construire
          b/ il faut les vider de ces droits communs et des cas psychiatriques qui n’ont rien à y faire (il y en a un paquet)

          Pour l’expulsion, c’est surtout une question de volonté politique. Mais ceux qui n’ont rien commis comme crime ou délit autre que venir en France n’ont pas besoin d’être expulsés, ce qui limite pas mal les besoins réels. Ensuite, l’économie et le marché suffisent mais pour cela, il ne faut pas l’empêcher de fonctionner (redistribution et droits à gogos).

          1. MichelC

            Si on les vide des cas psychiatriques, nul besoin d’en construire des tonnes. Cet argent sera très utile pour les hôpitaux.

          2. Stéphane B

            Ok pour l’expulsion mais que faire si le zigoto refuse de se tenir correctement dans l’avion, Et puis ça coûte cher tout ça. Aussi, une autre voie existe: proposer au migrant de se débrouiller tout seul pour partir à défaut de se retrouver enfermé dans la cale d’un navire, direction la pleine mer, voyage sans retour

            1. « que faire si le zigoto refuse de se tenir correctement dans l’avion » : zonzon et expulsion rebelote au bout. Y’a des lois pour ça aussi.

              1. Aristarkke

                Oui, Monseigneur mais il y a un problème zonzon dans ce pays… Il n’y en a déjà pas assez pour les « de souche » très anciens ou importés avec grand délai depuis. Alors, pour les fraichement importés, la place est absente… et c’est parfaitement connu et apprécié de ces visiteurs…

                1. J’ai déjà répondu plus haut : la construction de prisons n’est pas une option. L’inventaire et le « redéploiement » des populations carcérales non plus.

                  1. Aristarkke

                    La construction de prisons selon les besoins ne devrait pas être une option…
                    Étonnamment pour nos politocarfs, ils se montrent très soucieux de l’ utilisation des fonds publics à cet usage.
                    [hier, j’ai commenté en remontant les notules de la fin vers le début d’ où une redite mal amenée ] 😕

              2. Lark on the Wing

                On peut les inviter pour un café, aussi ….

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                  1. Lark on the Wing

                    Sans doute… mais c’est Bigeard qui avait lancé cette ligne de mugs : on appelait ça « les crevettes de B. »…. il est vrai que cela a un petit côté artisanal, qui ne permet pas de faire face à l’aspect industriel du problème….

                    Et puis, comment ne pas être sensible au « WhoisJohnMalt » ?

                    1. theo31

                      Il y aurait pourtant une belle ligne de jouets pour dames « Pine au chai » à lancer. Lady B. compterait rapidement parmi les meilleures clientes.

                    2. sam player

                      « Vous supputez mal de mes goûts, cher ami. »

                      Il n’a pourtant pas parlé de taille, de forme, de couleur… ni des options…

  16. René-Pierre Samary

    Séparer les réfugiés des migrants économiques, c’est fastoche : il suffit de leur demander.
    L’honnête réfugié économique, honnêtement conseillé par l’assoce idoine, ne manquera pas de dire qu’il vient en France seulement pour toucher le RMI, l’aide au logement, les allocs, l’AME, et j’en passe…

    1. Vassinhac

      pour les séparer, la méthode existe déjà, mais traîne trop : demande d’asile politique, étude de l’OFPRA (administration française) puis recours éventuel devant la CNDA, renvois multiples inclus. Des associations conseillent bien les migrants, leur donnent les histoires qui marchent, etc.

      1. Royaumont

        Me trompé-je si je suppose que ces associations qui apprennent aux migrants à nous pourrir la vie efficacement sont financées par nos impôts ?

  17. Jean Tabel

    Assez rassurant toute de même de pouvoir constater que la France est 100% prête à gérer le doublement de la population africaine attendu pour 2040. Avoir un gouvernement compétent et avec une vision à long terme, c’est quelque chose!

  18. UnLorrain

    « Une levée de boucliers » dans ma petite bible,recueil de proverbes,préfacé par Dutourd,il y y a cette définition de son sens « une entreprise sans effet » je pense que « entreprise » est dans le sens d’entreprendre une chose ou quelque chose.

    @ Harry

    Oui,ce radar de travaux,une sorte de remorque de forme pyramidale..il y en a un que je vois sur une portion de 25 kms,il est baladé a 4 ou 5 endroits ou il peut être caché. Un conseil,prenez garde de ce radar qui ne flashait que « par derrière» il flashe aussi a travers la voie,de face donc,j’ai eu le coup..coup de pelle sur la nuque,encore un. Et le pire,le radar en mouvement,voiture banalisée bien sur..là,je crois qu’on peut dire que c’est l’arme suprême répressive,j’ai subit il y a peu ce moyen de racket,je me sens..abattu de cet autre coup de pelle a la nuque.

  19. kekoresin

    Pour ceux qui me croyait en vacances, sachez qu’il n’en est rien. L’été est ma grosse période d’activité a tel point que je suis obligé de restreindre les apéros! C’est donc en toute sobriété que je vais rattraper le temps perdu avec la grâce et la délicatesse qui me caractérise. Donc c’est du hors sujet total, non pas que je n’aime pas les migrateurs plus à l’aise dans le vol que pour la nage, mais bon, la soluce est trouvée: les camps de concentration administratifs où l’on meurt bien nourrit, bien soigné mais rongé par un ennui mortel!

    En parlant de simplification et un brin raccord avec notre hôte. J’ai reçu la visite d’un petit cloporte de la Stasi française venu me menacer d’une amende copieuse pour le non remplissage de cerfa concernant l’accessibilité des malchanceux au grand jeu de la vie. Inutile de vous dire que l’ex étudiant de fac de socio s’en est pris plein la gueule avec menace directe d’un enterrement de première classe en forêt avec trou creusé par ses soins. La larve est allée à la gendarmerie qui l’a envoyé chier, étant trop occupée à remplir elle même un tas de cellulose aplati ou à bronzer utile au bord des routes. J’ai reçu ensuite des courriers de la Kommandantur pleins de justifications à ma future séance de torture (c’est pour le bien, pour une société meilleure, pour le vire ensemble dans la paix, l’harmonie et les caresses buccales sans sperme). Bref, j’ai rempli le cerfa en foutant n’importe quoi, je l’ai envoyé à la préfektur dans le mauvais service. Le temps que ces abrutis retrouvent le bon bureau en plein sieste estivale de 3 mois, je suis pénard et ça tombe bien, sans réponse de la milice sous 3 mois, je suis aux normes!!!! Il Il faut faire de la résistance à l’armée d’occupation administrative. J’ai même profité des menaces de ces enculés pour forcer à faire refaire le trottoir devant ma boutique – c’est pour les handicapés vous comprenez!

    Bref, ces conneries seront derrière moi l’année prochaine. Je regarderai le pays couler tout doucement au fur et à mesure que les millions de tonnes de paperasse prendront l’eau en piégeant les sous-éduqués et les bon petits soldats républicains dans les cales repeintes en rose mais qui n’en ont pas l’odeur.

      1. kekoresin

        Hash, j’aurais aimé qu’il ait une trogne pareille mais j’ai eu droit à un petit idéologue tout frais sorti du moule avec la languette ps encore accrochée au flanc. Un vingtenaire parfumé à l’eau précieuse qui t’explique comment doit être la vie, comment lui et ses sbires vont faire tourner le monde de façon à ce que la température mondiale soit assez tiède et faire en sorte que le lion ne chasse plus la gazelle au profit des brocolis de savane. Oui, j’aurais aimé un briscard haut en couleur…

        1. MichelC

          Vous n’auriez pas un sol en bois ❓
          Cela aurait été intéressant de savoir ce qui se passe avec ces cloportes venant vous expliquer qu’il faut le laver à grande eau 🙂

  20. Stéphane B

    Nos politiques me font penser à la fable du Lapin et du Corbeau

    Maître corbeau sur un arbre perché,
    Restait à ne rien faire toute la journée.

    Un lapin voyant ainsi le corbeau,
    L’interpelle et lui demande aussitôt :
    « Moi aussi, comme-toi, puis-je m’asseoir
    Et ne rien faire du matin jusqu’au soir ? »

    Le corbeau lui répond de sa branche :
    « Bien sûr mon ami à la queue blanche,
    Je ne vois ce qui pourrait t’en empêcher ! »

    Blanc lapin s’assoit alors par terre,
    Et sous l’arbre, reste à ne rien faire,

    Tant et si bien qu’un renard affamé,
    Voyant ainsi le lapin somnoler,
    S’approchant du rongeur en silence,
    D’une bouchée en fait sa pitance.

    Moralité :

    Pour rester assis à ne rien branler,
    Il vaut bien mieux être très haut placé.

  21. Calc8

    Ah, Ah, notre Macron, l’Oint-des-Médias, serait donc en marche sur pédalo turbo-propulsé.. ça s’appelle le changement.
    Où l’on apprend que notre Zeus (pardon, Jupiter) va donc prendre une semaine de vacances.
    De quoi réfléchir à comment utiliser quelques myons superfétatoires pour que la première dame puisse s’amuser (oups), dépenser gentiment les sous du Trésor sous les sunlights de la presse Pipôle, toute acquise à la cause (Nationale, cela va s’en dire). On me dit dans l’oreillette que les sous du Trésor serait les nôtres. Bon, nous verrons.
    Et maintenant, cher auditeur tardif, une petite page d’histoire.
    Jupiter a donné Jeudi, on parlera donc Maquerellele le vendredi et Macron le Jeudi. Précisons : Maquerelle ou Macralle (Femme méchante et acariâtre ; mégère, sorcière brûlée au 16ème siècle). Tout se tient ! Reste à occuper les autres jours.
    En vieux latin, Jeudi se disait Jovis Dies, le jour de Jupiter. Jovis a donné Clovis (une petite faute dans le Cerfa de l’époque), puis Clovis a donné Louis (véridique). On en a eu 16 (Croix vé battons).
    Autant dire que Macron n’est pas sortie de la cuisse de Jupiter pour rien…
    Emmanuel : « Dieu parmi nous ». On l’aurait voulu qu’on y serait pas arrivé (Je préfère de loin les vrais Emmanuel, représentants de Dieu sur Terre, discrets et lumineux).
    Allez, on rend l’antenne, il est temps de prendre ses gouttes et d’aller au lit (« migrer » vers le lit, pour rester dans le thème du jour).
    Merci de votre attention. (‘Faut que j’arrête cette bouteille en fin de nuit, je vais finir par tâcher le site d’H16…)

    1. Mildred

      Mais il me semble que, entre Croix Vé Baton et notre Dieu parmi nous, vous avez oublié voire négligé, Manuel ?
      « Manuel est tenace, il étudie les différentes possibilités et ne laisse rien au hasard. Il prend garde aux aléas de la vie et aux changement de parcours. »
      C’est lui, tout craché, non ?
      Et sur ce : bon réveil !

  22. Dede

    Assez d’accord avec H16 : l’immigration n’est pas un probleme en soi mais la gestion qui en est faite par l’Etat…
    Je suis moi meme un immigre hors de France et je ne vois pas ou est le probleme. De meme, quand je voyage, je me paye des visas qui me semblent parfaitement inutiles, sinon a payer le bureaucrate qui me les delivre au consulat…

    1. Pheldge

      Euh, c’est un raccourci un peu rapide, que de comparer une famille européenne qui émigre, avec 2 adultes qui parlent la langue, sont formés et parfois un contrat de travail dans la poche, et qui sont déjà intégrés à la culture du pays d’accueil, avec une famille malienne qui débarque dénuée de tout …

      1. Bonsaï

        Et quand tu dis « famille malienne », c’est un doux euphémisme, mais une entorse à la vérité !
        En fait ces individus « en migrance* qu’on voit traîner comme des zombies en France, mais aussi en Suisse et ailleurs, ne sont que des hommes seuls, dans la force de l’âge. Pas de femme, ni de famille. A Calais, la base de la population était bien formée de jeunes individus célibataires…

      2. Dede

        Je suis effectivement europeen par hasard (et meme francais) mais je ne suis pas d’accord pour penser que c’est un critere.
        Nous avons quelques millions de francais a l’etranger et quelques millions d’etrangers en France, et alors?

        Plusieurs « civilisations » ont tente de construire des murs (Chine avec la Grande Muraille, Rome avec le Limes et le mur d’Hadrien… plus proche, Berlin – une exception, il s’agissait de ne pas laisser les gens sortir -, Israel ou aujourd’hui Donald Trump et ses barbeles), ca n’a jamais conduit a quoi que ce soit pour l’humanite ni meme les peuples impliques dans l’affaire…

        Relisez quelques ecrits liberaux: la liberte s’arrete chez autrui, pas sur vos « sentiments ».

        Ceci dit, tout n’est pas rose mais je ne suis pas convaincu que l’Etat, soit-il « d’Urgence », soit capable de regler quoi que ce soit en ce qui concerne les migrations.

        1. Lark on the Wing

          @Dédé (d’Envers?) : il sera amusant de disserter avec toi sur nos angoisses obsidionales dans quelques années au plus, quand l’Occident aura sombré, et que nous vivrons parmi les rezzous, au milieu des Ecorcheurs et des Tard-Venus….

          Car il est vrai que « je regrette l’Europe aux anciens parapets »…

          Il y a chez les Libéraux – au nombre desquels je me compte, quoi que l’on en puisse penser – même chez les plus éminemment respectables, et les plus brillants, tel notre hôte, une forme d’aveuglement quant à la sauvagerie du réel, à fondement idéologique.

          Cela me fait penser à la mort d’Archimède, lors de la prise de Syracuse : selon Plutarque, un soldat aperçut le savant alors que celui-ci traçait des figures géométriques sur le sol, inconscient de la prise de sa ville par l’ennemi.

          Troublé dans sa concentration par le soldat, Archimède lui aurait lancé « Ne dérange pas mes cercles ! » Le soldat l’aurait alors tué d’un coup d’épée.

          Sur son tombeau, on érigea un cylindre renfermant une sphère, avec pour inscription, le rapport du solide contenant, au solide contenu…

          Il va être intéressant d’expliquer, à genoux, Bastiat ou l’école autrichienne à un bédouin d’Isis armé d’une kalashe fumante…

          1. Ceux qui croient encore, obstinément, que le « mâle blanc cis-truc machin européen » est un agneau prêt à mourir sont partis pour avoir quelques surprises et confondent les bêlement des pacifistes forcenés qu’on entend le plus avec l’assentiment général en oubliant que le silence ne vaut acceptation que dans la tête de ceux qui se sont déjà résigné.

            1. Lark on the Wing

              J’aimerais, Monseigneur, que vous eussiez raison… mais, et nonobstant quelques éventuelles « surprises » – même « divines » – l’invasion se poursuit et les conséquences en apparaissent ici et là, y compris dans la France « périphérique »…

              La soluce « libérale » proposée par quelques-uns, de supprimer toutes aides, allocs, pain, amour et autre fantaisies tout en rétablissant l’ordre « républicain », ne peut déboucher que sur des séditions graves, au regard desquelles la destruction du social-clientélisme ne serait plus qu’académique….

              L’adversaire est clairement identifié : votre « meme » et l’actualité de ces derniers jours ne laissent subsister aucun doute, mais je ne vois personne qui se propose de le traiter sérieusement, hormis ce général italien retraité…

              Comme disait Pogo « we have met the enemy, and it is us »….

              1. « ne peut déboucher que sur des séditions graves »
                Si c’est mené par des branques et des abrutis, oui. Mais certainement pas si on part du principe qu’on a trouvé quelqu’un est assez couillu pour appliquer la solution préconisée (on n’est alors plus dans l’hypothèse « branques & abrutis au pouvoir »).

                1. Lark on the Wing

                  « séditions graves » était un euphémisme…

                  Je souhaite que vous ayez raison, mais je n’accorde que peu de créance à la supposition que nous puissions trouver quelque gaillard aussi providentiel que couillu…

                  L’Armée est castrée, et d’ailleurs parsemée de « diversité » ; notre personnel politique est d’une veulerie sans exemple (Daladier, lui, au moins, avait fait Verdun en tant qu’officier d’infanterie), notre administration, notre magistrature et notre police sont « sous contrôle » de la bien-pensance la plus bornée.

                  Alors « que faire? » comme disait Vladimir Ilitch…

                  1. Gosseyn

                     »La bien-pensance la plus bornée … »
                    Tous comptes et analyses faits, il ne s’agit au final que de corruption. Corruption intellectuelle, idéologique et morale, économique, etc.
                    Tout ce fatras glauque, ce terrorisme intellectuel, ces objectifs de domination par la soumission, se réduisent à la subversion de toutes les valeurs affichées ou prétendues telles. À commencer par celles avancées par ses suppôts.

                    1. Gosseyn

                      Il ne manque pas de gens disposant d’un sérieux bagage intellectuel qui doivent en avoir fait le tour. Qu’ils se manifestent lorsque leurs intérêts vitaux seront atteints et le changement se réalisera. Probablement non sans mal ni sans douleur, vu l’épaisseur des factures à régler par les bien-pensants. Mais quand, comment et à quelle occasion ?
                      Ce qu’il conviendra de faire ira alors de soi …

                2. Gôchiste Souverainiste de Passage

                  J’espère me tromper mais le profil du sauveur qu’entrevoient de plus en plus de libéraux me déplait fortement, j’ose espérer que ce n’est pas la solution de notre hôte : un excès de testostérone dans un physique intellectuellement très agréable. Pas vraiment une solution de mon point de vue car dans cette éventualité les oiseaux migratoires se retrouveraient soutenus par une part importante de la population française d’ores et déjà métissée qu’on le déplore ou non.
                  Quoiqu’il en soit, je souscrit bien volontiers au propos général mais suis très surpris que personne ne mentionne les faits d’armes de notre héros national, le passeur d’oiseaux dresseur de chèvres qui en a eu marre de copuler avec ces dernières et a trouvé d’autres solutions plus enviables pour satisfaire ses besoins tout en accédant à son quart d’heure de gloire.
                  Peut-être un prochain billet de notre hôte pour sanctifier ce héros de la ripoublique ?

                    1. MichelC

                      GSDP
                      Je vous remercie d’être plus clair en évoquant la « guerre civile », il me semble ne pas l’avoir lu dans ce fil mais j’ai peut-être raté un ou deux commentaires…

                      Si vous arrivez à lire tous les commentaires au second degré voire au troisième, vous aurez la réponse.

                      Ne posez donc pas des questions crétines. Merci.

                  1. Lark on the Wing

                    @GSDP : « dans cette éventualité les oiseaux migratoires se retrouveraient soutenus par une part importante de la population française d’ores et déjà métissée qu’on le déplore ou non. »

                    Oui… c’est, au reste, exactement ce que l’on entend par « guerre civile »… était-ce la peine d’y insister ? mais la Gôche, souverainiste ou pas, adore enfoncer les portes ouvertes… même en l’absence de frontières…

                    1. Gôchiste Souverainiste de Passage

                      @H16 : me voila en partie rassuré, je conserve donc une part de mes neurones ouverts à votre pensée intéressante et toujours si bien formulée.

                      @LOTW : merci de votre réaction, mon pseudo du jour est là pour ça. Il m’apparaissait cependant utile de préciser votre propos qui voudrait que des « séditions graves » soit un euphémisme mais rassurez vous, ce n’était pas là le but premier de mon commentaire.
                      Je vous remercie d’être plus clair en évoquant la « guerre civile », il me semble ne pas l’avoir lu dans ce fil mais j’ai peut-être raté un ou deux commentaires…

                      Mais puisque vous pensez qu’il est inutile d’insister, j’enfonce le clou avec une question simple : dans les grandes agglomérations (police et armée comprises) quel est le % de personnes blanches armées sur la totalité des personnes armées ?

                  1. sam player

                    Course d’obs tacle / tacliqué / quèle peau de vache / ache seize

                    sam player — mon ex-femme, les débiles, j’ai l’habitude etc….

                  2. BDC

                    T’inquiète Doc, c’est une comptine : 3 petits chats. Faut faire une chaîne avec des rimes, les paroles sont très connues. Et Bonsaï a dévié le truc en sortant d’une version officielle du coup ça fait marrer tout le monde.

    1. theo31

      Cet après-midi, au moins huit policiers étaient mobilisés au Mirail pour lutter contre les méchants délinquants de la route. Si la même débauche de moyens était mise en oeuvre pour lutter contre des vrais criminels…

          1. Aristarkke

            Honnêtement, il y a des piétons (et des cyclistes itou) qui ne volent pas leurs contredanses, s’ils en prennent.

            Je ne sais pas à Toulouse mais à Paris, comme rue de Mogador entre les deux blocs des Galeries-Printemps, s’il n’y a pas un ou deux flics pour obliger les piétons à respecter les autorisations de traverser des feux de signalisation, il y a des heures d’affluence où aucun véhicule n’arriverait à passer sans « forcer le passage » bien que dans son droit.

            Même les Japonais, soi-disant si sourcilleux de cela au pays, se lâchent comme de vulgaires Français…

            1. Royaumont

              « A Rome, fais comme les romains ». Les japonais sont des gens à la politesse méticuleuse, chez nous, ils font comme nous…

          2. MichelC

            Pour emplir les caisses, il faudra que cela Vals. On aura la Vals à 1 temps, puis 2,3,4. De plus en plus rapide.
            Jusqu’au jour ou l’on aura du poulet froid.

  23. Pheldge

    Bon, bin il y a une nouvelle invasion en vue : le Grand Remplacement par les rosbeefs est en marche , attention c’est le Figaro qui nous le dit ! 🙂
    lefigaro.fr/international/2017/08/07/01003-20170807ARTFIG00229-brexit-la-nationalite-francaise-attire-de-nombreux-residentsd-outre-manche.php

  24. René-Pierre Samary

    Le « concilier efficacité et générosité » de Collomb est du même tonneau que le regroupement familial (40 ans, comme le temps passe !), qui était supposé tarir l’immigration (efficacité) tout en facilitant la vie des immigrés installés en France (générosité). En fait, on ouvre un robinet supplémentaire (générosité) sans pouvoir fermer celui qui fuit (faute d’efficacité). Même chose à propos de l’installation de « centres de tri » en Libye. Ceux qui seront acceptés par ces centres migreront officiellement. Ceux qui ne satisferont pas aux critères migreront quand même. Un petit robinet de plus, qui s’ajoute à la vanne grande ouverte des clandestins.
    Le problème de l’immigration de masse est devenu quasiment insoluble. Grandes transhumances humaines et toussa… Les freiner était possible il y a trente ans, plus aujourd’hui. Si l’on admet que cette invasion est destructrice, c’est foutu. L’Europe sera africanisée, au sens large du terme.
    Le combat « aux frontières » étant perdu, reste la résistance intérieure. Il ne s’agit, comme dit le patron, que d’appliquer la loi (française) sans états d’âme, avec les moyens adéquats. On n’en prend pas le chemin, en appliquant à des problèmes actuels de fausses solutions périmées.

    1. Bonsaï

      Excellent résumé, froidement objectif. Dans la réalité, il y a tant de facteurs souvent antagonistes à prendre en compte qui constituent un véritable défi pour une démocratie moderne. On a la solution du grand pays prospère, soucieux de faire oublier son passé. l’Allemagne.
      Et puis on a la France, ancien pays colonialiste, replié sur lui-même et en pleine crise économique. L’inefficacité, le manque de discernement et de courage des gouvernements successifs. L’absence d’une politique européenne claire à ce sujet.
      Brûlant !

  25. La divine comédie

    Collomb est un sot et un velléitaire hargueux et revendard. Il nous promettait des mesures, Jupiter a tonné il s’est couché. Il a peut-être entendu « tout le monde » c’est-à-dire à la manière socialiste les élus du cru mais les yeux bandés, il ne faut pas pousser non plus. Quant au tri, il le fera à la manière républicaine, c’est-à-dire aucun et laissera filtrer les éléments les plus dangereux parmi les clandestins africains qui serviront bien un jour, les saltimbanques n’ayant pas pu se recaser en Grèce où les bidonvilles sont interdits et le travail à minima obligatoire resteront là où la situation marécageuse leur permet un développement économique souterrain appréciable. En bref, Calaisiens ou autres nous l’aurons dans le baba avec Collomb comme avec Valls. Billet très amusant, merci et bon week-end.

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