Cryptomonnaies : l’étape suivante ?

Cela fait plus d’un mois qu’est paru le dernier billet concernant les crypto-monnaies. Alors que des phases décisives de la croissance de Bitcoin se jouent en ce moment (et j’aurai l’occasion d’y revenir prochainement), il me paraît nécessaire de prendre un peu de recul et de brosser un panorama rapide de ce qui nous attend dans ce domaine.

Et ce recul est d’autant plus nécessaire que Bitcoin et les cryptomonnaies commencent à gagner en notoriété. À la suite de la bulle de 2013 et de son éclatement, quelques journaux spécialisés et plusieurs magazines s’étaient pourléché les babines dans des petits articles revenant à la fois sur la valorisation insensément rapide de la cryptomonnaie et sur l’effondrement qui avait suivi, en insistant sur les utilisations frauduleuses (forcément frauduleuses) que cette nouvelle monnaie permettait alors : trafics d’arme ou de drogue, contrats ciblés, que sais-je encore, tout était bon pour bien rappeler au péquin lambda que ce genre d’initiative, non correctement régulée par l’Etat et correctement sanctionnée par de belles et grandes autorités légales, ne pouvait aboutir qu’à une catastrophe financière et morale évidentes.

Les années qui suivirent furent particulièrement calmes puisque l’augmentation qui eut lieu ensuite prit deux années, faisant repartir Bitcoin de 200€ environ en 2015 vers plus de 900€ en janvier 2017. Passant le cap de 1000€ en janvier 2017, les médias recommencèrent à s’intéresser à cette monnaie. Depuis, l’augmentation quasi-continue du cours et les nouveaux sommets atteints récemment ont défrayé la chronique (Bitcoin flirte régulièrement au dessus de 5000€ pièce actuellement).

De façon intéressante, pendant toute cette période, les Etats du monde entier ont régulièrement hésité entre l’interdiction, l’indifférence et l’enthousiasme vis-à-vis de cette nouvelle économie qui se met en place. De la même façon, les grandes entreprises spécialisées qui dans la finance, qui dans la monnaie, qui dans les échanges inter-bancaires, se sont prononcées régulièrement pour soutenir ou condamner l’existence de ces nouvelles crypto-monnaies.

Un consensus semble cependant s’établir : si la valorisation de Bitcoin continue pour certains à faire penser à une fièvre irrationnelle, il n’en reste pas moins que la technologie générale qui permet à tout le monde d’échanger des valeurs monétaires en pair-à-pair, quasi-instantanément et à des frais extrêmement modiques, le tout sans tiers de confiance, marque un développement fondamental, réellement révolutionnaire, des principes bancaires tels qu’on les connaît depuis les Médicis.

Ce qui n’empêche pas les Etats de faire des boulettes, amusantes une fois pris le recul : on se rappelle en effet que les Etats-Unis avaient, en 2010, forcé les grandes compagnies de cartes de crédit à refuser toutes transactions avec la fondation Wikileaks, obligeant cette dernière à accepter les dons en Bitcoin pour survivre. Les avoirs de la fondations, conservés depuis tant bien que mal en cryptodevise, n’ont pas arrêté de fructifier bien au-delà des espérances les plus folles de ses fondateurs. Comme l’expliquait Assange récemment, la fondation a vu ses gains enregistrer une croissance de 50.000% libellés en dollars.

Bref : non content d’avoir donné à Bitcoin une vraie utilité (ici, permettre à une fondation de continuer à fonctionner), cette interdiction étatique aura aussi enrichi la fondation en question. Mieux : elle aura montré à tout le monde l’étendue réelle des pouvoirs étatiques et la collusion permanente de l’Etat avec les organismes financiers (ici, Visa et Mastercard) qui lui permet de leur tordre le bras à chaque fois qu’il l’estime nécessaire.

Excellent rappel qu’« en matière de monnaie, les Etats ont tous les droits et les particuliers aucun », comme le disait fort justement Gabin dans « le Cave se rebiffe » :

… Ou tout du moins, jusqu’à Bitcoin.

En effet, depuis son arrivée (rapidement suivie par la multiplication de nouvelles moutures plus ou moins inventives), les tentatives des Etats de mettre le holà se sont essentiellement soldées par des échecs rigolos : au fur et à mesure que leur emprise semble vouloir se rapprocher des points de contact avec ce qu’ils maîtrisent (le cash traditionnel, les comptes en banque habituels), de nouvelles initiatives voient le jour qui permettent de se passer tous les jours un peu plus d’intermédiaire. On pourra citer OpenBazaar (qui évolue sagement et permet de faire des transactions directes, en pair-à-pair, sans point centralisé), ou même Shapeshift.io qui autorise les échanges monétaires intra-cryptos ou avec les monnaies « fiat » traditionnelles là aussi sans passer par une plateforme centralisée. Notons que ces développements sont d’autant plus vivaces que le besoin s’est fait sentir à chaque intervention étatique brouillonne.

Oui, c’est bel et bien une révolution majeure, et une révolution capitaliste et libérale par essence : depuis que Bitcoin a montré qu’il était possible de faire de tels échanges monétaires, rien n’interdit plus maintenant d’imaginer des solutions techniques pour garantir des échanges avec plusieurs centaines, plusieurs milliers de transactions à la seconde. Or, si l’on compare avec les établissements traditionnels (qui offrent actuellement des performances comparables en terme de transactions directes), la différence est criante : ces établissements, centralisés, sont à la fois bien plus coûteux et bien moins sécurisés que les crypto-solutions proposées. Les banques traditionnelles ne peuvent pas prétendre, même de loin, à ces rapidités de traitement (envoyer des fonds à l’autre bout du monde en moins de 10 minutes est une réalité praticable pour plusieurs cryptos actuelles et pour aucune banque internationale).

Enfin, il existe dorénavant plusieurs protocoles (zk-snarks, MimbleWimble par exemple) et plusieurs monnaies (Monero, ZCash, Dash) qui garantissent un niveau élevé de confidentialité et d’anonymat dans les échanges. On peut fort raisonnablement penser que les recherches et développements continueront dans le domaine pour garantir des échanges sécurisés et impénétrables pour les Etats… Ce qui garantit par construction que ces derniers verront leur échapper leur plus grand pouvoir : celui de battre (et dévaluer) monnaie et avec, de fiscaliser leurs citoyens.

Oui, par construction, la révolution qui se joue actuellement va profondément remettre en cause la position et la puissance des Etats, en minant par la base leur puissance financière et fiscale. Dans ce cadre, il n’est pas du tout invraisemblable de penser à la remise en cause de l’hégémonie du dollar qui ne pourra pas survivre à un basculement rapide de l’économie vers les cryptomonnaies. Ne perdez pas de vue qu’en tous temps, les capitaux sont toujours allés là où ils sont les mieux traités : la fiscalité devenant de plus en plus délirante ou paranoïaque, il y a fort à parier qu’on assistera, dans les prochaines décennies, à une véritable hémorragie de capitaux traditionnels au profit de crypto-capitaux que les Etats auront toutes les peines du monde à évaluer, taxer ou même saisir. Au passage, cette fuite des capitaux du fiat vers les crypto entraînera (et entraîne déjà) un accroissement de l’utilité (et donc des prix) de ces cryptos.

Cette perte de pouvoir assure, avec évidence, d’âpres combats à venir entre les Etats et les cryptomonnaies, leur développement, les équipes qui les soutiennent, les sociétés qui les sécurisent : on peut s’attendre à des batailles frontales (interdictions, régulations plus ou moins intelligentes, etc…). Mais tout comme les paradis fiscaux n’ont jamais cessé d’exister alors même que les Etats disposent, s’ils le veulent, de tous les outils pour les fermer, on peut déjà parier sur leur impossibilité de contrôler les cryptos (rappelons que les centaines de millions d’euros dépensés par de nombreux pays pour stopper les échanges P2P de MP3 puis de films n’ont abouti à absolument rien de concret).

Lorsque les batailles ne seront pas frontales, elles seront indirectes avec la disparition du liquide, qui a déjà commencé, et les tentatives (qu’on pressent déjà pathétiques) des institutions étatiques de produire leurs propres versions de cryptomonnaies : compte-tenu des succès « retentissants » des firmes étatiques en matière d’informatique et de projets logiciels flamboyants, on peut là encore parier sur des développements … hasardeux et peu propices au succès et dont la concurrence avec les cryptos privées promet de donner toujours plus de crédit aux dernières au détriment des premières dont les coûts de recherche, de développement et de production, forcément financées en fiat, finiront d’achever la trésorerie malade de nos Etats défaillants.

Le monde, toujours en mouvement, n’a jamais paru évoluer aussi vite. Les nouvelles technologies (biotechs du type CRISPR/Cas9, impression 3D, intelligence artificielle) apportent déjà, en elles-mêmes, des promesses de progrès absolument incroyables en elles-mêmes, mais indubitablement, avec les crypto-monnaies, nos sociétés et nos organisations sociales changeront plus dans les 20 prochaines années qu’elles n’ont pu évoluer sur les 2000 précédentes.

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires136

  1. Le Gnôme

    Billet résolument optimiste. Mais l’Etat ne se laissera pas faire et dépouiller comme cela, il comparera les entrées et les sorties, vous demandera le pourquoi des différences et au besoin vous taxera d’office. Il ne reculera devant rien pour assurer sa survie.

    1. Il y a tout un paragraphe sur ce que l’Etat fera, comment il trépignera et pourquoi ça ne marchera pas.

      L’Etat, au moins tel qu’on le connaît, est déjà mort (mais il ne le sait pas encore).

        1. On ne vous le disait pas parce qu’il ne le sait pas lui même (et oui, Aristarkke, l’agonie sera longue). Notez bien : je parle de « L’Etat, au moins tel qu’on le connaît« .

      1. Aristarkke

        Possible mais le temps de son agonie risque d’être long, surtout vers la fin estimée.
        Personne n’ ignore qu’ une bête sauvage blessée est encore plus dangereuse qu’ intacte…
        Et je ne pense pas que le Droit sera sa première priorité (voir cette histoire de taxe pour compenser la taxe invalidée qui en compensait une précédente tout aussi déglinguée)…

        1. Higgins

          Certes oui mais je partage cependant l’optimisme de notre hôte quant à l’issue du combat (qui sera rude, n’en doutons pas). Pour en revenir aux désirs et délires fiscaux de notre sapeur Camenbert ministré et sinistré, il y a fort à parier que sa super taxe exceptionnelle, créée pour pouvoir rembourser la précédente indument perçue, soit retoquée par le CC ou le CA. Et ce sera retour à la case départ puisque cette affaire traîne depuis bientôt dix ans.

    1. Pheldge

      Tiens j’avais la même idée, j’attendais juste le billet opportun ! alors pour mézigues, c’est : 15LGC4twcvzaApWRe7X68wBffDpysfCNMa voili voilou … 😉

        1. Pheldge

          Si que « je te dois des BTC, ou plutôt des satoshis négatifs », qu’attends-tu pour me les verser ?
          Merci Jacquie et Michel ! 😉

  2. Karizoc

    Les masses monétaires M1 et M2 des USA sont d’environ 3’500 G$ et 13’500 G$. Admettons que le bitcoin serve de valeur d’épargne, plutôt que de valeur d’échange. Il peut donc être comparé à M2-M1 soit environ 10’000 G$ ou 10 T$. En ajoutant autant pour l’Europe et encore autant pour le reste du monde, mettons 30 T$ d’épargne. Si cette épargne était totalement investie en bitcoins, au nombre de 21 millions maximum par définition. Arrondi à 20 M, le bitcoin vaudrait donc 30 T$ / 20 M = 1.5 M$. Voilà comment on peut estimer un plafond pour la valeur du bitcoin. Quand il arrivera à représenter plusieurs pourcents de ce plafond, mettons vers 50’000 $, ce sont les banques centrales qui partiront en guerre contre ce concurrent.
    « First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win. » Mahatma Gandhi

  3. Karizoc

    « - Ils avaient le droit de faire ça ?
    – Pauvre con ! Le droit … Mais dis-toi bien qu’en matière de monnaie les États ont tous les droits et les particuliers aucun. »

    Tout est dit.

        1. Ce n’est effectivement pas la même. Mais la secp256k1 n’est pas considérée comme sûre selon les standards NIST. Ceci étant, il faut bien comprendre ce qu’on veut dire par là. Le 2FA n’est pas considéré comme sûr non plus par le NIST, et je vous encouragerai cependant à l’utiliser.

          1. Cerf D

            En même temps questions sécurité comme on se sait pas pourquoi sont choisis certains paramètres des courbes du NIST (qui pourraient permettre à la NSA d’avoir des backdoors).

            Le sujet m’interesse particulièrement, pas seulement pour BC mais aussi pour le chiffrement du mail.

            1. albundy17

              « qui pourraient permettre à la NSA d’avoir des backdoors). »

              à propos, bien qu’à vérifier, Kaspersky avait été accusée de piratage d’un ordi à la nsa ou cia, la société à donc enquêté dans ses services.

              Il s’avère d’après eux, qu’un programmateur de trojans de la cia avait installé le logiciel kaspersky, que celui ci à détecté du code malicieux et donc fait son boulot en envoyant le code détecté à fin d’analyse 😀

              Kaspersky rajoute que ce programmateur avait également une version piratée de MS Office sur son pc

  4. Pheldge

    Depuis le dernier billet, j’ai pris un peu de temps pour « mettre la main dedans » (je parle des cryptos … ) et bon, voici quelques réflexions : il y a tout un business qui s’est créé, des monnaies en veux-tu en voilà, des sites spécialisés pareil, et je ne parle pas des vidéos sur « comment miner chez soi » …
    Depuis donc environ un mois, je m’amuse avec les « faucets », et ça me permet de voir l’évolution du cours du BTC : c’est impressionnant à donner le vertige , en un mois il est passé de 3800 € à + de 5000 € … avec des variations de 500 € sur une journée.
    Il paraît aussi que les mineurs de BTC, l’ont un peu délaissé pour une variante plus rentable, donc validation des transactions plus lentes. Je n’ai encore jamais fait de transaction, et je me demande s’il est possible que entre le moment où j’envoie le paiement et celui où il est validé, la valeur du BTC ait changé ?
    Pardon pour ces questions de béotien, bon sauvage des isles y’en a découvrir, doucement … ,)

    1. Oui, la volatilité est telle qu’on peut très bien dépenser 0.1 BTC valant 500€ au moment de l’achat et qu’on se voit débité de 0.1 BTC valant 505€ (ou 495€) une fois la transaction validée.

      1. Pheldge

        Et j’ai entendu parler de frais de transaction élevés, de surcharge des mineurs … pfff, y’a pas que le processeur qui chauffe ! 😉
        C’est sûr que le concept est révolutionnaire, et qu’il s’installe dans le paysage.
        Mais il y a encore des évolutions à venir Je crois qu’un hard fork est prévu pour novembre..

        1. Sur BTC, actuellement, les transactions sont effectivement prohibitives. BCH ou DASH offrent plus d’espoir de devenir des monnaies répandues que BTC.

          1. Pheldge

            entre la volatilité extrême, et le coût des transactions, je me demande qui utilise le BTC , et pour quoi il continue malgré tout de monter ? en effet, si la concurrence offre mieux pour moins cher, et rémunère mieux les mineurs …
            Sinon, techniquement, quand on investit dans du matériel de minage pour BTC, on peut se reconvertir sur d’autre cryptos je suppose, mais l’efficacité est-elle la même ?

            1. MichelC

              Des effets transitoires, des gens qui investissent, des banquiers… ?
              Des gens font des transferts de monnaie vers des pays tiers, c’est peut-être aussi compétitif que Western Union ou consorts.

            2. Actuellement, sur BTC, le prix est essentiellement piloté par ceux qui font du trading intraday. On n’est plus sur des gens qui utilisent la monnaie.

    2. MichelC

      Eh bien oui, la contre-valeur en Euro va changer, mais le montant en XBT va rester le même.
      Ce qui est intéressant c’est qu’il y a des paliers. Plus ou moins stable, plus hausse raide ou descente plus ou moins raide.
      Quant à miner le XBT avec un ordi perso, oubliez. Quand on voit la puissance de 2650 MW dédiée aux calculs, 10 000 000 000 GH/s, la centaine de XBT créée chaque jour, la probabilité pour un petit calculateur à 200 H/s est proche de zéro.

      Dans quelques jours, je tente un paiement en XBT, le temps de mettre quelques mXBT 🙂
      Ne traînez pas, ne la faites pas suisse ❗ Hop, le temps d’attraper un escargot, et pfuit, il est parti iiiii ❗

        1. MichelC

          Nous avons 2 pc portables, dont 1 sans processeur graphique.
          Avec le processeur graphique on est effectivement plus efficace surtout en énergie. Le logiciel Minergate m’indique pour le GPU 70 à 120 H/s avec les 4 cœurs en fonctions, et de 40 à 60 H/s pour les 4 cœurs du CPU. Avec le CPU cela chauffe et le ventilateur fonctionne à fond.

          Soit notre matériel est lent, soit Minergate ne donne pas les bonnes informations. A creuser.

          1. Bon déjà avec ce genre de produits, vous minez très haut (i.e. pas du tout proche des processeurs). D’autre part, je ne sais pas ce que vous minez (minergate permet de miner différentes cryptos). Miner SHA256 (BTC par exemple) n’est absolument pas pareil que Cryptonight ou d’autres, en terme de hash/s.

            1. MichelC

              DASH, Monero pour commencer, j’ai tenté pour voir ETC, mais cela a l’air lourd.
              je ne connais pas encore tout, donc c’est parfois un peu dur de suivre.

            1. Kermit

              Le rendement instantané de minage n’a aucun intérêt.
              Je mine certaines cryptos en rendement négatif. Je l’ai toujours fait …. C’est à considérer comme un investissement, une crypto minée en rendement négatif signifie simplement que si vous la revendiez à ce moment la, vous auriez perdu de l’argent du fait de son coût d’extraction en électricité.
              Mais si le cours de cette monnaie monte dans les prochain mois, vous avez toutes les chances d’arriver en zone de rendement positif. Cela c’est souvent avéré en crypto et lorsque cela ne c’est pas réalisé, c’est parce que la crypto à disparu.

              L’idéal tant bien évidement de miner des cryptos en rendement positif … mais le rendement tendra à diminuer du fait de l’augmentation de la difficulté, du nombre d’intervenant et d’un cours qui peut ne pas suivre.

              Vous pourriez objecter « Pourquoi ne pas l’acheter directement ? »
              Parce qu’une nouvelle crypto ne se négocie qu’en BTC (pas toujours) et que pour l’instant, il vaut mieux cramer de l’électricité que du BTC !

          1. Une GTX1080 tourne à 8.2 Tflops, donc avec deux vous avez un peu plus ; la carte est à 590€ environ donc ça fait 1200 € pour 16 Tflops. Mais c’est très insuffisant pour SHA256 (ce n’est pas du calcul à virgule).

        2. MichelC

          Sur le site Minergate, la performance de mon pc est de 139 à 170 kH/s CPU seul.
          Le 5 ième est à 781’000
          Le 1 ier à 2’186’000 (facteur environ 15000)

          Sans doute des RIG avec cartes GPU optimisées, reflashées.
          Ou plus surement des systèmes ASICS

  5. François Brault

    Il me semble qu’un aspect positif des cryptomonnaies est largement ignoré. Les théories macroéconomiques classiques enseignent qu’il revient à l’état d’émettre de la monnaie entre autres pour satisfaire le troisième usage selon Aristote: intérmediaire des échanges. Les pièces et billets n’étant pas physiquement divisibles on dit qu’il revient à l’état de créer de la monnaie à mesure que les échanges (l’économie) croit, ce qui donne à l’état une bonne excuse pour la créer ex-nihilo. Mais les cryptomonnaies ont une qualité particulière, celle d’être infiniment divisibles, ce qui enlève la nécessité de faire croitre la masse monétaire… On objectera alors que les rentiers s’enrichissent en ne faisant rien. Leur stock de cryptomonnaies représentant une part fixe de l’économie (à laquelle ils ne contribuent pas nécessairement) et non une valeur d’échange de biens. Une création de monnaie (inflation) égale à la croissance serait donc « juste »? Dans le cas des cryptomonnaies comment l’assurer?

    1. Il n’a absolument jamais été démontré que l’inflation était nécessaire. Et l’Histoire montre qu’elle s’est toujours systématiquement terminée soit par la mort de la devise, soit en hyperinflation.

      1. bibi

        Je dirai même que c’est tout le contraire puisque le progrès consiste à avoir toujours plus pour toujours moins.

        La situation normale de l’économie (en absence de manipulation monétaire) est la déflation permanente qui fait que pour une quantité de monnaie égale on obtient toujours plus.

        On voit bien depuis 40 ans que si l’informatique a colonisé le monde c’est parce que ce secteur est en déflation permanente si bien qu’aujourd’hui dans votre « vulgaire » smartphone vous avez 10 fois la puissance de calcul du premier Cray sorti en 1976 qui coutait 8M$ de l’époque soit environ 8G$ d’aujourd’hui ce qui fait un prix du FLOPS divisé par 100 millions en 40 ans, et cette baisse vertigineuse des prix n’a jamais poussé le consommateur à différer ses achats.

      2. cherea

        L’inflation est le truc des monnaies, mais l’avantage des crypto c’est la vitesse de circulation, avec une circulation beaucoup plus rapide, on doit pouvoir juguler l’inflation. En gros plus ça circule vite, moins il y a besoin d’unités, les unités sont simplement utilisées plus souvent…

        Ce serait intéressant de voir la corrélation entre vitesse de circulation de monnaie et et l’inflation…

        1. François Brault

          Dans une vue microéconomique et donc pour seulement un bien ou service et non en agrégé l’inflation c’est quand les facteurs de production (matières premières, salaires) augmentent plus vite que les gains de productivité. S’il y a substitution par un autre bien ou service en agrégé il n’y aura pas inflation. Si on a des ressources rares (offre inférieure à la demande) les prix monteront et au contraire le progrès technologique favorise les substitutions et fait baisser les prix.

      3. François Brault

        Nécessaire au fonctionnement de l’économie non et pourtant les économistes des banques centrales vous diront qu’ils on pour objectif 1) l’inflation la plus basse possible 2) surtout pas de déflation (report des achats). Communément on dit quelques % d’inflation sont acceptables dans les pays développés, et plus dans les pays en forte croissance.
        Il me semble intuitivement qu’un objectif inflation=croissance serait envisageable bien que je n’aie pas non plus de preuve. Les économistes que j’ai consulté à ce sujet n’ont pas en tête d’étude sur ce sujet précis. Bien sûr je suis preneur si quelqu’un a une publication sur ce sujet.

        1. Vous me parlez de la soupe des banquiers centraux, que je connais, mais pas d’un ouvrage ou d’une théorie qui permettrait d’argumenter que l’inflation est nécessaire. En fait, il n’y en a pas parce qu’on est dans le chamanisme : l’inflation c’est bon parce que c’est ce que tout le monde pense.

          La réalité est que l’humanité a été régulièrement en période de déflation lorsqu’elle était calée sur l’or (typiquement, au 19ème siècle) et que c’était aussi les périodes de plus grande croissance. Inversement, on peut assez facilement montrer que les périodes d’inflation soutenue se sont toutes terminées par ou bien une hyperinflation, ou bien un changement de monnaie plus ou moins heureux (mort de la monnaie précédente). Autrement dit, difficile d’y trouver stabilité et pérennité.

          L’inflation est un impôt subtilement caché des dépensiers sur les épargnants. C’est de la jalousie théorisée. Ni plus, ni moins.

          1. Val

            @H16 sauf le respect dû à sa sainteté notre hôte : d’où vient cette charge contre les chamans ? Il s’agit plutôt ici de panurgisme chronique aggravé .

        2. bibi

          Les économistes des banques centrales ils vous diront si ils sont honnêtes, que leur but est de pouvoir imprimer de la fausse monnaie, que la maitrise de l’inflation, ils s’en tamponnent le troufignon, et que vous êtes vraiment stupide de croire à ses fadaises car il suffit juste de regarder le cours de l’or depuis la fin des accords de Bretton-Woods ou l’once d’or est passée de 35USD à 1200 USD.

          Quand au couplet sur la déflation qui entraine un report des achats, c’est juste pas crédible puisque le prix baissant en unité monétaire cela permet d’accroitre avec le temps le nombre de personnes solvables pouvant se l’offrir.

          1. MichelC

            Exactement. Notre TV a crevé il y a peu. Nous n’avons pas attendu 6 mois. De même pour le matériel informatique, du moment que le compte est alimenté.

          2. Dr Slump

            D’autant que le commun des mortels n’anticipe aucunement la déflation, ne font pas ce genre de prévision monétaire à long terme, et encore moins pour faire leurs achats. Ceux qui le font seront ceux dont c’est le métier: les traders, banquiers, etc, autant dire une minorité.

            L’économie dépend aussi des comportements individuels, et le bon sens devrait faire comprendre que les individus ne vont pas différer leurs besoins d’achats immédiats dans l’hypothèse d’une baisse de prix pour eux imprévisible. C’est ridicule.

              1. albundy17

                le soucis de la déflation n’est pas au niveau consommateur, mais producteur, pour le PQ ce n’est pas trop gênant, avec une production en flux tendu et des stocks proche de zéro, mais un bizness plan établi pour extraire du pétrole avec un cours à 140 marche beaucoup moins bien quand celui ci tombe à 30, put et assurances n’extraient rien

    2. MichelC

      On objectera alors que les rentiers s’enrichissent en ne faisant rien.

      Tout les prétextes sont bon pour tondre l’épargnant.Y compris les plus honteux, signe de la dictature rampante. Nos fonds déposés à la banque permettent à des entrepreneurs de travailler. Nous empêcher d’avoir des fonds, cela revient à empêcher des entrepreneurs de travailler.

      1. bibi

        Je préfère des rentiers qui s’enrichissent en ne rien faisant (attendre que leur argent gagne de la valeur grâce à la déflation), que les rentiers de l’état et ses affidés qui s’enrichissent en usant du monopole légal de la violence pour pouvoir détrousser les honnêtes citoyens.

      1. Aristarkke

        Heureusement qu’il reste des rogatons :

        plusieurs magazines s’étaient pourléché les babines (le S de pourléché n’est valable que sans complément)
        traficS d’arme ou de drogue
        non correctement régulée par l’Etat et correctement sanctionnéE (féminin partout pour accorder sur initiative) ou non correctement régulé par l’Etat et correctement sanctionné (masculin partout pour accorder sur genre) mais pas fifty-fifty…
        une catastrophe financière et morale évidente (pas de S à évidente)
        non contentE d’avoir donné à Bitcoin une vraie utilité (ici, permettre à une fondation de continuer à fonctionner), cette interdiction étatique
        ces derniers verront leur échapper leur plus grand pouvoir : celui de battre (et dévaluer) monnaie et avec, de fiscaliser ses LEURS citoyens.

  6. Taisson

    Pas facile d’être optimiste en ce moment ! Le patron à trouvé un sujet pour ça…Et tant mieux pour ceux qui partagent cette foi, et aussi pour ceux qui font le « pari de Pascal », et tentent le coup.
    Je ne suis pas qualifié techniquement pour avoir une opinion définitive sur ce système, mais il est bien connu qu’actuellement, moins on en sait plus on parle… Et mon pifomètre m’interpelle !
    J’ai donc l’impression que, tant qu’ils seront relativement peu nombreux, une sorte de petit club mondial de geeks financiers, certains pourront surement s’en mettre dans les poches…
    Mais si ce type de monnaie devient réellement accessible à tous, j’ai bien peur que son intérêt disparaisse rapidement, comme pour tout ce qui est « démocratisé »…
    Quand aux états, s’ils ne réussissent pas à s’emparer du système, ils essaieront l’interdiction qui sera surement très peu efficace.
    Alors, ils imagineront des taxes confiscatoires sur tout ce qui ne sera pas accompagné de justificatifs d’un paiement en monnaie « homologuée », et donc, les fortunes amassées en bitcoins ou autres deviendront rapidement inutilisables pour des achats de biens durables, trop « visibles ».
    S’il faut tout griller en « consommable » hors circuit commercial habituel, ça ne va pas être facile !
    C’est beaucoup plus facile de rendre l’usage d’un produit quelconque quasi impossible, que de l’interdire. On voit bien le chemin pris dans le domaine des transports individuels…
    Mais, restons optimistes !
    Du coup, il est très possible que les monnaies virtuelles nous profitent vraiment !
    Ca sera enfin le moment de devenir leaders de quelque chose en France !!
    Nous disposons à Bercy de spécialistes inventifs dans les prélèvements de pognon des particuliers, dont un gouvernement habile pourrait louer les prestations au monde entier !!
    Et ça pourrait rapporter gros, rien qu’avec un petit pourcentage sur les sommes prélevées !!

    1. Pat

      Quand j’ai acheté ma maison en 1990, le fisc m’avait envoyé une très gentille demande de renseignements, pour savoir comment j’avais financé mon achat. Je me demande comment réagira le fisc, le jour où il recevra une réponse du genre : « Oh, elle ne m’a coûté que 5 bitcoins ! ».

      1. cherea

        Le fisc fermera les yeux et de toute façon, tu pourras dire, « j’ai miné du btc en 2011 quand personne ne savait ce que c’était lorsque j’étais en vacances en Espagne dans un airbnb que j’ai loué à Benidorm. Allez-y pouvez checker avec le type… ». Sinon, plus probable, on va un peu le taxer mais pas trop voire pas du tout et le laisser entrer dans le marché comme la thune que se sont faites les trafiquants d’alcool pendant la Prohibition qu’ensuite on a bien été content de remettre dans l’économie lors de la grande crise.

        Je mets mon épargne en crypto en ce moment et je cherche à vendre des bidules sur Openbazar mais je ne sais pas encore quoi….si j’arrive à 20btc, 200 eth et 50 xmr/bcc/dash/ltc je pense que je suis rentier en 2025 puis j’ai fait un gros pari Tezos…on verra bien, mais je suis plutôt confiant.

        Puis l’autre truc avantageux, c’est évidemment la sortir le dollar des échanges internationaux histoire de ne pas se faire casser les couilles quand tu fais du business, mettons à l’Iran ou que sais-je…

        Bref, tout cela est tout à fait réjouissant & roboratif.

        HS: sinon cette nuit, j’ai rêvé que je modérais un débat présidentielle aux USA entre Trump & Zuckerberg…va savoir Charles.

        1. Kermit

          « puis j’ai fait un gros pari Tezos…on verra bien »
          C’est assez mal barré, il faut se tenir loin des ICO en ce moment, il est impossible d’y faire la part des choses !

      2. MichelC

        Il n’y aura pas que la France… Il y a plein d’autres pays en Europe. Un petit séjour là-bas, et hop on converti une partie de ses XBT, avant de peut-être revenir en SSocialie. Le fusck français l’a dans le baba 🙂

  7. Gosseyn

    En cas de manque de liquidités, ce sont souvent les Chambres de commerce qui créaient autrefois de la monnaie dite de nécessité. Ce qui s’est passé dans divers pays. Mais attention, uniquement du divisionnaire, hein, pas pour les achats importants !

  8. cyprus ill

    Bsr H16. J’aimerais votre avis sur un point. En analysant les différences entre le bitcoin (deflationniste par nature car au nombre limité à 21M) et l’éther (plutôt inflationniste car lié à l’utilisation des smart contracts ethereum, potentiellement infini), il m’est apparu un problème que voici : ce qui permet aux crypto monnaies d’exister, c’est le réseau décentralisé de ressources informatiques qui permet l’existence même des transactions. Or ces ressources ne sont pas mises à disposition gratuitement par ceux qui les ont mais moyennant rémunération (ce qui est bien normal) : c’est le minage, qui voit donc l’apparition de nouvelle monnaie. D’où la question : que se passera-t-il quand après 2024 il n’y aura plus aucun nouveau bitcoin créé ? Ne sera ce pas la fin de tout intérêt à miner, et donc la mise en danger de tout le système ? Car sans ressources, plus de monnaie…

    1. Après la production de bitcoins (2140 plutôt), les mineurs ont une deuxième source de revenus : les frais de transaction. Normalement très peu élevés, cela finit par faire un joli total lorsque le nombre de transactions augmente (d’où leur intérêt à avoir des gros blocs pour conserver les frais bas mais le nombre de transaction élevées).

      1. Dr Slump

        Miner chez soi avec une machine dédiée, ça coûte plus en énergie que ça ne rapporte, ok. Mais en faisant le pari à long terme, en misant sur une hausse de la valeur des crypto, cela ne pourrait-il pas finir par être rentable? En particulier avec des cryptomonnaies plus récentes, moins longues à miner?
        N’ayant que de faibles connaissances sur le sujet, je ne sais pas si mon raisonnement est valable?

        1. albundy17

          On me détrompera sans doute, mais il me semble que c’est le premier à résoudre l’algorithme d’une transaction qui remporte le jackpot, et dans ce cas, dédier un TRS80 à cette tache a peu de chance d’obtenir la moindre rentabilité vs les fermes d’ordi construite pour.

          Il y a peu je voyais une de ces fermes (enfin, le reportage), lieu hyper sécurisé et construite en Iceland, apparemment pour des raisons de coûts elec et de refroidissement du bouzin, c’était énorme, le jeune proprio en possédait 3 ou 4 de part le monde

          1. Le problème à résoudre est de trouver le premier hash SHA256 de [ bloc de transactions plus un nonce ] dont la valeur est strictement inférieure à une valeur arbitraire donnée (qui est apparentée à la difficulté : plus cette valeur est basse, plus il faut balayer de nonces pour trouver le hash qui répond à la contrainte).

            1. Dr Slump

              Là, c’est de l’hébreu 😀
              Je crois que je vais me contenter d’en acheter pour commencer. Petit à petit l’oiseau fait son nid!

              A suivre: le guide du petit Mineur ?

                1. Dr Slump

                  En tout cas je suis convaincu, je me lance. Vos articles ont une valeur d’instruction qu’il faut souligner. Vous avez des livres sur le sujet à recommander?

              1. MichelC

                Il faut essayer, comparer aux plus fortes capacités.
                Avec un écart de plus de 1000, cela va être difficile.
                Faire le test sur quelques heures et voire sur le site coop lui-même l’évolution.
                Si vous avez un boitier assez gros, et 2 slots PIC libres, il est toujours possible d’y ajouter 1 carte graphique RX560, dans le pire des cas 150 Euros de dépensés à court terme.
                Vous gagnerez sans doute assez de cryptos pour payer le jus dépensé.
                La carte pourra vous servir pour quelques jeux si vous voulez rajeunir.

                1. Dr Slump

                  Une carte graphique? Pour la mémoire vive? Je ne saisis pas bien le rapport… j’ai une Geforce GTX 750 Ti, et en gros, une assez bonne config avec un Intel Core i7-6700

                  1. Pheldge

                    Le truc c’est que le processeur graphique est plus efficace dans les calculs de hash à ce que je comprends, d’où la nécessité d’avoir une CG balèze. Pour tester ta config sans investir un radis, essaie Minergate, qui va te permettre de faire un bench, et de commencer à miner selon les capacités que tu souhaites y affecter. Après, Minergate te propose une dizaine de cryptos, et tu en choisis un peu au pif, après avoir regardé la capitalisation sur Coinmarket. En même temps, comme dirait l’autre, tu te crées un morlingue wallet « on line » qui gère les cryptos que tu veux miner. Il te suffit dans un premier temps d’une adresse mail et d’un mot de passe (après tu peux sécuriser , mais au début …). Comme ça au bout de quelques temps , disons jours, tu vois apparaître des montants dans la colonne « confirmed balance », qui sont donc acquis, et que tu peux ensuite transférer sur ton wallet.
                    Voilà ce que j’ai compris depuis un mois que je m’intéresse au truc. 😉

                  2. MichelC

                    La Geforce GTX 750 Ti devrait suffire avec le CPU pour les altcoins. Cela pourrait être limite pour ETH ou ETC, peut-être pas assez de mémoire. Il se pourrait que 4GB ne suffise plus.
                    Il n’est pas possible de retirer en dessous d’un certain montant déjà faible, et pas évident à atteindre avec mon matériel. Le votre semble plus performant. Viser XMR(Monreo), attention BCN(Bytecoin et non Bitcoin).

                    Aller sur le Dashboard pour voir, c’est intéressant.

                1. Pheldge

                  c’est effectivement un moyen bon marché, selon la crypto qu’on veut miner, on peut rechercher le calcul de rentabilité, cryptocompare le fait.
                  Perso, je pense que pour miner du BTC, c’est un peu tard, mais il y en a d’autres, qu’on peut ensuite éventuellement convertir via une floppée de sites comme Changelly …le Patron me corrigera, je suis encore en phase découverte 😉

                  1. MichelC

                    Oui, miner le BTC avec une puissance aussi faible, c’est impossible, c’est jeter l’argent par la fenêtre. Il faut viser les altcoins.

        2. MichelC

          Certains se font des RIG avec 5 RX560. Ce serait rentable.
          Voir l’intérêt, si c’est pour gagner 41$ par mois – électricité – amortissement.
          Après, il faut savoir s’amuser à flasher les BIOS…
          Si tu sais faire, pourquoi pas ?

        3. Très concrètement, j’ai miné en 2011 et j’ai conservé le produit du minage, qui a depuis largement rentabilisé le courant injecté.

  9. Val

    Tout ceci est passionnant. On verrait poindre des citoyens du monde totalement détachés des pays. Passeport Google, assuré pas amazon, avec des upgrades Alibaba. « Leeloo Mutlipass » en quelque sorte. Maintenant comme dit Taisson, nous ne sommes pas des êtres éthérés, nous avons les pieds dans la glaise et l’on vit quelque part, pas seulement dans les tuyaux du net. Ce qui aura remplacé l’état comme d’habitude nous attrapera en E/S et touchera sa dîme, aucun doute la dessus.

  10. lxy

    En cinquante ans j’ai connu la machine à calculer à manivelle, puis la carte perforée, puis les ordinateurs Ibm 360, puis le Personal computer(Apple II, IbmPc..), puis Internet, puis Google, puis le smartphone…
    La combinaison de l’esprit d’entreprise à la fois américain pour la conception et chinois pour la fabrication le tout arrosé avec une finance mondiale gigantesque à la recherche de toutes les opportunités, ça va nous fabriquer un nouveau monde totalement différent, imprévisible et inimaginable aujourd’hui. Dans ce grand mouvement le bitcoin ne sera plus qu’un détail…

  11. Pheldge

    Il y a quand même plus de 1200 cryptos … certaines vont survivre, d’autres vont disparaître. Comme l’a dit H16, il faut diversifier. Par contre si tu as de la chance, tu peux miner avec ton ordi CPU + GPU un truc qui démarre et prendra de la valeur …
    J’attends le billet prochain sur le fork BTC gold, j’ai cru comprendre que les promoteurs voulaient revenir à un minage plus décentralisé, pour ne pas dépendre des grosses fermes, et renouer avec l’esprit des pionniers … le Patron ( les fleurs et même les arbres se courbent sur Son passage ) expliquera ça mieux que moi, misérable profane 😉

    Tant que j’y suis, sur Minergate, ton GPU travaille ou seulement les 4 CPU ?

    1. MichelC

      Il est possible de choisir si l’on mine sur CPU ou/et GPU, le nombre de cœurs, de un à quatre, les CPU récents en ayant souvent 4, parfois 1 ou plus de 4.
      Sur portable, limiter le nombre de cœurs, sinon la machine va chauffer un peut trop, et la durée de vie (à bras) raccourcir…
      Le GPU est plus efficace pour miner, en général.

      1. albundy17

        J’ai testé, ça ne fonctionne pas mieux, et de ce que j’ai compris tu ne lances qu’en cpu.

        Remarque, je n’ai toujours pas résolu le pb que mon gpu n’est plus sollicité, alors que tout fonctionnait avant que je n’arrête puis relance minergate

  12. Pheldge

    Ma question était en fait de savoir si tu avais installé un Cudadriver pour ta carte ou si elle avait été directement reconnue par Minergate ? moi j’ai du batailler pour comprendre pourquoi ma très modeste GT 610 n’était pas sollicitée, j’ai parcouru des pages de forums divers et variés, pour découvrir sur le site de Nvidia, Cuda toolbox, qui a résolu le problème 😉
    Et tu mines quoi, avec Minergate, sans indiscrétion ?

    1. MichelC

      Monero à petites doses vu les vélos que j’ai, et pas du 24/24…
      DSH (pas DASH),MCN un zeste quand l’humeur s’y prête, BCN.
      ETH et ETC semblent inatteignables : pas assez de puissance.
      Faudra voir si je peux planter une carte PCI 3 dans du PCI 2, sinon s’il faut changer la carte mère, lol, c’est mal parti.

    2. albundy17

      j’ai lancé miner gate par curiosité sur mon pov pc, le benchmark me dit que c’est pas terrible ^^ 23 et 30 H/s cpu/gpu, et toi ?

      je vais coller un décompteur elec pour voir ce que je consomme en plus

      1. MichelC

        Il faudrait lancer en ligne de commande. Ce serait plus efficace. On trouve cela sur le site à coté des FAQ. Je ne sais pas si on peut limiter la ressource utilisée.
        L’UI Minergate est très bonne pour débuter. Limiter le nombre de cœurs surtout sur portable. Passer de 2 à 4 n’apporte pas grand-chose.
        Miner XMR, FCN en dual, BCH, BCN. ETH ou ETC, ZEC c’est moins bon, la pool n’est pas performante, mais pour tester, oui. Avec ETC et ETH, bouillon assuré sans matériel performant.

          1. MichelC

            Le score me semble faible. Avec mon vélo de promenade, j’ai 226, avec celui de « compétition », près de 900.
            Si la machine ne consomme pas trop, écran éteint, cela peut être jouable de la laisser miner pendant plus de 24h. Sinon c’est PPS le mode reward qu’il faut prendre.

            1. albundy17

              ben moi c’est une trottinette, donc :mrgreen:

              mon portable écran éteint consomme 49 W/h avec le miner en route vs 18 sans, ça me fait 2.86 euros par mois d’elec en plus (en tempo bleu, en rouge j’éteins tout et on sort les bougies).

              Reste plus qu’à savoir si ça me donne un jour le moindre crédit de quelquechose

              1. Pheldge

                Et quand tu mines Monero, to Has rate combiné (CPU+GPU ) il est de combien ?
                Sinon avec 49 W de conso tu vas là :
                coinwarz.com/calculators/monero-mining-calculator

                1. albundy17

                  Donc en perte, faut compter sur une hausse du cours dans le futur.

                  Les hash cpu/gpu je les ai donné plus haut, et chose nouvelle, le gpu donne maintenant zero, j’ai juste éteins et rallumé pour comparer les consos…

                  1. Pheldge

                    J’avais loupé … oui, effectivement c’est un pari sur l’avenir que de miner ! regarde H16, quand il a miné du BTC en 2011, ça ne valait pas tripète, et regarde aujourd’hui la culbute que ça lui fait : 5970 € et en un mois il a pris 2330 € … ça laisse rêveur 😉

                1. Pheldge

                  Après, n’oublie pas que c’est une vitesse instantanée … regarde ce que tu mines sur 24 h pour te faire une idée, et pouvoir extrapoler. Moi sur Minergate , je plafonne à 580 -600 H/s mais ensuite il faut voir la répartition de la difficulté et donc de la récompense … Je suis passe sous XMRminer depuis quelques jours, et si j’ai un hashrate de 480 seulement, la rentabilité est supérieure …

                    1. MichelC

                      Oui, c’est exact, cela dépend des pools. Minergate semble pousser la réalité.
                      Mais 480 H/s reste un bon niveau correspondant à une bonne GPU.
                      Faire le test sur 24h pour une bonne comparaison.

  13. Pheldge

    Oui, « DSH (pas DASH) » , je suis tombé dans le piège ! 😀 le truc c’est que qund tu tapes Dash coin sur Google, les résultats sont mélangés, et le newbie se fait avoir quelques temps ! je te dis pas la surprise quand j’ai vu que le Dashcoin c’est 0.02 $ contre 274 pour le Dash ! 😀

  14. Pheldge

    petite info : suite à ce fork les possesseurs de BTC seront crédités du même montant sur 2 comptes issus du fork. J’ai reçu ce mail de Coinbase :
    We wanted to remind you that the upcoming Bitcoin Segwit2x fork is projected to take place on November 16 and will result in 2 bitcoin blockchains.

    In our effort to make Coinbase the most trusted, safe, and easy-to-use digital currency exchange, we are working to ensure we maximize your benefit from this event. So, following the fork:

    Any user storing Bitcoin on Coinbase at the time of the fork will be credited with an equal amount of the new Bitcoin2x asset on the Bitcoin2x blockchain. No action is required – we will automatically credit your account. If you have 5 Bitcoin stored on Coinbase before the fork, you will have 5 Bitcoin and 5 Bitcoin2x following the event.

    Coinbase users will be able to trade both Bitcoin and Bitcoin2x shortly after the fork.

    Coinbase will disable buys, sells, sends and receives for Bitcoin and Bitcoin2x approximately 24 hours before the fork. We will re-enable them following the fork once it’s safe to do so.

  15. Pheldge

    Lu également par rapport au fork précédent : S2x était prévu bien avant Bitcoin Cash, et surtout S2x est le résultat d’un accord (NYA) alors que Bitcoin Cash n’est qu’a l’initiative de quelques personnes.
    – Le but de S2x est de DEVENIR Bitcoin, pas de créer un altcoin comme Bitcoin Cash.

Laisser un commentaire