Neutralité du net, le faux principe fondateur

Article écrit par h16 et Philippe Lacoude

L’abominable Trump, ce président devenu si facile à haïr, a encore frappé : jeudi dernier, il a laissé la Federal Communication Commission (FCC), l’organisme chargé de réguler les télécommunications des émissions de radio, télévision et Internet, se débarrasser d’une loi commodément appelée « Neutralité du Net ». Immédiatement, la consternation et un terrible syndrome de yeux humides se sont répandus sur toute la planète, à commencer par les médias les plus engagés.

Ah, la « neutralité du net » ! Que n’a-t-on écrit sur ce sujet !

L’idée, en substance et comme je l’ai déjà plusieurs fois exposé ici ou , c’est ce concept selon lequel chaque utilisateur a le droit d’avoir accès à un internet dont le contenu n’est pas filtré en fonction de son fournisseur d’accès, son appareil ou son prestataire de service, et que si un méchant constructeur, un vilain prestataire de service ou un maudit fournisseur venaient à filtrer le net pour ne laisser passer, par exemple, que les octets fraise et pas les octets vanille, la Neutralité du Net arriverait séant et déclarerait : « Nan, c’est mal, car vous avez le Drwâ à un Internet Non Filtré ».

D’ailleurs, c’est tellement un droit que, depuis 2015, grâce à une petite régulation de la FCC d’à peine plus de 300 pages, tout prestataire de télécommunication qui fait transiter ces petits paquets tous égaux n’a plus le droit de les trier en fonction de la source, de la destination ou (surtout) du contenu de ces paquets. Il est désormais interdit aux fournisseurs d’accès de bloquer arbitrairement des contenus légaux et surtout, surtout, de ralentir ou d’accélérer les flux de données sans justification ou de prioriser certains contenus transitant par leur réseau moyennant paiement.

Malheureusement et comme je l’exposais en introduction, la FCC a choisi de faire sauter cette loi et d’envoyer au broyeur les 300 pages délicatement tricotées par des douzaines de juristes chevronnés dans leur sabir si onctueusement pratique pour camoufler les intérêts particuliers, le capitalisme de connivence et les effets de bords imprévisibles.

Il va de soi, c’est évident, c’est sûr qu’à présent, l’Internet ne sera plus jamais le même ! La neutralité ayant été retirée, les fournisseurs vont maintenant donner libre cours à leurs plus bas instincts, lâcher les chiens du capitalisme sauvage sur les petits chatons mignons de l’internet libre et s’en serra terminé des petits sites artisanaux, des blogs engagés, des vidéos d’amateurs et de la liberté d’expression !

Rassurez-vous, cette hécatombe prévisible de petits chatons cyber-neutres ne restera pas sans réponse. Tout ce que l’internet contient de petits soldats de la liberté d’expression s’est levé comme un seul homme et, de blog en média conscientisé, relaie immédiatement son courroux et son indignation, « no pasaran » et tout ça. Ce qui donne inévitablement lieu à quelques articles consternant comme ceux du Monde par exemple, qui débitent âneries sur âneries comme d’autres de la saucisse industrielle.

Il faut dire qu’il y a tous les ingrédients pour que les éternels écorchés du capitalisme se dressent d’un coup et partent sur leurs petits poneys de bataille, à l’assaut de la méchanceté et de l’injustice qui se niche décidément partout dans ce monde : tout le monde sait que les intertubes doivent être neutres, dès le départ ! Tout le monde sait que c’est grâce aux gouvernements et à des législations finement étudiées que tout s’est bien passé jusqu’à présent ! Tout le monde sait que si on laisse les opérateurs libres de faire ce qu’ils veulent, ce sera la loi du plus fort (i.e. de la jungle, avec du renard libre dans un poulailler libre) et que les petits internautes n’auront plus accès à tout internet, que les petits sites seront inaccessibles et que tout ira forcément très mal.

Tout le monde sait aussi que si des grandes entreprises comme Facebook, Google, Netflix et Youtube (avec ses 54% de bande passante à eux deux) et tant d’autres ont pris vocalement position en faveur de cette neutralité du net, c’est que c’est forcément pour l’intérêt des petits internautes, n’est-ce pas ! Forcément.

Et ce, même si Facebook a eu (par un passé récent que nos fiers soldats de la neutralité ont totalement oublié) une attitude équivoque à ce sujet.

Et ce, même si les études économiques montrent que les investissements ont ralenti (3.6 milliards de dollars en moins en 2016, par exemple) à la suite du passage de la « neutralité du net » en 2015.

Il est vrai qu’un fournisseur d’accès pourrait se demander pourquoi innover s’il lui est impossible de différentier son offre et de s’adapter à l’utilisation de sa bande passante. Mais les soldats de l’internet neutre n’ont que faire des études économiques puisqu’il s’agit d’une question de principes : internet doit être neutre, c’est comme ça, même que d’abord, c’est « un principe fondateur » comme le pérore Le Monde niaisement, et ce, même si cette notion n’existait pas avant 2015 et que ça marchait quand même très bien.

Parce qu’en fait de principe fondateur du Net, cette loi était surtout le résultat d’une nouvelle connivence capitalistique entre le gouvernement fédéral américain et de gros fournisseurs de contenu (voyons, voyons, qui cela peut-il bien être ?) qui n’entendent pas trop se retrouver coincés dans des accords de peering coûteux avec … des gros fournisseurs de tuyaux, généralement eux aussi en situation de monopole de droit (grâce à de précédentes louchées législatives).

Vous commencez à comprendre le tableau ?

Eh oui : un matin de février 2015, l’administration Obama s’est réveillée avec la grande frousse de voir Comcast (un des principaux ISP américains) donner la priorité à certains paquets plutôt qu’à d’autres. Ce n’était pas le cas, mais… on ne sait jamais et il ne faut jamais laisser passer l’occasion d’une belle régulation. Tous les paquets devinrent égaux de naissance.

C’est bien sûr une idée idiote, d’abord parce que les fournisseurs ne le faisaient pas en 2014 et ensuite parce que si l’un d’entre eux le fait, le risque est grand de voir le consommateur aller chez son concurrent.

Et lorsque le concurrent n’existe pas, n’est-il pas plus pressant de comprendre pourquoi et d’y remédier plutôt qu’imposer des contraintes supplémentaires qui aboutissent à la situation actuelle ? (D’autant plus qu’aux États-Unis, un monopole n’est pas du ressort de la FCC, mais de la FTC, la Federal Trade Commission.)

Car après tout, dès que l’offre peut être diversifiée, des concurrents au statu quo apparaissent : en l’occurrence, il n’y a pas un moyen unique d’amener l’Internet à un client. On peut passer par autre chose que le câble… Fibre, 5G, réseaux existants (téléphone et électriques), satellite, radio en ligne de vue, … Rien n’empêche de dégrouper le câble…

En pratique, les règles de « neutralité du net » permettaient surtout de ne pas innover et les faire tomber permet de revenir aux bons vieux jours où les fournisseurs d’Internet avaient aussi leur portails web et offraient quelques services dont les geeks ne se servaient pas mais qui étaient le produit le plus utilisé par le consommateur moyen.

Bref, imposer la neutralité du net, c’était surtout se tromper d’interlocuteur et résoudre un non-problème sans résoudre celui qui existait vraiment : corriger des monopoles locaux – garantis par une loi locale – par une réglementation nationale qui bride l’investissement est économiquement parfaitement idiot. Mais bon : comme ce fut poussé par l’administration Obama, c’était forcément très bien.

La solution est bien évidemment de supprimer la réglementation nationale et la réglementation locale. La nationale vient donc de sauter, les États et les communes (ainsi que les petits soldats neutres) doivent à présent s’occuper de la locale…

En outre, il y a du favoritisme qui est bon pour le consommateur. Par exemple, pourquoi les paquets de peer-to-peer devraient avoir la même priorité que les paquets de jeux vidéos ? Pourquoi ne pas offrir au consommateur cette possibilité de prioriser ses paquets ? Un gamer trouvera plus intéressant que ses paquets UDP soient bien mieux routés que les paquets TCP pour du HTML ou du Youtube dont il n’a pas usage le plus fréquent. Du reste, cette qualité de service et le « traffic shaping » existent depuis des lustres et la « neutralité » n’y a rien changé.

Mieux : pourquoi demander à un internaute pauvre de payer finalement le même forfait qu’un riche alors qu’en segmentant, il pourrait économiser et ne payer que ce dont il a vraiment besoin ? Pourquoi, en somme, faire payer aux pauvres l’internet dont les riches ont envie ?

Encore une fois, derrière de belles paroles, de beaux principes (pas franchement « fondateurs » mais très « vendeurs ») et de belles intentions, on a créé un fantasme, celui d’un internet où tout le monde aurait accès à tout de façon indifférenciée et sans que les coûts réels ne soient effectivement supportés par ceux qui les engendrent en premier lieu. Ce type de paradigme, où tout le monde bénéficie d’un service qui n’est jamais payé par ceux qui l’utilisent vraiment, a un nom : le collectivisme.

Et comme tout collectivisme, il est destiné à l’échec.

Internet n’a jamais été un paradis collectiviste mais bien une construction produite par le marché libre. La bande passante, ça se paye et si, actuellement, de grosses entreprises milliardaires et gourmandes en bande passante ou en infrastructure réseau sont pour cette neutralité du net, c’est que le capitalisme de connivence est déjà là.

Corporatisme

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires226

      1. Bonzayaye

        Les maquisards étaient la fine fleur de la résistance anti-fasciste, et peut-être peut-on attribuer leurs hauts faits au symbole révolutionnaire des « arbres de la liberté », plantés par les sympathiques résistants contre la monarchie française. Révolution et résistance unis en un même élan qui fleurit comme…
        euh… brmf… gueu.. gné….
        Non vraiment c’est impossible, parodier le Bonsaï c’est au-dessus de mes forces! J’en ai des ampoules aux doigts, c’est sans doute dû au style « ampoulé ». N’est pas Arbolito qui veut!

  1. Le Gnôme

    De toutes façons, si Trump a fait sauter le bouzin, c’est automatiquement mal, surtout qu’Obama l’avait mis en place, ce qui était obligatoirement bien.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Trump a fait sortir les USA de l’accord de Paris, a envoyé à la poubelle cette réglementation sur le Web et a transférer l’ambassade des USA de Tel-Aviv à Jérusalem (magnifique bras d’honneur aux rois du pétrole qui financent l’islamisme).
        Pas si mal, en un an.

        1. kekoresin

          Trump est le vieux tonton grincheux dans un repas de famille. Il n’en a rien à branler du protocole diplomatique qui lie de façon artificielle et hypocrite les convives qui sourient, un couteau scotché sous la table.

              1. Michel STOUFFS alias « mikylux »

                Pas seulement bô! Même si pas « accro » je trouve la performance admirable qui nécessite une grande forme physique, une coordination psychomotrice aigüe, une possible interprétation sur un scénario convenu tout cela en « live »!

                C’est une sorte de « théâtre d’action », dans le sens « film d’action », autour du thème ancestral de la rivalité des mâles (moins sexiste, maintenant), avec des acteurs doués de qualités indiscutables:c’est plus proche de la danse classique que de la boxe qui elle blesse et tue encore, parfois!

  2. Aristarkke

    « Ce type de paradigme, où tout le monde bénéficie d’un service qui n’est jamais payé par ceux qui l’utilise vraiment, a un nom : le collectivisme. »

    Je ne suis pas d’accord avec vous sauf si vous sous-entendez « jamais payé (en apparence) par ceux… »

    C’est tout le problème des politiciens de faire croire que grâce à eux, le repas gratuit cher à Milton Friedman ne sera jamais payé par quiconque et surtout pas par les bénéficiaires.
    Sinon, c’est moins rigolo, n’est-ce-pas??? 😈

    Or, il n’en est évidemment rien, ce qui se traduit dans les sociétés collectivistes par un appauvrissement généralisé (sauf pour la Nomenklatura prédatrice qui veille farouchement à se préserver) puisque tout le monde est incité à consommer et personne à produire sauf par de vagues incantations type stakhanovisme qui ne motivent durablement personne en réalité, outre que c’est souvent bidonné comme l’exemple initial de cette forme d’incitation…

                    1. Dr Slump

                      Ah oui, se barrer en suisse, synonyme de « se barrer en couille », ou plus poétiquement, « partir en quenouille », je laisse le soin à nos amis suisse de découvrir la signification de cette dernière expression.

              1. MichelC

                Il y en a qui ont de drôles d’idées… M’enfin madame Al n’écarte-t-elle pas les suisses, euh, les cuisses au moment de faire crac-crac?
                Ce n’est pas parce que c’est possible qu’il faut le faire.
                Faire caca au milieu de la route, c’est possible. Saugrenu au possible, mais possible à tes risque et périls…

                Honnit soi qui mal y pense ❗

                1. MichelC

                  Selon la légende, il existait un panneau routier un peu spécial.
                  Aurait-il été retiré à cause du nombre d’accident élevé?

                  Direction :
                  Aubonne Gimel Gland ❗

                2. René-Pierre Samary

                  Ce n’est pas que ça me dérange personnellement, je n’y répugne pas moi-même de temps en temps, mais je trouve que parfois cela dépasse la mesure. Je ne sais pas ce qu’en pense le patron, mais le genre pipi-caca, à mon avis, ça lasse.
                  Oui, Michel, C a toi que ce discours s’adresse…

  3. sam player

    « Mieux : pourquoi demander à un internaute pauvre de payer finalement le même forfait qu’un riche alors qu’en segmentant, il pourrait économiser et ne payer que ce dont il a vraiment besoin ? Pourquoi, en somme, faire payer aux pauvres l’internet dont les riches ont envie ? »

    +1 et c’est vrai à tous les niveaux : les pauvres paient l’Opéra des riches, les festivals des riches, les alibis culturels des riches (musées, expos etc…), les monuments historiques des riches…

    1. Aristarkke

      les niches fiscales et sociales des riches (les régimes spéciaux de retraite qui se financent leur déficit permanent sur le dos du régime général des pôvres, etc…)

          1. kekoresin

            Et les trains, et les trains. Et les syndicats, et les syndicats. Et les zadministraions, et les zadministraionsssss. Et les zassociations, et les zassociassionssss. Et les palais de régions, et les palais de régionsssss. Et les……. Suffragette, gentille suffragette….

              1. Benway

                Et les forces de l’ordre, tantôt fiers chevaliers retrouvant les scooters volés de nos zelites à la vitesse d’un pet sur une toile cirée, tantôt bandits de grands chemins soulageant les sans-dents du poids écrasant de leurs économies.

                  1. Benway

                    @AlBundy: Eux n’oublient pas, pour sûr… Néanmoins, les forces de l’ordre qui servent de bodyguards aux agents du désordre, j’avoue que c’est une situation qui ne manque pas de sel 😉
                    J’en profite pour délivrer un message à nos amis migrants qui, j’en suis certain, nous lisent assidûment: un solide sens de l’humour est indispensable pour survivre dans ce pays. Et je pèse mes mots.

      1. Mr pouet

        un peu ridicule. Ex le régime spécial des électriciens a donné un paquet de millions d’€ au régime général au moment de l’alignement.

        1. Aristarkke

          « L’ancien président (Talonnette 1er), qui a mené en 2007 une réforme censée faire disparaître les inégalités, ne dira pas le contraire : il a accordé aux cheminots et aux électriciens-gaziers tant de contreparties que leurs régimes coûtent aujourd’hui plus cher qu’avant ! »

          Extrait d’un article de la revue Capital publié le 23 Novembre 2016 sous le titre :
          FONCTIONNAIRES, CHEMINOTS, … : CES RETRAITES DORÉES QU’ALAIN JUPPÉ ET FRANÇOIS FILLON VEULENT SUPPRIMER, disponible sur le net…

        2. Aristarkke

          Autre article plus ancien de Le Figaro :

          http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/09/08/04016-20100908ARTFIG00531-le-couteux-regime-des-electriciens-gaziers.php

          qui rapporte des propos de la Cour des Comptes à résumer ainsi : des avantages injustifiés pour des cotisations déjà inférieures à la normale des autres et encore davantage, compte tenu des retraites versées et de leurs durées (départs avant l’heure d’égalité égale pour un max de personnels)

        3. kekoresin

          Tu dois parler d’EDF et pas des électriciens qui sont pour beaucoup au RSI qui n’a rien aligné d’autre que des cotisants devant un mur, un bandeau sur les yeux!

          L’ardoise d’EDF est énorme et ses retraités bénéficient toujours d’un tarif préférentiel à – 90%. Mon pauvre monsieur Poet Poet, j’espère que c’est de la provoque sinon un reformatage complet est nécessaire…

    2. kekoresin

      Oui mais le pauvre peut défiscaliser l’argent qu’il ne gagne pas! Cette masse de gogos qui bave devant le premier miroir aux alouettes ne mérite pas autre chose que ce qu’il a, un système issu de son propre vote destiné à lui maintenir fermement la tête dans une bassine de merde!

    3. balthasar

      Tout à fait.
      Quand je paie 180 euros ma place à Bastille, j’aime à me dire que ceux des places moins chères et tous ceux en dehors du bâtiment paient une partie de ma quote part de spectacle… avec leurs impôts
      Mais je suis prêt à rappeler à ceux qui ont des places plus chères que ce sont mes impôts qui paient une partie du prix qu’ils devraient payer… les chiens de privilégiés.

      1. BDC

        104,5 millions d’euros, voici ce qu’à reçu de l’Etat en 2012 la maison aux deux salles, Garnier et Bastille, et aux deux répertoires, l’opéra et le ballet.

        C’est beaucoup, mais est-ce trop ? Est-ce correct ? Il est difficile de répondre à cette question. Aux Etats-Unis, une institution comparable comme le Metropolitan Opera de New York ne touche aucune subvention publique. Ce sont les mécènes (des particuliers et des entreprises) qui apportent les sommes nécessaires pour équilibrer le budget, car la vente des places, quel que soit le contexte économique, ne suffit pas à couvrir l’ensemble des dépenses. Mais ce modèle n’est absolument pas transposable en France, compte tenu de la fiscalité existante, chacun l’aura compris. Dans toute l’Europe, les grands opéras, tout comme les grandes institutions culturelles, fonctionnent avec plus ou moins de subventions publiques. C’est dans ce cadre qu’il faut raisonner.

        Read more at atlantico.fr/decryptage/opera-paris-coute-t-trop-cher-etat-philippe-herlin-847691.html#vJpJlkM0Qlvr6Bwq.99

        104 millions pour 800 000 places, soit 130€ de subventions par place. La moitié de leur budget provient des subventions.

            1. BDC

              Sous-entendu … il y a beaucoup de spectateurs et donc la demande suit l’offre ? À 10-15€ la place oui c’est sûr que ça plaît. Vive le régime des intermittents payé par la collectivité.

        1. Vodkaman

          J’ai tendance à croire que si l’IR était payé pas l’ensemble des foyers fiscaux, la pression en moins sur les 20% leur permettrait sans doute d’accepter ce prix.

          Mais c’est pas très accès à la culture pour tous.

          1. Pheldge

            tout ça c’est bourgeois et compagnie ! le peuple, il s’en fout de l’opéra ! y’en a assez de subventionner l’élitisme bourgeois contre-révolutionnaire ! la VRAIE culture populaire, c’est Booba, Black M et ventuellement Maé ! j’ai dit !

        2. bibi

          Le fameux mythe du si on arrête de subventionner ça va couter plus cher au consommateur.
          A Londres il y a 4 orchestres symphoniques ou philharmoniques qui ne touchent quasi aucune subvention et le prix des places est plus abordable qu’à Paris.

          1. kekoresin

            Complètement en phase, l’État n’a rien à faire dans ces domaines. Mais on reste dans le principe que le privé c’est mal et que seul l’État sait ce qui est mieux pour tout le monde…

      1. sam player

        Bibi, à moins que tu saches où va chaque centime de chaque contribuable, il m’est avis que celui qui gagne 2,000€ par mois et paie par an pas loin de 2,000€ d’IR et 5,000€ de taxes/impôts divers… sans parler des cotisations sociales n’en a généralement pas pour son argent… donc…

        1. BDC

          C’est aussi que si on supprimait ces subventions, les impôts ne baisseraient pas mais on peut espérer que l’argent serait mieux dépensé (espérons hein …). Au lieu de ça on a des zartistes zengagés, qui réclament des sous de Maman État pour être « indépendants » du méchant Kapital. Ça me rappelle les chansons des Inconnus sur ce type de mentalité.

        2. bibi

          Personne n’en a pour son argent dans ce pays sauf ceux qui vivent de l’argent des autres.
          Mais quand on voit la concentration de l’impôt sur le dernier décile qui paye 50% de l’IRPP+CSG+TH.
          source : ifrap.org/budget-et-fiscalite/les-10-les-plus-aises-paient-50-de-laddition-ir-csg-th
          le fait de dire que les pauvres payent pour les riches n’est pas soutenable.

          1. kekoresin

            Et le problème c’est que le curseur se déplace. Bientôt plus de taxe d’habitation pour X% des contribuables qu’il faudra compenser sur les classes moyennes et hautes de moins en moins nombreuse avec une paupérisation des classes moyennes. La fiscalité française est spoliatrice et en parallèle les routes, la sécu, la justice…sont à la ramasse dans ce pays qui confond égalité de droit et égalitarisme de fait!

      2. kekoresin

        La pression fiscale ne s’arrête pas à l’IR. Les assiettes larges que sont la TVA et la CSG par exemple, rapportent bien plus, et cela concerne un peu plus que 20% des contribuables. Après passage au shaker de la redistribution, l’État gagne plus qu’il ne redistribue. Bien sur, la France redistribue à outrance (14% des prestations « sociables » du monde!). Là encore, le problème réside dans l’absence de maîtrise des dépenses, que se soit dans la « culture » ou d’autres domaines où il n’a rien à foutre…

  4. sam player

    Je me souviens que quand j’ai entendu le terme « neutralité du Net » j’étais plutôt pour car le terme est connoté positivement, ça fait un peu suisse.
    C’est quand j’ai lu ce qu’ils entendaient par là que j’ai senti le collectivisme arriver à grands pas.
    Marrant comme les collectivistes savent bien choisir leurs termes pour rallier dans tous les domaines : inégalités, réchauffement, pollution…

    1. Gosseyn

      Il ne me paraît pas que le terme  »neutralité du net » puisse poser question, et surtout débat entre  »capitalisme » et collectivisme », comme le fait ici H16, avec son style mais sans sembler en être lui-même convaincu.
      Le tout est de comprendre ce qui le théorise et d’en percevoir les dérives dans son application.
      Il est d’ailleurs remarquable de constater ici et là à quel point l’amalgame est fait, consciemment, entre nature du contenu transféré et quantité débitée. Ce qui a vocation à biaiser toute considération sur le sujet, faute de ces bases techniques, de façon à le placer sur un plan idéologique. Le pire des travers du gauchisme (et de certaines autres postures), en quelque sorte…

      1. Ah mais pardon, mais si, c’est exactement un débat entre le collectivisme de cette neutralité du net tout à fait particulière et le vrai capitalisme où les gens paient en fonction des services qu’ils veulent. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu de neutralité du net que dans l’esprit très orienté de certains.

        1. Gosseyn

          Quand  »Le vrai capitalisme où les gens paient en fonction des services qu’ils veulent » tente de supplanter le capitalisme qui a attiré la clientèle avec un produit qu’elle a jugé consubstantiellement moral, en voulant imposer une offre de niches permettant d’augmenter globalement les prélèvement sur ces abonnés, il est vain d’invoquer le collectivisme au titre de pare-feu.
          D’autre part, le fond de votre théorème n’est pas relié à la réalité constatable, où, comme en politique, les gens ne choisissent jamais ce qu’ils veulent, mais parmi ce qui leur est proposé.

          1. MichelC

            D’autre part, le fond de votre théorème n’est pas relié à la réalité constatable, où, comme en politique, les gens ne choisissent jamais ce qu’ils veulent, mais parmi ce qui leur est proposé.

            Ben si. Les gens choisissent parmi ce qui leur est proposé. Si quelque chose n’est pas proposé et qu’ils le veulent, eh ce produit peut-être créé et proposé.

            1. Voilà.

              Et obtenir internet de nos jours, entre le téléphone filaire, le mobile, le satellite, la ligne de vue, la fibre ou le câble, il est finalement assez simple de choisir. Le coup du « ouin ouin, mais il n’y a qu’un seul fournisseur d’accès dans mon trou paumé » revient à oublier pourquoi c’est ainsi et croire que la neutralité du net y changera quelque chose. Bref : Gosseyn a mal lu ou n’a pas compris le billet.

          2. Wtf ? Collectez-vous, mon cher, vous êtes proprement incompréhensible.

            Il est et a toujours été bien plus facile de choisir un fournisseur internet et d’en changer que de se passer de Google ou de Facebook.

              1. Mettez ce que vous voulez : amazon, netflix, etc. Le bilan c’est que si ces grosses boîtes sont pour cette neutralité qui n’existait pas il y a 3 ans, ce n’est certainement pas pour les beaux yeux de l’internaute. Et à tout prendre, la connivence des ISP est plus facile à contourner que celle des GAFA, sachant que le but est la disparition des connivences purement et simplement (tout l’objet du billet).

              2. sam player

                « …on se passe très bien de Fessebouc. »
                Tu prends ton cas pour une généralité.
                Raisonnement au niveau zéro : Tes besoins sont différents de ceux des autres.
                Au même titre tu dois croire qu’ON peut facilement arrêter de fumer, qu’ON peut facilement arrêter de boire, qu’ON peut facilement arrêter de manger sucré ou salé, qu’ON peu facilement faire de l’exercice, qu’ON peut facilement avoir un travail de rêve, qu’ON peut facilement arrêter de regarder des conneries à la TV….
                Les gens sont tous différents, et si FB existe il y a une raison.

          3. Pythagore

            « les gens ne choisissent jamais ce qu’ils veulent, mais parmi ce qui leur est proposé. »
            Longtemps j’ai cru qu’il fallait désirer qq chose et un jour je l’aurai, c-à-d la demande précède l’offre. Jusqu’au jour où j’ai ouvert un bouquin de macro-économie où il était dit que l’offre précède tjs la demande. Et effectivement, il est difficile d’acheter ce qui n’existe pas. Ce principe semble toutefois méconnus de nos socialonomistes.
            Dans la socialonomie, les gens ne choisissent pas ce qu’ils veulent, on leur impose une vision par la legislation, et l’état explique que c’est ce que la majorité veut. Il y a donc un seul choix et il est imposer dans le soi-disant soucis du bien de tous.

            1. kekoresin

              C’est bien le problème de la sur-régulation qui entrave l’innovation. Si j’invente un procédé qui me rend autonome en énergie, l’État m’empêchera de l’utiliser car non homologué par les experts en expertise, que cela ne rentre pas dans les règles du PLU et surtout parce qu’il s’agit d’une échappatoire à la sainte taxe. Ça peut être pour des raisons de sécurité comme pour le flying board…

  5. Bonsaï

    Il est pourtant évident qu’aucune information n’est neutre à proprement parler, il y a toujours des indications à relever, même si elles ne sont pas explicites au premier abord. Même un dictionnaire n’est pas neutre, tout dépend du genre d’information que l’on y recherche… et que l’on trouve ou pas.

    1. sam player

      Ouais ben comme wikipedia que tu critiques à longueur d’année… quoique plus trop ces temps-ci.
      Perso je leur ai encore donné 10 balles cette année… Vouloir une information neutre c’est bien, mais si tu ne la paies pas… faut pas rêver…
      Mais bon, le sujet ici n’est pas trop le contenu, mais la priorité des paquets…

      1. kekoresin

        Oui, le français croit fermement à la gratuité. Quand un français vient au monde il pense que l’univers lui doit tout! Bien entendu, il ne peut s’imaginer une seule microseconde que le coût de cette gratuité c’est la liberté qu’il croit chérir.

  6. kekoresin

    Encore une belle chasse au chat cosmique.

    Résoudre des problèmes qui n’existent pas en leur donnant une réalité tragique via des régulations débiles. Mais bon, la vraie liberté ne peut provenir que du pouvoir en place n’est-ce pas? Un euro bien investit ne peut que provenir d’un gouvernement dûment élu, n’est-ce pas? Et nos petits défenseurs de la Liberté de mettre la leur entre les mains Étatiques, qui n’auront de cesse que de la serrer bien fort entre ses gros doigts boudinés…

  7. Stéphane B

    Merci pour ces explications. Je me demandais ce qu’il pouvait bien y avoir dessous et à quoi correspondait cette neutralité.

    HS mais vu qu’on parle de coût. Vous aviez aimé la vignette, vous avez aimé l’éco-taxe, vous aimerez le retour de la vignette automobile pour un coût entre 75 et 125€ annuel.
    ladepeche.fr/article/2017/12/18/2706813-la-vignette-auto-bientot-de-retour.html

    1. Aristarkke

      Une « bonne » idée ne meurt jamais…

      Notons que DSK avait supprimé cette vignette compensée évidemment à l’époque par des centimes additionnels dans les taxes sur les carburants, TVA au dessus.
      Mais cela ne pouvait pas durer puisque que la TIPP est largement détournée de sa justification par les gouvernants qui puisent dedans pour tout autre chose que son objet officiel…
      Notons également qu’elle a déjà fait son retour (partiel quant aux populations visées) pat la vignette Crit’Air…

      1. Stéphane B

        Oui et sans oublier qu’ils parlent d’un bonus malus écologique sous forme de vignette également, à payer tous les ans et par tous en fonction de l’éscrologie de la voiture.
        Renaud chantait étudiant, poil aux dents; nous on pourra fredonner automobiliste, vache à lait !

    2. Diogène

      Amusant de voir comment les collectivistes deviennent les idiots utiles de Netflix et alii. Il faut dire que l’ignorance crasse des Français, et notamment des journalistes du Monde, en matière de théorie économique ne facilite pas le débat. Pourtant, le problème est classique: c’est (en jargon de métier) celui des externalités de congestion. Ou, en français, celui du péage des autoroutes, par exemple. Dans leur « logique », les journalistes du Monde devraient appeler à la neutralite des autoroutes, ou du moins au péage unique pour tous. Et pourquoi pas à l’accès gratuit pour les 30t transportant les produits de première nécessité…

  8. Pythagore

    Ce qui m’amuse (ou me désole) c’est que ces collectivistes régulent tjs et n’entreprennent jamais. Mélanchon a obtenu 7 059 951 voix aux présidentiels. Si chacun de ces votants donne 150 EUR pour assurer la neutralité du Net, ca permettrait de créer un provider avec un capital de départ de plus de 1 milliards d’Euro, provider qui s’engagerait à diffuser le contenu de façon neutre (ou « égalitaire » comme il me semble que le terme neutre est utilisé en substitution).

    1. kekoresin

      Entendu Poutou ce matin sur RMC. Un petit Molotov dans une enveloppe de basset aux yeux tristes qui définit le peuple à l’aune de ses idées étroites. Pour les autres, 4 murs c’est 3 de trop…

  9. René-Pierre Samary

    A propos de ce « net neutre », j’en était resté à un article alambiqué du Fig, qui semblait dire à la fois une chose et son contraire (mais comprenait-elle ce qu’elle écrivait ?). La seule chose qui ressortait de ce salmigondis indigeste, c’était que Trump avait tout faux, pour ne pas changer.
    Si le fond de la question est de savoir si l’on doit payer le prix réel d’un service ou produit, je suis évidemment d’accord, dans le principe. La vérité des prix est une bonne chose, car le mensonge en est une mauvaise, et peut-être la pire. La fausseté des coûts (surtout lorsqu’il s’agit des services dits « publics ») est une des racines de tous les clientélismes.

    1. kekoresin

      A ce propos, on est en régression de pensée même par-rapport au socialisme débridé des années 80. On avait droit à un minitel avec services de base et un tas d’autres payants. 3615 Ulla, les branlettes les plus chères au pixel! Aujourd’hui, tous le monde veut jouir du net gratuitement…

  10. René-Pierre Samary

    Pour ou contre la « neutralité du net » ? Quand un sujet est complexe (dans mon cas, en matière d’informatique, c’est très vite le cas), on peut se fier pour sa gouverne au choix des imbéciles, et prendre l’option inverse. C’est facile, et ne demande pas plus d’intelligence ou de connaissances qu’on en a.
    Ainsi, sans lire le papier du patron, j’aurais pu me faire mon opinion quand je suis tombé par hasard sur une retransmission via Youtube d’une émission intitulée « On n’est pas couché », qui me semble être la quintessence de la vulgarité et de la gauchiasserie satisfaite. Après que le présentateur, un homoncule nommé Ruquier, ait parlé des chrétiens d’Orient du « crétin d’Occident », qualifiant Washington de « capitale de la connerie » et disant que la décision de Trump sur Jerusalem était à la fois une bonne chose et une mauvaise, ne se tirant de cette contradiction qu’en le critiquant pour « un mauvais timing », bref, toujours à propos de Trump, la parole était donné a une dinde nommée Raquel Garrido, ancienne de chez Mélanchon, dont voici la transcription : « Aux Etats-Unis, ils remettent en cause la neutralité du net. En fait la neutralité du net c’est quelque chose qui n’existe pas dans les constitutions modernes mais qui devrait y figurer, c’est que internet devrait arriver chez chacun dans la même puissance technologique indépendamment de la capacité financière de celui qui reçoit internet. C’est extrêmement grave et ça crée un précédent parce que c’est eux qui ont toutes les grosses machines… parce que internet est essentiellement là-bas et ça génère un vrai problème dans le monde entier » Etc.
    Se faire une opinion n’est pas difficile, même quand on n’y connaît rien, quand il y a des Garrido pour vous montrer le cap, et prendre exactement le cap opposé. C’est simple, la vie…

    1. kekoresin

      Ha Garrido! Un joli monument graisseux à la gloire du Stalinisme Leader Price! La sauveuse du peuple qui mérite d’être sauvé, c’est à dire ceux qui votent et pense comme il faut. Tout ce qui pense à droite du PCF ira direct dans les chaudières de chauffages collectifs des barres HLM.

      Sinon on peut faire de la prévention en mangeant une grosse dinde à Noël, vous savez cette fête anti laïc qui fait tant de mal aux autres confessions qui n’ont pas de sapin avec des boules…

      1. albundy17

        « cette fête anti laïc »

        J’ai été profondément choqué ce matin, julien courbé n’a pas arrêté de dire joyeux noël, même à Samir et son problème de véranda, je réfléchi à une dépose de plinthe.

          1. sam player

            A propos de marteau et burin : je suis parti acheter une masse de maçon cet aprem au brico du coin : pas de masses (une de 3-4kg avec un grand manche d’un m)… Comme d’hab, plein de ruptures dans tous les rayons depuis un bon mois… et je m’enquiers auprès d’un préposé sur ces ruptures assez énormes : c’est à cause de l’inventaire !
            Conclusions : on n’achète pas pour avoir moins de stock à inventorier.
            J’ai la soluce… y a qu’à fermer le bouclard !
            P’tain… les cons !

            1. Aristarkke

              Une masse de maçon longue, c’est une masse avec un fer de 3 à 4 kg et manche de l’ordre du ml.

              Une masse de maçon courte, c’est une massette.
              Fer de 1,2 kg env et manche de 30 cm env.

              Pour un usage intensif, la qualité du manche est TRES importante. Prendre dans les deux cas, ceux en « plastique » qui limitent très sévèrement les vibrations et ne cassent pas comme peuvent le faire ceux en bois, surtout bas de gamme qui te renvoient en plus toutes les vibrations sans amortissement notable dans le poignet et/ou le bras.

              Tu as des variantes pour mécano, moins lourdes et aux angles plus adoucis sans parler de celles des carrossiers, tôliers-formeurs qui sont variées en poids et formes…

              Les masses se manient à deux mains…

              Quant aux burins, ciseaux à froid et pointerolles, évite aussi la basse qualité car sinon cela s’émousse rapidement sans parler de l’usure rapide du bout frappé…

              1. sam player

                Merci la bible vivante interactive !
                En fait l’usage n’est pas intensif… juste pour décoller une jante du moyeu de tambour arrière (c’est la 2ème fois que je tombe sur cet os)… et comme c’est pas venu, même avec la masse de maçon longue j’ai démonté le tambour avec la roue !
                (une Fiesta 1999 finition GHIA, 30,000km, nickel, certainement oubliée dans un garage).
                MDR tu me suivais cet aprem ? Pendant que j’y étais dans le lourd, j’ai effectivement acheté un p’tain de burin… top qualité… 4 fois le prix du 1er prix… pas de petites économis : c’est mes doigts qui sont en-dessous 😀

                1. Aristarkke

                  Tu n’as pas une sorte de bourrelet central circulaire sur la face extérieure du tambour arrière? Ce bourrelet s’ adaptant à un évidement correspondant de la jante?
                  C’est un montage Fiat qui centre la jante par rapport au moyeu d’une part et reprend l’ éventuel glissement latéral jante/tambour empêchant la cisaille de boulons mal serrés.
                  J’ai eu le tour sur la Punto, résolu par la chauffe au rouge du bourrelet, ce qui l’ a dilaté et a bouffé sa corrosion externe qui empêchait le glissement.
                  Évidemment, il faut posséder un poste à chalumeau.

              2. Gosseyn

                Le manche en résine va pour la massette, vu qu’elle produit des vibrations en raison de ses chocs sur du métal (burin, pointerolle…).
                Pour cet outil, préférez les accessoires longs et de marque, plus performants.
                La masse est rarement destinée à cet usage, et comme le manche long en matière plastique est d’un surpoids conséquent par rapport au manche bois, vous perdez évidemment en efficacité.
                Prenez donc plutôt un manche bois droit de fil et mettez une étanchéité (sans débord) côté masse, pour la conservation du bois.

                1. albundy17

                  « Prenez donc plutôt un manche bois droit de fil  »

                  Pour avoir testé les deux afin de « démonter » les baignoires fonte, les manches plastoc permettent de ne pas vibrer une demie heure

            2. Aristarkke

              Cela dépend de ce que tu as à faire mais les petits marteaux-piqueurs électriques (pas les marteaux-perforateurs-burineurs qui sont un peu faibles -7 à 10 joules- si tu as de la démolition importante en prévision) que tu trouves pour un budget (matériel chinois badgé) de l’ordre de 200/250 € et développant une force de frappe dans la cinquantaine de joules, valent l’investissement.

              Je devais repasser une canalisation PVC entre regard sortie maison et regard sur trottoir en tranchant une dalle de béton non vibré, réalisée exclusivement à base de sacs « tout prêt » que le client m’avait dit pas trop épaisse de l’ordre de 10 cm (circulation piétonne exclusivement) et pas trop ferraillée…
              S’il avait raison sur la faiblesse du ferraillage (simple trame en 15×15), en revanche l’épaisseur était au minimum de 15 cm…
              Au perforateur, cela n’avançait pas vite alors j’en ai acheté un et ça a nettement dépoté (une demi-heure pour réaliser ce que le compagnon avait fait en trois heures sans mollir)

    2. Pythagore

      Atterrent les propos de cette dinde Garrido. Propos fourre-tous passe-partout:
      « Aux Etats-Unis, ils remettent en cause la neutralité du net tout-à-l’égout. En fait la neutralité du net tout-à-l’égout c’est quelque chose qui n’existe pas dans les constitutions modernes mais qui devrait y figurer, c’est que internet le tout-à-l’égout devrait arriver chez chacun dans la même puissance technologique indépendamment de la capacité financière de celui qui reçoit internet le tout-à-l’égout. Etc.

  11. Dr Slump

    Flash info spécial « réchauffement pneumatique »:

    De nouvelles chutes de neige dans le département de la Loire, symptôme récurrent de réchauffement anthropique caractérisé, a causé du désordre sur l’illustre route de tour de France, menant au col de la République. Un chasse-neige s’est même vautré tout seul sur le flanc, il a fallu dépêcher une grue pour le décoincer, causant la fermeture de la route pendant toute une matinée!
    Belle illustration de la compétence des communautés de commune, et joie des automobilistes déchaînés, au sens propre, ceux-ci n’étant pas plus compétents pour la conduite sur neige que le chasse-neige, ou la communauté d’incompétents.
    Vivement la canicule!

    C’était Slump, votre envoyé spécial en direct du col des révoltés, euh, de la République, enfin, il faut dire, que c’est parce qu’à l’époque du Roy, les habitants du coin avaient décidé d’y proclamer leur république indépendante, obligeant sa Majesté à leur envoyer ses troupes. Les temps ont bien changé, et pas que du point de vue clitomatique!

        1. Dr Slump

          Fabius, c’est lui qui a eu la géniale idée de faire circuler une arche écologique sur les mers du globe, pour récolter des fonds pour sauver la planète. Mais son arche a ironiquement… touché le fond. Faut tout lui expliquer, misère!

      1. Dr Slump

        Fabius? il fabien? il n’est pas mort? enfin pour submerger le col, va falloir qu’il fasse sauter quelques barrages, et que l’eau remonte les pentes hein! mais à part faire couler des flots de fric frais vers les caisses de l’état, pour ça il sait faire!

  12. kerlutinoec

    Tu as bien conscience que sans cette neutralité un FAI pourra décider de ne pas laisser passer vers tout le monde ta bonne parole libérale ? Et notamment vers les plus pauvres qui ne pourront se payer un FAI « full board ». Ceux-ci continueront alors à ne pas être informés et à voter socialiste !

    1. sam player

      Quand Carrefour (ou Leclerc je sais plus) avait décidé de boycotter Danone, ils ont fait assez rapidement machine arrière devant le tollé et la baisse des ventes.
      Moi-même ayant à l’époque changé d’enseigne

      1. Aristarkke

        Leclerc a fait une tentative (il y a quelques années) de boycotter Coca Cola qui n’était pas assez « souple ».
        C’est Michel-Edouard qui a jeté l’ éponge devant les réactions de sa clientèle…

    2. albundy17

      « un FAI pourra décider de ne pas laisser passer vers tout le monde ta bonne parole libérale ?  »

      A ce propos, j’ai de temps à autres mon anti virus (eset) qui bloque l’accès de ce blog, me signalant une page malveillante, et je dois passer outre avec des « t’es sûr ???? »

    3. Mauvaise compréhension du phénomène. Pas le premier d’ailleurs.

      Il faut lire les articles avant de les commenter. Par exemple, bien mettre son doigt et lire tous les petits mots du paragraphe :

      « imposer la neutralité du net, c’était surtout se tromper d’interlocuteur et résoudre un non-problème sans résoudre celui qui existait vraiment : corriger des monopoles locaux – garantis par une loi locale – par une réglementation nationale qui bride l’investissement est économiquement parfaitement idiot. »

      Le problème ne provient pas du tout de ce que fait un FAI, mais de son éventuel monopole qui ne peut être que « de droit », un monopole de fait ne pouvait pas exister lorsque les barrières à l’entrée sont très faibles (cas d’internet).

    4. Vodkaman

      En même temps, je ne vois pas bien un FAI avec un tarif unique brider l’accès aux sites type blog et laisser passer full speed Netflix et YouTube. Suicidaire, sauf avec un ticket d’entrée qui sera prohibitif pour le consommateur qui n’en a pas l’usage. On en revient à la loi de l’offre et de la demande.

  13. Aristarkke

    HS: Je n’en peux plus de ce pays qui est de plus en plus foutu.
    Tout à l’heure, sur BFM Radio, article sur le Mont St Michel où tout ce qui a été fait pour l’accueil des touristes depuis le grand bouleversement d’il y a quelques années, a été sévèrement étrillé par la Cour des Comptes. Le journaliste parle notamment du désastre des navettes entre parkings et Mont lui-même, parce qu’elles ont été confiées au « privé ». Point barre!
    Là, je tombe sur un article de MSN Finance qui reprend ce sujet, qui fustige également les navettes confiées au privé mais qui précise cependant que ledit privé, c’est Transdev, soit 70% Caisse des Dépôts et 30% Veolia…
    Le crowny capitalisme grançais dans toute sa splendeur…

    1. sam player

      Lis pas des trucs comme ça, Harry… surtout avant de te coucher, tu vas nous faire une attaque cérébrale et on va être obligé de t’emmener dans un hôpital privé où ils vont te prélever, vivant, tes organes… forcément le privé !

    2. miniTAX

      « Le crowny capitalisme »

      C’est sûrement un mix de crony capitalisme et clowny capitalisme, encore une belle invention française.
      On n’a pas de pétrole mais on a des idées… à la con.

    3. Save your planet

      Si la France était dans le top des puissances mondiales, le monde serait a feu et à sang.
      J’ai vu que le gouvernement français souhaite toujours renverser Assad. Vont ils soutenir un nouveau daesh? Wait and see.

      1. Gosseyn

        Extraits des propos de M Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France :
        –  »Depuis cinq ans, nos politiciens combinards, nos journalistes complaisants, nos intellectuels perdus ou dévoyés participent, à quelques exceptions près, à l’énorme conspiration du mensonge qui fait passer la Syrie souveraine et légale pour usurpatrice et massacreuse, et ses agresseurs et leurs parrains, orientaux ou occidentaux, pour des libérateurs révolutionnaires ».
        –  »Le pire ministre des affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée ».

        1. kekoresin

          Avec la Syrie la France a montré toute la splendeur de sa médiocrité. Elle a brillamment exporté ses superbes recettes intérieures en matière d’efficacité et de clairvoyance! Au passage, elle a ruiné les relations avec la Russie qui s’est montrée apte à prendre les seules bonnes options pour sortir d’un chaos dans lequel Hollande était prêt à jeter notre armée en espadrilles.

          Pitoyable! Certains de nos politiciens devraient être déchus de leur nationalité pour tant d’incompétence et pour la dégradation de l’image du pays. Au lieu de cela, on leur octroie des millions pour les occuper en dispensant moult conseils moralisateurs, eux qui sont dépourvu de moral ou d’honneur…

          1. albundy17

            C’est intéressant tout ce que tu racontes là, cake. Déchoir des politiciens, alors que partout dans le monde (sauf ds le monde libre) ça les en-taule pour corruption, au minimum .

            Sur la syrie, on a fait un bon boulot, avec les autres enc

      1. Aristarkke

        Ils ont goûté au communisme en vraie grandeur, direct live…
        Ceux qui n’étaient pas dans la Nomenklatura regrettent rarement le changement…

          1. Aristarkke

            Ceux qui regrettent sont toujours ceux qui tiraient un quelconque profit du communisme en action.
            Le profit pouvant être au seul plan intellectuel (si l’on peut dire) en menant une existence morne prise en charge intégralement par l’État, dispensant de réfléchir à quoi que ce soit d’autre (vivement conseillé en système communiste, d’ailleurs).
            Il y a également les idiots utiles…
            Le problème de la liberté est que tu te dois d’agir un minimum, ce qui épuise toujours du monde, nous sommes d’accord… 😕

            1. albundy17

              « Le problème de la liberté est que tu te dois d’agir un minimum, ce qui épuise toujours du monde, nous sommes d’accord… »

              C’est de toi ? j’abonde mais suis plus désabusé encore

              1. Aristarkke

                Hier, en roulant vers Paris, une interview dans BFM Radio faisait état d’un sondage qui établissait qu’une majorité de Grançais se lamenteraient qu’il y ait TROP de sites marchands sur le net because cela rend le choix à opérer plus difficile notamment parce que l’on ne peut pas tous les mettre en concurrence sans que cela prenne un temps fou et donc ne pas avoir la certitude que l’on fasse la meilleure affaire possible…

                Bref, le genre se plaignant que trop de choix tue le choix…

                Ah, qu’il serait bon d’en (re)venir aux magasins d’Etat chers au communisme avec un prix unique par catégorie de fournitures, du moins quand elles étaient disponibles…

                Pour avoir visité la version yougoslave (sous Tito) des « supermarchés », en fait des supérettes, tu arrivais sans peine à voir les fonds des étagères quand ce n’était pas des morceaux d’étagère vide…

                  1. kekoresin

                    En France on fait encore plus fort, on décore les vitrines pour faire croire qu’il y a un magasin! A quand les employés en papier mâché pour faire croire aux embauches dans les entreprises?

            2. kekoresin

              Le problème c’est que beaucoup pense que l’État est le seul garant de leur liberté, que sans lui le grand Kapital les réduirait en esclavage. Il est très ardu de lutter sur ces deux fronts, un état spoliateur et une armée de spoliés contents de l’être!

              En tout cas heureusement que l’Europe, aussi imparfaite soit-elle, réfrène un peu les penchants soviétiques franchouillards même si la France résiste en payant régulièrement des amendes avec nos impôts…

  14. Hermès Honshappo

    Euuuuh, le débat sur la neutralité du net est bien plus ancien qu’Obama en 2015… Je me rappelle avoir participé à quelques discussions sur le sujet sur dslreports.com avant mon retour en Europe en 2006.

    Le souci sur une implantation comme les états unis est que chaque ILEC (opérateur historique) a le monopole de fait sur une zone géographique. Seul les opérateurs cables ont la possibilité de challenger les ILECs, mais un partage de fait du marché (crony capitalism strikes again) rend toute compétition illusoire.

    Donc, faire sauter les principes de neutralité donne la possibilité aux ILEC de réintroduire les portails captifs, en effet, mais surtout à ne plus investir dans le développement des zones à faible rendement. Ce qui, sur un territoire vaste comme les états unis, laisse des zones assez étendues non desservies.

    Il y a eu, au cours des 15 dernières années, des exemples isolés d’abus des ILECs et des cablo-opérateurs (censure, filtrage, blocage de VPNs, qualité pourrie sur fournisseurs VoIP tiers, etc…), qui ont pour la plupart été attaqués sur les bases des règles de neutralité.

    Sur le principe, je suis assez d’accord que trop de régulation tue l’innovation. Mais dans cet exemple précis, les opérateurs US se sont mis tous seuls un beau boulet aux pattes, en montrant justement qu’ils flirtaient régulièrement avec les principes de neutralité, pour éviter d’investir dans de la bande passante.

    Un article de 2004: http://www.dslreports.com/shownews/82828
    Un de 2007: https://www.dslreports.com/shownews/89211

    Sans les lois fédérales et locales sur le principe de neutralité, je doute fort que le rapport qualité/prix s’améliore pour les utilisateurs.

    1. « à ne plus investir dans le développement des zones à faible rendement. »
      Triste réalité économique : il n’y a pas un droit à internet, pas plus qu’il n’y a une obligation des entreprises commerciales à investir dans des zones à faibles rendements.

      « je doute fort que le rapport qualité/prix s’améliore pour les utilisateurs. »
      Voilà, vous doutez mais n’avez aucune preuve. En revanche, si on laisse totalement libre les opérateurs de s’installer sur le marché, en virant les barrières à l’entrée, on s’assure donc que la situation de monopole de droit ne perdure pas. La solution n’est donc pas d’ajouter des contraintes, mais de supprimer celles en trop.

      Même remarque que ci-dessus : il faut bien lire tout le billet, et bien le comprendre.

    2. Aristarkke

      C’est une question de prix final. Investir dans des zones peu denses pour sortir un abonnement au prix standard des zones denses n’a que peu de chances d’intéresser un opérateur… C’est ce que faisait Gaz de France (et ses successeurs) qui refusent d’investir dans des réseaux en zones peu denses où il faut tirer des kilomètres de réseau par unité de consommation. Si le prix d’abonnement était ajustable, il en irait peut-être différemment pour Al qui verrait de moins en moins de chaudières fioul pour davantage de chaudières gaz. Mais pareille idée n’est pas bisou en Grance…

      1. albundy17

        « Al qui verrait de moins en moins de chaudières fioul pour davantage de chaudières gaz. »

        Humphffff….

        Je crois à l’inverse que sans les subventions, implanter des tuyaux de gaz pour les patelins que je parcoure n’aurait jamais vu le jour, ce qui reste une belle connerie, comme le tout à l’égout.

        Le Fioul, c’est Cool, en plus ça pue et ça crame dans le poêle, RPS adore ça !

        1. Aristarkke

          Je te précise que l’ex-GDF rebaptisé actuellement GRDF percevait et perçoit les abonnements pour entretenir, moderniser et développer les réseaux de distribution de gaz, ainsi que que les taxes locales d’équipement auxquelles toutes constructions abondent…

          Cela représente des sommes déjà plus que conséquentes…

          Nous sommes dans la même problématique que les concessions d’autoroute qui perçoivent des fonds pour augmenter le kilométrage desdites en surtaxant les tronçons rentables mais qui traînent les pieds tant qu’elles peuvent puisque empocher la marge sans exécuter les travaux qui justifient ladite marge ne peut que l’améliorer, d’autant que toutes les liaisons à haut trafic sont pourvues et que nous sommes maintenant dans les liaisons moyennes, nettement moins rentables (§ les appels d’offres pour stations essence d’autoroute qui restent sans suite)

          1. Vodkaman

            D’ailleurs, ce qui est cool avec la TA, c’est que vous devez la payer lorsque vous faites des travaux, même si l’immeuble est déjà raccordé aux réseaux.

            Et après, on s’étonne de voir des immeubles non entretenus ou rester à l’état de passoires énergétiques. (sans compter la surprise au plan de la TF parce que vous allez passer du statut de bâtiment dans son jus à bâtiment « neuf » selon les travaux).

    3. sam player

      Vous devez faire partie de ceux qui se sont installés par confort personnel (ou autres raisons ou avantages) dans des zones retirées et qui voudraient avoir à leur porte une boulangerie, une épicerie, La Poste, la 4G, des transports en commun et pourquoi pas une entrée d’autoroute aussi hein !

      1. kekoresin

        Comme beaucoup de nos cons citoyens qui veulent un portable mais pas d’antenne près de chez eux, une autoroute ou un aéroport mais sans le bruit, la fibre sans payer l’infrastructure… Perso, je me retire en campagne dans un village sans rien ni rien à venir parce que j’en ai plein le cul de payer pour des trucs indispensables dont je n’ai pas besoin. Si je veux internet, je passe par le satellite, un peu plus cher, un peu plus contraignant mais au final bien plus économique en termes d’impôts locaux!

        Quand mes enfants seront majeurs, je foutrai le camp du goulag. Pour le moment, le fisc grançais considère que je ne peut pas être fiscalisé ailleurs ayant un enfant mineur vivant en France où la seule liberté qui nous reste est celle de gueuler sur internet dans les limites du droit décidé pas nos petits dictateurs en charentaises!

      2. Hermès Honshappo

        « Vous devez faire partie de ceux qui se sont installés par confort personnel (ou autres raisons ou avantages) dans des zones retirées et qui voudraient avoir à leur porte une boulangerie, une épicerie, La Poste, la 4G, des transports en commun et pourquoi pas une entrée d’autoroute aussi hein ! »
        -> Je ne sais pas si ce commentaire s’adresse à moi? j’ai l’impression, mais bon.
        1) je ne demande rien à personne, ni Poste, ni 4G
        2) j’habite a la limite d’une zone dense, mais pas en centre ville (ni les moyens, ni l’envie)
        3) je ne fais que partager mon expérience du sujet, ayant utilisé des services IP américains pendant des années.
        4) c’est gentil de penser que vous me connaissez, mais vous allez un peu loin dans vos prédictions

        Vous supposez que je pense aux hippies qui vont s’installer dans le Cantal quand je parle de zones non rentables économiquement? Si c’est le cas, vous méconnaissez le marché américain. Je ne parle pas d’un fermier du MidWest, mais de quelqu’un habitant en Ville, dans une zone moins dense que le centre urbain.

        Un exemple: la ville de Los Angeles est étendue sur plus de 100 kilomètres du nord au sud. La partie nord (de mémoire) n’est pas définition, pas rentable. Elle abrite les populations les plus pauvres, et sur lesquelles les infrastructures sont els plus chères. Donc les coûts sont plus haut, et les revenus plus bas (moins de triple play, moins d’achats VOD, etc…)

        Un autre exemple: j’habitais littéralement à l’extérieur du périph aux US. J’ai habité à 5 minutes de voiture du bureau, porte à porte. Difficile de dire qu’il s’agit d’une zone retirée.
        Néanmoins, ma zone dépendait d’une autre commune, et la densité en était plus faible (pas de grands immeubles), etc… Elle était donc certainement moins rentable que la partie plus urbaine.

        Laisser les ILEC développer ses services uniquement dans le Sud et le centre de LA va accentuer le décrochage économique de la zone Nord de LA. C’est un choix politique, de refuser le socialisme forçant les ISP à amener le net dans les zones moins rentables pour les ISP.

        Ce débat politique fait rage aux USA depuis 2001 au moins. Doit-on considérer Internet comme une nécessité de base, au même titre que l’électricité, le téléphone et l’eau. Ou, au contraire, est-ce un luxe, et à ce titre ne devrait être installé que là où le privé estime que c’est rentable.

        Mon commentaire plus haut n’avait pour but qu’illustrer que « la neutralité du net » n’est pas un sujet qui est apparu avec Obama en 2015. Le sujet est beaucoup plus ancien, et va chercher ses racines beaucoup plus profondément dans la société américaine. Et non de réclamer de la 4G avec depuis le confort de mes charentaises 🙂

        Pour ce qui est du commentaire de h16:

        « Voilà, vous doutez mais n’avez aucune preuve. »
        -> Effectivement, aucune preuve à grande échelle. Néanmoins, tous les abus des prestataires américains ont été renversés, sur la base des lois sur la neutralité.
        Leur position dominante ne les aurait pas contraint à améliorer leur services, mais à augmenter leur prix pour rendre le service « sans filtrage ».
        Les seules preuves que j’ai sont l’usage que j’en ai fait, et mon boulot dans ce domaine pendant 5 ans. Ce ne sont que des exemples isolés, je le concède.

        « En revanche, si on laisse totalement libre les opérateurs de s’installer sur le marché, en virant les barrières à l’entrée, on s’assure donc que la situation de monopole de droit ne perdure pas. La solution n’est donc pas d’ajouter des contraintes, mais de supprimer celles en trop. »
        -> Alors en fait, non. Justement, le découpage du territoire américain à la chute d’AT&T a donné sans contraintes aux « Baby Bells » des portions entières de territoires sur lesquels ils n’ont pas à entrer en compétition.
        Le manque de compétition vient justement du ticket d’entrée pharaoniquement cher pour desservir une zone américaine. Que ce soit en filaire, ou en sans-fil. Les autorités ont bien essayé de favoriser l’emergence des CLECS (opérateurs alternatifs), mais sans forcer les ILECs à mettre le réseau à disposition. Ce qui rendait la structure de prix des CLECs forcément plus chère que les ILECs.
        Certains ont bien essayé de se faire un marché (Covad, par exemple), mais c’est resté un marché de niche
        A ma connaissance, la seule grosse contrainte imposée aux ILECs et cablo opérateurs, c’est justement la neutralité. Je n’ai vu aucun cas d’opérateur alternatif n’ayant pas réussi à s’implanter car la neutralité était imposée.

        Supprimer la neutralité pourrait néanmoins amener un effet de bord favorable: si les ILECs augmentent leurs tarifs pour du traffic sans filtrage, le modèle économique des CLECs pourrait s’avérer rentable.

        « Même remarque que ci-dessus : il faut bien lire tout le billet, et bien le comprendre. »
        -> je vous remercie de participer aux commentaires, ce n’est pas le cas de la plupart des rédacteurs de blogs. Mais le ton méprisant et condescendant n’apporte rien au débat.

        1. Lorelei

          On a sûrement une vision trop franco-française ou européiste avec une mentalité de « j’ai droit à » et une administration omniprésente.

        2. kekoresin

          Pas d’analyse globale de ma part non plus, juste une expérience récente de ma frangine qui habitait en Floride dans un coin plutôt huppé. Internet très très cher (env 150$/mois) sans trop d’options et une réception défaillante. Aux USA certaines infrastructures de base sont en mauvais état comme le réseau électrique californien. Il a fallut la menace de déménagement de gros acteurs économiques de la Silicone Valley pour que la situation s’améliore avec une obligation des opérateurs d’investir dans les infrastructures.

          1. Juste pour info, l’internet à 150$/mois c’est le prix tout à fait banal dans beaucoup de partie du monde, à commencer par l’Europe. Le forfait autour de 100€/mois est courant en Europe.

          2. Aristarkke

            150$ mensuels est un prix qui résulte d’une situation donnée aux USA, en particulier du revenu moyen mensuel des habitants.
            Si majoritairement, les habitants locaux n’en avaient pas les moyens, l’opérateur resterait sans grande clientèle…
            Il ne sort pas donc tout armé d’un chapeau de prestidigitateur.
            Sauf si l’ opérateur local est en situation de monopole de droit ou de fait (local). Or s’il exagère trop, sans monopole de droit, la concurrence finira par surgir car un duopole reste toujours tentant…
            Est ce qu’ aux USA, il existe un ou des réseaux téléphoniques nationaux ou par état auquels peuvent accéder tous les concurrents moyennant loyers, péages, etc… à la manière Grançaise ou chaque opérateur est-il propriétaire de ses réseaux avec l’ amortissement pour sa pomme donc ses prix de vente ? Ici, le réseau est propriété de l’ opérateur historique qui en fait supporter le coût de multiples façons mais en catimini.

        3. « Le manque de compétition vient justement du ticket d’entrée pharaoniquement cher pour desservir une zone américaine »
          Deux cas : un ticket imposé par la loi (dans ce cas, le problème est la loi – comme par hasard, vous donnez vous-même la raison : la neutralité imposée, oh, zut), un ticket imposé par la technologie (et dans ce cas, il faudra m’expliquer comment des pans entiers de l’Afrique disposent de l’internet via le cellulaire).

          De toute façon, tout ce w.o.t ne répond en rien aux remarques faites ci-dessus : soit il y a un problème de monopole de droit et on résout ce problème là, soit on gesticule sur une neutralité du net qui n’a jamais existé, et on continue à délayer.

          1. Hermès Honshappo

            Le ticket d’entrée vient du cout de déploiement des infrastructures. les « Baby Bell » ont hérité de l’infra de l’opérateur d’état. Un ILEC n’a pas a payer pour un déploiement. Un CLEC, si. Ou alors le CLEC doit louer l’infra à l’ILEC.
            En ce qui concerne l’Afrique et la couverture cellulaire, je ne saurais dire si ça a été rentable dès le début, ou si le déploiement de l’infra a été largement subventionné au départ. je suis preneur d’infos sur le sujet.
            Aux US il n’y a pas de monopole de droit. Il y a un monopole de fait car les « incumbent » (ILEC et cablo opérateurs) ont bénéficié d’une infra à très bas coût, alors qu’un nouvel entrant ne peut pas en bénéficier.
            Ca a peut être changé depuis, mais c’est ce qui verrouillait le marché US lorsque j’y étais.

            1. L’infra en Afrique, c’est privé, point. Dire qu’il n’y a pas connivence est impossible puisque l’Etat est partout, toujours (et fait à chaque fois des dégâts) mais il n’en reste pas moins que si dans les pays les plus pauvres du monde, on parvient à avoir infrastructure et opérateurs (au pluriel), c’est que dans l’un des pays les plus riches, ça ne doit pas être impossible.

              La réalité est basique, simple et inaltérable : le marché de l’internet américain, s’il est bridé / monopolistique (si si, il l’est), c’est pour des raisons d’intervention de l’Etat en premier lieu. Et monopole de droit ne signifie pas seulement « vous avez le monopole parce que l’Etat vous impose comme seul opérateur » mais aussi et surtout « vous avez le monopole par effet de bord de lois passées par lobbying et connivence », ce qui est *exactement* le cas américain.

        4. miniTAX

          Hermès Honshappo : « Ce débat politique fait rage aux USA depuis 2001 au moins.
          —————-
          Le débat fait surtout rage dans votre imagination enfiévrée. Internet marchait très bien avant 2015, la preuve, les propagandistes de la net neutralité le disent eux-même, donc il y a de autant « débat » sur le sujet qu’il y en a sur comment confisquer tout l’argent aux riches, il fait rage en effet, mais seulement entre communistes et crypto-communistes, entre trostkystes et staliniens, certainement pas « aux USA ».

          « Doit-on considérer Internet comme une nécessité de base, au même titre que l’électricité, le téléphone et l’eau. Ou, au contraire, est-ce un luxe, et à ce titre ne devrait être installé que là où le privé estime que c’est rentable. »
          —————-
          Questions typiques d’un collectiviste.
          Tant qu’à faire, le pain aussi est une « nécessité de base », donc l’Etat devrait désigner avec son doigt velu les implantations de boulangeries et non laisser le privé décider là où c’est rentable. Non ?

          1. Hermès Honshappo

            « Le débat fait surtout rage dans votre imagination enfiévrée. »
            Très amusant. Mais c’était le cas, sur place, entre 2001 et 2006. Je n’ai malheureusement pas gardé tous les articles lus à l’époque, ni les émissions TV, journaux et autres.

            « Questions typiques d’un collectiviste. »
            La question a été posée, en ces termes, lors de débat TV entre politiques, par exemple. Il y a eu des colonnes sur le sujet dans les journaux.
            Ce n’était certes pas la préoccupation numéro 1 de l’américain moyen, vu qu’à l’époque on se mangeait de plein fouet la crise économique post 2001.
            Mais ça faisait surface régulièrement, entre des pro-étatiques qui souhaitaient que l’état ou le fédéral s’en mêle, et les pro-libre marché qui ne voulaient surtout pas que l’état s’en mêle.

            Mais si vous préférez fabuler et penser que c’est moi qui me pose la question et que je suis un collectiviste, libre à vous. Cela n’éclipsera pas le fait qu’une frange non-négligeable de la population américaine tend à considérer qu’Internet est maintenant vital pour eux, et qu’il leur est maintenant dû.

            Personnellement, à part l’eau, l’air, et l’arbitrage des différents par une justice impartiale, je ne considère que rien d’autre ne devrait hors de portée d’un marché privé.

            « le pain aussi est une « nécessité de base », donc l’Etat devrait désigner avec son doigt velu les implantations de boulangeries et non laisser le privé décider là où c’est rentable. Non ? »
            Mauvais exemple. L’état a bien fixé le poids officiel de la baguette, il me semble? Même au moyen âge, le poids du pain était controlé par l’état. Ca fait des centaines d’années que l’état trempe ses doigts velus dans le marché du pain, pas toujours avec des résultats heureux, d’ailleurs.

            1. kekoresin

              Le poids et le prix du pain ne sont plus réglementés depuis 1987. Entre 1981 et cette date, l’État sous l’égide de tonton la biroute a tout bien encadré, comme les loyers récemment, avec un succès toujours à la hauteur des ambitions soviétoïdes!!!

              1. Hermès Honshappo

                Tiens, je ne savais pas que le poids de la baguette n’était plus règlementé depuis 87. Je pensais qu’on n’avait toujours pas le droit d’appeler « baguette » un pain de moins de 200g.
                Globalement, le pain a une long passif de régulations. J’avais lu un bouquin qui couvrait ce sujet. j’ai trouvé quelques infos éparses sur le net.
                http://www.boulangerie.net/forums/bnweb/histo/histo3.php
                http://www.boulangerie64.org/pageLibre000100bb.aspx
                Je me demande si le pain n’a pas justement été une des marchandises la plus régulée dans notre histoire. Aucune autre ne me vient à l’esprit. Peut être le pétrole, mais son usage est beaucoup plus récent que le pain. Mais bon, c’est carrément hors sujet par rapport à l’article 🙂

                1. Et c’est censé prouver quoi ? Le pain est régulé donc il faut réguler l’internet ?
                  C’est une hérésie pour le pain, la choucroute, les voitures, et aussi l’internet.

            2. miniTAX

               » L’état a bien fixé le poids officiel de la baguette, il me semble?  »

              Je disais « pain » et vous répondez « baguette », trouble du déficit d’attention ?
              Bon, je reprends, essayez de suivre : le pain est « nécessité de base », pour reprendre votre lexique marxisant. Sous-entendu il faut qu’il soit réglementé par l’Etat pour que droit élémentaire, égalité, fraternité, toussa (parce que sinon, WTF avec votre histoire de « nécessité de base » ???).
              Or partout dans l’univers où le pain est réglementé, ça finit toutjours en désastre (cf l’URSS, Cuba, Vénézuela mais aussi aux confins de l’univers, tout le monde en parlait entre 2001 et 2006 mais je n’ai pas gardé tous les articles lus à l’époque, ni les émissions TV, journaux et autres, si vous voyez ce que je veux dire…).

              Donc l’internet, qui est aussi une « nécessité de base » (c’est du moins ce que vous essayez de nous apprendre) doit aussi être… réglementé, selon vous.
              ‘sais pas moi, je trouve qu’il y a un bug dans votre raisonnement, non ?

              1. Hermès Honshappo

                « Le pain est régulé donc il faut réguler l’internet ? »
                « Donc l’internet, qui est aussi une « nécessité de base » (c’est du moins ce que vous essayez de nous apprendre) doit aussi être… réglementé, selon vous »

                Mais non, bon sang! Vous lisez vachement loin quand même. Beaucoup plus loin que ce que j’ai écrit ou même pensé.

                Ecoutez, je voulais juste répondre à H16 que son interprétation que le débat sur la neutralité du net démarrait avec Obama en 2015 était erronée.

                Je dis ça car, ayant vécu là bas pendant plusieurs années, les débats sur la neutralité sont bien plus anciens, et ont des racines bien plus profondes dans la culture américaine et ses débats de société.

                J’ai également ajouté qu’ayant pratiqué les ILEC américains et le marché du DSL américain, je doutais que dans, leur contexte de monopole, la décision Trump d’abroger les lois fédérales sur la neutralité aient un effet positif.

                Et en tous les cas, je suis certain que le monopole ne découle pas des lois sur la neutralité. Donc abroger ces lois ne changera pas ledit monopole.

                C’est les deux seuls points que je souhaitais argumenter. 2 jours plus tard, on se retrouve dans un débat sur le pain, et vous m’attribuez une envie de réguler le pain et internet.

                Pourtant je l’ai dit plus haut, ce n’est pas du tout mon orientation politique et économique. Mais j’ai l’impression que certains réagissent au quart de tour pour essayer de débusquer du communisme dans chacun de mes commentaires.

                Je voulais juste partager ce que je connais de ce marché, pour l’avoir pratiqué pendant 5 ans en tant que client d’ISP américain. Je travaille chez des ISP depuis 1995, donc les effets de bord foireux des régulations sur ce marché, merci, mais je connais 😉

                1. « je suis certain que le monopole ne découle pas des lois sur la neutralité. Donc abroger ces lois ne changera pas ledit monopole. »
                  C’est *exactement* ce qui est dit dans le billet.

  15. lxy

    Un abonné au Monde isolé dans un coin perdu de montagne à 20 km du bureau de poste le plus proche DOIT impérativement recevoir son journal chaque jour pour quelques centimes de recette pour La Posté….

    1. Aristarkke

      La Poste perçoit de copieuses subventions pour assurer le service postal dans tous les patelins de Grance, en contrepartie de son tarif unique de base…

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.