Par delà les portes du pénitencier

« Pour que la tonte continue, soyez solidaires ! » semble être le mantra de toute une classe de bienpensants Français alors que ceux qui le peuvent fuient le pays par toutes ses frontières. Et lorsqu’il s’agit d’une figure emblématique, celle-là même qui chantait jadis les portes d’un pénitencier qu’il semble vouloir tout faire pour quitter aujourd’hui, cela déclenche l’ire des solidarisateurs compulsifs.Plus les jours passent et plus la politique en France devient un jeu dangereux.

Ainsi, du côté des socialistes honteux, emmenés par Sarkozy, se faire des amis sûrs est un parcours difficile, semé d’embûches et de rebondissements. Avec pourtant des principes simples, il devrait arriver à rassembler des gens qui s’identifierait alors facilement avec ses messages. Par exemple, un bon « La France, tu l’aimes ou tu la quittes », ça départage les patriotes des autres, non ?

Pas si simple. Notre Johnny national, lui, manifestement, n’aime plus trop la France. Et, prenant Nicolas au mot, il choisit donc de la quitter. Normal, après tout, la tonte a, pour lui, assez duré. On se demande bien, d’ailleurs, pourquoi il n’a pas fait ça plus tôt. Après tout, la plupart des nobliaux hommes politiques ont compris qu’on pouvait fort bien faire fructifier (discrêtement) des avoirs en Suisse ou au Luxembourg (ou au … Japon) tout en restant en France. Ce n’était qu’une question de temps pour que le chanteur le plus adulé du pays ne prenne ses cliques et ses claques et n’aille voir ailleurs.

Et tant pis pour la belle amitié de pour la présidentielle de Nicolas de dans six mois ; le futur président (ou la future présidente) peuvent bien continuer à pérorer, s’il ne veut pas terminer nu comme un mouton

Du côté des socialistes assumés, emmenés par Royal, on préfère s’en tenir aux traditionnelles inversions de valeurs : l’homme politique ou l’homme médiatique doit montrer l’exemple. Et quand il se fait tarauder l’anus financier avec une chignolle fiscale à béton, il doit en redemander. Pour être clair, la Pudibonde du Poitou déclare  » »Je crois beaucoup à la politique par l’exemple. » » et  réclame en conséquence que Johnny revienne rapidement payer son écot. Il y a pourtant ici une inversion claire de l’exemple : il apparaît clair que les personnes qui le veulent fuient l’impôt en France, qu’elles constituent un exemple évident de surtaxation, et qu’on ne peut, sans passer immédiatement pour totalitaire, les empêcher de fuir. Si exemple il y a, c’est bien celui d’une fuite devant le vol. Et à cet exemple, on devrait en toute bonne logique répondre par une baisse de l’impôt. La candidate à la présidentielle a décidé, quant à elle, de se lancer dans un bon gros sermon des familles, à la moraline bien gluante.

Le lecteur se rappellera qu’en son temps, Laetitia Casta, l’égérie d’une boîte de cosmétiques, avait elle aussi tenté l’installation hors de nos frontières, avec tout le battage médiatique que cela suppose. On notera au passage qu’au-delà des réactions ulcérées des politiques boulimiques voyant fuir une dinde juteuse – je parle sur le plan financier, bien sûr -, cela n’avait été suivi d’aucune réelle prise de conscience de l’acharnement ahurissant des ponctions opérées sur le citoyen par tous les services de l’Etat.

Avec Johnny, on tombe en plus en période électorale, avec ceci de croustillant qu’il s’est lui-même officiellement manifesté pro-Sarkozy. La prise de conscience devrait donc être logique. Mais que nenni. Sourires génés du camp UMP avec un petit côté « il y a un problème, mais nous ne le résoudrons pas », et pour le PS, discours pesant de culpabilisation jacobiniste sur le mode « Quand on est riche, on doit s’en repentir, et l’impôt constitue justement une voie normale d’expiation ».

Bref : si Johnny et un millionnaire par jour se cassent de France, ce n’est pas qu’il y a un réel problème, mais bien que la France se départit en fait d’individus salement égoïstes et qui ne veulent pas se la jouer solidaires.

Combien de temps les politiques tolèreront ces fuites ? Combien de temps avant qu’excédés de voir leurs sources de revenu se tarir ils ne sortent tout un attirail législatif pour, définitivement, punir les riches qui tentent l’évasion ? A quand l’Exit Tax ?

Car ne vous y trompez pas : derrière les discours stupides baignés d’une vision rétrograde de la solidarité des ségozystes se cache en fait une haine implacable de ceux qui ne veulent pas se soumettre à l’Etat, et ne veulent plus le financer. C’est la même haine qu’on retrouve dans les discours antilibéraux et dans les torsions de sens que les étatistes font subir à la doctrine libérale pour en écarter l’homme de bien. Et c’est à cette haine, à ces comportements de jalousie qui consiste à trouver dans la poche des autres de quoi payer ses propres lubies qu’on reconnaît entre mille l’étatiste fini, qu’il se prétende de droite comme Sarko, de gauche comme Ségo ou Besancenot, ou syndicaliste comme Bernarthibo (La terminaison en « o » serait-elle d’ailleurs une marque distinctive ?).

L’impôt, par nature, reste du vol pur et simple destiné à financer les envies de la majorité sur le dos de tous, vol déguisé derrière les oripeaux de l’humanisme et d’une solidarité artificielle car obligatoire. Pour faire passer la pilule, on nous répète à l’envi « L’impôt, c’est la solidarité » ; on nous a bien déjà dit « La guerre, c’est la paix » …

Bientôt, on imposera une taxe vexatoire pour quitter ce pays. A ce moment, on nous dira sans doute « La prison, c’est la liberté ».

En prime, voici une Méthode Officielle de Tonte ainsi que le site des Tondeurs Officiels.
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Le Figaro
La Tribune

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