Une autre politique française est-elle possible ?

Certes, la présidentielle de 2012 est dans moins d’un an à présent. Certes. Mais elle est tout de même dans dix mois, ce qui laisse normalement le temps aux équipes de se mettre en place et aux programmes d’être présentés. Heureusement, en France, on évite largement cet écueil barbant des batailles d’idées et des propositions électorales bien construites pour entrer directement dans la politique politicienne à deux balles.

Et ça commence donc sur les chapeaux de roue, avec une prise de puissance et de vitesse capable d’arracher les moumoutes en poil de marmotte les mieux fixées : Dominique de Villepin, bien qu’au milieu d’une tourmente judiciaire qui pourrait bien lui faire rejoindre la longue suite de ministres et élus de la République condamnés à de la prison, fût-elle avec sursis, se lance officiellement dans la bataille.

De VillepinEt comme à son habitude, il n’a pas fait les choses à moitié et a rassemblé quelques centaines de fidèles dans un bel hôtel de la rive gauche parisienne, dans le cadre bien pratique de la convention de son parti sur mesure, histoire d’y tenir un discours évidemment enflammé.

Le maître de cérémonie a en effet tourné tous les boutons overdrive de sa sono interne et a largement mixé du beat electro-pop tendance De Gaulle avec un funk rythmé au parfum de socialisme douillet qu’il affectionne tant. Et dans son mix, il nous propose du référendum, du devoir de rassemblement et du devoir d’alternative, ce qui, on en conviendra, ne veut pas dire grand-chose de concret.

Il est fort, le bougre : il n’a finalement aucune proposition et seuls son panache capillaire et sa taille un peu supérieure à la moyenne permettent à ses coreligionnaires de le retrouver dans la petite foule massée devant le buffet.

Cette campagne, explique-t-il devant des disciples humides, gelés et circonspects, il la sent bien.

Moi aussi, Dominique, ta campagne, je la sens bien. Défaite, rase et qu’on peut résumer en un slogan lapidaire : « un autre socialisme est possible« .

Pendant ce temps (qu’on comprend triste et pluvieux), Chamailli et Chamailla sont dans un bateau zéro-émission. Et comme il n’y a guère de zef, nos deux ahuris s’agitent très fort pour en faire, sans pourtant que leurs excitations ne soient couronnées de succès. Les mouvements de la barque sont décidément browniens, et la nature, que nos deux clowns s’emploient pourtant à amadouer avec force danses électoralement lascives, ne leur fournit aucune aide…

Aux primaires des Zécolos, tout semble pointer vers une victoire éclatante de Nicolas Hulot, l’animateur télé qui vend du shampoing cancérigène du haut de son hélicoptère à pétrole pour sauver les ours d’une fonte massive qui n’arrête pas de ne pas se produire. Et même s’il faudrait s’y résoudre, Eva Joly ne veut pas se laisser battre sans montrer les crocs.

Ce qui donne lieu à un bien joli spectacle politico-politicien, où les petites phrases fusent. Petites phrases qui éclairent finalement très bien les deux façons de procéder des deux candidats : le premier, communicant aguerri, reste maître de son image qu’il a appris à polir au long de nombreuses émissions télévisuelles chamarrées et taillées au cordeau pour son propre bénéfice. La seconde, beaucoup plus habituée des lieux où les décisions finales lui appartiennent sans qu’elle ait ensuite à se justifier, emploie des tactiques plus violentes où il ressort essentiellement son caractère très autoritaire, pour le dire gentiment :

« Il se trompe d’élection présidentielle, il fait en 2012 ce qu’il aurait dû faire en 2007, aujourd’hui, la souffrance est telle que, dans les quartiers, on ne demande pas qu’on leur explique la vie, on demande à changer la vie ».

D’une part, on se demande quelle est la crédibilité d’une prétendante écolo en terme de quartiers sensibles qu’elle n’a pas dû fréquenter souvent ni longtemps ces dernières années.

D’autre part, les politiciens de tous crins n’ont pas arrêté de nous changer la vie (et très majoritairement, pour le pire) sur les trente dernières années avec des inventions tous les jours plus nombreuses de taxes, prélèvements, lois, interdictions, règlements.

Certes, le Hulot ne fait pas crédible deux secondes en Président de la République. Le costume serait trop strict pour un tel personnage. Mais la Joly, en plus de n’être pas plus vraisemblable au même poste, fait aussi un peu peur dans ce désir même pas voilé d’aller interférer dans nos existence qu’elle se chargera de modifier à grand coup de lattes (en carton bouilli recyclé).

Tout ceci, remis dans son contexte (une nano-joute pour un micro-parti d’excités dont les prétentions sont essentiellement de s’allier avec un candidat PS afin d’obtenir des postes dans un futur gouvernement) permet d’apprécier la farce à son juste titre, celui d’une piécette de théâtre politique à destination de l’intelligentsia parisienne et des quelques journalistes intéressés par les élucubrations écolos.

C’est la mode, en quelque sorte : pour nos zécolos, « un autre monde est possible« , mais en attendant, ils continuent de faire comme dans l’actuel, sans rien changer.

Et parlant de mode, on peut continuer notre voyage vers toujours plus de socialisme heureux et d’interventionnisme galopant en allant jeter un œil du côté des staliniens nostalgiques, avec bave à la commissure des lèvres en option : Mélenchon est donc officiellement le candidat des fossiles de l’ultragauche.

Le Parti Communiste, dont on n’entendait plus parler depuis des lustres, sauf pour évoquer les frasques d’épithéliums festifs comme Maxime Gremetz, a en effet choisi le président (des Bas) du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon pour le représenter aux prochaines élections.

C’est, en soi, assez comique puisque le travail d’évaporation communiste ainsi commencé par Mitterrand dans les années 80 continue tranquillement avec l’utilisation d’un non-communiste pour les représenter. Pragmatiques, les vieux cocos ont en effet choisi un candidat apte à ramener quelques pourcents plutôt qu’un des leurs dont le score, probablement risible, n’aurait même pas justifié l’envoi d’un journaliste de France 3 en fin de soirée électorale, en avril 2012.

MélenchonAu moins, avec un tribun comme le Méluche, on peut être sûr que la partie médiatique du contrat sera remplie. On parlera moins des communistes, de leur parti. Mais on parlera plus de leurs idées nauséabondes à grand coup de Chavez, le dictateur qui murmure à l’oreille des dictateurs. C’est toujours ça.

Le Jean-Luc, de son côté, a bien compris l’intérêt de la manœuvre : bon an, mal an, il devrait faire tout juste suffisamment pour rentrer dans ses frais de campagne et faire ainsi raquer les contribuables pour son exercice de style. Et cela va lui permettre d’ajouter une nouvelle corde à son arc : ex-trotskyste, ex-sénateur, ex-socialiste, ex-ministre de l’Enseignement professionnel du gouvernement Jospin, il va enfin pouvoir devenir ex-candidat à la présidentielle.

En attendant, il fanfaronne en nous sortant qu’un « autre futur est possible« , ce qui est rhétoriquement efficace bien que très peu original : effectivement, tous les futurs sont possibles, par définition même du futur.

Et pour ne pas oublier le reste de ses poncifs, il nous en sort une ribambelle :

« Moi, je propose avec le Front de gauche une révolution citoyenne, pacifique, démocratique pour tourner la page… Il ne peut pas être question d’abandonner notre pays à ce petit groupe d’oligarques qui le pille, le tient, le prend à la gorge… J’aime mon pays, la France, la belle, la rebelle, c’est à elle qu’il faut dire qu’un autre futur est possible… »

Il manque un chouilla d’écologie (c’est mode, c’est nécessaire)… Ah non, le voilà :

« Je suis le candidat du partage des richesses, de la VIe République et de la planification écologique »

Voilà. Tout y est : un nouveau futur possible, de l’écologie, du changement, du citoyen… Comme les écolos. Comme De villepin. Comme les autres. Tous les autres.

À lire ces déclarations, mornes répétitions des mêmes idées ressassées sans originalité, on peut se demander : une autre politique française est-elle possible ?

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Commentaires78

  1. grandeseringue

    je dis qu’un autre pays est possible, avec un billet d’avion « aller-simple », mais pour quelle destination ?

      1. Nord

        Amusante position du Danemark, où l’on taxe quand même beaucoup il me semble. A tout prendre, je serais bien tenté par la Nouvelle-Zélande …

      2. Johan

        Vous détestez à ce point les Suisses? Mis à part les loyers exorbitants, la vie y est paisible…

    1. josick d’esprit agricole

      Entièrement d’accord !
      Moi, j’ai pris les Philippines. Cela s’est fait par hasard. C’est sûr, il y a moins d’Etat. Ainsi l’achat d’un bout de terrain et la construction sans permis d’une maison dessus…

      Je ne penses pas qu’on peut se désintoxiquer de l’Etat comme cela du jour au lendemain… Devoir compter que sur soi (ainsi avec mon très petit pécule, je prend le temps de me former avec mon ordi et une -très mauvaise- liaison internet), c’est tout un apprentissage… Risque.

      1. phiga

        J’adore les philippines aussi mais parfois instable et le sud musulman à éviter (comme toute zone islamisée d’ailleurs)

  2. Stéphane

    Moi j’aimerais bien une politique française qui nous change du socialisme servi à toutes les sauces.

    En attendant (…Godot) il vaut mieux regarder la farce d’un peu plus loin… D’autant plus qu’avec la crise grecque, le spectacle va virer au tragique. Le chapiteau s’apprête à prendre feu au beau milieu du numéros de clowns à roulette.

    1. imper

      On aurait pu s’en sortir si la Grèce acceptait ce qu’on lui proposait, mais rien n’est moins sûr maintenant que c’est le peuple grec qui va décider. Au moins, les clowns savent quand est-ce que le spectacle n’en est plus un et commence à virer au cauchemar.

      1. Bof. Les Grecs ne veulent pas changer leur façon de vivre. L’argent gratuit des autres, on s’y habitue vite.

        1. Before

          Oui, mais chaque citoyen ne se sent pas personnellement responsable de ce qui arrive à son pays.
          Et c’est pas tout à fait faux; c’est dur de reconnaître que le modèle dont on a profité est bancal, voire dangereux.
          L’argent gratuit des autres, c’est la responsabilités des autres… S’il vient à manquer, c’est la faute des autres.

          Je connais un pays où la réaction serait probablement la même en cas de sevrage…
          Le problème c’est que cette réaction ne s’exercerait pas contre l’état et l’oligarchie stato-capitaliste mais contre l’économie de marché, les banques, l’ultra-libéralisme mondialisé, sans distinction, sans réflexion.

        2. Before

          Pour préciser, j’entendais ce matin un postier grec qui gagne aujourd’hui 1000 euros par mois, et il peine à s’en sortir.
          Avec la privatisation à venir,il dit qu’il n’aura plus que 600 euros.
          Il est logique qu’il soit très remonté contre celui qui le paiera 40 % de moins …

        3. Théo31

          « L’argent gratuit des autres, c’est la responsabilités des autres… »

          C’est surtout la responsabilité de ceux qui ont voté pour ceux qui le leur ont proposé. Les Grecs ne sont pas des victimes. Ils sont allés dans les isoloirs sans contrainte. ils ont donc le sort (et les politiciens) qu’ils méritent.

      1. Orangemax

        Ouais mais non c’est un fait, le gaullisme accorde une grande à l’Etat mais n’est pas une forme de socialisme.
        D’ailleurs le socialisme n’est pas forcément étatiste.
        Il est bon parfois de rappeler que ce n’est pas parce qu’on refuse se masturber sur Rothbard qu’on est socialiste.

        1. Il y a la doctrine (si tant est que le gaullisme puisse jamais en avoir eu une), et il y a les faits, comme par exemple les accointances nombreuses entre De Gaulle et les communistes (mains tendues voire serrées avec les cocos), les largesses avec Thorez, le fait que la Sécu leur a été dévolue (beau butin : son budget est supérieur à celui de l’état français, par exemple)… Bref : De Gaulle était certes nettement moins socialisant et collectiviste qu’un type de droite commun de nos jours, mais il n’a jamais été particulièrement libéral non plus.

          En tout état de cause, il ne s’agit pas ici de dire que De Gaulle aurait été communiste ou que ses idées politiques pouvaient laisser faire croire que …, mais de faire simplement remarquer que Villepin est un socialiste comme les autres. Et là, il suffit de voir son track record pour s’en assurer : son gaullisme, c’est du socialisme pastel.

        2. grt

          « Le socialisme est l’enfant du libéralisme » Antoine Blanc de Saint-Bonnet

          « Le terroriste est le petit-fils du libéral » Nicolas Gomez Davila

          A méditer…

          1. Pfrt.
            Pour rire, citez moi trois mouvements terroristes ouvertement libéraux qui ont fait des morts.
            Puis, ensuite, citez m’en dix ouvertement communistes.

            Le name-dropping, ça ne marche pas toujours.

        3. Dages

          Si le socialisme est l’enfant du libéralisme…
          et que le terrorisme est le petit fils…

          Est ce que le terrorisme est le fils du socialisme ?

          Hahaha

        4. Nicolas

          « « Le socialisme est l’enfant du libéralisme » Antoine Blanc de Saint-Bonnet »

          Certainement pas. Le socialisme a été inventé avant le libéralisme, et c’est du reste ce qui est fascinant : tous les pays pauvre, donc non capitaliste, sont socialistes et accuse le capitalisme d’être responsable de leur pauvreté !

          Hilarant !

          Marx du reste avait bien vu la contradiction, mais n’a jamais su la résoudre…

  3. simple citoyen

    J’ai tenté (vainement because la censure du sous-traitant de la modération pour le Figaro est un brin tatillon pour les idées fortes, vous en jugerez) de commenter la news qui reprenait le commentaire de Laurent du PCF: « Mélenchon: choix net et massif ».
    Il me semblait judicieux de remarquer que les staliniens devaient être définitivemnet morts pour que 60% devienne un vote net et massif au PCF.
    Mais en fait non. Ou en tout cas ils ont laissé derrière eux quelques idiots utiles qui n’ont pas compris que le cheval était mort.

  4. JB7756

    Vous avez remarqué en 2007 on parlait de la dette mais maintenant plus personne n’en parle vraiment. On est reparti au contraire dans des programmes socialisants totalement irréalistes. On nous fait rêver d’un 1981 bis alors qu’on aura du Thatcher : « surtout ne faisons pas peur aux Français, ils sont trop cons pour comprendre. Ils seraient capable d’arrêter de consommer. »

    Donc on nous prend encore pour des cons mais il paraît que c’est justifié (95% des gens sont cons dixit Georges Frèche et il avait sûrement raison).

  5. Orangemax

    Mais Villepin n’est pas socialiste non plus, il ne prône pas de collectivisation des moyens de production, d’abolition de la propriété privée, et il est assez conservateur dans sur les questions politiques et de sociétés.
    Et je doute qu’on le voit s’allier avec les communistes.

    De Gaulle l’avait fait pendant la guerre, dans des circonstances très particulières, pas par adhésion à leur idéologie.

    1. sam_00

      Allez donc faire un tour ici : http://www.republiquesolidaire.fr/7924-faire-du-modele-social-francais-notre-atout-et-notre-identite-dans-la-mondialisation/ vous en saurez un peu plus sur villepin …

      je cite :

      « Un service public bancaire. »
      « Un service public du logement. »
      « Un service public de la consommation. »
      et ça continue …

      http://www.republiquesolidaire.fr/7932-le-projet-en-20-points/

      je cite :

      « En premier lieu, il faut recréer un projet collectif autour du citoyen.

      * (1) Un revenu citoyen de 850 euros pour les personnes sans ressources et dégressif pour les personnes aux revenus inférieurs à 1500 euros, pour garantir la dignité de chaque citoyen.
      * (2) Un statut du citoyen qui fixe les droits et les devoirs du citoyen, notamment l’obligation de voter.
      * (3) Un impôt citoyen progressif, unifiant tous les impôts actuels sur le revenu et le patrimoine et qui devra être payé même symboliquement, par chaque citoyen.
      * (4) Un service citoyen pour donner un visage à la solidarité, service obligatoire pour les jeunes et ouvert à tous. »

      Aller, une dernière : http://www.republiquesolidaire.fr/7930-le-financement-du-projet/

      je cite :

      « Les besoins de financement : 273 milliards d’euros sur le quinquennat, (30 milliards en 2012, 75 milliards d’euros par an après 2017 par rapport à la situation actuelle) »

      Donc au lieu d’un déficit de 140Milliards par an, on fera un déficit de plus de 200Milliards par an, …

       » Les financements : Recettes totales 273 milliards sur le quinquennat (dont une partie au moyen d’une pression fiscale augmentée de 1,6 points de PIB à l’horizon 2017, pour partie à titre temporaire) »

      Temporaire … non mais quel humour!!!

      Et après, vous allez nous expliquer que ça ne ressemble pas au programme du PCF??

      1. Orangemax

        On ne parle pas de la même chose, il s’agit de politique extérieur.
        C’est méprisable certes, mais ça n’a rien à voir avec une proximité idéologique.En plus le PCC n’a de communiste que le nom, ils ont gardé l’appareil politique totalitaire mais le nouveau slogan est « enrichissez-vous », il y a la Bourse, on spécule, on est dans un modèle capitaliste hybride, même si ça n’a rien à voir avec du libéralisme.

  6. Orangemax

    Cherche pas, le gaullisme n’est pas une forme de socialisme, tu n’y peux rien, moi non plus.

    1. Ça a l’odeur du socialisme, le goût du socialisme, la forme du socialisme… mais ils ont juste changé la couleur (du rose au bleu pâle). Bon. Ok. Ce n’est pas tout à fait du socialisme. Mais ça y ressemble tellement, que bon, … finalement, si.

      1. Orangemax

        Non, il n’y a pas cette volonté profonde de changer la société de façon radicale, d’en finir avec le capitalisme.
        Sans compter le coté « leader charismatique dialoguant avec le peuple ».
        Non c’est le gaullisme.

        1. daredevil2007

          A vrai dire, là n’est pas le problème! Ce qui compte ce sont les conséquences des choix faits par le grand homme, conséquences que nous devons subir aujourd’hui, alors qu’il est mort et enterré depuis des lustres… Et là, il n’y a pas photo!
          Le seul point positif que l’on peut facilement lui attribuer, c’est qu’il ne nous aurait endettés ainsi parce qu’il avait (visiblement) compris que sans pépettes, y a pas de Suisse 😉 😉
          Mais pour tout ce qui touche au centralisme d’état, il était bien un digne descendant de la tradition centralisatrice jacobine française…

  7. Orangemax

    Même pas, je le préfère à Sarkozy mais ça s’arrête là.
    Et encore, les affaires dans lesquelles il a été impliquées me laissent perplexe.

  8. Gataka

    Le temps de promesses jamais tenues est arrivé !!

    Demain, on rase gratis en endettant les pas encore nés !

    quelle vision démocratique …

  9. Orangemax

    Daredevil, je suis d’accord pour le centralisme, mais un État central fort et dirigiste n’est pas synonyme de socialisme.

    1. alex6

      Lisez un peu Hayek, ca vous cultivera (Route de la servitude tout ca, je sais ca n’est pas tendance…)
      L’ensemble de l’echiquier politique francais est socialiste, le moins pire etant positionne au centre gauche.
      Enfin j’imagine que vous pensez aussi qu’il y a une droite en France, que Sarkozy est liberal etc… le tout dans un pays qui pompe au bas mot 60% des richesses pour faire tourner la machine etatique.
      En fait il faudrait appeler ca un neo socialisme ou un ultra socialisme pour faire novlangue.

  10. Orangemax

    Sarkozy n’est pas libéral mais le monde ne de limite pas à un duel libertariens (le Bien, quelques résistants courageux) vs les socialistes (les méchants, tous les autres) quoi qu’en dise Hayek.
    J’ai le droit d’avoir mon avis.

    1. Orangemax

      Et le pompage des richesses comme vous dites est surtout dû à l’incompétence dans la gestion des finances publiques.
      Et ça ça n’a pas de couleur politique, même si avec un État fort et centralisé on le ressent puissance 10.

  11. Orangemax

    Et épargnez le ton condescendant, allez également vous cultiver en lisant autre chose que Hayek, ça ne vous fera pas de mal.
    L’Etat n’est pas une pompe à fric et aide à créer des richesses.
    Même en France.

    1. sam_00

      Et apprenez à cliquer sur « répondre » au bon endroit!! On n’arrive même plus à savoir à qui vous répondez en dehors de vous-même.

      Côté lectures, je vous propose: Bastiat, Spooner, Mises, Constant, Say, Jefferson, Smith, Locke, etc etc etc …

      C’est incroyable le nombre de personnes qui ont écrit sur sur ce sujet et qui disent toutes la même chose: L’état n’a jamais créé et ne créera jamais aucune richesses, ile ne fait que les déplacer. ça ne rend pas l’état inutile pour autant, mais il ne peut et ne sera jamais créateur de richesses.

      Dans le meilleur des cas, l’état ne fait que déplacer des richesses (avec quelques pertes en ligne lors du déplacement). Mais il est aussi très souvent un consommateur net de richesses, sans contrepartie.

      Exemple: expliquez moi où est la création de richesses qui justifie le budget du ministère de la culture? Et osez-donc nous dire que l’intérêt de ce ministère c’est de permettre aux jeunes artistes de se faire connaitre, et aux citoyens les plus humbles de se cultive! attention, il faut le dire sans pouffer de rire! 😉

    2. « L’Etat n’est pas une pompe à fric et aide à créer des richesses. »

      Théorie en vogue actuellement. Pour le moment, pas de preuves formelles pour l’étayer.

    3. Nicolas

      « L’Etat n’est pas une pompe à fric et aide à créer des richesses. »

      JAWOHL MEIN FUHRER !

      1. Orangemax

        Mon PC bugge, mais mes réponses sont les unes à la suite des autres.Vous est-il venu à l’esprit que j’ai peut-être ou Tocqueville mais que je ne suis pas d’accord avec tout?
        Sinon vu la connerie de la dernière réponse (L’Etat cay dé nazi olilollololol!!!) je vais donner un seul exemple.Exemple de richesse que l’Etat aide à créer: assurer une formation accessible à tous sans conditions de revenus permet d’avoir une main-d’œuvre qualifiée, donc productive, donc créatrice de richesses.
        Simple.

        1. gnarf

          Je vous taquine pour votre defense du gaullisme 🙂
          J’utilise le mot socialiste pas seulement pour ceux qui veulent collectiviser l’outil de production, mais par extension de langage pour ceux qui demandent un niveau d’intervention inacceptable de l’Etat dans l’economie.
          Je suppose que je ne suis pas le seul. En fait on est tous ici pour que l’Etat fasse bien son travail, et nous lache la grappe pour le million d’autres choses inutiles qu’il perd son temps a faire a la place de son travail.

          Faudrait que je vous recopie 2 3 phrases de Hayek, mais il dit en substance:
          – le liberalisme requiert un etat fort.
          – le liberalisme ca n’est absolument pas mettre de la concurrence partout. C’est mettre de la concurrence la ou elle fonctionne mieux que le planisme, et la ou l’on decide de mettre en place la concurrence, assurer son fonctionnement correct en evitant qu’elle ne profite qu’a quelques uns.

        2. Non, pas simple.
          a/ en rendant la formation payée par tous, y compris ceux qui ne la suivent pas, ils biaisent son prix. Bilan : des formations inadaptées perdurent, des formations valables sont en concurrence et ont du mal à émerger. L’offre est donc biaisée.
          b/ les formations ne sont pas toutes payées par l’Etat (i.e. tout le monde) : l’Etat introduit ainsi un favoritisme dans les types de personnes formées. Cela ne permet pas au marché de la demande de personnes formées.
          c/ L’argent qui a été pris l’a été à tout le monde, y compris ceux qui ne veulent pas de formation, ou n’en ont pas besoin. Cet argent a créé un peu de richesse (hypothétique) avec la formation fournie, certes (ce qu’on voit), mais elle a détruit de la richesse en enlevant cet argent de la poche de quelqu’un qui aurait pu l’employer à quelque chose de productif pour lui -même (ce qu’on ne voit pas).
          d/ En surcroît, la ponction de l’argent pour ces formations, ainsi que la répartition de cet argent ponctionné, le choix sur quelle formation portera l’effort de l’état, tout ceci a un coût, prélevé sur les ponctions effectuées. Il y a donc destruction de richesse à ce niveau là aussi (i.e. les fonctionnaires qui gèrent toute cette usine ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche).

          Donc non, pas simple.

          Et si vous avez lu Bastiat, ça ne se voit pas.

  12. alex6

    Bien sur, Hayek est mon unique bouquin de chevet.
    Maintenant si vous l’aviez ouvert, vous comprendriez ce que l’on entend ici par la generalisation du terme « socialisme ».

    Enfin pour vous votre exemple sur l’education, plouf encore une fois. Si la gestion par l’etat de l’education cree MOINS de richesse que la gestion privee (seculaire par ailleurs comme vous devez le savoir), c’est que l’etat DETRUIT de la richesse, cqfd. A vous donc de prouver que l’etat cree PLUS de richesse en gerant l’education qu’une gestion privee. J’en doute fortement mais je ne demande qu’a etre convaincu.

    1. Orangemax

      Facile Alex,

      Une education entièrement privée (totalement libre, pas encadrée par l’Etat ou les collectivités publique, pas sous contrat, que salle quoi) n’est pas accessible à tous, donc des gens qui auraient les capacités de de former ne le peuvent pas.
      Historiquement le développement de l’éducation publique est un facteur de développement.

      Cependant entre l’éducation totalement privée et l’éducation prise en charge exclusivement et à 100% par un État central qui décide de tout il y a de nombreuses alternatives.

      1. « Une education entièrement privée n’est pas accessible à tous »

        Pétition de principe.

        Historiquement le développement de l’éducation publique est un facteur de développement.

        Itou. Rien ne le prouve. Coïncidence n’est pas causation.

      2. gem

         » Historiquement le développement de l’éducation publique est un facteur de développement. »

        C’est totalement faux. Il faut ne rien connaitre à l’histoire de l’instruction pour énoncer des bêtises pareilles.

        Partout, l’instruction s’est développé exclusivement par l’action privée. L’état n’est intervenu qu’en un second temps, et pas pour développer l’instruction, mais pour s’assurer que tous les enfants passaient sous sa coupe et participeraient, une fois adulte, à ses objectifs (militaristes). Il a donc soigneusement détruit le secteur privé, en organisant une concurrence déloyale par un véritable dumping (offre « gratuite »), voire si nécessaire en pourchassant les plus dangereux éducateurs, c’est à dire les meilleurs (expulsion des jésuites, …).

    2. Théo31

      « J’en doute fortement »

      Vous avez raison de douter. En plus des 60 milliards pris dans les popoches des Français, ces derniers donnent aussi 2,2 milliards à des officines privées (peuplées de profs du public qui viennent y arrondir, avec la bénédiction du ministère de tutelle, leurs fins de mois) de soutien scolaire. il va sans dire que ces deux milliards auraient pu servir à autre chose à qu’à rattraper les conneries de l’EdNat.

  13. Orangemax

    L’Etat ne biaise rien du tout, ceux qui ne la suivent pas payent également certes mais le fait est que ça permet à des gens qui n’ont pas forcément de revenus (voir aucun revenu) de se former sans s’endetter sur 10 ans, de de former tout court.
    On peut considérer qu’ultimemznt les contribuables en tirent quelque chose, si la main-d’œuvre est bien formée elle est plus productive et le pays en profite.
    Quant au fait que toutes les formations ne sont pas payées par l’Etat, il faudrait pour cela tout nationaliser.
    Je ne pense pas que ce soit souhaitable, il est bon que des écoles concurrentes et des pédagogies différentes existent, ça pousse à se remettre en question.
    Quant à l’inadéquation des formations avec les offres d’emploi elle découle d’un manque de pragmatisme propre à notre pays, pas à l’éducation publique en général.

    PS: en effet je n’ai pas lu Bastiat, j’ai lu Tocqueville.

    1. « si la main-d’œuvre est bien formée elle est plus productive et le pays en profite. »

      Ça tombe bien, c’est ce qu’on constate en France, hein… Non ? Ah, zut.

      il faudrait pour cela tout nationaliser.

      Ça a été tenté, il y en a qui ont eu des problèmes.

      Bon, je crains que notre « conversation » n’aille bien loin: vous ne voyez pas les évidences. L’état coûte forcément quelque chose, et comme sa valeur ajoutée est inférieure ou égale à ce que fait le privé qui lui fonctionne sans prendre l’argent de tous, le bilan est forcément négatif. C’est de la simple logique de base.

      Dans le meilleur des cas, l’état crée autant de richesse que le privé. Et dans ce cas, pourquoi le faire faire par l’état ?
      Dans le pire, …

    2. gnarf

      « Quant à l’inadéquation des formations avec les offres d’emploi elle découle d’un manque de pragmatisme propre à notre pays, pas à l’éducation publique en général. »

      Non, c’est ce qui arrive systematiquement avec le planisme centralise. Le planisme central donne une tres faible flexibilite… impossible de faire des reglages fins sans faire exploser les couts administratifs, ou de reagir rapidement aux changements. Plus une explosion de la bureaucratie qui finit par tuer le service lui-meme.

      C’est tout a fait ce qu’on a dans l’education nationale en France…x administratifs pour un professeur, et une complexite telle qu’elle devore les enseignants et que la machine ne peut plus etre guidee par un gouvernement ni dans un sens ni dans un autre. Une usine a gaz de plus en plus grosse, avec de moins en moins de professeurs, qui fournit des formations trop souvent inutiles.

      1. Higgins

        Je plussoie avec Gnarf. L’EN, c’est bien entendu la grande réussite de ce pays, c’est pourquoi ce qui est mentionné dans cet article ne peut être qu’un accident conjoncturel: http://streetgeneration.fr/news/breves/42540/la-france-championne-du-monde-des-cours-particuliers/

        Comme le souligne l’auteur en conclusion: « Reste à savoir si ces cours particuliers, présentés sous n’importe quelle forme, ne sont pas témoin d’un manque d’approfondissement à l’école et de prise en compte des élèves. L’école gratuite s’avère bien plus payante que prévue…. »

        1. Orangemax

          Les cours de soutien peuvent très bien être organisés dans l’enseignement public, faut des sous, simplement.

  14. Orangemax

    Hé oui H16, vous le dites à la blague les français sont très productifs.
    Sinon je suis d’accord pour les défauts du centralisme, j’en suis d’ailleurs un opposant, c’est pour cela que je parlais d’alternatives.
    Notre conversation n’ira peut-être pas plus loin et c’est dommage.
    Vous dites que l’Etat fonctionne en prenant l’argent de tous et c’est vrai, d’un autre côté il permet de réaliser des choses impossibles avec le tout privé.
    Pour moi ça c’est une évidence et vous la niez, ça ne m’empêche pas de vouloir discuter avec vous.Se confronter à une idéologie très différente permet de tester ses convictions, de voir si on est capable d’argumenter, et je ne rechigne pas à la remise en question.

  15. Théo31

    « il permet de réaliser des choses impossibles »

    C’est vrai : balancer deux bombes atomiques à trois jours d’intervalle sur deux villes japonaises, ouvrir des laogai pour y déporter ceux qui vous font vivre, exterminer certains clients juste parce que leur gueule ne vous revient pas, ce n’est pas à la portée de tous, sauf quand il s’agit de l’Etat. Il est évident par ailleurs que si l’on ne trouve pas de Coca Cola en Corée du Nord, c’est parce que l’entreprise qui le fabrique organise sciemment la pénurie pour se faire de juteux profits au marché noir avec la bénédiction du pouvoir en place.

    1. Voilà.

      Accessoirement, on aimerait une liste de choses positives impossibles sans l’état. Si on me parle des fusées, je vais pouffer.

      1. Raoul

        J’aurais bien dit les fusées, moi… Sans vouloir troller en aucune manière d’ailleurs. Je me demande simplement ce que je pourrais répondre à quelqu’un qui me dirait : »et les fusées? »

        1. Eh bien les fusées n’ont pas besoin d’état pour exister, exactement comme les avions. Rappelons que les frères Wright ont été plus souvent emmerdés par l’Etat (américain) qu’aidés. Pour les fusées, c’est pareil : le désir de conquête de l’espace existait déjà et aurait continué d’exister ; d’ailleurs, quand on regarde l’histoire de l’aérospatiale, on se rend compte que c’est une histoire d’individus qui ont du batailler pour convaincre des industriels ou des institutions pour mener à bien leurs rêves. L’état fut rapidement sur les rangs quand il a compris qu’avec une fusée, on pouvait nuker le voisin. De toute façon, l’impulsion qu’aurait soulevé la nécessité de communiquer sur de longue distance aurait sans aucun problème amené de grandes entreprises de télécom à investir dans la satellisation d’objets, à fonds privés.

          Effectivement, personne probablement ne serait allé sur la Lune. Mais le tourisme spatial ne s’en serait pas plus mal porté.

      2. Orangemax

        J’ai déjà répondu, mais de manière générale le développement rapide que nous observons depuis 30 ans dans le Tiers-Monde est dû à l’économie de marché, à la société civile ET à l’Etat.

        1. Ah oui, notamment en Afrique, on voit bien ce que les Etats permettent (corruption élevée, massacres et génocides multiples, tortures, arrestations arbitraires, inflation galopante, dictatures, etc.)…

  16. Orangemax

    Et pour Higgins, je connaissais déjà cette citation bien avant de venir ici, et je n’étais déjà pas d’accord.
    J’ai mis vos deux liens dans les favoris, je lirai.
    Mais je doute que ça me fasse changer d’avis.

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