Croissance pauvre et France nulle ?

C’est maintenant officiel, la France est vraiment très chanceuse : elle échappe d’un petit cheveu et une fois de plus, la cinquième consécutive, à une baisse de son PIB. Ouf, on a eu chaud. Un peu plus, et on aurait eu une récession qui aurait, n’en doutons pas, placé la France en bien fâcheuse posture. Mais comme ce n’est pas le cas, on peut, comme un Michel Sapin bien carré dans ses convictions, conserver les sourcils froncés sur l’effort à venir et le regard fixe sur le but à atteindre, et aller de l’avant à petits pas guillerets.

C’est donc un tantinet surpris qu’on apprend que la France aligne, pour la cinquième fois consécutive (de T4 2011 inclus à T4 2012), une croissance nulle selon les chiffres minutieusement calculés par l’INSEE qui n’est pas du tout en charge de vendre du rêve et de la poudre de perlimpinpin aux Français.

le nuage de récession s'arrête à la frontière !

Evidemment, cinq trimestres de croissance à 0, c’est, comme le répètent à l’envi les différents articles consacrés au sujet, une situation inédite depuis l’après guerre. Elle est tellement inédite qu’elle est même statistiquement très significative. Parce que si la France a réussi à enquiller cinq trimestres d’affilée à 0, elle doit être à peu près le seul pays à parvenir à réaliser cette prouesse. Le Japon par exemple, réputé pour ses paysages, sa cuisine, ses sushis et sa belle stagflation qui dure depuis 20 ans, n’a pas non plus réussi le même pari. En fait, quand on y réfléchit, une telle normalisation de la croissance à ce chiffre est, pour tout dire, louche. Compte tenu du nombre de variables et d’éléments qui rentrent dans le calcul du chiffre de croissance français, et toute proportion gardée, c’est un peu comme gagner au loto 5 fois de suite. Les deux ou trois premières fois, on peut admettre une chance inouïe, la quatrième et la cinquième fois, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un truc.

Never tell me the odds, i might roll a 20

Mais comme je suis un affreux libéral d’une part, et d’autre part, que je ne peux supposer à un complot ourdi silencieusement par une classe politique pas à la hauteur pour camoufler la déroute complète du pays, je vais admettre que le conte de fées les chiffres de l’INSEE sont corrects et que la France s’installe donc durablement dans la croissance nulle. Cependant, quelques signes laissent à penser que l’impression générale de foutage de gueule biais dans ces statistiques n’est pas erronée.

Le dernier en date de ces signes est la façon dont la mentalité est en train d’évoluer en France au sujet de la fiscalité. Le mouvement des Pigeons, abondamment relaté dans ces colonnes, est un exemple de grogne qui monte. Un autre exemple est celui du réveil douloureux de la Belle France Socialiste au bois dormant : elle s’était endormie en pensant qu’avec Flanby aux commandes, le royaume allait pouvoir s’apaiser, le consensus renaître, et les cuisines ronronner doucement. Elle a été réveillée à coups de pied au derche, au son du clairon, la cuisine vide et le royaume en pleine déprime lorsqu’elle a reçu ses premières feuilles de paie refiscalisant goulûment les heures supplémentaires.

L’article du Monde à ce sujet, qui s’appuie sur des témoignages, est particulièrement intéressant à plusieurs titres.

D’une part, on y découvre une France naïve, une France qui croyait aux promesses de campagne, une France qui oubliait de façon fort commode que dans ces promesses et les sous-entendus qui y sont attachés, on trouvait, bel et bien, un retour de la vengeance de l’Impôt Citoyen et Pas Trop Festif. La refiscalisation des heures supplémentaires n’aurait dû surprendre personne. C’était évident qu’elle aurait lieu : pour un socialiste (qu’il soit de droite ou de gauche, peu importe), un paquet de pognon qui ne rentre pas dans la poche de l’État, ce n’est pas une baisse d’impôt, c’est un manque à gagner. De la même façon qu’un déficit moins énorme que prévu constitue une cagnotte, un impôt non perçu est une perte. Certains d’entre eux (des think-tank, plus proches du tank que de tout thinking différent ou même utile) sont à ce point étrangers à la logique de base que pour eux, finir de payer ses remboursements, c’est échapper à un loyer, et c’est comme récupérer des revenus fictifs.

Dans le cas des heures supplémentaires non fiscalisées, les abrutis socialistes qui se piquent d’économie ajoutaient en plus qu’il s’agissait d’un cadeau pour le patronat. Pour eux et dans leur conception consternante de l’économie, les cotisations sont en effet payées par l’entreprise (ici : vous pouvez rire). Ils n’ont toujours pas compris que les cotisations, toutes les cotisations, sont payées par le salarié, et que les taxes et impôts divers sur la production, tous les impôts et taxes, sont payées par le consommateur (sinon, l’entreprise carafe, purement et simplement).

Partant de ce principe débile, la conclusion idiote que nos fins fiscalistes dressaient était sans appel : il fallait supprimer ces heures supplémentaires défiscalisées, pardi. Tout comme réduire la durée du travail allait augmenter le nombre d’emploi, augmenter la fiscalité sur les heures supplémentaires va augmenter l’emploi, c’est absolument évident (le raisonnement étant qu’ainsi, les patrons, cupides et avides de profits, ne feront plus faire d’heures supplémentaires et devront embaucher pour compenser la baisse du nombre d’heures prestées). Oui, l’économie socialiste, c’est un peu Disneyland à la portée des caniches.

D’autre part, l’article met le doigt sur une France pauvre, une France qui ne rigole pas du tout à la perspective de perdre 50 ou 100 euros par mois. Quand on lit les témoignages, on ne peut pas passer à côté de cette France du salaire médian (1653 euros), de cette France qui va faire ses trois ou quatre heures supplémentaires dans la semaine pour arriver à payer une nounou pour garder les mômes le mercredi après-midi, cette France qui a bêtement décidé qu’elle devrait mettre un peu de côté tous les mois pour se payer une voiture correcte, dans 5 ou 10 ans, une France qui voudrait bien aller au resto ou au cinéma, en famille, une fois par mois. L’article montre aussi que parmi ceux qui se prennent le gentil fisc salarial au mauvais endroit, on trouve des enseignants. Ça tombe bien, ils étaient déjà choyés par leur ministère de tutelle. Ils auront vraiment l’impression d’avoir voté utile.

Et enfin, l’article permet de découvrir la France des aigris. Pas dans l’article lui-même, mais dans les commentaires. C’est la France de ceux qui n’ont pas de travail et méprisent ceux qui oseraient se battre pour leurs 50 ou 100 euros disparus : « Oh, les gros fats, ils osent se plaindre d’avoir un salaire moins bon, alors que moi, je n’ai pas de salaire du tout ! Quelle bande de pleurnicheurs ! »

C’est, finalement, le même argument que les autres désabusés de la vie qui trouvent les jérémiades des auto-entrepreneurs, indépendants et autres patrons insupportables à leurs chastes oreilles : comme leur situation n’est pas la pire, ils n’ont pas le droit de se plaindre et on peut donc les cogner plus fort. Âmes subtiles capables d’évaluer la souffrance, la peine, les efforts et les sacrifices à leur juste valeur, les aigris sont en mesure de déterminer avec certitude que leur situation est moins enviable que celle des autres, que leur situation mérite bien qu’on s’occupe d’eux, avant, que les plaintes des autres ne sont à ce titre pas recevables et que leur propre échelle de valeur vaut mieux que toutes les autres. La solidarité et le vivre-ensemble dégoulinant d’habitude de la bouche de ces belles-âmes ne semble plus d’actualité…

Dans le meilleur des cas, les aigris feront aussi savoir qu’après tout, ces 50 ou 100 euros de perdus, c’est pour redresser le pays, améliorer les finances et qu’il faut penser à la collectivité (et en avant la Marseillaise siouplaît).

Dans leur petite tête de vrais pigeons, ils n’ont pas encore compris, après toutes ces années et ces 1700 milliards de dettes, toutes ces gabegies, toutes ces affaires financières, toutes ces corruptions politiciennes, que ces 50 ou 100 euros de perdus sont … perdus. Définitivement. Ils n’iront pas rembourser la dette. Il n’iront pas créer de l’emploi. Ils n’iront pas ajouter de la richesse. Ils iront peut-être payer les prestations d’une accorte dame dans un bois reculé pour un élu discret, au mieux. Et encore. En pratique, ils seront perdus dans les innombrables frictions économiques de cette myriade d’administrations en charge du bien-être de cette France qui croule sous (zut et zut) autre chose que du bien-être.

Make poverty history !

Ce que cet article montre, finalement, c’est que le socialisme, si ancré en France, c’est la lutte de tous contre tous, c’est le combat à celui qui sera le plus malheureux et qui pourra gueuler le plus fort, revendiquer le plus haut sa misère plus parfaite, plus totale et plus complète que celle des autres. Et cet article vient en collision de cette croissance si commodément nulle :il apparaît évident que la France, en fait de croissance nulle, s’appauvrit visiblement chaque jour.

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Commentaires127

  1. zen aztec

    « qui se prennent le gentil fisc salarial au mauvais endroit,  »
    Vous pensiez « fist »non?

    1. Aristarque

      Le bouc émissaire existe déjà : c’est le RICHE !

      YAPLUKA expliquer aux gentils gogos électeurs que le niveau de richesse débute dans des bas-fonds pécuniaires où l’électeur moyen n’aurait jamais cru de lui-même qu’il pût s’y trouver!
      Un poil de pédagogie (facile, il y a un max de profs) et roule, Raoul!

  2. Lorg

    Les commentaires de l’article de l’Immonde sont affligeants. Ils puent la jalousie et la bêtise. Finalement le Monde a repris le créneau d' »Hara Kiri » Le journal bête et méchant malheureusement ce sont ses lecteurs qui le sont.

  3. Josselin

    « c’est un manque à gagner »

    Pour l’Etat (et les Majors), le terme « manque à gagner » n’existe pas, il s’agit de perte pure (cf les 500 millions de perte qu’imputent les Majors à Kim Dotcom).

    Et les aigris dont vous parlez, bizarrement il s’agirait de ceux qui sont au plus proche des aides de l’Etat nounou prêt à les aider au crochet des autres contribuables qui n’auront plus assez d’argent pour les financer après avoir perdu leur 50 euros par mois…

    Sinon, petite faute :
    « finir de payer ses remboursementS« 

  4. Higgins

    Un bon schéma étant toujours d’actualité, ceux présentés chez Lupus sont tout à fait éclairant: http://leblogalupus.com/2012/10/07/politique-friction-du-dimanche-7-octobre-2012-la-france-au-regime-par-bruno-bertez/
    Je te rejoins quand tu évoques le côté extraordinaire de cette croissance soit-disant nulle. Je suis extrêmement dubitatif et n’y crois guère.
    Sinon, je recommande chaudement le lecture du livre de Michael Lewis « Boomerang » publié chez Sonatine. La crise a certes des causes structurelles et conjoncturelles mais aussi profondément culturelle. A ce titre, ce pays est vraiment foutu.

    1. Aristarque

      La Banque de France qui doublonne l’INSEE pour la publication de statistiques (les effectifs de l’INSEE sont trop maigrichons) annonce aujourd’hui un déficit de croissance de -,01%.
      Il ne doit pas y avoir que des gauchistes dans cet aimable mammouth ou alors, il y en a qui n’ont rien compris à l’art délicat des annonces triomphales dans la lumière diaphane des petits matins blafards de l’économie en berne…

  5. infraniouzes

    N’oublions pas, cher H16, que, dans la doctrine socialiste à la française, il y a ce petit refrain qui ronronne sans cesse, doux aux oreilles: « Enrichissez-vous et arrivez ainsi au bonheur sans effort; amusez-vous, faites la fête, vivez décontractés et ce que vous ne pouvez pas faire… l’Etat le fera pour vous ! »
    Qui peut résister à un tel chant de Sirènes ? C’est exactement ce qu’à promis Hollande: un gigantesque effort de redressement sans douleur, sans souffrance, sans privation.
    A ce blot là j’adhère au PS deux fois par jour….

  6. Aloux

    « un impôt non perçu est une perte »

    Ce qui est effrayant, c’est de constater dans les premiers commentaires à quel point cette distorsion du langage est entrée dans les moeurs : tout travail mérite salaire, tout salaire mérite impôt, ergo les heures sup défiscalisées étaient un cadeau de l’Etat à certains salariés.

    Que l’on devine dans la prose énarchienne qu’ils considèrent chaque euro généré en France comme leur du, et qu’ils nous font une fleur en nous en laissant un peu, bon on a l’habitude. Par contre si les gens commencent à sérieusement penser ça, on est pas dans la merde.

    1. jonny_rotten

      > distorsion du langage est entrée dans les moeurs : tout >travail mérite salaire…

      Tu n’es pas d’accord avec ça (ou c’est juste de la provoc)?

      1. Ben non. Tout travail ne mérite pas salaire. Un travail de merde ne mérite qu’un coup de pied au cul. Un travail inutile et demandé par personne n’obtiendra rien.

      2. Sansintérêt

        Mince, moi qui venais à peine de reboucher les trous que je m’étais acharné à creuser…
        Valeur travail de merde ! La valeur Argent, c’est la satisfaction de la demande par une offre adaptée, qu’importe les efforts fournit, l’intelligence engagée, l’énergie ou le temps consacré à la production ! Tel devrait être le Mérite. Ainsi, le riche serait simplement celui qui a le mieux répondu à la demande et le pauvre celui qui n’a pas offert grand chose à autrui. Ainsi, les utilitaristes devraient défendre l’argent en tant que rapport de l’offre à la demande et, enfin! laisser les égoïstes s’appauvrir.

      3. Aloux

        A vrai dire c’est plutôt la partie « tout revenu doit être imposé » qui me faisait tiquer, même si la phrase « tout travail mérite salaire » n’est effectivement elle-même pas exempt de reproches.

  7. kelevra

    dans un article jp chevalier a repris les chiffres de l insee concernant la croissance en france, en valeur le pib baisse mais pas en pourcentage, ca c est du calcul de haut vol de la part de l insee. il en est de meme pour l inflation et les chiffres du chomage corrige des variations saisonnieres!!! mais la france n a pas l exclusive dans le foutage de gueule chiffresque, vendredi les chiffres americains du chomage sont un autre exemple interessant ou le nombre de chomeurs augmente mais ou le taux de chomage baisse, bien a propos avant les elections.
    quant aux journaux en france, ce n est qu un ramassis de betises pondus par des idiots plus preoccupes a lecher goulument le cul des politiques pour garder leurs prebendes, et qui ont bien endoctrines une grande partie des cretins d electeurs qui pensent que ceux qui gagnent un peu d argent le vole a ceux qui n en gagnent pas ou moins.
    hier soir au jt de la 2, un artiste que j adore : patrice luchini, delahousse lui demande s il est de droite ou de gauche, et sa reponse a ete magnifique : le matin je suis de gauche pas encore reveille encore dans les brumes de la nuit, le midi je suis centriste le cerveau recommence a fonctionner et le soir je suis de droite quand tous mes sens sont en eveils. il faut dire que le sieur luchini fait des lectures de philippe murray. il n y a pas de mystere, il sait ce qu est le festivus festivus.la fin de l intervieuw a ete la cerise sur le gateau, quand delahousse lui a demande une anecdocte sur le tournage du film avec johnny haliday apres avoir dit que celui ci faisait un concert a new york entre deux hospitalisations : tournant la nuit johnny demande a luchini ce qu il a fait dans la journee, il lui repond qu il a lu schopenhauer, ecoute gould jouant bach, jojo lui repond : tu t es fait chier quoi.

    1. eheime

      Que les chiffres officiels soient « maquillés ». A la rigeur passe encore. Un patron ou à un salarié cherchera toujours à présenter le travail qu’il a effectué sous l’angle le meilleur pour lui. Pas choquant que le politicien fasse pareil. C’est ainsi. Au patron d’être critique sur son salarié, à l’actionnaire de l’être sur le patron, au citoyen vis à vis de l’élu, etc .. Ca ne me choque pas. Mais quand la presse politique n’a aucun esprit critique, c’est anormal. Si le journaliste de l’autojournal payé par Citroën nous expliquait que la 2cv (désolé pour les références un peu anciennes ..) est actuellement la voiture la plus rapide du monde, ça nous choquerait. Et bien la presse Du Monde et autres saletés, quand on réfléchit cà n’est rien d’autre que ça. Ils sont payés par ceux dont ils sont censés analyser les performances. Et malgré des indicateurs tous en berne (chomage, croissance, insecurité, alphabetisation, etc …) , ils nous expliquent que la voiture socialiste va battre des records alors que d’évidence, le moteur a des ratées, et est en passe de caler à tout moment.

      Ca fait pourtant quelques années qu’on sait que la pauvre titine a les pneus creuvés, car comme disait le bon vieux Winston :
      « Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais du contribuable. »

  8. Stéphane

    « Ils n’ont toujours pas compris que les cotisations, toutes les cotisations, sont payées par le salarié, et que les taxes et impôts divers sur la production, tous les impôts et taxes, sont payées par le consommateur »

    Cette vérité est tellement bien cachée que je me demande si une bonne partie de l’éducation abrutissante reçue par nos chères têtes blondes n’est pas conçue exactement dans le but d’en faire des adultes trop cons pour le comprendre.

    J’ai dans mon entourage des gens qui croient sincèrement que les taxes patronales sont payées par les patrons, par exemple.

    1. Ben oui, y’a marqué « patronales » dessus, c’est donc que c’est le patron qui les paye, non ?

      1. jonny_rotten

        Chatrges patronales c’est bien le patron qui paye.
        La preuve:
        L’allègement (prévu prochainement par Bercy) des charges PATRONALES finançant les allocations familiales réjouit le MEDEF mais ça ne sera pas INTEGRALEMNT reversé aux salariés pour autant
        (cf. declarations patronales en réaction à cesrumeurs d’allègement)

        1. Ne mélangeons pas tout. Les patrons sont contents parce que ça réduit le coût total du salarié, c’est tout. Ce n’est pas, subitement, plus d’argent qui tombent sur leur propre salaire.

        2. Sansintérêt

          « mais ça ne sera pas INTEGRALEMNT reversé aux salariés pour autant »
          Il faut aussi penser aux clients. Une baisse des tarifs, c’est plus clients donc plus d’emplois. Aussi, dans un marché libre, une baisse des prélèvements profitera aussi aux salariés actuels. Le vrai problème se situe entre les deux virgules.

        3. Théo31

          « Charges patronales c’est bien le patron qui paye. »

          Non, ce sont les clients. Le patron collecte les taxes pour l’Etat : il est donc un receleur.

    2. Aurélien

      Alors là j’avoue sans complexe faire partie des trop cons mal éduqués, et ne pas comprendre en quoi/comment la part patronale, figurant bien sur ma fiche de paie mais non retenue sur mon salaire brut, est payée par le salarié càd moi…?

      Merci de faire un peu de pédagogie auprès d’un vrai pigeon 🙂

      1. Le patron ne paye pas les charges patronales (ça n’apparaît pas sur sa feuille de paye). C’est, au niveau de l’entreprise, une charge exactement comme les autres. Au final, le salarié coûte le salaire totalement chargé, peu importe que ce petit bout s’appelle charge patronale, cet autre bout-ci salariale ou l’ensemble, plus simplement, « protection sociale ».

        1. Aurélien

          Que le salarié coûte à l’entreprise le salaire totalement chargé ok, mais votre phrase dit « …les cotisations, toutes les cotisations, sont payées PAR le salarié. »

          Ce n’est pas la même chose, à moins que l’on considère que si cette part patronale n’était pas prélevée à l’entreprise elle irait entièrement dans la poche du salarié. Mais ce n’est pas le cas, si?

          1. Ben si : le salaire chargé totalement d’un gars au SMIC, c’est plus de 2000€. Cela veut dire que l’entreprise peut et doit payer cette somme pour que le salarié travaille chez elle. Qu’elle paye un bout ou la totalité au salarié, c’est indifférent puisqu’au final, 2000€ sortent de ses caisses. Et le salarié, lui, n’en verra que 1000. Dedans, un petit bout est appelé charges patronales, un autre charges salariales, et ils pourraient être appelé « biduletruc ». Le salarié, seul, au lieu de toucher 2000€, a payé bidule-truc un peu plus de 1000€. Voilà.

      2. WBell

        @Aurélien : il faut comprendre que si le patron (ou le comptable) a apposé sa signature sur le chèque sur lequel il est marqué « cotisations patronales », c’est bien au salarié que ce montant va manquer.
        Un chef d’entreprise, pour avoir Monsieur X comme salarié, sait que ce salarié vaut Y pour l’entreprise (Y = salaire brut + charges « patronales »). Dans sa tête, et son bilan prévisionnel, il a déjà accepté ce montant Y. Il sait que pour avoir ce salarié, il va devoir sortir cette somme. Quel que soit le saucissonnage par après de ce montant (part brute, nette, patronale, machintruc), toi, en tant que salarié, tu vaux ce montant pour l’entreprise. Intégralement. C’est donc de ton salaire qu’est prélevée la part patronale. Le système a juste forcé une autre personne a signer tes chèques, sans ton accord.

      3. Stéphane

        Aurélien, prenez le problème autrement.

        Supposons qu’un texte de loi fasse en sorte de compter demain toutes les cotisations comme « patronales ». Votre salaire net serait exactement identique, mais par ce tour de passe-passe vous ne « payeriez » plus aucune cotisation salariale! Génial!

        On peut même aller plus loin et imaginer que votre employeur se charge d’envoyer directement à Bercy votre part de l’impôt sur le revenu.
        Vous recevriez directement votre salaire net d’impôt, pendant que c’est ce sale con de patron qui payerait à votre place, muhahaha!!

        Magique, non? 😀 😀 😀

        1. Aurélien

          Ok, mais si au contraire une loi compte toutes les cotisations comme « salariales », c’est mon brut qui augmente ou mon net qui diminue?

          Ma fiche de paye dit que mon salaire net = salaire brut – part salariale. La part patronale apparaît comme seulement informative.

          Pourquoi? Juste pour pas que je vois clairement mon salaire véritablement brut?

        2. Stéphane

          Si une loi compte toutes les cotisations comme « salariales », votre mon brut augmentera et votre net restera identique.

          Vous réaliserez juste que vous payez en fait beaucoup, beaucoup d’impôts – mais en cacher une partie sous l’étiquette « patronale » permet d’en cacher beaucoup en faisant gober au plus grand nombre que c’est un autre qui paye…

          « Ma fiche de paye dit que mon salaire net = salaire brut – part salariale. La part patronale apparaît comme seulement informative.
          Pourquoi? Juste pour pas que je vois clairement mon salaire véritablement brut? »

          Ben oui. Exactement.

        3. breizh06

          Aurélien,
          Posez-vous la question: pourquoi est-il INTERDIT d’imprimer des feuilles de paye avec la somme CALCULEE du « super-brut » à coté du net fiscal ?
          Parce-que si le Pékin voit qu’on lui prend la moitié de son salaire pour une retraite minable et des médicaments déremboursés, cela se passera mal..

        4. jonny_rotten

          >Supposons qu’un texte de loi fasse en sorte de compter >demain toutes les cotisations comme « patronales ». Votre >salaire net serait exactement identique, mais par ce tour >de passe-passe vous ne « payeriez » plus aucune cotisation >salariale! Génial!

          Erreur de raisonnement mathématiques cher Stephane car si le taux des charges(devenues 100% patronales selon ton hypothèse) venaient à augmenter (ou diminuer), par la suite, le salaire NET perçu par le salarié (donc son pouvoir d’achat) resterait le même.

      4. Before

        « …les cotisations, toutes les cotisations, sont payées PAR le salarié. » : c’est une ellipse.
        Cela signifie que le travail d’un salarié « coûte » à l’entreprise la totalité de ce qui sort de la trésorerie, donc on peut conclure que le salaire réel de ce salarié est son salaire complètement chargé, donc que c’est lui (son travail) qui paye toutes les cotisations.

        Ceci dit, si du jour au lendemain toutes les cotisations « patronales » obligatoires disparaissaient, je ne suis pas certain qu’elles se retrouveraient intégralement dans la poche du salarié.
        Il y aurait forcément un ajustement vers le bas (quand même pas jusqu’au niveau de la part salariale brute) car le patron essaierait forcément de garder le maximum de trésorerie.
        Qu’en pensez-vous ?

        1. Stéphane

          Si c’était le cas, oui, il y aurait renégociation du salaire entre l’employeur et le salarié, pour savoir comment répartir cet argent qui avant revenait à l’Etat. Les salariés pourraient plaider que cet argent leur revient en intégralité, puisque c’est finalement ce qu’ils coûtent à leur employeur; ceux-ci pourraient plaider que la baisse de fiscalité devrait leur profiter aussi et que le salaire [i]net[/i] de l’employé reste inchangé. Les deux ont raison, et un compromis arrangera la situation financière de tout le monde (plus de salaire pour les employés, des salariés moins coûteux pour les entreprises).

          Mais là on sculpte les nuages. Si du jour au lendemain toutes les cotisations « patronales » obligatoires disparaissaient, cela veut dire que la fiscalité reculerait en France, et ça on n’y croit pas trop 😉

          En réalité, la première étape d’un retour à la sincérité – neutre fiscalement, soit dit en passant – consisterait à donner l’intégralité du salaire sur la fiche de paye, et de montrer l’intégralité des prélèvements pour ce qu’ils sont, de façon à faire comprendre aux salariés (y compris et surtout les plus modestes au SMIC) comment l’Etat s’approprie la part du lion de leurs revenus.

          On ne comprend que trop bien l’intérêt de l’Etat à noyer le poisson avec des cotisations soit-disant patronales.

        2. D.E man

          Bonjour, je pense que tu a raison mais n’oublie pas que cela augmenterai forcement la somme d’argent perçu par l’entreprise (qui pourra investir) et le salarié (qui pourra consommer ou épargner), donc au final j’estime que tous le monde est gagnant.

        3. Higgins

          Il serait quand même intéressant de jouer le jeu pour voir comment les salariés concernés utiliseraient leur argent. Entre autres, à charge pour eux de souscrire une assurance privée pour la couverture santé, de cotiser pour leur retraite (ils s’intéresseraient plus à la bonne marche de l’économie) et de faire face aux multiples dépenses qu’il méconnaissent généralement. Ce serait très pédagogue.

      5. LuciusT

        Pour simplifier : un salarié coute à l’entreprise, mensuellement, une somme SC (appellons le salaire complet).
        Sur cette somme SC, une somme CP est retirée sous la forme de « charges patronales). Le résultat SB, est le salaire brut.
        Soit : SC = SB+CP ou SB = SC-CP.
        Soit : Cout du salarié = Salaire brut + charges patronales.

        Du salaire brut sont retirées des charges salariales (CS). La résultante est le salaire net (SN).
        Soit : SN = SB-CS ou SN = SC-(CP+CS)

        Du salaire net sont est ensuite déduit l’impôt sur le revenu (IR). Il en reste le revenu disponible (RD).
        Soit : RD = SN-IR

        En enfin, quand le salarié dépense son argent (c’est fait pour), il y a les taxes (TVA notamment, qui sont aussi versées par les entreprises). Appellons ces taxes ID (Impôts divers). La veritable richesse qu’un salarié peut acquérir avec son salaire est donc PA (Pouvoir d’Achat).
        Soit : PA = RD-ID.

        Amusons nous et reprenons tout du début :
        Le salarié coûte SC à l’employeur et, au final, dispose de PA.
        Soit : PA = SC-(CP+CS+IR+ID)
        Au final, la richesse disponible au salarié est egale à ce que l’entreprise veut bien verser pour lui (la richesse que le salarié produit) moins les ponctions de l’Etat. La méthode de perception ou le nom des taxes ne changent en rien les mouvements de richesse.

        Aujourd’hui, en France, environ 55% de la richesse produite par un salarié est ponctionnée par l’Etat qui ne lui en laisse que 45%.

        1. gem

          L’étage de perception à quand même de l’importance. Par exemples
          * la CSG est payée sur le salaire BRUT. Les cotisations « patronales » n’interviennent pas, les cotisations « salariales », si.
          * la TVA tu la paye que tu travailles ou pas, alors que les CS tu ne les payes que si tu travailles. Les CS découragent la production de richesse alors que la TVA est neutre

        2. tn

          0 en compta : la TVA n’est pas payée aussi par l’entreprise.
          La chaîne du système de tva fait que seul le client final la paye.

        3. Aristarque

          @ tn
          Pas complétement d’accord.
          Mon entreprise me permet de facturer 95% de la clientèle à 7% (travaux d’entretien de bâtiment) et heureusement dans l’actuelle conjoncture.
          Je suis créditeur en TVA, c.a.d. que la TVA que je décaisse n’est pas épongée par celle que je reçois des clients en raison du net différentiel de taux entre les deux étapes.
          Ma chère perceptrice que cela énerve prodigieusement refuse de me rembourser ce différentiel au motif que je n’ai qu’à me dém… pour trouver des chantiers à 19,6% (elle le dit plus diplomatiquement).
          Pour l’instant, c’est bien ma trésorerie qui paye ce différentiel de TVA….

      6. Crucol

        Pour répondre simplement, c’est comme les prix HT et TTC. ce que toi tu payes, c’est le TTC, ce que le fournisseur reçoit, c’est le HT, la différence c’est dans votre c.l, pour l’EEEEEtaaaat!
        Là, c’est pareil, tu fournis une prestation, ton travail, qui est payé TTC (Total Tout Chargé) et tu reçoit du HT (Hors Tout). La différence c’est dans ton c.l et celui du patron…
        La baisse des charges patronales ou salariales, c’est comme un baisse de la TVA.

        bonne journée,

        Crucol

    3. Aristarque

      Je ne suis probablement pas le seul des participants de ce blog qui n’arrive pas à faire comprendre à ses amis ou relations qu’un patron calcule ses budgets, prix de revient, de vente, etc… en fonction du coût des salariés, salaires + toutes charges salariales et patronales confondues.
      Bref de ce qu’il décaisse réellement du compte de l’entreprise mois après mois pour s’assurer légalement du travail de son équipe.
      Mais qu’à l’intérieur de ce total, il se moque (sur le plan comptable) que le salaire net représente 90% ou 75% ou 51% dudit total parce que cela ne change rien à la situation financière immédiate de l’entreprise.

      La haine ordinaire des patrons est tellement forte et ancrée dans l’inconscient collectif français que ce partage fictif des charges sociales « satisfait » le salarié de base qui n’est jamais si content que quand on « pique » un max aux patrons honnis.

      De temps en temps, j’arrive à faire toucher cette réalité en proposant l’hypothèse que le patron verse au salarié la totalité du coût salarial mensuel qu’il représente, charge à lui alors de payer tous les beaux organismes suceurs d’argent, ce qui ne changerait rien à la situation financière immédiate de l’entreprise mais c’est loin de marcher à tous les coups, hélas!

        1. Pascale

          Ce qui revient à dire au final que, de toute façon, quelle que soit la manière dont on voit les choses, quel que soit le point de vue que l’on adopte, un salarié en France, coûte un pont à l’entreprise. Cette dernière, pour avoir un salarié qui touche un salaire correct, est obligé de débourser le double de ce que le salarié perçoit.
          Conclusion : si l’État se goinfrait moins, l’entreprise ne serait pas obligée de payer si cher son salarié et … ses marges augmenteraient.

      1. ceedee

        @Aristarque

        Vous pouvez toujours leur expliquer que lorsque le patron leur verse leur salaire net, il se fiche pas mal de la proportion du salaire dépensée en loyer, en alimentation, … Il a versé le salaire, le reste ne le concerne pas.

        En général, à partir de cette situation qui parle à M. Toutlemonde, je peux embrayer en expliquant le principe du salaire complet : le patron paye et n’est pas concerné (comptablement) par la répartion Etat/loyer/alimentation/…

        Ca fonctionne un peu mieux dans mon entourage

        1. Robert Marchenoir

          « Vous pouvez toujours leur expliquer que lorsque le patron leur verse leur salaire net, il se fiche pas mal de la proportion du salaire dépensée en loyer, en alimentation, … Il a versé le salaire, le reste ne le concerne pas. »

          C’est faux. Il y a au moins un point qui le concerne au premier chef, c’est le coût du logement.

          Ce dernier influe directement sur la possibilité de recruter, de trouver des salariés qualifiés, d’avoir des gens qui arrivent au travail à l’heure et motivés, de ne pas souffrir des grèves des transports, etc.

      2. Crucol

        Dans le même genre, tous râlent sur la prix de l’essence, etc… mais le prix TTC représente au moins deux le prix HT. Or, les seuls et uniques coupables sont les entreprises…

      3. pelx

        Bien dit aristarque.
        Mais, ce qu’ il faut bien que le salarié comprenne, c’ est que , si l’ entreprise décaisse 3000 ( net+ toutes les charges), il faut qu’ il effectue pour 3000 de marge dans son mois. Sinon l’ entreprise ne tiendra pas. Les avancées sociales ont un coût! C’ est le travail du salarié qui le paie ( idem, pour le patron, c’ est son boulot qui paie ses charges )qu’ il cotise aux organismes publics ou dans le privé, le prix est à payer. Pour moi un bon ouvrier ( pareil pour un patron ) c’ est quelqu’ un qui est bien conscient de ça!

      4. Robert Marchenoir

        « A l’intérieur de ce total, il se moque (sur le plan comptable) que le salaire net représente 90% ou 75% ou 51% dudit total parce que cela ne change rien à la situation financière immédiate de l’entreprise. »

        Vous avez raison de préciser : sur le plan comptable, mais ça limite la portée de la remarque, car, précisément, un patron est loin de penser uniquement sous une perspective comptable.

        Pour commencer, s’il ne peut offrir à ses salariés qu’un salaire net inférieur car gravement amputé par les cotisations, cela le met en posture difficile pour recruter, car alors il est en concurrence, soit avec des sociétés plus importantes qui peuvent forcer le brut pour laisser un net supérieur, soit, surtout, avec Paul Employ et Madame Caffe, le net proposé se rapprochant dangereusement du revenu social d’inactivité.

        Soit, aussi, pour les salariés plus qualifiés et/ou plus mobiles, avec les employeurs étrangers.

        En d’autres termes, la revendication du salaire complet est évidemment excellente, mais, en son absence, il n’est pas automatique que des niveaux de cotisations inférieurs soient répercutés intégralement (ou même partiellement) sur le salaire net.

        Cela dégage simplement des fonds qui peuvent être affectés à plein de choses — dont la masse salariale, mais pas seulement.

        On l’a bien vu, dans un domaine proche, avec la baisse de TVA des restaurateurs, où il a fallu des négociations pour obtenir des contreparties de la part des patrons.

        1. Aristarque

          C’est bien pourquoi je mettais dans mon commentaire la mention « sur le plan comptable ». Je suis parfaitement conscient que l’écart entre le coût total du salarié et ce qu’il perçoit en net à la fin du mois a des incidences et conséquences économiques en chaîne et plutôt malheureuses que bénéfiques en raison des sommes d’argent mises en jeu pour un résultat immédiat assez faible.
          Je suis atterré de devoir constater que le salarié moyen, pour toucher 1.600 euros sur son compte en banque nécessite la consommation minimale de 3.200 euros de marge brute pour son seul poste, avec en outre les frais inhérents type loyer d’entreprise, véhicule, téléphone, comptable, etc…

          Mais à part cela, le coût du travail n’est pas un problème en France, vu par nos Puissants qui n’ont pas à s’échiner pour « vendre » leurs prestations aux citoyens, quoi qu’elle coûte….

    4. Marco33

      J’interviens un peu tard, mais voilà :
      Le salarié a un salaire net. Ce salaire n’est pas le coût réel pour l’entreprise.
      Pour l’entreprise, le salarié, c’est salaire net + charges salariales + charges patronales.
      Les charges salariales et patronales sont payés aux différents organismes sociaux au mois suivant chaque fin de trimestre par le PATRON.
      Pourquoi la distinction salariale et patronale?
      Quand les charges patronales augmentent, le salaire net de l’employé ne bouge pas, mais le coût pour l’employeur augmente.
      Quand les charges salariales augmentent, le net du salarié diminue, le coût global est identique pour l’employeur.
      Pour moi, c’est avant tout une immense fumisterie doublée d’une machine à gaz qui sert avant tout les intérêts des syndicats et des politiques.
      Pourquoi?
      1) On déconnecte le salarié du coût réel de son temps de travail
      2) Cette machine à gaz qui pompe tout cette argent, sert « normalement » à payer pour l’assurance chômage, la santé, la retraite. Or devinez qui gère ces organismes???
      Les syndicats bien sûr !!!!!!
      3) Ainsi monté, l’usine à gaz permet à l’état une relative tranquillité et de taper sur le méchant patron. (A ce titre, les syndicats patronaux sont aussi nuisible que les autres syndicats).

      Imaginez un instant que l’on vous verse l’intégralité du salaire (rappel : net + charges salariales + charges patronales)…..
      Exemple : pour 1500€ net, le tout « chargé », c’est environ 2700€.
      Allons plus loin dans le rêve complètement délirant : c’est vous, en tant qu’adulte majeur et responsable, qui devriez choisir vos caisses de retraites, santé, chômage (je pousse le rêve très loin en imaginant ces caisses en concurrence comme les assurances….).
      Je peux vous garantir qu’avec ces 1200€ mensuels, vous seriez à même de trouver des prestations INFINIMENT supérieures à celles qui vous sont chichement allouées.
      Fin du rêve.
      Rappelez vous que les représentants syndicaux que vous voyez à la TV sont payés grâce à vos 1200€.

    1. Deres

      Depuis plusieurs années, une partie non négligeable du budget de la Défense provient de la cession de son immobilier inutile et des fréquences qui lui étaient réservés. Cela fait déjà longtemps que le pays vend les bijoux de la famille pour faire fonctionner son armée …

    1. Aristarque

      Mais c’est parfaitement exact et normal!
      Les Français doivent apprendre à faire des économies,c.a.d. ne pas dépenser immédiatement tout leur argent dans de stupides dépenses parfois d’autant plus inappropriées qu’ils se font peut-être plaisir sans avoir reçu l’imprimatur de l’Etat bisounours qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin, mais à en épargner une bonne part pour participer à l’effort de redressement en acquittant de belles flopées de taxes et impôts nouveaux ou alourdis.
      Ne le leur dîtes cependant pas, ils croient qu’ils sont les plus libres des Hommes dans LE pays des droits de l’Homme…

  9. Homo-Orcus

    « Il y a trois sortes de mensonges : des mensonges, des foutus mensonges, et les statistiques. »
    Disraeli

  10. David

    Finalement quand on y pense, obtenir encore une croissance nulle, c’est comme tirer à pile ou face et raconter que la pièce est tombée sur la tranche…

    Ou mieux, c’est la biscotte beurrée du matin qui tombe debout sur la tranche ! On avait peur qu’elle tombe coté beurré face au sol, on en est quasi certains, et patatrak, encore plus étonnant que de tomber du bon coté, elle tient debout comme par magie.

    Je suis tout émerveillé… pas vous ?!

  11. Le Gnome

    Bah, tout le monde, ou presque, a cru aux statistiques de la Grèce. Les statistiques de l’Insee sont du même acabit.

    Arrive un moment où tout pète à la gueule.

    1. Pandora

      On l’oublie mais la France a déjà triché pour se qualifier pour l’Euro : elle a affiché un déficit et une dette budgétaires compatibles avec les critères de Maastricht grâce à la soulte EDF et à la manne SNCF (7 milliards, il me semble) payés in fine par les contribuables puisque ces entreprises sont « nationales ».

      Ce n’est pas la première fois que l’INSEE bidouille.

    1. Aristarque

      Marianne, après sa campagne enflammée en faveur de Normal 01er et de sa conquête de la place de second hebdo de référence du Pouvoir, doit justifier de la confiance qui lui est faite.
      J’apprécie, dans cet article dudit magazine auquel renvoie le lien le rappel qui est fait de « l’égalité des Français devant l’impôt » pour justifier de taux confiscatoires à l’encontre de certains….

  12. JG2433

    Entendu ce matin -aux flash d’info. de 10h sur France inter, qui plus est :
    Croissance négative au 3e trimestre… La chimère n’a plus cours.

    Autre sujet…
    « [Avoir] fini de payer ses remboursements, c’est échapper à un loyer, et c’est comme récupérer des revenus fictifs. »

    Parce que devoir, en tant que propriétaire, s’acquitter de la taxe foncière sur le bâti (et la taxe d’habitation comme tout occupant d’un logement), ce ne serait pas en quelque sorte un « loyer » payé aux collectivités ?

    1. something

      « [Avoir] fini de payer ses remboursements, c’est échapper à un loyer, et c’est comme récupérer des revenus fictifs. »

      partant de ce principe :

      – être SDF c’est être une belle ordure capitaliste doublé d’un sacré fraudeur fiscal : on taxe !
      – cultiver son potager c’est ne pas payer ses légumes et la TVA qui va avec : on taxe !
      – rouler à vélo c’est échapper à la TIPP : on taxe !

      etc, etc, etc… c’est sans fin !

      1. Aristarque

        Vous avez oublié la récupération d’eau de pluie (pourtant subventionnée par certain conseil général de la façade atlantique) que d’aucuns utilisent pour arroser leurs potagers ou mettre dans les réservoirs de WC, donc qui ne paient pas les gentilles taxes sur l’eau (seulement 50% en moyenne du prix final);
        Il faut que cela cesse ! on va taxer !

        1. Josselin

          Sans compter les maisons nouvellement équipées de panneaux solaires et qui produisent leur propre électricité.

          D’ailleurs, dans ce cas, comment va se passer la nouvelle tarification progressive de l’électricité ?

        1. something

          Partant, être locataire c’est échapper à la taxe foncière. C’est un revenu fictif, on taxe !

        2. Aristarque

          T’inquiète, cela finira par venir!
          D’abord pour ceux qui gagnent 900.000€ parce que 100.000 euros de moins à ce stade n’influent guère sur le train de vie, puis 800.000 l’année suivante parce que les déficits, ma bonne dame…. et cela se terminera au niveau du revenu des hommes politiques + 10% de marge supérieure parce que ce ne sont pas des riches, eux… mettons 250.000€ au maximum du maximum…
          Avec le soutien des patrons en faveur des taxations confiscatoires que le Pouvoir dégote miraculeusement et au « bon » moment (§ billet d’hier) et la bonne parole prêchée par l’imMonde, le Vieil Obs (nouvel, il l’est depuis -trop- longtemps dirait M. Pagnol) ou Marianne dans leurs efforts de pédagogie, c’est comme si c’était fait…

      2. Théo31

        « être SDF c’est être une belle ordure capitaliste doublé d’un sacré fraudeur fiscal : on taxe ! »

        C’est exactement le cas puisque l’essentiel de la consommation d’un SDF c’est bien souvent de l’alcool et des clopes.

  13. Aristarque

    Avec quelques bons whiskies bien tassés ou punches du même niveau, on peut admettre que l’INSEE ne nous raconte pas de bobards.
    Quelle chance avons nous d’avoir de pleins régiments de statisticiens qui trouvent des chiffres en adéquation avec les souhaits de camouflage et de propagande du gouvernement….
    En attendant, moi, au niveau de mon entreprise, je ne stagne pas à zéro d’évolution mais suis actuellement en baisse tendancière dans une zone de -5 à -10% par rapport à l’année dernière qui était déjà en baisse de -4% au final en marge brute sur 2010….

    1. nemrod

      Juin : – 3 %
      Juillet : -6 %
      Août : – 10 %
      Septembre : – 20 %

      Voilà.
      Alors que sur le bilan arrêté fin mars 2012 : + 1 % avec les dents comme disait…qui déja ?
      Je suis en valeur absolue sur l’exercice en cours sur les niveaux de 2005..pour l’instant; je pense que je vais finir au niveau de 2003 ( date funeste ou je me suis lancé).
      Problème : j’ai embauché une personne…devinez ce qui va se produire…
      Je peux vous dire que je la sens bien poindre la croissance négative.
      L’institut national des statistiques économiques édulcorées n’est pas passé chez moi.

        1. Aristarque

          Secteur du bâtiment : plomberie-chauffage gaz et carrelage.
          Je m’en tire par le fait d’une fidèle clientèle particulière et de professionnels en relation (administrateurs de biens et syndics de copro). Autant dire que si je ne licencie pas, je n’ai actuellement AUCUN projet d’embauche tant que la situation générale restera ainsi…

  14. Aristarque

    « Elle a été réveillée à coups de pied au derche, au son du clairon, la cuisine vide et le royaume en pleine déprime lorsqu’elle a reçu ses premières feuilles de paie refiscalisant goulûment les heures supplémentaires. »

    M’enfin !!!
    Ce ne devait être QUE les riches qui paieraient les suppléments de douceurs de vivre à la socialiste après les honteux cadeaux du gnome SARKOZY faits à cette classe sociale de privilégiés!!!!

  15. Aristarque

    « Ce que cet article montre, finalement, c’est que le socialisme, si ancré en France, c’est la lutte de tous contre tous, c’est le combat à celui qui sera le plus malheureux et qui pourra gueuler le plus fort, revendiquer le plus haut sa misère plus parfaite, plus totale et plus complète que celle des autres. »

    Cela montre surtout le désir d’un bon paquet de sangsues qui entendent vivre aux crochets de l’état, en oubliant commodément qu’en fait ils rançonnent les autres Français, et qui ont peur pour leurs subsides mal acquis si, d’aventure, la fiscalité qui les épargne dans leur niveau social se faisait plus douce pour les « privilégiés » qui débutent au dessus d’eux.
    Il y a belle lurette que les sociologues et les instituts de sondage ont démontré, exemples à l’appui, que la perception du riche et de la richesse, en termes concrets, se bâtissait à partir du revenu de la personne interrogée et aboutissait généralement à ce que le riche se trouve à +20% de revenu au dessus. Lors de la dernière campagne éléctorale si consternante par tant d’endroits, on apprenait d’un participant aux Experts de BFM que pour le salarié au niveau médian, le riche se situait à , non! à , non!, à 30.000 euros annuels…
    Quant aux profs et autres travailleurs épuisés de lEdnat, on plaindra éventuellement ceux qui se défoncent avec des heures sup mais croyez-moi que cela ne fait pas beaucoup de monde au sein de cette institution où on s’épuise plutôt à mettre de plus en plus de bâtons dans les roues de ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus, le mot d’ordre syndical étant de réclamer des embouches et des embauches pour assurer les besoins, selon les propos que me tiennent invariablement mon gendre et ma fille aînée, enseignants en classes préparatoires et secondaire…

    1. prunelle

      j’en connais aussi qui veulent ….15 élèves par classe maxi, je leur ai demandé de mon air le plus candide, pourquoi pas deux? personne n’a ri, je comprends pas.

  16. Karizoc

    Pourquoi les Baléares sont en bleu, alors que le reste de l’Espagne est en rouge ?

    Excellent, comme toujours.
    Je ne me lasse pas de vous lire.
    Merci h16.

    1. Aristarque

      Parce qu’elles sont envahies par les Teutons qui y ont quasiment tout acheté et donc les gèrent à leur mode ! 😉

  17. crétin des alpes

    Je sais pas vous, mais dans ma société, dans le secteur des TP, j’ai 1h30 de transport à l’aller et même choses au retour. Si je ne fais pas d’heures supplémentaires ce n’est pas rentable! Envoyer une personne de plus dans l’équipe n’est pas rentable non plus ( de toute façons même si je le voulais, je ne trouve personne qui veut faire ce travail). La solution consiste donc à demander à mon personnel de faire des heures supplémentaires! J’ai regardé l’impact sur sept: 85€ de salaire en moins soit 1020€ par an (Cela ne touche que les petits salaires, il faut le rappeller. Un salarié est venu m’expliquer que pour compenser il allait travailler au noir le WE!!! Bravo! Avons nous entendu le MEDEF qui intervenait sur le sens du travail, sur le sens d’une juste répartition? Nous patron, on ne peut pas en parler car nous avons des responsabilités vis à vis de nos équipes et nous sommes fragiles en cas de contrôle fiscal, du travail et de l’ursaff. C’est pour cela que vous n’entendez jamais de patrons se plaindre et intervenir (à l’exception de ceux qui vont monter une entreprise car il ne risquent rien = Les pigeons qui peuvent partir si ils veulent et qui ne sentent pas responsable). Faire bouger Parisot (75% du capital de l’ifop) parait impossible. (Je serais curieux de savoir la part de l’état dans le CA de l’IFOP!) La boucle est bouclée pour maîtriser la communication du (des) gouvernement: la presse aux entreprises du secteur de la défense et du TP, le Medef à l’IFOP, la défense des salariés aux syndicats étatiques… On est économiquement foutu, mais spirituellement ok et libre. Il va falloir faire le boulot! un jour!

    1. Grosben

      J’ai un pote dans le TP, son patron est très pragmatique. Il laisse à disposition tout le matos de la boite (pelleteuse, poids-lourd, finisher…) aux employés pour faire du black le week-end. Ceux-ci se font beaucoup de blé, en tout cas bien plus que ce qu’ils pourraient espérer en étant salariés. Du coup tous les meilleurs veulent bosser chez lui !

      1. Robert Marchenoir

        J’hallucine. Merci pour cette anecdote révélatrice.

        J’ai bien compris que ses employés font du travail au noir à leur compte, et non pour celui de leur patron ?

        1. Grosben

          Tout à fait.
          En cas de soucis, le patron dira juste qu’il laisse ses gars rentrer en camion le week-end pour qu’ils partent directement sur chantier le lundi.

      2. Nord

        +1 – ce patron a tout compris! j’ai fait un truc similaire dans les années 90 quand j’avais une boîte (mais dans l’informatique). Alors bien sur, je ne gagnais rien sur leur black (encore heureux!) mais en retour je gagnais de très bons collaborateurs, et qui parfois trouvaient des solutions mises en pratique par la suite pour le compte de la boîte. Le win-win parfait: ils palpaient leur blé en direct (net d’impôts!) et la boîte bénéficiait du fruit de leurs recherches perso.

        Comme toujours – il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas 😉

        Aujourd’hui je suis en CDI et mes heures sup’ je peux me les carrer dans l’oigne mais c’est une autre histoire …

  18. zecrocwhite

    CPEF:

    http://localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264287248&cid=1250264285670

    Adoption de la proposition de loi Brottes à l’Assemblée : l’éolien déclenche une tempête

    L’article est un peu long mais voici la dernière phrase, qui est assez éclairante:

    « La réduction des « avantages » tarifaires sur l’énergie consommée par les salariés d’EDF et GDF, réclamée par l’UMP au nom de l’équité, a été également rejetée, la gauche unanime insistant sur le respect d’un accord d’entreprise de l’après-Guerre et dénonçant une stigmatisation. »

    1. Aristarque

      L’égalité, c’est pour les autres comme l’enseignent constamment députés et autres hommes politiques…

    2. Aloux

      « Le gouvernement a aussi obtenu la modification du premier malus (consommation de confort) pour les bénéficiaires des tarifs sociaux, qui devient, de fait un bonus. »

      C’est bon ça, le malus qui est en fait un bonus, un malus positif. Je sens que maintenant que cette loi est passée (même si quelque chose me dit que le Sénat va siffler la fin de la récré) on va repousser des limites logiques et sémantiques pour justifier qu’untel (électeur du ps, cela va de soi) paye moins même si il est en « consommation gaspillage », tandis que machin, qui appartient à une catégorie sociale notoirement antirévolutionnaire, aura un malus en dépit de sa consommation très parcimonieuse.

  19. Pascale

    «  » »Ils n’ont toujours pas compris que les cotisations, toutes les cotisations, sont payées par le salarié » » »
    Pour qu’ils comprennent il faudrait que le salaire total soit versé au salarié et que ce soit lui qui reverse chaque trimestre tout ce que l’État lui vole.
    Au niveau pédagogique ce serait excellent et, en économisant des frais de gestion aux entreprises, cela augmenterait leurs marges .

  20. Pascale

    Vous n’avez pas publié un article en 2011 dans lequel, cher H16, vous ironisiez sur les déclarations du gouvernement d’alors qui déclarait : »tous les clignotants sont au vert » ?

    1. Philippe Baichette

      Il faudrait écrire le « Petit Montebourg Illustré » ou dictionnaire de la connerie contemporaine

    2. nemrod

      Arrête !
      Nom d’une pipe…j’en ai mal aux côtes, vais pisser dans mon froc…
      Audiard avait raison :  » les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait »

  21. gw29

    Lu dans les commentaires de l’article du Monde:

    « Eh camarade, tu ne perds rien ! tu cesses de bénéficier d’une faveur inacceptable pour ceux que ton patron n’a pas voulu embaucher du fait de tes heures sup ! normal que çà te contrarie ! Retour à la case 2007 tout simplement : toute peine mérite salaire et tout salaire mérite impôt.. »

    Ébouriffant non?

    Le pire c’est que je voudrais instruire un crétin de cet acabit que je ne saurais par où commencer.

    Ce pays est bel et bien foutu.

  22. gem

    Faut pas oublier que la population française augmente de près de 0,5% par an. Une croissance nulle c’est donc un pouvoir d’achat par tête de pipe qui baisse d’autant.

  23. Super0

    Trop cool ! Je voudrais juste ajouter que nos zommes politicus enculus n ont pas les memes contraintes de vie que nous. Pas de problemes de lois, d impots, de transports, de retraite, de h5n1…alors ils s en tamponnent de nous faire chier tous le temps avec des lois à la con, des taxes, des lois ecolo et autre truc debile.

  24. Robert Marchenoir

    « Arrêtez d’emmerder les Français »

    Georges Pompidou, dans les années, euh… soixante, je pense…

  25. Théo31

    « Beaucoup de profs regrettent d’avoir voté Hollande »

    Bien fait pour leur gueule ! 😀 😀

    1. Calvin

      D’autant plus qu’en 2017, ils préfèreront se faire encore entuber en revotant pour Lui !
      D’ailleurs, si mes calculs sont bons, Flanby, réélu en 2017, devra baisser les salaires des fonctionnaires de 40% comme aujourd’hui dans certains secteurs de Grèce.

  26. JS

    La seule solution : signer un contrat de travail non-français…

    Et ils peuvent tous aller se faire..

  27. Aristarque

    « Ils iront peut-être payer les prestations d’une accorte dame dans un bois reculé pour un élu discret, au mieux. »
    Les élus pas discrets, vont eux, au Sofitel! (C’est plus confortable)

  28. Calvin

    Que cela fasse cinq mois d’affilée que la variation de PIB soit à zéro (ne pas dire nulle, ne pas dire nulle, ne pas…), pourrait être risible, mais j’ai réfléchi.
    Bah, oui, c’est pas réservé aux énarques !
    L’idée, c’est bien sûr de ne pas être obligé de donner des chiffres avec trop de virgules.
    On parlera au mieux d’un demi-point, au pire d’un quart de point.
    Donc tant que la variation est comprise entre -0,4999% et -0,0001%, nos statystériques officiels de l’INSEE peuvent feindre la non-récession.
    Et d’ailleurs, au final, au bout de douze mois, je ne serais pas surpris si 0+0+0+0+0+0+0+0+0+0+0+0 nous donne -4% à -5% de PIB en moins !
    Plus tard, on appellera cela des « Maths Fanbyvalentes »…

    1. Aristarque

      Pas cinq mois mais cinq trimestres, soit quinze mois!!!
      Sinon ton raisonnement tient la route! 😉

      1. Calvin

        trimestres… Je sais pas pourquoi j’ai lu mois…
        Bon ça rend juste la manipulation 3 fois plus lourde…
        Il compte tenir 5 ans bonne ça ?

  29. Alex6

    « l’économie socialiste, c’est un peu Disneyland à la portée des caniches »
    Alors comme ca on paraphrase Celine maintenant, et puis quoi encore? Les ZLPSDNH* menacent!

    Sur le fond, cette stagnation a zero de croissance m’intrigue aussi. Je ne peux pas m’empecher de me souvenir de l’URSS et de leurs chiffres trafiques faisant croire que tout allait tres bien juste avant la gamelle finale.

    Si seulement la giffle economique pouvait tomber maintenant, ca ferait le plus grand bien aux grand nombre de cons que compte le pays.

    *z’heures les plus sombres de notre histoire

    1. Théo31

      Les chiffres sont sûrement truqués : le chômage explose et on ajoute au PIB le PIB valeur travail de l’Etat avec explosion du nombre des fonctionnaires et le tour est joué.

  30. Waren

    « Le socialisme, c’est la lutte de tous contre tous, c’est le combat à celui qui sera le plus malheureux et qui pourra gueuler le plus fort, revendiquer le plus haut sa misère plus parfaite, plus totale et plus complète que celle des autres. »

    Excellent ! A conserver et à utiliser contre nos innombrables détracteurs gauchistes.

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