Pour vraiment en finir avec les stagiaires

C’est un sujet qui n’est que rarement abordé dans la presse, et, à vrai dire, encore moins dans ces colonnes. Peut-être est-ce dû au fait qu’il est lourd de symboles d’une époque difficile, peut-être ce sujet touche-t-il de façon trop douloureuse le vécu de beaucoup d’entre nous, et notamment de tous ces chroniqueurs qui ont eu, un jour, à passer par là, ou peut-être, plus simplement, est-ce un sujet assez barbant ? Allez savoir, en tout cas une chose est sûre : on parle fort peu des stagiaires.

Rassurez-vous, comme ils sont en France de plus en plus nombreux, c’est un sujet qui va revenir régulièrement sur la table ; et comme on compte actuellement plus d’1.6 million de personnes officiellement stagiaires, le gâteau électoral commence à devenir appétissant. On comprend donc très bien pourquoi le législateur s’est soudain senti une vocation à mettre ses petits doigts boudinés dans la « belle » mécanique qui avait été mise en place pour saboter réguler les stages (et dont on peut noter les premières tentatives en 2006, année à laquelle le pays avait vaguement remué sous les pleurs stridents d’une génération qui s’était elle-même qualifiée de précaire).

Comme je l’ai dit, j’ai assez peu traité le sujet des stagiaires. J’ai donc décidé de me renseigner directement à la source et j’ai consulté le quintuplet de stagiaires qui m’ont été attribuées lorsque je suis rentré à Demaerd Industries comme plombier de combat. Oui, je suis comme ça, la perspective d’avoir à échanger quelques phrases simples avec ces petites créatures ne m’effraie pas et je suis donc allé les voir pour leur parler de ce projet de loi. Dès le début, elles se sont montrées intéressées.

stagiaires souriantes

« Voilà les filles, je vous explique. Le gouvernement est en train de se pencher sur le cas des stagiaires, et il est en train de travailler sur un projet de loi qui vise à limiter votre nombre par entreprise et aussi, parce que c’est écrit dans le projet, à revaloriser votre statut. Bon, y’a d’autres choses en plus de cet élément, bien sûr, mais l’idée, c’est ça, c’est de revaloriser votre statut et de limiter votre prolifération, tout ça. Ça vous plaît, les filles ? »

stagiaires joyeuses

À vrai dire, je m’attendais à ce genre de réaction : quand on est jeune, on ne sait pas toujours à quel point les politiciens sont fourbes, ou simplement stupides et provoquent systématiquement des effets de bords indésirables et rapidement hors de contrôle dès qu’ils se mêlent de la vie des autres avec les informations idiotes qu’ils rassemblent n’importe comment en écoutant tel ou tel lobby ou, pire encore, tel ou tel syndicat. Une fois l’euphorie passée, un peu d’analyse lève tout doute : comme d’habitude, cette future couche pamperso-législative supplémentaire vise à protéger les stagiaires des petits désagréments de la vie en entreprise et va terminer par un fiasco épais et rédhibitoire qu’une prochaine loi, dans un ou deux ans, visera à corriger en apportant un lot supplémentaire de problèmes inextricables et de solutions vexantes pour tout le monde.

Sur le papier, on découvre donc que si la loi passe, le nombre de stagiaires sera limité par entreprise, leur durée aussi, et que le statut de ces stagiaires va être amélioré. C’est important, en France, le statut : c’est un peu le lubrifiant ultime dans le pays, socialement parlant. Les gens n’ont plus vraiment de métier, ils ont un emploi (comme celui du temps), et les plus chanceux ont un statut (et pour certains, en bronze massif, ce qui explique leur totale immobilité). Et là, dans ce fameux Statut du Stagiaire, la loi veut garantir des protections relatives aux durées maximales de présence (parce que faut pas pousser, hein), la possibilité de valider son stage malgré son interruption (parce que, faut pas pousser, hein), l’exonération d’impôt sur le revenu des gratifications reçues pendant le stage et des autorisations d’absence en cas de paternité ou de grossesse. Il était temps : on ne compte plus les stagiaires qui accouchent à même les photocopieuses…

stagiaire enceinte

Toutes ces bonnes résolutions qui vont bientôt entourer le stagiaire forment un tout parfaitement cohérent qui vise à statufier pardon protéger les pauvres petites bestioles qui, jusqu’à présent, se faisaient dévorer tout cru par le patronat, et comme pour toutes bestioles, il va falloir (je cite l’un des promoteurs du projet, la député Chaynesse Khirouni) « favoriser le développement de stages de qualité », pour obtenir, je suppose, une viande de stagiaire plus ferme et plus goûtue, ainsi qu’instaurer leur inscription dans un beau registre de contrôle, « afin de mieux tracer leur présence » … comme les poulets. On comprend vers quoi tout ceci se dirige, et d’ailleurs, Ginette, qui a bien coaché Geneviève Fioraso, la ministre en charge de tout ce bazar, l’a bien compris :

licence de stagiaire

En limitant le nombre de stagiaires par la loi, il n’est pas invraisemblable d’imaginer que des tensions notables vont se créer dans ce domaine déjà par ailleurs particulièrement tendu. Eh oui, à mesure que les formations diplômantes (ou non) fournies par l’Édulcoration Nationale peinent à assurer un niveau quelconque de ceux qui les suivent, les entreprises ont pris le relai de deux façons.

D’une part, elles ont appuyé sur le passage par le stage pour s’assurer que le profil pourrait correspondre à un besoin d’embauche futur, et pour beaucoup d’entre elles, ont assuré à leur frais la formation de ceux qui allaient (espéraient-elles) rejoindre leurs rangs. C’est un vrai pari dans la mesure où l’embauche n’est pas assurée, tant parce que les conditions de marché évoluent beaucoup, que parce qu’un jeune formé peut décider d’aller voir ailleurs…

D’autre part, les conditions d’embauche (CDD ou CDI) devenant de plus en plus complexes, les entreprises ont eu recours à cette forme bâtarde de période d’essai extensible pour combler à la fois la demande croissante des jeunes pour des stages, parfois nécessaire pour obtenir un diplôme, et la demande croissante en petites mains pour des tâches subalternes, moins complexes ou plus répétitives dans l’entreprise : eh oui, comme le salaire minimum et ses charges afférentes augmentent, toutes les tâches auparavant dévolues à ces niveaux de paie deviennent trop chères, et sont alors en priorité redirigées vers les stagiaires, beaucoup moins coûteux.

Une fois qu’on a compris ces deux précédents points, on voit tout de suite que la limitation du nombre de stagiaires dans une entreprise ne va rien résoudre du tout : les petites tâches ne seront plus remplies, et les stagiaires devront se battre pour espérer obtenir un poste au sein des rares entreprises qui pourront encore se lancer dans ce genre de démarches sans s’attirer les foudres des syndicats de stagiaires et autres agglomérations irritantes de saprophytes périphériques. J’attends avec impatience le développement des combats de stagiaires potentiels dans de la gelée de groseille, cela promet des moments épiques.

stage fight

Le précédent billet qui évoquait les problèmes des stagiaires datait de 2006 et pointait déjà ce qui va se passer : les stages lourdement réglementés, le statut du stagiaire une fois figé dans une bonne grosse loi, les entreprises réfléchiront à deux fois avant de mettre le doigt dans ce mécanisme et l’offre diminuera. Il aura donc fallu presque sept années pour que le lobbying porte ses fruits mais rassurez-vous : enfin, le stagiaire sera bouté de France.

Ce pays est foutu.

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Commentaires118

  1. Pere Collateur

    Ça devient une martingale ce truc: Des politocards s’intéressent à un quelque chose, et le quelque chose calanche. Bref, plus que jamais, pour vivre heureux en France, vivons caché… Ou barrons nous…

    En ce qui concerne le sujet, à savoir les stages et plus généralement la précarité des « jeunes », jamais on ne rappelle que faire sa place dans la vie à toujours été difficile.
    Il serait bon de rappeler par exemple, et sans vouloir faire ma grand mère à moustache, qu’il y a déjà plus de 20 ans, c’était déjà le cas, qu’on devait bosser à mi temps pour payer nos études, qu’on faisait déjà des stages, pas toujours rémunérés, même ceux qui faisaient des bonnes études, comme les grandes écoles d’ing. Et en plus, une fois les études terminées, les jeunes hommes avaient encore un an à donner à la France, en faisant le service militaire.

    Et c’était la déjà la même chose pour le paternel et encore plus loin, pour le paternel du paternel, qui en plus s’est tapé deux guerres mondiales en guise de service militaire. Ça calme…

    Bref, j’ai vraiment du mal à former la moindre larme de crocodile pour le sort des « jeunes » d’aujourd’hui.
    D’autant plus que ces fameux stagiaires, j’en vois quelques uns passer à mon boulot, et je peux vous dire que même si ils sont supposé sortir d’Écoles d’ingé tout à fait crédibles, j’en voudrais même pas pour arroser les plantes chez moi.
    Merci l’EDNat!

    1. Tribuliste

      Bien d’accord! Le(s) stage(s) permet(tent) à l’intéressé de se faire une idée de son job, de son niveau de connaissances et…de l’employeur potentiel donc du marché du travail dans sa branche. Pour l’entreprise qui prend un petit écolier fraichement déformé par le système sous son aile, c’est le moyen de tester les aptitudes pro et humaines du candidat ; et comme souligné par H16 de nombreux postes sont finalisés par ce biais.
      Alors forcement « faciliter » la vie du stagiaire et la sécuriser revient à pénaliser les deux parties concernées, ni plus ni moins.
      Je ne m’abaisserai pas à parler des entreprises qui usent et abusent du système, ça a toujours existé et toutes les règlementations n’y changeront rien.

      1. Higgins

        de même que le roi Midas transformait tout ce qu’il touchait en or, de même tout ce qui est affecté par la chambre d’enregistrement se transforme en bonne et odorante m….. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire sous la férule d’un plumitif subventionné que les stages n’existent que si les entreprises y ont intérêt. Il y a une très forte chance de voir ces dernières se désintéresser de ce dispositif si les contraintes deviennent supérieures aux besoins. Mais nous sommes en Sociale, la chose est donc normale.

        1. pi31416

          « Il y a une très forte chance de voir ces dernières se désintéresser de ce dispositif si les contraintes deviennent supérieures aux besoins.  »

          Et contraindre les entreprises à prendre des stagiaires, c’est un idée faite pour les chiens?

    2. ironbooboo

      « sans vouloir faire ma grand mère à moustache »

      Raté. Ceci dit c’est toujours drôle de voir la génération qui a plombé le pays conspuer celle qui devra bien redresser la barre.

      Mais allez y, racontez nous comme elle était dure l’époque où vous avez commencé à croître au détriment de vos enfants, qu’on sache tous pourquoi on a du mal à s’imaginer un avenir sur le sol qui nous a vu naître.

      Ah ça vous pourrez vous vanter d’avoir été des pointures …

        1. Val

          Je pense qu ironbooboo fait référence à cette génération baby-boom poids lourd démographique et électoral qui a siphonné l argent de leurs pères, abêti et mal élevé quand ce n est pas encore pire et endette leurs enfants . Mais bon , je me refuse à rejeter la faute sur tous les individus de cette génération , bcp ont assisté tétanisés et sans moyen d action à cette descente aux enfers. Mais je comprends ironbooboo , il faut vraiment aider la jeune génération à présent : les former, les financer et les aider à se barrer éventuellement (!)

          1. ironbooboo

            Tout juste.

            « … je me refuse à rejeter la faute sur tous les individus de cette génération … »

            Notez que je ne suis pas spécialement fier de mon argumentaire mais il est parfois pertinent de remettre les choses en perspective.

            Les jeunes d’hier étaient au moins aussi con que ceux d’aujourd’hui, mais ils ont eu la chance d’hériter d’un pays plein d’opportunités. Nous on récupère des dettes, une économie sinistrée et pour un peu on se ferait traiter de branleurs.

            Donc à la génération Père Collateur : si vous avez eu du mal à vous lancer dans la vie active gardez à l’esprit qu’on va en chier 100 fois plus et que c’est en partie à vous qu’on le doit.

            1. El Gringo

              Peut-être que ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui sont au moins aussi con que ceux d’hier?

              Vous venez pleurnicher sur votre sort en nous expliquant ce que sera votre avenir. Vous avez déjà déterminé que « vous allez en chier 100 fois plus » et que cela est la faute de « la génération qui a plombé le pays ». Heureusement que la vôtre va « redresser la barre »…
              Que vous veniez expliquer à ceux qui ont 30 ou 40 ans d’expérience comment ils ont été nuls et comment vous allez être beaucoup plus (100 fois plus?) brillants me parait normal et même sain, il faut bien rêver pour entreprendre. Par contre, je vous invite à abandonner le discours victimaire qui risque de vous enfermer dans une attitude aigrie et revendicative. Je sais bien que le socialisme vous a persuadé que vous avez des droits et il est donc logique que vous veniez les revendiquer mais commencez par vous demander si vous êtes irréprochables et dans 30 ou 40 ans, quand vous serez devenu des vieux cons, vous pourrez peut-être juger vos aînés.

              Allez lire le témoignage de Channy (14h24). Vous comprendrez sans doute ce que je veux dire:

              « Perso nous avons eu un CAP vente, un BTS en alternance , deux apprentis boucher Tous vivants chez leurs parents ..en retard tous les matins, toujours à revendiquer leurs droits supposés,insolent avec la clientèle et le patron etc »

          2. gameover

            Faut peut-être arrêter ces conneries de génération du baby boom qui aurait endetté la suivante parce que pour l’instant les suivantes font pas mieux et même pire. Il y a certainement eu des conneries de faite mais en parlant de cette génération on désigne tous et personne.

            Et quitte à choisir je préfèrerais naître aujourd’hui en France avec une dette à la naissance de 50,000E sur le dos plutôt qu’au Bangladesh ou au Botswana.

            1. ironbooboo

              @ El Gringo :

              Le marché du travail ça marche dans les deux sens.
              Moi qui suis dans les métiers de bouche (comme Channy que vous citez) je ne peux que constater que les élèves motivés vont sur des stages stimulants.
              Apprendre à faire de la purée avec Robuchon c’est quand même autre chose que travailler du surgelé dans une cantine scolaire …

              @ gameover :

              hoff, dans l’absolu c’est pas plus con que dénigrer tous les jeunes parce qu’on a connu deux nazes dans sa boutique au fond de la creuse. Et quitte à dire des conneries moi je préférerais naître aujourd’hui en France qu’il y a un siècle avec la polio.
              Nan mais tout va bien, tant qu’on crève pas la dalle la vie est belle …

            2. gameover

              Oui Ironbooboo, dire que les jeunes sont des branleurs c’est du même tonneau.

              Pour ma part je préfère me poser la question du pourquoi et souvent force est de constater qu’ils ne sont pas cons et appliquent que le plus court chemin est la ligne droite.

              Il y a 2 types de jeunes en gros:
              – ceux qui ont du potentiel, pas de soucis pour eux, ils ne jouent pas au loto.
              – ceux qui ont peu de potentiel et donc des rêves peu en rapport avec leurs capacités. Ils sont quand même lucides. On les dit partisan du moindre effort mais un simple calcul fait que entre bosser et ne rien faire la différence est pratiquement de zéro au niveau des recettes.

  2. BenOui

    Oui, ben n’empêche qu’il y a un stagiaire à l’Élysée qui ne sert à rien et qui fait que des bêtises.

    Aussi, chers fans de h16, je vous propose de le remplacer par Nabilla pour prouver par A+B qu’elle est incapable de faire pire.

    Vous serez enfin libéré une fois pour toutes des questions piposophiques du QI présidentiel.

    Un bon président n’a pas de couilles et marche à quatre pattes… c’est même comme cela qu’on le reconnaît.

    Au fait, vous voyez comme la NTJ fonctionne aussi bien que la NRJ en France… Plus nous payons moins nous écoutons et ça fonctionne !

  3. paryx

    bien d’accord avec l’article, mais le système actuel des stagiaires n’est pas glorieux ; on en met à mort sur le dos des jeunes générations via la dette, et en plus quand ils arrivent au bout de leurs études on leur annonce  » hou la la vous n’avez pas d’expérience mes chéri(e)s , bossez donc deux ou trois ans comme stagiaire, à faire le boulot con et payé au lance-pierre ».
    Les entreprises aussi profitent honteusement du système, même si c’est un genre de légitime défense comme expliqué par H16…
    décidément la génération 68 aura été dégueulasse, même si elle s’est un peu mieux tenue côté guerres…

      1. paryx

        à propos de la génération d’après-mai 68 je voulais dire qu’au moins elle n’a pas déclenché de guerre mondiale comme les deux générations précédentes

        1. Heu et donc ? Sont-ils seulement responsables de ne pas l’avoir fait ou plus simplement, n’en ont-ils pas eu ni le temps ni les moyens ?

          1. LNB

            Ni le temps, ni les moyens. Toute une partie de cette génération a largement cautionné l’URSS et ses méthodes dignes de la France de 2014 (lol) et a élu Mitterrand pour mettre en place l’économie planifiée. Quant aux conséquences géopolitiques de ce que nous vivons depuis plus de 30 ans (pour l’économie, c’est limpide), est-il nécessaire de rappeler qu’en 1938 et en 1913, on croyait dur comme fer à la paix? Si nous n’allons plus au front, c’est uniquement parce qu’un B2 fait beaucoup mieux le job.

            1. Vladimir Vladimirovich

              « Si nous n’allons plus au front, c’est uniquement parce qu’un B2 fait beaucoup mieux le job »

              Heureusement que les pieds-nickeles au pouvoir on prevu de « denucleariser » au max, afin de detruire le seul outil dans l’histoire qui aura reellement permi de sanctuariser notre territoire et notre securite. Et une des meilleurs (et rares) justifications de l’existence de l’Etat. Pour des Jacobins, c’est tres fort

        2. petit-chat

          J’ai un peu de mal à gober que ce sont les Peuples qui veulent la guerre… Le bonheur de se faire tuer, d’abandonner sa famille dans le besoin, la peur, voir ses copains en morceaux à côté de soi, est le seul salaire des stagiaires de l’hécatombe.
          Il convient de chercher les fauteurs de guerre à l’étage au dessus, il me semble.

            1. Raynote

              Effectivement, si l’on en croit la théorie de la dynamique des générations, c’est cyclique.
              cf. Generational Dynamics
              Bien sûr, ce n’est encore qu’une théorie et on peut certainement la contester sur certains points, mais à mon sens, il y a quelque chose d’intéressant à creuser là-dessous…

    1. Shade

      En fait cette histoire de stage est assez symptomatique de nos derniers gouvernements :

      – > on soulève un problème (réel) : certaines boites abusent des stagiaires (parfois 80% du personnel dans les machins de vente par téléphone)
      – > on cherche des solutions
      – > les dites solutions sont non seulement à coté de la plaque mais aggravent le problème (effet goulet d’étranglement)

      Le fond du problème, c’est qu’avec le système actuel; certaines boites se retrouvent avec des jeunes qui ont déjà 2,3, voir 4 stages sur leur CV. Leur apprendre un truc ? bah sortit des logiciels internes et de l’organigramme (et ça, c’est torché en une semaine), ils n’ont plus rien à apprendre. Donc on leur donne un « vrai » taff qui devrait réellement salarié.

      Seulement c’est pas en limitant le nombre de place que ça se reglera… d’autant que chaque année voit naitre de nouvelles formations / diplomes; qui exigent tous un stage.

      Une convention de stage, c’est un contrat de travail. Si ce dernier n’est pas respecté; c’est a l’inspection du travail de s’en mêler (c’est leur job). Et si l’Etat veux vraiment pondre une loi; qu’il interdise (aux écoles / patrons / jeunes) de faire plus d’un stage / diplôme pour limiter l’inflation de stage chez les étudiants. Cela obligera les écoles a se calmer sur la vente de convention, cela responsabilisera les jeunes qui devront choisir avec soin leur stage pour avoir les meilleurs chances d’embauche, cela désengorgera les places (pour les nouvelle promo) et incitera les entreprises à elles même choisir avec soin les jeunes qui viennent.

      Après je me pose une question : limiter les places de stage; ça ne serait pas un nouvel écrémage qui ne dit pas son nom ?
      Aujourd’hui, a moins d’être gluglu, tout le monde a son bac… on sait que certaines écoles privé donnent le diplôme tant que les parents payent… finalement ça ne serait pas une nouvelle sélection ?

  4. fx

    Et donc les plus capables et ambitieux partiront en stage a l’etranger, ou ils lanceront ensuite leur carriere et reussiront leur vie. Je leur souhaite cela en tout cas.

    1. Val

      Exactement, ils organisent la fuite des talents. Et pdt ce temps la on a des emplois aidés pour des bac -5 payés deux fois ou trois fois mieux…..

  5. papa

    Je connais un stagiaire de service juridique (bac +5) dans une des grandes entreprises qui se partagent les contrats avec l’état. Il gagne 2000 euros, peut donc se payer 1000 euros de coloc et vivre avec le reste. C’EST L’EXCEPTION. IL A ETE PISTONNE EVIDEMMENT.

    Pour tous les autres, du bac, bts, licences pro, master les stages sont OBLIGATOIRES. VOIR 2 PAR AN. Et demerdez vous pour le trouver. ça va être de plus en plus chaud pour obtenir un diplome.
    Rémunérez a 400 euros cela permet de payer la coloc dans les villes de province. Donc ils ne mangent pas, ne s’habillent pas, ne se chauffent pas, et si ils ont un petit boulot ben faut arreter pendant le stage qui est a plein temps.

    Si les parents ne peuvent les aider …. fini les études, même si ils sont doués. Parce que les études finalement c’est pour ceux qui peuvent payer, surtout dans un pays ou la loi impose la gratuité des études.

    Dans les cursus d’étude, la durée des stages est toujours inférieur au temps nécessaire au entreprise pour former un jeune à faire quelque chose qui a de la valeur pour l’entreprise et qui rembourse au moins le peu que l’entreprise est obligée de payer. Résultat beaucoup d’entreprises prendraient des jeunes en stage mais la durée nécessaire est de l’ordre de 6 MOIS. Donc elles ne les prennent pas.

    Moins de stagiaires signifie qu’il faudra bac+5 pour les photocopies. Bravo. Et inutile pour tout le monde. Le système de l’alternance devrait être généralisé quelque soit le niveau d’étude. 1000 euros, donc de quoi survivre, et un vrai employé pour une entreprise, et une vraie organisation qui peut se mettre en place pour former avec les anciens etc … etc …

    De tous les jeunes que je connais celui qui s’en sort le mieux est celui qui a fait un bac vente en alternance, et qui fait son bts en alternance, et toujours dans la même boite et tout le monde est super content, et le jeune peut vivre chez ses parents ou en coloc, il test les deux, il a le temps et l’argent pour savoir comment il veut vivre, et il n’est une charge pour personne.

    1. channy

      « 1000 euros, donc de quoi survivre, et un vrai employé pour une entreprise »
      Ok pour le survivre avec les 1000 euros , dont une large partie est généreusement subventionnée au travers d’aides diverses.
      mais » Vrai employé » le jeune ne le devient vraiment qu’au bout de 8 mois à 1 an minimum…dans le meilleur des cas.
      Perso nous avons eu un CAP vente, un BTS en alternance , deux apprentis boucher Tous vivants chez leurs parents ..en retard tous les matins, toujours à revendiquer leurs droits supposés,insolent avec la clientèle et le patron etc
      Et impossible de virer ces clowns…donc depuis la rentrée 2013 jouer au travailleur social c est fini..(sans compter que mon boss attend encore les aides promises pour le BTS depuis juin 2013..)
      Bref ce que je veux dire c est que si l’alternance a du bon, il faut aussi en revoir les règles..Trop de jeunes sont dans des métiers qui ne les intéressent pas donc aucune motivation et sont de vrais boulets pour les boites
      Les contrats d alternance devraient pouvoir être cassés plus facilement..en contrepartie si le contrat est cassé aucune aide pour le patron et remboursement des sommes perçues

      1. Aristarque

        La variante apprenti de la branche stagiaire est pas mal non plus quand il faut envisager de s’ en séparer: il faut commencer par demander poliment aux Prud’hommes, la permission d’ engager une procédure de licenciement en expliquant vos motivations préalablement à toute autre action concrète et attendre le verdict d’ iceux. Sinon, toute action lancée sans ce sésame est vouée à nullité. Ayant payé en 2008 pour apprendre, devinez quelle est mon attitude à l’ embauche de cette variante?…

        1. bob razovski

          Si vous étiez socialiste, je dirais que vous appelez une loi de toute votre force pour qu’elle oblige les autres entrepreneurs à établir 3 contrats apprentis par an (minimum, sinon une petite taxe supplémentaire viendra embellir votre compta), et à morfler autant que vous quand ils voudront s’en séparer.

          Yerk yerk…

          Blague à part, félicitation pour être encore debout après ce genre d’épreuve ! 😉

          1. Aristarque

            Quand je dis payer, c’est surtout qu’il a fallu reprendre la procédure à zéro , donc du temps surtout puisque cet ex m’a facilité le travail en ne donnant plus le moindre signe de vie à l’entreprise puis aux Prud’hommes lors de la seconde procédure (malgré une insistance remarquable et entêtée à le convoquer) si bien qu’ils ont fini par statuer comme je l’entendais alors.,.

    2. Peste et coryza

      Et encore, c’est l’époque des stades rémunérés.

      A mon époque pas si lointaine (2007-2008) la rémunération était inexistante.

  6. Aristarque

    Comment, comment?
    Où peut-on s’adresser pour faire partie du staff de plombiers de combat à Demaerd Industries Group?
    Cinq charmantes créatures ainsi attribuées pour le repos du plombier, je veux dire le coup de main sur les chantiers? Disposant des compétences professionnelles requises, je suis volontaire! Cela me changera de la tortue-tigre naufrageuse, cafteuse et geignarde! 😆

      1. Aristarque

        Allez, concluons un gentlemen agreement! Vous ne batifolez pas dans ma piscine et, moi, je range mes plans de torpille anti-chelidé. Fixons une première volée de huit jours de ce régime… Votre appréciation?

        1. Nyamba

          1) Le lancement des hostilités n’est pas de mon fait.
          2) I am no gentleman.
          3) Je ne batifole jamais dans les piscines de barbons (vous seriez trop content).
          4) Je suis d’accord, néanmoins ; cette agressivité permanente m’épuise. Paix, amour, liberté et fleurs !

      1. Black Mamba

        Il faut bien que vieillesse se passe :mrgreen:
        Il ne sait plus quoi inventer pour attirer l’attention de la donzelle 😉

      1. Black Mamba

        Rhooo! Si peu …. Ce fut que des caresses, notre Nyumba est la douceur incarnée , d’ailleurs il en redemande … 😈

  7. max

    J’ai encadré des stagiaires, un particulièrement avait fait un très bon boulot technique, mais la boite
    n’a jamais voulu lui payer quoique ce soit, le stagiaire n’a pas apprécié, moi non plus. Il y a quand même aussi des sacrés rapiats dans les boites. L’attribution d’une prime de fin de stage, si bons résultats, me parait le minimum décent.

    1. channy

      +1 Max
      Si les stagiaires qui ne glandent rien ou incompétent devraient être pouvoir dégager facilement
      Ceux qui font un bon boulot doivent être récompensé d une manière ou d une autre..

      1. bob razovski

        Une fois, avec quatre autres collègues, nous avons pris sur notre paye pour filer un peu de cash à un stagiaire qui avait bossé comme une mule.

        Nous espérions l’embauche de cette personne, la boite n’a pas voulu. Ni même lui filer trois kopec pour ses deux mois de larbinage violent d’ailleurs…

        Il y a aussi bien des abus dans les stages, mais malheureusement, l’état va réussir à torpiller les quelques % qui se passaient bien jusque là.

    2. Théo31

      Hormis exceptions rarissimes, moins je vois de stagiaires, mieux que je me porte. D’accord pour enseigner les ficelles du métier, pas pour assister des cas sociaux.

      Sinon d’accord, un stagiaire faisant un super boulot devrait recevoir une récompense.

      1. Djefbernier

        Avant l’éducoration nationale en professionnel il est communément admis que si ton stagiaire fait pas du bon boulot, c’est de ta faute. Que c’est pas la peine de lui taper dessus car ce sera pire ensuite, qu’il faut te remettre en question, sûrement que tu n’es pas un bon encadrant. Pour les stagiaires filles et encadrants garçons qui veulent juste que les sauter c autre chose, dans l’édNat c interdit.

  8. Théo31

    C’est vrai quoi ! Il y a encore trop de travail qui rend libre dans ce pays et pas assez de d’esclaves de l’Etat pour leur subsistance.

  9. Toutatis

    Bah quoi, les Allemands ont les jobs à 400€ et on trouve ça horrible en France. Les stagiaires c’est la même chose mais personne ne le dit.

    1. Aristarque

      Il y a les bons emplois et les mauvais emplois…(cf Les Inconnus avec le chasseur de galinette cendrée ). 🙂

    2. yp

      Les mini jobs à 450 euros sont cumulables avec le Regelsatzverordnung (un genre de RSA) à maximum 340€/mois (variable selon les Länders pour une personne seule, dégressivité en fonction du patrimoine et versé sous réserve d’avoir la nationalité allemande) et une allocation logement (en fonction des Länders, dans les 250-300€ par mois je crois…)

      Un mini job (Geringfügige Beschäftigung) n’est techniquement pas limité à 15h/semaine (bien que cela soit souvent le cas.) Il est par contre limité à 800€/mois. Les 15 heures par semaine / 450€ par mois ne constituent qu’une limite pour l’exonération de charges sociales.
      Plusieurs mini jobs sont cumulables.
      Le tout est cumulable avec une entreprise (pas de différence entre entreprise et auto-entreprise en Allemagne.)

      http://de.wikipedia.org/wiki/Hartz-Konzept
      http://de.wikipedia.org/wiki/Regelsatzverordnung
      http://de.wikipedia.org/wiki/Ich-AG
      http://de.wikipedia.org/wiki/Mini-Job

      Au global, cela fait donc « un peu » plus que 400€/mois…

      1. channy

        Merci de la précision, je n’étais pas sur de ce complément de revenus en allemagne..
        Mais bon le fait est qu en France on préfère verser 1000 euros à un chômeur à temps plein plutôt que de verser 600 à un travailleur à temps partiel qui aurait besoin d un temps plein..
        Résultat le système ne vous encourage pas à bosser..car au dessus d un certain nombre d’heures travaillées par mois vous perdez tout ou partie de vos assedics, APl et autres..bref en Grance l’assistanat permet de mieux vivre qu’avec un travail à mi-temps.

        1. Aristarque

          Notre hôte a eu un sujet traitant cela cet été avec exemple à la clé, soutenu par une multitude de témoignages de ses lecteurs.

  10. calc80

    Je connais un président américain qui aimait beaucoup les stagiaires. Les stagiaires gouvernent-elles le monde ?

    1. Aristarque

      Apparemment, il n’y a pas de limite à l’ âge maximal de la stagiaire élyséenne, dans ce pays, même s’il est en régression constante…

  11. Karamba!

    Quand il sera devenu impossible de prendre des stagiaires dans une entreprise, Flanby pourra alors s’indigner et créer les stagiaires d’avenir avec la moitié des rémunérations prises en charge par le contribuable…

    1. Tribuliste

      Ou l’obligation d’embaucher, à partir de 49 salariés, des Assistants stagiaires pour les aider à se lever le matin et les mettre en relation avec les syndicats… le rêve 😆

  12. Cerf D

    L’éducation nationale va-t-elle être concernée par la limitation du nombre de stagiaires ? Combien d’universités fonctionnent grâce aux stagiaires post doctorat ?

  13. labolisbiotifool

    @Max : dans un pays libre et travailleur les stagiaires sont
    attirés par les primes offertes , et embauchés si valables !
    Mais bon dans le même pays à 2O% de chomdu étouffé
    par les lois , c ‘ est pas pareil !
    Je me souviens de mes jeunes années , avant le choc pétrolier ,
    les patrons nous pourchassaient à coup d ‘ avantages , si nous
    étions valables , bien entendu . Mais c ‘ était avant !
    Depuis on nous a summergés de reglementations bouffonnes
    socialo-compatibles , et les stagiaires en crèvent .

  14. Shn

    J’ai fait près de 2 ans de stage donc je pense connaître un peu le sujet.
    J’ai d’abord fait un stage d’un an dans un service où j’ai vite compris le système : Sur un service de 5 personnes, on a supprimé 2 postes permanent pour les remplacer par des stagiaires (payés 400€/mois) pour une durée d’un an à chaque fois.
    J’ai bénéficié de l’expérience mais l’entreprise abusait clairement du système.
    Maintenant les stages ne peuvent excéder 6 mois, ce qui laisse peu de temps à l’entreprise pour vraiment évaluer le stagiaire une fois formé (car ils ne savent pas grand-chose au final). Ceci limite-t-il les abus ? Je ne crois pas…
    Ceci dit, l’article le dit bien, les stagiaires sont clairement utilisés pour des tâches à faible valeur ajoutée.
    L’Etat veut peut-être le bien en apparence et comme d’habitude, le fera mal.

  15. Val

    Je trouve personnellement aberrant qu’ un stagiaire bac +4 ou 5 d une bonne ecole avec un peu d expérience soit payé moins qu’ un smic sur un stage long +6mois. Pour moi le smic fausse tout. Son existence crée des distorsions dans les payes , les salaires d aujourd’hui ne reflètent pas ou peu la valeur de la qualification chez les jeunes. Il y a bcp de boites aujourd’hui qui tournent grâce aux stagiaires longue durée. Les jeunes sont une fois de plus la variable d ajustement. Il faudrait faire sauter toutes ces régulations cela remettrait de la cohérence et de la motivation.

    1. LeRus

      Le terme « stage rémunéré » est un oxymore. Il ne devrait pas y avoir de rémunération puisque le jeune vient « apprendre ».

      Si il n’y a pas d’apprentissage mais au contraire la fourniture d’un travail, alors il s’agit … d’un travail.

      D’ailleurs dans beaucoup (la plupart?) de pays, on ne sait pas ce qu’est un stage. Il existe des jobs d’étudiants et c’est bien plus clair. Mais on aime bien faire compliqué en France…

      1. gameover

        J’ai travaillé dans pas mal de pays et les stages de découverte du style de ceux que l’on a en 3ème c’est assez courant (en général vers 14-15 ans). C’est pas mal pour le contact avec le milieu de l’entreprise, ca donne une meilleure idée que celle de papa qui raconte son travail ou de TF1 qui montre des ouvriers bruler des pneus. C’est aussi assez valorisant pour le personnel qui valorise son métier (valeurs des 2 cotés, c’est exprès). En général on essaie de leur donner une tache mi-productive et $50 par jour.

        J’ai aussi croisé pas mal de stagiaires finances de PWC ou Deloitte mais aussi des ingés. Dans 90% des cas on découvre des stagiaires qui ne connaissent rien du milieu de l’entreprise et de ses contraintes même en 4ème année. Des questions à la con à longueur de journée, ça défie l’imagination. J’ai cru au début que c’était une tactique (mon coté parano) mais même pas. Mais les stagiaires de PWC sont vraiment mimi…

        1. LeRus

          Bien sûr, tous les liens entre l’école (au sens large) et l’entreprise sont bons. Les programmes tels « bring your kid at work » sont supers.

          Il est aussi utile de faire des stages lors des études supérieures.

          Ce que je voulais dire, c’est que le terme « stage » est souvent pervertit en France. Je suis effaré par la pression énorme auquel des étudiants français sont confrontés. Je viens de rencontrer une jeune fille qui doit faire un stage chaque été (3/4 mois à chaque fois, pendant toute la durée de ses études, c’est à dire 5 ans!

          Je rencontre beaucoup d’étudiants français qui sont angoissés à l’idée de ne pas trouver un stage un an plus tard, c’est contre-productif à mon sens.

          Je suis prêt à parier que les étudiants français (je pense commerce ou ingé bien sûr, pas l’Université qui tient son cordon sanitaire avec les entreprises comme Verdun) sont ceux qui doivent effectuer le plus de stages durant leurs études. Ca commence en 3è effectivement et se termine après les Bac +5. Quand on voit le résultat…

          Le fait que les stages soient rémunérés n’aide pas du tout. Je n’ai jamais eu de problèmes pour trouver un stage… non-rémunéré. Au moins on a le choix (d’accepter et de rester). Mais c’est vrai que la liberté en France, on y pense de moins en moins…

        2. Mwu

          « J’ai aussi croisé pas mal de stagiaires finances de PWC ou Deloitte »

          Forcément finir en finance pour des boites d’audits ca veut simplement dire que les mecs ont pas été assez bon pour etre pris dans une IB (non pas BNP ou la société génial please) donc forcément il doit y avoir des questions assez amusantes.

          « Le terme « stage rémunéré » est un oxymore. Il ne devrait pas y avoir de rémunération puisque le jeune vient « apprendre ».  »

          OUi mais non, le jeune vient apprendre mais si son travail crée de la valeur pour l’entreprise, tu le rémunère. Ensuite bien sur, si le travail n’a pas de sens, a cause de certaines bonnes régulations de l’état (mentionné plus haut) ca peut etre un autre soucis, mais bon 19€ par jours (430€ par mois), économiquement et moralement c’est dur à justifier.

  16. Toni

    pardon je fais un peu de hors sujet h16 mais la presse raconte que des djihadistes de 15 ans sont justement en stage en Syrie …

    je lis d’abord en diagonale vos commentaires; là les recruteurs et les stagiaires à la frontière Turque ne vont pas s’emmerder avec la paperasse administrative.

    Vous croyez pas qu’on vous prend pour des idiots ??

    L’idée c’est que à un moment donné l’état français va tomber sur des gens qui n’ont pas forcément nos scrupules et iront chercher d’autres solutions à autre part.

    1. bob razovski

      Vous avez vu le commentaire qui suit l’article ? J’en reste sur le cul !

      « Le fait que les Américains ont massacré 400 millions d’Amérédiens et continuent de produire beaucoup de valeurs économiques négatives, telles armes conventionnelles, nucléaires, chimiques ou numériques (NSA) est un fait que tout le monde connaît parfaitement bien.

      Mais une fois que l’on a dit ça, à quoi cela sert-il de comparer de la production de valeurs négatives avec de la production de la valeurs neutres ou positives ? Sans utiliser une échelle absolue de définition de ce qui est valeur ou pas, cela n’apporte aucun point de comparaison valide.

      Quelle échelle de définition de valeur pourrait donc être valide ici ? Qu’est-ce qui est mesuré ? »

        1. pi31416

          Non, 4 milliards.

          L’Amérique était tellement surpeuplée, que, sous le poids de ses habitants, elle risquait de faire basculer la Terre. Je vous dis pas le bordel. Heureusement, Sa Majesté Très Catholique a dépêché Hernan Cortés trucider 3 milliards 980 millions d’Indiens.

          Et voilà pourquoi nous voici aujourd’hui, bon pied bon oeil, frais comme un gardon.

          1. hussardbleu

            Il est vrai qu’avec une Terre plate comme la nôtre, supportée par une unique Tortue, il faut bien regarder la distribution des populations ! et même comme cela : voyez l’Italie ! de part et d’autre des Appenins, il faut équilibrer, sinon la Botte va verser dans l’Adriatique ou dans la Tyrrhénienne.

            Vous me direz « bon, mais ce ne sont que des Italiens! »… certes, mais d’abord j’adore leur cuisine, et puis, hein, attachement sentimental au vieux département français des Appenins… vive l’ampleur !

      1. gameover

        Pas mal le coup des « valeurs économiques négatives »…. ça c’est de la création linguistique Ca compte dans le PIB ?

  17. Kékorésin

    Je suis chef d’entreprise. C’est une petite boite mais mieux vaut reigner en enfer qu’être esclave au paradis non?
    J’ai l’habitude d’accueillir des stagiaires niveau bac pro. Tout d’abord, je doit leur apprendre à calculer la TVA ou sortir le HT du TTC. On arrive vite à la conclusion que la plupart ne sais pas calculer un pourcentage de base! Après, je leur offre un BLED et tâche de leur apprendre à écrire des phases en français (compréhensible, pas sans fautes – a l’impossible nul n’est tenu!) Je me transforme donc en suppléant de l’édutrouducation nationale.
    A chaque stage, je doit répondre à des questionnaires ubuesques dont voici quelques exemples crousti-fondants:
    – Quels sont les dangers de votre métiers ?
    – Faites-vous des réunions d’information pour améliorer la sécurité de votre personnel ? (je suis dans le service donc à part des chute de dossiers ou des coupures d’enveloppes…)
    – Votre emploi n’empiète-t-il pas trop sur vos loisirs ?!?
    Etc.

    Ici aucune ironie de ma part, ces questions sont biens réelles et font partie du rapport de stage !

    Je reçois courtoisement (comme l’homme de la Pampa) leurs maîtres de stage qui me disent la larme à l’œil qu’ils font tout ce qui est humainement possible, et que souvent ils pleurent en silence dans la salle des profs !

    J’imagine que des stagiaires Bac +12, sur-qualifiés pour le bon fonctionnement de la machine à café, sont bel et bien exploités par certains patrons voyous opportunistes mais voilà… Il s’agit, le plus souvent dans ce cas, d’une alternative d’un certain patronat au coût du travail. Dans une réflexion néo libérale si méprisable dans notre beau pays, je pense que les entreprises sont plus à même de former que les centres de formation qui bien souvent font plus dans le bidonnage en échange du bon argent gratuit de notre état providentiel. Les entreprises pourrait cesser de financer ce grand n’importe quoi et former les gens en interne. On pourrait alors supprimer la notion de stage au profit d’apprentissage rémunéré.

    Mais faire confiance à ces escrocs d’entrepreneurs, vous n’y pensez pas Madame ? La triste vérité est que la France déteste les entreprises (mais adore son bel argent) et tout ce qui n’est pas estampillé Fonctionnaire ou assimilé. Toujours est-il que si nos braves alchimistes de la réglementation brazilienne foutent le nez dedans, je me dégagerai du temps et de l’énergie en m’abstenant d’essayer vainement de rattraper des années d’abêtissement scolaire dont notre usine à gaz éducative a le secret!!!

    1. Val

      Oui cette réalité existe bel et bien et bcp de patrons renoncent à prendre des stagiaires bac pro ou apprentis …. Petite question , pourquoi en prenez vous ? Y a t il tout de même des réussites parmi ces embauches ?

        1. Djefbernier

          Et encore on a pas tout vu, l’abêtissement a de beaux jours et de nouvelles recrues à foison. Il est toujours temps de se retirer, de fuir, oui mais où ?

        2. Peste et coryza

          @Val

          Le bon apprenti de bac pro ou de CAP, ça se déniche…

          L’ingé qui se reconvertit, le fils de bonne famille… sont souvent des valeurs sures.

          1. Val

            @peste
            Merci pour cette réponse cela me réconforte .
            Mais quel ironie , on a d un côté des jeunes qui pour certains voudraient bosser et de l’autre des patrons qui désespèrent de trouver des employés adaptes et au beau milieu un état qui n y connait rien et qui fait tout foirer.

            1. Mouais… Force est de constater que les uns ne rencontrent pas les autres. Alors ou bien les patrons ne désespèrent pas tant que ça, ou bien les jeunes ne veulent pas tant bosser…

            2. Val

              @h16 il y a de ça parfois mais pas seulement. Je connais pas mal de patrons artisans qui préfèrent bosser seuls de prendre un risque et de s enquiquiner avec un stagiaire ou apprenti . C est la rigidité et la complexité code du travail qui conduit à cela , dans l idéal ils aimeraient avoir des apprentis mais pas dans le contexte actuel. Dans le contexte actuel , c est trop risque , trop d emmer**** par rapport aux avantages. Alors des pans entiers de métiers artisanaux risquent de disparaître.

            3. Aristarque

              Val a complètement raison. Les patrons artisanaux laissent tomber l’ apprentissage si leur entreprise n’a pas assez de personnel pour encadrer en permanence le ou les apprentis. Un exemple de l’ ubuesque : l’ apprenti ne va pas aux cours du CFA obligatoires entre deux périodes de travail dans l’ entreprise. En conséquence, le CFA vous balance aussitôt une MED R+AR d’ adresser une MED R+AR sous 48H à l’ importun impétrant lui rappelant obligations et risques encourus, etc… Pas de lui adresser directement ladite MED avec copie à l’ entreprise… Il est bien connu que les artisans amateurs d’ apprentis ont un directeur du personnel+secrétaire pour ce type de paperasserie…

      1. Kékorésin

        Val, lorsqu’un ami me pose la question qui tue: « tu peux prendre mon fils/ma fille en stage? » Je ne peux pas répondre « vas te faire f… » De même que je ne peux pas lui dire à la fin du stage que son rejeton est un(e) abruti(e)! Alors, je mets mon cinisme de côté et essaie de faire en sorte que mes stagiaires apprennent deux trois trucs utiles, mais l’inertie est forte et cela demande pas mal d’énergie de ma part. C’est à la fois gratifiant et frustrant mais j’ai la faiblesse de croire qu’au bout du compte ça sert à quelque chose.

    2. petit-chat

      Et cerise sur le pompon, la rupture (résolution) même négociée entre un apprenti et son patron ne peut être que judiciaire : donc, obligation de passer aux Prud’hommes, souvent en conciliation, mais peut être aussi jugée sur le fond s’il y a du fric à gagner par le stagiaire… L’ignoble esclavagiste perd souvent.
      Sans rapport : le pire pour un (petit) patron c’est le licenciement économique : là, il est sûr de perdre car il ne prouvera jamais assez avoir cherché un autre emploi pour le licencié.

      1. gameover

        Non, la rupture peut être d’un commun accord et elle est enregistrée par les différents services concernés.

        Dans les autres cas (rupture unilatérale) c’est comme le droit des contrats donc demande de résolution judiciaire : on n’est pas dans un pays de sauvages quand même !

        1. petit-chat

          Je pensais que la rupture sans motif n’était possible que seulement durant les 2 premiers mois du contrat, équivalent à une période d’essais en fait.
          Gameover a raison, merci de la précision.

          1. Matthieu

            Un stagiaire peut mettre fin unilatéralement à son stage sans conditions.
            Un apprenti également, le patron a juste 2 courriers à envoyer pour acter la démission (notification).

            Attention aux termes :
            -résolution, c’est à dire annulation, signifie que le contrat sera considéré comme n’ayant jamais existé et les parties seront remises dans leur état initial. C’est une chose grave dont les critères de mise en oeuvre sont à rechercher presque exclusivement dans les conditions de forme de validité du contrat (dol, erreur, vice du consentement…).
            -résiliation, ou rupture, signifie que le contrat sera rompu pour l’avenir. C’est le cas dans vos propos il me semble. On demande donc la RESILIATION judiciaire.

            Les principes fondant le droit de rupture en matière sociale sont plutot à rechercher non pas du côté du droit des contrats, mais plutôt sur le droit des avant contrats, donc le droit civil.
            Comme pour les fiançailles : La rupture n’est pas fautive, seules les circonstances de la rupture peuvent être fautives. (ex: violences). Mais il va falloir démontrer une faute, un préjudice et un lien entre les deux.

  18. adena

    Ce n’est pas le nombre de stagiaires qu’il faut limiter par entreprise, c’est interdire les conventions de stage rémunérées moins que le SMIC. (et supprimer les VIE également)
    Et flexibiliser les embauches et les licenciements :
    _ en supprimant les indemnités d’ancienneté versées en cas de licenciement
    _ en supprimant la nécessité d’une cause réelle et sérieuse pour licencier
    _ en instaurant juste une taxe pour les entreprises qui ont un turn-over trop important (étant donné que ces entreprises même si elles embauchent entraînent des surcoûts pour le système d’assurance-chômage).
    _ en supprimant les périodes d’essai étant donné que CDD et CDI n’existent plus mais que tout contrat de travail est désormais un CDI sans garantie en cas de perte d’emploi (si ce n’est l’assurance-chômage du fait des cotisations versées)

    Avec ça on devrait avoir un système libéral où le patron peut presque librement embaucher et licencier sans se poser la question de savoir si ça risque de lui coûter ensuite une fortune aux prud’hommes, respectueux du travail des salariés et empêchant l’exploitation éhontée (pas de salaires inférieurs au SMIC sous prétexte que vous êtes jeunes et que si vous ne voulez pas du stage, plein d’autres sont prêts à se faire exploiter à votre place), et comportant malgré tout quelques gardes-fous en cas de grave crise économique (faire payer une taxe pour les entreprises à fort turn-over dissuade l’ensemble des entreprises de toutes licencier en même temps de façon importante en cas e grave crise).

    Le système étant devenu simplifié (puisqu’on peut licencier ou embaucher facilement), le délégué syndical ne sert plus à rien et on peut également supprimer son statut qui empêche de le licencier

    1. Matthieu

      Moi je plaide plutôt pour la solution inverse (en tout cas dans une première phase).

      On garde les règles du code du travail que vous avez parfaitement résumé (et qui ne sont pas si nombreuses malgré ce qu’on en dit). Mais on supprime ces conneries de cotisations et taxes qui font qu’un salarié coute 2x son salaire.

      1. gameover

        Si tu penses que les 3000 pages du Code du Travail ont été résumées par adena c’est que tu ne l’as jamais ouvert.

        Prends la dernière version car on y ajoute une page tous les 3
        jours en moyenne.

        Penche toi aussi sur les commentaires et les jurisprudences car il est tellement bien écrit qu’il ne se suffit pas à lui-même.

        1. Matthieu

          Je l’ouvre très très souvent (et utilise toujours les mêmes articles). On fait souvent référence à la version commenté du code du travail pour insister sur son épaisseur. Mais ses principes sont très simples: protection des travailleurs, protection des grévistes…
          Le code du commerce ou le code civil sont plus petits mais au combien plus complexes à appréhender.

          En somme on pourrait très bien résumer le code du travail sur 5 pages et conserver le même degré d’exigence du droit social. Donc pour moi, le salut de l’emploi des jeunes ne passe pas par là. Ca serait très illusoire de le croire.

          Le coeur du problème est purement financier.

    2. gameover

      Evite de te réclamer du libéralisme en pronant le SMIC et toutes ces réglementations… tu vas te ridiculiser.

    3. Shade

      De mon coté, je reste sur mon idée de limiter a 1 stage par diplome…d’une durée de 3 a 12 mois en fonction de la complexité du poste (desolé mais agent d’ambiance de la RATP ou faire traverser les môme a la sortie de la petite école, ça demande pas 6 mois a apprendre XD )..et ça responsabilisera tout le monde au niveau des choix.

      Le fait de mettre le stage au SMIC pourrait aussi calmer mais j’y crois moins (effet goulet)

    4. channy

      « Et flexibiliser les embauches et les licenciements :
      _ en supprimant les indemnités d’ancienneté versées en cas de licenciement
      _ en supprimant la nécessité d’une cause réelle et sérieuse pour licencier »
      Ok mais en compensation on déplafonne les « indeminités prud’hommales « si l’entreprise est condamnée par un tribunal

  19. Claribelle

    Il y a stage et stage. Chez les plus jeunes, le stage d’observation de 3è (1 semaine dans la boite de papa ou maman ou chez la boulangère du coin) ne sert pas à grand chose mais les stages obligatoires de CAP/BEP qui mettent des enfants, en général mauvais à l’école, à faire du « pratique » leur permettent souvent de trouver leur vocation. Mais je ne pense pas qu’il soit question de ces stagiaires-là.
    Ensuite il y a les stages pour les étudiants à bac+1, +2, +3, +4, +5 etc.
    Les BTS et DUT demandent en général 1 stage par an, les écoles d’ingénieur et de commerce au moins 3 sur 5 ans, les universités demandent 1 stage en licence (en général en L2 ou L3) puis 2 en master (1 par an). Les écoles privées de tout et n’importe quoi en demandent aussi souvent 1 par an. L’Etat y a mis son nez en encourageant la mise en place de stage dans les cursus (afin que les étudiants aient un CV leur permettant de postuler avec une expérience minimum) tout en interdisant les stages hors formation (faux étudiants) ou trop longs (hors alternance); il a aussi obligé à payer les stages de plus de 2 mois (à 436€/mois minimum).
    Résultat: les étudiants cherchent des stages et stressent (surtout dans certaines formations où les stages sont rares). Les entreprises reçoivent des milliers de réponses à leurs offres et autant de candidatures spontanées (ce qui oblige parfois à avoir un stagiaire pour trier les candidatures). La multiplication des stages dans les formations et l’habitude pour les entreprises d’en recevoir les rend ensuite plus difficiles quand il s’agit d’embaucher « en vrai ». Un CV peu rempli sera jeté au panier même pour un job ne demandant pas vraiment d’expérience. Le système se mord donc la queue…

    Pour ma part, j’ai un fils qui a raté un M1 faute de stage dans sa branche et une fille en M2 qui cumule déjà plus de 6 stages (de 1 à 6 mois). Si ses premiers stages étaient peu payés (au minimum), ceux de master effectués dans des grosses boîtes lui rapportent plus de 1000€ brut.

    1. channy

      « Un CV peu rempli sera jeté au panier même pour un job ne demandant pas vraiment d’expérience »
      Tout comme un CV rempli de stage, ou de Cdd courtes durées(ex:1-2 mois pendant l ‘été).

    2. royaumont

      d’accord avec Claribelle, il y a stage et stage.
      Les étudiants qui ont besoin d’un stage pour valider leur diplome n’ont rien de commun avec ceux envoyés par Pol.
      Les premiers savent pourquoi ils sont là, les second servent surtout à dégonfler les statistiques du chômage (vous savez, la fameuse courbe dont l’inversion devait valoir une gloire à perpétuité à Godillot 1er).
      A taper sur les stagiaires, ils vont finir par se mettre une balle dans le pied !

  20. Celes

    A noter aussi que cette loi, ce sont les internes en médecine qui en auraient le plus besoin, de tous les stagiaires, ce sont les plus exploités :
    – Obligés de faire le sale boulot dont personne ne veut
    – De se plier à des tâches contraires à leurs convictions
    – De fermer leur gueule même sur des traitements infâmes
    – Aucune possibilité de dialogue en cas de volonté d’invalider du chef de service, il est seul juge, et il en abuse souvent
    => Sinon le stage est invalidé et ils repiquent une année

    Le statut des internes enceinte a heureusement été revisité, elles peuvent maintenant prendre un stage qui ne les déclasse pas si elles ne peuvent pas faire les 4 mois/6 nécessaires à la validation.

    Seulement les internes ne sont pas stagiaires, ils sont le statut batard de salariés + étudiants, avec tous les désavantages des uns et des autres (pas de couverture santé au début, heures sup+++, salaire inférieur au SMIC horaire, etc.).

    Pas étonnant que l’on fabrique une génération de docs avides de thune parce qu’ils ont raté leur vie personnelle durant leurs meilleures années avec un rapport salaire/temps largement < 1…

  21. marie

    Cette mesure va être un fiasco total et va encore plus pénaliser les gens qui recherche ce type de contrat. je sors à peine de formation d’école de commerce et nous avons tous éprouvé des difficultés pour trouver un stage (quelque soit le secteur d’ailleurs..). Mais rassurons-nous! le gouvernement nous a déjà augmenté cette année ( nous sommes passé de 409€ à 417€ youhou, ce mois-ci, je ne peux toujours pas payer mon loyer ET manger, mais je peux aller au cinéma!!!) et a d’ors et déjà interdit les stages de plus de 6 mois (ce qui fait que certaines entreprises ont déjà décidé de ne plus passer par ce type de contrat… bye bye les stages « intéressants » qui ne se limitent pas à la photocopie!).
    Autre remarque, je suis allée faire un stage en Belgique où les Belges éprouvent déjà mille et une difficultés à trouver un stage; les entreprises préfèrent nous recruter du côté Français de la frontière car en Belgique, les stages sont limités à trois mois…
    Bon courage aux futurs chercheurs de stage Français!

  22. Martini

    La connerie n’a vraiment pas de limite.

    Cela fait 4 ans que je fais des stages dans le cadre de mes études, deux fois j’ai eu la surprise de voir mon salaire le dernier mois augmenté au niveau du smic, comme une prime de départ (sur deux/trois mois de stages à 1/3 du smic initial, rendez vous compte). Simplement parce que je bossais, souvent bien plus que les 39 heures (dans mon métier, c’est chose ultra courante). Du coup, ça me confortait dans mon idée de travailler pour être bien payer. Une fois je n’ai pas été payé, et bien, tant pis, rien ne stipulait que je devais l’être, un contrat est un contrat.

    Ai-je besoin d’un connard pour légiférer tout ça ? Non.

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