Le fascisme vous salue bien

Quentin avait 23 ans et assurait la sécurité des militantes du collectif Némésis, une association de protection des femmes, lors d’une action à Lyon en marge d’une conférence donnée par l’égérie d’extrême-gauche Rima Hassan. Il a été pris à partie et lynché par des militants se réclamant de l’antifascisme, dont certains sont affiliés à la Jeune Garde, ce groupuscule fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en Conseil des ministres en juin 2025.

Notez bien le « lynché » : il ne s’agit pas d’une petite bousculade, il n’a pas été légèrement contusionné au cours d’un échange de points de vue un peu vif, mais bien lynché et transporté inconscient à l’hôpital. Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale puis est décédé ce samedi sous les coups d’un antifascisme moderne, cette étiquette qu’on colle sur les battes de baseball pour s’assurer que les coups portés soient démocratiquement corrects.

Ce qui vient de se passer, et l’outrage qui monte sur les réseaux sociaux notamment, démontre plusieurs choses essentielles.

D’une part, c’est la façon dont la presse française a relaté ces événements qui interpelle quiconque possède encore un minimum de bon sens et de décence.

Comme l’extrême-gauche se retrouve, une fois de plus, du très mauvais côté de l’affaire, les rédactions journaleuses se sont empressées de minimiser les faits avec un zèle stakhanoviste : BFMTV par exemple rivalise d’euphémismes, France Intox parle d’agression sans évoquer l’issue fatale,… Le JDD a même documenté l’indignation suscitée par des médias parlant tranquillement de « rixe » et d' »affrontements » là où les images et les témoignages décrivent sans ambiguïté un passage à tabac en règle, mortel de surcroît. La dissymétrie des coups semble se corriger avec la symétrie des titres.

La mécanique est rodée : il s’agit d’abord d’opérer un renvoi dos-à-dos des violences, comme si l’agresseur et la victime partageaient une responsabilité symétrique. L’épave journalistique Libération n’a pas failli à sa réputation de médiocrité en titrant fièrement sur un « militant d’extrême droite grièvement blessé après une rixe », trouvant même le moyen de propulser Quentin à l’extrême-droite et jeter Jordan Bardella dans l’affaire, parce qu’il ne faudrait pas que le lecteur oublie où se situe le vrai danger, n’est-ce pas.

Le Progrès, lui, a offert un cas d’école saisissant de dissonance rédactionnelle : son titre évoque sobrement « une rixe entre ultragauche et ultradroite », là où l’URL de l’article, vestige probable d’une première version plus honnête, conserve les mots « lynchage », « ultragauche accusée », « état grave » et « conférence de Rima Hassan ». On imagine la réunion de rédaction où quelqu’un a jugé que ces détails étaient superflus pour la bonne compréhension du lecteur. Inutile de s’étendre sur le fait que c’était un lynchage, que les assaillants étaient d’extrême-gauche, que la victime était entre la vie et la mort : tout cela aurait encombré un titre déjà bien chargé.

La presse française ne ment plus. Elle reclasse.

Il faut dire que l’affaire est particulièrement embarrassante, tant pour la presse que pour La France Insoumise.

Parmi la meute qui s’est acharnée sur Quentin, on trouve notamment Jacques-Élie Favrot, au parcours militant cohérent qui est assistant parlementaire LFI du député Raphaël Arnault, un antifa violent déjà condamné en mars 2025 pour violences volontaires en réunion suite à une agression survenue (quelle coïncidence géographique !) à Lyon en 2021. Il est toujours délicat de disserter sur la montée de la violence d’extrême-droite quand ce sont vos propres collaborateurs parlementaires qu’on retrouve dans les expéditions punitives d’extrême-gauche.

Mais au-delà de ce que cette couverture médiatique dévoile sur l’état moral de la presse française, il convient de souligner un point essentiel : rien de tout ceci n’arrive par hasard.

Les exactions de l’extrême-gauche se multiplient depuis des années sans rencontrer la moindre résistance sérieuse. On ne compte plus les invasions de facultés par ces sections violentes – de l’occupation de Tolbiac en 2018 à la prise de contrôle de Sciences Po Lyon par la Jeune Garde en 2024 en passant par l’évacuation policière de la Sorbonne la même année. On ne compte plus les interruptions de conférences jugées idéologiquement déviantes : Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage – et les intimidations physiques devenues routinières. Les black blocs, qui se réclament eux aussi de cette mouvance, détruisent systématiquement du mobilier urbain, des vitrines et des véhicules à chaque manifestation, qu’il s’agisse des banques saccagées à Lyon en 2023 ou des 600 commerces dévastés sur les Champs-Élysées en 2019, dans une indifférence générale qui confine à l’approbation tacite.

Tout cela est devenu si banal que plus personne ne s’en étonne, ce qui est précisément le but recherché : la violence politique devient structurelle le jour où elle cesse d’être scandaleuse.

En pratique et comme l’explique le criminologue Xavier Raufer, cette violence n’est pas un dysfonctionnement du système mais elle en est bien une composante fonctionnelle. Le pouvoir en place tolère – et parfois encourage implicitement – l’existence de ces groupes violents parce qu’ils servent un objectif politique concret : ils permettent d’entretenir un climat de tension permanente qui justifie des mesures d’exception, de discréditer par association toute opposition au régime, et de maintenir les citoyens dans un état de sidération où la soumission passe pour de la sagesse.

L’extrême-gauche violente est le chien d’attaque que l’on garde sans laisse, en feignant de ne pas voir qu’il mord, parce que sa seule présence suffit à faire rentrer tout le monde dans le rang.

L’explication peut sembler hardie, mais l’actualité la confirme de façon éclatante. Il suffit de regarder ce qui s’est passé le jour même où Quentin tombait sous les coups de nervis antifascistes : Emmanuel Macron annonçait vouloir mettre en place une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites et racistes ».

Admirable simultanéité : le jour même où s’exerce la violence politique réelle, physique, brutale, celle qui tue un garçon de 23 ans, de la gauche vers ses adversaires, le chef de l’État annonce forger un outil juridique taillé sur mesure pour éliminer de la compétition électorale quiconque déplaira au pouvoir.

Moyennant quelques accusations bien placées – et l’on sait avec quelle générosité le qualificatif de « raciste » est distribué ces temps-ci – les listes électorales de candidats vont nettement se clarifier. Parions que disparaîtront promptement les opposants sérieux à cet extrême-centre macronien, lequel englobe au besoin toutes les tendances de la gauche, y compris la plus radicale, pour garantir qu’aucun vent populaire réellement favorable aux libertés ne puisse souffler sur les urnes.

Ainsi, comme un pied calleux dans un chausson moelleux, la France s’installe confortablement dans le fascisme. Le vrai, pas celui qu’on agite depuis trop longtemps comme un épouvantail dans les manifestations syndicalistes propres sur elles. Le vrai, celui qui frappe un jeune homme à mort dans la rue et le relègue au rang de simple participant à une « rixe » dans les colonnes du lendemain. Celui qui fabrique des lois pour exclure les dissidents du jeu démocratique. Celui qui laisse prospérer une milice idéologique en échange de son silence complice sur tout le reste et en vue de services futurs.

Et exactement comme prévu, c’est par l’antifascisme que tout arrive, inéluctablement. La formule prêtée à Churchill selon laquelle « les futurs fascistes s’appelleront antifascistes » n’est plus un aphorisme : c’est un compte-rendu.

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Commentaires104

  1. Higgins

    Complément : pgibertie.com/2026/02/15/le-terrorisme-gauchiste-est-la-maladie-infantile-du-bloc-central-qui-est-la-veritable-extreme-droite-le-sevice-public-de-lodieux-visuel-son-instrument/

    1. Higgins

      Ce qui m’inquiète dans ce dossier, c’est l’instrumentalisation qui est faite de l’outil juridique. À coup de lois d’exception, il est facile de tuer toute liberté d’expression. Je trouve assez malsain cette attitude de l’exécutif ou de tout autre structure de vouloir étouffer le débat au nom de principes forcément louables. Les déclarations récentes du Mignon à ce sujet m’inquiètent beaucoup. Déjà que le débat politique est au 36ème dessous, ça ne va pas arranger les choses. L’enfer est vraiment pavé de bonnes intentions.

      1. Dom17

        Le principe qui consiste à interdire la haine, ou pire l’incitation à la haine, n’est pas louable.
        Un Etat qui légifère sur les sentiments est un Etat totalitaire.
        Le pire est que cela va de pair avec un laxisme bien ciblé pour des actes légalement répréhensibles, du moment que ça sert les intérêts du pouvoir

  2. Theo31

    Faut être une grosse merde pour tabasser un homme au sol.

    Le premier but du fascisme, qu’il soit rose, vert, rouge ou brun, est de tenir la rue.

    1. Grosminet

      @ Theo31 16 février 2026, 9 h 16 min
      « Faut être une grosse merde pour tabasser un homme au sol. »
      Quand t’es un gaucho t’es forcément une grosse merde.

        1. Grosminet

          @ Pierre 82 16 février 2026, 9 h 58 min
          « Mais est-ce que tabasser un gauchiste fait de vous une grosse merde, donc également un gauchiste »
          Question sans objet, dans un monde normal un gauchiste ça se tabasse pas, ça se pend.

          1. Dom17

            Peu importe son appartenance, un criminel doit être puni.
            A force de tordre le code pénal en prenant en compte ce que SONT les prévenus davantage que ce qu’ils FONT, voilà où nous en sommes.

  3. Gaston

    La question maintenant est comment lutter contre ces chemises brunes ou noires ?
    Outre-atlantique ils sont nombreux à nous estimer perdus.

  4. Blondin

    Mention spéciale à Audrey Goutard ce matin sur France Info.
    ‘attendons d’avoir des preuves ! » braillait elle de manière agressive.
    J’ai même cru qu’elle allait s’en prendre physiquement à A. Bouilhaguet qui tentait – très très timidement – de faire un lien Jeune Garde – LFI.

  5. Blondin

    En plus d’être totalement incompétents, les sinistres « marcheurs » et autres centristes sont des incultes.
    Penser que favoriser des miliciens peut permettre de garder le pouvoir…
    S’ils avaient deux sous de culture historique, ils sauraient que l’instrumentalisation des milices violentes se termine toujours mal et la plupart du temps se retourne contre ceux qui ont pensé les manipuler.
    L’homoncule narcissique qui occupe l’Elysée est décidément méprisable au plus haut point.

    1. bob razovski

      Ca a très bien fonctionné en urss.
      Ils avaient même repris le terme anglais « hooligan » pour indiquer que c’était une intrusion externe contre laquelle le paradis prolétarien se battait plutôt qu’un machin interne gentiment piloté par les services popovs.

    2. Pierre 82

      Sans vouloir abuser du point Godwin, il s’agit pour ces milices de semer la terreur parmi les opposants.
      Ca a marché avec les SA dans les années 20-30, parce qu’ils voulaient PRENDRE le pouvoir.
      Dans ce cas-ci, c’est l’état lui-même quiu organise la violence, juste pour CONSERVER le pouvoir.
      Pas dit que ça fonctionne aussi bien…
      Et de toutes façons, ça leur reviendra dans la gueule.

      1. Higgins

        Et de susciter un drame style le décès d’un gentil antifa face aux méchants. Pas de bol pour eux, c’est l’inverse qui s’est produit…

        1. CPB33

          pour l’instant ! j’ai bien peur que tout ça soit oublié la semaine prochaine et même avant, comme l’assassinat de Lola ou les attaques à Crépol par exemple

          1. Blondin

            L’assassinat de Lola ou Crépol, je pense que personne ne les a oublié…. à part la classe jacassante bien sûr.
            Même les jeunes sont à droite maintenant. Ce n »est pas un hasard.

          2. Higgins

            Je ne pense pas. Il y a des images et l’affaire est grave. Ce qu’il faut de observer, ce sont les éventuels contre-feux qui peuvent être allumés dans les médias style dénégation ouverte (attendons les preuves !!!) ou les tentatives d’amalgame style oui c’est mal mais il était d’extrême-droite alors il l’a bien cherché. Ça a déjà commencé.

      2. durru

        Pour les SA, ça a tellement bien marché *aussi* parce que les cocos faisaient pareil et donc le choix était entre une violence et l’autre, pas entre la violence et la vie paisible…

    3. Aristarkke

      « l’instrumentalisation des milices violentes se termine toujours mal »
      Mais tant que ça passe crème, pourquoi changer de cheval au milieu du gué ?

      1. Grosminet

        @ Franck 16 février 2026, 9 h 32 min
        « personne ne devrait finir comme ça »
        Bien sûr. On peut au moins se consoler en se disant que la justice fera son travail…

          1. Grosminet

            @ QuisesouvientdesHommes 16 février 2026, 10 h 51 min
            « Ou pas, on peut craindre le pire avec une justice aussi politisée »
            Bien sûr. J’aurais dû mettre un smiley… je veux bien parier dix balles que y’aura pas un jour de prison ferme de distribué dans l’affaire.

  6. Pheldge

    « Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage » On me pardonnera de ne pas pleurer sur leurs malheurs, les deux ayant été des acteurs majeurs de la bienveillance accordée aux gauchistes, la première étant à la ville Mme Lionel Jospin, quant au second, par décence … 😉
    Les deux méritent un Bossuet award en or massif !

    1. Certes oui mais fondamentalement, ils illustrent fort bien le mécanisme : ils mettent en place le fascisme et finissent par se le prendre dans la gueule et tous ceux qui suivent doivent nettoyer leur merde.

        1. Blondin

          Ce côté boomerang est ce que je précise plus haut.
          Maintenant, sur ce sujet des interventions et autres conférences qui ne peuvent se tenir sur les campus, on notera le silence assourdissant des ministres de l’EN.
          Leur mission consiste aussi à garantir la tranquilité sur les campus et la pluralité des enseignements….

          1. Pierre 82

            « garantir la pluralité des enseignements » ?
            En êtes-vous sûr ?
            Car depuis quelques décennies déjà, les universités en occident sont devenues des lieux de propagation de la bonne parole gaucho, et rien d’autre.
            On assiste juste à un raidissement de leurs positions, mais ce n’est pas un signe de bonne santé.

            1. durru

              « depuis plusieurs décennies » en France (et probablement quelques voisins d’Europe continentale), ailleurs c’est clairement moins de deux décennies… Et même que c’est en train de s’arrêter net, ailleurs…

                1. durru

                  Jusqu’à très récemment, il y avait (même si en minorité) l’expression de tous les courants d’opinion dans les universités US.
                  Et avec le « defunding » 😀 des universités Ivy League à cause de leur militantisme trop ostentatoire, plus la création de nouvelles structures, le marché fait son boulot.

              1. Aristarkke

                Aux USA, ça reflue. Hier traînait un article américain au sujet du dernier film « Blanche Neige » en mode woke avec une héroïne qui n’a plus dans ce film de blanche que dans son nom qui se solde par une perte de 176 M$ en exploitation…
                Onc’ Picsou n’aime pas ce genre de considérations financières…

            2. Pheldge

              c’est plutôt « garantir la bonne conformité des enseignements » : il y a une bonne pensée et une seule, leur rôle est de garantir sa propagation.

            3. Aristarkke

              « garantir la pluralité des enseignements » ?
              Tant que ce sont ceux divers de la gauche plurielle chère à l’autre empaffé Lionel J., no problémo pour m’assurer, Pierre.

            1. Blondin

              Certes mais le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sont subordonnés à celui de l’EN.
              Pour répondre à Pierre, durru et pheldge, je persiste la mission est de garantir la pluralité , même si, dans les faits, ce n’est pas le cas.
              Et c’est bien le problème.

              1. Dom17

                Garantir la pluralité dans les universités est incompatible avec la préparation d’une élite intellectuelle libre…
                Bilan: entre les écoles de journalisme et les universités, le socialisme a un bel avenir dans notre pays.

              2. durru

                « la mission est de garantir la pluralité , même si, dans les faits, ce n’est pas le cas »
                Tout comme la devise de la république c’est « liberté, égalité, fraternité », mais on les cherche. Ou comme le préambule de la constitution c’est la DDHC qu’on fait même plus semblant de suivre.
                Et après on se demande pourquoi les plus doués s’en vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte…

                1. Aristarkke

                  Durru, sois raisonnable : l’égalité dans les revenus disponibles après prélèvements obligatoires, est perpétuellement recherchée et proche d’être atteinte puisque nous passons en mode revenu résiduel que l’Etat, dans une mansuétude des plus étonnantes, accepte de nous laisser utiliser…
                  Mais pour les deux autres concepts, ce n’ est même plus au canif que c’est combattu mais à la machette….

      1. Pheldge

        ce qui me désole, c’est que ça aurait dû leur ouvrir les yeux, hélas, mille fois hélas, on dirait qu’ils ne sont pas équipés pour comprendre … ça me rappelle Tapie quand il avait subi un « home jacking » qui avait tenté de parlementer avec ses agresseurs « mais j’ai toujours été de votre côté … »

        1. durru

          C’est pas comparable, Philou…
          Tapie serait resté « de leur côté » en leur facilitant la tâche.
          Sylviane et François auraient dû comprendre par eux-mêmes que les sujets qu’ils voulaient évoquer n’étaient pas acceptables en démocratie et tout faire pour que personne n’en parle. Mais, comme tu dis, ils n’ont rien compris…

          1. Pheldge

            je pense que question déni de réalité les trois se valaient, aveuglés par la « nécessaire lutte contre l’extrême droite raciste et xénophobe » …

            1. Dom17

              Visiblement ils ignorent que les extrêmes-droites du siècle dernier venaient de la gauche(*). Quant au racisme, si on le sort du champ des opinions pour le considérer par sa conséquence principale, la discrimination, les anti-racistes devraient balayer devant leur porte: il n’y a pas plus raciste qu’eux.
              Enfin, la xénophobie est un terme destiné à couvrir le fait qu’on a transformé un problème politique – l’immigration – en une question morale qui permet à la gauche de donner des leçons urbi et orbi.
              (*) « Les fascistes et les nazis n’ont pas eu grand chose à inventer. La tradition d’un mouvement politique nouveau, envahissant tous les domaines de la vie, était déjà établie en Allemagne et en Italie par les socialistes. Ce sont les socialistes qui ont mis en pratique la conception d’un parti politique qui dirigerait toutes les activités de l’individu, du berceau jusqu’au tombeau, qui lui dicterait ses opinions sur chaque chose, examinant tous les problèmes à la lumière d’une philosophie partisane. » (La route de la servitude, F. Hayek)

  7. Steph

    Dans un article de Libération vu sur le téléphone, Thomas Legrand compare l’action des antifa à une action fasciste car l’antifascisme est et doit rester non violent sauf pour se protéger
    Quand rigole-t-on ?

      1. Pheldge

        le chœur des bien pensants va abonder dans son sens : ce sont de mauvais élément qui ont fait ça, être antifa, c’est autre chose, et la foule rassurée applaudira, et recommencera à conspuer les vrais fasciste qui ne peuvent qu’être d’extrême droite, et tout rentrera dans l’ordre.
        Et pendant ce temps là, comme rappelé dans le billet, l’extrême centre disposera bientôt d’excellents outils législatifs, qui lui permettront de mettre hors jeu tous ceux qu’il pourra qualifier d’extrémiste. Comme je le remarquais hier dans un commentaire, tactiquement, c’est bien joué …

        1. Taisson

          Sardine Ruisseau sur France info ce matin:
          « Nous avons besoin des antifas et de la jeune garde… »
           » D’ailleurs j’ai moi même été confrontée à des OAS qui venaient chercher à m’intimider alors que je donnais une conférence… »
          La pauvre n’était pas née à l’époque de l’OAS !
          Je suis sur qu’elle croit ce qu’elle raconte. C’est du domaine de la psychiaterie !!
          « La violence est inadmissible, bla bla bla…  »

          Le vrai problème n’est pas S.R. mais c’est que des gens votent pour elle et ses copains, et qu’ils vont recommencer à chaque occasion.
          Journalistes, profs, magistrats, et leurs suiveurs n’ont jamais manqué aux écolos LFI à chaque consultation.
          Ils ont déjà le pouvoir du verbe, des opinions « bien » et de la rue…
          les cadres de l’administration les regardent avec bienveillance, et leurs enfants militent ou sont carrément casseurs »révolutionnaires ».
          Ils ne comprennent pas pourquoi il leur manque le pouvoir officiel !!

          En face, un Bardella, intelligent et excellent politique, mais qui n’a jamais rien fait d’autre !
          Je lui souhaite bonne chance…

        2. Dom17

          L’extrême centre qui est en fait, le parti de la haute finance, joue habilement sur des oppositions entre extrême droite et extrême gauche, partis qu’il utilise comme des pions sur l’échiquier politique.
          Le vrai fascisme est à l’extrême centre « Le fascisme est l’enfant des noces entre le socialisme et la soumission à la Banque » (Pierre de Villemarest, « complicités et financements soviéto-nazis »)

  8. Higgins

    Voici un résumé du match de rugby France-Galles. Je ne l’ai pas vu mais le match devait être beau et tous les essais sont magnifiques : youtu.be/3UzYHLG0zSg?
    Je ne serai pas surpris que ce sport subisse prochainement les foudres du kandubien. En effet, on entend beaucoup la Marseillaise en toile de fond et l’équipe de France de rugby parait bien blanche en comparaison de son homologue du football. Ça viendra par de discrètes allusions mais j’ai eu l’impression que cette Marseillaise, chantée à l’unisson des supporters, venait comme un cri d’attachement à un vieux pays hélas en dérive dans bien des domaines du fait de l’impéritie de la classe politique.

    1. Blondin

      Cher Major,
      Match à sens unique, les Bleus sont en grande forme.
      Effectivement le public du rugby scande la Marseillaise à longueur de match. Et l’innénarrable Libération a trouvé « rance » la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde (rance devant se lire comme « sale blanc fier de ses racines »).
      Mais
      Il y a quand même pas mal de non blancs dans le XV de France, notamment des joueurs néo-calédoniens ou wallisiens.
      Et puis, dans les années 2010, l’emblématique capitaine était Thierry Dusautoir (qui est noir) des années avant que le football y songe et encore récemment Gaël Fickou (noir lui aussi) a été capitaine.
      Compliqué pour le Kandubien d’attaquer sous cet angle.

  9. Rick_Enbacker

    C’est quand même incroyable cette amnésie qui frappe les politiciens indignés qui condamnent fermement les violences des nervis de LFI avec les voix desquels ils se sont fait élire il y a deux ans. Personne dans la presse mainstream pour le rappeler.

    1. nemrod

      C’est leur assurance élection la lutte contre l’extrême droite ( c’est à dire toute la Droite ) tout simplement.
      Pour l’instant ça fonctionne à tous les coups ou presque.
      Vous ne croyez tout de même pas que ces gens ont des convictions…des « valeurs » comme ils disent ?
      Non, ce sont des opportunistes qui feraient n’importe quoi pour péter dans la soie en ne branlant pas grand chose et en n’étant responsable de rien…ce qui pour moi est la meilleure définition de leur métier de Député.

      1. Rick_Enbacker

        Oui, ils n’ont pas hésité une seconde à faire élire à l’assemblée Raphaël Arnault et ses potes qu’ils condamnent maintenant fermement

    2. Habeas Corpus

      Mdr, Hollande qui a eu des soucis à Lille en 2019 , et qui s’allie avec les nervis lfistes après pour un strapontin.

      l’opportunisme décérébré des politiques ne me lassera jamais …

  10. Cerf d

    On remarquera que Xavier Rauffer, malgré une certaine clairvoyance, ne peut s’empêcher de fustiger le « néo-libéralisme » présumé de Macron.

    Un autre Bossuet awards.

    1. Pierre 82

      Je ne cesse de le répéter, mais dans l’esprit de beaucoup, « néo-libéralisme » est synonyme de « capitalisme de connivence », dès lors qu’on creuse un peu pour comprendre ce que les gens veulent dire.

      J’ai déjà noté que si on veut que nos idées commencent à se répendre, on devrait peut-être se débarrasser de l’étiquette « libérale », qui est trop connoté « connivence ».
      Désolé, mais on s’est laissé déposséder de notre étiquette, et je pense qu’on devrait vraiment plancher sur une appellation de rechange.

      Les mots évoluent, quoi qu’on y fasse, je l’ai souvent remarqué : des gens de mes connaissances franchement libéraux dans leurs actions et dans leur vie (entrepreneurs, en activité ou retraités etc…) pensent vraiment que « libéral » signifie une grosse multinationale qui arrive dans un pays pour raffler tous les marchés à l’aide du gouvernement qui, pour l’aider, accable de réglements et de taxes ceux qui bossaient jusqu’ici normalement, afin de les faire couler.
      C’est toujours le discours que j’ai entendu.

  11. durru

    Dimanche en voiture, le point info d’une radio spécialisée musique annonçait que l’enquête n’a pas encore réussi à identifier aucun des participants.
    Ça c’est l’information officielle. Le reste, c’est des rumeurs colportées par l’extrême droite pour faire vaciller la république.

    1. Higgins

      Ça progresserait et c’est heureux : lyonmag.com/article/150210/lynchage-de-quentin-a-lyon-cinq-a-six-suspects-identifies-tous-membres-de-la-jeune-garde

    2. QuisesouvientdesHommes

      La vérité c’est que depuis vendredi soir au plus tard, les témoins ont parfaitement identifié les tueurs, il y a des témoignages, il y a des vidéo, il y a tout ce qu’il faut pour attraper, juger et condamner…. dans un pays normal avec une Justice qui fait normalement son boulot…

  12. Gerldam

    Il n’y a pas que Libération à être un torche-cul. Hier soir, TF1 ne valait guère mieux.
    Seul Cnews a une attitude correcte ce matin.
    Je peux vous confirmer qu’en Hongrie, du moins dans la région où j’habite, on ne voit pas le quart du centième de la violence qu’on voit en France, alors qu’au dire de la macronie, le pays est aux mains d’un dictateur sanguinaire…

    Petit détail: je viens de recevoir une lettre d’Orbán me disant que le surcoût d’énergie, dû à un hiver particulièrement glacial serait pris en charge par le gouvernement. Aucun rapport bien entendu avec les élections législatives d’Avril prochain.

  13. Grosminet

    Je suis curieux de voir comment la justice va qualifier ces faits. Homicide involontaire ? Coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ?

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