« Epic Fury » : les véritables cibles de l’intervention en Iran

Samedi dernier, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, déclenchant une riposte iranienne dans l’heure.

Sans surprise, la presse de grand chemin fait ce qu’elle sait faire, à savoir du porridge facile à digérer mais nutritionnellement nul : comparer avec l’Irak en 2003, invoquer le spectre de l’enlisement, s’inquiéter d’une escalade incontrôlable, oscillant entre différents récits prévisibles, Trump l’impulsif manipulé par Netanyahu, Trump le néocon qui ne dit pas son nom, ou Trump l’incompétent qui s’est « enfermé dans son propre piège rhétorique » ou veut carrément aller « sécuriser le pétrole iranien ».

Ces récits négligent un point central : l’Iran est le point de convergence de deux guerres simultanées, une monétaire et une contre le crime international, et chacune est le « bonus » de l’autre.

Et pour comprendre pourquoi elles se rejoignent en 2026 sur le sol iranien, nous devrons remonter… à Obama.

L’indépassable pétrodollar

En janvier 2026, Trump enlève Maduro de son lit et l’expédie dans une prison américaine. Mais le régime chaviste (PSUV), la vice-présidente, les cabinets, l’appareil d’État, reste en place. En revanche, les sanctions sont progressivement levées, le pétrole vénézuélien revient sur le marché… en dollars, et plus en yuans. Car sous Maduro, le Venezuela vendait l’essentiel de son brut à la Chine, payé en renminbi ou en remboursement direct de prêts chinois, c’est-à-dire un flux pétrolier entier qui échappait au système dollar.

Concernant l’Iran, ce pays exporte entre 1,1 et 1,5 million de barils par jour, dont 90 % vers la Chine. Ces transactions se font là encore hors du circuit dollar, ici en yuan, via des intermédiaires, avec des remises de 8 à 10 dollars par baril par rapport au cours mondial. Pour Pékin, c’est une aubaine puisqu’ils ont alors du pétrole bon marché, un moyen de contourner les sanctions pesant sur l’Iran et un levier de dédollarisation.

À eux deux, le Venezuela et l’Iran représentaient environ 15 % des importations pétrolières chinoises et constituaient ainsi une vitrine d’un système alternatif prouvant qu’on peut commercer en hydrocarbures sans passer par le billet vert.

En frappant l’Iran, Trump ne tire pas un seul coup de feu vers la Chine mais il détruit son infrastructure de contournement du dollar, son accès au pétrole bradé, et la vitrine de sa stratégie de dédollarisation. C’est un tir par la bande, et c’est peut-être le plus dévastateur.

Dans ce contexte, on peut raisonnablement admettre que Trump ne vise pas des régimes mais plutôt des flux : le dollar représente encore 57 % des réserves mondiales selon le FMI, mais la tendance est à la baisse. Les BRICS testent des systèmes de paiement alternatifs comme mBridge, BRICS Pay ou token Unit. L’Iran était présenté comme le cas d’école de la dédollarisation réussie dans le commerce énergétique.

Notez le verbe « était »  : avec les rumeurs insistantes d’un retour de la Russie au dollar, un analyste d’Investing.com résume la logique avec une clarté brutale : « War with Iran is a One-Time Pop. The Putin Deal is a Systemic Reset. » (« La guerre avec l’Iran est un événement ponctuel. L’accord avec Poutine est une réinitialisation systémique. »).

En somme, si Trump parvient à neutraliser l’Iran et à ramener la Russie dans le circuit dollar, le mouvement BRICS de dédollarisation est sinon décapité au moins largement amoindri.

Ce n’est plus de la géopolitique mais de la plomberie monétaire.

Une guerre contre les réseaux

En préambule historique, rappelons qu’en 1953, la CIA et le MI6 renversent Mossadegh et installent le Shah sur le trône du Paon et 26 ans plus tard, le lâchent : des câbles diplomatiques déclassifiés révèlent que Khomeini a directement courtisé l’administration Carter depuis Paris en janvier 1979. « Vous verrez que nous n’avons aucune animosité particulière envers les Américains », écrivait-il ainsi en promettant que le pétrole continuerait de couler.

Carter envoie le général Huyser à Téhéran avec une mission décisive : convaincre les généraux royalistes de ne pas lancer le coup d’État qui aurait sauvé le Shah et l’armée se neutralise. Khomeini rentre sans résistance le 1er février. En coulisses, la logique est celle de la « ceinture verte » de Brzezinski dans laquelle un Iran islamiste vaut mieux qu’un Iran qui bascule vers Moscou.

Encore une fois, foin de morale, Washington ne choisit pas entre les régimes et la démocratie mais choisit exclusivement ce qui sert ses intérêts : le Shah montait les prix du pétrole à l’OPEP, développait un programme nucléaire autonome et devenait gênant. Khomeini promettait de vendre du brut et de tuer des communistes, il est devenu utile.

Et en 2008, un nouveau volet apparaît avec Obama.

Cette année-là, la DEA lance Project Cassandra depuis un centre top secret à Chantilly, en Virginie dont l’objectif est de cartographier et démanteler les réseaux financiers du Hezbollah, qui s’est métamorphosé d’organisation politico-militaire libanaise en « syndicat criminel international » avec trafic de cocaïne, blanchiment d’argent et ventes d’armes rapportant, selon les enquêteurs, un milliard de dollars par an.

Pendant huit ans, 30 agences américaines et étrangères collaborent. Les agents suivent des chargements de plusieurs tonnes de cocaïne d’Amérique latine vers l’Afrique de l’Ouest, l’Europe et le Moyen-Orient. Ils traquent les fleuves d’argent sale, blanchis entre autres par l’achat de voitures d’occasion américaines expédiées en Afrique. Et grâce à des témoins coopérants, ils remontent la conspiration jusqu’au cercle intime du Hezbollah et de ses sponsors étatiques en Iran.

Dans ce cercle, on trouve Abdallah Safieddine, envoyé du Hezbollah en Iran, considéré comme le pivot de tout le réseau criminel et chef de la « Business Affairs Component » du Hezbollah, supervisant le trafic international de drogue ; Ali Fayad (dit « Fayyad »), marchand d’armes basé en Ukraine (un hasard, sans doute), suspecté de fournir des armes lourdes russes à la Syrie pour le compte du Hezbollah et de reporter directement à Poutine ; le « Ghost », l’un des plus gros trafiquants de cocaïne au monde, sous inculpation scellée américaine, fournisseur d’armes conventionnelles et chimiques au régime d’Assad ; Ayman Joumaa, dont le réseau blanchissait jusqu’à 200 millions de dollars par mois en collaboration avec le cartel mexicain des Zetas.

Bien évidemment, les agents demandent l’autorisation de poursuivre, d’arrêter et de sanctionner tout ce petit monde. Et rencontrent un mur.

En mai 2010, John Brennan (alors conseiller d’Obama pour le contre-terrorisme, futur directeur de la CIA) explique publiquement que l’administration cherche à « construire les éléments modérés au sein du Hezbollah ». Pour Brennan, « Le Hezbollah est une organisation très intéressante ».

Bref, on l’aura compris : l’administration Obama n’a pas l’intention de faire le ménage, d’autant plus qu’elle entend conclure l’accord nucléaire avec l’Iran (le JCPOA) et va donc faire une obstruction systématique des enquêtes du Project Cassandra.

Le DOJ d’Obama refuse d’inculper Safieddine et d’appliquer la loi RICO (anti-mafia) au Hezbollah. Le Département d’État refuse d’attirer les cibles prioritaires vers des pays où elles pourraient être arrêtées, le Trésor refuse la désignation du Hezbollah comme « organisation criminelle transnationale significative ». Ali Fayad, arrêté à Prague en 2014, s’attend à ce que les États-Unis fassent pression sur la République tchèque pour l’extrader mais Washington ne fait rien. Poutine, lui, fait pression et Fayad est renvoyé à Beyrouth. Il reprend ses activités.

Katherine Bauer, ancienne fonctionnaire du Trésor d’Obama, témoigne devant le Congrès en février 2017 : « Sous l’administration Obama, ces enquêtes liées au Hezbollah ont été étouffées, par crainte de secouer le bateau avec l’Iran et de mettre en péril l’accord nucléaire. »

David Asher, l’expert en finance illicite du Pentagone détaché auprès de Project Cassandra, est plus direct : « C’était une décision politique. C’était une décision systématique. Ils ont démoli tout cet effort, méthodiquement, de haut en bas. »

Le résultat est simple : pendant toutes les années d’administration Obama, des chargements de plusieurs tonnes de cocaïne entrent aux États-Unis régulièrement, des centaines de millions de dollars continuent d’alimenter une organisation terroriste et les architectes du réseau restent en liberté.

Le 11 janvier 2018 (moins d’un mois après la publication de l’enquête explosive de Josh Meyer dans Politico), le procureur général Jeff Sessions annonce la création du « Hezbollah Financing and Narcoterrorism Team (HFNT) ». Il s’agit d’une équipe de procureurs spécialisés en trafic international de stupéfiants, terrorisme, crime organisé et blanchiment d’argent dont la mission est de reprendre à zéro les dossiers du Project Cassandra que l’administration Obama avait enterrés, et de poursuivre tous les individus et réseaux soutenant le Hezbollah.

Le signal est d’une clarté cristalline : ce que Obama a protégé, Trump va le détruire. Les dossiers gelés sont rouverts, de nouvelles inculpations sont émises, et des hommes d’affaires libanais liés au Hezbollah commencent à tomber.

Les résultats du premier mandat Trump sont modestes (le réseau est immense, tentaculaire, protégé par des États souverains) mais le message est posé.

L’arrestation de Maduro en janvier 2026 s’inscrit directement dans cette logique : le Venezuela n’est pas seulement un pays pétrolier qui vendait son brut en yuan mais c’est aussi un hub narcoterroriste du Hezbollah dans l’hémisphère occidental. Or, depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir en 1999, l’Iran et le Hezbollah ont méthodiquement implanté leurs réseaux au Venezuela.

On pourra citer par exemple Tareck El Aissami, vice-président puis ministre du Pétrole de Maduro d’origine syrienne druze qui a été inculpé par les États-Unis pour blanchiment d’argent et trafic de drogue liés au Hezbollah ou encore Adel El Zebayar, membre de l’Assemblée nationale vénézuélienne, qui a été inculpé en 2020 par le DOJ pour narcoterrorisme dans une conspiration impliquant le Hezbollah, l’Iran, la Syrie, les FARC et les cartels mexicains.

En 2022, un cargo vénézuélien a été intercepté en Argentine avec cinq Iraniens à bord, dont des commandants et opérateurs de la Force Quds du CGRI. Quant à l’île de Margarita, elle est devenue une base opérationnelle du Hezbollah, utilisant la diaspora libanaise comme couverture.

Comme l’a résumé Brian Townsend, agent de la DEA, « Ils blanchissent l’argent et fournissent les réseaux qui aident les cartels à déplacer des fonds à travers le Moyen-Orient. Ils prélèvent leur part du trafic de drogue, et ça finance leurs opérations. »

En fait, en enlevant Maduro, Trump n’a pas seulement frappé un flux pétrolier en dehors du dollar mais a décapité un nœud logistique du Hezbollah dans l’hémisphère occidental, le même réseau que Obama avait protégé pendant huit ans pour (officiellement) ne pas compromettre son accord nucléaire avec Téhéran.

Tout est lié

Les deux motivations (se débarrasser des trafics, calmer les ardeurs contre le pétrodollar) se renforcent mutuellement.

Chaque thèse, prise isolément, pourrait sembler insuffisante pour justifier une action militaire mais ensemble dessinent une stratégie cohérente.

Tout d’abord couper les flux de la dédollarisation (Venezuela puis Iran). Si la Russie suit, les BRICS perdent leurs trois vitrines pétrolières en dehors du dollar. Ensuite, démanteler l’infrastructure criminelle iranienne, avec le Hezbollah non seulement groupe terroriste mais aussi bras financier occulte de l’Iran, blanchissant des milliards via drogue, armes et réseaux bancaires parallèles. Et enfin, inverser la doctrine Obama en restaurant la priorité sécuritaire (le pétrodollar n’étant qu’un bonus).

Trump n’est pas George W. Bush et n’a aucun intérêt pour « l’exportation de la démocratie ». Son discours aux Iraniens (« Quand nous en aurons fini, prenez le pouvoir, il est à vous et c’est votre seule chance ») n’est pas du wilsonisme et montre que le régime qui suivra devra seulement ses premières heures à Washington. Trump n’est pas non plus un simple mercantiliste et l’aspect « démantèlement des réseaux » ajoute une couche de légitimité sécuritaire réelle (pas fabriquée comme les « armes de destruction massive » de 2003) : le Hezbollah fait effectivement entrer de la cocaïne aux États-Unis et l’Iran finance effectivement cette infrastructure. Les dossiers existent depuis 2008, Obama les a enterrés. Trump les a ressortis en 2018 et en 2026, il tire les conséquences opérationnelles.

Le Venezuela le confirme a posteriori : le régime PSUV n’a pas changé de nature, juste de monnaie de facturation et d’attitude vis-à-vis de l’Amérique.

Les analystes du Pentagone proches de la doctrine Colby (l’actuel sous-secrétaire à la Défense) savent que chaque porte-avions envoyé dans le Golfe est un porte-avions retiré du Pacifique face à la Chine.

Si Trump accepte ce coût, c’est que l’objectif est jugé stratégiquement décisif et les deux éléments présentés ici semblent justifier ce prix.

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Commentaires359

      1. Pheldge

        en fait son vrai nom serait Harry Stark, frère caché de Tony plus connu comme « Iron Man », sauf que notre Harry, lui, c’est selon les circonstances « Plumber Man », « Cooper Man », ou « Lead Man » avec son célèbre Doblo volant … 😉

        1. Aristarkke

          Copper man, s’teplait ! Un Doblo passé par John Cooper Works, ça colle mal. Plutôt Abarth comme sorcier…
          Bon sinon, il faut greffer en loucedé le 1,9LJTD monté dans les Alfa de la même époque qui tape les 150 HP…

  1. Aristarkke

    Dites donc, Monseigneur, de quelles sources disposez vous pour nous mettre sous les yeux, pareil article fouillé alors même que notre PreSStituée en est incapable alors qu’officiellement avec de plus grands et coûteux moyens !
    Jouez vous a être un Gérard de Villiers, toujours très bien informé des dessous d’affaires internationales ?
    Chapeau bas !

    1. Higgins

      On attend les passages avec SPS (Son Pheldge Sérénissime). 😉
      Beau billet extrêmement intéressant qui a le grand mérite de proposer un tout cohérent.

        1. Pierre 82

          Et puis, il ne faut pas se tromper de liens, non plus : si on veut, on peut démontrer, uniquement à l’aide de liens internet, qu’en fait, les USA viennent de prendre une grande claque, que les Iraniens sont plus que jamais soudés derrière leurs mollahs, et qu’Israël est à deux doigts de déposer le bilan.
          Ce ne sont pas les sources qui sont primordiales, mais bien l’art de les sélectionner de manière pertinente.
          C’est ce qu’on appelait jadis la vertu de prudence (ou de discernement), qui est une des 4 vertus cardinales…

        2. BilbonLeHobbit

          La mise en relation de faits entre eux est ce qu’on appelle l’intelligence
          Merci Patron pour ce billet éclairant.

        3. Pheldge

          bon, bin maintenant on attend que des lecteurs avisés – j’ai des noms – nous fassent partager les « excellentes analyses » les « points de vue intéressants » ou les « excellents articles complétant le billet du jour » de la concurrence, Verheaghe, Bertez, DME, JM, Aldo le platiste, sans oublier Tatiana, Rougeyron, Soral et Trotta pour faire bonne mesure … ah, et Castelnau, qui en ce moment brille de mille feux 😉

          1. Pierre 82

            Ah, Verhaeghe, il est en roue libre, de ce que j’ai vu. Il a trouvé un taf chez LFI, manifestement, mais dans sa version libertarienne.
            Après avoir été le créateur des « forces islamo-maçoniques », il postule maintenant comme porte-parole de Méchancon…

            Et DME, je présume qu’il doit être en train de gueuler. Je sais pas, il y a longtemps que je n’ai plus été voir.

            1. Higgins

              Ça devient pavlovien sur ce blog. Dès que des noms apparaissent, ils ont droit à tout. Maintenant, EV serait LFI !!! Voici sa dernière vidéo : youtu.be/suEsw7KGPu4?

              Ceci dit, si ces avis vous laissent coi ou vous indiffèrent, ne les écoutez pas et surtout, n’en prenez pas connaissance mais très sincèrement, ne venez pas nous les brouter, on s’en fout.

              1. Pheldge

                tiens voilà du Régis :
                regisdecastelnau.substack.com/p/agression-americano-israelienne-contre
                et ne vous privez pas de lire les billets sur les malheurs de Mélenchon ou la cabale contre LFI, c’est d’une profondeur rare.

          2. Aleph

            Personnellement, je ne comprends pas que le patron, qui nous a habitué à plus de rigueur, n’ait pas attendu que Jean-Noël Barrot livre d’abord son analyse. Il est mieux informé. Il a assisté aux conseils de défense. Il porte la parole de la France à l’international, ou guide celle du Président. En particulier, il sait quel rôle notre pays s’apprête à jouer.

            Le PA Charles de Gaulle est dans la Baltique, ne vous en déplaise.

            Ou bien il y aura des développements imprévus, et le billet sera obsolète très vite, par présomption hâtive, ou bien il est au contraire corroboré, mais a posteriori, et le billet aurait gagné en autorité à parler après le ministre et en se recommandant de lui.

            Et d’ailleurs, les Américains disent ouvertement que la France pourrait enseigner aux Gardiens de la Révolution à se soumettre à plat ventre comme elle-même le fait avec à peu près tout le reste de la planète.

        4. Dom17

          Oui, et ne pas partir de l’hypothèse que Trump est un parfait imbécile qui n’a pas une politique cohérente. Il a pourtant suffisamment affirmé que son ennemi était la Chine.
          Maintenant, on peut rêver d’une Amérique qui cesse de vouloir dominer le monde… quoi qu’il en coûte.

  2. CPB33

    et en plus de tout ça, ça va un peu plus sécuriser Israêl s’ils arrivent à décapiter pour de bon les ssbollahs !!!

  3. AtomeCrochu

    Merci pour cette analyse.
    La pieuvre du narcoterr0risme aurait-elle un tentacule sur notre beau pays ?

    Nos importateurs maroco-algériens ne sont pas très professionnels et n’ont pas la discipline des cartels et autres mafias (ce qui nous sauve en un sens), dixit X.Raufer.

      1. Theo31

        Dans les années 80, l’Iran avait une filiale en France nommée Action Directe, qui a tué Georges Besse et le général Audran.

  4. Aristarkke

    la DEA lance Project Cassandra depuis un centre top secret à Chantilly, en Virginie dont l’objectif est de cartographier et démanteler les réseaux financiers du Hezbolla
    Y trouvait-on la crème des agents secrets ?

  5. Theo31

    C’est là qu’on voit que les convictions de nombreux terroristes se cachent sous des montagnes de pognon.

    Les dirigeants du Hamas doivent une bonne part de leur fortune au pognon de Nicolas et au racket de la population de Gaza.

    1. MadeInCH

      Je constate que, de manière générale, quasiment tout les idéalistes qui vont se battre pour un idéal sont les idiots utiles de salopards.
      J’avais sorti un terme: les « scincères idiotement utiles ».

      1. Theo31

        Chez Greenpeace, ils ne voyaient pas de souci a être financé par Gazprom. Les ONG choisissent leurs combats en fonction de ceux qui les paient : GP ne s’est jamais opposé au gaz naturel.

        Les premiers dirigeants sont partis dans des paradis fiscaux avec des brouettes de dollars.

      2. Cerf d

        quasiment tout les idéalistes qui vont se battre pour un idéal sont les idiots utiles de salopards.

        Les Saint Jean Bouche d’or qui prêchent le martyre
        Le plus souvent d’ailleurs s’attardent ici bas
        Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire
        C’est leur raison de vivre ils ne s’en privent pas.

  6. CPB33

    le « projet Cassandra » n’aurait pas été bloqué par hussein O avant que ne soit découvert que l’argent de la coke avait financé sa campagne….

  7. Rob

    Félicitations pour ce papier de très haut niveau. Il relègue tous les articles de la presse dite sérieuse au rang de romance de feuilles de choux

  8. Higgins

    CNN annonce qu’un ou des avions américains ont été abattus au Koweït !!! Par qui et surtout comment ? Il ne le dit pas.

      1. La roussette

        Toujours pareil : il y a les bons et les mauvais chasseurs…
        Ou, un opérateur un peu fébrile sur le bouton rouge de tir !

        1. Higgins

          Les tirs fratricides sont un cauchemar pour les spécialistes de la défense aérienne. Bon, là, trois F15E (version du F15, biplace, spécialisée dans l’attaque au sol) d’un coup, ça fait mal.

    1. CPB33

      Le commandement central des États-Unis rapporte que trois avions de chasse F-15E américains ont été abattus au-dessus du Koweït lors d’un incident de feu ami pendant des opérations de combat actives.

      Les défenses aériennes du Koweït ont confondu ces avions avec des cibles lors de frappes de missiles et de drones iraniens.

      Les six membres d’équipage ont tous été évacués en toute sécurité et leur état est stable.

      Une enquête est en cours.

  9. Gaston

    Un bel article avec une bonne dose d’auto-dérision.
    Il manque Scully qui appelle l’internet.
    Par contre :
    Hier Londres a été mentionné comme lié à ce sujet : je n’en vois pas la trace.
    Le cargo intercepté était un avion-cargo, moins romantique qu’un cargo mais susceptible de plus de complicités. Un avoin-cargo est plus tracké qu’un rafiot.
    Et enfin je ne capte pas la blague liant Hilton et le secrétaire d’état Rubio.

    1. CPB33

      google is your friend
      timesofindia.indiatimes.com/etimes/trending/from-venezuelan-president-to-hilton-hotels-manager-netizens-are-assigning-marco-rubio-jobs-as-trumps-gives-him-one-more/articleshow/126395182.cms

      1. Gaston

        Oui j’ai vu le lien mais pas compris pour autant. Il est bien actif partout ailleurs mais les hôtels Hiltons ? Aucun lien donc c’est ça qui est drôle ? Ouarf…

    2. Pour Londres, c’est assez compliqué de le faire entrer dans cette opération spécifique en quelques paragraphes. Le billet est déjà long et si on doit y ajouter « the big picture », alors ça nous fait remonter un siècle en arrière et ajoute 10 à 20.000 mots.

      En substance, tenez compte du fait que l’Iran a commencé à voir son pétrole exploité par… les Britanniques (la société qui allait devenir BP plus tard). Et tenez compte du fait que la City n’est pas la même chose que le reste de l’Empire. Si vous cherchez à partir de ces éléments ça vous donnera de quoi commencer.

  10. Pieta

    2 questions me restent sur l’estomaq :
    – pourquoi donc l’administration Obama a fait ces choix (je comprends bien l’intérêt d’écarter le nucléaire militaire en Iran, mais …) car ils comportent quand même des downsides sensibles (droguer sa population, laisser prospérer des méchants pas mal indépendants des US quand même, …). Ca parait pas suffisant.
    – et les dossiers Epstein dans tout ca. En effet, j’ai cru comprendre que Epstein était le go-between dans beaucoup de bons deals planétaires de trafics d’armes (et donc de drogues etc. pour les financer), notamment en Afrique, mais aussi dans le contrat Iran-contras
    En tout cas, nous raconter comme ca une histoire cohérente qui montre que les gus aux commandes au Pentagone ne sont pas aussi incohérents que nos journalistes MMS (totalement discrédités, de toute façon) nous narrent, c’est roboratif pour un lundi matin

  11. Mitch

    Merci pour cet article

    2 points.

    1/ Un détail. Mais vu les volumes ce n’en est peu être pas un pour tous même si cela ne change rien au raisonnement. Chine + Venez c’est entre 16% et 20% en 2025 des importations de pétrole vers la Chine (et effectivement à des prix d’amis)

    Iran: ~1.3–1.4 mb/d in 2025 on average (~12–15% of China’s total imports), with peaks ~1.7–1.8 mb/d. [wionews.com], [agbi.com]
    Venezuela: ~0.39–0.47 mb/d in 2025 on average (~4–5%), occasionally higher when including fuel‑oil streams. [agbi.com], [energynow.com]

    2/ Une remarque importante: Le Venez a cessé d’utiliser le $ en 2017, suite à la décision des US. Dit autrement, ce n’est pas le Venez qui a décidé de son propre chef de passer au Yuan mais les US qui ont interdit au Venez d’utiliser le $. Pour l’Iran pareil, ils ont basculé sur d’autres formes de transactions (bartering, Yuan) du fait qu’ils ne peuvent utiliser le $. Bref, l’utilisation de currencies alternatives au $ par l’Iran et le Venez et Cuba sont des choix des US, non des choix de ces pays. Je pense que c’est super important de le mentionner.

      1. Mitch

        De mon point de vu, cela questionne le driver qui est que les US veulent que toutes les transactions aient lieu en $ vu que ce sont eux qui ont poussé ces pays à utiliser des currencies alternatives (ou du bartering) et non pas des choix stratégiques de dédolarisation de ces pays.

        Pour les BRICS, même s’ils ont exprimé une volonté de dédolarisation il n’y a pas de plan de monnaie commune et ils en sont encore très très loin. Ce qui ne veut pas dire que ce ne sera pas une menace dans le futur mais la menace est loin d’être imminente puisque à ce jour il est estimé qu’entre 75% et 85% des échanges des BRICS sont en … USD.

        Les détails ici pays par pays:

        China: ~70–80% of total trade still invoiced in USD.
        India: ~85–90% of trade is USD‑denominated.
        Brazil: ~80–85% of trade in USD (imports + exports).
        South Africa: ~80%+ of trade in USD (especially commodities).
        Russia: Before 2022: ~55–60% USD.
        After sanctions: USD 50% of foreign trade (mostly with China).
        Saudi Arabia/UAE: oil almost entirely priced in USD
        Iran: cannot use USD due to sanctions; uses CNY, EUR, AED, barter.
        Egypt/Ethiopia: mostly USD or EUR.

        Les exceptions sont la Russie et l’Iran qui ne peuvent utiliser le $ mais encore une fois ce n’est pas leur choix mais le résultat de sanctions US.

        La seule alternative au $ et qui monte est le Yuan. La seule.

        Cette action des US, comme celle contre le Venez, à la Chine en ligne de mire (pas un scoop). Chine qui est à présent le seul adversaire des US et qui devrait aussi l’être de l’Europe si les Européens étaient moins cons.

        Chine qui s’est assise sur tous les fameux ‘traités internationaux’ (si cher à certains ici mais bon, selon qui les transgresse les cris sont d’amplitudes … ‘différentes’) qu’elle a signé sans que personne ne réagisse. Je vous contempler la façon dont la Chine se branle de l’OMC qu’elle a pourtant intégré au début des années 2000. Pas un mot en ces lieux ni ailleurs et pourtant les ravages sur les économies occidentales sont énormes. Alors certes, la Chine opère différemment (pas de F35 au dessus de la tête) mais les effets sur les pays qu’elle a à présent sous sa coupe sont limite pire car ancrés dans le long terme.

    1. L’aspect pétrodollar représente 1/3 de l’article. C’est aussi 1/3 des raisons. Les 2/3, c’est le côté trafics et ça, c’est la première motivation.

      En gros, pour vendre l’opération en Iran, il fallait cet aspect pétrodollar.

      1. Dom17

        La guerre des monnaies (titre d’un livre extrêmement intéressant d’un économiste chinois) domine toutes les autres.

  12. Gerldam

    J’adhère volontiers à presque tout ce papier extrêment intéressant.
    Le seul point qui me titille est la possibilité que la Russie renoue avec le dollar. Les russes ont fait des efforts immenses pour s’en débarasser, ils ont mis au point tout un système financier qui leur est propre, comme les cartes MIR que je les vois pas de sitôt revenir au USD. Mais, comme toujours, je peux me tromper.

    1. breizh

      Les russes n’ont pas vraiment d’intérêt à revenir au dollar : ils ont fait l’expérience de la vulnérabilité que cela représente.
      Ils ont été les premiers à se dédollariser d’où Maïdan et la guerre en Ukraine aujourd’hui.

        1. Mitch

          Ce sont 2 choses différentes. Les reserves des banques centrale ET les payments internationaux. Les payment en or peuvent exister mais ils sont marginaux. L’or c’est pour les banques centrales par pour le commerce.

          1. Gerldam

            Je crois que l’or sert surtout aux banques centrales des états (ceux qui en ont encore une) à garantir les accords de swap.

          2. Cerf d

            Si la banque centrale Vénézuélienne possédait des réserves d’or suffisantes le Vez n’aurait pas de difficultés à faire ses transactions en Peso.

            1. Mitch

              Le problème c’est aussi et surtout la volatilité du Peso. Ce coûte moins que le coût pour l’imprimer et l’heure d’après encore moins. S’ajoute effectivement à ça l’absence de garantie.

              1. Cerf d

                Certes mais si ma tante en avait la banque centrale du Vez détenait suffisamment d’or, la volatilité devrait être moindre.

          3. Aristarkke

            Mitch : foin de cette version anglo-saxonne. En français, c’est paiement ou payEment pour cadrer avec mon âge selon Philou…

            1. Aristarkke

              Peut-être un reliquat de l’invasion de Guillaume le Conquérant ou de la guerre de cent ans, cette orthographe avec un y…

          4. Grosminet

            @ Mitch 2 mars 2026, 11 h 35 min
            « Les paiements en or peuvent exister mais ils sont marginaux »
            Pour ne pas dire inexistants. Au pif je dirais même pas 0,2 % du commerce mondial.

                1. Pheldge

                  virer un lingot, ça prend du temps, faut le faire fondre pour qu’il passe dans les fils, et ça ralentit le transfert, pardon le transor … 😉
                  C’est rigolo, de voir comment ceux qui réclament la fin des banques centrales, et les transferts décentralisés, redécouvrent une des principales raisons de leur existence …

                  1. durru

                    Si tu peux nous expliquer la position des banques centrales dans cet algorithme… (pour rappel, les US n’en avaient pas une à l’époque du Titanic)

                    1. Pheldge

                      la Fed a été créée en 1913, la Banque de France en 1800 mais nationalisée en 1946 les banques centrales participent à la stabilité du système monétaire, qui est quand même utile dans les échanges commerciaux.
                      Compare avec le BTC avec ses fluctuations : perso, si je dois vendre un tanker de brut, je ne prendrais pas de BTC, dont la valeur peut s’écrouler le lendemain et ne plus me permettre de payer mes fournisseurs.

              1. Grosminet

                @ durru 2 mars 2026, 14 h 51 min
                Dans l’absolu tu peux les faire en or, mais ça coûte très cher et c’est lourd (dans tous les sens du terme 😉 )

            1. Mitch

              Oui c’est ça, c’est rien du tout. Et cela n’a pas vocation à se developer (ou alors ce serait très très mauvais signe)

    2. Cerf d

      En tout cas on peut aussi noter que Poutine ne s’est pas opposé à une frappe directe contre les dirigeants iranien et n’a exprimé ni son indignation ni sa surprise.

      Aurait-il été mis au courant, contrairement à Macron ?

      1. Pierre 82

        Il faut rappeler effectivement que les réactions de la Chine et de la Russie à cette « agression » contre les « pauv’ mollahs » sont à la limite du minimum syndical.
        J’imagine qu’ils commençaient à faire chier tellement de monde, qu’il y a unanimité contre eux.
        Ils se prennent de face les US, Israël, les pétromonarchies, la plupart des pays arabes, et leurs deux alliés principaux (qui ne sont pas des amis, mais juste des pays que la géopolitique oblige de soutenir) regardent ça avec une certaine indifférence, et prétendent qu’ils ont piscine pour ne pas intervenir.
        Et pendant ce temps-là, les dirigeants européens, eux avaient aquaponey, mais promettent qu’ils ne vont pas tarder ) se réunir pour en discuter. Jamais l’Europe n’a été autant en dehors du jeu. Pire encore que les pays africains, qui eux au moins ont l’excuse de s’en foutre complètement…

        1. Mitch

          Jamais l’Europe n’a été autant en dehors du jeu. Pire encore que les pays africains, qui eux au moins ont l’excuse de s’en foutre complètement…

          +1000
          Rien à ajouter.

        2. Grosminet

          @ Pierre 82 2 mars 2026, 15 h 04 min
          « Jamais l’Europe n’a été autant en dehors du jeu. »
          Est-ce forcément un mal ? Perso ça me saoule qu’on nous rabatte les esgourdes à longueur de temps avec le merdier continue qui existe dans ce coin du monde. Qu’ils se foutent sur la gueule tant qu’ils veulent, dans un monde normal l’Europe n’en aurait rien à cirer, elle achèterait son pétrole chez les russes.

          1. Pierre 82

            Si on ne veut pas se faire baiser à longueur de journée, il faut présicément avoir des rapports commerciaux avec ceux qui sont bons pour nos intérêts, et garder des rapports cordiaux avec les autres, c’est-à-dire avoir une politique étrangère cohérentes.
            Se foutre à dos le pays qui fournit une grande quantité du gaz dont on a besoin, c’est ça, être en dehors du jeu.
            Quant à la pitrerie qui consiste à couloir « imposer nos valeurs », faut arrêter ça.

            1. Mitch

              Si on ne veut pas se faire baiser à longueur de journée, il faut présicément avoir des rapports commerciaux avec ceux qui sont bons pour nos intérêts

              +1000

              Quant à la pitrerie qui consiste à couloir « imposer nos valeurs », faut arrêter ça.

              +1000.
              D’autant plus que les valeurs … comment dire …

              Grand slam aujourd’hui 😉

            2. Grosminet

              @ Pierre 82 2 mars 2026, 17 h 16 min
              « Se foutre à dos le pays qui fournit une grande quantité du gaz dont on a besoin, c’est ça, être en dehors du jeu. »
              C’est pas le même jeu et ça se joue pas sur le le même terrain. Commercer convenablement avec ses voisins c’est une chose, vouloir mettre de l’ordre chez les arabes & Cie et mettre la main sur le pétrole qui va avec c’en est une autre…
              « Quant à la pitrerie qui consiste à couloir « imposer nos valeurs », faut arrêter ça. »
              Cékeskejdi hein… rien à foutre de leurs tronches, qu’ils se foutent sur la gueule si ça leur fait plaisir.

              1. Mitch

                Sauf que là c’est une ‘middle of the road approach’. Pas capable de dire, je m’en branle c’est votre problème, et pas capable non plus d’avoir une position à peu près claire et consistante. Et en même temps ™ ce tas de cons se sent obligé de l’ouvrir pour avoir l’illusion d’exister.

        3. breizh

          @pierre
          « les réactions de la Chine et de la Russie à cette « agression » contre les « pauv’ mollahs » sont à la limite du minimum syndical. »
          S’il y a bien une différence entre les occidentaux et les orientaux, c’est que ces derniers ne pérorent pas systématiquement à tort et à travers dans les médias. Ils affichent une préférence pour la discrétion et le respect du droit international et de ses procédures.
          Et je pense qu’en sous-main, ils agissent tout à fait efficacement. Mais nos médias n’en parlent pas, donc cela n’existe pas.

            1. Grosminet

              @ durru 2 mars 2026, 15 h 58 min
              Va pas voir la vidéo de Jacques Baud (je connaissais pas) posté par RPS sans prendre un calmant avant, te connaissant tu risques l’AVC.

          1. Mitch

            Ils affichent une préférence pour la discrétion et le respect du droit international et de ses procédures.

            😀

            Respecter les règles de l’OMC que les Chinois ont signé, ca doit faire partie de ton package ‘droit international’. J’ai un scoop: ils s’en branlent. Si, si, authentique. Ils s’en contre foutent et sont assis sur tout ce qu’ils ont signé. Visiblement cela ne choque personne, et je n’ai pas souvenir de t’avoir lu t’en offusquer particulièrement en ces lieux

        4. Dom17

          Sauf que Merz, Macron et Starmer, à la peine dans leur pays, s’intéressent beaucoup à la guerre, n’importe laquelle.

    3. Aristarkke

      Ils peuvent vouloir naviguer à voile et à vapeur de façon à bien coller aux marchés divers qu’ils veulent fréquenter ?

    4. Grosminet

      @ Gerldam 2 mars 2026, 10 h 12 min
      « Le seul point qui me titille est la possibilité que la Russie renoue avec le dollar »
      Bonne remarque. Au premier regard, en effet ça colle pas.

  13. Steph

    Et qu’en serait-il de l’OTAN si un navire US venait à être frappé par un missile ? Activation de la clause défense solidaire ou pas ?

      1. Grosminet

        @ breizh 2 mars 2026, 10 h 43 min
        « sur le plan pratique, vu l’état des armées de l’OTAN… »
        Euh… dans l’OTAN y’a l’armée turque… pas vraiment une armée de tarlouses sous-équipées…

    1. MadeInCH

      L’OTAN n’est pas agressif et purement défensif, voyons.
      Et l’Iran ne fait que se défendre d’une agressein Israélienne (qui n’est pas dans l’OTAN) et USA qui n’a pas été attaquée.
      L’article 5 de l’OTAN ne s’applique pas si le propriéaire, pardon, un pays de l’OTAN attaque un autre pays.
      .
      Dois-je ajouter des smileys?

      1. Le Téméraire

        Ah, oui. Comme je le lisais ce matin sur la figue, la France, l’Allemange et le RU vont avoir une posture défensive en détruisant certaines cibles en Iran…
        Orwell était proche de la réalité avec sa novlangue.

    2. Grosminet

      @ Steph 2 mars 2026, 10 h 38 min
      Théoriquement rien du tout, l’OTAN est censé être une alliance purement défensive… théoriquement…

    1. Grosminet

      @ René-Pierre Alié 2 mars 2026, 10 h 39 min
      « un peu d’objectivité »
      Visionné environ 45 min, objectivité comment dire… c’est moi ou il peut pas blairer les israéliens ?

      1. Higgins

        Son histoire personnelle plaide en sa faveur. Après, c’est lui qui est mis au ban par notre bien-aimée UE, patronne des démocraties dans le monde, parce qu’il contrevient sévèrement au discours officiel sur le conflit en Ukraine. Ça n’a pas beaucoup ému notre presse si objective et si indépendante.

          1. Higgins

            À qui le dis-tu mais si j’aimerais sourire à ses mésaventures, ça m’est difficile, la « démocratie » à la sauce UE commence à me les briser menues. Voilà un type condamné à rester à son domicile à Bruxelles du simple fait d’une moderne lettre de cachet.

            1. Mitch

              Oui. Une lettre de cachet qui s’appelle Fatwa dans certains autres endroits. Là encore il y a les bonnes et les mauvaises.

    2. Mitch

      Face à la propagande, un peu d’objectivité avec Jacques Baud.

      ll faut rester sérieux 2 secondes. Dites que vous êtes en phase avec ce qu’il dit, mais de la là à dire que c’est la définition de l’objectivité …

  14. Husskarl

    La cause première provient des pays qui jouent à déstabiliser d’autres pays. Ca leur revient dans la gueule.

    L’ironie du sort.

    En attendant, Trump ne réglant rien en interne laisse les portes ouvertes pour que les prochains démocrates remettent tout en place. Vue court termiste.

    1. MadeInCH

      Si la seule chose que Trump réussi à faire (de plus) c’est l’obligation de prouver son identité et sa citoyenneteé pour l’électtion présidentielle, alors ce sera a lui seul une réussite effaçant tout le reste qui pourrait lui être reproché.

            1. laurent a LA

              Il y a de grandes manoeuvres en ce moment pour faire une loi obligeant les gens a presenter une piece d’identite (horresco referens) pour voter.
              Si la loi passe les democrates sont en facheuse position.

          1. MadeInCH

            Si il arrive à « coupe le robinet des votes sans ID »…
            Rien que ça changerait définitivement le paysage politique.
            Rien que pour ça, le reste compte peu à long terme.

        1. Pheldge

          en période de guerre, il y a souvent un réflexe légitimiste, et faut espérer que ça joue, parce que pour l’instant, les sondages ne sont pas rassurants sans être catastrophiques – ce qui me surprend en voyant les lumières Dems entre AOC, Bernie, l’insignifiant Newsom, Crockett sans oublier Omar emberlificotée dans les magouilles de fraude du Minnesota et leur absence de propositions autres que le TDS …

      1. Pierre 82

        Cette fois, il n’y a plus de doute : c’est bien le Patron qui m’a piqué ma boule de cristal…

        Moi qui avait prévu la non réélection de Trump, et qui avait prétendu que jamais Poutine n’irait envahir l’Ukraine jusque Kiev, je serais un peu plus prudent sur ce coup-là…

        1. Grosminet

          @ Pierre 82 2 mars 2026, 14 h 22 min
          « Cette fois, il n’y a plus de doute : c’est bien le Patron qui m’a piqué ma boule de cristal… »
          Même si patron reste le patron, ça lui arrive aussi parfois de se planter… à l’époque (ça date) il avait parié sur un second mandat de Flamby…

          1. Mitch

            il avait parié sur un second mandat de Flamby

            Avec le recul, on en vient presque à le regretter. Pour en arriver à regretter Gros Porc 1ier, j’admets que c’est très triste.

        1. Mitch

          L’affaiblissement de la Chine. Qui prendra des plombes à se matérialiser et qui sera de toute façon impossible à quantifier. Le défie des Républicains sera effectivement d’essayer de monter ce que le citoyen US peut y gagner du fond de son Colorado natal. Good luck Donald! (you’ll need it)

  15. du

    Le Shah n’avait rien à envier pour ce qui est de la répression , des communistes entre autres , et était bien disposé à l’égard des US et d’Israël , le Mossad collaborait allègrement avec la SAVAK … C’est bien l’existence même de l’Iran qui gène Israël dans sa volonté d’hégémonie .
    Pour ce qui est de la drogue , c’est encore une fois le parrain des parrains américain qui élimine un concurrent ( on verra s’il en résulte une amélioration dans ce qui demeure le plus gros marché de consommateurs : les zêtas Zunis ).
    Pour le dollar , j’avoue nager un peu , mais l’immensité de la dette US me semble bien être le gros paquet de merde au cul de la lumière du monde

          1. Pheldge

            @ Pierre : « c’est très con », je suis presque jaloux, je fais pourtant des efforts pour mériter ce genre de compliment, qui ne vient jamais ! 😉

              1. Pheldge

                je l’ai déjà dit, j’ai du monde à la maison, je ne peux pas passer mon temps à vous mitonner des calembours de derrière les fagots 😉

    1. MadeInCH

      Le shah a été un allil des USA.
      Qui a dit quoi déjà sur les ennemis et les alliés des USA et le novrau de danger et de mortalité possible en relation?

  16. cherea

    Billet au cordeau.
    Quelques ajouts dans le même esprit.

    Le signal prix est cassé
    Le dollar est en train de perdre sa fonction première. Quand un steak-frites à New York coûte 200 dollars et une heure de consulting chez Bain 2 000, on n’est plus dans le prix — on est dans le bruit. Ce qui rend la bataille pour la suprématie du dollar encore plus existentielle : Washington ne défend plus une vertu intrinsèque mais une position de force nue. Et on peut se demander si demain on ne parlera pas de « bitcoin-dollar » comme on parle de pétrodollar — le dollar restant à ce stade la seule fiat crédible pour acquérir du BTC à grande échelle.

    La Russie qui revient au dollar : j’y crois peu
    Les Russes ont mis des années à construire MIR, les accords bilatéraux en yuans, à diversifier leurs réserves — précisément parce qu’ils ont appris à leurs dépens ce que signifie dépendre du billet vert. L’entente sino-russe est structurelle alors que Trump est conjoncturel pour le moment, MAGA arrivera-t-il à dépasser Trump ? On ne retourne pas au dollar sans garanties absolument inédites.
    Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent — et là, le vent n’a pas encore tourné.

    L’ironie de l’accusation
    La CIA qui pointe le Hezbollah pour son financement via le narco-trafic en dollars, c’est savoureux : l’agence a elle-même été pionnière du modèle. Le colonel North sous Reagan en est l’exemple le plus documenté — drogue contre dollars pour financer les Contras. Trump se réclame de l’héritage Reagan, ce qui donne à tout ça un goût d’histoire qui bégaie agréablement.

    Et les pays du Golfe qui poussent des cris d’orfraie sur le financement iranien, alors qu’ils servent depuis des décennies de plaques tournantes au blanchiment des mêmes réseaux… le vertueux et le complice partagent souvent le même guichet.

    Une intervention, des raisons — et un angle mort inquiétant
    C’est le fond du billet : il n’y a pas une seule raison à cette intervention, ni même deux. Pétrodollar, démantèlement des réseaux narco-terroristes, inversion de la doctrine Obama, signal envoyé à Pékin via la bande — tout ça se tient ensemble et se renforce mutuellement. H16 a noté aussi l’accord sur le nucléaire de 2015 que Trump a déchiré, il doit faire mieux…

    Mais il y a un angle mort que personne ne mentionne : chaque porte-avions déplacé vers le Golfe, c’est un porte-avions qui quitte le Pacifique. Et Taiwan regarde. Si la Chine décide que c’est le moment — la fenêtre d’opportunité offerte par un flanc pacifique dégarni ne se représentera peut-être pas — alors cette intervention en Iran pourrait n’être que l’acte I d’une séquence beaucoup plus large. Ce serait la vraie bande dans la bande.

    1. MadeInCH

      Les portes-avions, contre la Chine et la Russie, en cas de guerre ouverte et chaude, ce sont des « sitting ducks ». Des cibles debout immobiles.
      Un PA, c’est très bien lorsque celui d’en face n’a pas ce qu’il faut pout les couler, c’est à dire qu’il y a un gros gap technologique entr l’agress… heuuu… les USA et l’agressé, heu… celui à libérer.
      Ce ne sont pas les PA US qui feront quoi que ce soit dans le cas d’un engagement USA Chine ou USA Russie. 1~2 Noisettes par PA, et c’est bon, au passe à autre chose.
      Même les houtis à sandales gênent pas mal les PA US. Rien qu’avec leur propre tech et géniaux ingénieux ingénieurs à eux tout seul, bien entendus.

      1. breizh

        ben non, un porte-avions cela bouge et même vite (à plus de 30 nœuds) et cela peut changer de cap très vite.
        Le guidage terminal est donc essentiel pour ne pas frapper à côté.
        C’est donc difficile à atteindre sans autodirecteur final qui verrouille la cible (c’est toute la plus-value d’un missile comme l’exocet).

          1. breizh

            un porte-avions à 30 nœuds (les PA nucléaires américains peuvent aller plus vite), c’est 15 m/s, soit en 20 secondes, 300 mètres parcourus (la longueur dudit PA) et pas forcément en ligne droite.
            Or un missile hypersonique même quand même quelques minutes à arriver.
            Donc sans recalage final sur la cible, il a des chances de taper à côté.

    2. breizh

      merci pour ce complément au billet du patron.
      Quelle(s) que soi(en)t la ou les raisons de l’attaque, je ne vois pas comment cela va atteindre les objectifs affichés (lutte contre le Hezbollah ou défense du pétrodollar).
      L’Iran n’est pas le Vénézuela, ni l’Irak, ni la Syrie, ni la Libye et il est une pièce essentiel de la Russie et de la Chine…

      Concernant les porte-avions américains, les Chinois n’ont pas besoin de tenter d’envahir Taïwan par la force, sauf pour une chose : permettre à leurs sous-marins de gagner la haute-mer sans être repérés par les USA. Mais en maintenant l’ambiguïté, ils usent les USA qui ne parviennent à maintenir le budget militaire (délirant) que par la dette, qui commence à leur poser problème avec la dédollarisation et notamment la vente petit à petit des bons du trésor jusqu’à présent en réserve en Chine et le commerce inter asiatique qui tente petit à petit de se défaire du dollar (ils ont en mémoire la crise de la fin du 20è siècle).

      Par ailleurs, les porte-avions US ne sont pas invulnérables et pas assez nombreux pour maintenir la suprématie US : le Gérald Ford serait déployé depuis 11 mois… ce sont des conditions d’engagement que les équipages (et plus globalement les militaires) occidentaux sont de moins en moins à même de supporter…

      1. Mitch

        La dette US c’est aussi et surtout un problème pour la Chine qui en détient une part importante. C’est une ‘asset’ de la Chine. La Chine n’a aucun intérêt à ce que cet ‘asset’ ne vale plus rien.

        Quand tu dois €2000 à ton banquier, c’est ton banquier qui te tient par les balls. Quand tu lui dois plusieurs milliers de milliards, c’est toi qui le tiens par les balls.

          1. breizh

            exactement et dans des conditions significatives. Et quand on vend des bons du trésor américain en quantité significative, cela a plutôt tendance à faire monter les taux…

    3. durru

      Les Russes n’ont pas trop intérêt à devenir trop dépendants des Chinois non plus. Tout ça est bien plus complexe qu’il n’y paraît…

      1. Grosminet

        @ durru 2 mars 2026, 11 h 21 min
        « Les Russes n’ont pas trop intérêt à devenir trop dépendants des Chinois non plus »
        C’est en effet un argument, ils se sont sans doute rendu compte que faire des affaires avec les chinois sans se faire baiser c’est difficile… mais de là à aller jusqu’à se rejeter dans les bras du $, la marche est quand même haute.

    4. Mitch

      alors cette intervention en Iran pourrait n’être que l’acte I d’une séquence beaucoup plus large. Ce serait la vraie bande dans la bande

      Très vraisemblable.
      Parlant de de bande dans la bande, les corrompus de l’ANC pleure la disparition très vraisemblable de leur principale source de financement. Rien que pour ça (même si un coup à 5 ou 6 bandes 😉 ), ça me fait triper

    5. Pierre 82

      Comme le dirait Charles Gave (qui connait très bien la géopolitique dans ce cois-là), pourquoi diable la Chine, qui a tout son temps, irait-elle attaquer militairement Taïwan, peuplée exclusivement de Chinois et qui se proclame ellle-même « République de Chine – province de Taïwan », ce pays qui reviendra de toutes façons un jour – et c’est une certitude – dans le giron du « mainland China » – qu’elle n’a d’ailleurs jamais vraiment quitté ?
      Les deux se réclamant de l’héritage de Sun Yat Sen, qu’on peut considérer comme le fondateur de la dynastie impériale actuellement en poste à Pékin…
      Et la Chine est d’ailleurs déjà en train, petit à petit, de racheter l’île, que les échanges entre les deux va bon train ?
      Cela n’a aucun sens.

      1. bob razovski

        Justement, ils se proclament ROC, republic of China, alors qu’ils devraient dire PRC, popular republic of China, province de Taiwan.
        Ils sont plutôt séparatistes dans l’âme, et vaut mieux éviter d’agiter un drapeau de la ROC lors d’une balade sur le mainland… 😉

        1. Pierre 82

          Jamais de la vie !!
          Ils ne sont pas indépendantistes.
          Tout au plus une jeunesse a pu être un peu séduite par le discours que leur a distillé pendant deux décennies quelques think tanks démocrates US, mais c’est fini, ils n’y croient plus trop.
          Ils n’ont pas encore passé par dessus bord tout ce qui fait l’âme de leur civilisation, contrairement aux Européens, et connaissent très bien les lignes rouges qu’il ne faut pas dépasser.
          – De la part des dirigeants taïwanais
          . changer le nom de leur pays, en enlevant le mot « Chine » (中國) qu’on retrouve dans les deux pays
          . déployer des missiles nucléaires US sur leur territoire
          – et de la part des dirigeants chinois (les cocos) savent qu’ils ne peuvent pas :
          . attaquer militairement
          . empêcher Taïwan de commercer avec le reste du monde en faisant un blocus

          Et personne n’a l’intention de briser ces lignes rouges, car les deux pays savent que la Chine dans son ensemble en paierait des conséquences très lourdes. Et de plus, les chinois côté coco (population comme dirigeants) ne seront certainement pas très chauds pour retourner à ce qu’ils considéreraient comme une guerre civile comme ils en ont connu pendant des siècles et qui les a maintenu dans une misère dont ils viennent à peine de sortir. Pas très chauds pour y retourner.

          C’st un peu comme avec l’Ukraine : tant que Trump est là (ou plutôt tant que les dems ne sont pas là), il y a peu de risque que ça dégénère.

      2. breizh

        sauf sur un point : Taïwan est le nœud du chapelet d’iles qui permet aux américains de détecter tout sous-marin chinois qui gagne la haute-mer (et les profondeurs).

            1. Pheldge

              pour les ceusses qui z-auraient pas la référence – j’en connais, ils sont nombreux – « Nuit de Chine »
              youtube.com/watch?v=OI5_EiY4eHc

          1. Higgins

            Elle est relativement peu profonde et est facilement verrouillable avec des sous-marins aux bons endroits. Un vrai handicap pour la Chine et sa marine.

            1. Grosminet

              @ Higgins 2 mars 2026, 17 h 21 min
              « Elle est relativement peu profonde »
              Toutafé, d’ailleurs l’homme adulte y a pied. C’est pour ça qu’on dit « j’arrive à pied par… enfin bref »

      3. cherea

        ils l’ont déjà fait avec Hong Kong, pourquoi avoir mis ce territoire sous tutelle alors qu’ils échangeaient parfaitement et qu’il aurait très bien continuer ainsi, un pays 2 systèmes… c’est pareil avec Taiwan, la rpc ne peut tolérer un autre système politique surtout s’il est démocratique.

        1. Mitch

          On remarquera aussi qu’avec Hong Kong, Les Chinois se sont assis sur tout ce qu’il avait signé (le fameux ‘droit international’) sans que cela ne provoque de tollé. Forcément ce n’était pas des Moulouds, donc ca n’intéresse personne.

          1. Pierre 82

            Hong Kong n’est pas Taïwan.
            1. le bail britannique prenait fin, et l’accord prévoyait cette rétrocession, donc ils n’ont pas eu le choix
            2. Pour Taïwan, ça prendra le temps qu’il faudra, mais les Chinois ont bien le temps, dans la mesure où il n’est pas nécessaire de brusquer les choses.

            Et remarquons quand même qu’à Hog Kong, la vie n’est pas trop mal, et même meilleure que du temps du mandat britannique.

            Gave racontait aussi que grâce à Hong Kong, les Chinois bénéficient de 2 monnaies, dont une est accessible à tout le monde (HK$)

            1. Mitch

              le bail britannique prenait fin, et l’accord prévoyait cette rétrocession

              Exact, mais il y avait des conditions qui accompagnaient cette session. Conditions qui n’ont jamais été respecté sans que nos ayatollahs du droit international y trouvent à redire.

                1. Mitch

                  Oui, c’est ce que j’ai appris en occident. Il y a le bon droit et le mauvais. Les bonnes révolutions et les mauvaises, les bonnes interventions extérieures et les mauvaises, les bons votes et les mauvais, etc.

                  Comme j’ai observé la comédie des 2 cotés (celeui du bien et du mal) ca aide pas mal.

                  Ca aide aussi à comprendre que les dirigeants européens qui sont de véritables clowns (pas un scoop je sais). L’Europe il y a peu centre des arts, de l’industrie, de la pensée de la literature qui a exporté ses langues partout dans le monde est en passe de devenir un shithole

                  Le mignon était tout fier de déclarer qu’il n’était même pas au courant des actions de ce WE sur l’Iran. Pas la peine d’en dire plus.

                  1. MadeInCH

                    Mitch:
                    « Oui, c’est ce que j’ai appris en occident. Il y a le bon droit et le mauvais. »
                    Y a-t-il des pays dans lesquels c’est différent?

                    1. Mitch

                      Quand on n’est pas soit même en position de faire la morale, d’expliquer la vie aux autres et d’exporter ses ‘valeurs’, il vaut mieux se taire.

              1. Higgins

                Jimmy Lai en sait quelque chose : journaldemontreal.com/2026/02/09/jimmy-lai-le-plus-vieux-prisonnier-politique-de-hong-kong

              2. Pierre 82

                Il me semble quand même que cette histoire de « révoltes » à Hong Kong, ressemblaient quand même furieusement à ces « révolutions orange », sauf que l’influence de Sorros et sa bande a du mal à s’implanter chez les Noiches.
                Ces rigolos ont été renvoyés chez eux, et à ma connaissance, la vie à Hong Kong est aujourd’hui on ne peut plus calme, et on ne risque pas de se faire arrêter par la police à tout bout de champ.
                C’est comme à Singapour, apparemment. Juste un peu moins propre, et encore…

  17. MadeInCH

    Patron, prenez garde!
    Mitch m’est tombé dessus en m’insultat grave parce que j’avais osé dire
    « « Le Venez le vendait en Yuan »
    Résultat… L’Oncle y a mis sont gros doigt. »
    .
    Mais peut-être que le Mitch n’osea pas tomber sur le Boss.

  18. MadeInCH

    On peut dire ce que l’on veut, mais c’est la 2ème fois en quelques mois que l’Iran subit une « agression non provoquée » (pour utiliser un élément de language qui a bien courru dans les MSN) (par Israël, avec les USA qui les suivent, alors que l’Iran était en négociation avec les USA.
    .
    Okay… Qui veut encore négocier avec les USA?
    Signer des traités avec l’Occident? (Minsk selon Hollande et Merkel, quelqu’un?)
    .

    1. Regardons ce qui va se passer et nous allons découvrir que tout le monde va continuer non seulement à négocier avec les US mais que ça va très bien se passer.

      On fera le bilan dans 9 mois et on verra qui pissait dans un violon.

          1. du

            En Afghanistan , ils pensaient l’affaire pliée en 3 semaines , ils avaient ouvert un front qui l’est toujours
            Sauf votre respect , je ne vois rien d’essentiel qui soit fait .
            Si l’Iran ne perd pas , il gagne …

                1. Pierre 82

                  Sans vouloir vous offenser, Votre Patronitude, je reste un peu sceptique quant à la suite des événements…

                  Ca me réjouirais si vos prévisions étaient avérées, mais chien échaudé craint l’eau froide…

                  En plus, le problème devient existentiel pour Obama et sa clique si l’affaire éclate, ce qui représente énormément de monde qui risquent de finir leurs jours en prison. Trump finria par être plus en sécurité en déménageant à Téhéran qu’en restant à Washington…
                  Rien de pir qu’un animal blessé aux abois.

          2. Grosminet

            @ h16 2 mars 2026, 13 h 46 min
            « Cela peut continuer encore quelques jours, mais ça ne durera pas 4 ans comme en Ukraine. »
            M’est d’avis qu’en Ukraine non plus au départ c’était pas prévu pour durer 4 ans 😉

          3. Mitch

            L’essentiel est fait

            C’est la question clef. Quels sont les objectifs? si c’est de décapiter la tête du serpent, c’est déjà plié avec comme effet de bord l’incertitude que cela va (hopefully) créer pour tous les proxies et réseaux terroristes de l’Iran. Maintenant – et je te rejoins breizh – il n’est pas exclu que ce serpent soit un hydre et que ce qui en sorte soit pire. Qui vivra verra. A voir les réactions de leurs ‘alliés’ Russes et Chinois les Mollahs étaient devenus des boulets même pour les Russes et les Chinois. Il semble que le 2nd objectif soit de détruire la capacité de l’Iran à produire une bombe atomique. A voir comment cet objectif pourra être rempli sans foutre un pied en Iran.

            1. breizh

              Vu la prévisibilité des événements, la succession de Khamenei a forcément été prévue, ainsi que pour toute la chaîne de commandement politique et militaire…
              Prendre les iraniens (et de manière générale tout adversaire) pour des cons ne peut être un bon calcul.
              Donc je doute que le serpent a été réellement décapité.
              La preuve est notamment la rapidité de la réaction iranienne (quelques minutes) et son ampleur.
              Curieusement, Bibi ne serait plus en Israël…

              1. Mitch

                Sa succession est prévue mais cela ne veut pas pour autant dire que le successeur appliquera la même politique. Once bitten, twice shy. Au Venez ce sont les même qui sont restés au pouvoir (à une exception près). A voir ce que le peuple Iranien fera aussi et si tête de Khamenei le calmera.

              1. Mitch

                Pas complètement. La Russie qui réintégre l’USD, j’admets que j’ai du mal. Beaucoup de mal. Les payments en USD comme expliquant le 1/3 des raisons aussi. Ce sont les US qui ont forcé Venez et Iran a ne pas utiliser le USD, et non pas l’Iran et le Venez qui auraient pris des décisions stratégiques et réfléchies pour en sortir. Si ils le pouvaient ces pays auraient continuer à utiliser l’USD. Ces pays n’ont pas eu le choix et ont du aller sur du Yuan par obligation et non par choix. L’essentiel des échanges des BRICS (autour de 80% est en USD et si du coté des banques centrales elles dédolarisent leurs reserves, il n’en est rien des échanges qui sont toujours très très majoritairement en USD (la seule alternative étant le Yuan).

                1. durru

                  Pour info, la Russie vend du pétrole à l’Inde en roupies.
                  Et j’ai toujours autant de mal à comprendre comment les occidentaux peuvent faire pour estimer des volumes d’échanges qu’ils ne voient pas passer, nulle part…

                  1. Mitch

                    Oui, durru mais ce sont des cas particuliers ou ces pays sont frappés d’embargo. Même constat avec Cuba, le Venez, et l’Iran.

                    Ces pays n’ont pas décidé d’une stratégie de non utilisation du $, cela leur a été imposé par les US eux-même. De plus, cela n’a rien de nouveau. Pour l’Iran c’est depuis … 1979 et le Venez le milieu des années 2010.

                    1. breizh

                      @mitch : l’interdiction de l’utilisation du dollar imposé par les USA au Vénézuela et à l’Iran était fondée sur le fait qu’il n’existait pas d’alternative (à l’époque), personne n’osant braver les USA : cela signifiait donc l’impossibilité pour le Vénézuela et l’Iran d’exporter leur pétrole (et donc leur mort économique).
                      Mais depuis, l’alternative est née et s’est développée, notamment grâce à la Russie et à la Chine, ce qui a permis au Vénézuela et à l’Iran de continuer à exporter leur pétrole, mais sans que les USA puissent contrôler ces flux nouveaux : camouflet donc pour les USA qui décidèrent alors d’intervenir plus directement (en Ukraine, au Vénézuela et maintenant en Iran).

          4. Pierre 82

            En attendant, j’ai téléphoné à mon fournisseur de fuel domestique, juste pour avoir des infos (le réservoir est au tiers plein, et je n’avais pas l’intention de commander maintenant), juste pour voir quel était le prix.
            Réponse : « je n’ai pas l’autorisation de vous donner le prix, mais si vous voulez, on vous le livre, et vous verrez bien quand on vous l’amènera »
            Je lui ai demandé s’il se fichait de moi, mais il m’a répondu que c’étaient les consignes de son patron, et qu’il comprenait que je ne commande pas.
            C’était juste par curiosité de ma part… si les prix avaient été ceux de vendredi, je pense que j’aurais commandé…

              1. Pierre 82

                Dans la pratique, il m’a dit que sur la vingtaine d’appels qu’il a eu aujourd’hui, tout le monde a réagi comme moi…

        1. MadeInCH

          Guerre moderne:
          Le premier qui arrive à court de drones à perdu.
          .
          Il faut donc avoir:
          1) Une grosse capacité de production.
          2) De grosses réserves.
          3) 1)+2) = plus mieux!
          .
          Le 1) est valable si il existe une profondeur stratégique d’importance, c’est à dire une portin de territoire hors de portée de l’ennemi. Pour le Lichtenstein, ça risque d’être difficile.
          .
          Je suis certain que l’Iran s’est constitué un 2) assez grand, mais que le 1) es une cible. Une fois le 2) épuisé, je ne suis pas certain que le 1) suffise. De l’autre côté, les USA, si ils s’y mettent, ils peuvent certainement avoir du 1) important, et ils sont hors de portée de l’Iran.
          .
          Mais les USA sont-ils vraiment capable de produire assez en masse et surtout pour assez pas cher?

            1. MadeInCH

              Boaf… Ce sera de la dette du monde.
              « Notre monnaie, votre problème »
              D’où le pourquoi d’éviter à tout prix, littérallement, la dédollarisation.
              Ou au moins la repousser aussi loin que possible.
              .

          1. breizh

            on va vite le savoir, car en juin les Israéliens ont rapidement vidé leurs soutes de missiles de défense.
            Je doute qu’ils en aient plus cette fois-là…

      1. MadeInCH

        Négocier avec les USA ou leurs vasseaux, c’est un peu risquer le:
        « Je change les termes de notre accord. Soyez hereux que je ne les change pas plus. » (de mémoire).

        1. MadeInCH

          Les USA pourront toujours produire, même si trop cher, c’est pas grave ce sera sur la dette de la planète.
          .
          L’Iran, une fois ses réserves épisées et sa prod aplatie, ce sera fini.
          .
          IMHO, la seule chance e l’Iran ce serait de faire un « Gros Coup », du genre couler un PA, pour que l’opinion publique américaine exige le retrai des américains.
          Mais les iraniens seraient-ils capable d’un tel « Gros Coup »?
          A leur place, si ils en étaient capable, ça aurait dû être fait ASAP, pas après avoir été usé.
          .
          Ce n’est que de la réflexion, hein!

        2. nemrod

          Et si au bout de 5 semaines le régime est toujours en place ?
          Sont ils prêts à y aller les US ?
          C’est grand l’Iran et ça peut être un gros merdier .
          Qui vivra verra.

    2. Aleph

      @ MadeInCH : vous supposez implicitement :

      1) qu’il faut toujours essayer de négocier avant de se battre, mais ne définissez pas alors la négociation et notamment son terme, ce qui revient à ne jamais accepter de se battre ;

      2) que les négociations sont toujours sincères ;

      3) les négociateurs Iraniens ont explicitement exclu des discussions les points qui importaient aux USA et à Israel ;

      4) les USA sont incontournables et il y aura toujours à négocier avec eux.

      Vous négligez manifestement :

      1) des décennies de « négociations » avec l’Iran, sa duplicité, son terrorisme ;

      2) les agressions d’Israel par des groupes armés par l’Iran et répondant à lui seul (Hezb, Hamas). D’où votre inversion accusatoire ignoble en plus d’être fausse.

      1. breizh

        1) la duplicité des iraniens dans les négociations : qui a ouvert le feu pour la deuxième fois en plein négociation ?
        2) qui refuse d’évacuer TOUT le Liban et continue malgré le cessez le feu de violer tous les jours l’espace aérien libanais, syrien, irakien et bombarder ces pays ? Je te donne la réponse : Israël.

  19. Gerldam

    « Sous l’administration Obama, ces enquêtes liées au Hezbollah ont été étouffées, par crainte de secouer le bateau avec l’Iran et de mettre en péril l’accord nucléaire. »
    L’expression « rock the boat » est couramment employée aux USA pour signifier « mettre la pagaille » ou « fiche le boxon » plus vulgairement.
    Mais « secouer le bateau » n’est pas une expression connue de la langue de Molière.
    Le pinailleur.

  20. Spirou

    C’est accorder beaucoup de réflexion à un homme qui n’en mérite plus tant. Trump apparaît aux abois. L’opération est très mal engagée. Le Pentagone vient de se distancer de ses explications oiseuses. Il y une fascination assez puérile pour Reagan, Trump et Israël ici et,il est temps de grandir

    1. breizh

      c’est aussi mon avis, mais wait & see.
      Et ce qui est sans doute important, n’est pas Trump, mais la forêt qui se cache derrière l’arbre.

    2. Grosminet

      @ Spirou 2 mars 2026, 12 h 13 min
      Bah moi je dis « merci Trumpie » , grâce à tout ce cirque l’or retourne titiller son plus haut historique, et donc je gagne plein de sous grâce à lui 😀

          1. Pheldge

            ouais, bin t’inquiète, ça vient :
            « Netherlands Approves 36% Tax on Unrealized Gains: What It Really Means »
            youtube.com/watch?v=PG5RXePFQGk

    1. MadeInCH

      Pour israël, nous sommes les goyms qui ne valent pas un clou.
      Pour les traffiquant de drogues, nous sommes les payeurs pis notre santé ils s’en foutent.
      Pour l’Iran, on est des vilains occidentaux.
      Pour les muzz, on est des kouffars à terroriser pour les soumettre.
      Pour les américains, on est les cousins qui doivent être tristement sacrifié si besoin.
      Pour les dirigeants auropéens, y’a-t-il encore des petits fours?
      .
      J’ai bon? J’ai couvert tout le spectre?
      .
      Je devrais mettre quel type de smiley ici?

      1. MadeInCH

        J’oubliais:
        Pour la gauche, nous sommes destinés à l’assistanat, sinon nous somems réactionnaire.
        Pour l’extrème droite, nous sommes des lâches qui n’osent pas prendre les armes et méritons d’être utoyés.
        Pour les Big Pharmas, nous sommes des cobayes donc les maladies sont le buisness.
        .
        Okay… J’oublie quoi ou quoi?

        1. baretous

          Non, vous avez à peu près fait le tour de la question 🙂 je vais donc continuer à faire du bois. Haut stère ité missa est.

        1. MadeInCH

          Et les écolos, pour qui nous sommes du carbone à réduire.
          Et le club Bill Soros, pour qui nous sommes des bouches inutiles à éliminer.
          .
          Hum… Quoi/ Quoi d’autres??

  21. CPB33

    l’Arcom s’énerve
    universfreebox.com/article/592021/larcom-pousse-orange-free-sfr-et-bouygues-a-bloquer-de-nombreux-sites-et-contenus-russes

  22. rodez21

    « Tout d’abord couper les flux de la dédollarisation (Venezuela puis Iran). Si la Russie suit, les BRICS perdent leurs trois vitrines pétrolières en dehors du dollar. »

    Il faudrait avant tout commencer à se demander, pourquoi certains états et non des moindres, veulent à ce point « se dédollariser ».

    1. MadeInCH

      En fait, la n’est pas la questions.
      .
      La question n’est pas pourquoi un prisonnier veut s’échapper.
      .
      Ni pourquoi un géôlier veut garder ses prisonnier, ou un maître ses esclaves.
      .
      Chacun est dans son rôle.
      .
      Et le rôle change change régulièrement à tour de rôle.
      .

    2. P&C

      Tant que les BRICS ne vont pas au carton contre les USA, ce n’est que du vent.
      Ce qui garantit le dollar, c’est en premier l’armée US.

  23. A reporter asked President Trump : « who is gonna take over now that their supreme leader is dead ? »

    Trump’s response : « I don’t know, I guess the position is open. I’m creating jobs in Iran too. »

    1. Mitch

      Je vais postuler. C’est un job ou tout le pays t’appartient, c’est grassement payé (ton salaire = PIB du pays), tu as des harems de femmes qui ne font pas chier, des palais, des voitures de luxe tant que tu veux,… etc. Franchement c’est un bon job

      1. MadeInCH

        Et avec un peu de chances, une fin de vie sans souffrance, avec tout un peuple (ou presque) qui te pleure comme un martyr.

  24. CPB33

    faites le plein les gars….
    pgibertie.com/2026/03/02/la-france-ne-veut-plus-du-petrole-russe-et-ne-peut-plus-sapprovisionner-au-moyen-orient-ce-sera-dur/

    1. Dom17

      Il est bien possible que le blocus du détroit d’Ormuz provoque une gigantesque crise mondiale, et face aux conséquences, nous devrons nous demander qui y avait intérêt.

      1. breizh

        @dom17 : le détroit d’Ormuz se bloque facilement, mais se débloque tout aussi facilement.
        En revanche, la destruction des infrastructures d’Aramco ou autre aurtre auraient d’autres conséquences…

  25. Léo C

    Merci Maestro pour ce billet.

    Non seulement je m’endors plus instruit chaque fois que je vous lis mais vois dans chacun d’eux l’expression de grandes acuité, culture, pertinence, sagacité, méthode et intégrité.

    J’arrête là, je n’ai plus de cirage.

  26. Pheldge

    HS : un moment de détente : le mec un certain Idriss Tchadien, a fait l’objet d’un reportage sur TV5. Faut avertir Villani, un prochain médaillé Fields
    « Le plus grand piège des Olympiades de maths »
    youtube.com/watch?v=Cl_OcM6VHkY

  27. nemrod

    Y a quand même un truc qui m’étonne …
    Je ne comprend pas pourquoi les adversaires des USA attendent tous sagement de se faire écrabouiller par les armadas qui s’accumulent pour les détruire sans même essayer une seule fois de prendre les devants…
    Probable que la difference est telle qu’ils n’ont pas le choix mais je trouve ça étonnant quand même .

    1. P&C

      +1
      la flotte US est à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse de cet empire.
      La destruction de la 5eme flotte aurait fait très mal… mais elle est très bien défendue.
      Un assaut aérien à la midway est exclu devant le cout prohibitif d’une telle action.

    2. jusnaturaliste

      Parce qu’une réponse nucléaire aurait fait beaucoup plus de dégâts que l’intervention qui a eu lieu. Ceux qui tiennent vraiment l’Iran ne sont pas suicidaires et préfèrent manœuvrer pour garder le pouvoir que de voir leur pays détruit.

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