Le 14 août dernier, horreur et désespoir pour la macronie, le Conseil constitutionnel censure l’article phare de la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de quinze ans pour atteinte inadaptée, pas nécessaire et disproportionnée à la liberté.
Pour Macron, le revers est cuisant et ne pouvait rester sans réponse mais tout est une question d’état d’esprit, de mindset comme on dit de nos jours chez McKinsey, des potes à lui. En requalifiant tout ça de simple erreur d’aiguillage, on se place immédiatement sous de meilleurs auspices et on trouve une solution à la fois pratique et imparable : d’un geste rapide, le locataire de l’Élysée se saisit d’un stylo et, de ses doigts gourds d’adolescent pas fini, écrit quelques mots à sa copine Ursula de Bruxelles. Il veut un « texte européen », puis notifie le 14 septembre à Bruxelles une nouvelle mouture de sa loi.
Magie des
Vous sentez venir une grosse entourloupe ? Que nenni ! Tout est bien propre, ne vous inquiétez pas.
Regardez le communiqué de la Commission qui évoque des réseaux sociaux interdits avant 13 ans, des « comptes d’introduction » sous tutelle parentale jusqu’à 15 ans, et promet de remettre les parents « de retour aux commandes ».
Qui pourrait s’opposer à tout ça ? Personne, et c’est bien le but : l’enfant est l’argument ultime.
Et pour ceux qui veulent lire la suite, eh bien… C’est là que le niveau de croustillance de la proposition de règlement passe en mode turbo.
Car le texte ne se limite pas à un TikTok ou l’autre : son article 2 vise aussi les magasins d’applications, les systèmes d’exploitation, les agents conversationnels et… les jeux en ligne. En fait, la définition retenue est si large que seuls y échappent les jeux vendus exclusivement sur support physique, sans la moindre composante en ligne permettant d’y accéder, de les distribuer ou de les acheter. Au moment où les gros producteurs de jeux passent au tout dématérialisé, cette définition ne laisse plus guère la place qu’aux cartouches des années 90. Tout le reste (Steam, le MMO, le jeu mobile, la démo sur navigateur, le serveur Minecraft du club informatique) tombe dans le champ d’application.
Autrement dit, en lieu et place d’une interdiction frontale, tout dans les prochains jeux vidéos devra être calibré pour s’adresser par défaut à un mineur. Micro, caméra et géolocalisation seront désactivés, les contacts d’inconnus seront soumis à approbation préalable, les récompenses quotidiennes et autres séries de connexion seront proscrites. Le fournisseur ne pourra lever ces restrictions qu’après avoir établi dans l’élégance bureaucratique et par une vérification d’âge en bonne et due forme que le joueur est majeur.
Eh oui, on fait mieux que protéger l’enfant : on impose à l’adulte de prouver qu’il n’est plus un gamin !
Le joueur de 45 ans qui refuse de montrer patte blanche jouera sans voix, sans messages et sans amis, comme un moutard de dix ans. En somme, nous sommes passés de « Nous allons, nous Français, tous devoir prouver notre âge » de Le Hénanff en juillet à propos des réseaux sociaux à devoir faire la même chose pour à peu près tout en ligne en étendant ce genre de crétineries à 26 autres pays.
On pourrait tenter de se consoler en imaginant que la solution proposée sera « à divulgation nulle de connaissance » et à une application européenne certifiée avec le tampon qui va bien. Malheureusement, l’application de démo a été contournée en moins de deux minutes en avril dernier. On devra y ajouter la propension de la France à prendre la transparence des données un peu trop à la lettre en devenant France Passoire.
Le pompon est bien sûr que ces mesures vont durablement affecter toute l’industrie du jeu vidéo en Europe. Les petites et microentreprises du secteur ne sont pas exemptées, puisqu’elles « peuvent tout autant causer du tort aux mineurs ». Les encyclopédies à but non lucratif et les plateformes de code libre ont droit à leur dérogation ; le studio indépendant de trois personnes et le bénévole qui fait tourner le serveur d’un vieux jeu abandonné par son éditeur, non. Pour eux, ce sera mise en conformité, outils de contrôle parental, représentant légal dans l’Union et sanctions fixées de façon gourmande.
Seuls les gros éditeurs ont peut-être les reins assez solides pour absorber la note, et à la fin, cette protection de l’enfance produit une énorme barrière à l’entrée… Comme l’IA Act qui a si phénoménalement aidé le décollage de l’IA en Europe.
Ce n’est qu’un début : Macron a trouvé dans le jeu vidéo un bouc émissaire idéal.
En 2023, certains émeutiers vivaient selon lui « dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués ». En février dernier, il confiait à des experts l’étude de leurs méfaits en prévenant que « peut-être qu’il faudra interdire », tout en commandant au passage une réflexion sur les VPN, c’est-à-dire précisément l’outil qui permet de contourner une vérification d’âge…
Seuls les plus naïfs peuvent encore croire qu’il s’agit de protéger les enfants. Ce Kids Act n’est qu’une nouvelle tuyauterie qui s’ajoute aux futurs portefeuille d’identité et monnaie numériques européens, destinés à contrôler leurs masses bêlantes et remuantes. On commence par imposer que chacun présente ses papiers à l’entrée. Reste à savoir ce qu’on filtrera ensuite.
Le texte prévoit d’ailleurs que la Commission pourra ajuster les obligations par actes délégués, sans repasser devant les élus. Ajoutez le DSA, eIDAS et ChatControl qui revient régulièrement par la fenêtre, et le tableau est complet.
Sans la moindre vergogne, ce qui était disproportionné à Paris va s’harmoniser à Bruxelles pendant que la presse n’y voit qu’un débat sur TikTok. Et quand il sera trop tard, on pourra seulement dire « Game over : pour continuer, insérez une pièce… d’identité ».





Peut-être peut-on imaginer que le conseil constitutionnel voulait se refaire une virginité d’autonomie en sachant très bien que Bruxelles reviendrait dessus ultérieurement ?
Comment oses-tu supposer que d’aussi éminentes personnalités puissent se livrer à une telle ignominie ?
Est-ce que déjà, tu connais le dossier ?
« sa copine Ursula de Bruxelles »
Vraiment rien à l’attention de son pote Léon ?
Léon c’est les moules, et macron et les moules ça fait deux ! Manu c’est plutôt Paul et sa baguette !
Sans vouloir dire du mal, mes collègues m’ont un jour amené à bouffer à midi chez Léon de Bruxelles.
Comment osent-ils servir un truc pareil en l’appelant « moules-frites » et en faisant croire que c’est belge ?
« sans repasser devant les élus »… dont ils se moquent de plus en plus, surtout quand la corruption ne les a pas encore atteints.
Corruption passive bien souvent: on ne mord pas la main qui vous nourrit.
La « démocratie » représentative est un système idéal pour prendre, en douceur, le contrôle d’un pays.
L’occident est une dictature des minorités sexuelles dégénérées ou des oligarques sauf que les premières sont financées par les seconds.
« pendant que la presse n’y voit qu’un débat sur TikTok. »
Comme nous apprécions la hargne vigoureuse avec plein de crocs aiguisés de notre brillants journalistes de tous poils, cette unique orientation sélectionnée aussi soigneusement indique qu’il y a eu des conseils appropriés de voir ce qu’il était désigné de regarder…
Vous, vous avez la vidéo de 2h40 mais à regarder à partir de 1h40 proposée hier!
Il ne vient pas a l’idée de ces malfaisants de finir en slip tabassés dans la Seine comme au Népal.
« On a créé une histoire soigneusement falsifiée pour dissimuler le fait que c’était la Grande-Bretagne et non l’Allemagne , qui était responsable de la guerre. Eût-on massivement su la vérité après 1918 que les conséquences en eussent été cataclysmiques pour l’establishment britannique.
Une société secrète d’hommes riches et puissants avait été créé en 1891 à Londres avec l’objectif à long terme d’asseoir son contrôle sur toute la planète. Ces individus, que nous qualifions d’Elite secrète, ont délibérément fomenté la guerre des Boers de 1899 à 1902 pour mettre la main sur les mines d’or du Transvaal, chose qui allait devenir le modèle de leurs actions futures. Leur ambition foulait l’humanité et les conséquences de leurs actions ont été minimisées, ignorées ou déniées dans les histoires officielles. L’horreur des camps de concentration britanniques en Afrique du Sud, où 20 000 enfants sont morts, est comme par hasard oubliée; la désastreuse disparition d’une génération dans une guerre mondiale dont ces hommes étaient sciemment responsables a, elle, été glorifiée à travers le mensonge selon lequel ils étaient morts pour « la liberté et la civilisation » (*).
Ce livre met l’accent sur la façon dont une cabale de banquiers internationaux et d’industriels ont, avec leurs agents politiques, fructueusement utilisé la guerre pour détruire les républiques boères, puis l’Allemagne [dont l’avancée technologique menaçait leurs plans] , sans jamais avoir à rendre des comptes.
Les tentacules de cette société secrète se déployaient jusqu’en Russie et en France de même que dans les Balkans et en Afrique du Sud, et elle avait pour cible les titulaires des plus hautes fonctions de gouvernements étrangers, titulaires qui étaient achetés et entretenus en vue d’emplois futurs. Au lieu de ramener les Etats-Unis dans le giron d’un Empire agrandi, elle étendit la base de son pouvoir pour intégrer des Américains anglophiles dans cette fraternité secrète , des hommes qui allaient ensuite dominer le monde à travers des institutions financières et des gouvernements dépendants. »
(Les origines secrètes de la première guerre mondiale, Gerry Docherty & Jim MacGregor, introduction)
(*) comme par hasard, exactement les mêmes arguments que ceux de Macron pour partir en guerre contre la Russie.
Il ne s’agit pas d’un complot, mais d’une conjuration, nullement secrète, bien que les individus de l’Elite aient cherché à effacer le maximum de traces historiques.
Si l’on ne prend pas en compte cette conjuration – dont l’UE est une création intermédiaire – on ne peut pas comprendre les enjeux des conflits actuels, et pourquoi la GB d’un côté et Israël (création britannique) de l’autre, font tout pour vaincre la Russie et l’Iran qui s’opposent à son hégémonie.
Les peuples résistent? Eh bien, on va leur couper la parole, les appauvrir et les rendre dépendants, les confiner, voire pire.
les mômes sont déjà dans la rue pour pas grand-chose alors si on leur supprime les jeux vidéos ça va bien se passer c’est sur !!!!
Ce gamer n’est pas suffisamment protégé.
Il lui manque un gilet de sauvetage et des lunettes de protection, et des gants ignifuge.
A-t-il son certificat vaccinal?
et une capote
Et comme d’habitude (déjà avec ces put…ns de cookies), plutôt que de le définir une fois pour toute au niveau de l’outil de connexion à internet, il faudra montrer patte adulte à chaque connexion à un site, pour être sur de ne pas juste savoir quel âge vous avez mais quels sites, jeux ou réseaux sociaux vous fréquentez. Car les commentaires ici, c’est un lieu de discussion, ou peut se propager la mauvaise parole qui perturbe les ptinenfants, donc ça ne tardera pas à y être aussi obligatoire.
retour sur l’éduc-naze
pgibertie.com/2026/10/09/personne-n-en-parle-mais-la-reforme-blanquer-a-ete-deletere-disparition-du-groupe-classe-4-a-5-heures-de-trou-a-glander-chaque-jour/
Bien content que mon gamin soit parti en techno (STI2D)
Un groupe classe unique, pas d’option à la noix et ça carbure (pour le moment)
P&C est demandé au parloir
pgibertie.com/2026/10/09/didier-raoult-denonce-le-temps-des-hyenes-et-de-mediapart/
Entre jouer à un jeu vidéo et lire un bon Gaboriau, mon choix est vite fait. A propos de ce dernier, saviez-vous que Doyle(Arthur Conan) ne fut qu’un imitateur de Gaboriau.
Ou relire Montaigne, ou Voltaire, ou Balzac, ou etc.