Billet (un peu plus long qu’à l’habitude) basé sur le témoigne authentique d’un lecteur
Si vous passez un jour à Saint-Céré, dans le Lot, vous croiserez la statue d’un certain Charles Bourseul. En 1854, télégraphiste modeste de 25 ans, il présente à ses pairs le principe du téléphone. Sans surprise, sa hiérarchie l’ignore, l’Académie des sciences fait de même et on le prie de retourner prestement à ses câbles. Vingt-deux ans plus tard, le brevet part ailleurs : Graham Bell le remerciera pour sa contribution en 1882. La France, elle, attendra 1889, soit trente-cinq ans, pour en faire autant.
La statue est jolie. On peut se demander ce qui se serait passé si Bourseul avait obtenu de quoi construire un prototype…
Une porte refermée en 1956
L’histoire qui suit commence par une lecture, il y a une dizaine d’années : un ingénieur formé à l’INSTN, l’école qui forme les gens qui font tourner les centrales nucléaires, et travaillant depuis plusieurs années sur un accélérateur de particules de la recherche publique, s’intéresse à une filière de réacteurs dont les premiers travaux remontent à la première moitié du XXe siècle. La synthèse de référence date de 1956 : Richard F. Post, Controlled Fusion Research, An Application of the Physics of High Temperature Plasmas et avec elle, un verdict sans appel à l’époque : c’est inexploitable.
La piste, ouverte à l’aube de l’âge atomique, se referme, et les grands programmes partent dans d’autres directions.
Avant d’aller plus loin, précisons un peu ce qui se cache derrière le mot « fusion » qui charrie souvent des images qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.
Le dispositif n’est ni magnétique, comme les tokamaks et leurs bobines cryogénisées, ni inertiel, comme le Laser Mégajoule. Le nom officiel de la famille est ADS, pour Accelerator Driven System : la barrière coulombienne, cette répulsion électrique qui interdit à deux noyaux de se rapprocher assez pour fusionner, y est franchie par un faisceau monocinétique. Le cousin franco-belge le plus connu de cette famille s’appelle MYRRHA, mais MYRRHA est orienté fission. Ici, c’est de la fusion stricte, semi-confinée, où l’enjeu est de rehausser le critère de Lawson (ratio pertes sur gain) tout en supprimant les contraintes liées à la supraconduction. Rien de neuf sous le soleil, donc, sinon soixante ans d’outils numériques et de progrès en optique des ions.
Et c’est précisément là que l’affaire se gâte, ou plutôt qu’elle commence.
Comme toute veille technologique bien conduite, l’approche initiale est volontairement naïve : il s’agit de redémontrer l’impasse. De vérifier que la porte de 1956 est bien fermée à double tour. Mais c’est un échec : les appareils optiques que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce, couplés à des méthodes empruntées aux tokamaks, donnent des résultats sensiblement différents de ceux observés un demi-siècle plus tôt.
Ce qu’il trouve lui paraît suffisamment sérieux pour être présenté. À l’automne suivant, à la faveur d’un appel à projets ouvert par la libération d’une salle de test, il expose au chef d’installation le principe d’une ligne expérimentale. Le retour est positif.
Il ne le sait pas encore, mais ce sera la première d’une longue série de réponses positives sans la moindre conséquence.
Le travail de nuit
Quelques mois plus tard, il découvre que sa demande n’est jamais montée d’un étage : sa hiérarchie directe ne l’a pas transmise à la direction de la division accélérateur. Il court-circuite donc. Son supérieur de rang deux, qui lui avoue en aparté son intérêt personnel pour la fusion, lui accorde une autorisation officieuse : « Travaillez dessus, mais en parallèle de votre activité principale. »
L’année qui suit sera la plus productive de toutes avec trois études de faisabilité en neuf mois avec le développement de solveurs dédiés, sur un modèle particulaire, permettant d’évaluer rendement et conduite du dispositif. Du travail d’ingénieur de recherche, fait par un ingénieur de recherche, dans un laboratoire de recherche, et en dehors de ses heures de recherche.
Puis vient la mutation, pour des raisons financières. Le projet le suit, désormais entièrement sur temps personnel. L’institut d’arrivée, dûment informé, refuse de lui accorder le moindre temps professionnel et, plus significativement, l’accès à la grille de calcul nationale. Un ingénieur du CNRS se voit ainsi refuser des heures de calcul par le CNRS pour un travail que le CNRS a autorisé. On notera que le solveur qui lui sauvera finalement la mise est un modèle particulaire libre développé à Berne, qu’il adaptera lui-même, faute d’avoir jamais pu accéder au code maison que possède le CEA pour exactement ce type de problème.
Deux phases
Le projet mûrit, et notre ingénieur fait les choses dans les règles.
Cela commence par une saisine du service protection et valorisation, avec un premier dossier exhaustif pour l’administration. La procédure prévoit qu’un conseil scientifique évalue l’innovation ; celui-ci s’abstient et renvoie le dossier à la SATT locale.
Un deuxième dossier suit donc, non moins épais et dûment renseigné. De septembre à décembre, il rencontre leurs ingénieurs brevet, qui ont par bonheur d’excellentes connaissances en génie nucléaire, et dont le verdict est clair : feu vert pour la construction d’un prototype permettant de dépasser le TRL 3.
Le mois suivant, tout s’aligne un financement régional d’environ 100.000 euros est identifié. La somme ne suffit pas pour le réacteur entier, mais elle correspond exactement à ce qu’il faut pour monter un banc destiné à valider les matrices optiques, qui est la première étape critique (un pas après l’autre !) Les fournisseurs sont ralliés et un laboratoire d’accueil accepte l’hébergement et la gestion comptable.
Le montage est complet.
Et patatras. Sa hiérarchie directe bloque, au motif du ressenti qu’un tel travail n’a pas pu être accompli sans détourner des ressources du CNRS. Ce n’est ni une constatation ni une preuve. C’est juste un ressenti.
Il alerte le service central : son interlocuteur, arrivé du privé peu de temps auparavant, lui assure vouloir faire avancer le dossier. Mais quelques jours plus tard, il rappelle : le rejet est brutal, il ne s’attendait pas du tout à ce genre de réaction, et il serait préférable de faire profil bas.
Le directeur local, lui, doit être appelé directement, après trois jours d’attente d’un rendez-vous téléphonique que son secrétariat annonçait imminent. Pris au dépourvu, il cherche des arguments, n’importe lesquels, et en trouve deux. Le premier serait que l’énergie n’est pas la mission du CNRS (!) et le second, qu’aucun laboratoire ne dispose des compétences nécessaires pour mener ce projet. Ce second point a de quoi laisser rêveur, un des acteurs majeurs de la physique des plasmas se trouvant à quelques minutes de là.
Bine sûr, aucune question technique n’est posée et rien n’indique que le dossier ait même été lu.
Le mois suivant, notre ingénieur passe devant les ressources humaines : on lui reproche d’avoir mené une activité de recherche illégale.
La procédure est informelle, le contradictoire piétiné, le dossier à charge, et aucune preuve de détournement n’est produite. Son droit de réponse n’est pas transmis. Sur la notice définitive signée en haut lieu, le motif retenu sera tout autre, et sans rapport aucun avec les débats.
Vous avez bien lu : l’institution affirme d’un côté que l’énergie ne relève pas de sa mission et qu’aucun de ses laboratoires n’est compétent sur le sujet. Et de l’autre côté, elle sanctionne un agent pour avoir travaillé sur ce sujet en dehors de son temps de travail. En somme , « ce qui n’est pas notre affaire est aussi ce qu’il vous est interdit de faire ailleurs ».
Le droit de chercher de l’argent
Il demande alors la rétrocession des droits sur ce qui est, en droit, une invention hors mission. Les secrétaires lui répondent que la demande doit être transmise à son premier laboratoire. Troisième dossier descriptif d’une trentaine de pages, accompagné de son jumeau administratif, le proforma initial ayant changé entre-temps. Quand on cherche, on ne compte pas, et « je sers la science et c’est ma joie ».
Six mois plus tard, il relance… La demande n’a jamais été transmise. Il faudra deux ans de procédure pour que le CNRS reconnaisse qu’une invention hors mission a bien été conçue hors mission. Le dépôt INPI a lieu dans la foulée, et le brevet est validé quelques mois après.
Huit ans après les premiers calculs, il possède enfin le droit de chercher de l’argent.
Le circuit
La suite se lit comme un catalogue de renvois (et rappelle ce passage des 12 travaux d’Astérix où le fier gaulois est confronté à une administration), où chaque interlocuteur valide le principe et désigne le suivant.
Le CEA Tech, qui dispose d’un petit atelier de transfert technologique, trouve le dossier intéressant et conseille la BPI. Le dossier est donc déposé à la BPI. Bien sûr, cela ne produit aucune réponse, malgré les relances, à ce jour.
Les ingénieurs du tokamak de Cadarache le reçoivent à trois reprises. La physique des accélérateurs n’étant pas leur domaine, ils font appel à un chercheur du CNRS, celui-là même dont l’institution jugeait qu’aucun laboratoire n’était compétent.
Et là, pour une fois, quelque chose se passe. Ils opposent une objection sérieuse, la seule du parcours : il y a des pertes par interaction entre ions, ces transferts de quantité de mouvement sans contact qui font qu’un plasma se vide de son énergie plus vite qu’il n’en produit. C’est le problème central des tokamaks, dont le mouvement est isotrope et lent, et c’est la raison pour laquelle ils chauffent comme ils peuvent et confinent avec des bobines refroidies à des températures d’hélium liquide. Il leur répond par une note, puis par une seconde, en montrant qu’en repartant des équations qui régissent le phénomène et en jouant sur la géométrie du cœur, une partie du problème peut être contournée. Six notes de calcul existent désormais, quatre côté CNRS et deux côté CEA (toutes en diffusion restreinte donc pas publiables actuellement).
La conclusion des ingénieurs de Cadarache (après plusieurs semaines de silence et un appel qu’il doit là encore passer lui-même) est que le projet leur semble pertinent mais l’aspect accélérateur les dépasse. Le CEA ne mettra pas un centime, et notre ingénieur devrait se tourner vers Tesla pour trouver les 100 à 300.000 euros du prototype. Eh oui, magie de l’administration française : le premier organisme nucléaire français renvoie un brevet français vers un constructeur automobile américain, des fois que.
La DGA, saisie via le guichet unique sur recommandation d’Aerospace Valley, répond que la souveraineté énergétique ne relève pas de ses prérogatives, y compris sous la forme d’un réacteur portatif de 80 kW. D’autres rendez-vous, sur des projets connexes, lui apprennent la raison de fond : les subventions sont intégralement fléchées vers l’intelligence artificielle et le quantique. Les autres attendront.
Il change alors de stratégie et ramène ses trois projets à un unique banc de test à très bas coût, censé valider l’ensemble de ses hypothèses. Le programme européen d’aide aux startups juge qu’il est trop tôt pour financer un banc de test, et préfère attendre… qu’il soit construit.
Total étudie sa candidature au programme énergie-ON et le déclare non éligible. Comme son dispositif est également utilisable pour la prospection minière à bas coût, il demande à parler aux ingénieurs concernés. On lui répond qu’on ne sait pas s’il y en a.
L’ONERA se montre intéressé pour les applications défense et spatial, et évoque la possibilité de faire passer le sujet en thèse pour qu’il avance enfin. Mais plusieurs mois plus tard, le dossier est toujours au point mort.
Reste EDF, dont le seul point d’entrée identifié est le programme EDF Pulse. Contacté quelques années auparavant, l’ingénieur n’obtient aucune réponse. Un cadre croisé sur LinkedIn lui conseille d’insister. Il revient avec un nouveau dossier, le cœur n’ayant jamais cessé d’être développé entre-temps. Il obtient enfin un échange avec deux ingénieurs, un retour positif, et des félicitations pour le travail accompli. Il aura donc fallu trois ans pour obtenir un rendez-vous, dont la conclusion est qu’EDF n’accompagne pas ce niveau de maturité et n’est de toutes façons pas intéressé par les technologies transverses en matière de fusion.
Et puis bon, parler énergie à EDF, quelle drôle d’idée.
L’épilogue vient d’un banquier. Un ami lui fait rencontrer un agent de la Caisse d’épargne passionné d’investissements stratégiques et souverains, à qui l’on avait interdit d’investir dans les drones en 2020 et qui en a gardé de l’énergie à revendre (si vous avez l’impression que ce schéma semble se répéter en France un peu partout, avec obstination, ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une impression. En réalité, tout va bien, la Starteupe Néchion s’accommode fort bien de ces petits soubresauts).
L’homme est intéressé, cherche des débouchés, et finit par avouer l’essentiel : en France, trouver un investissement pour un prototype à moins d’un million d’euros est presque impossible. Trop gros pour la subvention, trop petit pour le fonds. C’est une vallée de la mort de l’investissement.
C’est le chiffre qu’il faut retenir. Pas un milliard, pas cent millions. Entre 100 et 300.000 euros, pour un banc modulaire dont le critère de succès tient en une ligne (le taux de production de neutrons post-fusion), et dont le critère d’échec tient dans la même ligne : un rendement trop faible malgré l’optimisation des paramètres optiques, et on peut passer à autre chose.
Dix ans de travail, un brevet validé, une sanction disciplinaire, une reconnaissance écrite de propriété intellectuelle, six notes de calcul dont deux du CEA, un avis favorable de la SATT, et une douzaine d’institutions qui trouvent toutes le dossier pertinent sans qu’aucune ne dispose du budget qu’une campagne de communication interne crame sans sourciller.
Tout reste à faire dans le nucléaire. C’est une science jeune, et encore pleine de promesses. Mais apparemment, peu s’en rendent compte en France.
Et puis bon, il y a une statue à Saint-Céré.








Heureuse époque où les Français inventaient des tas de choses utiles voire inutiles mais inventaient. Pas comme maintenant…
Simple, on leur foutait la paix. Maintenant on veut leur bien.
Ouh-la-la !!! Si ce n’est pas un appel à supprimer le frein à l’immobilisme qui régente ce pays, je ne sais pas ce que c’est. 😉
Il n’y a plus eu de grand projet industriel quand la France est passée de l’ombre à la lumière.
Condensé de remarques lues chez Xwitter actant la disparition de cet esprit d’aventure et de recherche à partir de l’intronisation de l’Arsouille, promouvant les charentaises de la retraite à 60 balais comme l’horizon indépassable d’une vie…
Pendant ce temps, les Chinois suppriment certaines barrières administratives pour faire venir des ingénieurs.
C’est tellement mieux d’investir dans l’homosexualité et la pédophilie : pas de risque de nuage nucléaire à la frontière. Et surtout ça permet d’acheter des électeurs. Un brevet ne vote pas.
Merci à tous les deux pour le témoignage et félicitations à cet ingénieur.
Les tas stratèges, hein
J’hésite entre abyssale bêtise au front de taureau et corr***n matinée de c*nfl*ts d’in**t
Pourquoi trancher ? Les deux vont très bien main dans la main !
quel courage et quelle ténacité … chapeau et respect !
Je suis sûr qu’Elon serait intéressé
Mais quelle hérésie. Il vaut mieux financer des migrants et autres niaiseries
Que de rigolades quand les premiers essais de EM (l’US, pas le picard resté aux bouchons attachés) pour ses fusées (leur premier étage du moins) revenant se parquer dans leur pas de tir, foiraient…
Jusqu’au tir validant la théorie…
Même histoire que quand Renault s’est lancé en F1 avec le moteur turbo, faute de pouvoir concurrencer directement le V8 Cosworth qui cassait alors la baraque à chaque occasion… Le jour où cette novation a tenu le choc et a écrasé ainsi la concurrence classique, tous les autres ont décrété que c’était le nouveau must…
« On peut se demander ce qui se serait passé si Bourseul avait obtenu de quoi construire un prototype… »
Également si Napoléon avait vu un peu plus loin que le prototype malhabile mais néanmoins fonctionnel de Joseph Cugnot qui était à la base un fardier prévu pour tirer les canons et autres impedimenta de la Grande Armée… Lequel Cugnot n’a jamais reçu le moindre fifrelin en équivalence de ce que coûtait la seule garde-robes de Joséphine.
Idem pour le bateau à vapeur de Fulton, lui au point dès 1807 ainsi que le premier sous-marin, le Nautilus… Mais Napoléon laissait les océans à la perfide Albion. Évidemment avec Aboukir et Trafalgar, chat échaudé craignait l’eau froide…
Pourtant, un quart de siècle avant, l’amiral de Grasse avec sa flotte française avait mis une pilée retentissante à la Navy dans la baie de Chesapeake…
Il ne faut pas non plus être trop sévère. Parfois, l’innovation est simplement trop innovante et ne rencontre de ce fait qu’incompréhension.
Je me souviens avoir vu un documentaire sur le fax. Le principe en est relativement simple et au début des années 20, un génial inventeur en a fait la démonstration entre Paris et Lyon. Il a transmis une image simple, un point d’interrogation, entre les deux villes. Succès total et puis, rien… Trop en avance sur les mentalités.
Un inventeur français… français…
Le belinographe, au point dès 1907, pouvait transmettre des points d’image par le réseau téléphonique…
L’atome, c’est pas écologique beurk
Grâce à eux, dans le futur, il mourut en fRance faute d’avoir crochu un public
Cette histoire rappelle quelques éléments entrevus parmi les commentaires d’un contributeur du blog que je lis avec plaisir. Je me demande si son dossier est passé sous les yeux d’Yves Bréchet quand il était au CEA et qui n’a pas du tout la réputation d’un bureaucrate frileux. Il a critiqué bien des décisions en commission parlementaire.
Par ailleurs, en pensant à des abus que j’observe dans l’administration dans un autre domaine : les dossiers pour construire des équipements sont systématiquement sous-évalués pour emporter les décisions initiales et laisser ensuite les responsables au milieu du gué pour en obtenir une rallonge. Dans ce cas, puisque les abrutis décisionnaires ne comprennent pas toujours les aspects techniques, il doit être possible de gonfler les devis initiaux, de maîtriser les coûts, et d’obtenir les résultats tout en remboursant honnêtement le trop-perçu.
Enfin, concernant certaines (mais pas toutes) des officines contactées, il est clair que leur activité principale n’est pas conforme à l’objet social de soutien de l’innovation, puisqu’elles font de l’arrosage de copains ou de Faussaires Maladifs. BPI = Bureaucratie Parsemant vos Impôts = Bornés & Pourvoyeurs d’Incompétence = Bazar, Parasites & Imbroglios.
« Un ami lui fait rencontrer un agent de la Caisse d’épargne (…) à qui l’on avait interdit d’investir dans les drones en 2020 et qui en a gardé de l’énergie à revendre…
Je suppose que l’époque avait les yeux de Chimène pour les avions et trains à hydrogène, énergie nécessitant plus d’énergie pour exister que pour en restituer, des fois que les lois physiques et chimiques changeraient sur simple demande…
écrit 4 ans plus tôt !!! un américain en visite dans la région de Mitch
gellerreport.com/2026/10/a-month-in-islamized-southern-france-inbox.html/
« Entre 100 et 300.000 euros, pour un banc modulaire »
Ben voyons ! Comment imaginer priver un futur rond-point de 5 à 10% de son financement pour un truc aussi anodin ?!?!
« Et puis bon, il y a une statue à Saint-Céré. »
Peut-être que cet ingénieur aura la sienne dans quelques décennies sur financement d’une compagnie US ou chinoise, reconnaissante…
La fusion est le rêve de tout physicien.
Il faut lutter avec trois paramètres qui ont le mauvais goût de s’exclure les uns les autres quand les veut tous trois ensemble:
– la température (quelques millions de degrés, pour que les ions bougent plus vite que la répulsion)
– la densité du plasma (plus le plasma est dense, plus les ions ont envie de divorcer de plus en plus vite les uns des autres)
– le temps (plutôt la durée) où les deux critères ci-dessus sont remplis (plama assez chaud et assez dense)
Si ce brillant ingénieur a réussi à trouver un « truc », alors, il est génial. Mais je demande à voir.
C’est expliqué clairement dans l’article.
Monseigneur, je vous assure que des billets aussi longs qu’intéressants à lire pour s’instructionner, ne dépareront en rien votre blog.
Quand on pense qu’on est dans le pays qui a inventé (ou co-inventé restons modestes) la photographie, le cinéma, la voiture, l’aviation, la carte à puce, le vélo, l’aspirine, le sonar…. J’arrête sinon il y en a pour 3 pages.
Et depuis quelques années, cette magnifique inventivité est bridée par tous les moyens possibles….
Le pouvoir de dire non, même de façon passive (pourquoi s’emmerder à lire 30 pages techniques, dont l’incompréhnsion révèlerait sa propre nullité) est la seul jouissance qui leur reste.
Pourquoi de nombreux chercheurs et ingénieurs de recherche parlent-ils à l’étranger ?
Quand j’étais doctorant, mon labo avait obtenu une chaire d’excellence (donc un finalement) pour faire revenir un chercheur exilé au MIT. Bien entendu, le financement concernait ses recherches et non sa rémunération (comme si celle-ci était disjointe de celle-là).
Mais pourquoi cet ingénieur reste-t-il ?