Après neuf longues années d’avis budgétaires parlementaires consacrés aux trains de nuit, au passe rail, à la « relance ferroviaire » et au « verdissement du transport de marchandises », un rapporteur vient de se souvenir que les Français roulent en voiture avec 82 % des kilomètres parcourus, et même 93 % pour ceux qui ont l’audace de vivre à la campagne.
C’est en tout cas ce que découvre l’avis n°3344 sur les transports terrestres, déposé le 15 octobre dans le cadre du budget 2027 et on y lit des choses croustillantes comme « fantasmes idéologiques de report modal », « écologie punitive », « acharnement contre la voiture ».
Ce n’est pas une hallucination et surtout, l’avis fournit des chiffres qui confirment l’instinct des automobilistes : oui, ce sont bien des mammifères qu’on trait sans plus aucune vergogne ni restriction.
En 2024, la fiscalité des transports a rapporté 40 milliards d’euros, dont 32 milliards sur les seuls carburants. En face, l’État prévoit de consacrer un solide 1,8 milliard d’euros à la route en 2027 (environ 6 %). Grandiose, surtout que la différence va dans les collectivités (15 milliards) – souvent sans le moindre rapport avec la mobilité – et plus de 5 milliards dans le tonneau des Danaïdes de la Sécurité sociale. Parce qu’après tout, pourquoi pas ?
Même logique à l’AFITF, l’agence chargée de financer les infrastructures : les deux tiers de ses recettes viennent de la route (TICPE sur le gazole, taxes et redevances autoroutières) et ce sans même compter les amendes radars. En retour, la route reçoit 30 % de ses dépenses, contre près de la moitié pour le ferroviaire, dont l’enveloppe a bondi de 32 % en deux ans pendant que celle de la route progressait de… 0,9 %.
Et alors que le gazole flirte avec les 2,41 euros le litre, les taxes pèsent entre 44 et 50 % du prix, la TVA venant joyeusement s’appliquer sur les taxes déjà appliquées, transformant chaque crise pétrolière en aubaine pour Bercy et donnant à cette fiscalité « écologique » toute l’apparence d’un racket pur et simple.
Rassurez-vous, ce racket rate complètement son objectif, à savoir inciter au renouvellement du parc automobile.
Il faut dire qu’à force de malus CO2, de malus au poids et de normes européennes débiles, le prix moyen d’une voiture neuve est passé d’environ 21 800 euros en 2019 à 29 400 euros en 2025, sabotant le marché du neuf qui a perdu près de 580 000 immatriculations annuelles. L’âge moyen du parc est passé de 9 ans en 2011 à presque 12 ans aujourd’hui (près d’un tiers des voitures a plus de 15 ans).
On voulait des voitures propres, on a obtenu des voitures vieilles, plus polluantes, et moins sûres.
En tout cas, tout ceci incite le citoyen à prendre son vélo (et pas seulement dans le coffre de sa voiture), ce qui permet à la mortalité des cyclistes de bondir de 45 % en dix ans. Et les routes ? La moitié des chaussées du réseau national non concédé réclame un entretien, 17 % des ouvrages d’art exigent des travaux lourds, et pour remettre en état les ponts communaux, chiffrés à 3,3 milliards par le Cerema, le budget prévoit 85 petits millions, soit 1 % des besoins. Voies navigables de France, en revanche, renonce à des projets utiles pour financer… des passes à poissons.
Les priorités sont claires : moins d’écluses et plus de cyclistes écrasés. Apparemment, la société française a posé le choix étrange d’éliminer autant que possible de pédaleurs en spandex moulant, tout comme elle a décidé de soutenir de dispendieux renouvelables dont la Cour des comptes a établi la facture à 26,3 milliards entre 2016 et 2024, avec des contrats en cours engageant l’État à hauteur de 87 milliards supplémentaires, à des tarifs garantis vingt ans, bien au-dessus des prix de marché, avec un risque assumé de « sur-rémunération » des heureux bénéficiaires.
Et alors que Bercy râcle frénétiquement tous les fonds de tiroir, ce soutien grimpera de 11 %, à 10,67 milliards.
Au passage, notons l’argument de la filière selon lequel ces milliards seraient compensés par les importations de pétrole et de gaz « évitées ».
Certains seront tentés de crier « Foutaises » en notant que soit on cherche des kilowattheures décarbonés, et la France les a déjà grâce au nucléaire (et bien plus sûrement que ce que les renouvelables promettent), soit on cherche ce que seul le pétrole sait faire (les plastiques, les moteurs thermiques, le carburant d’un poids lourd ou d’un tracteur) et là, les renouvelables ne remplacent strictement rien. Les chalutiers électriques n’existent pas.
On ne subventionne pas une alternative au pétrole, mais un doublon intermittent du nucléaire, à prix exhorbitant.
Les dérives de la transition écologique vont bien plus loin dans l’absurde coûteux.
Ainsi, côté logement, MaPrimeRénov’ a été suspendue en 2025 lorsque la ministre des Comptes publics estimait « de manière extrêmement conservatoire », la fraude entre 12 et 20 % des aides, Tracfin retrouvant même des millions partis à l’étranger.
Côté automobile, les voitures électriques ne se vendent qu’à coups de bonus, de leasing « social » et de contraintes sur les flottes, c’est-à-dire avec l’argent des autres, ce qui durera exactement aussi longtemps que l’État pourra payer. Vu ses comptes, on peut raisonnablement en douter.
Et quand, par miracle, la représentation nationale tente de mettre fin à une absurdité, l’absurdité survit quand même : les députés avaient voté la suppression des ZFE par 192 voix contre 149, le Conseil constitutionnel l’a annulée pour un « vice de procédure ».
En fait, derrière la « transition », il y a des filières vivant de tarifs garantis, des officines de rénovation aux méthodes douteuses, des administrations chargées d’instruire, de contrôler et de verbaliser, des associations lucratives sans but qui vivent de subventions et d’indignation, et des élus métropolitains qui ont fait de la chasse à la voiture une identité.
La nature, dans tout ça, n’est qu’un vague prétexte dans l’un des pays les plus propres de la planète.
Alors qu’avec une intensité carbone de 19,6 grammes par kWh, la France pèse moins de 1 % des émissions mondiales de CO2, elle est l’une des nations les plus taxée au monde, avec des prélèvements obligatoires à 45,3 % du PIB (et, joie et bonheur, ça va continuer à grimper). Chacun de ces milliards engloutis dans des chimères aurait pu, tout simplement, rester dans la poche de ceux qui l’ont gagné.
Mais le pompon, finalement, n’est même pas dans cette litanie de chiffres désolants. Il se trouve dans les solutions du rapporteur de cet avis, Auguste Evrard, député RN : nationaliser les autoroutes, et fermer le marché européen aux produits qui ne respecteraient pas la « préférence européenne ».
Ben tiens : après avoir démontré sur 40 pages la gestion calamiteuse de l’État, notre benêt conclut hardiment qu’il faut lui confier 250 milliards de patrimoine autoroutier de plus.
La catastrophe provoquée par l’État est dantesque, mais pour un vrai cataclysme, il faut juste plus d’État !






On voit les adeptes des rendements décroissants !…
pour les rendements décroissants il faut interroger les cafetiers !!!
ou les boulangers of course
et combien de milliards pour le zobensky ?
Pour lui, cépapareil.
Le boche a déclaré qu’il en strictement avait rien à branler des Allemands. Il doit achever le génocide des Ukrainiens et sauver son employeur, BlackRock, de la faillite.
Obtenir le permis va aussi devenir de plus en plus cher. Elles ont exclues du dispositif gros rouleurs.
Faute d’aide sur le carburant elles vont répercuter le prix sur les heures de conduite.
« Elles sont exclues du dispositif gros rouleurs. »
Pardon pour la coquille.
« des mammifères qu’on trait sans plus aucune vergogne ni restriction. »
Mais ce n’est pas l’état qui pompe de trop ! C’est le grand méchant vilain Totalénergies !
L’Etat gagne deux fois plus d’argent que Total sans produire la moindre goutte de carburant.
Ou les Russes par Ukraine interposée?
Je croyais que les fermes à trolls avaient été bombardées, apparemment il en reste…
et voilà, Auguste Evrard, député RN réclame plus d’état, en mode décontrasté « Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État », et après, il y en a encore pour nier que le RN est un parti fasciste ? 😉
Un parti national-fasciste ?
Ou national socialiste?
La plupart veulent interdire la Chasse aussi …
Elle n’a pas encore ma voix la Blonde.
Au premier tour niet en tout cas.
trop de gay, pas assez de chasseurs dans ce parti
On ne peut pas juger du fascisme d’un parti sur une seule mesure…
Une idéologie infuse dans toute la politique.
Le côté séduction de Macron masque, de mon point de vue, un authentique fasciste.
– démolition des corps intermédiaires (que l’on pense à la Diplomatie ou la préfectorale) pour s’assurer un lien Etat fonctionnaire basé sur la servilité,
– mainmise sur les corps de la société civile par contraintes et/ou subventions,
– contrôle de la presse mainstream et terrorisme envers les opposants,
– Etat policier,
– intrusions dans la vie privée.
– liberté de l’enseignement quasi inexistante
Bref… Le pire est que l’idéologie sous-jacente de l’Etat tout puissant masque le fait que cet Etat doit être complètement assujetti au pouvoir mondialiste, dont le but est la destructions des nations. Comprendre que l’Etat doit se réduire, dans cette affaire, à une subdivision administrative.
Le projet européen est à comprendre comme une expérimentation de cette idéologie, le tout est détaillé dans les élucubrations totalitaires de la Société Fabienne.
Un parti collectiviste. Son programme économique est un fac simile de celui du parti socialiste.
Pas tout à fait, même s’il y a trop d’étatisme à mon avis. Il fait le lire en détail.
Le problème essentiel est que le Français aiment leur Etat, persuadés qu’ils sont que ce dernier veut leur bien.
Et l’Etat-Stratège, alors, fer de lance du RN ?
Le parc automobile français ressemble de plus en plus à celui de Cuba et tous les véhicules pourront être déclarés de collection.
Tttt… ça aussi ça se change…
Ou sinon on crée une contribution patrimoine pour les propriétaires de voitures de collection, et le tour est joué.
Tous collectionneurs, tous fortunés, tous taxés !
l’IFA, l’impôt sur la fortune automobile …
Ne leur donnez pas des idées…
Vu le rythme, il y en aura une sur le vélo.
« près d’un tiers des voitures a plus de 15 ans). »
Je plaide coupable, Votre Honneur. Tous mes véhicules (sauf le petit dernier qui a… quatorze ans) ont plus de quinze ans.
Je sais , je suis un mauvais grançais qui pense davantage à mes finances qu’à celle de notre bienveillant État tout mignon… 😭
Heureusement c’est un élu RN, on ne l’écoutera donc pas. Sauf pour la partie fasciste consistant à tout faire passer par l’Etat.
Pourtant sa critique est bien argumentée…
« Des mobilités immobiles : une dégradation inquiétante des infrastructures de transport du quotidien pour financer des grands projets sans cesse repoussés …… »
C’est assez symbolique de l’action de l’Etat dans tous les domaines: des grandes idées => on prélève au nom du Bien => pffft l’argent s’est évaporé!
Par contre, soit par conviction, soit par conformisme, il se croit obligé de souscrire à la croyance climatique. Il n’a même pas dû remarquer que les prédictions à 15 ans de la fin du siècle dernier ne se sont pas réalisées.
Sans compter tout le reste: enfumage sur les températures et les mesures de CO2, jonglage avec les moyennes ou les extremas selon ce qui arrange, modèles orientés par la conclusion à atteindre etc…
« ce qui permet à la mortalité des cyclistes de bondir de 45 % en dix ans. »
Que c’est triste 😢😢😢 nan j’déconne, vive Darwin.
Vu le comportement suicidaire de beaucoup de ces crétins, je ne vais pas pleurer.
J’en vois beaucoup circuler la nuit sans phares, habillés en noir.
On les voit au dernier moment.
Quand j’étais môme les vélos étaient équipés de petits alternateurs, c’était pratique, pas besoin de piles. Je crois savoir qu’une norme est passé par là…
Les plus obéissants périssent ou sont blessés (pas tous heureusement), ça rappelle bien quelque chose…
« sabotant le marché du neuf qui a perdu près de 580 000 immatriculations annuelles. »
Toussa de CG, de malus escrologique, de malus au poids qui ne rentre pas ! Suis étonné que l’idéologie barre autant ce besoin financier permanent et gargantuesque.
Le but premier est le pouvoir. Taxer et contraindre servent ce but.
Et il y a un projet débile, comme beaucoup d’autres, de la Commission européenne pour fortement décourager si ce n’est interdire la réparation individuelle des voitures dites anciennes : youtu.be/T4x_J7qtzEU?
Correction, pas un projet, une directive…
Et derrière le plus de « passes à poissons » il y a une autre réalité : la loi de « continuité écologique » permet la destruction méthodique des moulins à eaux par le zèle des collectivités en charge de la gestion des eaux, avec le soutien utile de certaines assos de pêche… En pratique, cela revient à abaisser la ligne d’eau par l’arasement du seuil ou destruction du barrage et interdire toute production d’électricité par exemple. Ce qui avec 15 ans de recul, permet d’affirmer que cette ingénieuse et indispensable évolution est à l’origine de bien des inondations, de l’aggravation des crues ou à l’inverse des étiages (la continuité écologique est rompue par manque d’eau, c’est con pour un poisson). Parce que voyez-vous les anciens n’avaient pas du tout pensé aux pissons. En matière d’écologie, ici comme ailleurs, il y a les bons kilowattheures décarbonés et les mauvais.
Quand le gouverne-ment propose , incite , impose, quoi que ce soit, faire le contraire ( Dans la mesure du possible) , le résultat est toujours à votre avantage !
C’est valable pour les bagnoles, les pompes à chaleur, liste non exhaustive…
Boycott et désobéissance civile sont devenus en une dizaine d’années les indispensables de ma salubrité mentale !